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En Birmanie bouddhiste, les Rohingyas sont persécutés !

Publié le par Perceval

Depuis juin, les affrontements entre la minorité musulmane des Rohingyas et des bouddhistes ont fait au moins 180 morts.

Une des minorités les plus persécutées au monde

Les Rohingyas sont considérés par l'ONU comme l’une des minorités les plus persécutées de la planète. Quelque 800 000 d’entre eux vivent confinés dans le nord de l’Etat d'Arakan. Ils ne font pas partie des groupes ethniques reconnus par le régime de Naypyidaw, ni par beaucoup de Birmans qui les considèrent le plus souvent comme des immigrés bangladais illégaux. Ainsi depuis 30 ans, ils sont apatrides dans leur propre pays où ils font l'objet de préjugés considérables au sein de la société birmane, y compris de la part de personnes ayant toujours lutté pour la démocratie, et de minorités ethniques elles-mêmes longtemps opprimées par l’Etat birman. En Birmanie, nul ne cache son hostilité à l’égard de ces « kalar », les illégaux à la peau noire.

Leur « faute » ? Celle d’avoir soutenu les Britanniques dans leur conquête de la Birmanie au XIXe siècle. Depuis, ils sont donc considérés comme des traîtres. Tyrannisés, violentés, discriminés, torturés par leurs concitoyens, des centaines de milliers d’entre eux ont fui au Bangladesh.

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Amnesty International, Action contre la Faim, Médecins sans frontière, tous ont tenté d’alerter les pouvoirs internationaux. Le blogueur birman NayPhone Latt, qui avait combattu la junte militaire birmane avec succès, s’est vu fortement reproché sa dénonciation du massacre. Même la chef de l'opposition Aung San Suu Kyi n'a pas véritablement pris la défense de ceux que l'ONU considère comme l'une des minorités les plus persécutées de la planète.

Qualifiée par l’ONU de Palestine d’Asie, la communauté Rohingyas a besoin d’un soutien pour tenter de contrer la purification ethnique dont elle fait l’objet. Subissant viols, agressions et meurtres, la population tente, en vain, de partir de Birmanie. Selon, Amnesty International c’est entre 50 000 et 90 000 individus qui tentent de se refugier au Pakistan, pays limitrophe, alors que celui ci vient de déclarer qu’il fermait ses frontières, ne pouvant plus accueillir cette population migrante.

 

Extrait, Interview: Grande spécialiste française de la Birmanie, la journaliste Sophie Ansel a co-écrit un livre avec Habiburahman, membre de l'ethnie des Rohingyas, actuellement réfugié en Australie. 

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Des dizaines de milliers de rohingyas persécutés ont été déplacés vers des camps de réfugiés entre juin et octobre 2012 © Paula Bronstein / Getty Images / AFP

 Apôtres de la non violence, les bouddhistes se renieraient-ils en Birmanie ? Des moines et pratiquants du monde entier le pensent et appellent en conséquence à la fin des agressions visant les musulmans rohingyas. Dix sept personnalités ont ainsi rappelé à l’ordre leurs « frères et sœurs bouddhistes » de Birmanie, comme Le moine vietnamien Thich Nhat Hanh ou le réformateur thaïlandais Phra Phaisan Visalo. Selon l’Agence de presse Églises d’Asie, les signataires ont reçu le soutien du dalaï-lama, le leader tibétain ayant exprimé publiquement sa préoccupation à de nombreuses reprises.

- Le Bouddhisme n'est-il pas une religion qui se dit " non-violente " ?

" Le bouddhisme est effectivement une religion qui prêche la non violence, la tolérance et l’amour. En revanche, l'habit ne fait pas le moine. Ce n'est pas parce que l'on nait bouddhiste que l'on est destiné à la non violence. Le bouddhisme en Birmanie est aussi -de fait- une religion d'Etat depuis des décennies. La construction des milliers de pagodes en Birmanie a eu son lot de travaux forcés. Tout ceux qui pratiquent le bouddhisme n'applique pas la philosophie bouddhiste. Les dictateurs du pays en sont l'un des exemples les plus évidents. Ce sont eux qui ont fait construire la plupart des grandes pagodes. Ils ont aussi tous plus ou moins fait un passage au temple où ils ont été eux même moines quelques temps. En parallèle de moines tolérants, comme pour d’autres religions dans d’autres pays, le fondamentalisme bouddhiste est une réalité en Birmanie, même si l'idée va à contre courant de notre idée en occident. Associé à l'ignorance et la propagande dans lesquels la junte a plongé le pays pendant des décennies, la religion devient aussi une arme pour tenir le peuple et tenir à l'écart les minorités religieuses."

 

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«Elle refuse, lit-on sur le journal La Croix, de s'engager de peur de prendre parti, dit-elle.
Mi-novembre, elle a évoqué des «passages illégaux» à la frontière du Bangladesh. Une expression immédiatement considérée par U Kyaw Min comme favorable aux Arakanais, qui se plaignent de la pression migratoire musulmane. «Elle veut faire plaisir aux électeurs arakanais, juge amèrement cet ancien prisonnier politique rohingya. Pour le moment, elle ne s'intéresse pas aux droits de l'homme, mais au fauteuil de la présidence de la Birmanie.» Tout est dit. Il ne faut pas compromettre les chances d'être présidente.

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Birmanie-l-impossible-reconciliation-entre-bouddhistes-et-musulmans-_EG_-2012-12-05-884058

 

 

 

- Quelle est la réaction de Aung San Suu Kyi ?

"Lorsque les violences ont éclaté, Aung San Suu Kyi s'est faite remarquer d'abord par son silence, puis par sa ténacité à marteler la nécessité de la construction d'un état de droit. Elle n'a jamais évoqué le sort des Rohingyas. Les injustices, l’état d’Apartheid dans lequel ils vivent, les abus depuis toujours et qui n’ont jamais cessé, la ségrégation et le racisme, les crimes arbitraires et les viols en masse à leur encontre." ( ...) Elle a eu de nombreuses occasions de s'exprimer sur la situation des Rohingyas, elle ne l'a pas fait. C’était très flagrant lors de son voyage en Europe puis aux Etats Unis. C’était pourtant là qu’elle aurait pu bouleverser la situation pour les Rohingyas."  !!!

 

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La femme est l'avenir de l'Eglise ...

Publié le par Perceval

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Le 18 avril 2012, le cardinal américain William Levada, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, demande, à la suite d’un rapport de Mgr Leonard Blair, évêque de Toledo (Ohio), CTA-LCWR.JPGune refonte complète de la Leadership Conference of Women Religious (LCWR), la plus importante organisation de religieuses américaines, regroupant 57 000 religieuses : celle-ci ferait face à une crise pastorale et doctrinale « grave », beaucoup de religieuses américaines s’étant éloignées du « centre christologique fondamental et de l’attachement à leur consécration religieuse »

 

Une fois de plus, elles font parler d’elles. Les Sœurs de la Miséricorde, l’une des congrégations religieuses les plus importantes aux États-Unis, bien connues pour leurs positions progressistes, ont manifesté publiquement leur soutien à Roy Bourgeois, un prêtre que le Saint-Siège vient d’excommunier et de réduire à l’état laïc pour avoir participé à l’ordination d’une femme prêtre. « Son engagement en faveur du rôle des femmes dans l’Église reflète le nôtre », ont même précisé les religieuses, au risque de jeter de l’huile sur le feu, au moment où Rome a demandé explicitement à leur organisation représentative, la Conférence des supérieures des religieuses (LCWR), de revoir ses positions doctrinales « erronées » (lire La Croix du 19/04 et 18/12/2012)

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Sister Maryanne O’Neill interviews a family applying for help at the Brother Andre Outreach Center


 « Nous avons pris Vatican II très au sérieux », assure Sœur Maureen Fiedler, qui anime chaque semaine un programme de radio interreligieux. Elle-même est entrée dans la congrégation de Lorette un mois avant l’ouverture du Concile. « Nous avons mis à jour nos vies en intégrant le message de justice et de paix du Concile. Nous avons puisé aussi à la source des intuitions de nos fondatrices pour répondre aux signes des temps et aux besoins des personnes à la marge dans notre société. »

« Dans nos communautés, explique Sœur Simone Campbell, présidente du réseau de promotion de la justice sociale Network, à Washington, nous sommes passées d’un mode de vie hiérarchisé à un gouvernement fondé sur le dialogue et la concertation. Nous avons appris à écouter profondément les mouvements de l’Esprit Saint pour parvenir à une décision. Notre obéissance religieuse n’est pas militaire ! Nous vivons dans une démocratie alors que Rome fonctionne comme une monarchie. »Jesus-with-the-Nuns.png

Elles dénoncent plus ou moins ouvertement la « domination des mâles »,la « patriarchie ». « Beaucoup d’entre nous se sont engagées dans la société pour défendre l’égalité des sexes, ce qui nous a conduites à revendiquer les mêmes droits dans l’Église, plaide Sœur Maureen Fiedler. Certes, certaines femmes ont de hautes responsabilités dans les diocèses. Mais elles n’ont pas leur mot à dire sur les décisions doctrinales ! »

« La vie est bien plus compliquée que les étiquettes “pro life” ou “pro choice”. Quand on est au plus près des gens, on partage leurs conflits intérieurs, et on ne peut s’enfermer dans une position doctrinale », argumente Sœur Pam, assistante sociale à Southbend dans l’Indiana. « Nous travaillons aux marges, et les situations que nous rencontrons ne sont pas écrites dans les livres. Nous cherchons à écouter l’Esprit Saint pour prendre la meilleure décision », résume Sœur Mary Tiernan.

 

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Source: " La Croix " du 18 décembre 2012, et sites des religieuses LCWR

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Éloges de la multiculturalité...

Publié le par Perceval

katerina-stenou.jpg « Une mobilité humaine accrue brouille les anciennes frontières – culturelles, linguistiques, religieuses ou autres – et compose un nouveau paysage aux lignes mouvantes et aux formes contrastées. Ce phénomène, tout en permettant une meilleure prise de conscience de la richesse de la diversité culturelle, a en même temps accru les malentendus et les crispations identitaires, ainsi que les amalgames nés des ignorances, des préjugés, des humiliations, des frustrations, des ressentiments et des peurs. En découle la spirale des tensions, de l’insécurité, d’une vulnérabilité partagée, de la violence, des conflits et parfois des guerres.

Katérina STENOU, directrice de la Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel, Unesco



alain-Touraine.jpg"Ce que nous devons absolument rejeter, c’est cette idée que l’universel s’identifie à un type particulier de société. Il n’y a pas de société bonne, encore moins de société parfaite, et il faut arracher toutes les racines, 

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même les plus profondes, d’une pensée qu’on pourrait qualifier de coloniale."
Alain TOURAINE, sociologue

 

 

 



Raphaël Liogier"À mon sens, le mot communautarisme, lorsqu’on l’emploie de manière négative, ne peut que se rapporter à une communauté qui s’enferme tellement sur elle-même qu’elle finit par se faire du mal, tout en étant tellement sure de sa vérité qu’elle veut l’imposer partout à l’extérieur, parfois violemment. Mais tant qu’elle ne fait pas ça, je ne vois pas en quoi une communauté serait dangereuse."
Raphaël LIOGIER, sociologue, directeur de l’Observatoire du religieux - IEP d'Aix

 

 

 

esther_benbassa.jpg"L’expression « culture minoritaire » est un problème en soi, parce que il n’y a pas de culture minoritaire. Toute culture, pour celui qui la détient, est une culture égale à la culture dominante. Le terme minoritaire identifie la culture de l’autre à une culture minorée."
Esther BENBASSA, historienne, sénatrice du Val-de-Marne

 

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"Ce n’est pas la diversité cultuelle qui mène au multiculturalisme, au communautarisme, mais la mauvaise gestion de la diversité religieuse, convictionnelle. On a pourtant un très bel outil en France, pour gérer cette diversité convictionnelle, qui est le système juridique de la laïcité. En effet, la laïcité n’est pas une idéologie, mais bien un système juridique, permettant à chacun de dépasser sa conviction pour construire un projet commun et avancer ensemble. « On peut croire, ne pas croire, croire en ce qu’on veut, changer de croyance » tant que la manifestation de cette conviction n’entrave pas la liberté de conscience de l’autre. Je parle de consciences et non de religions, pour bien inclure les athées et les agnostiques. "
Dounia BOUZAR, anthropologue du fait religieux, directrice du cabinet Cultes et cultures



GuyAURENCHE.jpg"Car il n’y a, pour moi, de vrai interreligieux que si cet interreligieux est au service de l’interculturel. L’interreligieux en vase clos est très dangereux. Mais l’interreligieux au service de l’interculturel, pour construire ce monde mondialisé et interdépendant, est un défi indispensable à relever. Il ne s’agit pas de faire de l’interreligieux comme un bricolage folklorique où chacun étale ses excentricités, ses rituels ou autres. Il ne s’agit pas seulement, même si c’est nécessaire, de faire un effort de connaissance envers l’autre ou d’entamer des discussions d’ordre théologique. Il s’agit de créer et d’entretenir entre nous un appétit véritable pour la religion de l’autre, pour l’approche que l’autre fait de Dieu. Et cela afin de construire ensemble, interreligieux, une espérance pour tous, interculturelle." GuyAURENCHE, président du CCFD-Terre solidaire



Rachid-Benzine.jpeg"La religion, comme disait Wittgenstein, est comme une langue. Et il n’y a pas plus de religion universelle que de langue universelle. Une religion universelle en soi, ça n’existe pas. Une religion s’inscrit toujours dans un contexte historique. Elle peut prétendre à l’universel, mais c’est une prétention. La langue n’est jamais l’objet. Ce qui fait que Dieu, dans les traditions religieuses, échappe toujours aux religions, au langage. Toutes les religions reposent sur une révélation, mais aucune religion n’est révélée. Si elles reposent sur une révélation, qui est un postulat de foi, toutes les religions dans leur construction théologique, exégétique reposent sur une culture, sur de la contingence. Dieu est donc finalement l’absent de toute langue."
Rachid BENZINE, politologue, Observatoire du religieux - IEP d'Aix 

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Le genre, entre nature et culture.

Publié le par Perceval

«  On ne naît pas femme, on le devient » ( S. de Beauvoir : le deuxième siècle) signifie que la « féminité » est un concept culturel, au même titre que les croyances, le langage ou la politesse...

Evelyn-Williams_faceinthecrowd.jpgPar « nature », on entend ce qui constitue les caractères propres : il est dans la nature du gland de devenir chêne...

La nature contient en germe les virtualités qui sont appelées à se réaliser...

La « nature » cependant, ne serait pas une sorte d'esprit interne à la chose ( animisme), mais un ensemble de propriétés ( biologiques, génétiques, …) que la science synthétise .

Ce qui est naturel, c'est l'inné et le corps ( en particulier, mais, est-ce le seul … ? ) en est le support. L'acquis, est ce qui est culturel …

Le sexe est une donnée naturelle; qu'en est-il du genre ( féminin ou masculin ) ?

 

La féminité, pourrait s'apprécier comme un « artifice », qui a trait à la manière de vivre, à la morale et au désir... L'érotisme est éminemment culturel .

Evelyn-Williams_question6.jpgÊtre une femme, un homme, ce serait donc s'identifier à tel ou tel stéréotype... aussi, la valeur du féminisme est d'avoir combattu l'idée d'une femme à l'image du désir de l'homme ( la femme-objet ), et d'avoir initié un mouvement d'émancipation... N'est-il pas scandaleux d'avoir attendu si tard pour que les femmes obtiennent le droit de vote ?! Et, si la « guerre des sexes » n'a aucun sens … il faut bien reconnaître qu'elle fut compréhensible...

Aujourd'hui, et dans l'avenir ; il n'est pas évident de penser la pornographie, l'érotisme, et encore moins la mode, au travers de l'idée récurrente de la « femme-victime » …

 

L'essence de la féminité... ?

Evelyn-Williams-the-garden-of-love.jpgDans tout acte courageux, il y a l'essence du Courage... Dans toute femme réside -t-il l'essence de la féminité ? Existe -t-il une dimension intérieure de la féminité ? ( un éternel féminin ?).

Pour Jung, dans les profondeurs de l'âme, naissent les archétypes universels : « anima » et « animus » sont présents en chacun de nous comme formes archaïques. L'âme porte en elle du masculin et du féminin.

La féminité s'exprimerait au travers de manifestations de l'âme qui réside dans les profondeurs de la conscience et ne constitue en rien le moi de surface ; et les expression de surface en sont des interprétations culturelles... ( vierge noire, Sita …).

 

Dans une optique spiritualiste, nous pourrions reconnaître dans l'essence même de la féminité ou du masculin, une part du Sacré : c'est à dire cette part divine qui s'incarne …

Les peintures sont de l'artiste: Evelyn Williams

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Vierge noire St Romain d'Ay Sita  dans le Ramayana

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Un mariage pour tous

Publié le par Perceval

Le débat sur le « mariage pour tous », me semble être l'un des bons moments pour signifier la place de l'Evangile dans la vie du Chrétien … A l'heure où nous parlons d'évangélisation, il me paraît opportun de ne pas « rater » cet exercice pratique …

Principe de réalité :

Nous découvrons, enfin peut-être, « une réalité qui s'impose » : l’homosexualité. gay-famille-mexico.jpgRien, ni sur le plan de la raison, ni de la spiritualité, ne peut nous empêcher de reconnaître une réalité d'amour, entre deux personnes de même sexe. Ce sentiment : l'amour, reste pour l'humain, le symbole d'une union avec le divin, il est « sacré », en quelque sorte ….

D'autres « réalités », s'imposent aujourd'hui à notre société. Et, il est légitime que le droit, s'en empare au plus vite pour exercer, en justice, le respect individuel... Après le divorce, l'adoption, le Pacs ouvert aux couples homosexuels … Il serait temps de préserver la place et le droit du conjoint homosexuel, dans tout ce qui constitue la vie d'un couple, jusqu'à la parentalité … Ce n'est à mon avis que, faire œuvre de justice !

 Adam-et-Eve-avant-la-chute-par-Lucas-Cranach-l-Ancien.jpg

Cependant sur le plan symbolique, et donc religieux ; notre tradition vieille de plusieurs siècles a pris l'union ( dans l'amour) du couple homme-femme pour l’icône de la relation divin-humain. Notre tradition insiste sur la création de l'humain, en «  homme et femme » ; aussi il n'est pas anodin de toucher à la notion de « genre » (1) . Il serait constitutif de notre humanité … Ethique-et-vie.jpegMa tradition catholique, m'interroge et m'enjoint d'être prudent... Ce serait d'ailleurs le minimum que je devrais lui demander …. A noter que, je ne place pas le mariage religieux au même niveau que le mariage civil ...

 

Aujourd'hui, notre expérience , spécifiquement humaine, est de vivre une sexualité, qui est en soi un bien, et sans être lié à la procréation. Nous n'en sommes sans-doute d'ailleurs, qu'au début de la découverte …

Cette attitude d’ouverture est recommandée par l’Eglise au moins depuis le concile Vatican II ( La «juste autonomie des réalités terrestres» reconnue au paragraphe 36 de la Constitution pastorale Gaudium et Spes. )

 

A mon avis, il n'est pas « évangélique «  de demander à une personne homosexuelle ( pourquoi la stigmatiser …?) de vivre sa sexualité dans la chasteté ( autre que la chasteté du couple …), et je ne comprends pas cette assertion dans la conclusion de la Note publiée par le Conseil Famille et Société de la Conférence des Évêques de France.gentileschi-Loth-et-ses-filles.jpg

Je ne comprends pas bien également, l'argument des évêques sur le problème de «  la lisibilité de la filiation » ; s'il ne s'agit plus du couple « traditionnel » … Il me semble que diverses traditions, et même la Bible, nous donnent des exemples contraires ; qui prouvent les trajectoires parfois « curieuses » d'une véritable filiation … ! ( ici, en illustration: les filles de Loth ...! )

 

  1. J'ai besoin de réfléchir, avec l'aide de ma tradition, sur des questions qui pourraient modifier la définition de l'humain... Certaines idéologies, et même si elles semblent consensuelles, pourraient nous faire craindre le pire …

 

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Anniversaire: 24 Octobre 1929 - Quelle leçon ?

Publié le par Perceval

1929-black-Tuesday.jpegUne grande partie du krach boursier peut être attribué à l'utilisation irresponsable d'un nouveau jeu : la Bourse.

Dans les années qui précèdent 1929, le marché boursier « offre » la possibilité de faire des gains énormes.... Jeu bourse krachC’est la ruée vers l'or.Les gens achètent des actions avec l'attente de gagner plus d'argent. Les cours des actions augmentent... On emprunte pour investir dans le marché boursier, et l'on crée une « bulle spéculative ». 

Les actions continuent d'augmenter , jusqu'où... ?.Jusqu'au moment où le cours des actions se dissocie des gains réels potentiels.... Les prix ne sont pas entraînés par les « fondamentaux économiques », mais par l'exubérance des investisseurs.

Ce qui – dans cette affaire - est « étrange » c'est l'irrationalité de gens «  très sérieux ... » qui parlent et agissent «  économie » … !1929-1990-2008-les-lecons-des-crises-passees-face-a-la-c.jpg

 

Par conséquent, en Octobre 1929, les actions sont largement surévaluée. Lorsque certaines entreprises affichent des résultats décevants, les investisseurs pressentent que ce serait le bon moment pour « encaisser leurs profits ». Cette vente initiale provoque une chute des prix, ce changement de sentiment du marché se répand bientôt et chacun commence à paniquer et à emboîte le pas. Le marché tombe très rapidement. Normal !

 

Les années 1920 voient de grands progrès dans les techniques de production, ( l'automobile, bien sûr ..). Économies d'échelle et augmentation de la production ne sont pas suivies de la « demande » pour des biens de consommation. De nombreuses entreprises ont du mal à vendre la totalité de leur production, et ces résultats décevants précipitent la chute des cours des actions.

 

La consommation a du mal à s'adapter à la production ( ! C'est le consommateur qui doit s'adapter … ! ), du fait de l'inégalité de répartition des « bénéfices de la croissance économique ». La majorité des Américains continuent de gagner moins de 2000 $ par année.

De plus, le système bancaire est privatisé à l'extrême, avec pas moins de 30.000 banques... Elles sont fragiles, et prêtes our la faillite, s'il y a ruée sur les dépôts...

Soupe-populaire.jpg

Les petits agriculteurs sont également acculés à la faillite parce qu'ils ne peuvent rivaliser dans le nouveau contexte économique qui impose une « meilleure technologie », et l'accroissement de l'offre. Mais, la demande de nourriture n'augmente pas au même rythme. Par conséquent, les prix chutent, ainsi que les revenus des agriculteurs ; et Il est difficile pour les fermiers chômeurs de trouver un emploi dans l'économie.

 

 

 Le 24 octobre 1929, à Wall Street, les États-Unis sombraient dans le jeudi noir


1929 l’effondrement de Wall Street et la crise... par Monde-contemporain

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Comment dire le Dieu ... -2-

Publié le par Perceval

Le synode sur la nouvelle évangélisation

 

« Le christianisme n'est pas une chose du passé, vécue en regardant en arrière, puisque le Christ est d'hier, d'aujourd'hui et pour l'éternité. Il est marqué de la présence de l'Eternel, de Dieu entré dans le temps et présent à tout moment, le temps découlant de sa puissance créatrice, de son éternel aujourd'hui. »

Benoît XVI est revenu sur le sens du mot controversé d'"aggiornamento" ("mise à jour"), utilisé pour caractériser le Concile

  ***

Mgr A. Malayappan Chinnappa, Salésien, archevêque de Madras et Mylapore (Inde). Intervention le vendredi 12 octobre matin

« Le Saint-Esprit est l’auteur de la pluralité et de la diversité. ( … ) Dans la tradition indienne, nous avons: mangas (voies), grana manga (la connaissance), bakati manga (l’amour de Dieu), kunma manga (le mode d’action). On peut parvenir à Dieu en ayant recours à une de ces méthodes.
Le dialogue dans les contextes multireligieux. 
Nostra Aetate déclare qu’il y a un signe de lumière dans chaque religion, mais Gaudium et spes va plus loin en affirmant que l’Esprit-Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal (cf. GS 22). Au n. 5 de Redemptoris mission, Jean Paul II affirme l’existence de formes participatives de médiation dans la relation avec Dieu. »

 ***

georges-de-la-tour-le-prisonnier-job-raille-par-sa-femme2.jpg"L’Église en Amérique latine vit et évangélise dans la région de la planète qui connaît les plus fortes inégalités. (… ) Une toute petite partie de la population mondiale s’accapare les biens de la Création. Le consumérisme gaspilleur et pilleur épuise les biens de la Création. Les visages des pauvres et des exclus sont le visage souffrant du Christ.( … ) Il n’est pas possible de penser à une nouvelle évangélisation sans une annonce de la libération intégrale de tout ce qui opprime l’homme, c’est-à-dire le péché et ses conséquences. Il ne peut y avoir une authentique option pour les pauvres sans un engagement ferme en faveur de la justice et du changement des structures de péché. » Mgr Jorge Eduardo LOZANO, Évêque de Gualeguaychú (Argentine)

 ***

 Mgr Brian Joseph DUNN, Évêque d'Antigonish (CANADA) : Vendredi 12 octobre matin

La nouvelle évangélisation, qui se produit en pleine crise des abus sexuels, peut prendre au moins quatre formes différentes : ( …) dont les deux suivantes...

Une spiritualité de communion doit emplir toutes les relations et toutes les structures au sein de nos paroisses et dans les églises locales, à travers une consultation qui rassemble les fidèles, qui reconnaît la présence de l’Esprit de Dieu agissant dans les membres de la communauté et qui aide à répondre à tous ceux qui sentent que leur voix n’est jamais entendue dans l’Église.
- Encourager la co-responsabilité en apportant des changements dans certaines structures de l’Église et dans la mentalité, dans une disposition et une véritable sympathie à avoir lorsque l’on travaille de façon très proche avec des laïcs. Ces changements pourraient inclure la nomination d’équipes pastorales composées de religieux et de laïcs, une réflexion et la reconnaissance officielle de ministres ecclésiaux laïcs; et un engagement délibéré et systématique des femmes en leur confiant des positions de direction à tous les niveaux de la vie de l’Église, et cela, en permettant aux femmes d’être désignées comme lectrices ou acolytes, et en instituant le ministère de catéchiste.

 ***

cardinal.jpg Mgr Francesco Moraglia, patriarche de Venise, a appelé à une évangélisation du monde de la culture et des intellectuels :

« car le chrétien vit dans un état de soumission psychologique, dans une sorte de complexe d’infériorité à l’égard de la modernité et de la post-modernité. » Il a poursuivi : "Le silence du catholique moyen, lorsqu’il donne les raisons de son espérance, est assourdissant. (...) Bien souvent, la foi n’est pas soutenue par une catéchèse amie de la raison, qui soit capable d’une véritable proposition anthropologique en mesure de légitimer la plausibilité du choix chrétien. "

 *** 

Mgr Ricardo Antonio TOBÓN RESTREPO, Archevêque de Medellín (COLOMBIE) Intervention samedi après-midi 13 octobre

« la nouvelle évangélisation doit renforcer la communauté à tous les niveaux: la famille comme première Église domestique, les petites communautés ecclésiales comme espace fondamental de vie, la paroisse comme centre vital de spiritualité et pastorale au sein de laquelle elles s’intègrent et acquièrent le sens de réalités différentes, et l’Église particulière qui, suivant la doctrine de Vatican II, rend concret et authentique le mystère de l’Église."

 

"Passer d'un christianisme de tradition à un christianisme d'adhésion personnelle à Jésus Christ et d'engagement missionnaire"

Mgr Dominique REY, évêque de Fréjus-Toulon (France) Intervention du lundi matin 15 octobre

 ***

"La formation dans les séminaires, presque monastique, intellectuelle, facile et confortable (détachée du monde) a échoué dans la formation de pasteurs compétents et réceptifs face aux besoins des gens d’aujourd’hui et de demain."

Mgr John WONG SOO KAU, Archevêque Coadjuteur de Kota Kinabalu (MALAISIE) ; Intervention lundi 15 octobre matin

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l-homme-au-centre.jpg"Les institutions catholiques  ont perdu tout pouvoir sur la foi."

Mgr Alexander Thomas KALIYANIL, S.V.D., Archevêque de Bulawayo (ZIMBABWE) ; Intervention lundi matin 15 octobre

 *** 

Sr Mary Lou WIRTZ a évoqué les souffrances de nombreuses personnes en opposition ou indifférente à l’Eglise. Pour Sr Mary Lou Wirtz,"  L'Eglise devrait être à l’écoute, plus pastorale et miséricordieuse, capable d’écouter avec compassion. Pour elle, les religieux et religieuses sont plus que des ressources. Doivent être prises en considération l’aspect prophétique de leur présence et de leur témoignage. Selon la religieuse américaine, cette reconnaissance semble minimisée dans le débat actuel."

Sr Mary Lou WIRTZ, présidente de l’Union internationale des supérieures générales

 

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Comment dire le Dieu de Jésus-Christ à un monde qui ne se pose pas la question ? -1-

Publié le par Perceval

Le synode sur la nouvelle évangélisation :

«Comment dire le Dieu de Jésus-Christ à un monde qui ne se pose pas la question ? »  jeudi 18 octobre, le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de KinshasaSynode-oct2012-la-Croix.jpg

Je reprends ci-dessous ( à l'aide du quotidien La Croix ) des extraits d'interventions qui me touchent particulièrement. Il me semble que beaucoup de thèmes très actuels sont abordés : ils touchent la réalité sociale, la place des laïcs, l'organisation des communautés, la place de l'Eglise dans « le monde », l'interreligieux ...etc. Deux tendances caractérisent les débats, entre jugement sévère sur le monde et nécessité de répondre aux questions de la société...

« Le nouveau Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, présidé par le subtil Mgr Rino Fisichella, sera-t-il à même d’être la « tour de contrôle » de cette « Église recommençante » que beaucoup de pères synodaux appellent de leurs vœux ? Pour réfléchir à ces thèmes, seules 23 femmes sont présentes parmi les 349 participants. De Synode en Synode, la marge de progrès reste importante. » La Croix du 18/10

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"Le défi de la connaissance, affronté dans le dialogue avec tous les chercheurs de vérité, philosophes, scientifiques, chercheurs. Le déploiement des sciences et des savoirs est l’occasion de mettre en œuvre cette “belle amitié entre la foi et les sciences” proclamée par le Concile. Dans la foi on y contemple le mystère de la création continuée de Dieu et son appel confiant à la liberté et à la raison de l’homme. Dans l’amitié, on peut, avec les hommes de science, en discerner les enjeux pour, ensemble, penser un monde pour l’homme. 

ecouter.jpgLe défi de la liberté. Dans la rencontre avec nos contemporains, croyants ou non, il s’agit de manifester d’abord l’amitié de Dieu avec les hommes, avant de formuler des réponses à des questions qui ne sont pas posées dans les termes qu’on leur impose parfois. Se laisser enseigner par la patience de Dieu qui fait confiance à l’homme pour qu’il apprenne à mettre sa liberté à hauteur de sa dignité, et contempler la miséricorde du Christ qui nous précède, Lui qui enseigne à ses amis ce qu’il a reçu du Père. 
Le défi de la fraternité. Les communautés religieuses veulent être des lieux où la fraternité construite dans la diversité aspire à être transformée par l’Esprit de communion en “ sacrement” de l’amitié de Dieu avec le monde. Et, à cause de cette espérance, elles sont au défi d’élargir cette espérance de communion en liant leur destin aux oubliés du monde, faisant leur la conviction du synode de 1971: “Le combat pour la justice et la participation à la transformation du monde nous apparaissent pleinement comme une dimension constitutive de la prédication de l’Évangile”."

P. Bruno CADORÉ, Maitre Général de l'Ordre des Frères Prêcheurs (Dominicains) ; Intervention lundi 15 octobre après-midi

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" Une nouvelle évangélisation peut être menée à partir de (…) la capacité à entrer en empathie et sympathie avec le monde et donc une Église qui dialogue et ne craint pas ce qui est humain puisque le Fils de l’homme Lui-même est venu porter la plénitude à tous les hommes et à tout homme.Ecoute-et-partage.jpg

"L’Église ne peut être une communauté puissante qui “im-pose” mais une communauté qui “s’ex-pose"

Mgr Santiago Jaime SILVA RETAMALES, Évêque titulaire de Bela, Évêque auxiliaire de Valparaíso, Secrétaire général du Conseil épiscopal latino-américain (C.E.L.AM.) (COLOMBIE) Intervention samedi après-midi 13 octobre

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P. Julián CARRÓN, Président de la Fraternité de Communion et Liberation (ITALIE)

« Nous savons que le coeur de l’homme est fait pour l’infini, qu’il est habité par l’attente d’un accomplissement. Car aucun faux infini ne parvient à le satisfaire.

À cette attente ne saurait répondre une doctrine, un ensemble de règles, une organisation, mais plutôt un événement. Comme l’a dit don Giussani lors du Synode de 1987: “Ce qui manque n’est pas tant la répétition littérale de l’annonce que l’expérience d’une rencontre. L’homme d’aujourd’hui attend peut-être inconsciemment l’expérience de la rencontre avec des personnes pour qui le Christ est une réalité si présente qu’elle change leur vie”. Un lieu où chacun peut être invité à effectuer la vérification que firent les deux premiers sur les rives du Jourdain: “Viens et vois” parce que “une foi qui ne peut être trouvée dans l’expérience présente et confirmée par elle, capable de répondre à ses besoins, ne sera pas une foi en mesure de résister dans un monde où tout, tout, dit le contraire”. »


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Créer « des passerelles entre les chrétiens et la société »

Publié le par Perceval

Je reviens de Strasbourg ( Etats généraux du christianisme ), et je me suis régalé !Egc2012.jpg

Et je ne parle pas de la beauté de la ville: diverse ( la petite France, les quartiers « allemands » ...etc) et cosmopolite... Bien sûr, nous n'avons pu participer qu'à une infime partie de tout ce qui s'est passé... Les ateliers que j'ai fréquenté étaient bondés, et passionnés :

  • D'abord le grand forum : «  Y a-t-il une seule vérité ? »... J'ai beaucoup apprécié Marie-Jo Thiel, qui insiste sur le fait que personne ne peut posséder la Vérité … Ouf ! Elle se rencontre, tout au mieux …

    de-gauche-a-droite-jean-pierre-denis-marie-jo-thiel-enzo-bi.jpg« Le discours chrétien n’est pas exhaustif et suffisant, il a besoin du discours et du témoignage des autres. Un seul chemin ne suffit pas à accéder au grand mystère de la vérité ». L’accueil de la différence est pour Enzo Bianchi un des défis pour les chrétiens dans les temps à venir.

  • «  Le goût de vivre : grâce ou décision », le philosophe Yann Martin y a été particulièrement humain. J'ai noté la même racine pour les mots - saveur - savoir et sagesse … Ces trois mots se tiennent.

  • «  Évangélisation et interreligieux sont-ils incompatibles ? » ; avec Samuel Grzybowski ( cofondateur de Coexister) et Raphaël Cornu-Thenard ( président Anuncio), qui ont extraordinairement témoigné de leur foi, et de leur ardent désir de rencontrer et dialoguer leur concitoyen. Très beaux témoignages … !

  • «  Jusqu'où peut-on débattre dans l’Église catholique ? » : Très bon débat, sans concessions … ! entre le dominicain Thierry-Dominique Humbrecht, et le sociologue Olivier Bobineau... Bien sûr, ce dernier a emporté mon adhésion, et celle de la majorité de l'assemblée semble t-il …

  • Christ de WissembourgLe samedi soir, un grand forum a regroupé «  trois pointures » autour de l'image ( artistique) du visage du Christ... : Elisabeth Parmentier ( théologienne réformée), Fabrice Hadjadj ( écrivain, et philosophe, catholique ) et Bertrand Vergely ( philosophe, orthodoxe ). Très, très riche … ! Je retiens ( entre autres …) sur l'icône : L'icône n'est pas une peinture, c'est une « écriture »... Il y a le monde , et celui qui le regarde. Le plus fantastique, c'est la Présence du troisième point de vue : le Regard qui voit mon regard sur le monde, et par qui j'existe en train de regarder le monde … ( hum …. difficile !)

  • Et puis, il y a la rencontre des «  Amis de La Vie », avec qui nous avons mangé...

  • Et tout ce que nous avons manqué : « Méditer est-ce bien chrétien ? » ; transmettre la foi, mission impossible ? » ; «  Changer l'homme et le monde, une illusion ? » ; «  Doit-on encore se battre pour la croissance ? » ; «  Les femmes sont-elles condamnées à seconder les hommes ? » : ...etc et quantités d'autres thèmes de société, ou de spiritualité, avec de nombreux débats « insolents » … du cinéma, de la « grande musique » ...etc

    Vraiment Bravo, et merci aux organisateurs …

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les États généraux du christianisme 2012, à Strasbourg

Publié le par Perceval

Aujourd'hui, commencent les "États généraux du christianisme 2012". Je suis à Strasbourg pour y participer.

eg-flyer.jpgRéunir intellectuels, décideurs économiques et politiques, hommes d' Église, personnes de la société civile, artistes, autour de questions volontairement provocatrices, c'est l'ambition de ces États généraux du christianisme qui souhaitent affirmer avec audace que le christianisme peut répondre aux interrogations et aux aspirations des chrétiens, mais aussi de tous nos contemporains.

Une trentaine de débats pluralistes

Le désir est-il fidèle ? La sécurité au prix de notre liberté ? Peut-on réussir sa vie ? L’entreprise a-t-elle une âme ? Faut-il défendre l'Église à tout prix ?
Psy ou philosophe, homme d'affaires ou femme de lettres, prêtre ou pasteur, dominicain ou jésuite, avocat ou artiste, scientifique ou cinéaste, économiste ou bibliste, croyant ou athée... En deux éditions, nous avons reçu plus de 200 intervenants d'envergure locale et nationale venant de tous horizons. Ci-contre : Christine Pedotti, Conférence des baptisés de France et Vincent Ribeton, supérieur de la Fraternité St-Pierre, édition 2010, débat : "Changer l'Eglise oui, mais dans quel sens ?"

3 grands forums, qui rassemblent près de mille participants

Faut-il avoir peur ? Qu'avons-nous fait de l'amour ? Chrétiens, réveillez-vous ! (2011) Quelle présence chrétienne dans le débat public ? Notre vie a-t-elle un sens ? Évangéliser, annoncer la foi,
est-ce provoquer ? (2010)
Sur les grandes questions de société, de vie humaine et d'Église, ces grandes plénières donnent le ton de chaque édition.

Des ateliers corps et prière, pour s'initier à une pratique en petits groupes

Danse, méditation, sophrologie, gestuelle... La découverte de la prière corps et âme, en puisant aux différentes traditions.

La Nuit du christianisme, dans une église en ville et en lien avec les mouvements

Une grande traversée de la prière chrétienne de 20 h à 8 h du matin : gospel, offices monastiques, prière de Taizé, adoration, office orthodoxe, témoignages, « moment vocation ». Une véritable odyssée de l'âme !

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