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ENSEMBLE CREUSONS UN PUITS

Publié le par Perceval

Histoire(vraie) contée par le PèreChristian de Chergé (Le frère Christian de Chergé était un des 7 moines enlevés et assassinés par le GIA en 1996 en Algérie ).


L'esprit des rencontres d'Assise  ou « ENSEMBLE CREUSONS UN PUITS »

Assise 2011 petite
« Depuis qu’un jour, il m’a demandé, tout à fait à l’improviste, de lui apprendre à prier, Mohammed (garde-champêtre à Tibhérine) a pris l’habitude de venir s’entretenir régulièrement avec moi. C’est un voisin. Nous avons une longue histoire de partage ….

Un jour, il trouva la formule pour me rappeler à l’ordre et sollicité un rendez-vous.
- Il y a longtemps que nous n’avons pas creusé notre puits !


Angelico san francesco fa la pova del fuoco davanti al sultL’image est restée. Nous l’employons quand nous éprouvons le besoin d’échanger en profondeur. Une fois par mode de plaisanterie je lui posais la question :
« Et au fond de notre puits, qu’est-ce que nous allons trouver ? De l’eau musulmane ou de l’eau chrétienne ?
Il m’a regardé mi-rieur, mi-chagriné :
Tout de même, il y a si longtemps que nous marchons ensemble et tu me poses encore cette question ?…
Tu sais, au fond de ce puits-là, ce qu’on trouve, c’est l’eau de Dieu  »

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Une Église peut-elle détenir la vérité ?

Publié le par Perceval

Sans doute, partageons nous aujourd’hui l’idée que la possession de la Vérité, conduit inévitablement à la violence… ! Galileo facing the Roman InquisitionLe scepticisme, le nihilisme ne nous en protègent pas non plus, à commencer par Pilate qui pose à Jésus cette question:« Qu’est-ce que la vérité? » (Jn 18,38), ce à quoi Pilate, représentant du pouvoir impérial, ne trouve aucune autre réponse que celle de le faire fouetter et torturer.


Rationnellement, nous pouvons proposer que : la vérité est la conformité qui doit exister entre - ce qui est - et ce que l'- on peut en dire- .

 

Ce qui, en spiritualité, est insatisfaisant, puisque « ce qui est » est indéfinissable … !


« Le mot hébreu 'emet’ est un dérivé de la racine 'aman’ qui signifie ce qui est solide, constant et sûr. C'est à cette racine qu'appartient l'acclamation liturgique Amen. L'homme biblique considère « vrai » ce sur quoi il peut se fier pour l'orientation de sa vie. » Yves Guillemette, prêtre

« C'est en Jésus que le chrétien trouve l'appui dont il a besoin pour orienter sa vie: « À qui irions-nous, Seigneur, proclame Pierre, tu as les paroles de la vie. » (Jn 6,68) Jésus se définit lui-même comme « le chemin, la vérité et la vie ». (Jn 14,6) » Y.G.


La ParoleDans la Bible on ne dit jamais « avoir la vérité ». Il est question d’agir selon la vérité (Jn 3,21)  

 « Celui  qui dit "J’aime Dieu" et déteste son frère ment. » (1 Jn 4,20). C’est alors que nous sommes dans la vérité.


Personne ne peut posséder Jésus, aucune Église ni même le christianisme.

Peut-on parler au nom de la Vérité ? Nous pouvons interpréter la Parole de Vérité ; et un « maître » peut-nous montrer le chemin à suivre … Nous n’avons pas la vérité mais nous laissons l’Esprit nous la dire, par l’Évangile .. Cette Vérité, ne se sait pas… au mieux, elle se connaît ( se vit, se pratique, s’éprouve …).

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Dieu, l'homme et l'Eglise.

Publié le par Perceval

 

 

Dieu avait besoin d'un père pour Son peuple.

Il choisit Abraham (un vieillard !). Abraham se leva.

 

Dieu avait besoin d'un porte-parole.

Il choisit un timide, qui bégayait ! Moïse se leva.

 

Dieu avait besoin d'un chef pour conduire Son peuple.

Il choisit le plus petit, le plus faible ! David se leva.

 

Dieu avait besoin d'un roc pour poser l'édifice.

Il choisit un renégat ! Pierre se leva.

 

Dieu avait besoin d'un visage pour dire aux hommes l'amour.

Il choisit une prostitué ! Ce fut Marie de Magdala.

 

Dieu avait besoin d'un témoin pour crier Son message.

Il choisit un persécuteur ! Ce fut Paul de Tarse.

 

Dieu avait besoin de quelqu'un pour que Son peuple se rassemble

Et qu'il aille vers les autres !

Il t'a choisi, même si tu trembles, même si tu vieillis....

Pourrais-tu ne pas te lever ?jésus jardin oliviers agonie

 


Mgr Jean-Baptiste Pham-Minh-Man,
Archevêque de Saïgon.

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de l'allocution prononcée à la fin du Concile de Vatican II le 8 décembre 1965 par le Cardinal Franz König

 

 

Que l'Eglise du Christ soit : une Eglise qui accueille, une Eglise des portes ouvertes.

Une Eglise qui réchauffe, une Eglise maternelle.

Une Eglise pleine de compréhension et de compassion, qui accompagne toute pensée, toute joie et toute souffrance.

Une Eglise qui rit avec les hommes et qui pleure avec eux.

Une Eglise pour qui rien n'est étranger et qui ne se comporte pas comme une étrangère.

Une Eglise humaine, une Eglise à notre mesure.

Une Eglise qui sait attendre ses enfants comme une mère.

Une Eglise qui cherche ses enfants et marche à leur suite.

Une Eglise qui va chercher les hommes là où ils sont : au travail et dans leurs loisirs, aux portes des usines et sur les terrains de foot-ball, entre les quatre murs de leurs foyers.

Une Eglise des jours de fêtes et une Eglise du traintrain quotidien.

Une Eglise qui ne se livre pas au commerce et qui ne marchande pas, qui n'impose pas de conditions et n'exige pas de garanties.

Une Eglise qui ne s'enferre pas dans la politique. Une Eglise qui ne fait pas de morale.

Une Eglise qui n'exige pas et ne délivre pas des attestations de bon comportement.

Une Eglise des petits, des pauvres qui n'ont pas connu le succès, de ceux qui ploient avec peine sous leur fardeau, de ceux qui connaissent ou ont connu l'échec dans leur existence, dans leur profession, dans leur vie de couple.

Une Eglise de ceux qui restent dans l'ombre, de ceux qui pleurent et connaissent le deuil.

Une Eglise de ceux qui vivent avec dignité, mais également des gens indignes, des saints mais aussi des pécheurs.

Une Eglise qui cherche non pas de pieuses paroles, mais l'action discrète qui apporte une aide.  

Une Eglise du Peuple.                                                    

 

Cardinal Franz König (1905-2004) : Extrait de son allocution prononcée à la fin du Concile de Vatican II, le 8 décembre 1965.

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L'avenir de l'Eglise...

Publié le par Perceval

" Voilà des siècles que l'Esprit semble souffler davantage hors des Eglises que dedans, arbre couche -Soutine Chaim 1893-1943chez les philosophes, les humanistes, les savants, les artistes, les sociologues et les politiques plutôt que chez les responsables de nos Eglises. Pendant que nous nous occupions de nos problèmes internes, de nos cultes, de nos modes liturgiques, de nos exégèses, de nos querelles ecclésiastiques, le monde inventait, souvent malgré nous et contre nous, la démocratie, la laïcité, la tolérance, le socialisme, l'évolution, la psychologie des profondeurs, l'égalité des droits, l'instruction obligatoire, la décolonisation, l'émancipation des femmes, des Noirs, l'éducation sexuelle et la contraception. Les Eglises ont fini par suivre le mouvement après la résistance et avec retard, tous en se proclamant " expertes en humanité " !

Louis Evely ( milieu du XXème siècle )

 

 

declaration droits hommeEn décalage avec la plupart des centres d’intérêt de nos contemporains, Catholiques, nous sommes depuis quelques siècles en retard d’une révolution… Paradoxalement ( comme notre Dieu …) cette position ( que je n’ai pas choisie…) nous assure d’un avantage certain. Je vais y venir.. Auparavant, il nous faut reconnaître également que la question de la morale ( respect d’autrui, règles de vie…) n’est plus une question religieuse, mais une question que la société laïque, s’est appropriée… Notre morale, aujourd’hui, reconnue par tous, c’est celle des « Droits de l’homme ».

«  Nos sociétés ont développé de fort belles morales du respect de l’autre, elles ont en plus la liberté d’entreprise, mais en terme de spiritualité, elles en sont quasiment au niveau zéro. » L. Ferry

Le XXème siècle, fut le siècle de la déconstruction ( la tonalité en musique, la figuration en peinture, le roman, la morale bourgeoise …etc. Aujourd’hui, le résultat en est l’individualisme, le libéralisme… ( après le marxisme, le nazisme … encore des amour« ismes » …) …

Une autre caractéristique - propre à notre époque moderne – c’est le mariage d’amour. Et, c’est l’utilisation, sans retenue, de ce mot «  amour » .. ! Il est assez récent que le mariage soit devenu une institution qui valorise et généralise le sentiment, et non pas l’économie. Quand on ne s’aime plus, on se sépare… !famille La famille contemporaine est devenue un noyau resserré sur elle-même ( un clan ), sacralisant l’enfant et rejetant le vieillard. Si on ne meurt plus pour Dieu ou la patrie, on peut se sacrifier pour son enfant …

 

Le constat est qu’aujourd’hui, devant un deuil, devant une dégradation sociale, une rupture, la maladie, la mort …nous sommes désorientés… ( C’est ( dans le langage chrétien ) la question du salut ).

arbre-Jesse

Alors, malgré cette situation ( mais qui est aussi un « signe des temps » ), l’avantage que me procure mon catholicisme, c’est sa « Tradition ». Elle échappe à toute révolution ; elle reste vivante et reliée aux hommes et aux femmes du passé. Elle est la sève d’un arbre, l’Eglise. Il produit toutes sortes de fruits… Il participe à la forêt  du vivant…

 

A hauteur de l’univers et de l’infiniment complexe, nous apprenons et expérimentons que le salut ( message christique ) est plus vaste que les réponses qu’attend notre égo, mais il est à la mesure de l’homme, dans une perspective ( fin des temps ) de divinisation, ou d’humanisation ( ce qui se rejoint…).

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Religion et politique.

Publié le par Perceval

Les extraits ci-dessous proviennent du documents de la conférence des évêques de france: " Élections : un vote pour quelle société ? ".

 

Abbé Pierre et mère térésa«Beaucoup de comportements cyniques ou simplement irréfléchis ont conduit à la perte du sens d’une destinée commune, à commencer par l’affirmation selon laquelle chacun n’a de comptes à rendre qu’à lui-même en oubliant que les droits n’ont de sens qu’en lien avec des responsabilités […] lorsque le sens de l’existence ne passe plus par le lien à autrui, la perception même de l’intérêt général est brouillée. Les propositions politiques de long terme sont dévalorisées. Les attentes des citoyens s’en trouvent faussées.

l n’y a plus de hiérarchie des priorités et chacun réclame l’intervention de l’État pour ses problèmes particuliers! » [2] [2] CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE, CONSEIL FAMILLE ET SOCIÉTÉ, Grandir dans la crise, coéd. Bayard/Cerf/ FleurusMame, coll. Documents d’Église, mars 2011, page 18-19.

 

 

ZachéeSi « l’Église ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible […], elle ne peut ni ne doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice. Elle doit s’insérer en elle par la voie de l’argumentation rationnelle et elle doit réveiller les forces spirituelles, sans lesquelles la justice, qui requiert aussi des renoncements, ne peut s’affirmer ni se développer » [3]. [3] BENOÎT XVI, Deus caritas est, n° 28, 2006.

 

 

scandale jesus zachéeLe véritable développement humain suppose « des hommes droits, des acteurs économiques et des hommes politiques fortement interpellés dans leur conscience par le souci du bien commun. La compétence professionnelle et la cohérence morale sont nécessaires l’une et l’autre » ! [4] [4] BENOÎT XVI, Caritas in veritate, n° 71, 2009.

 

 

« La crise couvait depuis longtemps. Elle s’est manifestée d’abord dans le domaine écologique. Puis les crises alimentaire, financière, économique, monétaire et sociale se sont succédées rapidement, révélant une crise bien plus profonde, une crise spirituelle, une crise de sens. Cette crise du sens profond de l’existence a été masquée par une confiance excessive dans l’économie libérale. Il est clair aujourd’hui que l’économie seule ne peut fournir les réponses adéquates à tous les problèmes de société » [5]. [5] IBID., Grandir dans la crise, page 29.

 

 

« On voudrait être convaincu que les dérives financières de 2008 n’ont pas été oubliées et que les événements qui les ont provoquées n’ont pas repris leurs cours. Les contrôles réels des flux financiers, au niveau national et international, peinent à se mettre en place. L’illusion d’une grande distribution des fonds publics continue de masquer les failles structurelles de notre pays et contribue à prolonger le rêve d’une société de consommation saTrès riche le chatns rapport réel avec les moyens disponibles, ni dans les foyers ni dans la société.

L’appel que nous lançons régulièrement à promouvoir de nouveaux modes de vie n’est pas une incantation moralisante.

C’est plutôt l’avertissement que la raison humaine doit lancer devant les excès de notre système » [6]. [6] Cal ANDRÉ VINGTTROIS, Discours d’ouverture, Assemblée plénière, Lourdes 2011.

 

 

Une redéfinition du bien commun est sans doute nécessaire. « Il appartient à chacun d’intégrer que ses envies personnelles ne peuvent être l’unique ressort de son agir et de son jugement. Il est fort possible que la prise en compte du bien commun demande des sacrifices à chacun » [7]. [7] IBID., Grandir dans la crise, page 47.

 

 

« Aucun pays ne peut penser être en mesure de faire face seul aux problèmes migratoires de notre temps. Nous sommes tous témoins du poids de souffrances, de malaises, et d’aspirations qui accompagnent les flux migratoires. […] les travailleurs étrangers, malgré les difficultés liées à leur intégration apportent par leur travail une contribution appréciable au développement économique du pays qui les accueille, mais aussi à leur pays d’origine par leur envoi d’argent. Il est évident que ces travailleurs ne doivent pas être considérés comme une marchandise ou simplement comme une force de travail […]. Tout migrant est une personne humaine qui, en tant que telle, possède des droits fondamentaux inaliénables qui doivent être respectés par tous et en toute circonstance » [8]. [8] BENOÎT XVI, Caritas in veritate, n° 62, 2009.

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Une pensée symbolique opposée à une « pensée laïque »

Publié le par Perceval

jupiter-et-thetis ingresDe même que les « athées » ont autant  besoin d’un faux dieu, que le plus superstitieux des croyants ; de même la pensée laïque ne s’exprime qu’en face d’une pensée religieuse de type « ancien régime ».

 

Si l’homme « moderne » peut s’émanciper d’une pensée magique, il ne peut que souffrir d’une pensée idéologiquement laïque, qu’il suffit d’appeler, peut-être, matérialiste…

Il faut cependant dissocier la laïcité, de la "pensée laïque". La laïcité, représente en effet un contrat social ( contre l'Eglise du XIXème siècle ) qui écarte du pouvoir politique la prétention idéologique d’un pouvoir religieux. Après un XIX ème siècle « intégriste », et un XXème siècle idéologique , cette mesure est encore la plus saine… Politiquement, je reste aujourd’hui profondément laïque.

Jesus et la samaritaine

Cependant, je partage avec J. Kelen, la crainte d’une « pensée laïque »… Celle qui ampute l’homme de ses racines célestes et ne le considère qu’en être de besoin.

Il est flagrant, en ce début de XXIème siècle, que le joug du déterminisme libéral et du profit économique asservit l’homme plus profondément que ne l’ont fait les dieux antiques …John Atkinson Grimshaw Elaine2

«  J’appelle pensée laïque , vraiment laide, celle qui a substitué au cœur rayonnant le psychisme, au corps amoureux le sexuel, et au mystère de l’étreinte l’orgasme obligatoire. J’appelle pensée laïque celle qui rabote et uniformise, fait d’un individu irremplaçable un robot utilitaire et fait primer l’information sur la culture, le droit sur le mérite personnel et l’assistanat sur l’exigence »..J. Kelen


Non pas que le psychisme ,la sexualité, l’assistanat … ne soient pas à prendre en compte, mais ils ne portent pas en eux-mêmes - éducation et valeur – ils sont de l’ordre de la consommation et non de l’idéal … «  La vulgarité, c’est d’empêcher ce qui est beau, noble et gratuit… » J.K.


La pensée symbolique, les mythes développent la sensibilité, l’imagination, le goût du jeu, sans oublier leur valeur initiatique. John Duncan TheTakingOfExcalibur c1897 100Contrairement à l’idéologie, la pensée symbolique est infiniment ouverte, non dogmatique ( même si elle utilise le dogme ( à développer .. ! )) et oblige chacun à réinterpréter sans arrêt à la lumière de l’expérience personnelle.

Une pensée laïque ou intégriste, ne peut engendrer que des stéréotypes, des clones et aussi des fanatiques… seule une pensée globale, reliée, peut faire de l’homme un roi ( ou un Homme ). La pensée laïque ne peut que trop facilement s’en prendre à la religion dite «  judéo-chrétienne », avec son poids de culpabilité, cette notion de chute originelle, son mépris du corps et la honte de soi … ! Pourtant, un peu de distance et la rencontre d’hommes et de femmes remarquables des siècles passés montrent que ces « maîtres » n’ont pas dédaigné les vertus chrétiennes, ni l’étude des autres religions …

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La figure du Roi selon Jacqueline Kelen.

Publié le par Perceval

Poète, aventurier, amoureux ou chevalier, méditant ou voluptueux… les hommes convergent vers une figure centrale : celle du Roi.images

 

Le roi, parce que celui qu’on dénomme ainsi dans les contes ou les mythes incarne la perfection et la totalité… Seul et rayonnant, il est circulaire et centré…

Il est le juste ou parfait;  le magnanime ou le Vertueux. Il s’efface, il a l'humilité du puissant…

Il est cet homme souverain, jamais statique, toujours vibrant et voyageant sur terre et dans l’au-delà ; cet homme si vaste qu’il est à lui seul un monde.

Il prend tout à cœur, et il a cœur de remédier au malheur du monde. Non seulement il œuvre pour l’éternel, mais il œuvre sur cette terre.. Sa puissance n’est pas de domination mais de compassion et de service…

arthur2 

 

Le souverain est si lié à son royaume que la terre dépérit si lui-même s’affaiblit. Sa responsabilité s’avère donc immense : là est son seul titre de gloire. Rien ne saurait lui être étranger, indifférent. Il vit dans la ferveur, dans l’abime de la douleur, comme dans l’exaltation de la joie.

 

 

Le Roi représente le Dieu en soi… Fréquenter la beauté, se vouloir du roi ( rex, regis ), imiter Jésus ( François de salle )…

On n’a rien trouvé de mieux jusqu’ici pour développer sa sensibilité et accroître ses vertus… Si ce n’est par l’éducation, il reste l’immense ressources des livres, des contes, des œuvres d’art, il reste le silence et la réflexion solitaire.

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Printemps arabe, aussi au cinéma ...

Publié le par Perceval

photo-Et-maintenant-on-va-ou-2011-11L’actualité est au « printemps arabe » et aux films qui mettent de la gravité et de la joie au cœur…

Vite, ne ratez pas, et «  le cochon de Gaza » et surtout «  Et maintenant, on va où ?»…

 

« La réalisatrice libanaise Nadine Labaki s’attache aux femmes d’un petit village perdu dans les collines avec pour seul lien avec la civilisation un pont qui menace de s’écrouler depuis les derniers conflits. Malgré l’isolement du lieu où chrétiens et musulmans vivent en harmonie depuis des années, arrivent de la ville les échos de tensions religieuses qui refont surface. Pour distraire leurs maris et leurs fils et leur faire oublier leurs différences, les femmes du village, à l’imagination débordante, sont prêtes à utiliser tous les stratagèmes possibles, de la troupe de danseuses russes à l’exotisme sensuel jusqu’au space cake version libanaise… ».et maintenant on va ou


Dans ce film, la fable n’est pas féministe, elle est humaniste. Et grâce aux femmes, pleine d’avenir.

Si la religion est à l’origine culturelle de la division, elle peut, influencée par les femmes, convertir tous les messages d’exclusion et de division que les institutions ont nourri depuis des siècles…

C’est un film jubilatoire, un quelque chose d'Emir Kusturica, avec des rires et des larmes.

 

l-affiche-du-film-le-cochon-de-gaza-de-sylvain-estibal

 

 

 

 

Du rocambolesque, de l’absurde… décidément « le culte de la virilité » n’est pas bien vu...! C’est dans «  le cochon de Gaza »… !

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Nous sommes aussi l'Eglise

Publié le par Perceval

A l’occasion de la visite du pape Benoit XVI, en Allemagne, le mouvement contestataire "Wir sind Kirche" ("Nous sommes l'Église")WirSindKirche2, a retenu l’attention du pape et des chrétiens… En effet, L’Église compte aussi des « indignés » dans ses rangs. Ils réclament notamment des eucharisties sans prêtre ou l’ordination de laïcs mariés.


« Seigneur, nous te prions pour que les autorités de l’Église et la base des croyants puissent mieux se comprendre. » Le dimanche 11 septembre, l’intention de prière résonne de façon particulière sous les voûtes de la petite église de Probstdorf, à une trentaine de kilomètres de Vienne. L’homme qui se tient derrière l’autel n’est autre que le père Schüller. Ce prêtre de 59 ans au regard bleu saphir est le chef de file de l’association Pfarrer Initiative (« les curés prennent les devants »), qui défie depuis trois mois l’épiscopat sous la forme d’un « appel à la désobéissance ». Les prêtres affirment vouloir transgresser plusieurs règles de l’Église. Ils vont donner la communion aux divorcés remariés et aux protestants. (article publié dans La Vie n° 3446 du 15 Septembre 2011).

 

« Si l’apôtre Paul n’avait pas fait pression sur ses chefs pour que l’Évangile soit annoncé aux non-juifs, l’Église n’existerait pas ! Si l’Église s’était remise en question à temps, on n’aurait pas eu la Réforme ! »….

 

Benoit XVI allemagneLors d’un discours improvisé adressé aux séminaristes de Fribourg-en-Brisgau, Benoît XVI médite sur le nom – "Nous sommes aussi l’Église" ( En France : NSAE ) – du mouvement de contestation ecclésiale le plus répandu et le plus actif dans les pays de langue allemande…

« Je dis parfois que saint Paul a écrit : 'Croire vient de l’écoute' non de la lecture. Le croire a besoin également de la lecture, mais il vient de l’écoute, cela veut dire de la Parole vivante, de l’encouragement des autres que je peux écouter, de l’encouragement de l’Église au long des âges, de la parole que vous donnent maintenant les prêtres, les évêques et les prochains. Le 'toi' fait partie du croire, fait partie du 'nous'. Et le fait de s’entraîner à se supporter réciproquement, est très important ; apprendre à accepter l’autre comme un autre dans son altérité, et apprendre par là qu’il doit me supporter comme étant un autre dans mon altérité, afin de devenir un 'nous', afin de pouvoir ensuite constituer un jour une communauté paroissiale, de pouvoir appeler des personnes dans l’unité de la Parole et d’être ensemble en chemin vers le Dieu vivant. »

« Lorsque nous disons : 'Nous sommes l’Église' - oui, c’est vrai : Nous la sommes nous, et pas n’importe qui. Mais, le 'nous' va au-delà du groupe qui vient de l’affirmer. Le 'nous' est l’ensemble de la communauté des croyants d’aujourd’hui et de tous les lieux et de tous les temps. Et je dis toujours : Oui, il existe, pour ainsi dire, dans la communauté des croyants la sentence de la majorité de fait, mais il ne peut jamais y avoir une majorité contre les Apôtres et les Saints, il s’agit alors d’une fausse majorité. Nous sommes l’Église, soyons-le donc ! Soyons-le par le fait de nous ouvrir et d’aller au-delà de nous-mêmes, et soyons-le avec les autres". »

 

En reprenant ces paroles de Benoit XVI, effectivement je pense que le «  nous »  ne peut être un "nous" qui se sépare et qui s’oppose, c’est pour cela que ces « indignés » se nomment «  nous sommes aussi l’Eglise », c’est un nous qui s’inclut dans l’Eglise de tous les lieux et de tous les temps".

 

NSAE header-mLes catholiques de NSAE, sont AUSSI L’ÉGLISE « et nous voulons qu’elle soit l’Église de tou(te)s les ami(e)s de Jésus Christ (Jn 15/14), quelles que soient leurs façons de penser, de croire, de vivre ou d’aimer.

Nous voulons qu’elle prenne à son compte l’appel de Jésus Christ à la délivrance des opprimés et à la libération des exploités (Lc 4/18-19 en écho à Is 61/1).

Pour cela, nous voulons réagir à la domination des forces d’immobilisme dans l’Église et d’oppression dans la société, et contre toutes les exclusions que les unes et les autres génèrent.

Nous voulons une Église heureuse au cœur de la modernité et de la laïcité et qui sache rejoindre avec lucidité, au-delà des dogmes et des rites, la vie et les questions des femmes et des hommes de notre temps.

NOUS SOMMES AUSSI L’ÉGLISE et nous en dénonçons les dérives sectaires car nous concevons l’Eglise comme un espace de liberté pour la parole, la pensée et la recherche théologiques. »

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