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Paroles fortes ...

Publié le par Perceval

« Découvrir l’autre, vivre avec l’autre, entendre l’autre, se laisser aussi façonner par l’autre,
cela ne veut pas dire perdre son identité, rejeter ses valeurs,
cela veut dire concevoir une humanité plurielle, non exclusive…pierre-claverie-1938-1996

Il n’y a d’humanité que plurielle, et dès que nous prétendons posséder la vérité ou parler au nom de l’humanité,

nous tombons dans le totalitarisme et dans l’exclusion.
Nul ne possède la vérité,
Chacun la recherche…
Je suis croyant,
Je crois qu’il y a un Dieu,
Mais je n’ai pas la prétention de posséder ce Dieu-là,
Ni par le Jésus qui me le révèle,
Ni par les dogmes de ma foi.
On ne possède pas Dieu.

On ne possède pas la vérité et J’ai besoin de la vérité des autres. »

(Pierre CLAVERIE, évêque d’Oran, janvier 1996)

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Ma recherche du bonheur.

Publié le par Perceval

Perceval a rêvé de gloire et la chance lui a souri...Perceval Pénitent Après cinq années d'aventures, mais aussi d’errance et d’oubli de Dieu. Ce temps de belles prouesses ne le satisfait plus...

Un ermite, oncle de Perceval, lui fait voir dans quelle nuit spirituelle il a jusqu’alors vécu. Seule la reconnaissance de la foi et l'espérance de la résurrection peut réparer ce manque et lui permettre de retrouver le Graal et de guérir le roi.

 

Sans doute, recherchons nous à combler divers manques, par une satisfaction matérielle ( et je ne parle pas des besoins élémentaires ) qui Consommation 30 glorieusesnous laisse insatisfaits… Le répit est bref , et le ‘ désir ‘, à nouveau , se fait sentir.


Certes, , au travers, de ces rêves et de la satisfaction de pouvoir les atteindre, je me sens vivant.


Cependant ; avoir ma maison, avoir une ‘ bonne situation ‘, avoir des enfants…  Est-ce là les aspirations d’une conditions humaine ? Même si, le génie humain, accompagne cette satisfaction de nos besoins, par une ‘ valeur ajoutée ‘ culturelle et artistique sans limite… Il me semble, encore, que je n’exprime pas ma véritable nature…


A mon avis, il ne s’agit que d’une erreur de cible… Mon ‘ aspiration ‘ est bonne ; mais je dois viser l’Etre plutôt que l’avoir…

 

Ma véritable nature ,-  que je la nomme ‘ véritable nature de bouddha’ ou ‘ divine ‘ – doit m’inciter à ne pas considérer la satisfaction de mes désirs, comme le sens de ma vie. Cette satisfaction est un don, une richesse à disposer, à partager…  A l’inverse, en faire une fin en soi, qui justifierait tous les moyens ; c’est véritablement se tromper de cible, c’est la manquer… Jésus emploie ce mot , galvaudé depuis : « pécher ». Peu importe le vocabulaire. Cette reconnaissance de ne pas trouver mon bonheur par cette ‘ erreur de cible ‘, m’amène à rechercher ce qui peut véritablement satisfaire mon aspiration à plus de vie, plus de joie, plus de bonheur…

 


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Ecoutez Louis EVELY

Publié le par Perceval

"Actuellement, je me sens partagé entre deux mondes :  celui des incroyants, qui me passionne et pour lequel je suis trop chrétien, et le monde des croyants ; mais ceux-ci me jugent souvent trop libre, trop indépendant ...
En fait, je v
evely1oudrais passionnément unir ces deux mondes, et je me sens déchiré entre deux fidélités : la première, c'est l'Evangile, la seconde, c'est le monde, les signes et les besoins de notre temps, et de mes contemporains.
Je vois le monde travaillé par l'esprit de Dieu.
Je le sens en gestation et je me rappelle ce que Jésus disait aux Pharisiens : "Vous pouvez interpréter les aspects de la terre et du ciel, mais ces temps-ci que vous vivez, ne les comprenez-vous pas ?" (Mt 16, 3) "

 Ecouter l'extrait de la conférence de Louis Evely

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La Prière et la marée noire ...

Publié le par Perceval

Pendant les informations de 20h, sur la chaîne publique ; des catholiques américains s’expriment sur la marée noire et la Prière. Les propos me gênent terriblement… Bien sûr, je pense à la caricature ainsi formulée de la ‘ prière ‘. De plus, j’imagine, ce que peuvent penser tous les ‘ athées ‘, les ‘ agnostiques ‘ et les ‘indifférents’, de la spiritualité chrétienne… ! … Je reformule :

« Les conséquences de cette marée noire, seront terribles sur nos emplois, et la vie ici… Nous prions dieu, pour qu’il nous épargne cette catastrophe.. etc. » 

 

mal rituel magiqueIl ne s’agit pas, pour moi, de refuser que s’exprime une plainte… Il est normal, que nous puissions le faire, avec nos tripes, dans une conversation intime avec Dieu ( un ‘colloque’, disons-nous avec St-Ignace… ). Les psaumes expriment bien ces sentiments …

Je pense, que si l’Eglise qui s’exprime ainsi sur une chaîne de grande écoute, limite son message à cette expression, sa communication se limite à une ‘ Bonne nouvelle ‘ de type sectaire ou magique …

 

En restant limité à cette expression archaïque de la religion, nous sommes en parfaite contradiction avec le message évangélique …

 

Je reçois aujourd’hui même, ce message de l’association qui promeut les écrits de ce prêtre catholique qu’est Anthony de Mello… de mello-copie-1Prêtre, qui n’est pas en ‘ odeur de sainteté ‘ du côté de la curie Romaine, parce qu’il inculture le message du Christ dans sa propre culture indienne influencée par l’advaïta … Je pense que cette parabole est lumineuse … !

 

 

                         LA PRIÈRE  

 

Le Maître ne cesse jamais d'attaquer les notions

qu'entretiennent les gens à propos de Dieu.

 

« Si ton Dieu vient à ton secours et te tire d'affaire, dit-il,

il est temps que tu te mettes à la recherche du véritable Dieu. »

 

Quand on lui demande ce qu'il veut dire, il raconte cette histoire :

 

 « Un homme laisse sa bicyclette neuve sans surveillance

pendant qu'il fait ses courses au marché.

Ce n'est que le lendemain qu'il se souvient de l'avoir laissée à cet endroit.

Il se précipite alors vers le marché en se disant que son vélo a été volé.

Mais il le retrouve exactement là où il l'a laissé.

Rempli de joie, il se rend au temple le plus proche

afin de remercier Dieu d'avoir veillé sur sa bicyclette.

Lorsqu'il sort du temple, sa bicyclette a disparu! »

Anthony de Mello

 

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Ma prière du cœur : « Seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu, prends pitié de moi ».

Publié le par Perceval

Il suffit que je couvre mon esprit de Silence. Bouddha-yeux-ferm-s.jpgLes yeux fermés, ou non, le souffle posé… et ces mots viennent. Avec l’expir : «  Seigneur Jésus-Christ fils de Dieu » et à l’inspir : «  prends pitié de moi » . Et ainsi, de suite… Pour des instants de paix, ou pour une méditation .


Ces mots, ne sont pas les miens. Je n’emploierai pas «  Seigneur », trop aristocratique. J’éviterai ‘ Dieu ‘, trop de malentendu ! Je ne dirais pas «  pitié », trop plaintif, mais surtout … humiliant !


icone et bibleCes mots, sont attachés à une tradition. Ils ne sont pas les miens, mais, il le furent bien avant moi, pour d’authentiques chrétiens. Ils sont patinés par les siècles, encore vivants de toutes le prières passées et présentes.


  • Je les fais mien. Ils m’ont apprivoisé.

Seigneur, c’est l’appel au ‘ Maître ‘ ; je n’en ai qu’un et il exclut les autres.

Il est’ Jésus ‘ , il est vivant - et nul autre, ici ne peut être mon maître. Jésus, c’est son nom de naissance : Homme, comme nous pourrions l’être, et mort pour ‘ ressusciter ‘ – C’est à dire, accéder à La Vie, non pas comme Lazare, mais vivant comme le divin.filsprodigue-icone

Il est ‘Christ’, choisis à la naissance, et dès le commencement, pour être le ‘ Verbe ‘, le  Messie, celui qui annonce notre lien divin.

Il est à l’image divine, fils de Dieu. Celui, -l’unique homme - à être en communion de don. Mon frère et mon Père, qui attend avec impatience et Amour mon retour.

Prends ma pitié de moi, et donne Ton Amour. Je ne suis pas digne… J’ai quitté la communion, réclamé mon héritage, oublié l’origine, la source. Je crois jouir de la vie…

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A l'origine ... Le Don.

Publié le par Perceval

Un « fétu de paille », n’est ce pas ainsi que nous apparaît toute Somme, toutes les encycliques, les thèses… Quand finalement, nous nous posons toujours la même question… question

La question essentielle : Je suis et je pense, mais pourquoi faire ?

Qui est cette … Cette... ?  Présence ? Allez, disons : Dieu !

 

Non pas: dieu existe t-il ? Car ce dieu là, est mort : ces dieux conceptuels : ces idoles philosophiques : horloger, architecte.. Pourquoi Dieu, existerait comme nous ? Pourquoi se soumettrait-il à notre rationalité ?

 

Non, la Question est plus existentielle que cela! L’homme a une raison d’exister, ou,  il n’est que chimère...

Le Dieu, Celui qui est mon horizon, et mon origine ; qui est au plus profond de mon intimité, est tout Autre que moi.

Il est trinitaire, parce qu’il n’est pas un dieu solitaire. Il est trinitaire parce qu’il n’est que ‘ don ‘ ( Amour partagé )

C’est une expérience spirituelle, et ce sont les mots de Zundel :  «  En Dieu, il y a le don du Père au Fils et du Fils au Père dans la respiration de l'Esprit. En Dieu, il y a l'Amour éternellement communiqué. Dans l'immanence de l'être de Dieu, il y a l'Autre. Je est un Autre: le Père, un regard vers le Fils; le Fils, un regard vers le Père; le Saint-Esprit, un regard vers le Père et le Fils. »

 

Jésus, Le divin incarné, est la finalité de notre humanité.

 « Il est unité, union. Il n’est pas solitude, mais « société ». Dieu n’est pas seulement l’Un mais l’Un et l’Autre, et l’Unité des deux. C’est pourquoi tout ce qu’il fait exister est pluriel…

Dieu est don de soi (Père), accueil de soi (Fils), vie, mouvement et fécondité (Esprit)." Père Doumergue sj ‘croire Aujourd’hui’.

 

Le don, pourrait-être bien l’explication de notre ‘ existence ‘.

JL Marion philosophe, écrit « absolument rien n’est, n’advient, ne nous apparaît ou ne nous affecte, qui ne s’accomplisse d’abord, toujours et obligatoirement sur le mode de la donation »

Quand je lis, chez ce philosophe que la « donation produit le donné, s’inscrit en lui, mais ne subsiste pas en elle-même, elle «ne se montre ni ne se fait voir» : c’est pourquoi elle est un vrai don, échappant à la logique de l’échange. Une telle donation est-elle «le propre de Dieu» ? » Il me semble que s’éclaire ma question existentielle, autrement que strictement religieuse, et encore moins dogmatique …

fils prodigue iconeLe Don. L’Œuvre d’art, qui dépasse «ce que les organes de la perception peuvent recevoir et traiter, provoquant l’éblouissement visuel ou sonore». La «Chair», qui excède toute relation. Le Visage d’autrui… Tout ces mystère d’être, participent à la vision d’une transcendance …

 

Dieu se donne , mais on ne le prend pas !

Définir Dieu, autre qu’au travers le mystère d’une personne ( Jésus …), c’est s’imaginer le saisir… Et alors, on ne saisit au mieux que sa propre pensée ( ce que je suis en train de faire. Aussi, ce que j’écris, n’est que verbiage, poésie, ou prière …). Capter Dieu pour son désir, c’est poser une idole !

 

Ainsi, les deux fils du père prodigue. Chacun veut disposer du ‘ don ‘ pour lui-même… Le Père, à tout prix désire restaurer le lien ( gratuit) et tente par deux fois, à chacun, de se faire comprendre : «  on ne peut gagner que si l’on reste dans la communauté de don »

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Attention : dérives sectaires… !

Publié le par Perceval

Aujourd’hui, notre raison dualiste, nous entraine parfois vers des excès de tout sens… Ainsi, la mésaventure (voir 1) qui touche l’association « Terre du Ciel », association qui organise des stages très divers, reliés à la spiritualité chrétienne ou orientale …

J’y ai moi-même suivi deux stages, et je n’ai rien vécu qui puisse faire penser qu'il s'agit d'une secte…

 

J’ai également vécu plusieurs retraites dans des Foyers de charité ; quelques séjours au «  Verbe de Vie », et là mes soupçons seraient plus réels, sans toutefois que j’aille me plaindre de quoi que ce soit… Cependant, je tiens à revenir sur cette approche qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes confrontés régulièrement à des doutes sur la manipulation mentale de tel ou tel groupe… secte2Cette suspicion n’exclut aucune église, qu’elle soit chrétienne ou orientale … ! Alors, parlons-en … !

 

Ci-dessous, je reprends souvent les mots de Pascal Michelena ( Les marchands d'âmes: Enquête au coeur des Béatitudes: ... ) parce que je les reprends à mon compte …

 

Je pense que la plupart d’entre nous avons été séduits dans le renouveau charismatique, par:  "la beauté de la liturgie, la chaleur de la fraternité, la force du témoignage, la ferveur émotionnelle, la séduction de la spiritualité ouvertement mystique. Il y a un désir de sacralisation par la beauté : la liturgie n’est pas un spectacle mais un effort particulier est fait pour « esthétiser la prière » et cela touche particulièrement les personnes habituées à la « tiédeur » de la vie paroissiale classique. "Verbe de vie 2

L’accueil chaleureux, le témoignage sont des éléments incontournables et légitimes… peut-on le reprocher ? Sauf, s’il s’agit d’une stratégie délibérée, avec un vocabulaire formaté : «  Dieu t’aime.. Tu Le cherches, Jésus sauve, tu peux être guéri. On peut même découvrir à cette occasion quelque blessure….

De plus, à l’occasion de temps particulier, le ‘ grand rassemblement ‘ peut permettre au novice de profiter d’une ‘ expérience ‘ spirituelle et pseudo-mystique… qu’il ne peut revivre que là .. ! la communauté devient nécessaire, il n’est de voie possible que radicale. En dehors de l’Eglise( ou de la communauté ) , point de salut !

 

 

Dans ce cas, l’Eglise ( la communauté ) se bat contre l’esprit du monde, le diable et nos passions …. Le monde extérieur est le lieu de décadence. Un chrétien qui y est seul est un chrétien perdu… Il faut s’unir en communauté, lieu unique où s’exerce l’Amour de Dieu.

 

A ce propos,  également sur : « l’injonction à aimer », les problèmes de l’homme étant obligatoirement liés à un manque d’amour…  Je ne sais pas aimer ; et si ça ne marche pas, c’est de ma faute, je n’en fait pas assez ! Si je souffre, c’est positif : le mal est dans mon cœur, il ne peut pas y avoir d’erreur dans le contenu professé! L’orgueil et la culpabilité, dont nous ne sommes hélas pas exempts, risquent sérieusement de brouiller les pistes… Nous courrons le risque de ne pas être ‘digne ‘ ; et finalement .. de déserter une spiritualité, qui s’est désincarnée, radicalisée en exigeant une adhésion absolue et incontestable …

 

 

(1) Publié dans " la Vie ":

Des accusations que rejettent de nombreuses personnalités. Comme Joshin Luce Bachoux, nonne boudhiste, qui tient une chronique dans Les Essentiels de La Vie et anime La Demeure sans limites, à la fois un temple zen et un lieu de retraite à Saint-Agrève, en Ardèche : « Je connais Terre du ciel depuis au moins une quinzaine d'année, confie-t-elle à La Vie, et je n'ai jamais eu l'ombre d'un soupçon sur des malversations possibles. Je trouve au contraire qu'en France il y a une méfiance un peu exagérée vis-à-vis de tout ce qui touche au développement personnel et à la spiritualité. Il est logique que les pouvoirs publics soient attentifs à des dérives sectaires, mais de là à entretenir une suspicion systématique... ».

Jean-Marie Pelt, naturaliste et fondateur de l'Institut européen d'écologie à Metz, et qui doit animer à la Pentecôte 2010 les Journées mondiales de la spiritualité, à Chardenoux, avoue, lui, « tomber des nues » : « J'y suis allé plusieurs fois et je n'ai rencontré que des gens très bien, témoigne-t-il à La Vie. Les fondateurs de ce lieu sont très ouverts sur toutes les religions et l'écologie. Je ne vois vraiment pas ce qu'on peut leur reprocher. » Christian Delorme, l'ancien curé des Minguettes, prêtre du diocèse de Lyon, ne cache pas non plus son indignation dans un message envoyé sur le site de Terre du ciel : « Je ne sais pas qui a pu commanditer une telle opération militaire contre vous et sur quelles bases, écrit-il. (...) Votre souci de faire se croiser des personnes appartenant à des traditions spirituelles différentes contribue à faire grandir la tolérance et le respect dans notre société. »

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Benoît XVI et la « dictature du conformisme »

Publié le par Perceval

Dernièrement, Benoît XVI a dénoncé « la dictature du conformisme ». pape-benedict-eglise-berlusconiBien sûr, ce type d’annonce ne me laisse pas indifférent… Je reprends la citation, dans son contexte, celui du scandale des prêtres pédophiles :

 

“Je dois dire que nous, les chrétiens, y compris ces derniers temps, nous avons souvent évité le mot pénitence, qui semblait trop dur. Actuellement, sous les attaques du monde qui nous parlent de nos péchés, nous voyons que pouvoir faire pénitence est une grâce et nous voyons combien il est nécessaire de faire pénitence, c’est-à-dire de reconnaître les erreurs de notre vie“.

“La douleur de la pénitence, c’est-à-dire de la purification et de la transformation, est une grâce car elle est un renouvellement, elle est l’œuvre de la miséricorde divine“.

“Aujourd’hui, grâce à Dieu, nous ne vivons pas sous des dictatures, mais il existe des formes subtiles de dictature."

“le conformisme qui oblige à penser comme tous les autres, à agir comme tous les autres, ainsi que l’agression subtile - ou moins subtile – contre l’Eglise“.

 

Enfer feuEmployer des mots comme : « douleur, pénitence, purification et transformation » me semblent enfin appropriés. Ils pourraient, également, clore un chapitre dans lequel l’Eglise a cru bon d’exceller, celui de la morale ; alors que le XXI siècle a soif de spiritualité… La pédophilie de quelques prêtres, revient tel un boomerang, avec la complaisance des médias et de l’opinion publique ... !

 

Lutter contre le conformisme ambiant, a fait le quotidien de Jésus.

Jésus, est ‘ un signe de contradiction «  ( Lc 2, 34 )… Ce qui fut encore le cas au temps de Saint-Paul. Effectivement, la vie chrétienne appelle à «  résister au prince de ce monde », car comme dit St-Paul, nous ne devons pas conformer notre âme et notre esprit à ce monde …

 

Ensuite, de quoi est faite notre histoire ? Il semblerait que pendant des siècles, la liberté d’expression fut bâillonnée par des États, des institutions, des Églises. En France, durant les périodes les plus sombres de l’Ancien Régime, l’Église et l’État se donnaient la main pour étouffer toute velléité d’expression émancipée des dogmes. Au XVIIe siècle, Descartes se sentit contraint de ne point rendre publique son approbation des idées de Galilée. En plein XVIIIe siècle, le chevalier de La Barre fut exécuté pour crime d’impiété : il n’avait pas salué le passage d’une procession. Les totalitarismes du XXe siècle - fascismes, nazisme, communismes - ont poussé la guerre contre la liberté d’expression jusqu’à un point encore jamais atteint.Separation Eglise etat

 

Aujourd’hui, alors que la République a du imposer à l’Eglise-institution, la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, qu’elle ne conteste plus, au contraire … Où, se situe l’anticonformisme ?

A mon avis, il est là où la pratique de la liberté d’expression dérange. Et, je lisais dernièrement cette formule : « La liberté de déranger , suppose la capacité de se laisser déranger » Etre tolérant, c’est accueillir et accepter de se laisser déranger…  De plus, le conflit des idées, est le socle de la démocratie.

sthypolite2rameauxPlus lexicalement, Le conformisme est le fait de se plier a un mouvement, a un mode de vie générale qui fait tourner la société, ou un groupe ( la famille par exemple ) … L’espace public s’étant libéré des tutelles religieuses, le christianisme a perdu son pouvoir d’imposition sur les individus, son pouvoir politique (par la sécularisation  ). Nous passons heureusement d’un catholicisme par conformité sociale à un christianisme par choix.

Le défi actuel est de faire la place aux groupes « convictionnels », dans l’espace public

A mon avis, la laïcité ne devrait pas faire le choix de supprimer « le religieux », de l’espace public ( ce n’est pas viable …). Cet ancrage religieux est précieux pour l’intérêt même de la ‘ chose publique ‘.

 

« La fin du christianisme comme pouvoir, c’est une formidable possibilité de réinvention d’un christianisme libéré du cléricalisme. En s’appuyant sur tout ce que le christianisme offre comme structuration symbolique et identitaire pour l’individu, comme capacité de décentrement par rapport à l’esprit du temps, comme dimension éthique d’engagement solidaire, on pourrait redécouvrir son potentiel libérateur dans une ultramodernité qui tend à sacraliser le présent …

C’est en particulier le cas du politique et du religieux et des rapports qu’ils entretiennent comme Marcel Gauchet l’a très bien analysé. Si, comme il le précise dans un récent article , « la croyance religieuse est en train de cesser d’être politique » et « la croyance politique est en train de cesser d’être religieuse », c’est bien dans un nouvel âge de la politique comme du religieux que nous sommes entrés. » ( Voir le Projet du CERAS )

 

Avec Benoît XVI, je revendique cette possibilité « d’anticonformisme », et à commencer dans l’Eglise, pour qu’ensuite notre présence dans la société soit encore plus légitime … !

 

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L'humilité de Dieu .... et des religions!

Publié le par Perceval

Il est de bon ton, même chez les cathos, aujourd’hui de se référer à la ‘ faiblesse ‘ plus qu’à la ‘ force ‘ ; et j’espère participer moi-même à cette prise de conscience ; déjà de part le mouvement divin appelé : la ‘kénose’ de Dieu, mais aussi par des valeurs humaines comme la tolérance, l’accueil, l’écoute, le respect ..etc

Aussi, quand on se place dans une telle perspective ; il convient - dans un dialogue interreligieux, ou dans une réflexion sur une ‘ théologie des religions ‘, de rester humble, de continuer à entendre l’expérience religieuse de ‘ l’autre ‘ et de chercher ensemble des liens, des similitudes…

Et je relève, dans leTexte adopté par la 9ème Assemblée du Conseil œcuménique des Eglises en février 2006 à Porte Allegre, Brésil -( COE: Conseil œcuménique des Eglises : auquel ne fait pas partie l’Eglise catholique romaine …! ?) des propositions qui expriment bien cet ‘ Esprit ‘ d’ouverture :

 

Par exemple :

« toutes les religions sont appelées à contribuer àOlympe l’instauration d’une communauté mondiale qui vivrait dans la paix et le respect mutuels. Ce qui est en jeu, c’est la crédibilité des traditions religieuses en tant que forces capables d’apporter justice, paix et guérison à un monde brisé. »

A mon avis, aujourd’hui n’est plus le temps de l’opposition entre les ‘ dieux ‘, ceux qui s’affrontent se détruisent. Il n’y a qu’un Dieu…

 

« C’est pourquoi le mystère de la relation entre Dieu et tout le peuple de Dieu ainsi que les multiples attitudes différentes adoptées face à ce mystère nous invitent à explorer plus en profondeur la réalité d’autres traditions religieuses ainsi que notre propre identité de chrétiens vivant dans un monde religieusement pluriel. »

A mon avis, un véritable dialogue n’est possible qu’à la condition de pouvoir ‘ changer ‘ à l’écoute de l’autre …

 

« Nous ne pouvons concevoir une autre voie de salut que Jésus Christ ; en même temps, nous ne pouvons fixer de limites à la puissance salvatrice de Dieu. » « Reconnaissant la tension entre une telle déclaration et l’affirmation de la présence et de l’action de Dieu dans la vie des personnes appartenant à d’autres traditions religieuses,...: « Nous prenons acte de cette tension, nous n’essayons pas de la résoudre ».

A mon avis, cette reconnaissance est importante… C’est seulement ainsi, dans cette ouverture que j’accueillerai les réponses de l’Esprit …

 

 

« Nous avons la conviction que Dieu, en tant que créateur de toutes choses, est présent et actif dans la pluralité des religions et, de ce fait, nous ne pouvons pas imaginer que l’action salvatrice de Dieu puisse se limiter à un seul continent, à un seul type culturel ou à un seul groupe de personnes. Refuser de prendre au sérieux les multiples et divers témoignages religieux qu’on trouve parmi les nations et les peuples du monde entier, c’est nier le témoignage de la Bible, qui affirme que Dieu est le créateur de toutes choses et le Père de toute l’humanité. »

 

 

« Si les chrétiens ont appris à coexister avec des adeptes d’autres religions, ils ont aussi été transformés par leurs rencontres. Nous avons découvert des aspects inconnus de la présence de Dieu dans le monde, et nous avons retrouvé des éléments de nos propres traditions chrétiennes que nous avions négligés.

« Au travers de la vision que Pierre a eue et de sa rencontre avec Corneille, l’Esprit Saint a modifié la conception qu’il se faisait de lui-même, au point qu’il en est venu à confesser : « Je me rends compte en vérité que Dieu est impartial, et qu’en toute nation, quiconque le craint et pratique la justice trouve accueil auprès de lui » (10,34-35). Dans ce cas, l’« étranger » qu’est Corneille devient un instrument de la transformation de Pierre en même temps que Pierre devient un instrument de la transformation de Corneille et de sa maisonnée

« C’est cette humilité qui nous permet de dire que le salut appartient à Dieu, et à Dieu seul. Nous ne possédons pas le salut : nous y participons. Nous n’offrons pas le salut : nous en témoignons. Ce n’est pas nous qui décidons qui sera sauvé : nous nous en remettons à la providence de Dieu. »

 

A mon avis, au-delà du dialogue, nous sommes au cœur du Credo ,véritablement chrétien … Non ?

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Henri le Saux, moine - au coeur du pluralisme religieux.

Publié le par Perceval

Notre religion, quelle qu’elle soit, devra répondre au défi du ‘ pluralisme religieux ‘.

 

L’avenir ne fera plus de la religion l'élément principal de l’identité d’un peuple. La diversité des religions participera à la construction identitaire des personnes, au point même qu’il est déjà nécessaire de parler de pluralisme au sein même de chaque religion. La Foi, ne se laisse plus enfermer par un système théologique, et dans une institution.

Ce pluralisme religieux n’est plus à redouter, il est là, et le défi du christianisme est de s’y inscrire ou de se ‘ fondamentaliser ‘.. !

Evoquer, une pluralité de « vérités » religieuses, ne signifie en rien d’abandonner la sienne ou de la ' bricoler ' :( le relativisme ).  A chacun, également, de veiller aux dangers historiquement bien connus, comme ceux du ' syncrétisme '...

Et, je vais vite ... La question du ‘ salut ‘ est d’un autre niveau que celui qui nous contraindrait à un quelconque consumérisme…


Sur cette voie, j’apprécie particulièrement, l’approche du « Dialogue interreligieux monastique »:

 

Dernièrement un colloque réunit 40 participants indiens pour moitié, et de tous continents pour les autres. Tous  étaient convaincus de la fécondité de la vie de swami Abhishiktananda (Henri le Saux, moine, mystique, bâtisseur de ponts ) :Le saux abhishiktananda

 

« Parti en Inde pour y apporter le Christ, en vivant la dimension spirituelle et mystique du christianisme, il découvrit très vite qu’il était précédé par Lui au cœur même de l’hindouisme, en des formes inattendues. Son exil volontaire et sa quête, (thèmes développés par Fabrice Blé), ont été pour lui un retour à soi, un exil du déchirement intérieur qui l’a néanmoins taraudé jusqu’à la fin, le poussant d’exil en exil, intérieur et extérieur. Le père Monchanin disait de lui : « Le Saux est allé plus loin que moi ; je suis resté trop grec pour ma part ». Swamiji, (diminutif employé par ses proches), est allé au plus loin dans « l’hospitalité sacrée » qui caractérise la rencontre des religions. Il souhaitait être reçu au cœur de l’hindouisme, qu’il identifiait à la non-dualité (advaïta) et décrivait comme le joyau de l’Inde. Cette voie qui demande un engagement toujours plus radical n’est pas plus exclusive que inclusive. Elle est une visée de l’au-delà des formes et des concepts, où l’unité indistincte de Dieu et du vivant se révèle. Entre doute et dénuement, le Saux s’est avancé profondément dans cette expérience, jusqu'à être déstabilisé dans ses fondements. « J’ai trop goûté à l’advaïta pour pouvoir goûter à la paix « grégorienne » d’un moine chrétien. J’ai trop goûté jadis à cette paix « grégorienne » pour ne pas être angoissé au sein de mon advaïta ». Cette angoisse, qui le poussera à écrire : « …et si dans l’Advaïta c’était moi seul que je trouvais, et non Dieu?» l’accompagnera jusqu’aux dernières années de sa vie, où une éclaircie se manifestera enfin, grâce à la présence de son disciple Marc, grâce aussi aux fruits de son ascèse de dépouillement, dans la foi qui ne l’a jamais quitté, grâce aussi à sa fidélité à la célébration eucharistique jusqu’à son dernier jour. Dans cette dernière, il entendait toutes les résonances  cosmiques dont l’Inde est familière, et célébrait le « passage à l’être », très longuement, avec de grands silences, ponctués de OM, dans une liturgie très dépouillée lorsqu’il célébrait seul ou en présence de rares hôtes. Ses notes sur  l’eucharistie (étudiées par P. Fausto Gianfreda sj) témoignent de son attachement profond à ce sacrement.

Les grands sages qu’il a rencontrés, témoins éminents incarnant la voie de l’Avaïta, ont fasciné le Saux et l’ont attiré, par la seule force de leur rayonnement, et par le témoignage que leur rendaient la multitude de leurs disciples, sans aucune forme de prosélytisme. Ramana Maharshi l’a beaucoup impressionné, au point de lui faire désirer être lui aussi un « Ramana chrétien ». Mais c’est surtout swami Gnanananda qu’il a pu longtemps fréquenter, et qu’il appelait aussi son gourou, qui l’a le plus interpellé en l’invitant à faire le grand saut et aller au delà de toute forme d’appartenance religieuse, saut qu’il n’a jamais complètement réalisé, pour autant que l’on puisse en juger à distance.

« Certains plongent directement du rocher dans la mer profonde ; d’autres descendent lentement de la grève et n’avancent qu’à pas mesurés dans l’eau qui les appelle…Bienheureux sont ils quand la vague survient et les engouffre »! Ses longs séjours en ermite dans les grottes de la montagne sainte d’Arunâchala, puis aux sources du Gange, l’ont marqué durablement. Sa lecture assidue des textes sacrés, les Upanishads, recueil des écrits des grands rishis, maîtres de l’Inde ancienne, a façonnée sa pensée et sa trajectoire spirituelle sur la voie de l’Avaïta, jusqu’à écrire dans son journal : « l’expérience des Upanishads est vraie, je le sais » !

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