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Guenièvre: la femme convoitée - 1/3 -

Publié le par Perceval

Guenièvre: la femme convoitée - 1/3 -

L'origine du nom Guenièvre se réfère à un mot gallois « Gwenhwyfar » qui signifie « blanc-fantôme ».La-reine-Guenievre-par-William-Morris.jpg

Fille du roi de Carmélide, Léodagan, Guenièvre est l’épouse du roi Arthur. Elle est enlevée par Méléagant qui la désire. Arthur reste passif, et laisse Gauvain se charger de ramener la reine à la cour. Rencontre avec Lancelot, coup de foudre … Il la sauvera du bûcher, alors qu'elle est condamnée pour adultère. Guenièvre se fera nonne à Amesbury, où elle finira ses jours.

* Comme Hélène de Troie, elle est à l'origine de la guerre et de la mort du roi. Comme Mélusine, Guenièvre passe un contrat avec Lancelot, semblable à celui de Mélusine avec son amant. Comme elle, peut-être est-elle une figure de l’Autre-monde, indice qui donne à la saga arthurienne une connotation spirituelle...

La reine prend dans les récits une posture féerique ou du moins magique de la femme. Elle est la résurgence du « blanc fantôme » des sagas nordiques

dame-du-lac-1.jpg* Guenièvre, comme les fées apprécie la proximité des lieux aquatiques. Lancelot retrouve le peigne de la reine avec quelques-uns de ses cheveux sur le rebord d’une fontaine. L'homme est un personnage en quête... Genièvre, Mélusine répondent en créatures de l'Autre-monde …. Dans le conte, la fée-alors - jette son dévolu sur l'homme et lui promet son amour total à une seule condition qui, … ne se réalisera pas !

 

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* Elle est la Reine, et c'est même elle, qui tient les rênes du pouvoir ( et non plus ...Arthur), elle représente au yeux de tous la représentation du pouvoir politique dérobé à Arthur. Également, c'est elle qui gouverne, véritablement le chevalier Lancelot...

Lancelot, dans Le Chevalier de la Charrette (1176-1181), apparaît comme son amant soumis à ses volontés, au risque de se voir humilié et bafoué dans son honneur.

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« Sur le moment, le chevalier a poursuivi sa route sans y monter ; il a eu tort, tort d’avoir honte et de ne pas aussitôt sauter dans la charrette car il le regrettera un jour. Mais Raison, qui s’oppose à Amour, lui dit de ne pas monter, le retenant de ne pas monter, le retenant et lui enseignant de ne rien faire ni entreprendre qui puisse lui apporter honte ou reproche. Ce n’est pas du cœur mais de la bouche que vient ce discours, que Raison ose lui tenir. Mais Amour, enfermé dans le cœur, l’exhorte et l’invite à monter tout de suite dans la charrette. Amour le veut alors il y saute ; il n’a plus peur de la honte, puisque c’est l’ordre et la volonté d’amour. » Cr de Troyes:  (N° des vers: 329-380)

Illustration à la une: détail d'une gravure de Xavier de Langlais: Guenèvre

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Perceval: lecture de l'épisode du Graal

Publié le par Perceval

Perceval: lecture de l'épisode du Graal

Graal-porte-demoiselle.jpgL’épisode du Graal est une scène « unique », énigmatique et mystérieuse. Elle fera ensuite l’objet de trois commentaires : celui de la cousine, celui de la demoiselle à la mule fauve et enfin celui de l’ermite. Ils font appel au « péché » de Perceval, il est chassé du château … Cette scène a un caractère merveilleux, un peu comme s’il s’agissait d’un rêve… Elle n’a pas d’emblée un caractère chrétien. Même si elle se présente comme « liturgique » …Il s’agit de guérir le roi blessé ( entre les hanches...! ) et de redonner fécondité à sa terre. Perceval ne saura pas y prendre part. Il y a une procession avec des cierges, un calice… L’assistance est celle d’un repas fastueux. La lance saigne, et ce sont des jeunes filles qui portent deux des objets sacrés. L’explication de l’ermite invite à voir dans le Graal un ciboire dans lequel est portée l’hostie destinée au père du Roi pêcheur. Aussi, sommes-nous invités à donner une signification religieuse à la lance. Elle saigne, et semble accuser Perceval de son impiété ( Le christ est mort pour racheter les hommes... ! ). Une partie du mystère du Graal, lui sera révélée après sa conversion du vendredi saint. Le conte du Graal, offre dans cette scène un matériaux qui a subi d’autres influences que le christianisme.

Une liturgie pas si « catholique ... » !

- Dans la tradition médiévale, Il était absolument interdit aux femmes de prendre un tel rôle dans une procession de l’Eucharistie selon l’église catholique. Graal-demoiselle.jpg Ce n’est que plus tard, vers l'an 1200, en particulier avec Robert de Boron, que le Graal est la coupe qui ramassa le sang de Jésus Christ sur la croix et la coupe qui se trouva à la Cène.

«  Un graal entre ses 2 meins

Une damoisele tenoit, » (Perceval, vers 3158-3159)

  - La règle du silence, était de bonne éducation… Le récit, cependant en fait la critique, et Perceval ne peut s’empêcher de vouloir comprendre : Il cherche à savoir pourquoi « Tant sainte chose est li Graals » ( Le Graal est chose si sainte) (Perceval, 6351), et à qui l’on fait son service. Mais, il se tait !

Par ailleurs, on lit que les aventures de Perceval, vont consister en une exploration de soi :

- Au début de sa quête : il savait peu à propos de sa famille jusqu’au moment où sa mère lui explique que son père et ses frères étaient des chevaliers : Perceval rencontre sa cousine à son départ du château du Graal qui lui donne son nom (nous découvrons le nom du Perceval pour la première fois (*)  ). Et, il apprend encore plus de sa famille chez l’ermite, qui lui explique qu’il est son neveu… Le Roi Pêcheur et celui qui est servi par le Graal sont des membres de sa famille. The Castle of the Grail by Edwin Austin Abbey Galahad silently witnesses the ailing King Amfortas and the Grail procession Après, cette visite « ratée » au château du Roi Pêcheur, c'est à présent réellement que commence la quête du Graal… Sa quête est donc provoquée par ce silence qui lui a fait perdre les mystères du Graal...

(*) Il faut trouver, pour le chevalier, la brèche qui conduit d'un monde à un autre. Perceval l'a trouvée et son nom révèle cette découverte. N'est-il pas celui qui a ' percé le secret du Val '? En fait, il a su obéir au conseil du mystérieux Roi Pêcheur, à qui il rend visite dans le château du Graal : « Grimpez le long de cette brèche, lui dit-il, qui est taillée dans le rocher, et, quand vous serez arrivé là-haut, vous verrez devant vous, dans une vallée, une maison où j'habite. Dans le roc, symbole de la densité, une brèche s'ouvre et monte : telle est la voie. »

Pour le lecteur du Conte du Graal, il s’agit aussi d’une quête, puisque les mots qui précèdent ne sont que sentiers sur une « carte » d'une possible interprétation … Beaucoup d'autres cartes sont permises.... Ensuite, sera le temps de la véritable découverte du territoire ...

Perceval, après sa visite au chateau L'ermite explique le secret du Graal Parsifal dans Montsalvat, le château du Graal

Après sa visite au château,  

L'ermite explique à Perceval le secret du Graal ...

Parsifal à  Montsalvat, le château du Graal

peinture murale par A. Spiess

Le cortège du Graal avec le calice et la lance, 

en arrière-plane: le silencieux Parsifal 

et le roi blessé.

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L'histoire du mythe du Roi Arthur - 4/4 -

Publié le par Perceval

En 1230, un roman anonyme La Mort le roi Artu, rajoute un élément qui deviendra par la suite emblématique de la mort du roi Arthur : alors qu'il est mourant, il demande par trois fois à Girflet de jeter Excalibur dans le lac. Une main se saisit l'épée et l'emporte. Quand Girflet revient auprès du roi, une barque l'a déjà emporté vers Avalon où réside sa demi-soeur Morgane. En Angleterre, au XVe siècle, sir Thomas Malory (1405-1471), écrivain et traducteur, reprend l’ensemble des œuvres qui l'ont précédé et entreprend une compilation en moyen français : Le Morte Darthur ou Le Morte d'Arthur.

   

 

Thomas Malory, prisonnier à la Tour de Londres, y rédige en 1469, Le Morte d'Arthur, considéré comme le premier roman arthurien moderne. Publié en 1485, le livre est divisé en huit histoires : la naissance d'Arthur, sa guerre contre les Romains, l'histoire de Lancelot, celle de Gareth puis celle de Tristan, la quête pour le Graal, la liaison entre Lancelot et Guenièvre, et enfin la mort d'Arthur et la chute de la Table Ronde (The Dethe of Arthur).  La vision de Malory sera l'une des plus propagée par la suite, avec les écrits de Chrétien de Troyes, et elle aura un fort retentissement sur la perception que la culture populaire se fait du mythe d'Arthur. Selon Sir Thomas Malory, peu de temps après le début de son règne, Arthur est conduit par Merlin au bord d'un lac d'où émerge Excalibur portée par la main de la fée Viviane (ou Niniane, Nyneve, Nimue...) la Dame du Lac. ...  Guenièvre se fait moniale et Lancelot, ermite.

Excalibur, film culte de John Boorman, 1981, est inspiré du roman de Thomas Malory

 

  

 

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L'histoire du mythe du Roi Arthur - 3/4 -

Publié le par Perceval

Le Codex Manesse ,( ou Große Heidelberger Liederhandschrift )  est un recueil de chants médiévaux compilés et illustrés vers 1310. Il contient, sur plus de 700 pages, les portraits des poètes et les textes de chansons d'amour courtois. Par exemple, Henri d'Ofterdingen (1), qui était un troubadour allemand du XIIIe siècle ( fictif) , dit avoir participé au concours des Minnesänger à la Wartburg en 1207.  Note: (1) Henri d'Ofterdingen (en allemand Heinrich von Ofterdingen) est un roman du poète romantique allemand Novalis, qui sera publié après sa mort par son ami Ludwig Tieck.  

 
 

La série d'enluminures ci-dessus est extraite du codex Manesse. Le codex Manesse est un manuscrit enluminé ayant la forme d'un codex. Il a été compilé et illustré de 1305 à 1340, à la demande de la famille Manesse, patriciens de Zurich. Le manuscrit fait partie des collections de la bibliothèque de l'université de Heidelberg. 

 

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L'histoire du mythe du Roi Arthur - 2/4 -

Publié le par Perceval

Perceval, ou le Conte du Graal

Chrétien De Troyes (1135-1185)  fréquente les cours de Marie de Champagne, Philippe d’Alsace et du Comte de Flandres. Il écrit plusieurs œuvres en langue d’Oil: Erec et Enide (1170), Cligès ou la fausse morte ( 1176), Yvain ou le Chevalier au Lion (1177), Lancelot ou le Chevalier de la Charrette (1177), et Perceval ou le Conte du Graal (1120) , un roman inachevé par l’auteur mais dont on trouve souvent des Continuations par d’autres auteurs ... Chrétien de Troyes embellit le récit avec les délices de l'amour courtois et la Recherche du Graal Dans le prologue du Chevalier de la charrette, Chrétien affirme avoir écrit sur le comandemant de ma dame de Champagne, c'est-à-dire de Marie de Champagne, fille d'Aliénor d'Aquitaine et de Louis VII.  

Trois scènes du Parsival de Wolfram d'Eschenbac

Robert de Boron (vers 1190) introduit le Graal comme étant le récipient qui a recueilli le sang du Christ, puis associe le saint sang à une sainte lance.   Wolfram d'Eschenbach ( 1170-1220) s'attache d'abord à adapter un texte français, Perceval, ou le Conte del Graal de Chrétien de Troyes, roman inachevé et, qui plus est, roman à deux personnages : Perceval, puis Gauvain. Dans son roman Parzival (  immortalisé par Richard Wagner, à la fin du siècle dernier) , il conserve la structure générale du récit, mais, de sa propre autorité, il ajoute à la matière qu'il tient de Chrétien : l'histoire des aventures orientales du père du héros, Gahmuret ; elles introduisent un monde nouveau, le monde de la chevalerie païenne... Le Graal est une pierre, à la forme d'un bétyle, la lapsît exillis.

Ce chevalier-poète, franconien, vécut un temps à la Wartburg, cour du landgrave Hermann de Thuringe.
 
 
 

A Wilhelmsburg, se trouve les plus anciennes peintures murales ( ci-dessous ) profanes au nord des Alpes (1225/30) relatant un épisode de la saga athurienne, avec Iwein, chevalier de la table ronde. En 1227, c’est ici que la future Sainte Elisabeth de Thuringe se sépara du Landgrave Ludwig IV.

Iwein chevalier de la table ronde
Elisabeth_de_thuringe
Élisabeth de Hongrie vécut de 1211 à 1228 au Château de Wartbourg auprès de son époux le Landgrave Louis IV de Thuringe et de leurs trois enfants mais aussi de sa belle-mère l'impérieuse Sophie.
Des franciscains allemands lui font découvrir l'esprit de saint François d'Assise et elle décide alors de renoncer à une vie de luxe et de frivolité pour se mettre au service des pauvres. Sa piété la fait juger extravagante voire indigne par la cour et notamment sa belle-mère, la landgravine Sophie. Ainsi entrant dans une église, la jeune souveraine dépose sa couronne au pied de la croix; Sa belle-mère la critique et lui fait remarquer publiquement que son attitude est indigne d'une princesse. Elisabeth lui rétorque qu'elle ne saurait porter une couronne d'or quand son Dieu porte une couronne d'épine... Son époux meurt de la peste en 1227 mais elle refuse d'être remariée, sa belle-famille la chasse avec ses trois enfants. Son oncle, évêque, calme la famille. Les trois enfants seront élevés par la famille ducale.
Désormais elle consacre toute sa vie et son argent aux pauvres pour qui elle fait construire un hôpital. Élisabeth revêt l'habit du Tiers-ordre franciscain et prend pour directeur spirituel Conrad de Marbourg. Celui-ci la traite sans ménagement voire avec une cruauté à laquelle elle répond par une douceur exemplaire. Elle meurt à 24 ans à Marbourg. ( Source: Wiki )

 

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L'histoire du mythe du Roi Arthur -1/4 -

Publié le par Perceval

Jean de Wavrin (v. 1398-v. 1474), Chroniques d'Angleterre Geoffroi de Monmouth écrivant ; Présentation du livre - Jean de Wavrin écrivant - Hélénos, Anténor et Enée
 
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Le couronnement d’Arthur
 Illustration de l’Histoire des Rois de Bretagne
* L'histoire du Roi Arthur, ne s'attache pas seulement à ce chef Artus ou Artorius qui aurait existé dans la seconde moitié du Ve siècle ( cette période qui voit la chute de l'empire romain d'Occident ) Face aux invasions, la résistance de la population s'organise progressivement : elle souffre au début d'un manque d'union, et c'est dans ce contexte que des chefs de guerre émergent.
A Tintagel  les ruines visibles datent des normands (Xe), certains éléments datant du VIe ont été découverts (fin de l'épopée arthurienne). Camelot, le château mythique du roi Arthur, pourrait correspondre à la ville romaine de "Camulodunum " (Colchester au nord-est de Londres)...
 
** Le Roi Arthur, est d'abord un mythe littéraire.
La légende arthurienne est alimentée dès le VIe par des récits populaires en Pays de Galle et en Irlande, puis les allusions à ce mythe se multiplient dans les textes latins dès le IXe  siècle.
Le roi d'Angleterre Henri I (1100 - 1135) désirant rallier les Celtes de son royaume et pacifier ses nouvelles conquêtes en Pays de Galle utilise à son  profit la légende arthurienne.
L'épopée arthurienne circule alors dans tout le pays sous forme de lais (conte en prose comportant un dénouement lyrique en vers), puis en Europe...
 
Geoffroy de Monmouth (vers 1100 - 1155), est un évêque et historien anglo-normand au service du roi Henri Ier. Il est l'auteur de l' Historia regum Britanniae (1135/1138), en 12 livres. Cet ouvrage, présenté par son auteur comme une traduction d'un livre très ancien, le "Liber vetustissimus",  composé en breton "dans un très bon style" et emporté en Angleterre par le Normand Gautier alias Walter, archidiacre d'Oxford, est l'un des premiers ouvrages de l'histoire britannique et sera la source principale de la légende arthurienne.
 
Roman de Brut
Quelques années plus tard, un clerc normand nommé Robert Wace, est chargé par le roi Henri II Plantagenêt de rédiger à nouveau une histoire d’Angleterre, mais cette fois en anglo-normand, langue pratiquée alors à la cour. Wace dédie son œuvre en 1155, à Aliénor d’Aquitaine, épouse du roi. 
Tout en s’inspirant de  Geoffroy de Monmouth, il développe le portrait d’Arthur et la description de sa cour et l’histoire arthurienne occupe un tiers de son récit, qu’il appelle La Geste des Bretons, mais que nous connaissons sous le nom de Roman de Brut. Arthur est désormais le modèle du souverain idéal, homme de guerre capable de soumettre les peuples d’Occident, mais aussi de réunir autour de lui les chevaliers les plus illustres.
Wace est le premier à dire que c’est Arthur qui a institué la Table Ronde afin d’éviter les querelles de préséance entre ses chevaliers et à mentionner la légende selon laquelle Arthur, après avoir été blessé par Mordred et emporté en Avallon par des fées, reviendra un jour libérer son peuple.

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Le roi Arthur a t-il existé?

Publié le par Perceval

Le roi Arthur ( Vème siècle ...) est généralement associé au Moyen-âge du XIIe, celui des chevaliers en armure étincelante …
Comment cela se fait-il ?
  • Pour les anglais, c'est grâce à Geoffrey de Monmouth  (vers 1100 - 1155) et à Sir Thomas Malory (1405-1471)
  • Pour les français, la référence est Chrétien de Troyes (1135-1185)
  • Pour les allemands, c'est Wolfram d'Eschenbach (1170-1220), repris par Wagner
chacun prêtant - de son époque - costumes, armes, habitudes et moeurs ....
*****
 
 
 
De Nennius: Historia Brittonum (8e s.) 
Pourtant, historiquement, la première mention d'un Roi Arthur, est faite au 8ème siècle par Nennius, dans l'Historia Brittonum. Ensuite, pour prolonger les investigations, il nous faut chercher le personnages au travers de plusieurs chefs guerriers, et de plusieurs hypothèses:
  • Arthur serait né vers 470/475 et serait originaire du Pays de Galles. Il serait un chef breton du nom d'Aurelius Ambrosius, il aurait arrêté les saxons au mont Bodonicus vers 496 ap.JC : Il n'aurait pas été couronné roi.
  • Arthur pourrait aussi relever de Lucius Artorius Castus. Ce préfet romain, installé à York, a commandé (l'épigraphie l'atteste) la VIe Légion Victrix, chargée de combattre les Calédoniens (peuple de l'actuelle Écosse) au-delà du mur d'Hadrien. Il a remporté contre eux (et non contre les Saxons) une suite de victoires entre 183 et 185 après J.-C.
  • Selon Geoffrey Ashe [ historien, spécialiste d'Arthur ], le légendaire Arthur est inspiré du personnage réel de Riothamus, qui aurait porté le titre de « roi des Bretons » entre 454 et 470. Il serait venu par bateau en Gaule vers 468 - 469 pour aider l'empereur romain Anthemius aux prises avec les Wizigoths d'Euric. Il aurait mené son armée jusqu'à Bourges mais aurait été vaincu peu après en 469 ap.JC
L'historique roi Arthur, et ses compagnons, ne portaient pas d'armure étincelante !
Mais, peu importe... Ce que nous retenons, et qui nous "enseigne" ( qui nous fait signe ) ... c'est la Légende...!
 
 
 

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Robert de Boron et le Graal. -2/2-

Publié le par Perceval

«La position de Robert de Boron dans la tradition romanesque du Graal est décisive, non pas tant, comme on le dit, par les innovations qu’il introduit dans l’histoire du Graal que par la forme d’écriture et de compilation qui est la sienne. Chacun le sait : il est le premier à faire du Graal le calice de la Cène (encore cette formulation est-elle doublement inexacte, car il ne s’agit pas vraiment de la Cène et le Graal n’est pas essentiellement un calice), dans lequel Joseph d’Arimathie a ensuite recueilli le sang du Christ...»  Michel Zink – Collège de France

 

Christ Graal

On lit généralement Robert de Boron comme le continuateur de Chrétien de Troyes, en effet le Joseph d’Arimathie « christianise définitivement le graal en s’inspirant d’écrits apocryphes » (J.-M. Fritz). « Pourtant rien ne dit, ni que la légende ait connu une évolution cohérente allant vers la christianisation, ni que les étapes de cette évolution au tournant du XIIe et du XIIIe siècles se réduisent à Chrétien et ses continuateurs d’une part, à Robert de l’autre. Le Parzival de Wolfram est même un indice du contraire et accréditerait plutôt l’idée que Chrétien, à sa manière épurée, n’a retenu que le peu qui l’intéressait d’une matière foisonnante. » Michel Zink

 

The Holy Grail with the Blood of Christ

Robert de Boron n'a sans doute pas ignoré qu'à son époque, vers 1229, un moine de l'abbaye cistercienne de Fromont ( qui existait de puis 1141, et il n'en reste que des vestiges …), en Ile de France, non loin de Beauvais, avait écrit, en latin bien sûr, une sorte de chronique historique, et pour l'année 717 (!), s'exprime ainsi :Cisterciens stjacques8 « En Bretagne, un ermite se fit montrer par un Ange, l'histoire de Joseph d'Arimathie, celui qui descendit le corps de Chist de la croix et celle de la Coupe, avec laquelle le Sauveur avait célébré la Cène avec ses disciples et cet objet est connu dans l'histoire sous le nom de ''Grasal'' or, chez les francs il désignait un plat destiné à servir des personnes de haut rang. Ce document a disparu, mais des princes français le font refaire en ce moment... » Ce moine mélangeait tout, bien entendu, et jamais ledit document ne fut retrouvé, et le fait qu'il en fait allusion montre combien à l'époque, le merveilleux était bien accepté...

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