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Il y a cinq siècles entre 1500-1550 … au temps d'Ignace de Loyola (1491-1556) -1-

Publié le par Perceval

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Cette carte est un planisphère dessiné en 1500 par l'explorateur et cartographe espagnol Juan de la Cosa.

 

Comment une femme ou un homme du XXIème siècle, peut-elle(il) comprendre les valeurs intériorisées et promues par une certaine « élite » au XVIè , de la gloire, de la guerre, du péché, du Christ-Roi..etc ? Comment un chevalier pouvait-il rêver de se mettre au service de Dieu, en partant délivrer Jérusalem, ou en faisant allégeance au Pape... ? Comment pouvait-on imaginer transmettre la Gloire divine en idéalisant la "colonisation" ?

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Ignace de Loyola se tient à gauche à genoux en hommage au pape, ici Saint Grégoire le Grand, moine, théologien et pape (c. 590-604). François-Xavier (1506-1552), le premier grand missionnaire jésuite, est à  droite. Les deux sont vêtus de l'habit noir simple de l'ordre des jésuites.

Le monde est catholique, et au centre est le Pape. Ignace de Loyola, rêve d'être acteur des glorieux événements qu'annoncent la modernité ; et non plus pour sa propre gloire, mais pour celle de Dieu.

 A mon avis, il n'est pas possible de rendre compte des richesses de l'apport ignatien, sans tenter de comprendre cette époque... Sans être historien, je tente malhabilement, une synthèse potache du début de ce siècle...

C'était il y a, seulement …, cinq cents ans.

  • 1502 : Léonard de Vinci est engagé au service de César Borgia, duc de Romagne et général en chef des armées du pape Alexandre VI, son père.

  • 1508-1513 : Guerre de la Ligue de Cambrai.

La guerre de la Ligue de Cambrai, également connue entre autres sous les noms de guerre de la Sainte Ligue et quatrième guerre d'Italie, est un conflit majeur des Guerres d'Italie. Les principaux protagonistes de cette guerre, qui dure de 1508 à 1516, sont la France, les États pontificaux, et la République de Venise. Au cours du conflit, ils sont rejoints par pratiquement toutes les puissances d'importance d'Europe occidentale, parmi lesquelles l'Espagne, le Saint-Empire romain germanique, le Royaume d'Angleterre, le Royaume d'Écosse, le Duché de Milan, Florence, le Duché de Ferrare, et les Suisses.

Afin de mettre un frein à l'influence vénitienne en Italie septentrionale, le pape Jules II crée la Ligue de Cambrai, une alliance anti-vénitienne l'unissant au roi de France,Louis XII, l'Empereur du Saint Empire Maximilien Ier, et le roi d'Espagne Ferdinand II. Malgré le succès initial de cette Ligue, des désaccords entre le pape et le roi de France provoquent la rupture en 1510 ; Jules II s'allie alors avec Venise contre la France.

 

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Charles Quint 1500-1558

En 1515, une alliance franco-vénitienne vainquit de manière décisive la Sainte Ligue lors de la bataille de Marignan.  

  • Et, c'est le 31 octobre 1517 que Martin Luther placarde ses 95 thèses sur la porte de la chapelle du château de Wittenberg. Il s'agit d'une critique de l'Église et du pape. Les thèses les plus polémiques sont dirigées sur la pratique de la vente des indulgences et la position de l'Église sur le Purgatoire.

Alors que « la Sainte Ligue », repousse les Français hors d'Italie en 1512, Ignace de Loyola a 21ans. Après avoir été page, il sera -en 1517- gentilhomme d'Antonio Manrique, duc de Najera et vice-roi de Navarre. Il sera blessé à Pampelune en 1521.

Il y a cinq cent ans, c'est en observant, à présent, les questions religieuses, avec un regard sur chacun des papes de ce début du XVIème siècle, que nous pouvons imaginer les thèmes d'actualité qui pouvaient interesser Ignace de Loyola.

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Meilleurs voeux pour 2013

Publié le par Perceval

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Un tableau d'Edouard Vuillard ( 1868-1940 ): C'était, il y a une centaine d'années... Le XXème siècle était encore en gestation...

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Aujourd'hui, quelle est la mission de l'Eglise dans le monde ?

Publié le par Perceval

L'Eglise catholique ne craint pas ces derniers temps de faire les titres de l'actualité : après les scandales pédophiles, les désordres de quelques communautés ( les béatitudes, les petits gris de St Jean ..), les mesures répressives ( les religieuses aux Etats Unis ( LCWR), les centaines de prêtres autrichiens, allemands, suisses, qui ont fait une pétition appelant à des réformes profondes dans les structures de l’Église...) … !
cardinal main devant visageAprès donc tous ces sujets, c'est aujourd’hui l'engagement officiel des évêques contre « le mariage pour tous »... Décidément, nous avons du mal à nous engager dans une nouvelle évangélisation et mettre en valeur la vitalité d'un nombre croissant d'initiatives audacieuses …

En cette «  année de la foi », c'est l’actualité qui pose la question : Aujourd'hui quelle est la mission centrale de l'Eglise dans le monde, selon le message de l'Evangile?

L'Eglise - en tant qu'institution sociale - est-elle en passe de devenir un phénomène marginal, presque sectaire (dans le sens identitaire et culturel...), qui rejette les femmes et les jeunes ...?

Manif_2_m.jpgOn dit parfois, que, l'Église s'est élevée contre la raison et a perdu les intellectuels au cours des XVIIIe et XIXe siècles;  ensuite, contre la plupart des réclamations et des demandes sociales de la classe ouvrière, l’Église a perdu les travailleurs. Depuis le Concile Vatican II et le milieu du XXe siècle, aveugle aux nouveaux enjeux ( post-modernisme, la culture de l'information, la complexité, la mondialisation, la crise des grandes traditions …) elle perd la jeunesse. Et, aujourd'hui, l’Église va perdre les femmes...  Si on perd les jeunes parents, c'est aussi, la transmission aux générations futures, qui disparaît … !

Alors que les principaux enjeux de notre planète sont d'ordre environnemental et social ( néolibéralisme agressif ), c'est contre le 'mariage pour tous' que l’institution catholique appelle à manifester … Étrange chose … !

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Nous sommes dans une période de crise profonde. Et, cela a aussi un côté positif. Le terme même de «crise», permet la « critique « et favorise les signes de vitalité … Quelque chose de nouveau peut naître, et même au-delà de la résistance des structures obsolètes. 

Dans le cadre des églises chrétiennes, ou de la sphère sociale, il est difficile d'atteindre immédiatement des changements majeurs. Il s'agit d'une longue marche faite d'étapes … Les individus ou les groupes qui osent prendre de nouvelles initiatives comme des alternatives au système actuel, le plus souvent payent un prix élevé... ( un article -qui suivra - recensera les prêtres sanctionnés en 2012 ...)

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Quelle théologie du Pluralisme religieux ?

Publié le par Perceval


Cl GeffréClaude Geffré dominicain, ouvre son lecteur à la jouissive faculté de penser, non pas de comprendre, mais de penser avec liberté et ferveur … L’illustre dominicain fut parmi les premiers à comprendre que, s’il revient au théologien de justifier sa foi chrétienne, il ne peut plus le faire sans rendre justice également à la foi des autres.

Aujourd'hui la question religieuse, fait penser ; et il n'est rien de pire que de chercher à penser avec un mur ! Vatican 2, a percé des fenêtres, il ne s'agit pas de les murer.

Contrairement à l'époque d'Ignace de Loyola, nous savons aujourd'hui que le christianisme ne gagnera pas la tête entière... Heureusement, le christianisme n'effacera pas les autres traditions. Heureusement le christianisme ne sera pas uniforme.

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Chrétiens nous reconnaissons, à présent, qu'il ne suffit pas d'affirmer que les autres traditions possèdent des valeurs que nous reconnaissons comme chrétiennes ; nous ne pouvons en plus nous enorgueillir d'affirmer que seul le christianisme peut les accomplir.

Au XXIème siècle, nous devons ouvrir intelligemment notre christianisme, sans faire du relativisme, et en refusant toute violence ( fut-elle sacrée ..). Nous devons chercher à argumenter théologiquement le pluralisme religieux. Nous devons concevoir de nouvelles relations avec les religions autres, exogènes, ou nouvelles … Claude Geffré, nous aide avec le respect évangélique de notre foi, à dénouer les contradictions, et ouvrir de nouvelles issues.

Qu'apporte le Christianisme dans ce contexte, En quoi la « religion de l'Evangile » est-elle autre et nécessaire ? Comment privilégier mon christianisme, sans dédaigner les autres traditions ?

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« Le Christ est la voie qui nous conduit au Dieu qui fait grâce, mais c’est une voie universelle. Cependant, sans compromettre l’unicité de la médiation du Christ, il est légitime d’affirmer que les autres religions peuvent exercer un rôle médiateur dans le salut… Si beaucoup d’hommes et de femmes sont sauvés en Jésus-Christ, ce n’est pas en dépit de leur appartenance à telle tradition religieuse, mais en elle et à travers elle.» Cl Geffré.

«  Comme religion de l’incarnation du Verbe de Dieu dans l’histoire, le christianisme est essentiellement une religion  dialogale.»  Tout en étant différent des autres religions, et unique en son genre, il ne peut pas prétendre totaliser toutes les richesses d’ordre religieux, dont aucune n’a l’exclusivité.

« LE CHRISTIANISME COMME RELIGION DE L’ÉVANGILE »  de Claude Geffré  Cerf 2012



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Ignace de Loyola -4-

Publié le par Perceval

Saint-Ignace-de-Loyola-portrait-statue.jpgBarcelone, Alcala, Salamanque, enfin (et surtout) Paris jalonnent brillamment la formation intellectuelle de cet étudiant atypique et illustrent ses contacts avec quelques penseurs célèbres, enseignés à cette époque : Albert le Grand, P. Lombard, Érasme… Parallèlement son mode de vie ascétique s'accentue et déjà surgissent les premiers démêlés avec les services de l'Inquisition, simples escarmouches, au cours desquelles Inigo sait se montrer, à la fois, énergique et déférent. Après les études de grammaire au collège Montaigu, c'est à Sainte-Barbe, sous la houlette de Juan de la Peña, qu'il passe, avec succès, sa maîtrise de philosophie; il a quarante ans, il ne lui reste que vingt ans à vivre.

Maître Inigo veut toujours sauver les âmes. Des pratiques ascétiques, de plus en plus rigoureuses, s'avouent comme autant de symptômes de conflits intérieurs mal réglés : agression camouflée en geste de compassion (épisode du voleur de Reims), autopunition corporelle (baisement de sa main qu'il croit atteinte de la peste). C'est aussi l'époque du changement de prénom : celui d'Ignace l'assimilant plus étroitement au martyr d'Antioche.

Ignace-et-ses-compagnons.jpgA Montmartre où, dans une humble chapelle, saint Ignace de Loyola et ses premiers compagnons prononcent leurs vœux : Le 15 août 1534, c’est en somme la fondation des jésuites : Ignace de Loyola est accompagnés de Pierre Favre et François Xavier, Jacques Lainez et Alphonse Salmeron, Bobadilla et Simon Rodriguez qui sont tous savants, décidés, enthousiastes et passionnés par le Christ et son évangile. Il n’ont qu’un seul but, suivre le Christ, et ils formeront la Compagnie de Jésus.

Ils ne savent même pas qu'ils viennent de fonder l'un des plus grands ordres religieux de l'histoire. Ce qu'ils savent, c'est que jamais ils ne seront des moines. Ils ne songent même pas à vivre ensemble. Ils n'ont en tête que de servir. Comment? Ils iront demander au Pape. Pour eux, c'est là la meilleure solution...Après un bref retour à Loyola, puis un projet avorté de nouveau pèlerinage à Jérusalem et malgré quelques épreuves, incompréhensions, controverses, il fonde, avec l'appui du pape Paul III, la Compagnie de Jésus (27 septembre 1540), dont il rédige lui-même les Constitutions.

crois en Dieu
comme si tout le cours des choses dépendait de toi,
en rien de Dieu.

Cependant mets tout en oeuvre en elles,
comme si rien ne devait être fait par toi,
et tout de Dieu seul.

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Propos qu'on attribua à Ignace de Loyola lui-même, mais que l'on doit en fait à Gábor Hevenesi ( Vásárosmiske/Hongrie 1656 - Vienne 1715), jésuite hongrois.  


Suivre le chemin du Christ, à l'école d'Ignace de Loyola ; c'est «  Chercher la présence de Dieu en toutes choses ... » ; cela inclut une relecture du vécu qui permet de prendre en compte sa propre expérience et d'en tirer profit. Reconnaître ses dons, les développer, et accepter ses limites... Ignace est un homme de notre temps : un homme de désir, qui met en avant le destin du « sujet ».

Ignace va mettre par écrit la manière de marcher, de rechercher la volonté de Dieu : ce sont les Exercices Spirituels. Il balise ce sentier de grande randonnée, indique les étapes, les passages et les conditions pour que " ça passe ".

Son originalité a été de dire : l'homme ne trouve pas Dieu seulement dans la prière. Il le trouve aussi dans l'action, dans le service des hommes. Autrement dit, une action peut valoir une prière et exiger la même abnégation. Comme à son époque, nous vivons de grands changements culturels, et cela requiert des outils pour un discernement.

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" Quand nous sacrifions nos intérêt au service de Dieu, Il avance plus nos affaires que nous aurions fait nous-mêmes si nous avions préféré nos intérêts à son service."
Maxime de saint Ignace de Loyola.

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De Noël, au Royaume à construire

Publié le par Perceval

*****

Noël, la naissance de Jésus... N'est-ce que, du passé ?

« D’une certaine façon, l’humanité attend Dieu, elle attend qu’il se fasse proche. Mais quand arrive le moment, il n’y a pas de place pour lui. Elle est si occupée d’elle-même, elle a besoin de tout l’espace et de tout le temps de manière si exigeante pour ses propres affaires qu’il ne reste rien pour l’autre... » Benoît XVI ( en 2007 à la messe de minuit)

- Si Jésus naissait aujourd'hui, s'il arrivait ici, maintenant, comment réagirait-il aux autres religions .. ? Comment celles-ci l'accueillerait-il ?

  • « S'il naissait au Brésil, il redonnerait la parole aux pauvres » (Mario Lund, 55 ans Port Alègre) «  Les pauvres se tournent vers les religions évangéliques et les riches se détournent de la religion, trop occupé à gagner plus ... »

  • «je pense que si Jésus naissait aujourd’hui en Inde, il le ferait sous les traits d’une fillette. » (P. Noël Sheth, jésuite, enseignant de philosophie des religions à l’Institut pontifical Jnana-Deepa Vidyapeeth, de Pune) : Joseph ... it's a girl« Il ne ferait aucune différence entre les castes »

  • « Je ne suis pas croyant mais, si Jésus naissait aujourd’hui, cela serait bien que ce fût à Moscou. » Alexeï ovtchAreNko, 53 ANS, professeur d’université à Moscou. « Peut-être qu’en voyant ce nouveau Jésus, les gens se mettront à penser pourquoi et comment ils vivent. Si Jésus nous donne une nouvelle chance, merci à lui. Mais à nous d’être assez responsables pour décider de notre destin ! »
  • Si Jésus naissait…« Il viendrait apporter la paix », … en République Démocratique Du Congo sœur annie DzaMa, 40 ans
  • « Jésus pourrait naître ici. En effet, dans toute cette région du monde, nous vivons aujourd’hui l’une des crises politiques et morales les plus graves de notre histoire, un peu comme c’était le cas en Palestine il y a deux mille ans. », au Liban Maha DiMachki alaMuDDin , sociologue à Beyrouth, « nos valeurs, tant chrétiennes que musulmanes, ont cédé devant les multinationales américaines qui ont mis nos responsables politiques à genoux. »

    Extraits de la Croix du 24 Décembre 2012

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Noël, c'est parfois, pour quelques instants ou quelques jours, la trêve des égoïsmes habituels.

On se prend ainsi à rêver d'un monde où, grâce à la mobilisation générale des bonnes volontés, régnerait enfin la paix.

Un rêve? Non, mais - selon le témoignage de Jésus - le dessein très concret conçu par Dieu dès le commencement - et dont, infatigablement, il poursuit la réalisation malgré les refus et les incompréhensions des hommes. Tout au long des siècles, il les a patiemment formés dans l'espérance d'un Messie, un Sauveur, qui libérerait les hommes et le monde de tout esclavage et de toute violence...
Le règne de Dieu peut commencer ...!
 

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Aragon: le "mentir" vrai ...

Publié le par Perceval

Il y a trente ans ... Le 24 décembre 1982, Louis Aragon s'éteint à son domicile de la rive gauche.

«  éternel orphelin symbolique en quête de qui voudrait l'adopter, l'accueillir », résume Philippe Forest.

Né le 3 octobre 1897, « de père et de mère non dénommés ».Autour de lui, les adultes jouent une comédie sociale dans un vertige d'identités masquées. Le père se fait passer pour son « parrain », sa mère pour sa sœur, ses grands-parents pour ses parents adoptifs. Son géniteur n'est autre que Louis Andrieux, préfet de police de Paris, député, ambassadeur, haute figure de la IIIe République, et sa mère, Marguerite Toucas-Massillon, une grisette du Bon Marché. On truque donc son identité, au profit d'un être de fiction…

 En 1914-1918, poilu et jeune médecin, enseveli sous les décombres d'un bombardement, il est laissé pour mort.

En 1939-1945, il entre dans la clandestinité et sert la Résistance.

Il aura été de toutes les aventures intellectuelles et politiques de son époque : dadaïsme, surréalisme, réalisme socialiste, communisme, « moscoutaire » aligné et zélé, romancier, poète, journaliste, chantre de l'amour fou auprès d'Elsa et inverti fastueux après la mort de l'amante.

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ARAGON Louis et TRIOLET Elsa,  Au 2e congrès des écrivains de l’U.R.S.S en 1960  

 

Pierre Juquin « En 1937, Aragon approuve les procès de Moscou ! Or parmi les victimes, il y a le général Primakov qui est son beau-frère. C’est le compagnon, l’amant de la soeur d’Elsa Triolet, Lili Brick. Staline le fait assassiner comme beaucoup de généraux, de maréchaux, d’officiers soviétiques. Aragon prend la défense de l’Union soviétique pour deux raisons. La première : il considère que la révolution bolchevique à la fin des années 1920 est un événement qui compte pour l’avenir de l’espèce humaine. Quels que soient les horreurs, les crimes, les fautes qui aient pu être commis là-bas, il s’est passé quelque chose. Et il croyait que c’était définitif. On était d’ailleurs beaucoup à le croire ! Il approuve aussi les procès car il a peur de Hitler et’il voit dans l’URSS un rempart militaire et politique contre le fascisme. La France et la Russie lui apparaissent comme la bonne et belle alliance pour prendre en tenaille l’Allemagne hitlérienne. Mais au même moment, Aragon applaudit au congrès d’Arles au cours duquel Maurice Thorez affirme que la révolution a deux leaders : non seulement l’Union soviétique, mais aussi la France avec sa Révolution française, sa Commune, son mouvement ouvrier et le front des Français. Je ne suis pas sûr que ça ait beaucoup plu à Staline ! Au fond, si Aragon soutient les procès, c’est qu’il n’a pas encore compris le stalinisme.

Aragon se montre tantôt avec un masque blanc, tantôt avec un masque rouge. Il aimait le spectacle et sans doute souffrait-il du vieillissement. Le fait est qu’il ne voulait pas montrer son visage. Et cet homme double disait : « Je ne suis pas celui que vous croyez. »

 

« Chez Aragon, tout est vertige. » Pour Philippe Forest , (Vertige d’Aragon, de Philippe Forest, Éditions Cécile Defaut):   Aragon relève de cette figure du vertige, et à plus d’un titre. « Fils de personne, (…) découvrant le monde alors que celui-ci s’écroule », il se donne deux points fixes, le communisme et Elsa. Mais c’est aussi de la littérature qu’il attend cet hors-limites. »

« On insiste sur ce que ces métamorphoses successives supposent de soumissions répétées à des jougs contradictoires, mais jamais on ne dit le courage, la colère, l'insouciance feinte, l'indifférence vraie qui rendirent possible aussi ces arrachements dont chacun fut à sa manière un périlleux saut dans le vide », plaide Philippe Forest.

 

DANIEL BOUGNOUX, universitaire, co-responsable de l'édition des Oeuvres romanesques d'Aragon à La Pléiade :  « ce couple n’avait rien d’idyllique. Dans les romans, les descriptions de violence, de passion dévorante, de jalousie omniprésente, de crises d’identité liée à la présence de l’autre ou de sa possible absence font de ce couple un enfer.

Elsa n’en pouvait plus de ses poèmes dithyrambiques qu’il préférait à la vie réelle. Il s’isolait pour les écrire et repoussait Elsa quand elle entrait dans son bureau, prétextant qu’il lui écrivait un poème d’amour. Paradoxe et narcissisme de l’auteur qui se replie sur l’amour de son amour. Les blessures de ce couple nous touchent et peuvent croiser le roman de chacun d’entre nous. Le « nous » de ce couple est très conflictuel. Aragon en parle souvent (« Il n’y a pas d’amour heureux »), mais le « nous » du Parti ou de la Nation est encore plus sujet à désespérance et à crise. Le « nous » communiste est encore moins assuré que le « nous » conjugal. Il y a, chez Aragon, un drame du « nous » et néanmoins une exigence tenace de ne pas être enfermé dans le « je » . Toute sa vie, il a combattu « le monstre ébouriffé de l’individualisme », cet « analphabétisme social ». »


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Manifeste pour une Église dans le monde de ce temps

Publié le par Perceval

Ce manifeste émane des membres du Réseau des Forums André-Naud (RFAN) - (théologien québécois André Naud) -, ils cherchent à promouvoir la liberté de pensée et d’expression dans l’Église, notre Institution. Lors de leur dernière assemblée générale tenue le 24 octobre 2012, après un an de travail en commun, ils ont décidé d’adopter leur Manifeste pour une Église dans le monde de ce temps, inspiré par celui des 300 prêtres autrichiens. Ce Manifeste contient quatre souhaits, sept engagements et un grand désir.

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Mise en contexte

Il y a de quoi se décourager et pourtant nous ne le sommes pas. Présentement la douleur du Monde est grande et ses leaders officiels sont capables de s’enfoncer creux dans le mensonge pour ne pas apercevoir sa détresse. Nous ne sommes pas découragés parce qu’ici et là des femmes et des hommes, beaucoup de jeunes, refusent de devenir des morts vivants, des robots « qui font la job. » Un vent de Pentecôte s’est levé, une mouvance se dessine sur tous les continents, un cri surgit du cœur de la Terre : « Sors de ce tombeau! » Les différentes Églises, dont la nôtre, n’y échappent pas : Autriche, France, Etats-Unis, Irlande,… Avec les ans et le « succès », notre Institution a dérapé, elle a quitté le Monde, elle s’est accaparé l’Évangile pour en faire son affaire à elle alors que l’Évangile appartient au Monde. Par le Prophète de Nazareth et cet Évangile, Dieu nous a exprimé ce qu’il veut : une humanité réconciliée.

Texte du Manifeste

Pour nous, membres du Réseau des Forums André-Naud, « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes (et des femmes) de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux (et celles) qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho » dans notre cœur. Ce texte extrait du document conciliaire L’Église dans le monde de ce temps (paragraphe 1) et l’esprit des autres documents de Vatican II, la Parole de Dieu et l’écoute du Peuple de Dieu qu’on appelle le  sensus fidelium nous poussent à une quête de vérité.

 Nous demandons aux premiers responsables de l’Église catholique, dont nous sommes aussi membres par notre baptême, de s’atteler à une urgente et nécessaire reforme ecclésiale qui permettrait aux disciples du Christ de collaborer à l’instauration d’une fraternité universelle dont l’Homme de Nazareth avait fait sa grande préoccupation. Lors de son dernier repas avec les siens, quel message il nous a laissé avec le tablier, le pain et le vin! Par fidélité au Christ, à l’Évangile et à l’institution qui tente de le manifester AUJOURD’HUI, nous nous sentons obligéEs de déclarer à nouveau nos options et nos choix. : n’est-ce pas une loi de la vie que de recommencer?

Nous souhaitons que dans l’Église l’autonomie de l’être humain et l’importance de saconscience soient au centre de nos orientations et de nos décisions d’agir, une conscience de disciple « qui repousse vigoureusement tout juridisme étroit et mesquin qui perdrait de vue le primat de l’amour généreux sur les règles concrètes d’action.[1]» Le Christ ne donne pas un long code de conduite, mais beaucoup d’exemples d’humanité.

Nous souhaitons que l’égalité femme/homme reconnue dans la société civile le soit autant dans notre Institution ecclésiale.

Nous souhaitons que la décentralisation de l’Institution ecclésiale (avec les siècles devenue romaine et gérée par la Curie) se traduise progressivement par une prise en charge de chaque communauté chrétienne par ses membres, selon leurs talents et leur disponibilité.

Nous souhaitons que nos évêques prennent une plus grande liberté face au gouvernement central de notre Institution et une plus grande implication, associés aux laïques, dans les enjeux de notre société québécoise. « Dans l’état actuel des choses et de la législation de l’Église, le pape et les évêques ont le devoir d’être prêts à reconsidérer les règles qui concernent la « juste » liberté  de pensée et d’expression dans l’Église.[2] »

Conséquemment nous nous engageons à réaliser ce qui suit.

1.   Promouvoir partout et en tout temps l’importance de la conscience éclairée de disciple, de l’égalité femme/homme, de la décentralisation dans notre Institution ecclésiale, et de la liberté de pensée et d’expression dans notre Église.

2.   Intervenir sur le terrain pour favoriser l’existence de communautés chrétiennes à taille humaine capables, dans un climat de coresponsabilité, de répondre à leurs propres besoins même dans un contexte de fusion de paroisses (distribution des tâches pastorales, reconnaissance de ministères propres à une communauté, consultation pour le choix du pasteur, célébration de la Parole avec communion, célébration conjugale,…). La liberté d’action évangélisatrice des communautés chrétiennes repose sur la connaissance des personnes, de leurs besoins, de leurs aspirations, de leurs joies et de leurs peines.

3.   Accueillir ouvertement dans leurs différentes situations de couples les personnes séparées réengagées, les personnes homosexuelles, les personnes vivant en union de fait,… qui cheminent dans la communion au Christ à la table eucharistique.

4.   Promouvoir la célébration du pardon de Dieu avec absolution collective.

5.   Inviter des laïques formés de nos communautés à prononcer une homélie.

6.   Promouvoir la réinsertion dans l’exercice du ministère presbytéral des prêtres qui ont quitté le ministère et qui pourraient aujourd’hui être mariés.

7.   Nous exprimer en faveur de l’ordination diaconale des femmes, ainsi que de l’ordination presbytérale de femmes mariées ou célibataires et d’hommes mariés.

Nous désirons poursuivre ce dialogue déjà amorcé avec l’ensemble du Peuple de Dieu et nous invitons nos évêques à se joindre à cette démarche.

 

1. NAUD, André, Le magistère incertain, Fides 1987, p. 250.
2. NAUD, André, Pour une éthique de la parole épiscopale, Fides 2002, p. 24.

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Je ne comprends pas ! tout ...

Publié le par Perceval

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Extrait du quotidien " La Croix ": 19 Décembre 2012: " PHILIPPINES L'Église décidée à se battre contre la loi sur la contraception

Alors que la loi sur la santé de la reproduction a été approuvée par les députés philippins lundi soir et n'attend plus que la signature du président Benigno Aquino pour entrer en application, l'Église catholique a indiqué hier qu'elle allait en appeler à la Cour suprême pour obtenir l'annulation de ces mesures. « Nous dirons aux catholiques : même si vous recevez des contraceptifs gratuitement, ne les utilisez pas », a ainsi déclaré Mgr ­Gabriel Reyes, président de la Commission épiscopale pour la vie et la famille. "

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Indulgence pour l'année de la Foi: Au XXIème siècle...! ?

"S'agissant avant tout de développer au plus haut niveau la sainteté de vie en atteignant la pureté de l'âme, l'indulgence sera du plus grand profit. En vertu du pouvoir conféré par le Christ, elle en offre le bénéfice à tous ceux qui se plieront aux prescriptions particulières. Durant la durée de cette Année, ces fidèles pourront acquérir l'indulgence plénière des peines attachées à leurs péchés, en suffrage des défunts comme aux repentis vivants qui prieront aux intentions du Saint-Père ... "

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Pierre Paul RUBENS 1577-1640: Fête dans la maison de Simon le Pharisien vers 1618 huile sur toile, Musée de l'Ermitage, Saint Petersbourg


Par contre, je comprends mieux Benoit XVI, quand il parle du Dialogue entre les religions (vendredi 21 décembre 2012: VOEUX DE BENOIT XVI A LA CURIE ROMAINE )

Dans la situation actuelle de l’humanité, le dialogue des religions est une condition nécessaire pour la paix dans le monde, et il est par conséquent un devoir pour les chrétiens comme aussi pour les autres communautés religieuses.  ( ...)

" ces efforts peuvent aussi avoir le sens de pas communs vers l’unique vérité, sans que les choix fondamentaux soient changés. Si les deux parties partent d’une herméneutique de justice et de paix, la différence de fond ne disparaîtra pas, mais, entre elles grandira plutôt une proximité plus profonde. Pour l’essence du dialogue inter-religieux, deux règles sont aujourd’hui généralement considérées comme fondamentales: D'abord le dialogue ne vise pas la conversion, mais bien la compréhension. En cela, il se distingue de l’évangélisation, de la mission. Ensuite, conformément à cela, dans ce dialogue, les deux parties restent consciemment dans leur identité, qu’elles ne mettent pas en question dans le dialogue ni pour elles-mêmes ni pour les autres. Ces règles sont justes" quoique "formulées trop superficiellement. Oui, le dialogue ne vise pas la conversion, mais une meilleure compréhension réciproque. Cependant, la recherche de connaissance et de compréhension veut toujours être aussi un rapprochement de la vérité. Ainsi, les deux parties, en s’approchant pas à pas de la vérité, avancent et sont en marche vers un plus grand partage, fondé sur l’unité de la vérité... A ce sujet, je dirais que le chrétien a la grande confiance fondamentale, ou mieux, la grande certitude fondamentale de pouvoir tranquillement prendre le large dans la vaste mer de la vérité, sans avoir à craindre pour son identité de chrétien. Certes, ce n’est pas nous qui possédons la vérité, mais c’est elle qui nous possède: le Christ qui est la Vérité nous a pris par la main, et sur le chemin de notre recherche passionnée de connaissance, nous savons que sa main nous tient fermement."

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En Birmanie bouddhiste, les Rohingyas sont persécutés !

Publié le par Perceval

Depuis juin, les affrontements entre la minorité musulmane des Rohingyas et des bouddhistes ont fait au moins 180 morts.

Une des minorités les plus persécutées au monde

Les Rohingyas sont considérés par l'ONU comme l’une des minorités les plus persécutées de la planète. Quelque 800 000 d’entre eux vivent confinés dans le nord de l’Etat d'Arakan. Ils ne font pas partie des groupes ethniques reconnus par le régime de Naypyidaw, ni par beaucoup de Birmans qui les considèrent le plus souvent comme des immigrés bangladais illégaux. Ainsi depuis 30 ans, ils sont apatrides dans leur propre pays où ils font l'objet de préjugés considérables au sein de la société birmane, y compris de la part de personnes ayant toujours lutté pour la démocratie, et de minorités ethniques elles-mêmes longtemps opprimées par l’Etat birman. En Birmanie, nul ne cache son hostilité à l’égard de ces « kalar », les illégaux à la peau noire.

Leur « faute » ? Celle d’avoir soutenu les Britanniques dans leur conquête de la Birmanie au XIXe siècle. Depuis, ils sont donc considérés comme des traîtres. Tyrannisés, violentés, discriminés, torturés par leurs concitoyens, des centaines de milliers d’entre eux ont fui au Bangladesh.

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Amnesty International, Action contre la Faim, Médecins sans frontière, tous ont tenté d’alerter les pouvoirs internationaux. Le blogueur birman NayPhone Latt, qui avait combattu la junte militaire birmane avec succès, s’est vu fortement reproché sa dénonciation du massacre. Même la chef de l'opposition Aung San Suu Kyi n'a pas véritablement pris la défense de ceux que l'ONU considère comme l'une des minorités les plus persécutées de la planète.

Qualifiée par l’ONU de Palestine d’Asie, la communauté Rohingyas a besoin d’un soutien pour tenter de contrer la purification ethnique dont elle fait l’objet. Subissant viols, agressions et meurtres, la population tente, en vain, de partir de Birmanie. Selon, Amnesty International c’est entre 50 000 et 90 000 individus qui tentent de se refugier au Pakistan, pays limitrophe, alors que celui ci vient de déclarer qu’il fermait ses frontières, ne pouvant plus accueillir cette population migrante.

 

Extrait, Interview: Grande spécialiste française de la Birmanie, la journaliste Sophie Ansel a co-écrit un livre avec Habiburahman, membre de l'ethnie des Rohingyas, actuellement réfugié en Australie. 

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Des dizaines de milliers de rohingyas persécutés ont été déplacés vers des camps de réfugiés entre juin et octobre 2012 © Paula Bronstein / Getty Images / AFP

 Apôtres de la non violence, les bouddhistes se renieraient-ils en Birmanie ? Des moines et pratiquants du monde entier le pensent et appellent en conséquence à la fin des agressions visant les musulmans rohingyas. Dix sept personnalités ont ainsi rappelé à l’ordre leurs « frères et sœurs bouddhistes » de Birmanie, comme Le moine vietnamien Thich Nhat Hanh ou le réformateur thaïlandais Phra Phaisan Visalo. Selon l’Agence de presse Églises d’Asie, les signataires ont reçu le soutien du dalaï-lama, le leader tibétain ayant exprimé publiquement sa préoccupation à de nombreuses reprises.

- Le Bouddhisme n'est-il pas une religion qui se dit " non-violente " ?

" Le bouddhisme est effectivement une religion qui prêche la non violence, la tolérance et l’amour. En revanche, l'habit ne fait pas le moine. Ce n'est pas parce que l'on nait bouddhiste que l'on est destiné à la non violence. Le bouddhisme en Birmanie est aussi -de fait- une religion d'Etat depuis des décennies. La construction des milliers de pagodes en Birmanie a eu son lot de travaux forcés. Tout ceux qui pratiquent le bouddhisme n'applique pas la philosophie bouddhiste. Les dictateurs du pays en sont l'un des exemples les plus évidents. Ce sont eux qui ont fait construire la plupart des grandes pagodes. Ils ont aussi tous plus ou moins fait un passage au temple où ils ont été eux même moines quelques temps. En parallèle de moines tolérants, comme pour d’autres religions dans d’autres pays, le fondamentalisme bouddhiste est une réalité en Birmanie, même si l'idée va à contre courant de notre idée en occident. Associé à l'ignorance et la propagande dans lesquels la junte a plongé le pays pendant des décennies, la religion devient aussi une arme pour tenir le peuple et tenir à l'écart les minorités religieuses."

 

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«Elle refuse, lit-on sur le journal La Croix, de s'engager de peur de prendre parti, dit-elle.
Mi-novembre, elle a évoqué des «passages illégaux» à la frontière du Bangladesh. Une expression immédiatement considérée par U Kyaw Min comme favorable aux Arakanais, qui se plaignent de la pression migratoire musulmane. «Elle veut faire plaisir aux électeurs arakanais, juge amèrement cet ancien prisonnier politique rohingya. Pour le moment, elle ne s'intéresse pas aux droits de l'homme, mais au fauteuil de la présidence de la Birmanie.» Tout est dit. Il ne faut pas compromettre les chances d'être présidente.

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Birmanie-l-impossible-reconciliation-entre-bouddhistes-et-musulmans-_EG_-2012-12-05-884058

 

 

 

- Quelle est la réaction de Aung San Suu Kyi ?

"Lorsque les violences ont éclaté, Aung San Suu Kyi s'est faite remarquer d'abord par son silence, puis par sa ténacité à marteler la nécessité de la construction d'un état de droit. Elle n'a jamais évoqué le sort des Rohingyas. Les injustices, l’état d’Apartheid dans lequel ils vivent, les abus depuis toujours et qui n’ont jamais cessé, la ségrégation et le racisme, les crimes arbitraires et les viols en masse à leur encontre." ( ...) Elle a eu de nombreuses occasions de s'exprimer sur la situation des Rohingyas, elle ne l'a pas fait. C’était très flagrant lors de son voyage en Europe puis aux Etats Unis. C’était pourtant là qu’elle aurait pu bouleverser la situation pour les Rohingyas."  !!!

 

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