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Du souci... à la "déposition"

Publié le par Perceval

En ce temps de «  Rentrée », si je prépare une organisation optimale pour la bonne marche de mon établissement ; je me prépare aussi mentalement, plutôt spirituellement, à faire face à ma fragilité devant le ‘ souci ‘. Le souci est un objet mental insidieux - dans sa manifestation - qui se nourrit de lui-même et tel un parasite emplit l’esprit… L’objet de la spiritualité étant de rendre notre esprit disponible à l’Esprit, ce parasite est réellement une maladie de l’âme ( corps+psyché+esprit).


La formule des bouddhistes est très connue : “Ni refus ni appropriation” de ce qui se présente. Je n’écarte pas ce qui se présente, je ne le prends pas. Cette attitude est la meilleure manière d’aborder le problème. …

Pour entrainer son âme vers la pratique de la voie : le chemin privilégié est ‘ La méditation ‘… Discipline régulière, et le plus souvent solitaire…


Le christianisme, adopte la même attitude avec la médiation de la Présence de Jésus…

« Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. »

Ceci est:

- Un appel

- Une invitation à appeler

- La promesse d'être accueillis, entendus et secourus.

Le terme ‘ catholique ‘ est la « déposition » : « L'acte de déposition est un cheminement spirituel, un acte d'espérance et de confiance »

Dans le langage chrétien,  nous disons :

« Déposer, c'est prendre notre souffrance, notre dépression, notre colère, notre angoisse, mais aussi notre attente et notre joie et les remettre entre les mains de Dieu pour les porter avec le Christ.

Déposer, c'est prendre un « temps de repos » afin de mettre en « dépôt » sous le regard du Seigneur, toutes nos valeurs humaines et de nous laisser sanctifier par l'Esprit Saint.

Déposer, c'est louer Dieu et lui rendre grâces. (Matthieu 11. 28-30) » Suzanne Giuseppi, Franciscaine séculière, accompagnatrice spirituelle

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Régis DEBRAY

Publié le par Perceval

J’aime lire Régis Debray, il rend le lecteur intelligent. Il me semble fondamental à tout chrétien, qui désire approfondir le contexte de sa foi, de lire les auteurs agnostiques et athées.

Régis Debray, est passionné par le «  fait religieux ». Il constate et reconnaît que toute société a besoin de sacré. La transcendance, est «  le point de fuite, qui assure à la fois cohérence et pérennité…  » Ce peut-être un ancêtre, un mythe, un texte, une attente «  c’est ce qu’on appelle le sacré ».

Je pense que R. Debray, - après avoir espéré, que l’homme puisse se libérer du sacré, - aspire aujourd’hui à une société, qui ferait de la fraternité, par exemple son idéal sacré, mais fondé sur quoi.. ?
Il ne compte – au temps de l’urgence écologique-  ni sur la ‘ Terre-patrie ‘, ni sur une ‘ Terre-Gaïa ‘… R. Debray, ne semble plus avoir d’utopie … !

 

«  Ce n’est pas sur cette montagne ni à Jérusalem qu’il faut adorer Dieu, mais en esprit et en vérité » ( Jean, 4 )

R. Debray, remarque que dès que Jésus meurt « les disciples lui font, si j’ose dire, du sacré dans le dos »… ‘ Hors de l’Eglise, point de salut ‘ etc …

Oui, bien sûr… Mais, précisément, le message… ( ‘ originel ‘ , en tout cas transcrit …) est autre … !

Régis Debray dédaigne la spiritualité : narcissique. Pour lui, la religion élève : du spirituel au religieux : du solitaire au solidaire …

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La rentrée, la vie ... quoi!

Publié le par Perceval

Changer de rythme de vie, changer d'occupation …: c'est changer de vie. Quelle vie, pourquoi faire, .. ?


Etre « vivant », ce peut-être : bien manger, boire, rire… Toute la palette des plaisirs sensuels …, peut-être les sensations fortes ?


Différentes école de spiritualité vont insister sur les qualités d’un cœur équanine, rechercher l’absence de trouble … La grande sagesse de chacune d’elle, insiste - en priorité - sur la capacité « d’être vivant ».

Qu’est-ce qu’ « Etre vivant » ?

-          Ressentir la peur, la tristesse, la joie et la colère ( 4 ressentis de base en psycho….). Retrouver des émotions enfouies, « interdites ? »

-          Etre vivant, c’est se rendre vulnérable, laisser les évènements nous « travailler »… Faire face, perdre ses illusions et se libérer …

-          Etre vivant, c’est désirer… Les dépendances,(  mêmes elles )!, sont comme des fruits qui doivent murir et tomber naturellement. La vocation de la spiritualité c’est la liberté ; elle nous propose de renoncer aux esclavages telles que nos illusions, nos dépendances, nos complaisances. Ce que nous sommes appelés à être, ne doit pas être confondu avec ce que les déterminismes puissants nous conditionnent !

-          Etre vivant, c’est assumer nos responsabilités, vivre dans la réalité. Mettre de l’ordre dans sa vie, c’est être « attentif ».

-          …

 

Ces quelques règles communément partagées par les voie spirituelles, m’apparaissent également comme des critères de lecture sur mon chemin catholique. A partir d’elles, et d’autres encore : discerner, interpréter …

C’est ce que fait Louis Evely, quand il écrit :

« Quand Jésus dit : " Je suis la vie ", cela n'a de sens que si l'on vit sa propre vie de la même vie dont Jésus a vécu. Il m'a fallu longtemps pour m'émerveiller à cette vérité, pour apprendre que c'est la vie qui est le vrai chemin vers Dieu. C'est la vie qui doit m'apprendre Dieu, une vie vécue en plénitude, une vie large, ouverte, en relation avec tous les hommes… »

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Athée comme ....

Publié le par Perceval

Je me ressens « athée » comme un bouddhiste.

Dans le même contexte spirituel de l’orient, le bouddhisme s’oppose à l’hindouisme sur la question de Dieu. Dans la relation ‘  cause-effet ‘, Dieu apparaît comme le caractère nécessaire, et ensuite comme l’ordonnateur d’une création juste… Cette argumentation ne me satisfait pas … La connaissance physique ne me paraît pas du niveau divin, les questions relatives au pourquoi et au comment ne peuvent qu’être mal posées et sans rapport avec ‘l’inconnaissable’ . Le bouddhisme se dispense de tout recours à un dieu créateur… Est-il nécessaire de poser un fondement causal éternel à un monde impermanent ? Le théisme ne parvient qu’à se prendre les pieds dans ses contradictions… Ce Dieu, n’est d’aucune ‘ utilité ‘,sa question est vaine et sa démonstration absurde.

Le bouddhisme part de l’homme et du constat de sa souffrance. Il peut se ‘ sauver ‘ en suivant la ‘ voie ‘ etc …

Moi aussi : je pars de l’homme… ce que je suis, et ma relation à l’autre.

Cette double rencontre Humaine, est magnifiquement vécue et rapportée au travers des Evangiles. C’est au cœur de cette Parole, que je rencontre le Dieu de Jésus-Christ. Je n’ai pas d’autre dieu !

 

 
 

 

«  Dieu n’existe pas,

mais nous sommes son peuple élu »

Woody Allen

Je me ressens « athée » comme un philosophe.

L’histoire de la connaissance du ‘ Dieu des philosophes ‘ commence assez tard, mais sa pratique, son culte a très vite été encouragé par les puissants…

-       Un Dieu de l’ignorance et de la peur, et pourtant un dieu fouettard. Un dieu d’esclave, qui rend le sujet docile et malléable.

-       Un dieu, qui porte à l’infini ce qui pourrait définir l’homme : les facultés de penser, agir et aimer. A travers Dieu, l’homme rend un culte à l’humain, mais s’infantilise. Il crée Dieu à son image.


-      
Un dieu, qui porte l’oppression de l’homme, mais qui est surtout un bonheur illusoire ou son opium.


-      
Un dieu, qui dévalorise le monde réel, qui méprise l’homme ; il est juste fait pour les faibles…


-      
Un dieu qui répond aux désirs de l’homme, un dieu idéalement paternel, qui calme les angoisses et la peur de la mort.


Ces dieux là, existent et ont existé dans notre religion.


J’affirme depuis longtemps mon athéisme de ce dieu là.
Je lis dans la Bible, une histoire des dénonciations de tous ces dieux là, de ces idoles… Le Dieu de Jésus-Christ s’écarte étonnamment ( il y a 2000 ans .. !) des dieux que dénoncent les philosophes. Seule l’Eglise de quelques puissants prélats leur ont prêtés vie…

 

 
Je me ressens

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