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"Le Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde " illustré par G Tenggren -1/2-

Publié le par Perceval

Gustaf tenggren King Arthur and the Knights of the round Table - Couv Gustaf tenggren King Arthur and the Knights of the round Table - 1 Gustaf tenggren King Arthur and the Knights of the round Table - 2 Gustaf tenggren King Arthur and the Knights of the round Table - 3 Gustaf tenggren King Arthur - 5

Gustaf tenggren King Arthur and the Knights of the round Table - 5

 

Gustaf tenggren King Arthur and the Knights of the round Table - 4

Gustaf Adolf Tenggren ( 1896 - 1970) était un illustrateur américano-suédois. Influencé par le style d'Arthur Rackham et dès 1917, il publie ses premières illustrations de contes de fées.

Gustaf tenggren King Arthur and the Knights of the round Table - 6

En 1920, il rejoint Cleveland aux États-Unis et en 1936, Tenggren déménage en Californie et est engagé par Walt Disney comme directeur artistique. Il quitte le studio en 1939, et poursuit sa carrière d'illustrateur avec 28 ouvrages publiés entre 1942 et 1962 par Golden Books, dont "Le Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde " avec un texte écrit par Emma Gelders Sterne.

Il n'est jamais revenu en Suède, Gustaf Tenggren mort en 1970 à Dogfish Head dans Southport, Maine.

 

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

 

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Noël avec Cornacchia.

Publié le par Perceval

Joyeuses fêtes de Noël...

Joyeuses fêtes de Noël...

Un peu de féerie, dans ce monde médiéval et brutal ...

C'est Noël en féérie... Sont de sortie belles princesses et monstres effrayants, sur fond de paysages fantastiques, tous se rendent à la fête...

 

C'est l'univers féérique incroyable et touchant de Cornacchia. L’artiste russe Cornacchia laisse libre court à son imagination et crée de véritables chefs d’œuvres de créativité.

Chaque image raconte un morceau d’histoire où l’étrange et le mignon se côtoient habilement.

Cornacchia se sert de son talent en photomanipulation, autant que celui en digital painting pour réaliser des illustrations colorées, détaillées, si réalistes qu’on a envie de toucher, ou de goûter !

 

Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.

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La femme au Faucon

Publié le par Perceval

En illustration de mon histoire précédente:
 
« La chasse au vol est pratiquée de manière indistincte par les hommes et par les femmes, ce qui en fait un exercice s’intégrant parfaitement à l’univers symbolique courtois, puisque, comme l’a fait remarquer Jean Wirth, la thématique de l’échange désintéressé, au centre de ce même système courtois, implique «la similitude des comportements masculin et féminin». Les rôles ne sont plus distribués en fonction des sexes, mais de l’opposition entre être aimant et être aimé. »
 
« (…) nous commencerons par élucider la signification de l’oiseau de proie dans les couples courtois, afin d’en déduire la spécificité d’un tel attribut porté par une femme. »
 
« Le faucon chasse pour le cœur, ainsi que l’affirme le bestiaire médiéval et que le rappelle Guillaume de Machaut. Il apparaît donc comme une parfaite métaphore de l’amant. La tapisserie arrageoise du Louvre, bien connue car rare exemple conservé de tapisserie du début des années 1400, montre un homme offrant son cœur à sa dame, qui tient un faucon sur le poing. »
 
 
Notons d’ailleurs la comparaison récurrente dans la littérature des yeux de la femme avec ceux du faucon, muant la dame en une sorte d’oiseau de proie, à l’affût de coeurs à pourchasser.
 
Sources : La femme au faucon, article de Térence Le Deschault de Monredon ( Document Librairie Droz)
 
 

 

 
Dans la forêt, deux jeunes gens vêtus à la mode du début du XIVème siècle chevauchent au pas; le faucon et les chiens indiquent qu'ils partent pour la chasse. D'un geste audacieux, l'amant passe un bras autour du cou de sa dame, lui caressant la poitrine. Objets de luxe, caractéristiques de la production des ivoiriers parisiens du XIIIème et du XIVème siècle, les valves de miroirs sont un reflet des moeurs courtoises de la haute société du temps. Composées de deux parties enchâssant un miroir d'étain ou de corne et placées dans des trousses en cuir, elles étaient accompagnées de différents objets de toilette: peigne, gravoir pour séparer les cheveux et parfois rasoir et ciseaux. Leur décor, le plus souvent profane, s'inspire des textes courtois contemporains: roman de la Table Ronde, de la Châtelaine de Vergy, de Tristan et Iseult.  
 
 
Valve de miroir en ivoire (ca.1350-1375), de fabrication parisienne,  avec des scènes courtoises. Elle fait 11,4 x 11,3 cm. Le médaillon est bordé de quatre lions. Il contient une rosace à huit ‘pétales’ entourée de mascarons. Il est divisé en quatre parties délimitées par un arbre. Chaque sujet met en scène le couple en suivant une rhétorique iconographique courtoise avec des gestes précis comme celui de tenir le visage de sa bien-aimée avec la main, et des symboles tels : le faucon ou l’offrande du cœur (en bas à droite). Cet ivoire fait originellement partie d’un ensemble composé de deux valves s’emboîtant l’une dans l’autre et contenant un miroir qu’on atteint en les dévissant. Une ou les deux faces externes peuvent être décorées le plus souvent de scènes courtoises ou chevaleresques

 

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Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur

Publié le par Perceval

Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur

Walter Crane (1845-1915) était un artiste anglais et illustrateur de livres.

Avec Randolph Caldecott et Kate Greenaway, il est considéré comme un des plus forts contributeurs à l’illustration de la littérature enfantine du 19ème siècle.

Né à Liverpool, il a fait partie du mouvement Arts and Crafts. Il a produit des peintures, des illustrations, des livres pour enfants, des décors pour la céramique et autres arts décoratifs.

Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
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Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur

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Mars 1913: Du côté de chez Swann

Publié le par Perceval

Le 23 décembre 1912, la NRF fait connaître à son auteur son refus  de publication de ce qui est un premier état de la Recherche.

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 Chambre de Marcel Proust

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Le 28 mars 1913, Céleste Gineste épouse Odilon Albaret, chauffeur de taxi dont Marcel Proust est un client régulier. En 1914, par l’entremise de son mari, elle devient la toute jeune servante de l’écrivain. Accompagnant ses horaires étranges, ses lubies vestimentaires, alimentaires et sociales, son épuisement physique, elle lui restera fidèle jusqu’à sa mort, en 1922

 

 

Du côté de chez Swann,  initialement imprimé à mille sept cent cinquante exemplaires chez Grasset en 1913, a été vendu à un million et demi d’exemplaires entre 1913 et 1987.

Marcel Proust reçoit en 1919 le prix Goncourt pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs.

Après le Côté de Guermantes, qui date de 1920, est publié en 1922 Sodome et Gomorrhe. En cette même année, le 18 novembre, Proust succombe à une pneumonie.


En mars 1913, après avoir essuyé le refus de trois éditeurs, Proust passe un contrat à compte d'auteur avec Bernard Grasset pour la publication de son roman. Il reçoit quatre-vingt-quinze placards du livre, alors intitulé Les Intermittences du cœur, Le Temps perdu et divisé initialement en trois parties. Jugeant le texte trop long pour être publié en un seul volume, Grasset l'oblige à abréger son texte. Proust doit supprimer les vingt cinq derniers placards. Il reprend donc sa troisième partie, Noms de pays, qu'il écourte, et réutilisera le reste dans À l'ombre des jeunes filles en fleurs.

L'étape des placards est décisive dans la genèse de l'œuvre : Proust remanie son texte, fixe les noms, corrige, améliore, hésite encore sur le fameux incipit... C'est à partir de cette nouvelle version que sera établie l'édition originale de Du côté de chez Swann, achevée d'imprimer le 8 novembre 1913.

La première chose qu’on peut observer, sur ces placards, c’est le titre : Les Intermittences du cœur. Proust, à cette étape, n’appelle pas encore son livre À la recherche du temps perdu. Mais Le Temps perdu est le titre de la première partie de ce qui est alors un diptyque : Le Temps perdu, Le Temps retrouvé. En dessous on distingue « première partie », puis « Cambray ». « Cambray » est bien sûr une coquille, Proust ayant déjà appelé le lieu « Combray » dans la dactylographie. On voit combien à cette étape tout est encore mobile. C’est dans le jeu d’épreuves qui se trouve à Genève, au Musée Bodmer, que Les Intermittences du cœur sont transformées en À la recherche du temps perdu, que Le Temps perdu devient Charles Swann, puisque c’est le titre que Proust a d’abord envisagé, puis, enfin, Du côté de chez Swann.
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Cette célèbre première phrase qui était déjà dans la dactylographie, « Longtemps, je me suis couché de bonne heure », est barrée par Proust sur les premières épreuves de son roman, comme s’il n’en était pas définitivement satisfait. À la place, il écrit : « Pendant bien des années le soir, quand je venais de me coucher, je lisais quelques pages d’un traité d’archéologie monumentale qui était à côté de mon lit ». Mais il n’est finalement pas satisfait de ce changement, il le biffe et réécrit : « Longtemps je me suis couché de bonne heure ». Puis il recopie sur une paperole : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure ». On voit combien cette phrase si célèbre est finalement le résultat d’un choix qui semble un peu aléatoire.
Autre remarque importante que l’on peut faire sur ce tout début du roman, c’est à propos de la deuxième phrase, qui est aussi très célèbre : « Il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage ». Cette phrase, Proust l’avait déjà essayée dans les marges de la dactylographie, mais après le départ vers la composition. Il la réécrit donc dans la marge gauche de cette page d’épreuves. C’est une phrase très importante, où le narrateur se prend pour la matière du livre qu’il lisait avant de s’endormir. Cette phrase a laissé beaucoup de lecteurs perplexes. Comment peut-on se prendre, non pour le personnage, mais pour la matière d’un livre ?
Proust a beaucoup retravaillé cette page, qui concerne la visite de Swann dans la famille. Il l’a beaucoup retravaillée parce que l’accent est progressivement mis sur ce personnage. Alors que le titre était encore Le Temps perdu, Swann n’était pas encore un personnage aussi central. Il était simplement un voisin qui rendait visite à la famille. Dans cette campagne de corrections, très tard dans la genèse du livre, Proust revoit toute cette introduction de Swann dans le milieu familial, d’où toutes ces additions marginales et interlinéaires dans cette page d’épreuves.
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Critique de  Louis Gillet (1876-1943) Membre de l'Académie française, il occupa une position privilégiée dans la vie culturelle française de l'entre-deux-guerres.  « Vraiment illisible faute de plan et par fourmillement du détail. Jamais absence plus complète de composition : on ne sait jamais de quoi l'auteur parle, où on en est, tout est sur le même plan. Pas de succession, peu d'ordre ni de récit. P. 55 et suiv. : mécanisme de la mémoire, à propos d'une madeleine détrempée dans le thé.(...) 


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17 janvier  : Poincaré devient président de la République.

Le 10 mars 1913, Camille Claudel (1864-1943) est envoyée par sa famille dans une maison de santé. Durant 30 ans, elle vivra au milieu des fous.

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3 avril: En France, la durée du service militaire passe à 3 ans.

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La leçon de tango Journal L'Illustration du 29 Mars 1913 - Dessin de J.Simon

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29 mai: Scandale mémorable lors de la première du "Sacre du Printemps" d'Igor Stravinsky.Stravinski-en-compagnie-de-Nijinski-interprete-de-Petrouch.jpg

1er juillet : deuxième guerre balkanique. À la suite de l’entrée des troupes bulgares en Macédoine, la Grèce et la Serbie déclarent la guerre à la Bulgarie.

1er Septembre: A Paris, la créatrice de mode Coco Chanel réinvente la marinière.

14 Novembre: R. Tagore devient prix Nobel de littérature.

21 novembre: A Saint-Pétersbourg, la censure tsariste ordonne la destruction de manuscrits de l'écrivain Léon Tolstoï.

27 novembre: Parution du roman de M. Proust "Du Côté de chez Swann".

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Jake Baddeley

Publié le par Perceval

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Jake Baddeley est un britannique né en 1964 à Nottingham. Après des études d'art à Londres, Jake a voyagé à travers l'Europe et s'est installé en Hollande.

Il semble avoir regretté que les écoles d'art de sa génération refusent d'enseigner les techniques, et préfèrent se consacrer à l' abstrait et à la "liberté" personnelle.

Les maîtres anciens tels que Rembrandt et Vermeer, l'ont guidé et après avoir découvert à partit des anciens leurs techniques de peinture, il les applique à des thèmes modernes et ses propres centres d'intérêt, faisant ainsi une synthèse de l'ancien et du nouveau. Il a commencé à s'intéresser aux idées de C. G. Jung, et au rôle de l'inconscient en général. Ceci va se retrouver dans son travail qui prend une orientation surréaliste.

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Peintre symboliste inspiré des grands maîtres, il s'intéresse à la philosophie et à mythologie. Léonard de Vinci a eu une grande influence sur son travail de par la profondeur du contenu de son univers. Ainsi, il se plaît à appliquer ses connaissances de la géométrie et des proportions humaines en essayant de pénétrer ses recherches

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On retrouve dans les tableaux de Jake Baddeley des thèmes se rapportant aux connaissances des écoles philosophiques à mystères, traitées avec sa propre imagination... La connaissance qui peut s'en dégager est une lumière émotionnelle et transmet une émotion, une idée ou un concept...

Certains diront que ses travaux sont ceux d'un chaman, qu'il explore le noyau de l'âme...

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Jake Baddeley expose dans toute l'Europe, toujours avec beaucoup de succès. De grands collectionneurs et les musées sont en lice pour acquérir ses œuvres. On dit, qu'il est l'un des 50 plus importants artistes contemporains de ce siècle.

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La plupart de ses tableaux sont peints avec la lumière de l'aube ou du crépuscule. Il a tenté de représenter le temps entre le jour et la nuit, entre le sommeil et l'éveil, et d'en décrire la réalité par la fantaisy et l'imagination... En même temps, ne peut-on pas dire que tous ses tableaux présentent les réalités de la vie ?

 

Jake Berkeley dit qu'il y a deux sortes de Lumière, celle du soleil ou de la salle et celle qui est dans votre cœur... Ses tableaux sont éclairés par celle de la vraie lumière, celle de l'imagination ; ils sont les produits de ses rêves... C'est une lumière de nostalgie, d'un souvenir lointain, la lumière du jardin magique de l'enfance.

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La chapelle Sixtine et le conclave

Publié le par Perceval

Conclave-a-la-Chapelle-Sixtine.pngLes cardinaux, pendant le conclave, vont avoir tout le loisir et le privilège de contempler les fresques, statues et mobilier de la Chapelle Sixtine...

En 2003, le cardinal Ratzinger commente : au conclave, : « je sais combien nous étions exposés à ces images aux heures de grande décision, (…) combien elles insinuaient dans nos âmes la grandeur de la responsabilité. (…) Mettre ces clés entre les justes mains, telle est l’immense responsabilité de ces journées. »

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En 1473 le pape Sixte IV commande la construction de la chapelle actuelle, à la place de la capella Magna, datant du Moyen Âge. L’architecte Baccio Pontelli reprend les murs médiévaux sur une partie de leur hauteur : l’ensemble mesure 40,23 mètres de long, 13,40 m de large, 20,70 m de haut.

À partir de 1481, sont installées les œuvres en marbre : balustrade, cantoria (pour les chantres), emblème pontifical (les feuilles de chêne). Les murs (2 500 m2) sont décorés par les plus grands artistes de la Renaissance.

Dix fresques pour les murs de la Sixtine furent commandées à Sandro Botticelli, le Pérugin, Domenico Ghirlandaio et Cosimo Roselli, des Florentins. Il s’agissait de représenter en vis-à-vis deux cycles de la vie de Moïse et du Christ, le premier préfigurant, dans l’Ancien Testament, le Sauveur de l’humanité.

Le 15 août 1483, la chapelle est inaugurée et consacrée à la Vierge de l’Assomption.

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Au-dessus du portail d’entrée, les sculpteurs ont notamment taillé dans le marbre les armoiries de Sixte IV, soit un écu portant un chêne d’or sur fond bleu, symbole de la famille Della Rovere, couronné par les clés croisées surmontées de la tiare papale. On retrouve ces emblèmes portés par des putti, entre des guirlandes de fruits, des glands et des feuilles de chêne sur la somptueuse transenne sculptée en marbre. Cette clôture séparait l’espace réservé aux clercs de celui des laïcs. La tribune des chantres en marbre blanc rehaussé d’or date elle aussi de Sixte IV, dont elle porte les armes.

Posé lors de la restructuration de la chapelle, autour de 1480, le sol au décor géométrique en marbres polychromes est orné de motifs définissant un parcours processionnel. Depuis l’entrée, six grands cercles alignés dessinent d’abord un couloir dans l’axe médian de la nef. Puis, ces cercles, inscrits dans des carrés, s’épanouissent en tapis dans le presbyterium jusqu’à l’autel aussi en marbres polychromes...

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1508-1512 :Jules II confie à Michel-Ange Buonarrotila décoration de la voûte de la chapelle, auparavant peinte en bleu avec des étoiles d’or. Ce sera La Création du monde, avec plus de 200 personnages.

Très vraisemblablement, le peintre a pu compter sur la collaboration de théologiens de la cour papale. Michel-Ange a réalisé, au sein d'une puissante structure, neuf Histoires centrales représentant des épisodes de la Genèse, avec sur les bords, des Nus soutenant des médaillons illustrant des scènes tirées du Livre des Rois. A la base de la structure architectonique, douze Voyants, entre Prophètes et Sibylles, siègent sur des trônes monumentaux, au-dessus des Ancêtres du Christ, représentés dans les Voussures et les Lunettes (paroi nord, paroi sud, paroi d'entrée). Enfin, dans les Pendentifs des quatre coins, l'artiste a peint quelques épisodes du salut miraculeux du peuple d'Israël.

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1536-1541 : sur la volonté de Clément VII, son successeur Paul III rappelle Michel-Ange, alors âgé de 60 ans, pour orner la paroi surplombant l’autel avec un Jugement dernier rassemblant 400 personnages.

1564 : le peintre Daniele da Volterra et son atelier sont chargés de recouvrir les nudités et de rectifier certaines positions jugées indécentes après le concile de Trente.

Adam-et-Eve-chasses-du-paradis-de-Masaccio-avant-et-apre.jpg Sistine_Chapel_Daniel_beforandafter.jpg
Adam et Ève chassés du paradis de Masaccio avant et après suppression des ajouts de censure Restauration récente

 

1980-1999 : restauration de la chapelle, nettoyage de la colle, de la poussière et de la suie des cierges accumulées.

Sources: "La Croix", et site Musées du Vatican.

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Eve, n'est pas coupable !

Publié le par Perceval

" Il y a déjà bien longtemps, un être singulier, fait de poussière d’étoile et de poussière de terre, est né entre deux arbres. Le premier s’appelait l’arbre de la connaissance, le second l’arbre de vie." (Etienne Duvaldans http://mythesfondateurs.over-blog.com/

 

Garten der Lüste ParadiesPeut-être est-il nécessaire, pour évacuer cette faute originelle de notre inconscient, de reprendre notre mythe occidental fondateur, et le raconter de façon « juste »...

Les hommes ont fini par se sentir coupables d’une faute qu’ils n’avaient jamais commise !

Le jardin d'Eden était la matrice qui permettait la gestation de l’homme et de la femme, et leur expulsion ne semble être rien d’autre que leur acte de naissance et le blanc seing qui les rend aptes à être « humain ».

Dès, les premiers temps de sa réflexion, par nature, l’humain se reconnaît comme est un être divisé. Il n’est pas fait uniquement d’esprit comme l’ange ni simplement de chair comme l’animal. Il est entre les deux et c’est ce qui fait son originalité ; coincé entre deux tentations, celle de se prendre pour un dieu, ou de se comporter comme une bête …

L’homme est en manque de la femme, et la femme en manque de l’homme. Bien plus l’être humain manque de l’autre. Il doit entrer dans son manque pour entrer dans son désir. En effet le manque est ce qui fait vivre le désir et le désir est le moteur de la vie.

 

 

Dans ce tableau de 1506, pas de Dieu dans le ciel, l'homme habillé d'une toge rose qui nous regarde c'est Jésus... Point d’Ève recevant la pomme du serpent. Point d'Adam la croquant avec Ève, point de glaive et de barbus les chassant du paradis. Point de mort, point de punition. J._Bosch_The_Garden_of_Earthly_Delights_-detail_3-.jpg

 Jésus tient dans sa main gauche la main d’Ève en train de s'agenouiller devant lui, Il indique avec sa main droite que Lui est la forme entière de l'humaine condition, entre l'homme Adam et la femme Ève. Ils sont trois humains. Il est fils de l'homme et de la femme.

Dans ce jardin d’Éden, en son milieu, au-dessus de Jésus, la fontaine miraculeuse, fontaine de jouvence, fontaine de l'éternité. Bosh a employé le même rose que la toge de Jésus pour cette fontaine gothique, percée en son milieu d'un œil, situé au strict centre du tableau, au point de rencontre de ses diagonales, là s'abrite une chouette. C'est celle de Minerve, la sagesse au cœur de la connaissance.

 Point de pomme, point de péché de chair …. Le fruit est censé représenter la connaissance … !

Jerôme Bosch est né vers 1453 et mort en 1516 - Hertogenbosch (Bois-le-duc en français) aujourd'hui en Hollande. 

 Son année supposée de naissance 1453 voit la fin de la guerre de cent ans et la chute de Constantinople... C'est le début des temps modernes. La page du moyen-âge se tourne... Machiavel publie "Le prince" et Thomas More "Utopia".

J Bosch peint le Jardin des délices vers 1505 - 1506.

 Si vous souhaitez garder l'image en haute résolution du triptyque,  vous pouvez cliquer ici

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/62/The_Garden_of_Earthly_Delights_by_Bosch_High_Resolution_2.jpg

 

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Adam et Eve islamique . Abou Said Ubaud Allah Ibn Bakhitshu 1294

 Dans le Coran, Adam est doté par Dieu d'une si grande connaissance que tous les anges doivent se prosterner devant lui, ce que l'ange Iblis (Satan) refuse de faire. Celui-ci pousse alors Adam et Ève à manger le fruit défendu. Dieu les punit en les faisant chuter sur terre où leur descendance est condamnée au fratricide. Mais Dieu leur offre le pardon et promet de les guider s'ils se montrent fidèles et refusent de suivre le Mal. 

Si le christianisme a développé à partir de cet épisode l'idée de "péché originel*", permettant d'expliquer l'existence du mal dans l'histoire, le judaïsme et l'islam n'en ont pas tiré les mêmes conclusions. Pour les musulmans, Adam est seul coupable de sa faute, dont l'humanité n'a donc pas hérité. En outre, après avoir été séparés pendant 200 ans, Adam et Ève sont pardonnés par Allah* sur le mont Arafat.

 

Voir également:

Eve, et adamArticle - 06/04/12 - Eve, et Adam - Adam n’aurait-il pas pu croquer « la pomme" en premier … ? Sans doute que non, si les rédacteurs ( conteurs ) ne l’ont pas voulu ainsi … ! Au début, donc,…


France Culture - Les Vivants et les Dieux du 11 mai 2002 par Michel Cazenave

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La venue du Christ, annoncée par Jean le baptiste

Publié le par Perceval

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Le peintre russe Alexander Ivanov Andreyevich (1806 Saint-Pétersbourg - 1858 Saint-Pétersbourg) a travaillé sur cette toile pendant vingt ans (1837-1857). L'apparition du Christ devant le peuple est considéré comme son œuvre la plus importante, un chef-d'œuvre. 

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Berthe Morisot en Limousin

Publié le par Perceval

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Téléfilm:     Berthe Morisot
samedi 16 février à 20h45 sur FR3

Berthe Morisot : peintre impressionnistes et égérie d'Edouard Manet est née en 1841 à Bourges. Elle vit quelques années à Limoges, à partir de 1848. Sa famille s'installe en Limousin après la mutation de son père qui devient préfet de Haute-Vienne.

C'est à Paris qu'elle développe son art. Berthe Morisot est une « rebelle ». Elles tourne très vite le dos à l'enseignement académique du peintre lyonnais Chocarne et fonde avec des peintres comme Claude Monet ou Auguste Renoir un groupe d'avant-garde les « Artistes Anonymes Associés  » qui devient la "Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs" regroupant des impressionnistes.

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Berthe Morisot par Edouard Manet (1870), huile sur toile exposée au Musée d'Orsay, Paris

Le Portrait de Berthe Morisot étendue est l’unique tableau peint par Manet que la jeune femme possédait. Celui-ci est considéré comme la plus belle et plus fidèle représentation de l’artiste qui avait 32 ans au moment de sa réalisation. Agacé par une erreur de perspective, Manet aurait raboté le tableau qui devait être plus grand à l’origine. Berthe Morisot conserva ce portrait toute sa vie. En 1890, elle le représente dans La Psychée ou Le Miroir, puis, en 1893, au second plan d’un portrait de Julie au violon.

 

Le téléfilm "L'indomptable Berthe" retrace la vie de la peintre impressionniste. Cette oeuvre originale réalisée par Caroline Champetier a été tourné principalement à Ambazac ou à Limoges. C'est dans la capitale régionale limousine qu'ont été reconstituées les rues de Paris. Un Paris à feu et à sang, en 1870.

Le téléfilm débute en 1865, Berthe Morisot ( Marine Delterme) n'a que 25 ans, et des idées bien arrêtées sur son avenir. Elle ne souhaite nullement suivre la volonté de ses parents, qui ne pensent qu'à lui forger un destin convenable.

Au Salon des exposants de 1865, Berthe Morisot, jeune peintre, accompagnée de sa sœur Edma, découvre l'Olympia de Manet, portrait sulfureux d’une femme assumant son corps et sa sexualité. Ce choc artistique est rapidement suivi d’une rencontre avec Edouard Manet. Charmeur, amoureux des femmes, il se prend d’intérêt pour cette apprentie artiste dont le visage l’inspire. Aussi lui propose-t-il de venir poser pour lui…

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Marie Delterme joue Berthe Morisot dans un téléfilm de Caroline Champetier

 

Berthe expose ses premières œuvres, des paysages, des tableaux d’intérieur et des portraits au Salon de 1864 et de nouveau à celui de 1865, année où son père fait construire un atelier dans le jardin de la propriété, elle y travaillera toujours accompagnée de sa sœur Edma

En 1866 elle peint lors d’un séjour à Pont Aven accompagnée de Mary Cassatt et Eva Gonzalès, dès pionnières qui se feront accepter des impressionnistes grâce à leur talent, elles ont d’autant plus de mérite qu’à cette époque  la société est dominée par la gente masculine,  l’Ecole des Beaux Arts n’acceptant que les hommes. Les femmes y seront admises qu’à partir de 1897.

Sa rencontre avec Edouard Manet en 1868 sera décisive.

Cette année là, elle fait la connaissance de Manet au Louvre lieu où, comme beaucoup de jeunes artistes elle s’exerce en copiant des chefs d’œuvre. Elle subira d’ailleurs l’influence du chef de file des impressionnistes et deviendra son modèle, Manet peindra 9 portraits de Berthe. Elle y fera également la connaissance de Fantin-Latour et Degas.

Elle épouse le frère d’Edouard, Eugène Manet peintre amateur qui fréquente également le milieu littéraire, elle donne naissance à une petite fille Julie, son grand bonheur et un sujet de passion qu’elle prendra souvent pour modèle dans son travail

Berthe Morisot voyage beaucoup et peint de nombreuses toiles lors de ses séjours à Pont-Aven, Madrid, Argenteuil (Chez Claude Monet), en Angleterre à l’Ile de Wight en 1875, en Italie, en Hollande, à Fontainebleau, à Nice ou en Belgique.

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La Psyché ou Le Miroir (1876) est un tableau intime sur le thème de la toilette. Il représente une jeune fille en train de s’habiller et dont le modèle, Isabelle Lambert, mourra à l’âge de 15 ans. Le miroir est celui de Berthe que l’on peut voir au début de l’exposition. La palette est plus claire et se compose de blancs, d’argentés, de roses, de bleus… Les talents de coloriste de Morisot furent appréciés tout au long de sa carrière. 

Julie adolescente, jouant du violon dans l’appartement de la rue de Weber où elle s’installe avec sa mère en 1892 ou, dans un autre tableau, en compagnie de Laërte, le lévrier que lui avait offert Mallarmé qui deviendra bientôt son tuteur.
Julie a reçu une éducation musicale de qualité qui englobait la mandoline, le piano, le violon… Sur ce tableau ( 1893) , sa mère la représente à quinze ans dans le confort de la maison familiale. Il s’agit d’une peinture intéressante quant à la représentation précise de l’intérieur du peintre. Vous pouvez y reconnaitre le guéridon Empire, le portrait de Berthe par Manet ainsi que le portrait d’Eugène par Degas offert à l’occasion de leur mariage.

 

En 1892 mort d’Eugène Manet, il rejoint son frère Edouard qui repose au cimetière de Passy depuis 1883.

 De santé fragile depuis le conflit franco-prussien de 1870, ayant engendré du bruit, de la fureur et des privations, Berthe Morisot s’éteint à Paris en 1895 des suites d’une grippe sans jamais avoir cessé de travailler et parfaire son art.

La Grande Dame de l’impressionnisme est inhumée dans le caveau de la famille  Manet au cimetière de Passy.

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Les scènes de canotage sont très prisées des Impressionnistes. Celle-ci fut peinte durant l’été 1879, lorsque Berthe Morisot demeurait à proximité du lac du bois de Boulogne. Il est clair que la peintre a pris place dans la barque auprès de ses modèles. Les personnages sont exempts de psychologie, le travail est axé sur les effets de lumière, le scintillement de l’eau. La tonalité est claire et chatoyante. Contrairement aux idées reçues, cette toile n’a pas été réalisée sur place, Berthe réalisait des dessins ou des aquarelles préparatoires avant de réaliser l’oeuvre finale dans le confort de sa maison. 

Une quinzaine de peintures et de pastels représentant l’enfant, exécutés entre 1882 et 1888, sont regroupés au cœur de l’exposition. Julie est représentée en compagnie de son père, de sa cousine ou de sa nourrice Pasie. Souvent, il s’agit de scènes de la vie quotidienne pour lesquelles il n’est pas besoin de faire poser sa fille. Cette toile fut retrouvée roulée au fond d’une armoire à la mort de l’artiste. C’est Mallarmé qui lui donna son nom, La Fable

Berthe Morisot est l’arrière petite-nièce de Fragonard, la tante de Paul Valéry par sa nièce et Stéphane Mallarmé deviendra le tuteur de sa fille Julie après la mort de son mari en 1892.

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Sources: Aurore Mosnier au sujet de l'exposition du musée Marmottan

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