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Articles avec #actualite tag

Que la laïcité nous protège de la religion... Amen.

Publié le par Perceval

Une frange de droite, qui semble hélas majoritaire chez les catholiques d'aujourd'hui, alimentent les polémiques.

Ducamp-fresh-widow-1920.jpg
Marcel Duchamp avait dénoncé, dès 1920, la fermeture de ceux qui se calfeutrent derrière des fenêtres aveugles. La plus célèbre de ces « fenêtres aveugles », présentée en 1920, se composait de bouts de cuir opaques faisant office de carreaux

Ainsi, dans le discours d’ouverture de l’Assemblée plénière des évêques de France prononcé hier à Paris par le cardinal André Vingt-Trois ( 16/04/2013), celui-ci affirme quelque chose qui me semble complètement fantasmé : à savoir une idée répétée à l'infini : «  le refus de la différence comme mode d’identification humaine, et en particulier de la différence sexuelle. C’est l’incapacité à assumer qu’il y ait des différences entre les gens. » Et nous prévient l'évêque, ce refus « nous prépare une société de violence »... ! Étrange cette manière de souffler sur les braises et de se donner bonne conscience en affirmant que le combat contre le contrat civil du mariage pour tous est non-violent; alors même que l'on assiste à des provocations et harcèlements constants... !

Les homosexuels sont une minorité ; et je ne comprends toujours pas - en quoi - leur sexualité remet-elle en cause l'acceptation de la différence … ? Ce me semble même plutôt contradictoire... !

Et, actuellement les débats sur la laïcité montrent bien cette contradiction :

André Vingt-Trois, fait bien d'affirmer : «  le principe incontournable de la vie sociale c’est précisément de faire vivre ensemble des gens qui ne sont pas identiques, de gérer les différences entre les individus sur un mode pacifique et non pas sur un mode de violence. »

Paul-Klee---Vue-d-une-fenetre--1923-.jpg
Paul Klee - Vue d'une fenetre (1923)

J'affirme ma conviction que la « différence » nous enrichit...

Le droit français de la laïcité qui garantit les libertés de conscience et de culte par la séparation des Églises et de l’État (loi de 1905) me semble un des meilleurs moyens de préserver et garantir le pluralisme …

Ainsi, aujourd'hui, ce que nous pouvons craindre c'est la « stigmatisation » de la religion ( l’islam en particulier), et les « manif pour tous » collaborent assez fortement à cette dévalorisation du catholicisme …

« La laïcité est une philosophie, celle des droits de l’homme, fondée sur l’égale dignité des personnes... Elle est, comme le rappelait Paul Ricœur, une éthique de la responsabilité, qu’elle est une méthode de pensée, celle de la raison et un mode d’action, celui qui fait participer la diversité des opinions et des croyances à la vie de chacun. » (1)

Hammershoi.jpg
Hammershoi: Fenêtre

- Une personne qui réfléchit sur sa foi, peut comprendre : que ceux qui exhibent de façon ostentatoire leurs croyances ou leurs opinions peuvent heurter et porter atteinte à la liberté de celui qui ne croit pas ou qui croit différemment... - un fanatique, ne le comprendra pas ! Comprennent-ils que la barrière qu’ils dressent entre des personnes au nom de la pureté ou de la vérité est attentatoire à l’humaine condition ?

- Un chrétien, en particulier, peut comprendre qu'il est dangereux de faire l'amalgame entre des mouvements intégristes et l’ensemble des croyants de confession musulmane

« La laïcité concrétise le délicat équilibre entre les libertés. La loi pose des principes et des limites pour que la juxtaposition des points de vue ne détruise pas le vivre-ensemble. Elle n’est pas une loi de répression mais de protection. » (1)

(1) La Croix, billet de Jacqueline Costa-Lascoux directrice de recherche honoraire au CNRS  

" À l’instar de la toile de Cerith Wyn Evans exposée à Lausanne, Think of this as a window (« Penser ceci comme une fenêtre »), on aimerait que nos compatriotes redécouvrent la laïcité en perspective. Ce n’est pas le cadre rigide de la fenêtre qui importe : les artistes de la Renaissance nous ont appris à regarder au-delà et, aujourd’hui, les peintres vont jusqu’à éclater les bords, non pour les nier mais pour donner à voir la pluralité " (1)


 

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Histoire de l'Univers -2-

Publié le par Perceval

Après les satellites américains Cobe (1992) et Wmap (2003), Planck, satellite de l’Agence spatiale européenne (ESA), est donc le troisième à avoir étudié les traces les plus lointaines de l’univers, très peu de temps après sa naissance.

PLANCK-WIDE-900.jpg

Cette image -dévoilée ce jeudi 21mars - montre, sur l’ensemble du ciel la plus ancienne des émissions de lumière qui a baigné notre jeune univers, 380 000 ans après le Big Bang, alors que sa température frisait les 3 000°C.

L-univers.jpgL’univers était alors constitué d’une soupe, d’un magma brûlant de particules (protons, électrons et photons) s’entremêlant à près de 3 000 °C. L’interaction entre protons et électrons, qui a donné naissance aux atomes d’hydrogène, a ensuite libéré la lumière.

Quelques milliardièmes de milliardièmes de milliardièmes de seconde après le Big Bang (le chiffre précis n'est pas encore connu !), l'Univers passe d'une tête d'épingle à sa taille presque actuelle. Cette fantastique dilatation de l'espace est appelée : inflation

Cet Univers est également plat comme une gigantesque crêpe, alors que les estimations précédentes laissaient entrevoir la possibilité d'une légère courbure. Les chercheurs estiment aussi la vitesse avec laquelle les galaxies s'éloignent les unes des autres à quelque 66 kilomètres par seconde.

 Le taux d’expansion actuel de l’univers étant plus faible qu’on ne le pensait, c’est pour cela qu’on peut estimer que l’univers est légèrement plus âgé : 13,82 milliards d’années au lieu de 13 milliards.

La masse de notre univers est constituée de 4,9 % de matière ordinaire, 26,8 % de matière noire (1) et de 68,3 % (au lieu de 72,8 % auparavant) d’énergie sombre. 

 Nebuleuse-Helix.jpg

Nébuleuse Helix vue depuis La Silla

 

Après de nouvelles analyses, les physiciens du Cern ont déclaré le 14 mars 2013 avoir de plus en plus la certitude que la découverte de l'été dernier correspondait bien à cette super particule, appelée « boson de Higgs », et qui est considéré par les physiciens comme la clef de voûte de la structure fondamentale de la matière.

L-univers-et-Boson-de-Higgs.jpg

Cette particule donne leur masse à toutes les autres particules de notre univers.Sans le boson de Higgs, les particules ne se rencontreraient jamais, elles ne pourraient créer des protons et neutrons, qui, combinés aux électrons, forment la matière.

 Boson_de_Higgs.jpg

 

 

(1) La matière ordinaire, constituée de protons et de neutrons, constitue seulement 5% du contenu total en énergie de l’Univers. Les quelques 95% restant nous sont invisibles et encore méconnus et se répartissent entre la fameuse matière noire et la tout aussi énigmatique énergie sombre.

Anneau-matiere-noire.jpg
Anneau de matière noire dans l'amas de galaxies Cl 0024+17

Le concept de matière noire, est né en 1933 par l'astronome suisse Zwicky, qui mesure la distribution des vitesses de certaines galaxies et trouve des vitesses si élevées, qu'une grande quantité de masse doit être présente dans l'amas si on veut expliquer que l'amas ne se soit pas dissocié depuis très longtemps. Cette masse, c'est la matière noire dont l'existence est prédite par la physique des particules, les WIMPs

 

(2) C'est en 1920, que Edwin Hubble a découvert que plus une galaxie est éloignée, et plus elle s'éloigne rapidement, donc, l'expansion de l'univers s'accélère. Cela a été montré notamment par le décalage vers le rouge de la lumière des supernovae, mais, l'attraction gravitationnelle entre les galaxies devrait contrarier cette expansion et celle-ci devrait ralentir.
C'est pourquoi les scientifiques ont proposé l'existence d'une forme d'énergie inconnue, l'énergie sombre, qui empêche les galaxies de s'attirer entre elles et même les éloignent les unes des autres.

VelaC-Minier-NovaeFactory.jpg

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Histoire de l'histoire de l'Univers -1-

Publié le par Perceval

C'est un retour en arrière de près de 80 millions d'années que vient d'effectuer le satellite européen Planck.satellite européen Planck

380 000 ans après le début du big bang, les photons (c'est-à-dire la lumière) prisonniers jusque là ont enfin pu prendre le large. Comme si quelqu'un avait appuyé sur l'interrupteur, la lumière s'est libérée de l'emprise de la matière et l'univers est devenu transparent.

C'est là qu'intervient Planck. Son télescope est capable de percevoir les échos de ce premier flash de lumière émis voilà 13,75 milliards d'années ! 

Voir article suivant ...

*****

galaxie spirale NGC 3370 vue par Hubble
Galaxie spirale NGC 3370 vue par Hubble


Notre représentation de l'Univers ne finit pas d'évoluer …

La-terre-et-le-ciel.jpgLes Grecs considéraient l'espace comme une entité figée et centrée sur la terre. L'intuition de Nicolas Copernic, en 1543, allait créer une première onde de choc : pour expliquer les mouvements des planètes, celui-ci place le soleil au centre du système, à la place de la terre. Une vision qui a mis près de deux siècles à s'imposer. Mais quelle est la force qui unit l'ensemble ?

Au début du XVIIe siècle, Johannes Kepler et Galilée (1564-1642) déblayent le terrain en formulant les lois régissant respectivement le mouvement des planètes et la chute des corps.

Grâce à une autre intuition, Isaac Newton parvient finalement en 1687 à élaborer la première théorie de la gravitation sous le nom "d'attraction universelle". L’univers prend un aspect surprenant : il peut être infini et ses constituants se meuvent, animés par la force de gravitation. Toutefois, l'espace lui-même, le contenant, reste désespérément immobile.

Albert Einstein (1879-1955)* : il publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905, et une théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915.  La fusion nucléaire est une conséquence de l’équivalence masse-énergie, certains objets extrêmes comme les étoiles à neutrons et les trous noirs doivent leur existence théorique à la théorie de la relativité ; la cosmologie elle-même repose en grande partie sur cette théorie.

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Galaxies spirales NGC 2207 et IC 2163 en collision

Pour Einstein les seules solutions possibles aux équations de la relativité générale devaient correspondre à un univers statique... Le russe Alexandre Friedmann (1888- 1925) et le belge Georges Lemaître (1894-1966) ont montré, indépendamment l'un de l'autre, que la théorie de la relativité générale permettait l'existence d’un univers en expansion, issu d'une " explosion " initiale. 

Lemaître, prêtre par ailleurs, décrit le scénario d'un « écho disparu de la formation des mondes » qui correspond au fond diffus cosmologique, découvert en 1965.

 La_Nebuleuse_de_la_Lagun.jpg

 NGC 6523 ou la Nébuleuse de la Lagune est une nébuleuse diffuse

située dans le Sagittaire visible à l'œil nu sous de bonnes conditions.


Edwin Hubble ( 1889-1953), est l'astronome qui a confirmé la Théorie de G. Lemaître. Il a observé la fuite des galaxies et élaboré en partie la théorie de l'expansion de l'Univers  et posé la loi dite "constante de Hubble". C'est lui qui, également, a classifié les différents types de galaxies. Avant lui, tous les scientifiques pensaient  que l'univers se résumait à notre voie lactée.  


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Des temps nouveaux ... -3-

Publié le par Perceval

Aujourd'hui, naît un besoin de lier l'individu et le global. Et, Pourtant … ! Comme dit déjà depuis plusieurs années Danièle Hervieu-Léger, Siegfried-Zademack-16.jpgqui exprime comment le christianisme est, dans son fondement, bien armé pour s’exprimer dans une affirmation de l’autonomie croyante, puisque, « d’une certaine façon, il a contribué à l’inventer. Cela vient d’abord du judaïsme, une religion qui pense la relation de l’homme à Dieu en terme d’alliance, puisque dans une alliance, par définition, il faut être partenaire. Le christianisme a donné à cette problématique de l’alliance les traits qui sont ceux aujourd’hui de la modernité, c’est à dire une radicale universalité puisque la bonne nouvelle est pour tous les hommes et une radicale individualisation puisque l’alliance implique la conversion du cœur de chacun » interview de Danièle Hervieu-Léger « L’autonomie croyante.  Questions pour les églises » .

De même, Claude Geffré, Siegfried-Zademack-18.jpgdont la recherche a particulièrement porté sur le message du christianisme dans le contexte d’un  pluralisme religieux. « Si je parie pour le christianisme comme religion de l’avenir, c’est parce qu’il y a une réelle complicité entre le christianisme comme religion de l’Evangile et l’humain authentique…  Ce qui fait l’originalité du christianisme parmi les religions du monde, c’est le paradoxe de l’incarnation, l’avènement de Dieu dans l’homme, c’est l’inauguration la plus radicale d’une alliance, d’un pacte d’amitié entre Dieu et l’homme. « Plus Dieu est grand et plus les hommes sont grands ». Jésus dans sa réinterprétation de la religion d’Israël a mis fin à la violence du sacré…Si le christianisme est fidèle à la religion de Jésus, alors il est une religion d’avenir parce qu’il rejoint en tout être l’aspiration à se libérer de toute violence, y compris la violence du sacré ». Geffré (Claude). Le christianisme comme religion de l’Evangile. Cerf, 2012. Citation, p 62.

Siegfried Zademack 21

Attention, cette nouvelle culture, est exigeante... Elle réclame une conversion de toute l'Eglise, puisque s'expriment: rejet des formes hiérarchiques et dimension participative, importance des rôles féminins, expression personnelle, dimension écologique et holistique ...etc.. Et, manifestement, beaucoup de ces défis, sont mal engagés … ! Bien sûr, je sais bien bien que l'obstacle n'est pas seulement du à des pratiques institutionnelles , mais aussi à des représentations théologiques … Et manifestement, devant le peuple de Dieu, croyant et incroyant, l’Église a peur, et préfère « résister » aux signes de temps ... !Siegfried-Zademack-9.jpg

 

« Les gens religieux sont de plus intéressés aujourd’hui par les repères éthiques et les approches spirituelles que par les doctrines. On constate un éloignement grandissant vis à vis de la religion patriarcale et institutionnelle. Longtemps étouffée par les doctrines, les hiérarchies et la fusion désastreuse entre l’Eglise et l’empire romain, la foi, plutôt que la croyance, redevient la qualité qui définit le christianisme » Cox (Harvey. The future of faith. Harper one, 2009.

 

Sources illustrations: Siegfried Zademack est né à Brême / Allemagne le 24 Décembre, 1952.

Ses Peintures nous permettent de glisser dans une dimension métaphysique, entre ironie pleine d'humour et profondeur insondable de nos âmes. Les sources sémantiques de cet art sont également passées et présentes. La référence à l'histoire de l'art côtoie la bouteille de Coca-Cola.  


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Des temps nouveaux ... -2-

Publié le par Perceval

Quel comportement d’Église, entraînent nos comportements nouveaux ? Manifestement, c'est la « peur » qui s'exprime... L'Eglise semble prendre à témoin chacun d'entre nous pour exprimer une condamnation de nouveaux comportements. Les a t-elle bien analysés, avant de les rejeter au nom d'une « morale », au risque malheureux de confondre - pour nos contemporains- "anthropologie chrétienne", et morale … ?

Le débat sur le « Mariage pour tous », révèle la difficulté de l'Eglise d'accueillir un monde dans lequel l'individu valorise son épanouissement dans des formes familiales qui - de fait - varient ( divorce, familles recomposées, monoparentales et marginalement homosexuelles …). Ce n'est qu'un exemple...

Tentons, d'analyser cette émergence d'une nouvelle sensibilité humaine et spirituelle ...

 En-attendant-le-chatiment-de-Gaia.jpg

Oeuvre de Thomas Mainardi qui dit s'inspirer de la complexité humaine

Que peut-on dire de notre modernité ?

  • « La modernité occidentale a mis l’individu au centre de tout ». Cela a commencé avec un processus d 'émancipation -vers la fin du XVIIème siècle- de la religion en particulier. « le processus d’émancipation s’inscrit dans un vaste mouvement de croyance au progrès… Malgré les déceptions, au lendemain de la seconde guerre mondiale, la volonté de changer le monde galvanisait encore des millions d’individus… » Frédéric Lenoir : « La guérison du monde »Siegfried-Zademack-14.jpg

  • Cette accélération des libertés individuelles, légitime et si peu accompagnée par notre Eglise-Institution...!,  s'inscrit dans un vaste mouvement de croyance au progrès.... Le tout, ensuite, nous fait plonger dans un libéralisme qui valorise la consommation, pendant que l’Église se disqualifie en restant sur des positions passéistes...

  • A partir des années 70, les individus se centrent sur la satisfaction de leurs besoins...

Aussi, n'est-il pas si étrange - aujourd'hui - que l'humain tâtonne par de nouvelles initiatives, en vue de tenter un nouvel état d'esprit. Ainsi, notre époque est propice à une recherche de sens. Les deux quêtes «  travail sur soi » et « questionnement existentiel » sont liés.

Actuellement différentes enquêtes internationales sur les valeurs sont menées depuis plusieurs décennies par Ronald Inglehart sous le vocable de « World values survey », elles ont mis en évidence une évolution plus ou moins rapide des mentalités selon les pays.

Siegfried-Zademack-10.jpgJusqu'ici, l'opposition entre « les traditionnels » et les « modernes » -qui avait cours- est à présent remplacée par une indifférence des religions traditionnelles d'un côté, et par une attitude créative s'engageant pour l’écologie et le sauvetage de la planète, pour la qualité des relations, la paix et la justice sociale, et désireux de s'impliquer dans le développement personnel, la spiritualité et des valeurs comme l’authenticité et l’expression du vécu – de l'autre. Ainsi ce mouvement ne reconnaît pas l'opposition qu'il y aurait entre vie intérieure et activité sociale...

 

Ce monde, certes en crise, dans lequel nous vivons, mérite d'être considéré avec un goût de son avenir. Il s'agit de considérer la modernité avec empathie. Aujourd'hui à côté du « désir de vivre », et du « désir de vivre mieux », s'impose un désir « d'être »... Ce désir d'être est naturellement tendu vers un désir d ' « être toujours »... Et ce désir se lit au travers de la lecture des grands mythes ; par exemple, une représentation de « l'Energie » est évoquée, et en passant d'une tradition à une autre, sans difficulté …

Frédéric Lenoir évoque le concept d’ « individuo-globalisme » pour « une nouvelle figure de l’individu global » en quête de sa « vérité intérieure, du développement de son potentiel personnel, et, en même temps relié au Cosmos et citoyen engagé du monde »

 Zademack---Auf-dem-weg.jpg

47% des français disent « avoir leur propre manière d’être en contact  avec le divin sans avoir besoin des églises ou des services religieux ».

Ils sont plus nombreux que ceux qui se disent catholiques ( 42%)

Siegfried-Zademack-13.jpgUne deuxième question mesure une « sensibilité à la spiritualité » identifiée à un « degré d’intérêt pour le sacré et le surnaturel ». 41% des français se disent très ou assez sensibles à la spiritualité et, là aussi, ils se répartissent dans un large éventail d’attitudes. Ces chiffres sont très élevés.

En Grande Bretagne, Michaël Moynagh ( Moynagh (Michaël). Church for every context. Introduction to theology and practice. SCM Press, 2012) met en évidence une évolution profonde des mentalités qui se manifeste dans une transformation des comportements. Une nouvelle culture apparaît. « Les gens se préoccupent avant tout de la vie quotidienne, la famille, les amis, les aspirations personnelles. La spiritualité s’établit en rapport avec ces préoccupations. La sociabilité est une valeur montante, elle inclut un intérêt croissant dans la spiritualité du bien être couplé avec le désir de faire bien en relation avec d'autres …"

Ce tournant éthique profond ne doit pas être discrédité par notre Eglise.

A suivre ....

 Les illustrations sont des oeuvres de Siegfried Zademack, il est né à Bremen en Allemagne en 1952.
Ses maitres sont aussi bien issus de la Renaissance italienne que de l'école des Maniéristes ou encore des surréalistes.

 

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Des temps nouveaux... -1- La complexité

Publié le par Perceval

Nous sommes au XXIème siècle, et nous avons du mal à nous extirper du XXème … ! De plus, nos textes anciens occidentaux véhiculent cette idée de la dualité, qui de proche en proche nous illusionne sur un ordre binaire simple, aisément intelligible … C'est bien, c'est mal... C'est beau, c'est laid... J'aime ou j'aime pas …fractwin.jpg

Pourtant dès le XIXème siècle, le « désordre » apparaissait aux scientifiques, qui compensèrent en décelant une régularité dans... « les moyennes » ( courbe de Gauss …). Pourtant, déjà, Poincaré eu l'intuition de reconnaître une spécificité : «  Les faits à petit rendement, ce sont les faits complexes ».

Ensuite, au cours du XXème siècle, les mathématiques, en particulier, nous ont permis d'entrer dans l'ère de la « complexité ». Le « chaos », les fractales … sont des notions accessibles aux lycéens.

Notre raison procède toujours par analogies, le simple n'étant que du complexe simplifié.

Standardisation-de-la-culture.jpg hyperbolic_blogosphere.jpg
Exemple, D'une certaine standardisation de la culture  à l'hyperbolique blogosphère ...!

" Une pensée qui sépare, disjoint procède à des simplifications abusives en érigeant des oppositions abstraites, qui ne se rencontrent pas dans le réel. Une pensée ainsi compartimentée s'appauvrit... Elle se fige en doctrine, en idéologie... Percevoir la complexité, c'est assumer la contradiction, appréhender une unité qui ne nie pas les différences, mais s'en nourrit. Edgar Morin, aujourd'hui nous interroge : Comment pouvons-nous appréhender la complexité du réel sans la réduire ? "

( Voir le magnifique exposé sur cette page : http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/theorie5.htm )

 

pape-Pie-IX-1792-1878.jpg
La crainte de la modernité de Pie IX s'exprime le 8 décembre 1864 dans le Syllabus, un court exposé des errements idéologiques de son époque.

Si je fais référence à cette problématique, c'est que le débat sur le «  mariage pour tous », nous fait entrer expérimentalement dans « la complexité » ; et il me semble que l’institution-Eglise - qui s'est résolument impliquée comme telle, avec un refus total d'envisager la contractualisation civile d'une manière de faire famille... - , donc que l'Eglise, encore une fois, a raté le coche de la modernité. Que ce soit clair, je ne critique pas ici, que les religions ne puissent pas participer à un débat national : évidemment, je pense que c'est l'humain-global qui est interpellé avec sa composante ternaire ( corps psyché esprit ), et de plus ma spiritualité me donne des outils pour discerner … Non, L'Eglise , manifeste là ( et dans la rue …) publiquement un refus d'envisager la complexité, et la réalité de la place des homosexuels avec nous ….

Je ne parle pas de la PMA, c'est une question posée à toutes les sortes de famille. Je ne parle pas du « désir d'enfant », car ce débat devrait éclairer toute personne qui souhaite donner la vie... Quant «  au droit à ... » : cela aussi est une question éthique qui interroge chacun de nous, homosexuel ou non … dans le cadre d'une société consumériste.complexite-dessin.jpg

Pourquoi vouloir ainsi stigmatiser l'homosexuel(le) ?  Pourquoi ne pas commencer par le respect, par l'accueil... ? Pourquoi refuser de prendre en compte ce qui se passe dans un couple -singulier – d'homosexuel(les) ? Pourquoi imposer un schéma binaire, 'religieux et symbolique' à une société civile qui décide d'appréhender ses marges.

Le symbolique n'est en rien remis en cause... ! Le mythe extraordinairement riche de l'humain « homme et femme », séparé ensuite en « un homme et une femme », peut rester sans crainte une très belle analogie pour exprimer l’anthropologie chrétienne … aucun souci !

L'homosexualité se situe à la marge, et a toujours existé. Elle n'est plus un délit, n'est-il pas bon que cela soit ainsi ? Chrétien, Jésus nous assène l'idée que nous ne serons pas « jugé » sur un comportement, mais sur l'amour ou l’intention qui le sous-tend...
L-homme-en-marcheA l'époque de Jésus, des explications morales tentaient de comprendre les comportements des personnes malades psychiques, par la possession de leur esprit par un « esprit mauvais » ...etc. Il me semble acquis, et un bien, que de reconnaître que «  la morale » évolue.

 

Je trouve extraordinaire que l'actualité ai pu, avec ce débat, nous permettre de poser cette question essentielle, de la lecture des « signes de temps ». J'ai vraiment le désir de continuer ce questionnement... A suivre, donc.

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François, nouvel évêque de Rome

Publié le par Perceval

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L'Argentin Jorge Mario Bergoglio à Buenos Aires le 13 février 2013

L'histoire de notre Église s'enrichit aujourd'hui d'un nouvel évêque de Rome. Le signe reçut, hier soir, au travers de l'élection de François, prêtre jésuite et d'origine hors européenne, par un conclave de vieux messieurs, est positif...

Ils ne pouvaient – de toute manière - faire mieux que choisir : un prélat, un homme, âgé..( conservateur qui s'est prononcé contre le mariage homosexuel et l'adoption par des homosexuels...) . - ils l'ont choisi du bout du monde, ils ont choisi un jésuite, et il renforce le message en souhaitant bâtir la suite de l'histoire de notre Eglise, sous le nom de François : François le pauvre d'Assise et François Xavier le co-fondateur de la Compagnie de Jésus et « apôtres des Indes ».

François Xavier était persuadé – après avoir rencontré les japonais - que pour évangéliser l'Asie, il fallait commencer par la Chine... Il meurt sur l'île de Sancian (1552). matteo ricciEn 1552, Mattéo Ricci naît en Italie, il sera un des premiers jésuites à pénétrer en Chine en 1583, et ce qui me paraît très important, c'est son approche de dialogue avec les moines bouddhistes et les lettrés. Il les respecte au point de s'habiller comme eux, d'apprendre leur langue et leurs textes de référence, de pratiquer leurs coutumes …

A Rome, les prélats craignent qu'accepter certains rites reviennent à favoriser le 'paganisme'. Le pape Clément XI interdit ces pratiques en 1704 et ,quarante ans plus tard, la bulle « Omnium Sollicitudinum » proscrit définitivement l'adaptation des rites chrétiens aux «rites non chrétiens».

Malgré un succès remarquable de l'apostolat de Ricci, l'incompréhension dont la papauté fait preuve à l'occasion de la ' querelle des rites ' détourne nombre de chinois : En 1717, l'empereur interdit la prédication chrétienne en Chine et dès 1723, les missionnaires sont expulsés et les chrétiens persécutés.

Giotto, Saint François devant le crucifix de saint Damien
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Après sa conversion, François se fait maçon et rénove les églises et chapelles des environs d'Assise pendant trois ans. Il mendie pour se nourrir et couche dans les lieux qu'il restaure. Il reconstruit Saint Damien, Saint-Pierre et la Portioncule. C'est à celle-ci que François connaîtra un autre tournant de sa vie. Alors qu'il assiste à la messe, "il entendit lire l'évangile de l'envoi des disciples en mission" . Il découvre à ce moment ce que le Christ attend de lui et comprend le vrai sens des paroles de l'épisode du crucifix de Saint Damien. Il sait maintenant qu'il doit reconstruire l'Église en prêchant l'évangile et la paix. C'est donc en février 1208 que commence sa prédication itinérante.

La rencontre de François d'Assise et du sultan égyptien Al Kamil, en septembre 1219, est présentée de nos jours comme un geste prophétique, signe d'espérance dans la capacité des religions monothéistes à dialoguer en paix. Il n'en a pas toujours été ainsi.

Je souhaite que les leçons de l'histoire, permette à notre Eglise de dialoguer enfin avec les autres religions, en reconnaissant dans chacune d'elles     et dans la sagesse humaine qu'elle soit agnostique ou même athée, les germes d'une connaissance plurielle … et qui participent à la révélation du divin.

 

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Nous sommes aussi l'Eglise ...

Publié le par Perceval

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Une institution d’un autre temps

Nous aimerions que la décision honorable de Benoît XVI de démissionner soit vécue comme un moment privilégié pour inviter les communautés catholiques à repenser leur structure de gouvernance et les privilèges médiévaux que cette structure comporte. La papauté et le Vatican constituent un état masculin à part, qui possède une représentation diplomatique influente, et qui est aussi servi par des milliers de femmes à travers le monde, dans différentes instances de son organisation. L’institution est un système dominé par des fonctionnaires convaincus de leur idéologie qu’ils attribuent à l’Esprit saint. Ce système est bien éloigné de l’attention de Jésus pour les plus fragilisés de la société, de la gratuité de Jésus, de son approche confiante envers le Monde. Jésus savait lire les signes en son temps ; pour le faire aujourd’hui, il faut être en prise avec la réalité.

 A l’écoute du monde d’aujourd’hui

Les cardinaux qui vont se réunir et qui ont la responsabilité de décider du futur de l’Église, vont-ils ignorer qu’en dehors d’eux il y a le monde – qui est en grandes difficultés  – et que ce sont les laïcs qui y travaillent ? Et qu’en conséquence, il y aurait intérêt à écouter ce qu’ils disent dans leur diversité de culture et d’expression de foi ? A faire confiance au Peuple de Dieu, au lieu d’en être le gardien, aux femmes et aux hommes qui s’engagent partout dans le monde pour annoncer l’Evangile et son message libérateur et émancipateur.

Vers une audace évangélique

Nous attendons des cardinaux électeurs que la peur, la honte, l’humiliation, qui en ce moment assiègent l’Eglise en tant qu’institution, ne les détournent pas de tenter le « nouveau » là où l’« ancien » est mort, de rechercher une alternative prophétique, capable de refaire surgir les idées les plus révolutionnaires pour lui donner une nouvelle force évangélique.

Nous attendons de l’Eglise qu’elle repense sa relation à l’Ecriture selon laquelle Dieu aurait révélé des vérités éternelles, contenues dans la Bible, et dont elle serait la seule dépositaire. Parce que Dieu entre en relation avec l’humanité, et que la Bible est le récit de l’expérience de cette relation, nous pensons que le rôle de l’Eglise est de faciliter la poursuite de cette expérience – et non de donner des leçons à tous – en s’inspirant des Ecritures et en se mettant à l’écoute des plus pauvres.

 Libérer l’intelligence de l’Eglise

L’Eglise en crise a plus que jamais besoin d’esprits libres. Une première mesure à prendre serait de rendre la voix aux théologiens prophètes qui furent condamnés au silence, pour, avec eux, ouvrir de nouveaux chemins d’espérance pour une humanité qui cherche elle aussi de nouveaux horizons. Il s’agit de libérer avec confiance l’intelligence de l’Eglise, qui a été verrouillée par des condamnations et des excommunications d’un autre temps.

 Nous sommes ouverts à l’espoir d’un changement à la tête de l’Eglise et nous accueillerons avec joie tout ce qui ira dans le sens d’une plus grande fidélité à l’Evangile. Mais nous sommes surtout convaincus que notre mission première n’est pas d’œuvrer au maintien d’une structure ecclésiale, mais de nous risquer à vivre l’Evangile au cœur de l’humanité.

Texte adopté par le Conseil d’Administration de NSAE dans sa réunion du 2 mars 2013

 

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Le 11 mars 2011, accident nucléaire à la centrale Fukushima Daiichi

Publié le par Perceval

Fuku-employes-tepco-16-mars.jpgLe 11 mars 2011, un violent séisme au large du Japon provoque un très grave accident nucléaire à la centrale Fukushima Daiichi.

Samedi 09 mars 2013 à Tokyo, des milliers de manifestants ont défilé pour exiger l'abandon rapide de l'énergie nucléaire au Japon...

Cette catastrophe nucléaire a représenté le pire désastre pour le secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Elle a entraîné le rejet massif de radiations et poussé quelque 160.000 personnes à abandonner leur domicile.

La question de l'usage de l'énergie nucléaire suscite toujours débats et inquiétudes dans l'archipel, mais l'abandon total de l'atome n'est plus au programme.

Actuellement, seuls deux des 50 réacteurs du pays sont en exploitation : les n°3 et 4 de la centrale d'Ohi, située dans la préfecture de Fukui sur la côte centre-ouest du Japon, qui ont été remis en fonctionnement en juillet 2012. 

Environs-Fukushima.jpgIl y a plusieurs degrés de contamination : Pour ce qui est de la contamination interne par l’eau et l’alimentation. "La sécurité alimentaire n’est absolument pas garantie", insiste Mycle Schneider ( expert indépendant en énergie nucléaire ). "L’eau et les aliments sont chargés en Césium dont la demi-vie physique est de 30 ans. Cela signifie qu’après 30 ans, il ne perd que la moitié de sa radioactivité. Le corps peut s’en débarrasser en quelques mois, mais les cellules, elles, se rappellent très bien de son passage".

 Aujourd’hui, les rejets de matières radioactives de la centrale sont plus faibles mais ils se poursuivent, et une partie de l’eau injectée dans les réacteurs s’échappe dans la nature par des fuites situées dans les cuves. Face à cette situation difficilement évaluable et contrôlable, habitants et gouvernement parlent beaucoup de décontamination, depuis deux ans. "Un mot magique qu’on n’avait jamais osé évoquer après Tchernobyl", précise Mycle Schneider. "Pour décontaminer une zone, il faudrait retirer une grande quantité de terre et la stocker. Comment fait-on pour décontaminer des centaines de kilomètres carrés de surface et de forêts ? J’ai vu des équipes de décontamination "nettoyer" des parkings au Karchër dont le seul résultat était de déplacer la matière radioactive d’un point à un autre. Il faut tenter de réduire la contamination, et c’est possible dans une certaine mesure, mais toute suggestion selon laquelle il serait possible de revenir à un état pré-Fukushima est ridicule. Ce n’est tout simplement pas réalisable."

Les gouvernants, les exploitants nucléaires et leurs fournisseurs devraient être tenus pleinement responsables d’une catastrophe nucléaire.

 

  •  En Allemagne :

Le stockage des déchets radioactifs en Allemagne vire au désastre. Les autorités de surveillance du nucléaire recommandent l’évacuation rapide des 126.000 barils de déchets emmagasinés depuis 1967 dans une mine de sel de Basse-Saxe rongée par les infiltrations ( la Croix du 8/02/2010)

  •  En France :

    pdg-d-Areva.jpg
    ERIC PIERMONT / AFP Luc Oursel, le pdg d'Areva.

« Nous sommes en train de rater le redémarrage de l’activité économique et industrielle de la France parce que les pouvoirs publics sont obnubilés par le nucléaire » Corine Lepage ( la Croix du 9/3/13 )

Areva reste optimiste sur l’avenir du nucléaire

Selon le groupe, la catastrophe de Fukushima n’a fait que retarder les projets nucléaires.

 

  • Au Japon:

Six réacteurs devraient même être relancés cette année, affirme son PDG Luc Oursel.

Fukushima-risk-manif.jpgLa compagnie d’électricité nippone Tokyo Electric Power (Tepco), en voie de nationalisation, a annoncé lundi ( 05/2012) une perte nette de près de 7,5 milliards d’euros pour l’exercice 2011-2012 achevé en mars, un trou dû aux conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima.

« La réalité-choc du nucléaire : ils empochent, vous payez ! »

 Au japon : «  Il faudra 40 ans pour vider et démonter la centrale »

Techniquement, rien n’est réglé, la catastrophe est toujours en cours.nucleaire-non-merci.jpg
Les poisons radioactifs sont toujours présents pour quelques siècles et actifs en silence.
Les centrales ruinées ne sont pas maîtrisées et relâchent toujours leurs toxiques dans l’air et dans l’eau.

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Des manifs, le vote et la loi sur le "mariage pour tous"

Publié le par Perceval

Mariage-pour-tous-Civitas-s-invite-a-l-Assemblee-nationale.jpgVote à l'Assemblée nationale: elle est composée de 577 députés dont 278 socialistes et 17 apparentés, 186 UMP et 10 apparentés, 29 UDI, 17 écologistes, 16 radicaux, 15 gauche et 7 non-inscrits (2 sièges vacants).

Observons le vote du 1er article de la loi sur le « mariage pour tous » : 348 votants, 346 exprimés dont 249 pour et 97 contre. En gros la gauche « pour » a fait le plein de ses voix si l’on excepte les excusés pour cause de grippe ou d’indisponibilité.vote-mariage-pour-tous-depute-249-voix-pour-97-contre.jpg

Mais où sont passés les députés de « droite » censés voter contre ? 98 votants pour 225 élus. Ridicule ...!

97/577=16.8% ..! En fait l'opposition nationale à cette réforme était très faible ! ou...Est-ce que cela vaut la peine de descendre dans la rue si les députés censés la soutenir sont aussi peu motivés ? ( la Croix: courrier 01/03/2013)

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