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L'Unique et le pluralisme

Publié le par Perceval

Cheik Khaled Bentounès est maître soufi ( il est né en 1949 ). Pour lui, les religions appartiennent toutes à un ensemble ouvert sur le message primordial, l'Unité qui n'a pas de nom, la religion sans nom... Chaque messager vient apporter une révélation afin que l'homme puisse trouver ( dans sa culture ) et retrouver en lui, l'universalisme.
La réalité d'aujourd'hui change sans cesse ...

Chaque être humain est unique, chaque fleur, chaque goutte d'eau, chaque graine a sa spécificité... C'est cela, le mystère de l'immense puissance divine, qui crée à chaque fois une unité à son image, donc unique!

La multiplicité des croyances est voulue par Dieu.

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Du danger d'assister à la messe...!

Publié le par Perceval

Il arrive au cours de cette quête, la malheureuse aventure de trouver derrière la croix : une loi d’exclusion et un dogme aride , le tout sacralisé par un culte ésotérique … !

Pour éviter cette mauvaise expérience, il est des erreurs à ne pas commettre. Mon premier conseil serait de ne jamais commencer par :

- entrer dans une église pour assister à la messe dominicale…  

- regarder à la télévision, les cérémonies officielles du magistère romain !

- de demander la raison ( à gauche de l’écran ) de l’absence de femmes…

- de vous présenter comme divorcé-remarié… etc


Bref, vous pourriez être déçu… Et, vraiment je vous invite à persévérer pour dépasser ces quelques considérations, et vous avancer vers la spiritualité du christianisme.

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Jésus... et le 'développement personnel'.

Publié le par Perceval

En Jésus-Christ, nous rencontrons le sage et le prophète.
Aujourd’hui, nous sommes plus sensibles, davantage interpellés par une recherche de sagesse et, nous sommes plus méfiants face à l’appel à conversion du prophète.
Cependant, rencontrer « Jésus », le maître, le thérapeute ; devrait par son message puis son expérience nous amener à la profondeur d’une Présence…
D’autres images comme le roi (et la puissance), ou le prêtre (et le dogme), peuvent nous paraître, aujourd’hui,  incompatibles avec un chemin spirituel…
Aussi, il me semble nécessaire, que l’Eglise prenne en compte ce réel désir de développement personnel. Alors qu’il y a 2000 ans Jésus accomplissait des miracles sur les corps, aujourd’hui Jésus peut accomplir des signes similaires sur les âmes ( psyché), des guérisons intérieures.


La mort, la souffrance sont les écueils d’une recherche de sens. Le bouddhisme part de soi, pour aller vers plus que soi. Le sage révèle l’illusion fondamentale d’une vie centrée vers l’égo, et les souffrances communes afférentes. Cet accomplissement personnel, vers un véritable éveil, est le but de la sagesse.


Le chrétien sur cette voie rencontre un enseignement et une Personne.

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Coup dur pour la liberté religieuse!

Publié le par Perceval

ROME, Lundi 30 novembre 2009 (ZENIT.org) - Le Vatican réagit dans la « ligne » des évêques catholiques de Suisse au lendemain du référendum pour l'interdiction à l'avenir de la construction de minarets - et non de mosquées - sur le territoire de la confédération helvétique. Les évêques invitent à toujours défendre « la paix religieuse ». 

Mgr Antonio Maria Veglio, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement :« Je suis pour l'ouverture à l'autre. Donc je ne vois pas comment on pourrait empêcher un groupe de personnes d'avoir leur lieu de prière, même si cela comporte un sentiment d'aversion ou de peur, parce qu'il n'y a aucune réciprocité. Mais le chrétien doit aussi dépasser cela », avait-il déclaré avant le scrutin. 

Walter Müller, chargé d'information de la conférence des évêques catholiques de Suisse voit se compliquer les possibilités d'intégration et de dialogue : « Pour les évêques, a-t-il expliqué, la décision du peuple représente un obstacle et un grand défi sur le chemin de l'intégration dans le dialogue et le respect mutuel. On n'est manifestement pas parvenu à montrer au peuple que l'interdiction de la construction de minarets ne contribue pas à une saine cohabitation des religions et des cultures, mais au contraire la détériore. La campagne, avec ses exagérations et ses caricatures, a montré que la paix religieuse ne va pas de soi et qu'elle doit toujours être défendue ». 

Au micro de Radio Vatican, dimanche également, Mgr Félix Gmür, secrétaire général de la conférence épiscopale suisse, a indiqué que les évêques ne sont « pas contents » du résultat du vote : il y voit un « coup dur pour la liberté religieuse et l'intégration de tous ceux qui viennent en Suisse ». 

Il invoque le concile Vatican II qui, souligne-t-il, indique « clairement » qu'il est « licite pour toutes les religions de construire des édifices religieux, et les minarets sont des édifices religieux ».  

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" Que ta volonté soit faite"

Publié le par Perceval

Le travail sur l’esprit, en particulier la spiritualité, a t-il pour fonction de nous faire oublier le réel ? L’illusion, qui est souvent le fruit de l’agitation du mental, prend-il le relais de notre impuissance à agir … ?


Le bouddhisme me dirait qu’il est plus sage d’acceptez les choses comme elles sont, et non comme j’aurais voulu qu'elles soient. Qu’est ce qui me fait réagir : la situation ou le sentiment que j’en ai ? Ai-je la réelle connaissance de la situation ?
Il est important de ne pas se tromper à ce sur quoi je porte mon attention, car elle grandit… Mon attention va transformer l’information qui va me faire agir… Il est important de ne pas me tromper de cible !

La connaissance de la réalité me prépare à m’engager, à souhaiter le futur. Accepter le présent, c’est créer le futur par une intention détachée du résultat.

Le bouddhisme n’est pas fataliste. Il enseigne que le présent doit se vivre en conscience, parce qu’il est réel, les obstacles que j’imaginent eux sont en majorité imaginaires…

Pratiquement : pour grandir dans l’attention et affermir mon intention, le Bouddha enseigne La Méditation,: 

* Faire un espace silencieux, et entrer dans le silence de mon ETRE
* Dans cet espace( lorsque ’je suis’), apprendre à me connaître et laissez exprimer mes intentions et mes désirs.
* Ne plus me laisser influencer par les opinions et les critiques d'autrui.
* Abandonnez tout attachement aux résultats

 

Ma vision chrétienne, m’enrichit de l’expérience de Jésus, pleinement homme et pleinement Dieu… J’ai expérimenté , que seul, je n’avance pas !  Et, j’expérimente que je ne suis pas seul. Cette « grâce » est à la mesure de l’énormité du message délivré par les Ecritures … ( paroles d’hommes qui les dépassent …)


Ainsi, la nature humaine que Jésus a assumé, rend possible que le divin souffre et meure ( à l’existence)… Sa nature divine, a donné à la souffrance:
- une valeur par l’abandon
- et un sens par la participation à la vie divine.
Le sens de la vraie Vie , au delà de la résurrection. Résurrection déjà expérimenté dès à présent par la conversion, ou l’éveil.


Et encore, de toutes les souffrances venues de l'extérieur, nous savons qu’elles ne sont rien en comparaison de la nuit obscure de l'âme, quand la lumière divine ne luit plus et que la voix du Seigneur ne parle plus. Pourtant, Dieu est là, mais il se cache et se tait.

«  Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mt 27,46 //Mc 15,34,



Pour le chrétien, Prier c’est désirer ( St Augustin ). Désirer Dieu, exprimer l’origine de mon être ,m’emplir de la Présence de l’Esprit …

Prier c’est notre lien au Père…

Prier serait-il « que cela n’arrive pas » ou « que cela advienne » ?

«  Que ta volonté soit faite », m’appelle à rejoindre l’expérience de Jésus par sa prière :

"Père, je désire traverser cela à ta manière, d'y faire face avec dignité, dans le pardon et la confiance, afin que quelque chose de toi se manifeste dans mon humain! … »

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Les trois croix du calvaire

Publié le par Perceval

La ‘Bonne Nouvelle’, c’est l’annonce, par Jésus, du ‘ Royaume ‘…

Une autre bonne nouvelle, est que le ‘premier’, à suivre Jésus, est un brigand, dont le chemin croise celui du Christ au moment de mourir.. « Aujourd’hui, tu seras avec moi »


Au calvaire, il y a trois croix.


La réponse de Jésus vient au-devant de la confiance et des espérances du brigand : « Seigneur, souviens-toi de moi »

L’un des malfaiteurs l’insulte : « N’es-tu pas le « Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous avec. »

Jésus ne répond pas . L’autre brigand dit : « Tu ne crains pas Dieu ? ».


La confiance laisse la place à La Présence… Sa conscience laisse le champ du possible, puis dans la foi se place dans la présence de Dieu … Et c’est en se présentant soit même comme redevable, que l’homme se soumet à l’Amour de Dieu… Ce qui a converti le larron, ce n’est pas le regard d’amour ( comme pour Pierre ), c’est La seule Présence dans la souffrance… 

Là est la réponse à l’absurdité de la mort; vaincue par le Christ… Vivant !


Le Royaume est déjà là.

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La Vie, opportunité ou souffrance ? Christianisme et Bouddhisme

Publié le par Perceval

Plus personne aujourd’hui, ne devrait résumer la foi chrétienne à une invitation au renoncement, au sacrifice et donc à la souffrance. Pourtant, en opposition à l’Evangile, l’opinion commune rapporte - que la sexualité et les « biens matériels » relèvent du péché… ! - Que, la souffrance est positive, parce qu’elle dispose en quelque sorte d’une valeur marchande. Elle permet de racheter le péché.. !

La question de la cohabitation de Dieu et du mal se pose depuis toujours. Épicure déjà avait dit que si le mal existe, soit Dieu n’est pas tout-puissant, soit il n’est pas bon.

C’est pourquoi le stoïcien fait en sorte que la douleur ne puisse l’atteindre, et peut-être par héroïsme ,ceci interdit la plainte … Dommage !

En effet, l’évacuation de la souffrance ne conduit-il pas fatalement à l’exclusion de celui qui souffre ?

 

« Aujourd’hui, nous préférons reconnaitre que Dieu subit lui-même le négatif, qu’il souffre et qu’il meurt en Christ. Nous récusons la conception classique du Dieu absolu, impassible et immuable. La toute-puissance de Dieu ne consiste pas à se tenir loin des aléas du monde, mais à surmonter perpétuellement le mal de l’intérieur. Pour sa part, l’amour de Dieu ne relève pas d’une bonté abstraite, mais du risque, en chaque homme, de s’exposer à la perte de soi, en s’engageant à la vie et à la mort, pour que triomphe la vie. »

D’ailleurs , France Quéré, membre de la Fédération protestante, estime que la logique est de combattre la douleur: «Le sens de la souffrance se situe toujours dans la lutte que l'homme va mener contre elle.»

 

Le Bouddhisme explique la souffrance, par l’enseignement de l’impermanence… Si nous n'acceptons pas le fait que tout change, nous ne pouvons trouver la parfaite sérénité. Comme nous ne pouvons accepter la vérité de l'impermanence, nous souffrons. La cause de la souffrance est donc notre refus d'accepter cette vérité.

Sans doute que, pour le bouddhisme, vouloir rester à interroger le Mal et la souffrance, c’est rester au niveau inférieur, celui du moi et des activités du mental

 

Je pense que la vie est opportunité, plus qu’elle n’est souffrance…

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Catholique, aujourd'hui ...?

Publié le par Perceval

Une anecdote me fait réfléchir …

Lors de ma dernière retraite dans un ‘Foyer de charité’ ; après avoir rompu le silence, le soir du dernier jour, un membre du foyer sachant que j’étais proviseur d’une cité scolaire ( publique, je précise ) me demande si dans mon établissement la ‘ légion de Marie ‘ est en place … ! «  La légion de Marie ».. ? Il m’explique que les jeunes aiment beaucoup… Qu’il suffirait qu’un ou deux soient d’accord… Je devrais essayer.. !

 

Vivons- nous dans des mondes si différents ?

J’ai tenté d’expliquer à ce monsieur, que j’intervenais dans un lycée public, laïque , que (anecdotiquement) la majorité des jeunes ne connaissent, au mieux, Jésus que de nom et n’ont pas idée de ce qu’est la spiritualité…

De plus, comment ne pas se rendre compte que les termes de ‘ légion de Marie ‘ évoquent à moi, et beaucoup plus encore à mes collègues : un embrigadement idéologique d’une autre époque, avec tous les relents de notre histoire proche … ?

Peut-on être catholique, et ne pas être si décalé … ?

A mon avis, oui. Mais il faudra réfléchir sur nos propositions …

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Le Saint et le chevalier

Publié le par Perceval

La sainteté sur la voie de la grande «  petite Thérèse » a la côte chez les catholiques… Manière de tourner le dos au XIXème siècle et de rayer définitivement tout jansénisme sur le chemin qu’est le Christ.

Dieu est tout Amour … Thérèse utilise l’ascenseur de la 'toute confiance'; petite, elle se lance dans ses bras…

Alors… Avancer sur «  la voie du chevalier », semble bien prétentieux. Pourtant, je chemine plus sur les traces de Perceval, que sur celles de sainte Thérèse de Lisieux ; et ce me semble pour moi, plus naturel, plus en phase avec ‘le monde’.


Et, ce serait faire un bien mauvais procès, que d’opposer le saint au chevalier. ( je veux parler du chevalier engagé dans la quête du Graal). 
Pour le figurer, il n’y a qu’à comparer :-  le jeune homme retenu dans sa ‘gaste forêt’ qui croise des chevaliers, les prenant pour Dieu, et – Perceval, à son retour vers le château du Roi pêcheur, qui se confesse à l’ermite, abandonnant son armure et ses armes … C’est là, qu’au seuil de la sainteté, il peut dire avec Saint-Paul :

« Jésus m’a dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » Je mettrai donc bien plus volontiers ma fierté dans mes faiblesses, pour que la puissance du Christ repose sur moi. Aussi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les désarrois, dans les persécutions et les angoisses, pour le Christ ; en effet, c’est quand je suis faible que je suis fort. » 2 corinthiens 12/9 


La quête du Graal est un pèlerinage, une quête de soi, un parcours initiatique… donc une expérience personnelle.

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"Le ruban blanc", un monde religieux sans Dieu !

Publié le par Perceval

Michael Haneke filme le mal qui rôde, qui sommeille et qui ronge - dans une société centrée autour du religieux: avec un dieu garant de l'ordre, du rythme des vies.

Dans " le ruban blanc " , à l'inverse du monde de Bernanos, Dieu est en fait, absent ...
Dans l'un: les croyances et la certitude; dans l'autre la foi et le doute.

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