Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

actualite

Economie et "sens de la vie"

Publié le par Perceval

L’un des buts de notre activité humaine ( essentielle ? ) est  de nous « organiser pour consommer » ( mieux, différemment… etc je sais … ! ), mais ..., bref, c’est consommer !

travail-des-moines.jpgEt cette vision de monde, est portée par une croyance : la croissance… ( par comparaison : interrogeons nous sur les moteurs d’une économie qui serait illustrée par l’organisation monastique … ? )…

 

Je m'explique , et je cite des extraits de cet article (1):


arrête de consommer decroissance«  « la croissance comme principe métaphysique est un des « codes » mêmes de la condition humaine », résume l'auteur, ce qui contribue sans doute à rendre ce mot-obus de la « décroissance » inaudible à nombre e nos contemporains. »


Effectivement, je pense que le terme de décroissance, n’est pas réellement compris … ! Je veux dire aussi que les mots mêmes de  « capitaliste » et « alternatif », ont des significations métaphysiques ( et qui inconsciemment s'imprègnent en nous …)


Ainsi, se convertir au capitalisme reviendrait à combler « la peur du manque et l'envie d'être reconnu socialement, il n'en pose pas moins les bases d'une « double dissimulation de la vérité métaphysique de l'économie » en affirmant que la poursuite de l'enrichissement personnel constituerait un moyen de satisfaire ces deux désirs profonds. »

jesus chasing merchants templ hiC’est un peu comme si la divinité actuelle ( qui aurait remplacée le dieu chrétien …) serait 'servie' pour assouvir une « « faim abstraite », c'est-à-dire une psychologie de la pénurie dans un contexte d'opulence qui nous fait « constamment prendre nos désirs passagers pour des besoins urgents ».


* * Inversement : une « autre économie » pourrait se réclamer d’ « une « citoyenneté existentielle » qui consiste à comprendre que « l'économie n'est pas qu'une question de chiffres ou de besoins matériels, mais de rapport à l'existence, une question de sens de la vie »… !

Etre « entrepreneur » signifierait alors, être un « expérimentateur en quête du sens de son existence ». Une quête qui puisse s'accomplir dans une certaine frugalité, entre le « trop peu » et le « trop » de biens matériels qui coexistent actuellement dans nos sociétés. »


« Christian Arnsperger ne se contente pas d'énoncer cet objectif de société, il propose également six mesures concrètes :


« l'adoption de véritables normes mondiales, de nouvelles structures politiques qui revivifient notamment la démocratie locale, la diffusion d'outils de « conscientisation » personnels, d'un « revenu de transition économique » déconnecté de la participation à l'accroissement du PIB, B-Tapie-reussir-sa-vie.jpgd'un entrepreneuriat « socialisé »( Dans une période où on ne cesse de stigmatiser les plus pauvres comme des « assistés » et/ou des « fraudeurs », il n'est pas sans saveur de lire que « bon nombre de  ceux qui aujourd'hui se targuent d'être des « entrepreneurs », mais qui sont en fait avant tout des capteurs de surplus à long terme comblant leurs angoisses existentielles par la « réussite » seraient tout simplement jugés inaptes dans une démocratie économique » (p.98).. ! :-) )  - autrement dit d'une reprise en main collective et démocratique de l'investissement – autrement dit des moyens de production !...-, et enfin dans le même ordre d'une transformation en profondeur de la création monétaire, s'inspirant notamment des nombreuses expériences de monnaies alternatives. »


(1) article de Igor Martinache, - « Christian Arnsperger, L'homme économique et le sens de la vie. Petit traité d’alter économie », Lectures : ICI ->http://lectures.revues.org/7072 - ; ouvre une perspective existentielle sur une réflexion autour de l’économie :

Voir les commentaires

Leçons religieuses des " révolutions arabes "

Publié le par Perceval

Suite aux « révolutions arabes »révolutions arabes, nous sommes étonnés de voir le peuple affirmer la volonté de construire un avenir sur la religion… Dans la plupart des pays occidentaux, le religieux s’est retiré de l’espace public, ou plutôt «  la raison a sécularisé les valeurs chrétiennes ».


Ne peut-on, d’ailleurs, pas dire que : ce sont les valeurs chrétiennes qui ont libéré la raison humaine et inspiré la démocratie.. ?

De même, l’islam, peut avoir la faculté de mobiliser les véritables croyants ( contre les extrémistes ) pour construire une société juste et à leur portée … De cette actualité, j’en tire deux leçons :


- La religion - chrétienne ou musulmane -, ne peut se réduire à un système de rites et de pratiques morales. Peut-être devons nous - encore  plus avant – conquérir une liberté de parole et d’action pour nous libérer d’un certain type « d’autorité religieuse », au profit d’une autorité spirituelle – selon l’enseignement évangélique - ?

sécularisation

- Imaginer contraindre la religion a une visibilité dans le seul espace privé, est un non-sens pour un catholique ( et j’imagine pour un musulman ). La Foi est au cœur du sens de la vie de la personne… L’intimité, la famille – mais tout l’environnement – de la personne ne peuvent-être qu’irradiés par les convictions de la personne. De plus, la communauté et son expression de communion, rituelle en particulier, est le lieu nécessaire pour que la Foi fasse «  signe », s’exprime, se transmette et grandisse … !  L’église, le temple, la mosquée sont des lieux publics… L'Eglise est " publique " ! ( Jésus aussi ..! ).

Voir les commentaires

Golgota Picnic, et des catholiques qui se prennent pour Dieu !

Publié le par Perceval

Pour Thomas d’Aquin, le blasphème est une  « défaillance dans la profession de foi »…

 

Si l’histoirevade retro, - retient les sombres pages du christianisme que sont l’inquisition et le refus de l’exercice de la liberté de conscience – j’ai honte pour l’Eglise d’aujourd’hui, qu’une minorité d’entre nous donnent cette image ( largement diffusée ) d’intolérance et parfois d’agressivité.


Le christ a été accusé de blasphème, et nous savons que c’est plus la nostalgie d’un ordre social heureusement révolu, - et qui contredisait paradoxalement le message évangélique - , qui motive encore aujourd’hui certains catholiques .


Bosch 1490Notre Christ, qui incarne Dieu, est l’’Homme qui a été outragé… Il « accepta » de subir injures, crachats, jusqu’au supplice… Quel catholique, aujourd’hui, n’y reconnaît pas encore, ces mêmes outrages, quand le plus petit d’entre nous est bafoué dans sa dignité d’humain.. ? C’est là, uniquement là, que le Christ est encore aujourd’hui outragé !


L’art est l’expression d’une foi, elle n’est qu’une image… et libre à nous de l’interpréter.

La contradiction est un chemin d’éveil, elle est utile à notre croissance spirituelle. La censure est une défiance à la lumière de la Vérité…

Voir les commentaires

Pour Noël offrez un BOOK: une révolution TECHNOLOGIQUE

Publié le par Perceval

BOOK: une révolution TECHNOLOGIQUE

Voir les commentaires

Laïcité: la loi et Dieu

Publié le par Perceval

J’ai assisté hier soir à une conférence organisée par « Culture Maghreb Limousin », sur la laïcité. Le conférencier : Mohammed Mouaquitmouaquit.gif, chaleureux, cultivé mais accessible, m’a passionné par sa hauteur et son angle de vue qui n’est pas coutumière. Sa réflexion me permettra, je pense, d’utiliser sa méthode pour réfléchir à d’autres questions … Ci-dessous, notes et commentaires:

 

Je note d’abord, qu’il s’est dit  « profondément laïque », c’est à dire «  non croyant »… Ne pourrait-on pas se définir « profondément laïque » et « homme de foi » ? Je pense que si …

 

Rendez a cesarLaïque ou « croyant » ( je n’aime pas ce terme… bon ! tant pis), nous avons tendance à vouloir nous enfermer, et enfermer l’autre dans sa spécificité : c’est du «  spécif-isme », il faut être vigilant !

Dans l’histoire, la laïcité s’est construite, sur un idéal « politique », celui d’assurer le primat du politique , sur le religieux.

Il y aurait un rapport problématique, de fait, entre le religieux « monothéiste » et le politique. L’idéal politique ne pourrait que s’opposer à l’idéal eschatologique ( le salut ) de la religion.. Le Christ a porté ce conflit jusqu’à en mourir…

A mon avis, Jésus, même s’il en est mort, ne portait pas ce conflit en Lui. D’abord, parce que c’est le « pouvoir » qui - lui - est nécessairement conflictuel, et Jésus, lui, «  profondément laïque ».., rejette tout pouvoir dans la relation avec le divin. Jésus se présente comme le serviteur par excellence, et appelle chacun à le devenir. Jésus refuse les piège du pouvoir ( cf, le tentations dans le désert, etc …  et «  Rendez à César ce qui est à césar, et à Dieu ce qui est à Dieu » ) etc...

Arrestation Boniface 8

Le pouvoir a toujours cherché à instrumentaliser la religion ; par le fait que le pouvoir politique veut s’imposer par la loi, et être le seul à faire la loi …

En islam, la laïcité s’introduit par le droit ; sans s’opposer au droit religieux, mais en l’interprétant : ainsi en est-il des libertés individuelles ( famille, mœurs …). Un enjeu actuel est « la liberté de conscience », et le problème de la conversion ( l’apostasie…).

 

Syllabus 2Chez nous, de ce côté de la méditerranée, je rappelle que -selon le syllabus de Pie IX ( 1864 )- est condamné le fait de professer ceci : qu’«Il est libre à chaque homme d'embrasser et de professer la religion qu'il aura réputée vraie d'après la lumière de la raison (8, 26). ). ! La suite des condamnations est édifiante ! Aussi, à la lumière de l’expérience ( de l’histoire ..) il me semble que la politique ( et en particulier la démocratie ) permet, en effet,  à l’Eglise ( institution..)  de se voir « imposer » les lumières de la raison ( souvent évangéliques … ! ), à son bénéfice ! Aujourd’hui, les catholiques ne remettraient plus en cause la loi sur la séparation de l’église et de l’état ….

affiche-Laicite-Inch-Allah-2011-1

 

 

Ainsi , s’il en a été sur «  la liberté de conscience », les vérités attachées aux autres religions … Demain, en sera t-il autant ( je le souhaite ) sur l’ordination des hommes et des femmes ( mariés ou non ), et le pluralisme religieux ?

 


Le conférencier nous dit que la laïcité pourrait s’exprimer par l’idée que «  les hommes peuvent se passer de Dieu » et se libérer collectivement de la  « tutelle » de la religion ( ils sont capables de faire eux-mêmes la loi …).

Dans ce sens la laïcité serait athée … Je ne pense pas du tout que l’athéisme soit une « spécificité » de la laïcité.

Voir les commentaires

Notre vision du monde change !

Publié le par Perceval

Le 9 novembre 1989, notre vision du monde changeait. Chute mur de Berlin

 

La démocratie moderne (alors que ce régime est honni depuis la fin de l’antiquité..) est née avec le christianisme dans les monastères, les papes sont élus etc…

Les principes en sont la valeur insigne de la personne individuelle qui la rend digne de ne pas être gouvernée contre son gré et la fait qu’une société humaine puisse s’améliorer, et que le progrès humain est possible.

Aujourd’hui, après l’échec des idéologies collectivistes, et le repli vers l’individualité, comment gérons nous le « bien commun » ? Les notions mêmes de progrès et d’idéal, sont remises en cause … !

 

democratie participativeJe m’interroge sur le passage d’une démocratie représentative ( et le pouvoir donné au groupe majoritaire …) à une démocratie participative (la démocratie du consensus )…

 

Les négociations actuelle entre partis, avant les élections présidentielles, illustrent très bien cette problématique … ( EELV, peut-elle négocier l’arrêt du nucléaire ? ) Le post PS EELV

 

Il me semble qu’aujourd’hui, l’opinion, valorise plus la « démocratie participative », que la « démocratie représentative » qui vise plus à la négociation qu’au débat. Clairement le citoyen préfère aujourd’hui parler au nom de ses intérêts, plutôt que des ses idéaux. On ne négocie pas des valeurs ( croyances ), mais on négocie des intérêts .. !

Le consensus recherché cherche à répondre de façon pragmatique à des problèmes concrets. Il ne s’agit plus de parler de « bien » ou de « mal » , mais de bon sens et de prudence, Le quotidien n’a pas à être transformé mais il doit être sauvegardé…

 

Le post sortir du nucléaireLe « militant » pétri d’idéaux  rejette le consensus, qui semble s’apparenter à de la magouille politicienne. Aussi - peut-être – suis-je piégé dans ma contradiction quand j’idéalise la « démocratie participative » ; d’autant que l’urgence écologique et sociale, nécessiterait une rupture politique … Autre contradiction : Ne préférons nous pas aujourd’hui «  la paix » ( fichez moi la paix ! ), à la «  vérité » ? Nous préférons « la sagesse » ( cool, zen, l’instant présent …) au jugement ( vérité, opposition, combat ..).

 

A cette condition, y a-t-il encore une «  vision de monde » possible… ?

Depuis, son existence, le mouvement écologiste reste extrêmement minoritaire. Dans le système majoritaire actuel, celui qui n’a pas vu prévaloir son opinion ( par l’élection ) la conserve par devers lui et tente de la faire prévaloir au prochain vote...!

Aujourd’hui, peut-être, le citoyen, exclusivement voué à la vie quotidienne, aspire à plus de « connexions » et moins d’opposition …

Il me semble que notre réflexion politique devrait prendre en compte ces nouvelles aspirations …

Voir les commentaires

Dieu ne craint pas le blasphème.

Publié le par Perceval

intégrismesLe blasphème ne concerne pas Dieu, éventuellement celui qui pense blasphémer, et souvent celui qui s’approprie l’outrage, de même qu’il s’approprie Dieu en « jugeant » quelques paroles ou dessins en lieu et place de Dieu !

Dieu, ne se limite pas aux croyances de celui qui crie «  au blasphème » !

 

Le blasphème peut être salutaire, en particulier s’il se glisse dans des textes d’humour ( voir l’humour juif, profond et spirituel …). Le blasphème peut être existentiel, s’il exprime la révolte contre le mal, l’injustice … Job demande des comptes à Dieu, et ses amis l’accusent de blasphémer. La révolte de Job, est bénéfique.

 

loi anti-blasphèmeJésus a été condamné pour blasphème« il a blasphémé » (Matt. 9:3 ; 26:65).

Etienne sera exécuté pour ce motif : « Nous l'avons ouï proférant des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu » (Actes 6 : 11)

 

La rencontre avec Dieu se situe au-delà des certitudes…

 

 

 

 

Nb/ " Ou bien Dieu existe et il n'a rien de commun avec ce vieillard grognon et infantile qu'on nous présente, et par conséquent le blasphème n'a aucune importance ; ou bien Dieu est réellement ce vieillard infantile et grognon, et alors le blasphème devient presque un devoir philosophique ! " citation de Pierre Gripari ( écrivain et 'anarchiste' de droite ... )

Voir les commentaires

Crise financière : les propositions de l’Eglise.

Publié le par Perceval

C’est un document important que vient de publier le Conseil pontifical Justice et Paix, sous le titre « Pour une réforme du système financier et monétaire international dans la perspective d’une autorité publique à compétence universelle ».Bien commun

 

- Taxant d’ «idéologies» aux effets dévastateurs les doctrines libérales qui ont dominé les vingt dernières années du siècle dernier, le document de Justice et Paix rappelle que la visée du «bien commun » et l’exigence de solidarité, tâches propres du politique, exigent que les activités financières soient régulées. Trois mesures concrètes sont envisagées, pour l’immédiat :

- instaurer une taxe sur les transactions financières, dont le produit pourrait « promouvoir le développement mondial et durable ».

- recapitaliser les banques, mais pas sans condition : le texte ne fait pas l'apologie d'une recapitalisation comme celle qui a été pratiquée fin 2008. Il précise que les banques doivent s’engager à adopter des comportements « vertueux », c’est-à-dire à orienter leur activité vers le développement de l’économie réelle et non de la spéculation.

- rétablir la distinction entre banque de crédit aux particuliers et banques d’investissement.

 

Aux politiques... d’expliciter les conditions politiques de leur mise en œuvre...

Imposer aux banques un « comportement vertueux », par exemple, est-ce possible sans prise de participation de l'Etat dans le capital des banques ? L’élimination des « paradis fiscaux » aurait pu être mentionnée, puisque c’est une des conditions essentielles de la « réforme du système financier et monétaire international »...

 

Autre intérêt de ce document : il rappelle, dans son titre même, un point trop méconnu de la doctrine sociale de l’Eglise, formulé par Jean XXIII dès 1963, bien avant que l’on parle de « mondialisation ». Constatant que bon nombre de problèmes ont désormais des dimensions mondiales, il affirmait que leur solution exige la création d’une « autorité publique dont le pouvoir, la constitution et les moyens d’action prennent eux aussi des dimensions mondiales et qui puisse exercer son action sur toute l’étendue de la terre (Pacem in terris, 137).

 

En conclusion, il est heureux que l’Eglise redise aux chrétiens que le « bien commun universel », celui de la « famille humaine » tout entière, doit toujours prévaloir sur les intérêts particuliers ou nationaux.

 

Source: Equipe du Ceras , « Crise financière : les propositions de l’Eglise », La fabrique de la doctrine sociale, Ceras - revue Projet. URL : http://www.ceras-projet.com/index.php?id=2554.

 

Egalement: Campagne "les paradis fiscaux" CCFD

Voir les commentaires

ENSEMBLE CREUSONS UN PUITS

Publié le par Perceval

Histoire(vraie) contée par le PèreChristian de Chergé (Le frère Christian de Chergé était un des 7 moines enlevés et assassinés par le GIA en 1996 en Algérie ).


L'esprit des rencontres d'Assise  ou « ENSEMBLE CREUSONS UN PUITS »

Assise 2011 petite
« Depuis qu’un jour, il m’a demandé, tout à fait à l’improviste, de lui apprendre à prier, Mohammed (garde-champêtre à Tibhérine) a pris l’habitude de venir s’entretenir régulièrement avec moi. C’est un voisin. Nous avons une longue histoire de partage ….

Un jour, il trouva la formule pour me rappeler à l’ordre et sollicité un rendez-vous.
- Il y a longtemps que nous n’avons pas creusé notre puits !


Angelico san francesco fa la pova del fuoco davanti al sultL’image est restée. Nous l’employons quand nous éprouvons le besoin d’échanger en profondeur. Une fois par mode de plaisanterie je lui posais la question :
« Et au fond de notre puits, qu’est-ce que nous allons trouver ? De l’eau musulmane ou de l’eau chrétienne ?
Il m’a regardé mi-rieur, mi-chagriné :
Tout de même, il y a si longtemps que nous marchons ensemble et tu me poses encore cette question ?…
Tu sais, au fond de ce puits-là, ce qu’on trouve, c’est l’eau de Dieu  »

Voir les commentaires

Religion et politique.

Publié le par Perceval

Les extraits ci-dessous proviennent du documents de la conférence des évêques de france: " Élections : un vote pour quelle société ? ".

 

Abbé Pierre et mère térésa«Beaucoup de comportements cyniques ou simplement irréfléchis ont conduit à la perte du sens d’une destinée commune, à commencer par l’affirmation selon laquelle chacun n’a de comptes à rendre qu’à lui-même en oubliant que les droits n’ont de sens qu’en lien avec des responsabilités […] lorsque le sens de l’existence ne passe plus par le lien à autrui, la perception même de l’intérêt général est brouillée. Les propositions politiques de long terme sont dévalorisées. Les attentes des citoyens s’en trouvent faussées.

l n’y a plus de hiérarchie des priorités et chacun réclame l’intervention de l’État pour ses problèmes particuliers! » [2] [2] CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE, CONSEIL FAMILLE ET SOCIÉTÉ, Grandir dans la crise, coéd. Bayard/Cerf/ FleurusMame, coll. Documents d’Église, mars 2011, page 18-19.

 

 

ZachéeSi « l’Église ne peut ni ne doit prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible […], elle ne peut ni ne doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice. Elle doit s’insérer en elle par la voie de l’argumentation rationnelle et elle doit réveiller les forces spirituelles, sans lesquelles la justice, qui requiert aussi des renoncements, ne peut s’affirmer ni se développer » [3]. [3] BENOÎT XVI, Deus caritas est, n° 28, 2006.

 

 

scandale jesus zachéeLe véritable développement humain suppose « des hommes droits, des acteurs économiques et des hommes politiques fortement interpellés dans leur conscience par le souci du bien commun. La compétence professionnelle et la cohérence morale sont nécessaires l’une et l’autre » ! [4] [4] BENOÎT XVI, Caritas in veritate, n° 71, 2009.

 

 

« La crise couvait depuis longtemps. Elle s’est manifestée d’abord dans le domaine écologique. Puis les crises alimentaire, financière, économique, monétaire et sociale se sont succédées rapidement, révélant une crise bien plus profonde, une crise spirituelle, une crise de sens. Cette crise du sens profond de l’existence a été masquée par une confiance excessive dans l’économie libérale. Il est clair aujourd’hui que l’économie seule ne peut fournir les réponses adéquates à tous les problèmes de société » [5]. [5] IBID., Grandir dans la crise, page 29.

 

 

« On voudrait être convaincu que les dérives financières de 2008 n’ont pas été oubliées et que les événements qui les ont provoquées n’ont pas repris leurs cours. Les contrôles réels des flux financiers, au niveau national et international, peinent à se mettre en place. L’illusion d’une grande distribution des fonds publics continue de masquer les failles structurelles de notre pays et contribue à prolonger le rêve d’une société de consommation saTrès riche le chatns rapport réel avec les moyens disponibles, ni dans les foyers ni dans la société.

L’appel que nous lançons régulièrement à promouvoir de nouveaux modes de vie n’est pas une incantation moralisante.

C’est plutôt l’avertissement que la raison humaine doit lancer devant les excès de notre système » [6]. [6] Cal ANDRÉ VINGTTROIS, Discours d’ouverture, Assemblée plénière, Lourdes 2011.

 

 

Une redéfinition du bien commun est sans doute nécessaire. « Il appartient à chacun d’intégrer que ses envies personnelles ne peuvent être l’unique ressort de son agir et de son jugement. Il est fort possible que la prise en compte du bien commun demande des sacrifices à chacun » [7]. [7] IBID., Grandir dans la crise, page 47.

 

 

« Aucun pays ne peut penser être en mesure de faire face seul aux problèmes migratoires de notre temps. Nous sommes tous témoins du poids de souffrances, de malaises, et d’aspirations qui accompagnent les flux migratoires. […] les travailleurs étrangers, malgré les difficultés liées à leur intégration apportent par leur travail une contribution appréciable au développement économique du pays qui les accueille, mais aussi à leur pays d’origine par leur envoi d’argent. Il est évident que ces travailleurs ne doivent pas être considérés comme une marchandise ou simplement comme une force de travail […]. Tout migrant est une personne humaine qui, en tant que telle, possède des droits fondamentaux inaliénables qui doivent être respectés par tous et en toute circonstance » [8]. [8] BENOÎT XVI, Caritas in veritate, n° 62, 2009.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>