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Qui est vraiment Guenièvre ? -2/3-

Publié le par Perceval

Qui est vraiment Guenièvre ? -2/3-

La personnalité de Guenièvre, s’étoffe à partir du XIIe siècle dans la littérature proprement dite, chez Chrétien de Troyes par exemple, qui répond peut-être aux attentes d’un public de dames nobles de la cour de Marie de Champagne ...

Eleanor-of-Aquitaine.jpg
Alienor d'Aquitaine

Au XIIIe siècle, Guenièvre est le fille du roi Leodegrance. Ce fait est mentionné pour la première fois dans Estoire de Merlin (vers 1215-1235), puis dans les adaptations ultérieures comme Le Morte d'Arthur de Malory (vers 1470), où la première rencontre entre Arthur et Guenièvre a lieu lors d'un banquet que le père de la jeune fille donne en l'honneur d'Arthur, pour le remercier de l'avoir aidé à vaincre le roi Royns.

À l'époque du Morte d'Arthur, Guenièvre était devenue la belle et glorieuse reine de la plus belle cour médiévale d'Europe.

Dans le cycle arthurien, développé sur quelques siècles par de nombreux auteurs, elle apparaît tantôt comme un personnage entièrement négatif, faible ou opportuniste, tantôt comme une dame noble remplie de qualités mais victime de la fatalité. La relation adultère de Guenièvre avec Lancelot est le thème récurrent du cycle arthurien.

Vous trouverez, sur ce site même, le récit de cette relation.

Pour résumer (wiki) : A l'arrivée de Lancelot, à la cour du Roi Arthur, c’est le coup de foudre immédiat... Cette relation ne sera découverte que plus tard par le roi – avec beaucoup d'incrédulité ou de naïveté de sa part -... Ainsi, - en toute fin du cycle - à l’issue d’un festin il constate l’absence simultanée des amants. Agravain et Mordred, fils du roi Lot, témoins du forfait, pression est faite sur Arthur pour qu’il fasse périr Guenièvre sur le bûcher.The-Rescue-of-Guinevere-Hath-L-.jpg Il s’y résout à contrecœur. Lancelot ayant promis de sauver la reine avec l’aide de sa parentèle, Arthur fait protéger le site de l’exécution par les autres chevaliers. Lancelot a le dessus, Gaheris et Gareth, frères de Gauvain, sont tués au combat. Gauvain pousse Arthur à poursuivre Lancelot en France où il s’est réfugié. En prévision de sa campagne française, Arthur laisse Guenièvre, semble-t-il amnistiée, à la garde de Mordred. À peine le roi parti, Mordred révèle ses intentions de s’emparer du trône et d’épouser Guenièvre. Celle-ci, selon les versions, accepte ou s’enfuit pour se réfugier à la tour de Londres et enfin dans un couvent. Ayant appris les nouvelles, Arthur retourne en Bretagne, confronte Mordred à Camlann et le tue, mais lui-même est mortellement blessé. Il est emmené par Merlin à Avalon. Quant à Guenièvre, après une dernière rencontre avec Lancelot, elle se retire à l'abbaye d'Amesbury pour y finir ses jours.

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Premier baiser de Lancelot et Guenièvre (Elum: entre 1404 et 1460) Guinevere envoie sa bague à Lancelot

Selon la plupart des traditions, Guenièvre est une femme très « convoitée » - elle est enlevée par Mordred, Melwas, Meleagant, Meljakanz, Melianz etc. ( notez la proximité étymologique …) - et aurait eu de nombreux amants … Guenievre-par-Sophie-Busson.jpgParmi eux, Yder ( le Roman de Yder (~1210)), Il est vrai, que Guenièvre fait originellement partie des reines symboles de souveraineté: les enlever revient à s’emparer du royaume de leur mari...

Guenièvre, par Sophie Busson

(*) Dans Le Morte d'Arthur, le roman de Thomas Mallory qui sert de base à de nombreuses adaptations de la Légende Arthurienne, Guenièvre aurait eu même, deux fils de Mordred .. !

 

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Qui est vraiment Guenièvre ? -1/3-

Publié le par Perceval

Guinevere (Lord Alfred Tennyson) Guinevere (Lord Alfred Tennyson)

Une chose est certaine, Guenièvre est fille du seigneur Léodagan, roi de Carmélide. Sa mère (elle pourrait être la Reine Seli ...( Kaamelot) ) serait morte à sa naissance. Très vite son père, décide de l’envoyer en Gwynedd, là où vit la soeur de sa mère : un pays de forêts et de montagnes, où l'ombre de la terrible prophétie prononcée à sa naissance semble s'éloigner. Epouse de roi, qu'elle trahira; elle sera la cause de la chute du Royaume …

Selon Nancy McKenzie, qui a visité sa biographie, Guenièvre y vit avec sa cousine, Elaine, sa tante, la Reine Alise et son oncle, le Roi Pellinor. En grandissant, les deux jeunes cousines s'enflamment pour les exploits d'Arthur, le fils d'Uther Pendragon, mais le roi n'est encore qu'une figure lointaine... Elle adore monter à cheval, et prend peu de plaisir à parfaire ses points de broderie, petits et serrés...  Païenne, elle se convertit au christianisme, mais elle reste toujours et avant tout fille de Galles et de Bretagne.  

Arthur et Léodagan Arthur et Léodagan

 Léodagan était un serviteur d’Uther Pendragon, père d'Arthur et futur roi de Grande Bretagne, et gardien de la Table Ronde. Pour devenir légitime sur le trône, le roi Arthur cherche à créer des alliances avec les seigneurs. Son salut provient de Léodagan, qui livre bataille avec une troupe romaine du duc des Alémans et de Claudas de la Terre Déserte depuis plus de sept ans.

Le roi Arthur lui vient alors en aide, accompagné de quelques chevaliers mais suivant le conseil de Merlin, il ne divulgue pas son identité et met en défaite la coalition ennemie. Léodagan invite alors les chevaliers dans son château en guise de remerciement autour d’un banquet.

 

Queen Guinevere’s Maying, by John Collier, 1900

C'est à ce moment qu’Arthur rencontre Guenièvre et tombe immédiatement amoureux d’elle. Léodagan découvre que son sauveur n’est autre que le roi Arthur, il lui offre alors la main de sa fille et la Table Ronde et ses chevaliers. Celtic Art - Autumn Queen by Cristina McAllister

Guenièvre apparaît dans Historia Regum Britanniae, l'Histoire des rois de Bretagne, rédigée vers 1136 par Geoffroy de Monmouth. À la suite de cette première mention, le personnage et l'histoire de Guenièvre se sont développés et ont évolué, pas nécessairement de façon cohérente, au gré des adaptations des différents auteurs, qui se concentraient sur tel ou tel attribut pour ignorer tel ou tel autre.

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Dans l'Histoire de Geoffroy, par exemple, Guenièvre s'appelle Guenhumare. Elle est noble, d'origine romaine, elle n'est pas élevée par ses parents mais devient pupille de Cador de Cornouailles, son cousin dans le Roman de Brut ; elle est célèbre pour sa grande beauté. En revanche, dans la tradition galloise, elle est la fille du roi Ogrfan Gawr, et son nom, Gwenhwyfar en gallois, peut se traduire par « le fantôme blanc » ou « la fée blanche ». Dans les Triades galloises, les trois grandes reines d'Arthur s'appellent Gwenhwyfar, et il est dit que Gwenhwyfar est plus infidèle que les Trois Femmes Infidèles de l'île de Grande-Bretagne. Par ce nom, "Gwenhwyfar", la reine inspire la féérie, la magie, un monde mystérieux…Ce qui sous-entend, sa beauté, son éloquence, et son prestige auprès de tous... Aucun texte ne mentionne le nom de sa mère et on ne lui connaît pas d’enfant.  

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Sur la route Richard Coeur de Lion : Limoges – 3/3 -

Publié le par Perceval

Pascal Jourde - BD - La Mort du Lion

Pascal Jourde - BD - La Mort du Lion

Adémar V, qui conteste l’autorité anglaise, alors que le duché d’Aquitaine est passé sous le contrôle de l’Angleterre suite au mariage d’Aliénor avec Henri II Plantagenêt. En 1171 (?), d’après Geoffroy de Vigeois, le jeune Richard Cœur de Lion, nouveau duc d’Aquitaine, après une entrée processionnelle devant la foule en liesse, où il est accompagné par sa mère, reçoit à la cathédrale (« église matrice du Limousin ») la bénédiction de l’évêque de Limoges, une belle tunique de soie et une relique précieuse mais sans doute apparue pour « la cause » : l’anneau de sainte Valérie, signe d’une union mystique entre le prince et la Cité, le culte de la sainte ayant été redynamisé depuis une dizaine d’années. Suivent diverses festivités : tournois et banquets. L’Eglise limougeaude légitimant ainsi la Cité comme le lieu du couronnement ducal – Reims étant celui du sacre royal. Mais, progressivement, l’opposition entre le duc et les Limousins grandit et le Château se retrouve au cœur des affrontements.

En 1183, Henri II en fait raser l’enceinte et démantèle le pont Saint-Martial pour châtier les habitants indociles.

En 1199, faisant face à une coalition entre Philippe-Auguste, le comte d’Angoulême et le vicomte de Limoges, Richard Cœur de Lion est mortellement blessé (vraisemblablement par Pierre Basile) d’un carreau d’arbalète à Châlus-Chabrol, ce qui inspira nombre de chroniqueurs médiévaux puis Walter Scott dans Ivanhoé. Il rend son dernier souffle dans les bras de sa mère Aliénor.

 

Sources : Laurent Bourdelas, historien et écrivain, auteur de L'Histoire de Limoges (Geste Editions).

 

Récapitulons : Limoges, en Limousin, en Aquitaine...

Le nom de ''Limoges'' vient de "Civitas Lemovicum", la "Cité des Lémovices", devenu "Lemovicas". Ce nom vient donc de celui de la tribu gauloise des Lémovices, vivant sur le territoire limousin durant l'Antiquité.

C’est à Limoges que le fils de Charles le Chauve, Charles l'Enfant, fut couronné roi d’Aquitaine en 855. Au cours des Xe et XIe siècles, les comtes de Poitiers, cumulant aussi le titre de comte de Limoges, se parèrent du titre de duc d’Aquitaine puis devinrent également ducs de Gascogne...

Aliénor d'Aquitaine l'apporta en dot en 1152 à son second mari, Henri Plantagenêt, comte d'Anjou et futur roi d'Angleterre. La vicomté de Limoges, maîtresse de la plus grande partie du Haut Limousin, resta cependant le plus souvent indépendante.

Le Limousin est connu pour être une terre de vicomtes. Toutes les grandes familles vicomtales (Limoges, Turenne, Comborn, Ventadour, Aubusson, Brosse, Rochechouart), ont en commun de contrôler plusieurs forteresses.

Limoges, « fleuron du duché », conserva dans cet ensemble un rôle essentiel jusqu’au XIIe siècle au moins, comme lieu de couronnement des ducs : c'est en cette ville que Richard Coeur de Lion fut investi en tant que duc d'Aquitaine vers 1170, en passant à son doigt l'anneau de sainte Valérie.

L'abbaye Saint-Martial, dont les fouilles archéologiques révèlent actuellement les vestiges carolingiens et romans, tenait de toute évidence un rôle majeur dans ce rituel hautement symbolique.

Marie de Comborn, héritière des derniers vicomtes, épousa en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne, le futur Arthur II. L'hermine de Bretagne brisée d'une bordure forma les armes de la vicomté. Au 15e siècle le Limousin passa par héritage à la maison d'Albret et le roi Henri IV, le dernier vicomte, le réunit à la Couronne en 1589.

La Devise de Limoges est « Dieus gart la vila e Sent Marsals la gent » (Dieu protège la ville et Saint-Martial son peuple).

Le Blason de Limoges : ''De gueules, au chef de Saint Martial de carnation, orné à l’antique d’or, ombré de sable, entre deux lettres gothiques d’or S et M ; au chef d’azur, chargé de trois fleurs de lis d’or.''

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Sur la route Richard Coeur de Lion : Limoges – 2/3 -

Publié le par Perceval

BD de Pascal Jourde '' La mort du Lion ''

BD de Pascal Jourde '' La mort du Lion ''

 Limoges, dès la fin du IXème siècle, le vicomte représente le comte de Poitiers ; il s’est installé à l’écart de la Cité épiscopale ( où donc, est installé l'évêque), sur un site de carrefour où il a établi une motte castrale faisant suite à une construction d’un bâtiment antérieur (mais postérieur à l’Antiquité). Une chapelle placée sous le vocable de saint Michel (dite des Lions) est construite dans la basse-cour du château. Après diverses vicissitudes, le vicomte doit faire allégeance à l’abbé.

On parle d'une ville, composée de trois cités ou d'une « ville des trois pouvoirs »: celui de l’évêque, sur la Cité ; celui du vicomte ; celui de l’abbaye Saint-Martial – centre culturel majeur - , protégée par sa propre enceinte.

L'abbaye de Saint Martial - du nom du premier évêque et saint patron de la ville - était l'une des plus belles et des plus célèbres de France, le pèlerinage autour du sépulcre de Saint Martial connaîtra un essor majeur au XIe siècle.

Dès le Xème siècle, l’abbaye limougeaude noue des liens avec l’abbaye bénédictine de Cluny (dirigée par Odon), symbole du renouveau monastique en Occident et centre culturel majeur. A Limoges, ce sont l’abbé Aymon et son frère l’évêque Turpion qui entretiennent ces liens vers le milieu du siècle.

En 994, de grandes pluies ravagent l’Aquitaine, l’ergot de seigle se développe, il est à l’origine d’une épidémie qui gagne tout le duché, la Touraine, jusqu’à la Bourgogne – le pain de seigle étant l’une des bases de l’alimentation.

Le moine et chroniqueur Adémar de Chabannes (vers 988-1034) a relaté les évènements: « En ce temps-là, une peste de feu s’alluma parmi les Limousins. Les corps d’un nombre incalculable d’hommes et de femmes furent consumés d’un feu invisible, et de tous côtés une plainte emplissait la terre… »

Adémar de Chabannes explique que Geoffroy, abbé de Saint-Martial, l’évêque Hilduin, avec l’assentiment du vicomte – ils sont tous les trois de la même famille… – et de Guillaume V, duc d’Aquitaine et comte de Poitiers, ordonnent alors un jeûne de trois jours en Limousin, une réunion épiscopale à Limoges, une ostension de reliques – dont celle du corps de saint Martial. Un grand rassemblement est organisé au Mont-Jovis et le « miracle » a lieu : l’épidémie cesse.

Au début du XIe siècle, le souvenir de ce miracle dit des 'Ardents', donne lieu à un récit, élaboré au sein de l’abbaye Saint-Martial, et reproduit ensuite dans une multitude de manuscrits. La pratique des ostensions est dans un premier temps reprise ponctuellement, sans date fixe, lors de la venue à Limoges d’un personnage important (Saint Louis et Blanche de Castille en 1244, le pape Clément V en 1307, Louis XI en 1462, Henri IV en 1605) ou en cas de grandes catastrophes, guerres, épidémie  

 

 

Au début du XIIIème siècle, l’abbaye Saint-Martial – émancipée de celle de Cluny - compte un effectif de 70 moines.

Selon le Codex Calixtinius, Limoges se situe sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle qui traverse Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, Saint-Léonard en Limousin et la ville de Périgueux.

La ville est sur la Via Lemovicensis, et l’on imagine sans peine tous les voyageurs qui la traversaient, devisant, témoignant de ce qu’ils avaient vu à Limoges : L’abbatiale romane du Sauveur mesure 100 m de long, sa nef compte dix travées ; le clocher superpose des étages octogonaux à des étages carrés. Il y a la crypte ; l’église Saint-Pierre-du-Sépulcre ; la chapelle Saint-Benoît ; divers autres bâtiments comme le réfectoire et le cloître aux baies vitrées rayonnantes. Le scriptorium de l’abbaye est particulièrement réputé. L’atelier d’enluminure est particulièrement actif et créatif, inspiré, par exemple, par les ivoires.

A l’abbaye ou dans ses parages se trouvent des ateliers d’orfèvrerie, qui produisent un grand nombre d’objets liturgiques (châsses, coffrets, statues, croix…) et d’émaillerie champlevée sur cuivre, où se développe l’Opus lemovicense ou Œuvre de Limoges.

Limoges fut aussi un centre majeur de création musicale... C'est ici qu'est inventée la musique polyphonique, dès le XIe siècle.

 

 

Bréviaire à l'usage de l'abbaye de Saint-Martial de Limoges - Saint Martial enfant et le Christ Magnifique croix émaillée du XIIIème du corpus des oeuvres de Limoges

Des liens existèrent entre les moines musiciens de Limoges et les poètes profanes inventeurs de la fin’amor. Le premier troubadour connu, Guillaume IX, est duc d’Aquitaine, c’est le grand-père d’Aliénor, elle-même élevée dans l’amour de la littérature et de la musique, amie et mécène des troubadours, épouse d’Henri II Plantagenêt.

Face à la Cité dont sont maîtres les évêques, le Château profite du rayonnement de l’abbaye et de l’essor du commerce.

Sources : Laurent Bourdelas, historien et écrivain, auteur de L'Histoire de Limoges (Geste Editions).

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Sur la route Richard Coeur de Lion : Limoges – 1/3 -

Publié le par Perceval

La Maison de Limoges est une famille féodale du Limousin qui possédait la Vicomté de Limoges. Elle commence avec Foucher ou Foulques Ier de Rouergue de Limoges(838-†886), fidèle de Charles II le Chauve, qui devint le 1ier Vicomte de Limoges en 864/876. Hildegaire, le petit-fils de Foucher, se proclame vicomte de Limoges et vient habiter dans la ville, quittant Ségur, le lieu traditionnel de résidence de la famille de Limoges. Le jeu des successions a créé en Limousin de nombreuses vicomtés :

- Au sud, les vicomtés de Comborn, Turenne et Ventadour.
- A l'est, le comté de Haute-Marche et la seigneurie de Combraille.
- Au nord, la vicomté de Bridiers et le comté de Basse-Marche.
- A l'ouest, la vicomté de Rochechouart.

À sa mort en 1139, Adémar III dit « le Barbu » (1050-†1133/39), 10ième vicomte de Limoges, n'a plus d'héritiers mâles (Guy III son fils étant mort en 1124). La vicomté revient alors à Archambaud IV dit « le Barbu » (1075-†1137), de la branche cadette des vicomtes de Comborn, qui a épousé en 1111 Humberge de Limoges (1080-†1160) dite « Brunicende », fille d'Adémar III, héritière de la vicomté. Leurs descendants reprendront le nom de Limoges.

Adhémar V (1135-†1187 ou 1199 ?), est le 14ième Vicomte de Limoges. Il est le fils unique d’Adémar IV de Limoges (1110-†1148) et de Dame Marguerite de Turenne (1117-†1173/1202). Il épouse en 1159 Sarah de Cornouaille (1135-†1216), fille de Renaud ou Réginald (1100-†1175), comte de Cornouaille, fils de Henri Ier, roi d’Angleterre dit Beauclerc (1068-†1136) et Élisabeth ou Mabel Fitz-Richard (1108/14-†1162).

Adémar V de Limoges meurt en 1187, mais dans les textes on l’annonce comme le Vicomte de Limoges en place lors du conflit avec les Anglais, entre autre lors de la mort du roi anglais Richard Cœur de Lion en 1199.

Histoire d'Adémar V, vicomte de Limoges :

Adémar ( ou Adhémar) V était encore jeune lorsqu'il succéda à son père, en 1148, comme Vicomte de Limoges. Sa famille le nommait Boson, du nom de son aïeul maternel. Sa tutelle fut confiée à Gérard, Evêque de Limoges, puis à son oncle Bernard, Doyen du Monastère de Saint Yrieix. Mais le frère de Bernard, Archambaud de Comborn les écarta pour quasiment usurper la Vicomté. Malgré une visite du Roi Louis VII en 1151 à Limoges, cette situation se poursuivit. Elle bascula avec le nouveau Duc d'Aquitaine, Henri Plantagenet, nouvel époux d'Aliénor, répudiée par Louis VII. Il vint détruire les murs du château de Limoges vers 1154, après une mini-révolte des habitants, et confia la tutelle d'Adémar à Geoffroy de Nemours, frère de Rotrou III, Comte du Perche.

A sa majorité, Adémar fit hommage à Henri II qui, pour se l'attacher, lui fit épouser Sarah, sa propre cousine, fille de Renaud, Comte de Cornouailles. Après la célébration du mariage, qui eut lieu à Bordeaux, les Bourgeois de Limoges refusèrent d'obéir à Adémar V, ce qui entraîna une nouvelle intervention d'Henri II en 1156. En 1170, lorsque Richard reçut de son père le Duché d'Aquitaine, Adémar lui fit hommage. Par une charte du 10 juillet 1179, à laquelle souscrivirent les Vicomtes de Turenne et de Ventadour, il fit don de propriétés à Notre Dame de Dalon, avant de partir pour Jérusalem. Il est à nouveau cité dans des chartes de 1184 et 1192.
En 1183, juste avant de mourir, Henri le jeune adressa à son père le Roi d'Angleterre, un courrier dans lequel il le priait de donner la paix à tous ses ennemis et notamment à Adémar et au peuple limousin. L'an 1184, les combats reprirent contre les Anglais.
Adémar fut assassiné en 1199, semble-t-il par Philippe, Seigneur de Cognac, qui tenait le Vicomte Adémar comme responsable de la mort de son ''père'' : le Roi Richard d'Angleterre.

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Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur

Publié le par Perceval

Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur

Walter Crane (1845-1915) était un artiste anglais et illustrateur de livres.

Avec Randolph Caldecott et Kate Greenaway, il est considéré comme un des plus forts contributeurs à l’illustration de la littérature enfantine du 19ème siècle.

Né à Liverpool, il a fait partie du mouvement Arts and Crafts. Il a produit des peintures, des illustrations, des livres pour enfants, des décors pour la céramique et autres arts décoratifs.

Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
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Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur

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Sur la route du Roi Arthur - 3/3 – En France.

Publié le par Perceval

Sur la route du Roi Arthur - 3/3 – En France.

Est-ce bien sérieux d'envisager visiter des lieux – En France - qui évoqueraient les aventures d'un roi celte, qui au Ve siècle, de son île britannique, aurait mené la lutte contre les Saxons ?

Sauf que, la cour du Roi Arthur, d’où partent et où s’achèvent les diverses aventures des chevaliers de la Table Ronde, apparaît comme le modèle d'une société du XIIe siècle, présentée et écrite à cette même époque par Chrétien de Troyes...

C’est sur une toile de fond vécue par Aliénor d'Aquitaine, Marie de France..., et racontée dans les cours entre Normandie, Bretagne et Aquitaine... que s’inscrivent les cérémonies, les tournois, les fêtes, les adoubements, les amours des preux chevaliers et de leurs damoiselles, au long de ce qu’il est convenu de nommer le cycle arthurien.

C’est avec les Plantagenêt que la légende arthurienne s’enracine dans la région bretonne. Le Roman de Rou, écrit au XIIe siècle par l’écrivain normand Robert Wace sur une commande d’Henri II Plantagenêt, évoque une forêt de Bréchéliant et une fontaine de Béranton ayant des caractères merveilleux, notamment d’obtenir de la pluie en versant de l’eau sur son perron...

Et, à côté de cette réalité médiévale, s'ouvre un ''autre'' monde, celui de la forêt de Brocéliande (1) , royaume des fées et des magiciens.

Ainsi peut-on visiter - par la clé des contes - les eaux profondes du lac de Diane (3) qui abritent l’enfance de Lancelot et retentissent de l’écho de fêtes étranges. Peut-on, rencontrer les amants de Morgane - la maléfique - qui s’égarent dans le Val-Sans-Retour (2) ; et même, Merlin l’enchanteur qui abandonne peu à peu ses pouvoirs à la fée Viviane et se laisse enfermer dans une prison d’air auprès de la fontaine de Barenton (5) . Enfin, il est possible de voir un sanglier imprenable entraîner la chasse royale dans une course éperdue depuis les étangs bleus de Paimpont jusqu’au golfe du Morbihan.

(1) La forêt de Paimpont (la Brocéliande légendaire) ne compte pas moins de 8000 hectares de landes, taillis, fougères, pinèdes, égayés de nombreux étangs fleuris de nénuphars et festonnés de joncs.

(2) On peut accéder au Val-Sans-Retour, par des sentiers depuis le village de Tréhorenteuc.

Au village de Tréhorenteuc , il faut d’abord y visiter l’étrange église de l’abbé Gillard qui, de 1942 à 1962, transforma l’édifice du culte en temple à la gloire de la légende arthurienne, abritant en son sein un prodigieux décor, vitraux et peintures murales, où trône en majesté dans le chœur de l’église un grand cerf blanc et où la fée Morgane assiste à la Passion du Christ… On peut saluer la fée Viviane en visitant son « Hôtié » (sa maison) qui s’avère être une sépulture, sous forme d’un cromlech de pierres. Et, Merlin, dont le tombeau repose près du village de Landelles, scellé par trois grosses pierres. Sur l’une, des mains ont gravé : « Ici a été enfermé Merlin l’enchanteur par la fée Viviane. »

(3) Des remparts et une porte fortifiée à demi enfouie sous la végétation sont les anciennes défenses du Château de Comper, hélas profondément remanié au XIXe, mais dont l’étang, qui se love à ses pieds, est selon la tradition celui où la fée Viviane recueillit le jeune Lancelot, fils de roi abandonné par sa mère, et l’éleva secrètement dans un palais de verre jusqu’à l’âge de 18 ans.

(4) Le pont du Secret n’est autre que celui où Lancelot osa avouer son amour à la reine Guenièvre, épouse du roi Arthur.

 

(5) L'un des hauts lieux mythiques, est la fontaine de Barenton. Bien qu’elle ne soit plus aujourd’hui qu’une maigre source au fond d’un bassin, on ne peut manquer d’évoquer les rendez-vous galants que la fée Viviane accordait en cet endroit à l’enchanteur Merlin. Ce dernier, dans sa naïveté d’amoureux, lui divulgua un jour ses secrets et se retrouva prisonnier d’un mur d’air qu’il ne put jamais franchir, symbole du génie dominé par la ruse. C’est également en ce lieu qu’apparut un cerf blanc au collier d’or, que se déroula le combat victorieux d’Yvain, un des Chevaliers de la Table Ronde contre le Chevalier noir, gardien de la fontaine et, ici encore, qu’Yvain offrit au roi Arthur et à ses six mille compagnons un repas pantagruélique qui dura trois mois.

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Gauvain, le chevalier qui séduit les femmes.

Publié le par Perceval

Gauvain est le fils du roi Lot d’Orcanie et de Morgause, la sœur d’Arthur. Neveu du roi Arthur, auréolé dès les premiers témoignages littéraires d’une réputation de prouesse, de générosité et de gloire, il incarne dans les romans de Chrétien de Troyes, et dans la plupart des continuations composées au XIIIe siècle, l’idéal de la chevalerie.

Gauvain le chevalier aux demoiselles Messire Gauvain, la fleur de la chevalerie
Gauvain et la damoiselle à la ceinture d'or Messire Gauvain est la fleur de la chevalerie ...

Avant l’arrivée de Lancelot du Lac, Gauvain était considéré comme le meilleur des chevaliers, un chevalier d’exception. La magie l’a imprégné dès son plus jeune âge, il se rendit vite compte que ses forces évoluaient en fonction du soleil. Ses forces étaient à leur maximum lorsque l’astre était à son zénith, et diminuaient de façon significative à la tombée de la nuit. Gauvain fut le premier à réussir à battre Arthur en combat singulier, à l’entrainement, ce qui renforça considérablement le lien qui les unissait déjà.gawain-and-wounded-knight chevalier blessé

Gauvain est un chevalier séduisant et disponible, animé par le goût du risque et par une prouesse sans faille. Chrétien de Troyes, dans Le Chevalier au lion, le désigne comme "celui qui était la fleur de chevalerie et dont la renommée l'emportait sur tout autre mérite " : il est l’un des chevaliers destinés à affronter avec succès les plus grandes aventures. C’est lui qui relève le défi lancé par la Demoiselle Hideuse à la cour arthurienne consistant à aller délivrer une jeune fille assiégée dans le château de Montesclaire; c’est lui qui part après Lancelot à la recherche de la reine Guenièvre.

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Modèle de courtoisie, il sait respecter la rêverie de Perceval, accueillir les nouveaux arrivants à la cour ou se faire le champion des demoiselles. Gauvain est sensible à la beauté des jeunes femmes par exemple à celle de la porteuse du Graal ; il parle d’amour avec la jeune suivante de Laudine, Lunete, mais ne s’attache à aucune femme.

Gauvain n’arrive pas vraiment à comprendre l’amour qui peut lier un homme et une femme, comme Yvain – son ami - et Laudine. Il fera tout pour que Yvain n’ait pas l’occasion de retourner auprès de sa femme, l’entraînant aventure après aventure, quête après quête.

yvain et LaudineYvain et Laudine

Avec la christianisation du mythe, sa figure devient moins glorieuse...

Dans la Quête du Saint Graal, il est exclu de la quête parce qu’il est trop attaché aux valeurs "terriennes". Ainsi Gauvain passe-t-il toujours à côté de la quête, mais – ce qui est plus grave – de récit en récit, il devient l’un de ceux par qui la quête se dégrade et par qui est provoquée la ruine du royaume arthurien. Enfermé dans sa mondanité et sa démesure, sourd à l’esprit de l’aventure du Graal, Gauvain, dans La Mort le roi Artu, est définitivement exclu de cette quête.

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Sur la route du Roi Arthur - 2/3 -

Publié le par Perceval

A Wilhelmsburg, se trouve les plus anciennes peintures murales ( ci-dessous ) profanes au nord des Alpes (1225/30) relatant un épisode de la saga athurienne, avec Iwein, chevalier de la table ronde. En 1227, c’est ici que la future Sainte Elisabeth de Thuringe se sépara du Landgrave Ludwig IV.

Iwein chevalier de la table ronde
Elisabeth de thuringe

Les mosaïques de la cathédrale de Santa Maria Annunziata de Otranto ( Italie ) couvrent le sol des trois nefs et sont l'œuvre de Monaco Pantaleon , exécuté par ordre de l' évêque de Otranto , entre 1163 et 1165 Il représente un arbre de vie, avec Adam et Eve chassés de l'Eden, en haut … Également représenté, à côté du zodiaque et d’Alexandre le grand, le Roi Arthur qui combat un un félin étrange une sorte de "loup-chat"...

mosaico cattedrale senza dopo restauro Arthur (clairement identifié Rex Arturus) combattant un monstre, sur une mosaïque de l'église d'Otrante (Italie), milieu du XIIème siècle
 

Arthur (clairement identifié  Rex Arturus) combattant un monstre,

sur une mosaïque de l'église d'Otrante (Italie), milieu du XIIème siècle

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On a retrouvé la tombe du Roi Arthur.

Publié le par Perceval

En cette année 1191, l'Histoire rencontre la légende:

Giraud de Barri (chapelain du roi Henri II) , De principis instructione, vers 1193 témoigne :Peinture de la découverte des moines de la tombe du roi Arthur

« Or ce corps, dont la légende prétendait qu'il avait disparu dans un pays de rêve sans avoir été atteint par la mort, ce corps, après avoir été révélé par des signes presque miraculeux, a été retrouvé de nos jours à Glastonbury, entre deux pyramides de pierre élevées jadis dans le cimetière, gisant profondément en terre dans un tronc de chêne creusé et, solennellement transféré dans l'église, il y a été pieusement déposé dans un tombeau de marbre.

Reproduction de la croix tombe du roi_arthurUne croix de plomb placée sur une pierre, non pas à l'endroit (comme c’est notre usage), mais à l'envers (je l'ai vue et j'en ai touché l'inscription, taillée non pas en relief, mais en creux, et tournée du côté de la pierre, disait : "Ici gît l’illustre roi Arthur, enseveli avec Wenneveria, sa seconde femme, dans l’île d’Avallonie »

D’après le chroniqueur Giraldus Cambrensis, l’abbé, Henry de Sully, ordonne des fouilles, et découvre à une profondeur de 5 m un tronc creux de chêne qui contenait deux squelettes. Au-dessus, sous la pierre de couverture, se trouve une croix de plomb...

Ce serait à la demande du roi Henri II que l’on entreprend des recherches qui aboutissent en 1191, sous le règne de Richard Cœur de Lion, à la découverte des tombes d’Arthur et de Guenièvre par des moines de cette abbaye de Glastonbury.

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Nous sommes dans le premier sanctuaire chrétien de Grande Bretagne, visité, selon la légende, par Joseph d’Arimathie et les Saints David & Patrick.

Dès le VII éme siècle, Glastonbury devient le siège d'une importante abbaye. On a bâti au sommet du Tor une église dédiée à Saint-Michel.

t94Déjà Arthur y serait venu délivrer Guenièvre, enlevée par Melwas, roi du Somerset, et retenue prisonnière dans la place forte du Tor.

Un dramatique incendie  a totalement embrasé l'abbaye en 1184, réduisant les bâtiments en cendres, abbatiale et cloître compris. Tout est à néant et le coût de la reconstruction s'annonce exorbitant.

La découverte des tombes du Roi Arthur et de la Reine Guenièvre dans le cimetière en 1191 se charge de donner un nouvel élan aux pèlerinages.

Ainsi, Glastonbury, transformé en sanctuaire de la royauté britannique, devient également la gardienne de la mémoire arthurienne.

Giraud de Barri identifie Glastonbury avec l’île d’Avallon. Située au Sud-Ouest de l’Angleterre, l’abbaye se trouvait sur un lieu marécageux, et aurait tiré son nom d’un ancien toponyme breton "Inis Avallon" signifiant "l’île aux pommes" ou de "Inis Gutrin" signifaint "l’île de verre". 

Retour de Bohort l'Essillié à Camelot où il raconte la quête du Graal au roi - Arthur interroge Gauvain sur les crimes qu'il a commis

D’autres rois vont plus tard entretenir cette légende :

- Le premier petit-fils d’Henri II et d‘Aliénor, né en 1187, il reçoit le nom d‘Arthur et est considéré comme l’héritier futur de la Bretagne jusqu’en 1203, date où il est assassiné. Quant à Richard Cœur de Lion, lors de la 3e croisade, il porte une épée que certains témoignages présentent comme "l‘épée d’Arthur, l’illustre roi breton des temps anciens, que les Bretons nomment Excalibur" [d’après Roger de Howden], épée qu’il offre au roi de Sicile Tancrède en échange de l’argent qui lui manque.

- Edouard 1er (1239-1307) visite l’abbaye en 1275... Il reçoit ce qui aurait été la « couronne » du Roi Arthur. En 1278, il ordonne l'ouverture du tombeau d'Arthur, et fait transférer les restes dans l'Eglise. Il célèbre son second mariage ( 1299) autour d'une table ronde : les convives, 'déguisés 'en chevaliers, recréent différents épisodes de la légende arthurienne.

la Table peinte, placée dans le Grand Hall du château de WinchesterSous le règne d’Henry VIII (1509-1547), la table fut ensuite peinte pour arborer en son centre la Rose des Tudors, ainsi qu’un portrait d’Henry VIII représenté en roi Arthur, entouré par 24 places portant le nom des 24 chevaliers de la Table Ronde (Parmi lesquels Galahad, Lancelot, Perceval, Pellinore, Kay, Dagonet, etc.). Cette table est actuellement placée dans le Grand Hall du château de Winchester   

- Edouard III (1312-1377) crée en 1344, un ordre de chevaliers très semblable à celui de la Table ronde. Il cherche à son tour – sans succès - la tombe de Joseph d’Arimathie.

Mythe et réalité se confondent désormais et la légende arthurienne est alors complètement assimilée par les rois d’Angleterre...  

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