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Articles avec #contes mythes legendes tag

La Quête du Graal : La Chute du Temple - 16/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Lucifer...

- « Qu'est-ce qui me retient.. ? »

Entrez !

Cette image, lie l'histoire du Graal à la tradition templière avec la Chute du Temple (1307).

- Dans la tradition du Graal, le ''désordre '' est créé par un chevalier fougueux qui manque de jugement et de discipline.

Ici, sur la carte N°16 ( La Maison Dieu), la Chapelle du Graal tombe en ruine, et les Terres entourant le château sont dévastées … Le Chercheur est agenouillé les mains croisées au-dessus du Graal, pour le protéger...

 

L'histoire de Balin ( ou Balain – le sauvage - ) rejoint celle du ''coup douloureux'' : acte fatal et néfaste porté par l'une des armes appartenant aux ''objets sacrés'' ( ou talismans merveilleux). Ce coup frappe le roi du château féerique du Graal lui-même , qui devient le Roi blessé ou méhaigné. Le coup peut tuer sa victime ou l'estropier, particulièrement en l’atteignant dans ses parties viriles.

 

Une des plus curieuses version du '' Coup Douloureux'' est donc celle de Balin – le chevalier au deux épées - , que nous trouvons dans un roman du XIIIe s., le Huth-Merlin. Balin a tiré l'épée « aux estranges renges », c'est à dire au baudrier étrange, contre l'avis de Merlin qui lui avait prédit les effets désastreux de ce geste. C'est Balin qui portera le Coup Douloureux qui mettra les trois royaumes en « deuil et misère »...

A l'origine, survient à la cour une dame qui porte une épée qu'elle ne peut ni tirer ni ôter du baudrier autour de sa taille. Seul le chevalier Balin parvient à l'en délivrer ( le pouvoir de 'délier' ), mais refuse de rendre l'épée à la dame. Et ce chevalier peu galant, lorsqu’il est accusé par la Dame du Lac en personne d'avoir tué son frère, décapite celle-ci. Arthur furieux, le fait chasser de Camelot. Il n'en participe pas moins à la guerre d'Arthur contre le Roi Lot, au cours de laquelle c'est le seigneur Pellinore qui tue ce dernier.

Plus tard … Balin prend sous sa protection un chevalier qui est tué par un ennemi invisible ; qui est Garlon le Rouge, fils du roi Pellam. Balin se rend au château de celui-ci, tue Garlon, et quand Pellam se lance à sa poursuite, blesse ce dernier avec la première arme qu'il trouve. Cette arme n'est autre que la ''Lance qui Saigne'' ( de Longin), et la blessure qu'il inflige à Pellam, devenu le Roi Pêcheur, est ce fameux ''Coup Douloureux''... A la suite de cela, Balin et son frère Balan s’entretuent – chacun ignorant l'identité de l'autre - … Merlin prend alors l'épée du chevalier défunt, la fiche dans une dalle de marbre, et l'envoie flotter dans les airs jusqu'à ce que Galaad ( Galahad), le plus pur des chevaliers, la réclame.

 

Pour la tradition templière, cette carte fait référence à la destruction du Temple de Salomon et à la chute même de l'Ordre, le fatidique vendredi 13 Octobre 1307. Quelque chose de l'Ordre a t-il subsisté ? Son pouvoir a été brisé à tout jamais, et ses ''secrets'' - quels qu'ils fussent – perdus, jusqu'à … ?

Cette image parle de destruction, de ruine...

 

Lorsque dans nos vies nous installons les choses de manière permanente, immobile, la ''Maison Dieu'' nous rappelle l’ouverture. Nos principes installés sont remis en question (l'écroulement), on a besoin de sortir, on a grandi et la maison est trop petite.

Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

 

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Satan, Lucifer... Le Diable. Qu'en penser ?

Publié le par Perceval

Le sujet est intéressant... Les jeunes adorent … !

Ici, ce que je recherche et qui m'interroge, c'est le mythe, avant les légendes, les contes... Donc, les images... et moins le sens spirituel et théologique … Même si un sens peut s'y faire jour... C'est le propre du symbole...

Nous pourrions commencer par le jardin d'Eden ; sauf qu'on ne parle pas alors de Satan, mais de serpent : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs ... » etc …

Dans les cultes anciens, le serpent a un pouvoir guérisseur ( il rajeunit perpétuellement en muant …), il peut être en contact avec le monde divin ; dans la Genèse, il promet à Eve une connaissance supérieure … Pour lutter contre l'attirance des cultes magiques, on en fait une bête maudite ...

* Satan : on en parle dans Job 1 : « 6 : Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux. 7 : L'Éternel dit à Satan: D'où viens-tu? Et Satan répondit à l'Éternel: De parcourir la terre et de m'y promener. »

Dans Zacharie 3, 1 : « Puis, YHVH me fit voir Josué, le grand prêtre, debout devant le messager (ange) de YHVH. Satân se dresse à sa droite pour l’accuser. »

Satân, s'il est 'ange', est messager ...

 

 Satân est le terme hébreu, qui signifie : "l'adversaire, l'ennemi, l'accusateur". En grec, on obtient anti-keimenos : "celui qui est situé en face de, l'opposé". Et on peut y déduire tout l'implicite qui se cache derrière : l'arrogance de celui qui se tient en face de YHVH !

L'Adversaire ( Satân ) est supposé être à l'origine de l'arrestation de Jésus, puisqu'il serait "entré" en Judas l'Iscariote (Lc 22,3). Le prince des démons a-t-il pris possession d’un des proches de Jésus ? Jean n'exploite pas le filon de la possession, mais dit plutôt que l'Adversaire a jeté l'idée dans le coeur de Judas (Jn 13,2).

Judas n’est pas le seul disciple ainsi pointé. Jésus ne dit-il pas à Pierre : « Retire-toi ! Derrière-moi, Satân ! Tu es pour moi une occasion de chute, car tes vues ne sont pas celles d’Elohîms, mais celles des hommes. » (Mt 16,23) Pierre était-il véritablement un « démon » ? Nous lisons simplement ici que Pierre s’opposait, à cet instant précis, aux ''desseins'' de Dieu…

* Le mot "diable" provient du grec ''diabolos'': "le calomniateur" et traduit souvent le terme hébreu Satân . Alors, la question à se poser est sans doute celle-ci : "peut-on dire que Satân est un calomniateur ?" Si on s'en tient à son passage dans Job, non. Il ne porte pas de fausses accusations. Cependant, il demande à YHVH de mettre Job à l'épreuve (comme Jésus a été mis à l'épreuve). Job supporta ses tourments sans perdre sa foi, clamant son innocence alors que ses amis le pressaient de se repentir, d'après la croyance traditionnelle selon laquelle tous les malheurs sont la punition des péchés.

Ensuite, l'Apocalypse de Jean, propose des images qui feront recette : « Il fut précipité, le grand dragon, l’antique serpent, celui qu’on nomme Diable et Satân, le séducteur du monde entier, il fut précipité sur la terre et ses anges aussi. » (Ap 12,9)

On ne parle pas de ''Lucifer''...

Ce seraient, Origène (185-254) et Augustin (354-430) qui développeraient l’idée que Satân a été créé bon, mais s’est détourné de Dieu. C'est donc selon, cette proposition, que Lucifer est décrit par certains, comme un ange brillant avant sa chute, et qui devient Satân lors de sa chute.

 

* Lucifer signifie en latin « porteur de lumière (lux) ». Ce nom a pour origine la traduction latine, dans la Vulgate, du Livre d'Isaïe 14;12 par Saint Jérôme, qui traduisit le nom Heylel (nom de la planète Vénus en hébreu) par Lucifer...

« Comment es-tu tombé des cieux, astre brillant ( Vénus, ou Lucifer) , fils de l’aurore ? Tu es abattu jusqu’à terre, toi qui subjuguais les nations ! »

Il est facile ensuite de faire un amalgame entre Satan et Lucifer. Il n’y a dans la bible aucun texte qui laisse à penser que Lucifer soit la diable, la tradition judaïque considère que Heylel est un démon (et pas un gentil), c’est ce démon que St-Jérôme traduit par Lucifer.

 

Lucifer est devenu par syncrétisme, la personnification de Kali, le Dieu du Mal ( gnostique), ou l'une des anciennes déités mésopotamienne, grecque ou celte... Tous ces parallèles ou analogies étant intéressants

La mythologie païenne et celtique, évoquent Cernunnos, le ''dieu cornu''... Il est à rapprocher de Diane, comme lui, déesse de la chasse. Il est un dieu de la fertilité... Les histoires de sorcières, évoquent souvent Lucifer, les sabbats ...etc. Le diable a des cornes dans l’imagerie traditionnelle... L'inquisition maintiendra le mythe...

 

** Sur le plan religieux... On peut s'interroger : le Bien absolu est-il capable d'engendrer le Mal ? Pourquoi ce dieu créateur de toutes choses, tout puissant et aimant, avait-il besoin de créer le mal ? Si non, quel est l'origine du mal ?

Sources: abrasax.chez.tiscali.fr

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La Quête du Graal : Lucifer - 15/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Sarras...

- « Comment, je vois mon but, après la Quête? »

Entrez !

Le personnage de Lucifer est beaucoup plus ambigu que celui du Diable, auquel il est associé... Lucifer était un ''ange de lumière'' révolté contre Dieu. La conséquence est sa chute sur terre ; au cours de sa chute, son épée d'émeraude s'est modifiée en coupe : autre aspect du ''Graal''...

le ''Parzifal'' de Wolfram von Eschenbach décrit le Graal comme une pierre verte tombée du front de Lucifer - par un coup d'épée de l'archange Michel - pendant cette guerre céleste. Cette pierre avait le pouvoir de prolonger la vie et de transformer de façon mystérieuse ceux qui venaient en contact avec elle.

« Jadis cette pierre ornait le front de Lucifer, le plus lumineux des anges aimés de Dieu. Lors de sa chute elle tomba aussi et jusqu’à ce qu’il la retrouve, Lucifer devra errer, soumettant à la tentation les malheureux et les faibles. » NELLI, Lumière du Graal p. 18. VANSITTART, dans Parsifal,

On raconte également que cette pierre serait tombée au Paradis terrestre et emportée par Adam et Ève en signe d'espoir. Cette pierre aurait été transmise de génération en génération à Moïse, Salomon, et transformée en coupe ; jusqu'à Jésus et Joseph d'Arimathie ( par l'intermédiaire de Ponce-Pilate...!) .

A noter aussi, ce que Le Coran (7.10-17) dit de Lucifer : il ne voulut pas se prosterner devant Adam... Dans l'Islam, il parait que l´émeraude est représentative de l´Âme tandis que la couleur verte, l´est de l´Illumination. Avec Lucifer, le bien et le mal sont peu délimités...


Parmi les accusations portées contre les Templiers, l'une concerne un culte rendu au ''Baphomet''... Cela pourrait être une référence à l'amitié qui se serait développée entre des templiers et certains musulmans... Cela pourrait être également une suspicion de sympathie pour des groupes gnostiques qui se référeraient à Lucifer comme un émissaire divin …

 

Dans la légende arthurienne, le '' Chevalier Vert '' peut être rapproché de cette figure.. Il représente celui qui met au défi tous les chercheurs dans leur quête. Il répond aux questions, donne des conseils, et pose aussi des énigmes. Ceux qui pensent tout savoir, il les égare et les tourmente...

Le ''Diable ''-'' Chevalier Vert '' représente le défi, les obstacles dont je dois venir à bout... Il matérialise mes peurs, mon ignorance, ma stagnation ...etc

 

Nb/ Le personnage de Mordred, pourrait aussi faire penser à l'ange déchu...

Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

Voir ----> Articles sur …...

GAUVAIN ET LE CHEVALIER VERT -1/2-

GAUVAIN ET LE CHEVALIER VERT -2/2-

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La Quête du Graal : Sarras - 14/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Le Saint-Sépulcre...

- « Que dois-je laisser ''mourir'', pour passer ce cap ? »

Entrez !

Sarras est mentionnée pour la première fois dans la ''Queste del Saint-Graal'' du XIIIe siècle, qui en parle comme d'une île, située apparemment en Arabie ou quelque du côté de Jérusalem.   Sarras, pourrait être la ville des Sarrasins, terme générique qui désigne au Moyen-âge tous les ''infidèles'' ( païens) qui combattent les chrétiens... Après leur défaite, les habitants de Sarras se convertissent au christianisme...

 

La dernière partie du voyage entrepris sur la nef de Salomon par les trois chevaliers ayant survécu à la Quête du Graal ( Galaad, Perceval et Bohort ) les a conduits à Sarras, décrit plus en termes d'état d'existence que de lieu réel.

 

Ici, dans une grande basilique bâtie par les anges, est gardée le Graal. Lors de la célébration des mystères suprêmes, il en sera retiré et monté au ciel par une main désincarnée. Galaad avait brièvement été roi de Sarras avant de mourir après avoir jeté un regard à l'intérieur du Graal.

Dans le ''Morte d'Arthur'', Thomas Malory l'appelle le ''palais spirituel''. Dans certaines variantes du mythe, Sarras renfermait les tombes de Galaad et de Perceval.

La place où le Graal trouve un abri et les chevaliers se reposent est grandement associée à la paix intérieure, au calme et à la sérénité. Le nom traditionnel de cette lame du Tarot est la Tempérance :

 

Tempérance est l'arcane de l'échange, de l'écoulement serein de la vie. Cette carte représente un ange qui fait circuler de l’eau entre deux amphores. Cette carte symbolise le passage d’une situation à une autre. Elle est synonyme de soulagement, de guérison, et d’harmonie. 

La Tempérance fait le pont reliant inconscient personnel et collectif. Entre le Divin et l'homme, se situe l'Ange. Pour aller vers l'unité du Divin, il faut avoir fait sa propre unité interne.

 

Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

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Le Soi blessé et le Graal 2

Publié le par Perceval

Que signifie cette recherche du Graal, de quelle « réalisation s’agit-il ?

La table ronde, une société d’amis (de frères) et la vision d'un calice voilé flottant au-dessus, graal table arthur-copie-1expriment le désir d'une expérience de croissance personnelle et spirituelle. Chacun voit le calice différemment, et la salle est remplie de musique et d’un parfum fleuri ( amour de la création ).

Le Graal dans cette vision (celte) est un symbole féminin, qui nourrit chacun de nous de la façon dont nous aimons le mieux.

Lorsque nous est donné le goût de « la joie », il est naturel de la chercher plus encore. Le chevalier, qui symbolise cette partie de moi qui aspire à l'expérience spirituelle, s’engage à trouver le Graal, à le dévoiler, et connaitre la source de la joie…

Il est important de relire que ce chemin est « unique » En effet, le chevalier qui prend le même chemin qu’un autre est très vite renversé ou perdu … De même, chacun a reçu une « nourriture » différente de la vision du Graal, et de même la quête de l'ultime accomplissement spirituel doit être unique. Le Bouddha lui même recommande "Mieux vaut son propre dharma, imparfaitement ; que le dharma d'un autre, réalisé à la perfection."

ma LancelotPontEpeeChaque chevalier a ses propres défis. Ainsi pour Lancelot, le plus grand des chevaliers d'Arthur, il est nécessaire qu’il se pardonne ( lui-même) ses propres défauts.

Maintes et maintes fois il est écarté de la réalisation du Graal, maintes et maintes fois il est humilié et abandonné. En acceptant la « bénédiction » de ces défaites, il atteint une paix intérieure qui lui a servi, ( importance du « chemin » plus que… de ce que nous rêvons , quand nous évoquons « la réalisation par le Graal ) … .

Il revient vers Arthur et Guenièvre après son échec, en disant: "Je suis agenouillé ... et je remercie Dieu pour l'aventure."

Chacun d'entre nous, peut symboliser cette recherche de la « source »  ( je parle de la source de cette '' joie '' que j’ai réalisée lors de mon premier « éveil » spirituel) , par une quête chevaleresque.

Les « défis » sont ce qui me permet d’avancer, et qui me servent de test de mon engagement dans la voie.

J’apprends à « rendre grâce », autant pour mes victoires que pour mes défaites … Il y aura mille obstacles pour m’arrêter sur le chemin, ou pour me conduire dans des impasses. Je peux être perdu dans les fourrés de mon propre désarroi. Mais le Graal est toujours là.

La quête du Graal est une quête de la conscience éveillée à une réalité spirituelle pas souvent accessible ( le château du Graal apparaît ou disparaît selon …).

chretien de troye

Lors de cette Quête, défis  après défis, j’apprends assez sur moi-même, pour désirer aller encore plus loin à l'intérieur de moi. J’entre à présent dans le " Gaste pays " Là, j’arrive à l’origine de mes difficultés, dans la vie. 

Je suis à présent face à face avec le roi blessé – « le Soi blessé » -. Il est maintenant temps d’affronter la tâche qui attend Perceval : cette question « quel est ton mal ? » Comme Perceval, je peux trouver difficile de regarder en face mon «  Soi blessé » ( honnêtement, assez pour se poser cette question…. ):

Pourquoi, gardes-tu le silence Perceval? Parce qu’il ne m’est pas facile d’ouvrir mon cœur et de proposer mes soins . Ai-je fermé mon impulsion naturelle à aimer? Si je ne vois pas la plaie qui est dans mon cœur, je ne peux jamais gagner le Graal, je ne peut jamais l'offrir aux autres. Qu’est-ce qui me fait mal ?

Ensuite, par quelles épreuves suis-je donc passé, quelles autres devrais-je endurer avant d'avoir une autre chance?

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Le Soi blessé et le Graal 1

Publié le par Perceval

Vierge Porte le graalJe voudrais montrer et réfléchir sur la manière dont un conte, un mythe – ici, le Conte de la Quête du Graal -, peut aider à relire sa vie :

Rappel de l’histoire :

Le mythe de la Quête du Graal, peut réellement nous faire plonger dans les profondeurs insondables de notre psyché ( l’âme ). De plus, au cours des ans , et même des siècles, le mythe s’est enrichi de personnages, d’aventures et de symboles, en fonction de la hauteur ( ou de la profondeur ) de vue du conteur… Au cours des siècles, s'est forgé ainsi, une véritable Tradition...

Bien sûr, ce qui m’est précieux, ce sont les versions de l'histoire du Graal qui recouvrent une interprétation chrétienne, mais avec un regard sur l’antériorité celtique ….

Dans la légende celtique, l’aspect féminin est présent : le plat est présenté par une « déesse ». Pour un chrétien, dieux et déesses sont généralement remplacés par des saint(e)s, qui peuvent seuls accéder au Graal.

Les histoires de la Quête du Graal m’offrent de nombreux personnages dont je peux tirer les images « archétypales » de ma propre quête intérieure.

Perceval, possède cette facilité d’identification pour une personne ( le masculin, en soi, particulièrement ) qui s'engage dans une quête … Perceval est comme « le Fou » ( ou le Chercheur ) dans un Tarot: celui qui provoque ‘ un déplacement ‘ vers une inquiétude spirituelle.  ( Le Fou est un voyageur et  un étranger dans son propre pays et il est condamné d’avancer et de progresser sur tous les plans… )

Wasteland.jpgPerceval part ainsi, en pénétrant dans la forêt, là où il n'y a pas de chemin. ( J’y reviendrai )

Un jour, Perceval parvient jusqu’à un château au milieu d'un paysage désolé, " la ruine et le chaos. Le sol est infertile et sec, les cultures ne poussent plus, l’eau ne s’écoule plus, et une obscurité s'est abattue sur le pays, et le cœur des gens. "( Le « Gaste Pays » )

Perceval pénètre dans le château, il est amené dans une pièce où un roi souffre d'une blessure enchantée.

Notre être physique est connecté avec toute vie sur terre. ( Ecologie … ! ). Parce que le roi ne fait qu'un avec sa terre, il dépérit avec ses terres … .

Alors, Il suffirait que quelqu’un dise  " Qu'as-tu? " pour que, par cet acte de compassion spontanée, la blessure - et, par conséquent, la terre - guérissent.

le-roi-pecheur.jpgComme souvent dans les contes, celui qui peut rompre un enchantement ne sait pas de quelle façon il faut s’y prendre : il suffit, généralement, qu’il le fasse spontanément avec un cœur aimant. Perceval, en raison de sa formation selon les règles de la société, qui lui disent qu'il n'est pas «chevaleresque» de poser des questions personnelles, étouffe l'élan qui pourtant le remplit de pitié et d'amour.

La question qui vient à son cœur ne peut pas venir à ses lèvres. Sa quête échoue. Il lui faudra encore cinq ans de recherche et de défi avant que Perceval gagne assez de sagesse pour juger par lui-même ce qui est bon pour lui… C’est alors qu’il apprendra que le roi blessé est également le gardien du Graal.

Perceval deviendra, alors, le nouveau gardien, capable d'offrir ses bénédictions aux autres chercheurs…

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La Quête du Graal : Le Roi blessé - 12/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : La Chekhinah...

- « Où aller chercher cette force... ? »

Entrez !

 

Une salle en ruine, aux murs craquelés et meubles en miettes. Le ciel est visible à travers les trous de la toiture. Un homme plein de dignité, portant couronne, est à moitié allongé sur le trône. De ses cuisses blessées le sang coule sur le plancher. Son visage tiré porte la marque de la souffrance. Près de lui se tient le Chercheur du Graal, armé d'une longue lance dont la pointe ensanglantée laisse tomber des gouttes de sang. Au-dessus du Roi Blessé volette une colombe blanche portant une hostie dans son bec.

Le Roi Blessé apparaît, dans les légendes du Graal, comme son gardien privé de ses pouvoirs... Ses blessures non guéries le maintiennent dans une continuelle souffrance, et il ne peut être guéri, tant que le héros du Graal n'a pas obtenu le récipient rédempteur...

Mais le Graal ne peut opérer ainsi avant qu'un héros du Graal ne vienne poser la question : «  Qu'est-ce que cela signifie ? », ou «  A qui sert le Graal ? »

Rappelons-nous la visite de Perceval au Château du même Roi Pêcheur ; son manque de réaction devant le cortège du Graal... !

Ainsi, Perceval quitte le château du Roi Pêcheur sans avoir eu l’occasion de se renseigner sur le merveilleux cortège.

Dans la campagne alentour, toujours aussi dévastée et sans vie, il aperçoit une cavalière qui vient rapidement à sa rencontre, et l’interpelle en ses termes :

« Tu es un mauvais chevalier ! Pourquoi n’as tu pas demandé au Roi ton hôte ce qu’était le cortège qui a traversé trois fois la salle devant toi ? Tu aurais pu par cette simple question guérir le Roi de sa blessure et redonner vie à son royaume ! Mais tu n’as rien fait, tu ne t’es intéressé qu’à toi-même, et tu n’as fait preuve d’aucune compassion pour tous ceux qui souffrent dans ce royaume ! Va, maintenant, vivre tes aventures, mais que ta conscience ne trouve pas de repos tant que tu n’auras pas réparé ta mauvaise action ! ».

Sur ce, la jeune fille éperonne sa monture et s’enfuit dans la campagne.


- Pourquoi le Roi est-il blessé ? Cette question nous emmène dans les mythes profonds du pays. Les romans médiévaux parlent du Coup Douloureux, par lequel Balin blesse le Roi Pelles avec la lance de Longimus ( celle du Christ...), causant ainsi la désertification du Pays... Les coutumes celtiques imposent au chef estropié ou défectueux d'abdiquer.

Les romans médiévaux montrent qu'Arthur devient virtuellement un Roi Blessé, la Reine se tourne vers un autre chevalier ; l'unité du royaume est brisé... Le Gaste Pays est évidemment un royaume en dépression, comme aujourd’hui un homme ou une femme pourrait l’être.

Le héros du Graal est potentiellement un nouveau roi ; sa quête du Graal le met en relation avec l'Autre-Monde, avec la ''Souveraineté''...

D'autre part les blessures du Roi Blessé sont associées au sacrifice rédempteur du Christ, dans une parfaite union de la tradition ancienne et de la tradition chrétienne.

Le roi blessé fait partie d'une lignée de gardiens du Graal descendant de Joseph d'Arimathie

Le Roi blessé est notre volonté brisée, qui ne nous relaie plus les commandements de l’âme, sans laquelle nous ne trouvons plus de sens à la vie, sans laquelle nous ne savons plus pour quoi vivre.

Et pourtant le conte nous enseigne qu’il y a un trésor merveilleux dans ce royaume, et que pour délivrer le Roi et le royaume de la dépression qui les accable, il suffirait qu’un étranger de passage s’intéresse à ce trésor.

Cette lame suggère au ''Chercheur'' la vulnérabilité aux blessures, tant mentales que spirituelles ; et l'espoir, l'attente de la venue de celui qui le guérira... Il en est ainsi, pour 'Le Pendu' : c'est le moment de l'attente, de la réflexion, toute action semble exclue.

 

Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

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La Quête du Graal : La Roue de Fortune – 10/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente.. : Le Prêtre Jean..)

- «  Où trouver cet Ermite, et comment relire mon chemin... ? »

Entrez !

La Roue de Fortune est un des thèmes majeurs de la littérature et de la philosophie au Moyen-âge : elle évoque d'une part le caractère éphémère des biens sur terre, et d'autre part que même les puissants peuvent être au sommet, et pourtant tomber subitement... La déesse Fortuna, influence ainsi la destinée humaine ; elle est représentée en haut d'une roue et l'a fait tourner selon les caprices de la chance...

Dans la Légende arthurienne, Gauvain, la rencontre dans un grand château. Mi-noire, mi-blanche, Fortuna est accompagnée de sa Roue...

Si elle peut paraître en alternace belle et hideuse, en sa présence, Fortuna reste belle... Elle manifeste au Chercheur de Graal, son rayonnement intérieur ; elle l'aide encore par la suite à découvrir les véritables secrets du vase sacré...

Fortuna est plutôt favorable à Gauvain ( le champion de ces dames …!)

 

Un roman, que rédige Wirnt de Grafenberg, vers 1204-1215, continue cette destinée favorable …

En effet, l'histoire s'attache au jeune Wigalois, qui serait le fils de Gauvain , et de … disons d'une fée. Il part à la recherche de son père. Il gagne la cour du Roi Arthur, avant de s'engager dans une série d'aventures qualifiantes qui vont le mener au mariage et à la souveraineté. L'emblème du jeune chevalier est une roue d'or ( la roue de Fortune ). Fortuna, ou la providence, veille sur lui en permanence...

La possibilité d'un nouveau choix, peut nous conduire à une meilleure compréhension du but essentiel de notre Quête. Même un changement de fortune, peut nous armer d'une détermination plus grande encore ...

Pour continuer le Chemin : - Quelle est votre question ?

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

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La Quête du Graal : Le Prêtre Jean – 9/21 -

Publié le par Perceval

Preste Juan de las Indias, carte espagnole de l'Afrique de L'Est, XVIe siècle

Preste Juan de las Indias, carte espagnole de l'Afrique de L'Est, XVIe siècle

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : La commanderie...

- « Quelle est ma protection, ( ma commanderie...) à ma disposition?  »

Entrez !

Il n'est pas étonnant, qu'en ce précieux Moyen-âge, les grandes légendes se rencontrent. Ainsi dans le Parzifal de de Wolfram von Eschenbach, la Quête du Graal conduit au Royaume utopique du '' Prêtre Jean ''. Ce mystérieux royaume, décrit comme une réalité, figure l'Eden, le jardin des délices, le Royaume béni où croit l’Arbre de la Connaissance et où jaillit la Fontaine de Vie. C'est Hughes de Jabala, évêque, en 1145, qui mentionne pour la première fois aux autorités romaines l’existence du Prêtre Jean.

L'histoire du '' Prêtre Jean '' va être amplifié par les récits de Marco Polo, et les légats du Pape...

 

Précédemment, le Roi du Graal, ou le Roi Pêcheur, quel que soit le titre que l’on veuille lui donner, est aussi prêtre : c’est lui qui célèbre la messe où le Graal sert de calice, il est identifié au Christ, Vrai Roi du vase sacré.

Gamuret (le Père de Parzifal) , a eu deux fils : Parzifal ( avec Herzeloyde, la mère de Parzival, '' aussi claire que la lumière du soleil '', et de Belcan, une musulmane '' noire comme la nuit '', il engendre Feirefiz. Gamuret réconcilie incidemment les ténèbres et la lumière et, par extension, l’Orient et l’Occident.

Donc, Parzifal et des templiers s'embarquent à Marseille et se rend en Inde auprès de son demi-frère Feirefiz, l'Orient étant jugé digne de recevoir la Vase Sacré... Après la mort de Parzifal, le fils de Feirefiz et de Reanse de Joye ( la porteuse du Graal) , né en Inde, devient le Prêtre Jean ; tous les rois de ce pays depuis lors ont porté son nom. Marco Polo : « le roi de cette province est de la lignée de Prêtre Jean et lui aussi est Prêtre Jean. Il est prêtre chrétien [...] » - le devisement du monde, LXXIV

C’est ainsi qu’à la fin de son roman, Wolfram rattache la lignée du Graal à l’une des plus grande figure mythique du moyen-âge : celle du Prêtre Jean

En tant que prêtre et roi, Jean, combine la royauté temporelle au pouvoir spirituel ; les Templiers devaient sans-doute porter cette utopie...

Le Prêtre Jean représente l'idéal d'un roi sacré chrétien - un idéal que très partiellement réalisé dans l'histoire...

'Le Prêtre Jean' par Lima de Freitas ->

Au cours de la Quête, il est nécessaire de se retirer dans un lieu de tranquillité pour contempler le parcours déjà effectué ( une relecture …), faire le point de l'avancée, s'interroger …

L'arcane N°9, est celle de l'Ermite. La relecture, accompagnée, peut faire apparaître des doutes ; on peut aussi s'illusionner et vouloir rester dans le magnifique jardin du ''prêtre Jean''...

Cependant, il nous faut continuer le chemin... !

Pour continuer le Chemin : n'oubliez-pas : - Quelle est votre question ?

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

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Noël

Publié le par Perceval

Noël

6 janvier, 25 mars, 10 avril, 29 mai, toutes ces dates ont, à un moment de notre histoire, été célébrées comme marquant la naissance du Christ, avant que ne s’impose le 25 décembre.

La date du 25 décembre apparaît officiellement au IVe siècle, avec le chronographe romain de 354, qui fixe la naissance du Christ à Bethléem le 25 décembre. 
Jusque-là, la liturgie primitive se concentrait sur la mort et la résurrection du Christ. Quand les Eglises latines décidèrent d’instituer une fête spéciale pour célébrer la naissance de Jésus « dans la chair », ils la fixèrent donc, après quelques tâtonnements, au 25 décembre. Aucun document ne précisant le jour de la naissance de Jésus, les choix du jour et du mois  étaient libres.  


L'origine du mot '' Noël '' serait gauloise, il viendrait de deux mots gaulois "noio" (nouveau) et "hel" (soleil). Cette origine fait référence au caractère profane de la fête et notamment à la fête du solstice d'hiver fêtée par les Gaulois. D'ailleurs, La bûche de Noël vient d'une coutume païenne; on rallume le feu au début de l'année...
 

'Christmas' en anglais, signifie la messe du Christ...

Comme toujours les grandes fêtes religieuses chrétiennes et les fêtes païennes se superposent et s'entremêlent, il est donc difficile de retrouver les origines exactes de la fête de Noël.
Au Moyen-Âge, Noël ! Noël ! était le cri de joie poussé par le peuple à l'arrivée d'un heureux événement.

Au Moyen-âge, Noël ce n'est pas seulement, le 24 au soir, ou le 25 décembre … C'est toute la période de l'Avent ; et la fête elle-même peut durer plusieurs semaines...

Le 24 au soir, ce ne sont pas moins de trois messes, dans une église décorée... Ensuite, on fête la Saint Etienne le 26, puis la saint Jean et la saint Innocent... la circoncision du Christ, et l'épiphanie aussi … On chante des chants religieux, on fait des danses liturgiques. On danse beaucoup. Dans les églises, dans la rues, les cimetières, les monastères, partout. Tout le monde danse. Du petit paysan au grand noble propriétaire terrien...
 
Le solstice d’hiver ou le changement de l’année, depuis l'Antiquité, c'est le jour des étrennes, des cadeaux... Noël se finit le 6 janvier avec la fête des Rois. Plus que Noël, le jour important était l'Epiphanie.
On raconte qu'en Allemagne au VIIème siècle les druides, qui sacralisaient le chêne, avaient encore une réelle influence. Saint Boniface, pour combattre ce culte idolâtre, fit abattre un gigantesque chêne réputé sacré qui fracassa tout dans sa chute. Tout, sauf un jeune sapin que le Saint désigna comme le fruit d'un miracle et le nomma  « l'Arbre de l'Enfant Jésus ». Cette légende explique peut-être pourquoi c'est en Allemagne que la tradition du sapin de Noël est la plus enracinée.
 
Au XVIe siècle, apparaît en Alsace la coutume d'un sapin décoré de pommes et de bougies, qui rappellent la vie (Ève et la pomme) et la « Lumière du monde » (Jésus). 
 
Une année que les pommes se firent rares, un verrier avisé eut l'idée de les remplacer par des boules de verre soufflé. Cette coutume se diffuse dans les pays germaniques et plus tard en Angleterre, par l'intermédiaire du prince Albert de Saxe-Coburg Gotha, époux de la reine Victoria. À Paris, le premier sapin de Noël est planté aux Tuileries par la princesse Hélène de Mecklembourg, belle-fille du roi Louis-Philippe 1er, en 1837.  
 
La crèche est aussi mise en place vers le XVe siècle en Italie et au siècle suivant en Alsace. Le reste de la France n'adopte la crèche qu'au XIXe siècle. La crèche : Le mot désigne la mangeoire où reposait selon la tradition l'enfant Jésus, faute de lit mieux approprié.
Sir Gauvain et le Chevalier Vert

Sir Gauvain et le Chevalier Vert

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