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Foi et obéissance

Publié le par Perceval

C'est au nom de la foi, que la contestation se fait !

" Dans l'église, à celui qui conteste, on objectera facilement que, finalement, il y a l'obéissance, la soumission " au nom de la foi" qui doit lui servir de règle et de mesure. Ce qu'on voit beaucoup moins, c'est que c'est justement au nom de la foi, que la contestation se fait, quand elle est basée sur le Christ et l'Evangile. C'est la foi du chrétien qui le pousse à dire à son évêque les contradictions qu'il a relevées entre la vie structurelle de la communauté et le message du Christ. C'est la foi qui le pousse à s'engager dans le monde au service de ses frères. Si ce n'était pas la foi, il enfilerait ses pantoufles et ne se poserait plus de problèmes ! "

Jacques MEURICE "Adieu l'Eglise, Chemin d'un prêtre-ouvrier"

 


  .... J'ai lu cela quelque part .... je ne sais plus où..!

Dix raisons pour ne pas ordonner ... des hommes !

1. Les hommes sont trop émotifs. La façon dont ils se conduisent pendant les matchs en est la preuve.
2. La place d’un homme est dans l’armée.
3. Certains hommes sont si beaux qu’ils distrairaient les femmes pendant les offices.
4. La physiologie masculine montre que les hommes sont plus faits pour des tâches comme abattre des arbres, déterrer des pierres et chasser. Ce ne serait pas “conforme à la nature” que des hommes exercent un autre type d’activité.
5. Dans l'évangile, qui a trahi Jésus ?  un homme. La faiblesse de son jugement et son peu de foi sont typiques de son sexe. Ceci justifie la position de subordination dans laquelle on doit maintenir les hommes en matière de formation.
6. Les hommes sont enclins à la violence. Les "vrais" hommes préfèrent régler les problèmes en faisant un étalage immature de prouesse et de domination. Ils font ainsi de piètres modèles et sont dangereusement instables pour assumer des responsabilités.
7. Être ordonné ministre du culte, c’est éduquer et prendre soin de l’assemblée des fidèles. Ceci n'est pas le rôle d’un homme, selon la tradition. Au cours de l'histoire, les femmes se sont avérées plus habiles à cette tâche et y sont plus naturellement attirées. De ce constat résulte clairement que les femmes soient un plus pour l'ordination.
8. Dans la genèse, l'homme a été créé avant la femme, à l'évidence comme prototype; les hommes sont donc une expérience. Les femmes représentent l'accomplissement de la création, une image plus parfaite du dessein de Dieu pour la création de l’humanité.
9. Les hommes qui ont des enfants peuvent être distraits par eux dans leurs responsabilités d’Église
10. Enfin les hommes peuvent trouver du sens et de la satisfaction en accomplissant certaines activités d'église sans pour autant être ordonnés. Ils peuvent ainsi balayer le trottoir, réparer le toit, et peut-être même assurer une partie de la liturgie, le jour du Seigneur. En s’investissant dans de tels rôles traditionnels, ils peuvent avoir une place très importante dans la vie de l'église.

 

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Je ne me " sauve " pas tout seul !

Publié le par Perceval

Une intuition,... Une conviction: " Je ne me 'sauve' pas tout seul "!

Il ne s'agit pas seulement de la question des ' mérites ' et de la ' grâce '... A ce propos, la Réforme assisenous a sans doute sorti d'un écueil: celui de penser, enfermé dans notre individualisme, que le sort de l’humanité n’était pas lié au nôtre … 


Avant Jésus-Christ, il était naturel de penser que le destin d’Israël sur-valait sur le destin individuel ( et sa vie post-mortem ). La plupart des juifs ne croyaient pas à l'immortalité de l'âme, Jésus non plus... Platon , oui ...!

Les Evangiles, ont fait progresser la conscience individuelle, pour asseoir la valeur de la Personne: unité et totalité sont confondues en Dieu, par son Amour et sa miséricorde…

Le symbolisme du corps christique, de l’Eglise, inclut le destin de chaque homme à celui du Royaume auquel nous sommes tous promis. Le Royaume n’étant ni un espace ( encore moins un lieu ) ni un temps, mais la rencontre de l’Amour en Dieu, en chacun et en Tous, au sein de l’Eglise mystique.

Rien de nouveau .. ! C’est le sujet de la plupart des paraboles ; c’est bien sûr le thème abordé Mur sleiman mansourT1par les premiers pères de l’Eglise, comme ici dans le texte ci-dessous. Avant que l’Institution ne confonde ce monde et l’Autre, au point parfois, d’asservir le fidèle sous prétexte que son pouvoir était ‘divin ‘.. !

 

"Plus on est uni au prochain, plus on est uni à Dieu. Pour que vous
compreniez le sens de cette parole, je vais vous donner une image tirée des
Pères : Supposez un cercle tracé sur la terre, c'est-à-dire une ligne tirée
en rond avec un compas, et un centre. On appelle précisément centre le
milieu du cercle. Appliquez votre esprit à ce que je vous dis. Imaginez que
ce cercle c'est le monde, le centre Dieu, et les rayons les différentes
voies ou manières de vivre des hommes. Quand les saints, désirant approcher
de Dieu, marchent vers le milieu du cercle, dans la mesure où ils pénètrent
à l'intérieur, ils se rapprochent les uns des autres en même temps que de
Dieu. Plus ils s'approchent de Dieu, plus ils se rapprochent les uns des
autres ; et plus ils se rapprochent les uns des autres, plus ils
s'approchent de Dieu. Et vous comprenez qu'il en est de même en sens
inverse, quand on se détourne de Dieu pour se retirer vers l'extérieur : il
est évident alors que, plus on s'éloigne de Dieu, plus on s'éloigne les uns
des autres, et que plus on s'éloigne les uns des autres, plus on s'éloigne
aussi de Dieu. Telle est la nature de la charité. Dans la mesure où
nous sommes à l'extérieur et que nous n'aimons pas Dieu, dans la même
mesure nous avons chacun de l'éloignement à l'égard du prochain. Mais si
nous aimons Dieu, autant nous approchons de Dieu par la charité pour lui,
autant nous communions à la charité du prochain ; et autant nous sommes
unis au prochain, autant nous le sommes à Dieu."

Source : "Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine, Instructions, VI, 76-78 (trad. SC 92, p. 281-287)" cité par Evangile au Quotidien...

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Mariage - La Religion ne parle t-elle que d'Amour ?

Publié le par Perceval


La question du mariage, de l’Amour, de la morale catholique… agite mon esprit actuellement. J’essaie d’éclairer en moi, ce qui me gène dans le discours traditionnel, répété à longueur de temps dans les homélies… A savoir: « T’en fait pas, si personne ne t’aime : Lui, Dieu, t’aime… » ; «  L’Amour de Dieu, véritable Amour, s’exprime au travers du couple, donc quand les époux s’aiment, ils représentent : l’Amour de Dieu »…., Donc …«  Le mariage représente l’alliance entre Dieu ( l’amant ) et son Eglise ( l’aimée )… » etc … etc…

 

Et, aujourd’hui, je retrouve un auteur qui m’avait fortement marqué, alors que j’étais étudiant : Nicolas Berdiaeff, et surprise… ! Je  rencontre là, précisément, un peu de ma question …

  

familleSa position envers la famille peut-être résumée par un passage qu’on trouve dans son livre De la destination de L’homme : « L’amour considéré dans son élément pur, dans son originalité, présente un phénomène personnel, alors que la famille offre un phénomène social. Là gît tout le tragique de l’amour authentique, qui procède d’un autre monde dans celui-ci. L’amour sexuel, en actualisant dans la quotidienneté sociale, crée la famille. Les formes de celle-ci sont sujettes à changement, tout comme la quotidienneté, sur laquelle l’esprit d’éternité ne repose pas. Son conservatisme n’est pas généralement une protection de ce qui est éternel, mais de ce qui est temporaire » ( De la destination de l’homme, p. 305 ).

mariage 4Berdiaeff oppose l’amour et la famille, chaque réalité appartenant à un monde différent. N’est-ce pas, au fond, ce que je ressens intuitivement…? L’église pendant 2000 ans , n’a t elle pas menti sur la réalité sociologique ( et non spirituelle ) de la ‘ conjugalité ‘.. ? Bien sûr, je ne méconnais pas le sentiment amoureux, et je sais qu’il peut être l’icône de l’Amour - ce que nous pourrions nommer la ‘ nuptialité ‘ - pour la différencier de la conjugalité. C’est je crois, aujourd’hui, reconnu dans notre culture … sauf par l’institution chrétienne… !

 

Continuons avec Berdiaeff :

Berdiaeff n’hésite pas à reprendre St Augustin, qui ne cherchait peut-être qu’à domestiquer sa sexualité … ( ? ) : « Un homme comme saint Augustin a pu écrire un traité sur le mariage qui ressemble tout à fait à un traité sur l’élevage du bétail ; il ne soupçonne même pas l’existence de l’amour et ne trouve rien à en dire » (De l’esclavage et de la liberté de l’homme, p. 254 )mariage-maddy

Berdiaeff accuse le christianisme, au long de son histoire, d’avoir nié la liberté de l’amour. Elle n’a fait que se soumettre à la raison sociale, a adapté ses exigences, obéit aux conventions variables de la société. Il reproche au christianisme historique d’avoir été incapable de comprendre l’amour et son esprit créateur, d’avoir même, en exaltant la virginité, de voir un péché dans le désir d’aimer, d’avoir parlé invariablement de l’amour en l’inscrivant dans le seul ordre générique et institutionnel, et non spirituel ou personnel. Selon lui, les réflexions théologiques sur l’amour sont, dans la plus pure tradition chrétienne, envahies par un moralisme, qui pour lui est immoral. Il déclare dans son autobiographie : « Je haïssais la moralité, l’illégitimité, détestais les sermons vertueux »( Essai d’autobiographie spirituelle, p. 94. ).

Tout le monde sait,  qu’avant le XXème siècle, l’amour était rarement vivant au sein de la famille, et que la plupart des mariages ont été en réalité malheureux.

« La famille est une institution hiérarchique fondée sur l’autorité et la soumission. En elle, la socialisation de l’amour équivaut à peu près à sa suppression »( Essai d’autobiographie spirituelle, p. 86 )

La Société ne parle pas d’Amour,. Elle régule, règlemente et soumet quelque chose qui ne peut plus être de l’Amour… !

 « Aucun amour autre que l’amour libre n’est concevable, et l’amour imposé, déterminé du dehors, est une contradiction dans les termes » ( De l’esclavage et de la liberté de l’homme, p. 253 )

 

Nicolas Berdiaev [ 1874 - 1948 ] Berdiaeff 2Philosophe russe, Nicolas Berdiaev fuit la Russie bolchévique et transfère à Paris en 1924 l'Académie de philosophie et de religion qu'il avait fondée à Berlin. Penseur de la liberté (qu'il oppose à l'ontologie), il fonde une véritable philosophie de la personne qui influencera Emmanuel Mounier et le personnalisme.

 

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L'Amour, n'est pas ce que nous ' croyons ' !

Publié le par Perceval

Fabrice Midal est bouddhiste. fabrice-midalIl est aussi philosophe, critique d'art ...

Au travers de ses questions, de son analyse... Nous retrouvons, je pense, le message essentiel de Jésus, le Christ, sur l'Amour...

 

Fabrice Midal s'étonne: un auditeur lui demande: " Paut-on s'aimer, sans avoir des relations sexuelles..?" Le malentendu est là!

D'abord, F. Midal répond: " je l'espère...! N'aimez-vous pas vos enfants...?

Ensuite, souvenons-nous...  et relisons la Bible...:amour.jpg

  •        L'Amour n'est pas ce sentiment sirupeux qui ferait que nous serions tous attirés les uns vers les autres...
  • L’Amour c'est tout simplement une expérience de bonheur, de joie… Cette expérience nous la vivons de multiples façons : dans la nature, en écoutant de la musique … Chacun sa porte!
  • Il y bien des façons d'expérimenter " l'Amour ", avant de le ramener au couple ..!
  • Lorsque nous souffrons de ne pas aimer, ou de ne pas être aimé, ou de ne pas ' savoir aimer '... Réjouissons-nous, nous dit F. Midal: l’Amour s’appelle à nous, l’Amour est là…. L’Amour est un chemin …
  • L’Amour est là… C’est nous qui sommes absent.

 

 

Fabrice Midal, revient aux fondamentaux de la Spiritualité:Midal livre amour

 

" ... ce qui anime notre chemin c’est l’amour, et l’amour n’est pas un sentiment. L’amour est inconditionnel, équanime et intime. La vérité de l’amour n’est pas que nous devons aimer, mais que nous sommes aimés : l’amour est déjà là, toujours, -- toujours absolu. Mais il s’agit de se laisser aimer jusqu’en cette part de nous que nous n’aimons pas. D’ailleurs l’amour ne porte aucun fruit et meurt dès qu’on ne se fie qu’à son propre jugement et qu’on se prend pour le centre. Mais quand on se laisse aimer on se découvre plus ample qu’on ne croyait. C’est ce choc qui donne un dynamisme de vie, c’est une révolution absolue. L’amour appelle, et on ne peut se refuser. Cependant il est aussi vrai que cela appelle un travail ardu : l’amour, c’est comme le muscle : ça se développe ! La pratique est simple : il suffit de faire passer ( ' autre chose '... ) les autres avant soi. Mais n’oublions pas que dans le bouddhisme, l’amour et la connaissance sont toujours liés... "

 

Une des particularités du christianisme ( la plus belle ..! ) est d'avoir personnalisé ( par l'intermédiaire de Jésus...) le divin... Aussi, peut-être, avons nous exagérément compris les attributs divins, au travers de la relation humaine... Jusqu'à réserver l'Amour à un sentiment inter-personnel ... ?

 

 


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Catho. cherche tribu...!

Publié le par Perceval

Petit malaise personnel…

Je fréquente plusieurs réseaux, comme beaucoup d’entre nous.

-Hier, j’ai passé la journée, avec les militants d’Europe-Ecologie de ma région( Limousin)P1000770 : journée très intéressante, chaleureuse, avec de vrais contacts, simples et sincères..etc.

 

-Je connais bien le milieu enseignant, je l’apprécie, et je me sens proche de beaucoup d’entre eux, et moins de certains autres…

 - Je connais d’autres milieux, culturels ou ‘ fraternels ..’… Et j’en arrive au ‘ cercle catho. ‘avec lequel, c’est loin d’être simple.

 

Auparavant, - première constatation: ces 'ensembles' n'ont pas d'intersection commune. Je n'y rencontre pas les mêmes personnes, les mêmes codes ( références culturelles, humour, ...etc ), à tel point, qu'il est parfois difficile de parler des uns, aux autres...!

Bien qu’absentes du limousin, il y a dans le catholicisme, toutes sortes de communautés. Elles cultivent leurs particularité comme d’heureuses raisons  à  les préférer aux autres, plus ou moins appuyées, parfois  jusqu’à frôler le repli sectaire … !

 

Pour le "catho de base " ... Il y a la paroisse : entité locale, tout à fait artificielle, très peu cohérente dans sa foi commune. Cette petite communauté est tiraillée entre son curé ( personnalité prépondérante…) et un petit groupe de laïcs assez centré sur lui-même, son pouvoir et ses prérogatives… messe 1Bien sûr, aucun groupe social, n’est à l’abri de ces dérives, somme toute assez banales… Sauf, que , et c’est tout à fait personnel, je mets dans la dimension spirituelle de ma vie, l’essentiel du sens… Aussi, ma quête, en est-elle ‘existentielle’, et mon attachement à l'Eglise ( spirituelle ) en est d'autant plus forte…

 

Mes convictions, ma Foi, mon désir de vivre et partager en société, se nourrissent d’un contenu spirituel : entretenu, porté, nourrit par une Eglise qui se décline de diverses manières. Ma difficulté, dans l’église catholique, est de ne pas trouver la ‘ communauté de base ’, dans laquelle je me sente en véritable relation et communion…


Quelques explications ? Pour 'remonter le niveau' de ce témoignage ( sincère ) mais proche deChevallaz RDV amis la sociologie de bazar; je ferai deux citations :


- « Le catholicisme est devenu aujourd'hui, en bien des milieux, un phénomène de culture plutôt qu'un phénomène d'Église » (Lemieux, 1990).


- « Danièle Hervieu-Léger, l'une des spécialistes de la transformation des croyances religieuses, rappelle que « toutes les analyses sociologiques de la modernité religieuse mettent l'accent aujourd'hui sur l'éclatement des systèmes de croyance et sur la dissémination des petits récits croyants que les individus produisent eux-mêmes à partir de leurs aspirations, de leurs intérêts, de leurs dispositions, de leurs expériences ».

   Ce bricolage individuel s'effectue en référence aux « grands récits » des traditions religieuses, dans lesquels les individus puisent comme dans une bibliothèque de symboles et de formes religieuses. Ce va-et-vient entre la pratique de croyances individuelles et les grandes traditions constitue partout la dynamique de transformation religieuse, dans un aller et retour permanent entre local et global. Les recompositions religieuses ne se font probablement pas selon le schéma « européocentré » bâti par la tradition sociologique de la sécularisation et de la modernisation. » ( revue ‘ Sciences humaines : JEAN-CLAUDE RUANO-BORBALAN )

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Jésus: l’homme qui évangélisa Dieu.

Publié le par Perceval

"Est-il vrai, selon le mot du dominicain Jean Cardonnel , que Jésus soit le seul qui "évangélise" Dieu ?
jesus maîtreNon certes que Dieu ait besoin d'être "évangélisé" mais bien la manière dont nous parlons de lui et dont nous utilisons son Nom. Que de peuples au cours de l'histoire l'ont annexé au seul profit de leurs ambitions politiques ! Et ce n'est pas fini. Dieu ou ce qu'on en a fait est partout l'alibi universel. Du coup, nous sommes malades des images de Dieu que nous transmettons de génération en génération sans bien mesurer les désastres qu'elles engendrent. Jésus parle de Dieu autrement qu'on ne l'avait fait avant lui. Il nous le rend, libre des ambitions et des peurs qu'au long des siècles, nous lui demandons de cautionner. Et en nous révélant un peu du visage de Dieu, il nous révèle le vrai visage de l'homme."


Dominicain, René Luneau a été pendant plus de vingt ans chercheur au CNRS (sociologie religieuse africaine) et enseignant à l'Institut Catholique de Paris (Cycle du Doctorat : Unité de la foi, diversité des cultures).
Il a publié, seul ou en collaboration, une vingtaine d'ouvrages dont plusieurs ont été réédités et traduits en langues étrangères (italien, espagnol, portugais, allemand). Il a notamment publié Tous les chemins ne mènent pas à Rome, Albin Michel, 1995 ; L’enfant prodigue - Bayard, 2005 ; Paraboles nouvelles - Karthala, 2007, L’homme qui évangélisa Dieu - Albin Michel rééd.2009

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Paroles fortes ...

Publié le par Perceval

« Découvrir l’autre, vivre avec l’autre, entendre l’autre, se laisser aussi façonner par l’autre,
cela ne veut pas dire perdre son identité, rejeter ses valeurs,
cela veut dire concevoir une humanité plurielle, non exclusive…pierre-claverie-1938-1996

Il n’y a d’humanité que plurielle, et dès que nous prétendons posséder la vérité ou parler au nom de l’humanité,

nous tombons dans le totalitarisme et dans l’exclusion.
Nul ne possède la vérité,
Chacun la recherche…
Je suis croyant,
Je crois qu’il y a un Dieu,
Mais je n’ai pas la prétention de posséder ce Dieu-là,
Ni par le Jésus qui me le révèle,
Ni par les dogmes de ma foi.
On ne possède pas Dieu.

On ne possède pas la vérité et J’ai besoin de la vérité des autres. »

(Pierre CLAVERIE, évêque d’Oran, janvier 1996)

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Ma recherche du bonheur.

Publié le par Perceval

Perceval a rêvé de gloire et la chance lui a souri...Perceval Pénitent Après cinq années d'aventures, mais aussi d’errance et d’oubli de Dieu. Ce temps de belles prouesses ne le satisfait plus...

Un ermite, oncle de Perceval, lui fait voir dans quelle nuit spirituelle il a jusqu’alors vécu. Seule la reconnaissance de la foi et l'espérance de la résurrection peut réparer ce manque et lui permettre de retrouver le Graal et de guérir le roi.

 

Sans doute, recherchons nous à combler divers manques, par une satisfaction matérielle ( et je ne parle pas des besoins élémentaires ) qui Consommation 30 glorieusesnous laisse insatisfaits… Le répit est bref , et le ‘ désir ‘, à nouveau , se fait sentir.


Certes, , au travers, de ces rêves et de la satisfaction de pouvoir les atteindre, je me sens vivant.


Cependant ; avoir ma maison, avoir une ‘ bonne situation ‘, avoir des enfants…  Est-ce là les aspirations d’une conditions humaine ? Même si, le génie humain, accompagne cette satisfaction de nos besoins, par une ‘ valeur ajoutée ‘ culturelle et artistique sans limite… Il me semble, encore, que je n’exprime pas ma véritable nature…


A mon avis, il ne s’agit que d’une erreur de cible… Mon ‘ aspiration ‘ est bonne ; mais je dois viser l’Etre plutôt que l’avoir…

 

Ma véritable nature ,-  que je la nomme ‘ véritable nature de bouddha’ ou ‘ divine ‘ – doit m’inciter à ne pas considérer la satisfaction de mes désirs, comme le sens de ma vie. Cette satisfaction est un don, une richesse à disposer, à partager…  A l’inverse, en faire une fin en soi, qui justifierait tous les moyens ; c’est véritablement se tromper de cible, c’est la manquer… Jésus emploie ce mot , galvaudé depuis : « pécher ». Peu importe le vocabulaire. Cette reconnaissance de ne pas trouver mon bonheur par cette ‘ erreur de cible ‘, m’amène à rechercher ce qui peut véritablement satisfaire mon aspiration à plus de vie, plus de joie, plus de bonheur…

 


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Ecoutez Louis EVELY

Publié le par Perceval

"Actuellement, je me sens partagé entre deux mondes :  celui des incroyants, qui me passionne et pour lequel je suis trop chrétien, et le monde des croyants ; mais ceux-ci me jugent souvent trop libre, trop indépendant ...
En fait, je v
evely1oudrais passionnément unir ces deux mondes, et je me sens déchiré entre deux fidélités : la première, c'est l'Evangile, la seconde, c'est le monde, les signes et les besoins de notre temps, et de mes contemporains.
Je vois le monde travaillé par l'esprit de Dieu.
Je le sens en gestation et je me rappelle ce que Jésus disait aux Pharisiens : "Vous pouvez interpréter les aspects de la terre et du ciel, mais ces temps-ci que vous vivez, ne les comprenez-vous pas ?" (Mt 16, 3) "

 Ecouter l'extrait de la conférence de Louis Evely

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La Prière et la marée noire ...

Publié le par Perceval

Pendant les informations de 20h, sur la chaîne publique ; des catholiques américains s’expriment sur la marée noire et la Prière. Les propos me gênent terriblement… Bien sûr, je pense à la caricature ainsi formulée de la ‘ prière ‘. De plus, j’imagine, ce que peuvent penser tous les ‘ athées ‘, les ‘ agnostiques ‘ et les ‘indifférents’, de la spiritualité chrétienne… ! … Je reformule :

« Les conséquences de cette marée noire, seront terribles sur nos emplois, et la vie ici… Nous prions dieu, pour qu’il nous épargne cette catastrophe.. etc. » 

 

mal rituel magiqueIl ne s’agit pas, pour moi, de refuser que s’exprime une plainte… Il est normal, que nous puissions le faire, avec nos tripes, dans une conversation intime avec Dieu ( un ‘colloque’, disons-nous avec St-Ignace… ). Les psaumes expriment bien ces sentiments …

Je pense, que si l’Eglise qui s’exprime ainsi sur une chaîne de grande écoute, limite son message à cette expression, sa communication se limite à une ‘ Bonne nouvelle ‘ de type sectaire ou magique …

 

En restant limité à cette expression archaïque de la religion, nous sommes en parfaite contradiction avec le message évangélique …

 

Je reçois aujourd’hui même, ce message de l’association qui promeut les écrits de ce prêtre catholique qu’est Anthony de Mello… de mello-copie-1Prêtre, qui n’est pas en ‘ odeur de sainteté ‘ du côté de la curie Romaine, parce qu’il inculture le message du Christ dans sa propre culture indienne influencée par l’advaïta … Je pense que cette parabole est lumineuse … !

 

 

                         LA PRIÈRE  

 

Le Maître ne cesse jamais d'attaquer les notions

qu'entretiennent les gens à propos de Dieu.

 

« Si ton Dieu vient à ton secours et te tire d'affaire, dit-il,

il est temps que tu te mettes à la recherche du véritable Dieu. »

 

Quand on lui demande ce qu'il veut dire, il raconte cette histoire :

 

 « Un homme laisse sa bicyclette neuve sans surveillance

pendant qu'il fait ses courses au marché.

Ce n'est que le lendemain qu'il se souvient de l'avoir laissée à cet endroit.

Il se précipite alors vers le marché en se disant que son vélo a été volé.

Mais il le retrouve exactement là où il l'a laissé.

Rempli de joie, il se rend au temple le plus proche

afin de remercier Dieu d'avoir veillé sur sa bicyclette.

Lorsqu'il sort du temple, sa bicyclette a disparu! »

Anthony de Mello

 

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