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L'athéisme au secours des 'croyants' ...

Publié le par Perceval

existence de dieu« Les athées ont des raisons valables de refuser ce qu’ils refusent et c’est être fidèle à la vérité que de le reconnaître. Si Dieu est le fruit de la peur, comme le dit Lucrèce, il faut avec lui rejeter ce Dieu. Si Dieu, comme le veut Freud, est une illusion, le résultat d’une névrose obsessionnelle collective, une sorte de complexe d’Œdipe d'une humanité nostalgiquement en recherche d’un Père commun, qui voudrait d’un tel Dieu? Si Dieu, selon la pensée de Durkheim, n’est que l’expression idéalisée de la société, c’est là une idole dont il faut bien vite se débarrasser. Si la pensée de Dieu relève d’un stade primitif de la connaissance que la science doit tôt ou tard remplacer, quittons au plus vite cette pensée. Si Dieu, comme le croient les marxistes (Marx, Feuerbach, Lénine, Staline et compagnie), incarne le rêve de puissance de l’homme malheureux et agit chez le peuple (ou pour le peuple) comme un opium afin de l’endormir, il faut combattre ce Dieu. Si Dieu est ce vampire se nourrissant de la faiblesse de l’homme, il est noble de nier ce Dieu pervers et sadique, comme le fait Nietzsche. Si encore Dieu, comme le veut Sartre, est l’injuste compétiteur de notre liberté, avec Sartre, nous devons le refuser. chat-dieu1Enfin, contre le Dieu bourreau, qui torture des enfants innocents, il est bon de se révolter avec Camus : c’est un Dieu inhumain, inacceptable. » Jean-Guy Saint-Arnaud   jésuite et spécialiste des nouvelles formes de spiritualité

 

 

 Dans son Discours d’Ignace de Loyola aux jésuites d’aujourd’hui, Karl Rahner fait dire à Ignace : « En définitive, l’athéisme écarte seulement les idoles que les époques antérieures identifiaient, de façon à la fois innocente et épouvantable, avec le Dieu indicible. Pourquoi ne le dirais-je pas : cet athéisme existe jusqu’au sein de l’Église puisque, en fin de compte, elle doit être, à travers sa propre histoire et dans l’unité avec le crucifié, l’événement qui fait tomber les idoles, l’événement de la chute des dieux. »


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La spiritualité remplacera t-elle la religion ?

Publié le par Perceval

Difficile de répondre à des questions du genre : «  Croyez-vous en Dieu ? », ou « Etes-vous croyant ? », ou d’affirmer que mon identité est catholique …

Il est plus intéressant de commencer par un «  Oui », puis de continuer par un «  mais …. ». Intéressant ensuite, de surprendre l’athée ou l’indifférent par des réponses qu’il ne juge pas, lui, comme règlementaire ( ! )…innocentiii


Aujourd’hui, à mon avis, la Foi se dissocie de plus en plus de la pratique religieuse, l’assiduité aux offices, le rapport concret aux sacrements, ou, encore plus, de l’obéissance aux préceptes moraux professés par les autorités religieuses,… Aussi: qui est en mesure de pouvoir décider si la personne qui se tient en face de lui est, oui ou non, croyante ?

 

Quelques réactions :

autorite-          Dans un entretien dans Le Monde, Jean-Marie Donegani, directeur d’études à l’Institut d’études politiques de Paris, analysait ce mouvement comme l’expression d’un « subjectivisme » typiquement moderne. « C’est l’essence même de la modernité libérale que d’admettre que la vérité existe, mais qu’elle est relative à celui qui en fait l’expérience et qu’aucune autorité ne peut vous l’imposer. »

-          Sociologue des religions, Jean-Louis Schlegel. « La foi, ce n’est pas le catéchisme, même si certains voudraient peut-être le faire croire. »

 

-          Joseph Ratzinger, dans sa dernière homélie prononcée en tant que cardinal, le 18 avril 2005, avait lancé la charge : « Une dictature du relativisme est en train de se constituer qui ne reconnaît rien comme définitif et qui ne retient comme ultime critère que son propre ego et ses désirs. Nous, en revanche, nous avons une autre mesure : le Fils de Dieu, l’homme véritable. C’est lui la mesure du véritable humanisme. Une foi qui suit les vagues de la mode n’est pas “adulte”. »

A mon avis... Cette réaction n'est pas à la mesure de la question, et n'y répond pas..!

 

Pour être au clair avec le vocabulaire, aujourd’hui : est-il possible de se revendiquer croyant sans accepter clairement l’idée d’une vérité objective et non négociable ?

 

Aujourd’hui, ce qui constitue une religion est-il plus le contenu du dogme, ou l’expérience intérieure – voire l’émotion ressentie – ?... Et, qui peut ne pas correspondre au discours théologique … ? Mon expérience peut-être vraie, parce qu’elle correspond à mon attente : vivre mieux  … ( Le Bouddhisme se retrouve bien sur ce terrain … )méditation paysage

Aussi, devant la reconnaissance par tous – croyants et incroyants – de ne pouvoir prétendre posséder la Vérité absolue… Le pluralisme religieux devient le ‘tronc’ de la spiritualité d’aujourd’hui et de demain ; ses racines, elles,  étant obscurément multiples …symboles-de-religion


Aussi, la spiritualité deviendra peut-être la culture commune du mondialisme …. « Aujourd’hui, en France, un penseur comme Régis Debray contribue à imposer l’idée qu’une société digne de ce nom ne peut durablement se maintenir sans référence à quelque chose relevant de la transcendance. Cet « au-delà », ce sacré nécessaire, présent dans son absence même, n’est pas forcément religieux au sens classique du terme ».

Cette culture commune, pourrait se constituer à travers un échange sur des positions « faibles », d’emblée libérées de toute prétention à atteindre seules « la » vérité…L’Italien Gianni Vattimo ( catholique ... ) s’est fait le promoteur de la « pensée faible », post-moderne, censée préparer le terrain à une possibilité rénovée de l’expérience religieuse.

Le discours sur l’expérience religieuse, pourrait ainsi se libérer, à l’image de la Kénose, elle même, en professant d’abord l’humilité, l’amour, .... et l’affaiblissement de Dieu - que suppose l’Incarnation !

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Evely L'Homme pour rencontrer Dieu

Publié le par Perceval

Louis Evely est né à Bruxelles le 5 novembre 1910. Il est ordonné prêtre en 1938. Tout en restant professeur au collège, il rejoint la Résistance et devient aumônier du maquis des Ardennes.
Il anime régulièrement des retraites et prononce des conférences où la profondeur de sa spiritualité s'exprime dans un langage nouveau et proche de l'expérience vécue de ses auditeurs. "Il a, écrira Pierre Talec, le charisme d'un verbe viril. Le ton est décapant, la parole directe, parfois même directive - c'est que Louis est entièrement animé de la passion de communiquer son expérience mystique."
Ces retraites, ainsi que les nombreuses prédications qui lui sont demandées remportent un tel succès que ses amis décident d'en faire publier les textes. C'est ainsi que paraît en 1956 "Notre père" dont l'audience ne se dément pas.
Suit l'année suivante le livre qui restera son best-seller : "C'est toi cet homme" qui, traduit en 25 langues et tiré à des centaines de milliers d'exemplaires fait de lui un "phénomène de l'édition".
La hiérarchie catholique belge s'inquiète de sa liberté de ton et lui demande de ne plus publier. Louis s'incline et se retire quelques années dans un monastère de trappistes dont il partage la vie avec joie, envisageant même de prononcer ses voeux. Mais, perspicace, le père abbé l'invite à reprendre son bâton de pélerin : oui, sans nul doute, sa vocation est d'annoncer la parole de Dieu !
evely1Finalement, en 1968, il décide de demander son retour à l'état laïc afin, dit-il, de prêcher l'Evangile en son nom propre, et non comme représentant d'une Eglise qui conteste ce qu'il enseigne. Et il s'accorde un nouveau temps de réflexion pendant lequel il écrit ce qu'il considère comme son livre essentiel : "La prière d'un homme moderne".
Son sens pédagogique, son talent oratoire et sa profonde spiritualité font de lui un conférencier et un écrivain à succès. "Dieu est celui qui sert. Ce n'est pas toi qui vas t'occuper de Dieu, c'est Lui qui s'occupe de toi. Il te sert, te lave les pieds. Et toi, tu Le laisses te nourrir, tu Le laisses se déployer en toi. Ainsi tu Le rends présent aux autres". Tel est son message, qui colle de si près à l'Evangile qu'il semble révolutionnaire.
Il se marie, et fonde avec sa femme Mary "L'Aube", lieu d'accueil et d'échange situé dans la Drôme. Après sa mort en 1985, son oeuvre considérable continue à être inlassablement défrichée et propagée par Mary Evely et l'association Transmission.
Extrait de sa biographie sur le site dédié à Louis Evely


"Ce que j'ai compris de Jésus : on ne rencontre Dieu que dans l'homme. Plus nous serons entrés dans notre humanité et aurons reconnu et suscité celle des autres, plus nous pénétrerons dans la sphère divine. Le seul moyen de contempler les merveilles de Dieu, c'est d'explorer les profondeurs de l'homme " en qui réside corporellement toute la plénitude de la divinité " (Colossiens 2, 9)."

Louis Evely

 

"Dieu est absent, mais son absence est si douloureuse qu'elle équivaut à une présence . Dieu est présent comme une exigence infinie au cœur de chacun de nous, une soif jamais contentée, une faim insatiable parce qu'elle ne trouve aucun objet à sa mesure. Dieu nous parle à une certaine profondeur, et quand je suis interpellé à cette profondeur, je sais que c'est Dieu seul qui peut parler, agir, ma rendre heureux comme cela. Dieu crée en moi le lieu où Il se manifeste et je ne me connaissais pas cette dimension intérieure avant qu'Il s'y révélât."

Louis Evely

 

"Celui qui ne supporte aucun doute ne supporte pas la foi. L'étendue de nos doutes est l'espace libre pour notre progrès de foi. Toute foi doit être relativisée par un coefficient d'incertitude. Elle comporte questions et doutes et n'a jamais fini de se " réformer "."

Louis Evely

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Où en est le monde ?

Publié le par Perceval

  • Le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu.

 


 

 

  •   Elle pleure... notre planète !

 


 

  • En une seconde, la perte d'équilibre d'un écosystème époustouflant, qui a mis un an à se développer!

 

 

  • " Je suis un homme ..." de Zazie


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Zundel: Maître spirituel du XXème siècle.

Publié le par Perceval

"Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu'un, à mi-chemin entre Dieu et les hommes. Par sa présence même, on accédait presque naturellement au mystère de Dieu, à l'absolu" (Abbé Pierre)

 

Lire ZUNDEL, vous fait entrer par la raison, dans une nouvelle façon de penser Dieu.

Pour moi, c’est vertigineux et lumineux… Je suis capable, avec toutes mes questions aussi bien existentielles que scientifiques, d’entrer – accompagné de Zundel -dans la simplicité de l’Evangile pour y trouver la subtilité nécessaire à mon esprit compliqué… Je sais, je ne suis pas simple… Mais le petit humain, que je suis, du XXIème siècle, aurait tendance à aborder le message religieux par sa caricature : - la peur de mourir, - la crédulité,- le fanatisme, - les interdits, - l’opium du petit peuple …etc.

A toutes ces passions correspondent une image fausse de dieu, qui parfois a servi d’étendard ; il faut le reconnaître… !

 

Zundel, lui n’est d’aucun siècle, il est du temps de l’Evangile, d’un Autre Temps, celui de l’Homme en devenir… Zundel est du temps de Jésus vivant dans l’éternité… Aussi, Zundel est un véritable maître spirituel.

 

Zundel nous rappelle que «  Jésus était le suprême danger, pour Israël, si Israël voulait durer et affirmer l'élection divine, à travers son triomphe temporel. » Cet Israël temporel a choisi de tuer l’Homme-Dieu..

 

Zundel, nous rappelle au souvenir de ce petit humain dans l’histoire, et de toutes les idoles qu’il a justifié pour - posséder ce monde et - faire du monde divin, une image du notre.

Zundel nous rappelle que « nos origines cosmiques, nos origines animales sont derrière nous, nos origines humaines sont devant nous. »

 

« Et si on veut absolument situer et enraciner une divinité dans ce monde préfabriqué tel qu'il s'impose à nous, on en fait forcément une idole matérielle qui est impensable et inutile. »

 

Quand on a, enfin, situé Dieu dans son véritable espace, nous pouvons partir à sa rencontre…

 

« En ayant soin d'ailleurs de remarquer d'ailleurs que c'est la même chose de se rencontrer soi-même et de rencontrer Dieu. C'est la même chose d'être un créateur de cet univers qui n'existe pas encore et de faire de soi et de tout une offrande de lumière et d'amour à cette Présence bien-aimée qui nous sollicite dans le silence de nous-même. C'est la même chose, c'est le même moment, c'est la même naissance, c'est le même espace, c'est la même liberté. »

 

« Ce Dieu qui est l'espace où notre liberté respire, ce Dieu qui nous entraîne à cette libération, où nous devenons un pur élan d'amour, en échange du sien, il y a un accord essentiel entre ce Dieu là et le Dieu qui nous est proposé par le Christ, qui est dans le Christ et qui est le Christ. »

 

 

 

La Trinité est à mon humble avis, une majestueuse ‘invention’, c'est-à-dire une découverte grandiose, inexplicable mais qui tente d’exprimer Dieu… Ecoutons Zundel :

 

« La Sainte Trinité, c'est pour nous la découverte essentielle on peut dire que, sans cette révélation, nous ne pourrions pas savoir qui nous sommes. C'est cette révélation qui va donner un sens à nos revendications, qui va donner un fondement à notre inviolabilité, qui va  nous permettre d'atteindre à une divinisation qui ne soit pas un acte de folie et une manifestation blasphématoire. »

 

« Dieu est Dieu parce que il se communique, Dieu est Dieu parce qu'il donne tout, Dieu est Dieu parce qu'il n'a rien, Dieu est Dieu parce qu'il ne peut rien posséder, Dieu est Dieu parce qu'il est la désappropriation infinie, éternelle, Dieu est Dieu parce qu'il a la transparence d'une enfant où toute espèce d'appropriation est impossible. Où le regard est toujours un regard vers l'Autre, où la personnalité, où le moi n'est qu'un pur et infini altruisme. »

 

«  Jésus, en nous révélant la Trinité nous a délivrés de Dieu, de ce Dieu cauchemar, de ce Dieu extérieur, de ce Dieu limite, de ce Dieu menace. Il nous a délivré de ce Dieu-là, il nous a délivrés de nous-même qui étions nécessairement, sourdement, même si nous n'osions l'avouer en révolte contre ce Dieu-là. Et nous entrons avec la Trinité dans ce monde de la relation. »

 

Ces extraits font partie des textes de conférence de Zundel ...

 

Où lire Zundel ? ICI

 

 

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De quoi est fait le silence Intérieur… ?

Publié le par Perceval

: « Quand tu pries, ferme ta porte, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là, dans le secret » (Mt 6,6). eau nénuphars

 

Je ressens, lors du travail de la pensée, que le silence s’imbrique le long du fil ainsi égrené, et permet à la conscience d’accoucher quelque chose qui se tient…

Comme ces mots là, qui rendent consistante une idée qui n’était que vague et sans structure… L' idée que ce Silence Intérieur me conduit à plus que moi …

Est-ce bien réel, ou n’est-ce qu’un fantasme de mon esprit… ?

 

Peut-on comparer ce silence au fond sur lequel le peintre construit une œuvre, tous deux à jamais liés.. ?


Meditation« Je hais l’excès de mots. Je voudrais n’écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité les mots doivent accentuer le silence. Comme cette estampe avec une branche fleurie dans un angle inférieur. (…) Les mots ne devraient servir qu’à donner au silence sa forme et ses limites. »  Etty Hillesum

 

Ce silence intérieur ne mérite t-il pas d’être entendu, en lui-même ?

 

« Va là où tu ne peux, regarde où tu ne vois ; écoute où rien ne bruit ni ne sonne, alors tu es où parle Dieu », écrit Angelus Silesius dans La rose est sans pourquoi.

 

Ecoute Israël …

 

Il y a une similarité entre la place laissée au silence et la place qui devrait l’être à l’Esprit.chagall-white crucifixion

Le retrait de ‘soi’, ... qui correspond à ce petit 'moi', qui voudrait bien être éternel, puissant, et se fabriquer son salut, à son avantage … Ce ‘ moi ‘ traqué par toutes les spiritualités, et que le bouddhisme décrit avec tant d’exactitude, avec (me semble t-il) les concepts d’aujourd’hui … ( C'est peut-être actuellement son avantage )

 

Dans ce silence, les chrétien affrontent, effrayés ‘, le silence de Dieu ‘. Alors que le Christ lui-même, s’y cogne … Et cette phrase extraordinaire, qui nous dépasse tous, et en premier – sans doute - celui qui l’a écrite, me semble pourtant, entre quelques autres, celle sur laquelle repose ma Foi :


« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

 

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Foi et obéissance

Publié le par Perceval

C'est au nom de la foi, que la contestation se fait !

" Dans l'église, à celui qui conteste, on objectera facilement que, finalement, il y a l'obéissance, la soumission " au nom de la foi" qui doit lui servir de règle et de mesure. Ce qu'on voit beaucoup moins, c'est que c'est justement au nom de la foi, que la contestation se fait, quand elle est basée sur le Christ et l'Evangile. C'est la foi du chrétien qui le pousse à dire à son évêque les contradictions qu'il a relevées entre la vie structurelle de la communauté et le message du Christ. C'est la foi qui le pousse à s'engager dans le monde au service de ses frères. Si ce n'était pas la foi, il enfilerait ses pantoufles et ne se poserait plus de problèmes ! "

Jacques MEURICE "Adieu l'Eglise, Chemin d'un prêtre-ouvrier"

 


  .... J'ai lu cela quelque part .... je ne sais plus où..!

Dix raisons pour ne pas ordonner ... des hommes !

1. Les hommes sont trop émotifs. La façon dont ils se conduisent pendant les matchs en est la preuve.
2. La place d’un homme est dans l’armée.
3. Certains hommes sont si beaux qu’ils distrairaient les femmes pendant les offices.
4. La physiologie masculine montre que les hommes sont plus faits pour des tâches comme abattre des arbres, déterrer des pierres et chasser. Ce ne serait pas “conforme à la nature” que des hommes exercent un autre type d’activité.
5. Dans l'évangile, qui a trahi Jésus ?  un homme. La faiblesse de son jugement et son peu de foi sont typiques de son sexe. Ceci justifie la position de subordination dans laquelle on doit maintenir les hommes en matière de formation.
6. Les hommes sont enclins à la violence. Les "vrais" hommes préfèrent régler les problèmes en faisant un étalage immature de prouesse et de domination. Ils font ainsi de piètres modèles et sont dangereusement instables pour assumer des responsabilités.
7. Être ordonné ministre du culte, c’est éduquer et prendre soin de l’assemblée des fidèles. Ceci n'est pas le rôle d’un homme, selon la tradition. Au cours de l'histoire, les femmes se sont avérées plus habiles à cette tâche et y sont plus naturellement attirées. De ce constat résulte clairement que les femmes soient un plus pour l'ordination.
8. Dans la genèse, l'homme a été créé avant la femme, à l'évidence comme prototype; les hommes sont donc une expérience. Les femmes représentent l'accomplissement de la création, une image plus parfaite du dessein de Dieu pour la création de l’humanité.
9. Les hommes qui ont des enfants peuvent être distraits par eux dans leurs responsabilités d’Église
10. Enfin les hommes peuvent trouver du sens et de la satisfaction en accomplissant certaines activités d'église sans pour autant être ordonnés. Ils peuvent ainsi balayer le trottoir, réparer le toit, et peut-être même assurer une partie de la liturgie, le jour du Seigneur. En s’investissant dans de tels rôles traditionnels, ils peuvent avoir une place très importante dans la vie de l'église.

 

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Je ne me " sauve " pas tout seul !

Publié le par Perceval

Une intuition,... Une conviction: " Je ne me 'sauve' pas tout seul "!

Il ne s'agit pas seulement de la question des ' mérites ' et de la ' grâce '... A ce propos, la Réforme assisenous a sans doute sorti d'un écueil: celui de penser, enfermé dans notre individualisme, que le sort de l’humanité n’était pas lié au nôtre … 


Avant Jésus-Christ, il était naturel de penser que le destin d’Israël sur-valait sur le destin individuel ( et sa vie post-mortem ). La plupart des juifs ne croyaient pas à l'immortalité de l'âme, Jésus non plus... Platon , oui ...!

Les Evangiles, ont fait progresser la conscience individuelle, pour asseoir la valeur de la Personne: unité et totalité sont confondues en Dieu, par son Amour et sa miséricorde…

Le symbolisme du corps christique, de l’Eglise, inclut le destin de chaque homme à celui du Royaume auquel nous sommes tous promis. Le Royaume n’étant ni un espace ( encore moins un lieu ) ni un temps, mais la rencontre de l’Amour en Dieu, en chacun et en Tous, au sein de l’Eglise mystique.

Rien de nouveau .. ! C’est le sujet de la plupart des paraboles ; c’est bien sûr le thème abordé Mur sleiman mansourT1par les premiers pères de l’Eglise, comme ici dans le texte ci-dessous. Avant que l’Institution ne confonde ce monde et l’Autre, au point parfois, d’asservir le fidèle sous prétexte que son pouvoir était ‘divin ‘.. !

 

"Plus on est uni au prochain, plus on est uni à Dieu. Pour que vous
compreniez le sens de cette parole, je vais vous donner une image tirée des
Pères : Supposez un cercle tracé sur la terre, c'est-à-dire une ligne tirée
en rond avec un compas, et un centre. On appelle précisément centre le
milieu du cercle. Appliquez votre esprit à ce que je vous dis. Imaginez que
ce cercle c'est le monde, le centre Dieu, et les rayons les différentes
voies ou manières de vivre des hommes. Quand les saints, désirant approcher
de Dieu, marchent vers le milieu du cercle, dans la mesure où ils pénètrent
à l'intérieur, ils se rapprochent les uns des autres en même temps que de
Dieu. Plus ils s'approchent de Dieu, plus ils se rapprochent les uns des
autres ; et plus ils se rapprochent les uns des autres, plus ils
s'approchent de Dieu. Et vous comprenez qu'il en est de même en sens
inverse, quand on se détourne de Dieu pour se retirer vers l'extérieur : il
est évident alors que, plus on s'éloigne de Dieu, plus on s'éloigne les uns
des autres, et que plus on s'éloigne les uns des autres, plus on s'éloigne
aussi de Dieu. Telle est la nature de la charité. Dans la mesure où
nous sommes à l'extérieur et que nous n'aimons pas Dieu, dans la même
mesure nous avons chacun de l'éloignement à l'égard du prochain. Mais si
nous aimons Dieu, autant nous approchons de Dieu par la charité pour lui,
autant nous communions à la charité du prochain ; et autant nous sommes
unis au prochain, autant nous le sommes à Dieu."

Source : "Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine, Instructions, VI, 76-78 (trad. SC 92, p. 281-287)" cité par Evangile au Quotidien...

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Mariage - La Religion ne parle t-elle que d'Amour ?

Publié le par Perceval


La question du mariage, de l’Amour, de la morale catholique… agite mon esprit actuellement. J’essaie d’éclairer en moi, ce qui me gène dans le discours traditionnel, répété à longueur de temps dans les homélies… A savoir: « T’en fait pas, si personne ne t’aime : Lui, Dieu, t’aime… » ; «  L’Amour de Dieu, véritable Amour, s’exprime au travers du couple, donc quand les époux s’aiment, ils représentent : l’Amour de Dieu »…., Donc …«  Le mariage représente l’alliance entre Dieu ( l’amant ) et son Eglise ( l’aimée )… » etc … etc…

 

Et, aujourd’hui, je retrouve un auteur qui m’avait fortement marqué, alors que j’étais étudiant : Nicolas Berdiaeff, et surprise… ! Je  rencontre là, précisément, un peu de ma question …

  

familleSa position envers la famille peut-être résumée par un passage qu’on trouve dans son livre De la destination de L’homme : « L’amour considéré dans son élément pur, dans son originalité, présente un phénomène personnel, alors que la famille offre un phénomène social. Là gît tout le tragique de l’amour authentique, qui procède d’un autre monde dans celui-ci. L’amour sexuel, en actualisant dans la quotidienneté sociale, crée la famille. Les formes de celle-ci sont sujettes à changement, tout comme la quotidienneté, sur laquelle l’esprit d’éternité ne repose pas. Son conservatisme n’est pas généralement une protection de ce qui est éternel, mais de ce qui est temporaire » ( De la destination de l’homme, p. 305 ).

mariage 4Berdiaeff oppose l’amour et la famille, chaque réalité appartenant à un monde différent. N’est-ce pas, au fond, ce que je ressens intuitivement…? L’église pendant 2000 ans , n’a t elle pas menti sur la réalité sociologique ( et non spirituelle ) de la ‘ conjugalité ‘.. ? Bien sûr, je ne méconnais pas le sentiment amoureux, et je sais qu’il peut être l’icône de l’Amour - ce que nous pourrions nommer la ‘ nuptialité ‘ - pour la différencier de la conjugalité. C’est je crois, aujourd’hui, reconnu dans notre culture … sauf par l’institution chrétienne… !

 

Continuons avec Berdiaeff :

Berdiaeff n’hésite pas à reprendre St Augustin, qui ne cherchait peut-être qu’à domestiquer sa sexualité … ( ? ) : « Un homme comme saint Augustin a pu écrire un traité sur le mariage qui ressemble tout à fait à un traité sur l’élevage du bétail ; il ne soupçonne même pas l’existence de l’amour et ne trouve rien à en dire » (De l’esclavage et de la liberté de l’homme, p. 254 )mariage-maddy

Berdiaeff accuse le christianisme, au long de son histoire, d’avoir nié la liberté de l’amour. Elle n’a fait que se soumettre à la raison sociale, a adapté ses exigences, obéit aux conventions variables de la société. Il reproche au christianisme historique d’avoir été incapable de comprendre l’amour et son esprit créateur, d’avoir même, en exaltant la virginité, de voir un péché dans le désir d’aimer, d’avoir parlé invariablement de l’amour en l’inscrivant dans le seul ordre générique et institutionnel, et non spirituel ou personnel. Selon lui, les réflexions théologiques sur l’amour sont, dans la plus pure tradition chrétienne, envahies par un moralisme, qui pour lui est immoral. Il déclare dans son autobiographie : « Je haïssais la moralité, l’illégitimité, détestais les sermons vertueux »( Essai d’autobiographie spirituelle, p. 94. ).

Tout le monde sait,  qu’avant le XXème siècle, l’amour était rarement vivant au sein de la famille, et que la plupart des mariages ont été en réalité malheureux.

« La famille est une institution hiérarchique fondée sur l’autorité et la soumission. En elle, la socialisation de l’amour équivaut à peu près à sa suppression »( Essai d’autobiographie spirituelle, p. 86 )

La Société ne parle pas d’Amour,. Elle régule, règlemente et soumet quelque chose qui ne peut plus être de l’Amour… !

 « Aucun amour autre que l’amour libre n’est concevable, et l’amour imposé, déterminé du dehors, est une contradiction dans les termes » ( De l’esclavage et de la liberté de l’homme, p. 253 )

 

Nicolas Berdiaev [ 1874 - 1948 ] Berdiaeff 2Philosophe russe, Nicolas Berdiaev fuit la Russie bolchévique et transfère à Paris en 1924 l'Académie de philosophie et de religion qu'il avait fondée à Berlin. Penseur de la liberté (qu'il oppose à l'ontologie), il fonde une véritable philosophie de la personne qui influencera Emmanuel Mounier et le personnalisme.

 

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L'Amour, n'est pas ce que nous ' croyons ' !

Publié le par Perceval

Fabrice Midal est bouddhiste. fabrice-midalIl est aussi philosophe, critique d'art ...

Au travers de ses questions, de son analyse... Nous retrouvons, je pense, le message essentiel de Jésus, le Christ, sur l'Amour...

 

Fabrice Midal s'étonne: un auditeur lui demande: " Paut-on s'aimer, sans avoir des relations sexuelles..?" Le malentendu est là!

D'abord, F. Midal répond: " je l'espère...! N'aimez-vous pas vos enfants...?

Ensuite, souvenons-nous...  et relisons la Bible...:amour.jpg

  •        L'Amour n'est pas ce sentiment sirupeux qui ferait que nous serions tous attirés les uns vers les autres...
  • L’Amour c'est tout simplement une expérience de bonheur, de joie… Cette expérience nous la vivons de multiples façons : dans la nature, en écoutant de la musique … Chacun sa porte!
  • Il y bien des façons d'expérimenter " l'Amour ", avant de le ramener au couple ..!
  • Lorsque nous souffrons de ne pas aimer, ou de ne pas être aimé, ou de ne pas ' savoir aimer '... Réjouissons-nous, nous dit F. Midal: l’Amour s’appelle à nous, l’Amour est là…. L’Amour est un chemin …
  • L’Amour est là… C’est nous qui sommes absent.

 

 

Fabrice Midal, revient aux fondamentaux de la Spiritualité:Midal livre amour

 

" ... ce qui anime notre chemin c’est l’amour, et l’amour n’est pas un sentiment. L’amour est inconditionnel, équanime et intime. La vérité de l’amour n’est pas que nous devons aimer, mais que nous sommes aimés : l’amour est déjà là, toujours, -- toujours absolu. Mais il s’agit de se laisser aimer jusqu’en cette part de nous que nous n’aimons pas. D’ailleurs l’amour ne porte aucun fruit et meurt dès qu’on ne se fie qu’à son propre jugement et qu’on se prend pour le centre. Mais quand on se laisse aimer on se découvre plus ample qu’on ne croyait. C’est ce choc qui donne un dynamisme de vie, c’est une révolution absolue. L’amour appelle, et on ne peut se refuser. Cependant il est aussi vrai que cela appelle un travail ardu : l’amour, c’est comme le muscle : ça se développe ! La pratique est simple : il suffit de faire passer ( ' autre chose '... ) les autres avant soi. Mais n’oublions pas que dans le bouddhisme, l’amour et la connaissance sont toujours liés... "

 

Une des particularités du christianisme ( la plus belle ..! ) est d'avoir personnalisé ( par l'intermédiaire de Jésus...) le divin... Aussi, peut-être, avons nous exagérément compris les attributs divins, au travers de la relation humaine... Jusqu'à réserver l'Amour à un sentiment inter-personnel ... ?

 

 


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