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Je ne me " sauve " pas tout seul !

Publié le par Perceval

Une intuition,... Une conviction: " Je ne me 'sauve' pas tout seul "!

Il ne s'agit pas seulement de la question des ' mérites ' et de la ' grâce '... A ce propos, la Réforme assisenous a sans doute sorti d'un écueil: celui de penser, enfermé dans notre individualisme, que le sort de l’humanité n’était pas lié au nôtre … 


Avant Jésus-Christ, il était naturel de penser que le destin d’Israël sur-valait sur le destin individuel ( et sa vie post-mortem ). La plupart des juifs ne croyaient pas à l'immortalité de l'âme, Jésus non plus... Platon , oui ...!

Les Evangiles, ont fait progresser la conscience individuelle, pour asseoir la valeur de la Personne: unité et totalité sont confondues en Dieu, par son Amour et sa miséricorde…

Le symbolisme du corps christique, de l’Eglise, inclut le destin de chaque homme à celui du Royaume auquel nous sommes tous promis. Le Royaume n’étant ni un espace ( encore moins un lieu ) ni un temps, mais la rencontre de l’Amour en Dieu, en chacun et en Tous, au sein de l’Eglise mystique.

Rien de nouveau .. ! C’est le sujet de la plupart des paraboles ; c’est bien sûr le thème abordé Mur sleiman mansourT1par les premiers pères de l’Eglise, comme ici dans le texte ci-dessous. Avant que l’Institution ne confonde ce monde et l’Autre, au point parfois, d’asservir le fidèle sous prétexte que son pouvoir était ‘divin ‘.. !

 

"Plus on est uni au prochain, plus on est uni à Dieu. Pour que vous
compreniez le sens de cette parole, je vais vous donner une image tirée des
Pères : Supposez un cercle tracé sur la terre, c'est-à-dire une ligne tirée
en rond avec un compas, et un centre. On appelle précisément centre le
milieu du cercle. Appliquez votre esprit à ce que je vous dis. Imaginez que
ce cercle c'est le monde, le centre Dieu, et les rayons les différentes
voies ou manières de vivre des hommes. Quand les saints, désirant approcher
de Dieu, marchent vers le milieu du cercle, dans la mesure où ils pénètrent
à l'intérieur, ils se rapprochent les uns des autres en même temps que de
Dieu. Plus ils s'approchent de Dieu, plus ils se rapprochent les uns des
autres ; et plus ils se rapprochent les uns des autres, plus ils
s'approchent de Dieu. Et vous comprenez qu'il en est de même en sens
inverse, quand on se détourne de Dieu pour se retirer vers l'extérieur : il
est évident alors que, plus on s'éloigne de Dieu, plus on s'éloigne les uns
des autres, et que plus on s'éloigne les uns des autres, plus on s'éloigne
aussi de Dieu. Telle est la nature de la charité. Dans la mesure où
nous sommes à l'extérieur et que nous n'aimons pas Dieu, dans la même
mesure nous avons chacun de l'éloignement à l'égard du prochain. Mais si
nous aimons Dieu, autant nous approchons de Dieu par la charité pour lui,
autant nous communions à la charité du prochain ; et autant nous sommes
unis au prochain, autant nous le sommes à Dieu."

Source : "Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine, Instructions, VI, 76-78 (trad. SC 92, p. 281-287)" cité par Evangile au Quotidien...

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