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Que peut-on demander à " Dieu " .... ?

Publié le par Perceval

Un petit conte de sagesse...

 


La boutique du Bon Dieu par supervielle

 

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Faire Eglise autour du Christ.

Publié le par Perceval

Aujourd'hui, il n'y a plus une seule manière ( sociologique...) de communier autour du Christ ressuscité. Certaines logiques, sont même à mon avis assez opposées...

  •  Une manière « religieuse », est de mettre le rituel au centre, comme une pratique incontournable. Le-triomphe-de-l-Eucharistie-Une-peinture-de-Raphael.jpgElle est relativement simple à s'installer. Le rite fédère assez facilement, la seule obligation est de se retrouver régulièrement... Elle donne l'impression d'avoir fait ce qu'il « faut faire » … Elle semble garantir l’accès à Dieu. L'assemblée est en bas et le rite donne la manière d'avoir accès à Lui. L'effort réalisé par le fidèle participe à cet accès. La messe dominicale - et quelque soit l'assemblée, chacun n'étant qu'un élément similaire – représente bien ce schéma religieux.

 

  •  Une manière « spirituelle », est de reconnaître que « le divin », n'est en rien semblable à cette statue qui réclamerait une vénération particulière ( du bas vers le haut …) .Ici le divin est en position de « serviteur » ( Jésus ). 

 Qui fait le chemin... et, Qui rejoint qui … ?

dyn005_original_640_409_jpeg_2609044_4b192ddc22afaebf0216e7.jpgCette spiritualité, correspond à ce qui peut toucher les cœurs des hommes et des femmes d’aujourd’hui... Si notre Foi évolue : « ce n’est pas le Dieu en surplomb mais le Dieu "en humble place", qui peut se rencontrer...». N'est-il pas nécessaire, si le christianisme est universel, qu'il retrouve de cette manière, chacun, sur ce chemin …?

Certains d'entre nous, sentent bien le défi ; mais craignent qu'ainsi leur religion perde de son exclusivité. ( Ce n'est pas vraiment le style de la " Nouvelle avangélisation ..." ). L’accès à Dieu, et en particulier par Jésus-Christ, est pour tous. Il ne peut être réservé aux fidèles d'un certain culte … L’accès au divin, se fait avant tout, par son humanité.

Chacun d'entre nous est à l'image de ce divin : « Qui me voit et voit tout homme, toute femme, voit le Père », image souvent blessée, défigurée …ca-ML-taq-70c

Dieu se communique, en chacun d'entre nous, au point que servir chacun d'entre nous, revient à le rencontrer et Le servir …. Dieu est au centre le plus intime de chacun ….

Ainsi, faire Eglise, c'est moins chercher à s'organiser pour avoir accès à Dieu, que chercher ensemble à comprendre comment Dieu a accès à ma conscience …

 

hippodrome_24_.jpgLe christianisme est un chemin de spiritualité, plus qu'une religion ; et c'est pour cela qu'il s'exprime dans la diversité … Il est inutile de s'efforcer d'accéder à Dieu. La crainte serait alors de s'imaginer "savoir faire" : source d’orgueil et d’intolérance... Mais plutôt, initiative de Dieu de nous rejoindre,

En conclusion : j'aurais tendance à privilégier - la contemplation de la Parole en petite communauté, que - la célébration collective d'un rituel.

 

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L'Eglise et la "peine de mort" , au regard du Mariage pour tous...

Publié le par Perceval

Concernant les arguments qui relèveraient de l'anthropologie chrétienne ou de l'enseignement de la parole, et qui s'opposeraient au «  Mariage pour tous »... Je voudrais reprendre le débat sur la peine de mort, qui lui aussi participa au débat de société, et sur lequel la même source d'arguments pouvait être présentée...!

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Jean-Georges Cornélius, ( 1880-1963 )

Je précise, bien sûr, qu'à mon avis, aujourd'hui, en conscience je ne peux qu'être opposé à la peine de mort...

Le récit résumé de cette histoire de l'abolition de la peine de mort, est à mon avis riche d'enseignement, sur l'utilisation par l'institution des textes bibliques, et des fondamentaux d'une " anthrolopologie chrétienne "..!

 Les textes bibliques, et la Tradition : 

« Le vengeur du sang fera lui-même mourir l’assassin ; quand il le rencontrera, il le tuera »(Nombres 25, 19).

« Quiconque aura répandu le sang de l’homme, que son sang soit répandu » (Genèse 9, 1-6).

Et qu'en est-il, alors du commandement :« Tu ne tueras point »? « Il s’agit d’une notion juridique complexe comme l’expose André Chouraqui. En effet, la traduction exacte serait « Tu n’assassineras point » et ceci ne concerne en aucun cas l’homicide en cas de guerre, la légitime défense ou la peine de mort prononcée par un tribunal régulier. »

 Encore ... Parmi les arguments du maintien de la peine de mort:

Cain.gifNe pourrait-on pas dire que le Christ autorise indirectement la peine capitale en disant que mieux vaut pour l’homme être condamné à mort par noyade que de commettre le péché de scandale (Mt, XVIII, 6). Et dans les Actes V, 1-11, il est clair que la peine de mort ne faisait pas horreur à la communauté chrétienne primitive, puisque les époux Ananie et Saphire, coupables de fraude et de mensonge au détriment des frères, comparurent devant saint Pierre et furent frappés de mort.  Enfin, on pourrait aussi utiliser le passage de Rom. XIII, 4, qui donne aux princes le glaive de la justice (jus gladii) et les appelle “ministres de Dieu pour châtier les mauvais”....

 

Cependant, dans les faits : Jusqu’au IVème siècle après Jésus-Christ, l’Église est entièrement contre la peine de mort.

 Ensuite: ...!

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L'inquisition fût créée vers 1199 par le pape Innocent III 

En 1199, Le pape affirme alors dans la décrétale Vergentis in senium: « Si les criminels de lèse-majesté sont condamnés à mort […], à plus forte raison ceux qui offensent le Christ doivent-ils être retranchés […], car il est beaucoup plus grave d’offenser la majesté éternelle que d’offenser la majesté temporelle  ».
Au Moyen Âge, l’Église livre le coupable au pouvoir laïque qui est alors contraint de procéder à l’exécution de la peine. L’interdépendance du religieux et du politique a fait du délit d’hérésie un délit politique, punissable de mort.

 

Finalement, l’Église chrétienne, bien que réticente à l’égard de la peine de mort, l’accepte :« Le chef suprême de la cité a le pouvoir coercitif ; il peut donc infliger des peines irréparables comme la mort et la mutilation ». Saint Thomas d'Aquin (Somme théologique, II II 65 2 )

Toutefois l’Église ne doit jamais décider elle-même de la mort du coupable. Le cas échéant, c’est au pouvoir laïc de la décréter et de l’appliquer. 

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Des écrivains remettent en cause la peine capitale, ainsi Victor Hugo écrivant le Dernier jour d’un condamné en 1829, ou Lamartine protestant contre la peine de mort dans sa poésie (ode Contre la peine de mort écrite en 1830) ou dans ses interventions comme député.  

Ensuite, et pas avant le XVIIIème siècle, le mouvement abolitionniste gagne, de nombreux milieux intellectuels. L’abolition de la peine de mort se situe dans un contexte de contestation et d’idéologie de progrès social, en opposition à l'Eglise, sur ce point et bien d'autres ….

Sous l’Empire et la Restauration, les exécutions continuent. à la liste déjà longue du Code pénal, plusieurs lois viennent ajouter de nouvelles infractions sanctionnées par la peine capitale. Un texte resté célèbre est celui du 20 avril 1825 : la « loi du sacrilège » envisage la sanction suprême pour profanation en public de vases sacrés renfermant des hosties consacrées. Bien loin de relever le prestige de l’Église, comme le souhaitait le souverain Charles X, c’est l’Église qui subit l’impopularité d’une mesure trop extrémiste et aucun jury n’ose appliquer la loi. Par la suite, quelques auteurs isolés (l’abbé Lenoir dans le Dictionnaire de théologie, 1875), s’élèvent contre la peine de mort.

 

En 1969, l’Etat du Vatican supprimait la peine de mort pour tous les crimes.

En 1991, les évêques de France se sont exprimés contre la peine de mort. Nous lisons en effet dans le Catéchisme pour adultes : « Pour des raisons diverses, beaucoup de pays ont aboli la peine de mort. Le chrétien ne peut que se réjouir de voir ainsi se développer le sens du respect absolu de la vie. Cependant, la justice doit être assurée et la société protégée. Mais, quels que soient ses crimes, une personne humaine reste un enfant de Dieu que l'on doit respecter comme tel. L'espérance chrétienne croit toujours l'homme capable de s'amender. » (Les évêques de France. Catéchisme pour les adultes, no 588.)

« J'attire l'attention des responsables de la société sur la nécessité de faire tout ce qui est possible pour arriver à l'élimination de la peine capitale. » Ce propos du pape Benoît XVI a été signé le 19 novembre dernier au Bénin  

L'abolition de la peine de mort, est une loi civile ; et elle sert la Vérité ( le Bien). A ce propos, les textes bibliques ne sont pas si clairs ; et il y a de quoi nourrir des argumentation opposées. L'Eglise, lors de notre période contemporaine, n'a pas été le fer de lance, de ce qui – me semble t-il - est à la base de l'anthropologie dite «  chrétienne », le respect de la Vie, et de tout humain. Il me semble donc que l'institution de l’Église peut avoir plusieurs discours, et plusieurs manières contradictoires de fonder un discours. Ainsi, sur le « Mariage pour tous », elle ne peut être convaincante...


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Des temps nouveaux ... -3-

Publié le par Perceval

Aujourd'hui, naît un besoin de lier l'individu et le global. Et, Pourtant … ! Comme dit déjà depuis plusieurs années Danièle Hervieu-Léger, Siegfried-Zademack-16.jpgqui exprime comment le christianisme est, dans son fondement, bien armé pour s’exprimer dans une affirmation de l’autonomie croyante, puisque, « d’une certaine façon, il a contribué à l’inventer. Cela vient d’abord du judaïsme, une religion qui pense la relation de l’homme à Dieu en terme d’alliance, puisque dans une alliance, par définition, il faut être partenaire. Le christianisme a donné à cette problématique de l’alliance les traits qui sont ceux aujourd’hui de la modernité, c’est à dire une radicale universalité puisque la bonne nouvelle est pour tous les hommes et une radicale individualisation puisque l’alliance implique la conversion du cœur de chacun » interview de Danièle Hervieu-Léger « L’autonomie croyante.  Questions pour les églises » .

De même, Claude Geffré, Siegfried-Zademack-18.jpgdont la recherche a particulièrement porté sur le message du christianisme dans le contexte d’un  pluralisme religieux. « Si je parie pour le christianisme comme religion de l’avenir, c’est parce qu’il y a une réelle complicité entre le christianisme comme religion de l’Evangile et l’humain authentique…  Ce qui fait l’originalité du christianisme parmi les religions du monde, c’est le paradoxe de l’incarnation, l’avènement de Dieu dans l’homme, c’est l’inauguration la plus radicale d’une alliance, d’un pacte d’amitié entre Dieu et l’homme. « Plus Dieu est grand et plus les hommes sont grands ». Jésus dans sa réinterprétation de la religion d’Israël a mis fin à la violence du sacré…Si le christianisme est fidèle à la religion de Jésus, alors il est une religion d’avenir parce qu’il rejoint en tout être l’aspiration à se libérer de toute violence, y compris la violence du sacré ». Geffré (Claude). Le christianisme comme religion de l’Evangile. Cerf, 2012. Citation, p 62.

Siegfried Zademack 21

Attention, cette nouvelle culture, est exigeante... Elle réclame une conversion de toute l'Eglise, puisque s'expriment: rejet des formes hiérarchiques et dimension participative, importance des rôles féminins, expression personnelle, dimension écologique et holistique ...etc.. Et, manifestement, beaucoup de ces défis, sont mal engagés … ! Bien sûr, je sais bien bien que l'obstacle n'est pas seulement du à des pratiques institutionnelles , mais aussi à des représentations théologiques … Et manifestement, devant le peuple de Dieu, croyant et incroyant, l’Église a peur, et préfère « résister » aux signes de temps ... !Siegfried-Zademack-9.jpg

 

« Les gens religieux sont de plus intéressés aujourd’hui par les repères éthiques et les approches spirituelles que par les doctrines. On constate un éloignement grandissant vis à vis de la religion patriarcale et institutionnelle. Longtemps étouffée par les doctrines, les hiérarchies et la fusion désastreuse entre l’Eglise et l’empire romain, la foi, plutôt que la croyance, redevient la qualité qui définit le christianisme » Cox (Harvey. The future of faith. Harper one, 2009.

 

Sources illustrations: Siegfried Zademack est né à Brême / Allemagne le 24 Décembre, 1952.

Ses Peintures nous permettent de glisser dans une dimension métaphysique, entre ironie pleine d'humour et profondeur insondable de nos âmes. Les sources sémantiques de cet art sont également passées et présentes. La référence à l'histoire de l'art côtoie la bouteille de Coca-Cola.  


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De la mort à la Vie

Publié le par Perceval

Je reprends ici, à ma manière, un enseignement oral de Bertrand Vergely ( orthodoxe )

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Scientifiquement parlant, et même rationnellement parlant : on ne peut envisager la résurrection …

Pourtant, à entendre les témoins : Jésus est mort, et, ce qui n'empêche : la résurrection de Jésus est un fait !lazare-5.jpg

Une mort est physique et matérielle, et si le mort se réveille c'est qu'il n'était pas mort ! Ou encore : Lazare est revenu à cette vie ( matérielle et physique ), et Lazare est , ensuite, définitivement mort … !

 Alors, de quelle résurrection à la Vie, de Jésus, parle t-on ?

 L'anthropologie ( juive et chrétienne ) de l'humain est ternaire : corps, âme et esprit. Ce qui nous permet, nous chétiens, de distinguer la mort physique, la mort morale et derrière la mort spirituelle.

Coupé de nos racines divines, nous sommes dans le monde de la mort...

Et mort également, celui qui : «  quand il mange , il ne mange pas … quand il boit, il ne boit pas … » … On peut faire semblant de vivre … !

L’expérience de la résurrection nous la faisons quand nous sommes habités par le Christ... Elle nous annonce dans les profondeurs de la vie future …

La vie en Christ va de la mort à la vie... La vie du « monde » va de la vie à la mort …

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Ainsi que le rappelle Annick de Souzenelle, on ne rencontre son être intérieur que si l’on meure à son être extérieur. Nous avons tous en nous ce que la sagesse indienne et la psychanalyse de Jung appellent le Soi, qui est la pensée profonde et évoluée non seulement de nous-mêmes mais de l’humanité. Encore faut-il être mort au moi pour rencontrer le Soi. Passage douloureux. Le moi a du mal à accepter un autre que lui. Passage étonnant cependant. On est surpris quand, dans la nuit du moi à l’agonie, on voit surgir la lumière du Soi.

*****

Pour ce qui est de la mort de Lazare, et de l’importance de cet épisode pour comprendre le message de la résurrection :

Marthe a complètement changé d'attitude... Elle est allé dans la profondeur d'elle même.

Avant même, qu'il soit parvenu à la maison de Lazare, c'est Marthe qui accueille Jésus... Si tu avais été là … ! Une femme bouleversée … ! Tu crois qu'il va ressusciter ? Oui, mais quand ?

«  Non pas plus tard, mais maintenant ! Tu es déjà dans la résurrection sans le savoir … »

Marie dit la même chose … Si le Christ avait été là, Lazare ne serait pas mort … Marie pleure et le Christ pleure … Le Mystère est en train de faire accoucher … Le Christ reçoit du Père la capacité de ressusciter ( parallèle avec les noces de cana … )

 *****

 

Extraits : source : Bertrand Vergely.

« Les miracles de l'Évangile ne sont pas des prodiges, mais bien plutôt des retournements d'êtres. Nous ne soupçonnons pas ce qu'il est possible de faire dès lors que nous laissons parler l'Esprit en nous, ce souffle créateur. »

« Le but du Christ n'est pas d'arriver à un « happy end », mais de permettre aux êtres de revenir à eux-mêmes, de retrouver leurs forces pour qu'ils puissent continuer leur chemin dans la vie. Le miracle ouvre un avenir, l'horizon n'est plus limité par la mort et par l'essoufflement. »

 Maurice Zundel : « Le vrai problème n'est pas de savoir s'il y a une vie après la mort, mais s'il y a une vie avant la mort. »

« Dieu lui-même s'est risqué dans la Création, et Jésus a vécu la Passion : Dieu prend le risque de l'homme, et le risque de la croix. »

« Dieu lui-même s'est risqué dans la Création, et Jésus a vécu la Passion : Dieu prend le risque de l'homme, et le risque de la croix. le miracle, "c'est que l'esprit c'est du réel, et que le réel c'est du spirituel » B Vergely

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Des temps nouveaux ... -2-

Publié le par Perceval

Quel comportement d’Église, entraînent nos comportements nouveaux ? Manifestement, c'est la « peur » qui s'exprime... L'Eglise semble prendre à témoin chacun d'entre nous pour exprimer une condamnation de nouveaux comportements. Les a t-elle bien analysés, avant de les rejeter au nom d'une « morale », au risque malheureux de confondre - pour nos contemporains- "anthropologie chrétienne", et morale … ?

Le débat sur le « Mariage pour tous », révèle la difficulté de l'Eglise d'accueillir un monde dans lequel l'individu valorise son épanouissement dans des formes familiales qui - de fait - varient ( divorce, familles recomposées, monoparentales et marginalement homosexuelles …). Ce n'est qu'un exemple...

Tentons, d'analyser cette émergence d'une nouvelle sensibilité humaine et spirituelle ...

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Oeuvre de Thomas Mainardi qui dit s'inspirer de la complexité humaine

Que peut-on dire de notre modernité ?

  • « La modernité occidentale a mis l’individu au centre de tout ». Cela a commencé avec un processus d 'émancipation -vers la fin du XVIIème siècle- de la religion en particulier. « le processus d’émancipation s’inscrit dans un vaste mouvement de croyance au progrès… Malgré les déceptions, au lendemain de la seconde guerre mondiale, la volonté de changer le monde galvanisait encore des millions d’individus… » Frédéric Lenoir : « La guérison du monde »Siegfried-Zademack-14.jpg

  • Cette accélération des libertés individuelles, légitime et si peu accompagnée par notre Eglise-Institution...!,  s'inscrit dans un vaste mouvement de croyance au progrès.... Le tout, ensuite, nous fait plonger dans un libéralisme qui valorise la consommation, pendant que l’Église se disqualifie en restant sur des positions passéistes...

  • A partir des années 70, les individus se centrent sur la satisfaction de leurs besoins...

Aussi, n'est-il pas si étrange - aujourd'hui - que l'humain tâtonne par de nouvelles initiatives, en vue de tenter un nouvel état d'esprit. Ainsi, notre époque est propice à une recherche de sens. Les deux quêtes «  travail sur soi » et « questionnement existentiel » sont liés.

Actuellement différentes enquêtes internationales sur les valeurs sont menées depuis plusieurs décennies par Ronald Inglehart sous le vocable de « World values survey », elles ont mis en évidence une évolution plus ou moins rapide des mentalités selon les pays.

Siegfried-Zademack-10.jpgJusqu'ici, l'opposition entre « les traditionnels » et les « modernes » -qui avait cours- est à présent remplacée par une indifférence des religions traditionnelles d'un côté, et par une attitude créative s'engageant pour l’écologie et le sauvetage de la planète, pour la qualité des relations, la paix et la justice sociale, et désireux de s'impliquer dans le développement personnel, la spiritualité et des valeurs comme l’authenticité et l’expression du vécu – de l'autre. Ainsi ce mouvement ne reconnaît pas l'opposition qu'il y aurait entre vie intérieure et activité sociale...

 

Ce monde, certes en crise, dans lequel nous vivons, mérite d'être considéré avec un goût de son avenir. Il s'agit de considérer la modernité avec empathie. Aujourd'hui à côté du « désir de vivre », et du « désir de vivre mieux », s'impose un désir « d'être »... Ce désir d'être est naturellement tendu vers un désir d ' « être toujours »... Et ce désir se lit au travers de la lecture des grands mythes ; par exemple, une représentation de « l'Energie » est évoquée, et en passant d'une tradition à une autre, sans difficulté …

Frédéric Lenoir évoque le concept d’ « individuo-globalisme » pour « une nouvelle figure de l’individu global » en quête de sa « vérité intérieure, du développement de son potentiel personnel, et, en même temps relié au Cosmos et citoyen engagé du monde »

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47% des français disent « avoir leur propre manière d’être en contact  avec le divin sans avoir besoin des églises ou des services religieux ».

Ils sont plus nombreux que ceux qui se disent catholiques ( 42%)

Siegfried-Zademack-13.jpgUne deuxième question mesure une « sensibilité à la spiritualité » identifiée à un « degré d’intérêt pour le sacré et le surnaturel ». 41% des français se disent très ou assez sensibles à la spiritualité et, là aussi, ils se répartissent dans un large éventail d’attitudes. Ces chiffres sont très élevés.

En Grande Bretagne, Michaël Moynagh ( Moynagh (Michaël). Church for every context. Introduction to theology and practice. SCM Press, 2012) met en évidence une évolution profonde des mentalités qui se manifeste dans une transformation des comportements. Une nouvelle culture apparaît. « Les gens se préoccupent avant tout de la vie quotidienne, la famille, les amis, les aspirations personnelles. La spiritualité s’établit en rapport avec ces préoccupations. La sociabilité est une valeur montante, elle inclut un intérêt croissant dans la spiritualité du bien être couplé avec le désir de faire bien en relation avec d'autres …"

Ce tournant éthique profond ne doit pas être discrédité par notre Eglise.

A suivre ....

 Les illustrations sont des oeuvres de Siegfried Zademack, il est né à Bremen en Allemagne en 1952.
Ses maitres sont aussi bien issus de la Renaissance italienne que de l'école des Maniéristes ou encore des surréalistes.

 

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Des temps nouveaux... -1- La complexité

Publié le par Perceval

Nous sommes au XXIème siècle, et nous avons du mal à nous extirper du XXème … ! De plus, nos textes anciens occidentaux véhiculent cette idée de la dualité, qui de proche en proche nous illusionne sur un ordre binaire simple, aisément intelligible … C'est bien, c'est mal... C'est beau, c'est laid... J'aime ou j'aime pas …fractwin.jpg

Pourtant dès le XIXème siècle, le « désordre » apparaissait aux scientifiques, qui compensèrent en décelant une régularité dans... « les moyennes » ( courbe de Gauss …). Pourtant, déjà, Poincaré eu l'intuition de reconnaître une spécificité : «  Les faits à petit rendement, ce sont les faits complexes ».

Ensuite, au cours du XXème siècle, les mathématiques, en particulier, nous ont permis d'entrer dans l'ère de la « complexité ». Le « chaos », les fractales … sont des notions accessibles aux lycéens.

Notre raison procède toujours par analogies, le simple n'étant que du complexe simplifié.

Standardisation-de-la-culture.jpg hyperbolic_blogosphere.jpg
Exemple, D'une certaine standardisation de la culture  à l'hyperbolique blogosphère ...!

" Une pensée qui sépare, disjoint procède à des simplifications abusives en érigeant des oppositions abstraites, qui ne se rencontrent pas dans le réel. Une pensée ainsi compartimentée s'appauvrit... Elle se fige en doctrine, en idéologie... Percevoir la complexité, c'est assumer la contradiction, appréhender une unité qui ne nie pas les différences, mais s'en nourrit. Edgar Morin, aujourd'hui nous interroge : Comment pouvons-nous appréhender la complexité du réel sans la réduire ? "

( Voir le magnifique exposé sur cette page : http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/theorie5.htm )

 

pape-Pie-IX-1792-1878.jpg
La crainte de la modernité de Pie IX s'exprime le 8 décembre 1864 dans le Syllabus, un court exposé des errements idéologiques de son époque.

Si je fais référence à cette problématique, c'est que le débat sur le «  mariage pour tous », nous fait entrer expérimentalement dans « la complexité » ; et il me semble que l’institution-Eglise - qui s'est résolument impliquée comme telle, avec un refus total d'envisager la contractualisation civile d'une manière de faire famille... - , donc que l'Eglise, encore une fois, a raté le coche de la modernité. Que ce soit clair, je ne critique pas ici, que les religions ne puissent pas participer à un débat national : évidemment, je pense que c'est l'humain-global qui est interpellé avec sa composante ternaire ( corps psyché esprit ), et de plus ma spiritualité me donne des outils pour discerner … Non, L'Eglise , manifeste là ( et dans la rue …) publiquement un refus d'envisager la complexité, et la réalité de la place des homosexuels avec nous ….

Je ne parle pas de la PMA, c'est une question posée à toutes les sortes de famille. Je ne parle pas du « désir d'enfant », car ce débat devrait éclairer toute personne qui souhaite donner la vie... Quant «  au droit à ... » : cela aussi est une question éthique qui interroge chacun de nous, homosexuel ou non … dans le cadre d'une société consumériste.complexite-dessin.jpg

Pourquoi vouloir ainsi stigmatiser l'homosexuel(le) ?  Pourquoi ne pas commencer par le respect, par l'accueil... ? Pourquoi refuser de prendre en compte ce qui se passe dans un couple -singulier – d'homosexuel(les) ? Pourquoi imposer un schéma binaire, 'religieux et symbolique' à une société civile qui décide d'appréhender ses marges.

Le symbolique n'est en rien remis en cause... ! Le mythe extraordinairement riche de l'humain « homme et femme », séparé ensuite en « un homme et une femme », peut rester sans crainte une très belle analogie pour exprimer l’anthropologie chrétienne … aucun souci !

L'homosexualité se situe à la marge, et a toujours existé. Elle n'est plus un délit, n'est-il pas bon que cela soit ainsi ? Chrétien, Jésus nous assène l'idée que nous ne serons pas « jugé » sur un comportement, mais sur l'amour ou l’intention qui le sous-tend...
L-homme-en-marcheA l'époque de Jésus, des explications morales tentaient de comprendre les comportements des personnes malades psychiques, par la possession de leur esprit par un « esprit mauvais » ...etc. Il me semble acquis, et un bien, que de reconnaître que «  la morale » évolue.

 

Je trouve extraordinaire que l'actualité ai pu, avec ce débat, nous permettre de poser cette question essentielle, de la lecture des « signes de temps ». J'ai vraiment le désir de continuer ce questionnement... A suivre, donc.

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Rencontre avec ' la personne... -2-

Publié le par Perceval

« Si on veut transmettre quelque chose dans cette vie, c'est par la présence bien plus que par la langue et par la parole. La parole doit venir à certains moments, mais ce qui instruit et ce qui donne, c'est la présence. C'est elle qui est silencieusement agissante. » 

Christian Bobin (dans La grâce de solitude de Marie de Solemne, p.39, Éd. Dervy,1998)  

 

Merci de m’offrir l’impuissance
à te savoir vivre ou mourir
ainsi je peux me donner ta présence
dans le rien qui n’a pas de fin

Merci de faire de ton absence
le fidèle cadeau de mon désir
qui n’espère plus rien du tien
sinon le rêve où je veux m’endormir

Merci de me donner par ton silence
tant de mes paroles sans avenir
et si pures de n’attendre plus rien
que ton oubli dont seul je me souviens.

Robert Mallet (1915-2002)

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vague-contre-phare.jpg

L’homme est seul en lui-même,
terriblement distant des autres,
malgré son envie de passer un peu dans tous les yeux
qui ne sont pas les siens.

Sentiment d’impuissance qui terrasse
au point où certains jours on n’éprouve presque
rien à dire, seulement une phrase pour témoigner
de cette souffrance…
« Dites seulement une parole et je serai guérie ».

Que les mots ne blessent pas l’expérience.

Comme si écrire pouvait donner plus de Présence à l’homme!

Raphaële George (1951-1985)

 

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Rencontre avec ' la personne...

Publié le par Perceval

Je viens de suivre une formation ( avec l'association « Traverses » ) sur la rencontre avec « la personne »... plus précisément: « la personne souffrante » … «Souffrante », c'est important, en particulier du regard de cette personne ; vis à vis de moi..(1). Mais, avant tout, il s'agit de la rencontre avec une personne. Et cette relation inter-personnelle est assez magique en soi, même si je la banalise dans les faits …

(1) ne pas se tromper : Dans le cadre d'une institution, la rencontre avec une personne souffrante est une relation asymétrique ( je suis ton égal, mais je ne suis pas dans la même situation …). C'est une relation mise en scène, organisée …

 Arthur-Aballain.jpg

- Dans la rencontre :

Qu'est-ce qui se passe ? Qui me demande ? Que me veut-on ? Qu'est-ce qui m'inspire ? Que puis-je oser ?

«  Qui es-tu, toi qui prétend m'aider ? » proteste un homme de la rue.

«  Vous commencerez par le respect » indique Maurice Bellet.

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Parmi ce que je retiens :

  •  L'histoire intéressante, de ce SDF ( toujours pieds nus ) qui chaque jour passe au CMPP, s'assoit ; puis s'en retourne. Il n'échange qu'un « salut »... Au bout de plusieurs mois, discussion avec lui sur sa présence, ce qu'il attend … ? «  Vous au moins, vous ne m'avez pas proposé de chaussures ! »

Nous pensons devoir combler un manque, un vide … !

« Chaque fois que tu donnes quelque chose à quelqu’un ; demandes-toi, ce que tu lui enlèves .. » L'Abbé Pierre.

 Gao-Xingjian-2.jpg

  • Les limites de notre action : Pouvoir et impuissance.

L'impuissance ( son sens 'religieux' est important …) laisse la place à l'Espérance.

 
Kénose et Resurrection.

 
Garder l'espérance, abandonner l'espoir...

 Dans « l'entre-deux », il y a La Présence.

 

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  Louis Rivier (1885-1963)


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Mars 1913: Du côté de chez Swann

Publié le par Perceval

Le 23 décembre 1912, la NRF fait connaître à son auteur son refus  de publication de ce qui est un premier état de la Recherche.

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 Chambre de Marcel Proust

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Le 28 mars 1913, Céleste Gineste épouse Odilon Albaret, chauffeur de taxi dont Marcel Proust est un client régulier. En 1914, par l’entremise de son mari, elle devient la toute jeune servante de l’écrivain. Accompagnant ses horaires étranges, ses lubies vestimentaires, alimentaires et sociales, son épuisement physique, elle lui restera fidèle jusqu’à sa mort, en 1922

 

 

Du côté de chez Swann,  initialement imprimé à mille sept cent cinquante exemplaires chez Grasset en 1913, a été vendu à un million et demi d’exemplaires entre 1913 et 1987.

Marcel Proust reçoit en 1919 le prix Goncourt pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs.

Après le Côté de Guermantes, qui date de 1920, est publié en 1922 Sodome et Gomorrhe. En cette même année, le 18 novembre, Proust succombe à une pneumonie.


En mars 1913, après avoir essuyé le refus de trois éditeurs, Proust passe un contrat à compte d'auteur avec Bernard Grasset pour la publication de son roman. Il reçoit quatre-vingt-quinze placards du livre, alors intitulé Les Intermittences du cœur, Le Temps perdu et divisé initialement en trois parties. Jugeant le texte trop long pour être publié en un seul volume, Grasset l'oblige à abréger son texte. Proust doit supprimer les vingt cinq derniers placards. Il reprend donc sa troisième partie, Noms de pays, qu'il écourte, et réutilisera le reste dans À l'ombre des jeunes filles en fleurs.

L'étape des placards est décisive dans la genèse de l'œuvre : Proust remanie son texte, fixe les noms, corrige, améliore, hésite encore sur le fameux incipit... C'est à partir de cette nouvelle version que sera établie l'édition originale de Du côté de chez Swann, achevée d'imprimer le 8 novembre 1913.

La première chose qu’on peut observer, sur ces placards, c’est le titre : Les Intermittences du cœur. Proust, à cette étape, n’appelle pas encore son livre À la recherche du temps perdu. Mais Le Temps perdu est le titre de la première partie de ce qui est alors un diptyque : Le Temps perdu, Le Temps retrouvé. En dessous on distingue « première partie », puis « Cambray ». « Cambray » est bien sûr une coquille, Proust ayant déjà appelé le lieu « Combray » dans la dactylographie. On voit combien à cette étape tout est encore mobile. C’est dans le jeu d’épreuves qui se trouve à Genève, au Musée Bodmer, que Les Intermittences du cœur sont transformées en À la recherche du temps perdu, que Le Temps perdu devient Charles Swann, puisque c’est le titre que Proust a d’abord envisagé, puis, enfin, Du côté de chez Swann.
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Cette célèbre première phrase qui était déjà dans la dactylographie, « Longtemps, je me suis couché de bonne heure », est barrée par Proust sur les premières épreuves de son roman, comme s’il n’en était pas définitivement satisfait. À la place, il écrit : « Pendant bien des années le soir, quand je venais de me coucher, je lisais quelques pages d’un traité d’archéologie monumentale qui était à côté de mon lit ». Mais il n’est finalement pas satisfait de ce changement, il le biffe et réécrit : « Longtemps je me suis couché de bonne heure ». Puis il recopie sur une paperole : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure ». On voit combien cette phrase si célèbre est finalement le résultat d’un choix qui semble un peu aléatoire.
Autre remarque importante que l’on peut faire sur ce tout début du roman, c’est à propos de la deuxième phrase, qui est aussi très célèbre : « Il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage ». Cette phrase, Proust l’avait déjà essayée dans les marges de la dactylographie, mais après le départ vers la composition. Il la réécrit donc dans la marge gauche de cette page d’épreuves. C’est une phrase très importante, où le narrateur se prend pour la matière du livre qu’il lisait avant de s’endormir. Cette phrase a laissé beaucoup de lecteurs perplexes. Comment peut-on se prendre, non pour le personnage, mais pour la matière d’un livre ?
Proust a beaucoup retravaillé cette page, qui concerne la visite de Swann dans la famille. Il l’a beaucoup retravaillée parce que l’accent est progressivement mis sur ce personnage. Alors que le titre était encore Le Temps perdu, Swann n’était pas encore un personnage aussi central. Il était simplement un voisin qui rendait visite à la famille. Dans cette campagne de corrections, très tard dans la genèse du livre, Proust revoit toute cette introduction de Swann dans le milieu familial, d’où toutes ces additions marginales et interlinéaires dans cette page d’épreuves.
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Critique de  Louis Gillet (1876-1943) Membre de l'Académie française, il occupa une position privilégiée dans la vie culturelle française de l'entre-deux-guerres.  « Vraiment illisible faute de plan et par fourmillement du détail. Jamais absence plus complète de composition : on ne sait jamais de quoi l'auteur parle, où on en est, tout est sur le même plan. Pas de succession, peu d'ordre ni de récit. P. 55 et suiv. : mécanisme de la mémoire, à propos d'une madeleine détrempée dans le thé.(...) 


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17 janvier  : Poincaré devient président de la République.

Le 10 mars 1913, Camille Claudel (1864-1943) est envoyée par sa famille dans une maison de santé. Durant 30 ans, elle vivra au milieu des fous.

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3 avril: En France, la durée du service militaire passe à 3 ans.

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La leçon de tango Journal L'Illustration du 29 Mars 1913 - Dessin de J.Simon

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29 mai: Scandale mémorable lors de la première du "Sacre du Printemps" d'Igor Stravinsky.Stravinski-en-compagnie-de-Nijinski-interprete-de-Petrouch.jpg

1er juillet : deuxième guerre balkanique. À la suite de l’entrée des troupes bulgares en Macédoine, la Grèce et la Serbie déclarent la guerre à la Bulgarie.

1er Septembre: A Paris, la créatrice de mode Coco Chanel réinvente la marinière.

14 Novembre: R. Tagore devient prix Nobel de littérature.

21 novembre: A Saint-Pétersbourg, la censure tsariste ordonne la destruction de manuscrits de l'écrivain Léon Tolstoï.

27 novembre: Parution du roman de M. Proust "Du Côté de chez Swann".

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