Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

La spiritualité de l'autre est toujours suspecte !

Publié le par Perceval

Je maintiens, malheureusement, exemples à l'appui; que le dialogue interreligieux ne peut pas se faire si les participants ne reconnaissent pas chez l'interlocuteur l'expression de la Vérité ...!
L'apologétique, au XXI ème siècle, ne peut s'élaborer hors du dialogue interreligieux...
La définition de l'Encyclopédia Universalis, me semble l'admettre ..
Je cite " "Considérée comme discipline autonome, l'apologétique est de date récente ; mais l'apologie, qu'elle soit juive, catholique, orthodoxe ou protestante, est aussi ancienne que le judaïsme ou le christianisme. Bien qu'elle ait conduit souvent à la controverse, l'apologétique ne doit pas être identifiée avec elle. La controverse accuse les différences et les oppositions ; elle entraîne plutôt une attitude de fermeture aux idées d'autrui. L'apologétique, au contraire, peut et doit garder une attitude d'ouverture. Ses « raisons » sont celles du dialogue, et d'un dialogue non seulement extérieur mais intérieur au croyant : elle cherche à établir les motifs qu'à chaque époque le fidèle reconnaît à sa croyance, en face de sa propre incroyance, et à les communiquer à autrui."

Exemple: pris sur le forum http://www.cite-catholique.org/
1-
Un extrait de réponse à ma question:
"...lorsque nous trouvons Dieu (celui de Jésus-Christ), nous "nous trouvons". Qui se perd en Lui finalement se trouve... c'est ce que nous appelons l'extase (sortie de soi) au sens chrétien du terme contrairement à l'enstase (le replis sur soi des spiritualités orientales/naturalistes)."
Bien sûr je partage et apprécie cette réflexion... sauf les derniers mots entre-parenthèses..!
Pourquoi cette ' caricature ' du "repli sur soi ", qui distinguerait l'hindouisme ou le bouddhisme...?

Idée fausse qui se vérifie dans n'importe quel livre d'un maître spirituel oriental...

2- "
La meilleure image de l'extase est celle du Christ en Croix, livré les bras ouverts dans une étreinte universelle : "venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi je vous procurerai le repos car je suis doux et humble de coeur". Oser la relation à l'autre coûte que coûte... même si c'est crucifiant. Ça contraste du Bouddha dans sa position du lotus, les énergies concentrées sur son nombril..."

Oui... Je me reconnais, dans ce que je peux comprendre du mystère de la croix, de l'Amour de Dieu ... Enfin, - je veux dire : dans le meilleur de ce qui est en moi et qui aspire à partager la vie du Christ... car si je communiais réellement avec cet Amour, je ne serais pas là, limité dans mes résistances ...!

Par contre : ce qui est dit du Bouddha, pourrait me mettre en colère... Bon.. disons que cla m'attriste réellement... Ce n'est pas vrai ... ! Et j'ai mal pour mes amis bouddhistes, si des catholiques propageaient  cette idée ... Enfin ! Là n'est pas ce qu'ils vivent et ce qu'ils témoignent... et attention le faux témoignage n'est pas loin du péché contre l'Esprit ... ( pardon ...!)

Enfin,  je commence le débat en citant un article de la revue " La Vie "..  et,
X me réponds:

"Et le problème de La Vie c'est que ce n'est plus un journal très catholique" !

Dès le départ de la discussion, une bonne majorité de catholiques de France, est exclue !

Voir les commentaires

Incendier le paradis ...!

Publié le par Perceval

Un musulman soufi, pourrait parler du christianisme à un autre musulman, et lui faire remarquer à quel point cette religion manque de subtilité: " Les chrétiens sont incités à faire le bien, par la peur de l'enfer; et on leur promet le paradis s'ils se comportent bien ...!"
Cela me rappelle bien quelque chose...!
Je sais aussi, que seuls les maitres spirituels de nos religions respectives, parlent ' en  vérité '... Aussi, je souffre souvent d'entendre des jugements chrétiens caricaturaux, sur le bouddhisme, l'islam... ou pire sur le ' new-âge ', l'ésotérisme ...!

Je viens de lire dans " La Vie ", ( un journal qui évite ce genre de piège..! ), une magnifique histoire... qui corrige bien l'idée reçue précédente .... même si elle est musulmane.



" Un jour, raconte-t-on, des soufis croisèrent la poétesse Rabia, qui, d'une main, brandissait un flambeau, de l'autre, tenait une cruche d'eau. « Où cours-tu ainsi ? interrogèrent-ils. - Je vais inonder l'enfer et incendier le paradis, pour que l'espoir et la crainte n'existent plus, et que l'on adore Allah pour lui-même. »
Osons l'anachronisme : Rabia, la femme la plus remarquable que l'immense culture persane ait donné à l'humanité, n'aurait guère goûté la république islamique, ce complexe militaro-affairiste recouvert d'un turban. « Tout ce que tu me destines des biens de ce monde, donne-le à tes ennemis, et tout ce que tu me réserves dans le paradis, distribue-le à tes fidèles, car c'est toi seul que je cherche ! », disait-elle à son amoureux, le tout-puissant et le miséricordieux. Le Dieu de Rabia pourrait être le nôtre, celui de Thérèse d'Avila....

Alors... est-ce du Christianisme ? de l'islamisme ? de l'ésotérisme..? Pour moi, cest de la spiritualité... Amen.

Voir les commentaires

' Je ' + ' pense ' = ?

Publié le par Perceval

Ce matin, j'ai entendu, un maître spirituel: Thich nath hanh.

Avant de revenir, comprendre - qui pour moi est un "maître spirituel"... J'ai entendu Thich Nath Hanh...  Et quelques 'traits' m'ont touché...
Dans " je pense "... il y a une pensée, et un 'je' qui se croit être... ( attention, ce sont mes propres mots... je reformule...). L'enseignement ( mot important dans le bouddhisme,...) serait que 'je + pense' soit indissociables , au détriment du 'je', que je crois être ..

"Je marche": la réalité du présent est " marche "...
Le "je"  devrait se fondre dans "marche".

La non-dualité serait que ' je ' + ' marche ', ne fasse plus qu'un !

Le ' je ' est conscience de soi. Il y aurait donc une dualité... au moins entre 'ce' que je suis et  'je' : peut-être entre le corps et l'âme...?
Penser, que 'je suis' mon corps, 'je suis' mon mental ... est, d'après le bouddhisme, une source de souffrance ... Comment cela ne serait-il pas ?
Pour revenir au christianisme, n'y a t-il pas mieux, en moi, pour définir ce ' je ' ?.. Le coeur profond ? l'esprit ( pneuma ) ? Il y a une spiritualité dans le christianisme qui se développe autour de ce ' lacher-prise '...
Cette semaine, j'ai suivi sur RCF, Suzanne Giuseppi TESTUT, une franciscaine séculière sur le thème : "Apprendre à déposer nos vies dans les mains du Christ "...

A l'image même ( combien extraordinaire ) de Dieu qui s'abandonne entre les mains de l'homme ..!!!

Les techniques de méditation recherchent une certaine ' maitrise ' du mental, par la volonté, par la prise ne compte du corps, de nos sens ... Ne pas se laisser disperser par nos pensées, revenir à la pleine conscience du présent, par la respiration, la prière ou la méditation ...

Voir les commentaires

Ashes and Snow- Feather to Fire

Publié le par Perceval

 

Gregory Colbert est un artiste ayant photographié d'une façon poétique les relations entre hommes et animaux. Une belle et douce sensualité ressort de son travail, nous faisant ressentir une grande tendresse. La plupart de ses photos montrent des animaux se trouvant en compagnie d'hommes paisibles, leurs yeux souvent clos. La distinction entre hommes et animaux ne se fait pas, la beauté des images et des scènes nous invitant à pénétrer dans son monde de sensualité. Entre la danses des lamantins, les baisés de l'orang-outan et la lecture de l'éléphant, les animaux rendus artistes s'expriment devant l'objectif.

 

Voir les commentaires

Encore, la Foi …

Publié le par Perceval

Je lis Saint-Paul et je suis attentif, à la manière dont il parle de la Foi : elle est un don, comme la Parole, la connaissance de Dieu ( 2 Cor. 8). C'est un don, c'est à dire qu'elle n'est pas une récompense de quelque mérite...

Sylvie Germain, : « la foi, un tout petit mot pour un signifié infini, indéfinissable car inconnaissable. Un mot simple comme une «  rose sans pourquoi » ( Silésius..) »

Elle s'accueille, elle est là ...

Est-on propriétaire de  ' la Foi' ? Puis-je en faire le tour... L'affirmer, la posséder, la donner .. ?

Joseph Ratzinger en dit quelque chose, qui me convient bien ...  « Chaque homme ne détient la Foi, que comme symbole, comme une pièce incomplète et brisée, qui ne saurait trouver son unité et son intégralité qu'en s'unissant aux autres »

Plus loin.. « L'Eglise dans sa totalité ne détient elle aussi la foi que comme un sumbolon, comme une moitié brisée, qui n'est vérité que par sa relation à l'infini, à ce qui est tout autre, et à quoi elle vise au-delà d'elle même. La foi ne peut s'approcher de Dieu qu'à travers cette brisure infinie du symbole, à travers ce dépassement perpétuel de l'homme » ( Foi chrétienne hier et aujourd'hui 1996, P48 et 50 ).

C'est vraiment bien dit !

C'est faire injure à ce que peut-être la foi, à ce que mérite la raison... que de demander ce qu'il ' faut croire ' ! Absurde !

Déjà très loin de nous, Augustin écrivait : « Croire n'est pas autre chose que penser en donnant son assentiment... Si l'on supprime l'assentiment, on supprime la foi, car sans assentiment on ne croit pas du tout. » C'est clair !

La foi est un saut , de la raison, dans l'inconnu... Elle suscite ma liberté, elle me tient dans une altérité, elle est confrontation... Elle ne se contente pas d'un savoir, d'une théorie, d'une idéologie... La foi est un questionnement, un déplacement, une dynamique... !

Je sais... Autrefois.. « Dieu s'imposait comme la puissance dont On ne pouvait douter » ' On ' croyait !

Aujourd'hui : la Foi ne pourrait plus n'être  qu'une ' opinion personnelle '...

Attention ! Ne pas faire du ' religieux ' un espace à ma mesure individuelle... Un individualisme !

Il faut la rencontre avec l'autre, partager et communier...
Et, si on inventait ... une Eglise ?  

Je m'amuse, Elle existe, elle a 2000 ans, elle est polie par le temps, elle a tant fait ' la putain ' que je ne vais pas lui en raconter... Et moi aussi, je sais ce qu'elle a fait...

Ma spiritualité catholique a l'avantage d'avoir la patine des siècles, de s'être frottée à l'expérience et les erreurs des générations passées.
Le statut de Jésus, nous permet de mettre tous les autres humains à leur juste place, sont-ils pape, cardinal ou déclaré saint ...

Voir les commentaires

La politique a t-elle une réponse...?

Publié le par Perceval

Et si... le succès européen de l'écologie politique, nous conduisait à une autre appréhension du monde ... ? Un peu comme si, la politique - après l'échec des idéologies  collectivistes - s'ouvrait sur le ' développement personnel '... Je prends volontairement des mots sur lesquels les malentendus s'accumulent et nous empêchent de réfléchir librement ...

La politique doit s'ouvrir non seulement, sur les problématiques de société, sur les enjeux de survie de la planète, mais aussi - et c'est ' naturellement ' lié, sur les aspirations de la 'personne '. Aspirations sociales, psychologiques et spirituelles... Restreindre l'une ou l'autre de ses composantes dans la sphère privée, c'est morceler la personne, et limiter son développement. La société se doit d'être garante de la liberté de conscience, et de l'accès de tous au ' bonheur ' ( pour prendre des raccourcis .. !)

Par exemple, la politique sur les ressources énergétiques doit aussi s'accompagner d'une politique sur le consumérisme... La politique du logement, doit s'accompagner d'une politique de la place de la nature, du ' vivre ensemble ' ( abandonner le 'pavillon' au profit du collectif , la voiture en ville ...). La solidarité ( je ne vais pas oser parler de ' fraternité ' ! ), la médecine pour tous ... ; et l'EDUCATION ... !

 

Pour terminer sur cette ' Utopie ', je citerai Edgar Morin :

« 

La voie pédagogique serait celle d'une réforme cognitive, qui permettrait de relier les connaissances, plus que jamais morcelées et disjointes, afin de traiter les problèmes fondamentaux et globaux de notre temps.

La voie existentielle serait celle d'une réforme de vie, où viendrait à la conscience ce qui est obscurément ressenti par chacun, que l'amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l'important est de vivre poétiquement, c'est-à-dire dans l'épanouissement de soi, la communion et la ferveur. »

 

  Citation : lemonde.fr/article/2009/06/12/changer-le-rapport-de-l-homme-a-la-nature-n-est-qu-un-debut-par-edgar-morinl

 

Quel parti politique me propose t-il cet ' idéal ' ?

 

Voir les commentaires

Méditation sur la prière selon BONHOEFFER Dietrich

Publié le par Perceval

Il y a 3.000 ans, quelque part en Orient, un saint homme se trouve dans le silence et la solitude du Temple de David. Il joint les mains... il prie. Il est touché par l'Esprit de Dieu et murmure :
« Mon âme cherche Dieu dans le silence, de Lui seul vient mon salut ».
Il est arrivé à un âge où se taisent les bruits du monde, les turbulences de sa jeunesse. Il cherche le silence dans la Maison de Dieu. Il s'approche de Lui goûte la vision d'un Dieu silencieux.
 C'est le psaume 62: « Mon âme cherche Dieu dans le silence, de Lui vient mon salut »

Mon âme..., au-delà des bruits qui nous font tourner la tête, résonne ce simple mot : mon âme tranquillement, silencieusement... C'est comme un appel à notre conscience : toi, homme, tu as une âme ! Qu'allons nous dire à propos de notre âme ?
Elle est ma vie


Elle est à l'image de Dieu. Depuis toute éternité Dieu aime mon âme.
Elle est Son Amour en nous, Son Souffle.
« Homme, tu as une âme ». C'est plus qu'un mot, plus qu'un rêve, c'est une réalité fidèle et permanente et en même temps une lourde responsabilité devant Dieu et l'éternité.
Il y a des gens qui sont conscients d'avoir une âme mais qu'est-elle devenue après tant d'années d'inquiétudes, de désarrois, de découragements; ballottée par les expériences ambiguës de la vie.
Et voilà que notre vieil Israélite nous dit aujourd'hui : Mon âme, en silence, cherche Dieu. Que veut-il dire ?
C'est grandiose et sacré : mon âme qui se tourne, en silence vers Dieu.
Tel un nourrisson qui suce silencieusement le lait maternel.
Tel deux amoureux qui se tiennent la main sans dire quoique ce soit.
Tel un coucher de soleil qui nous émerveille une nuit d'été.
Ainsi notre âme devient silencieuse en face de Dieu.
Oubliant toute inquiétude et empressement.
Seul Dieu peut nous donner à boire, réaliser nos attentes.
Seule la Main de Dieu peut nous prendre sous Son ombre.
Ici l'âme devient adoration.


 Devenir Silence...
Invitation à me taire, à taire mon imagination...
M'imprégner du silence, sentir l'Etre...
Mon regard posé sur Lui, au plus profond de moi...
Seulement Sa Parole, Lui laisser le dernier mot...
Je n'ai pas à me justifier, me laisser faire...
Sa volonté.

 Mon âme tournée vers Dieu dans le silence...
c'est l'heure de la grâce, de la béatitude.
C'est dire : « Seigneur parle, ton serviteur écoute ».

Voir les commentaires

Nisi Dominus et Stabat Mater de VIVALDI

Publié le par Perceval

  Psaume 126
Si l’Éternel ne bâtit la maison,
ceux qui la bâtissent travaillent en vain ;
si l’Éternel ne garde la ville,
celui qui la garde veille en vain.

On ne connaît pas la date exacte et la destination précise des motets Nisi Dominus et Stabat Mater, mais leur formation - une voix de contralto, un orchestre à cordes et le continue - semble indiquer qu'ils étaient très certainement destinés à être interprétés par les musiciennes de la Pietà (1 ) . Les paroles du motet Nisi Dominus (Si le Seigneur ne bâtit la maison) sont tirées du psaume 126, l'un des plus poétiques, généralement chanté aux fêtes de la Vierge Marie. Le prophète y « exhorte le peuple juif à mettre sa confiance dans le Seigneur en lui assurant qu'ils ne doivent attendre que de Lui le succès de son entreprise » .
  Du Stabat Mater (La Mère douloureuse se tenait en pleurs près de la Croix), poème chanté lors de la fête des Sept Douleurs de la Vierge, Vivaldi n'a retenu que seize des vingt strophes. Il en a fait une grande page de méditation pour contralto et orchestre, pièce simple et profondément émouvante où ne se succèdent que des épisodes mesurés en forme d'arioso, avec vocalises sur certains mots-clés. Seul mouvement brillant du motet, l'Amen mène à une péroraison de virtuosité vivifiée par cet enthousiasme qu'avait relevé Marc Pincherle, même si le sentiment religieux de Vivaldi « qui n'est pas celui de Bach, n'en a pas l'intériorité, ni l'austérité ».


Enluminure de Yves GACK


(1) La Pietà: véritable conservatoire qui hébergeait des jeunes filles pauvres, illégitimes ou orphelines et leur dispensaient tous les rudiments d'une bonne éducation au centre de laquelle la musique tenait une place prépondérante. Les élèves y étaient instruites dans l'art du chant et des instruments. La Pietà représentait l'un des principaux foyers musicaux de Venise. Vivaldi y régna pendant trente-sept ans. Les raisons de son départ de Venise en 1740 et les causes de sa mort, un an plus tard à Vienne, n'ont pu être totalement élucidées. Des témoignages de contemporains nous permettent aisément d'imaginer la qualité de l'orchestre et des chœurs féminins que Vivaldi dirigeait. Si l'on en croit Edward Wright, voyageur anglais qui fit escale dans la cité des Doges en 1720 : « Tous les dimanches et jours fériés ont lieu dans la chapelle de ces hôpitaux, des concerts vocaux et instrumentaux exécutés par des jeunes filles. Elles sont installées dans une galerie de fer. L'exécution est extraordinairement bonne. Beaucoup ont des voix étonnantes, et le fait qu'elles soient cachées les rend plus attirantes encore ». Jean-Jacques Rousseau lui-même s'enthousiasma pour cette musique à son gré « supérieure à celle de bien des opéras et qui n'a pas de semblable en Italie ni dans le reste du monde ». Non moins forte fut l'impression ressentie par Madame Vigée-Lebrun : « je puis dire néanmoins qu'aucune musique n'égalait celle que j'ai entendue à Venise dans une église. Elle était exécutée par des jeunes filles, et ces chants si simples, si harmonieux, chantés par des voix si belles et si fraîches, semblaient vraiment célestes ; ces jeunes filles étaient placées dans des tribunes élevées et grillées ; on ne pouvait les voir, en sorte que cette musique semblait venir du ciel, et chantée par des anges ».

Voir les commentaires

Ma prière.

Publié le par Perceval

Initié à la 'méditation transcendantale', vers 20 ans... J'ai pratiqué l'assise silencieuse et la résonnance du mantra... J'en ai expérimenté les bienfaits... Cela ne m'a pas suffit, parce que je n'avais pas les réponses à la question du ' sens '.

J'ai rejoint la franc-maçonnerie, vers 30 ans. J'ai découvert la profondeur du symbolisme, l'importance et les grâces du rituel. J'ai étudié ; j'ai interrogé des frères aux opinions divergentes, je me suis enrichi de la diversité de chacun. Cela ne m'a pas suffit, parce que mon agnosticisme ne satisfaisait pas mes questions sur le ' sens '.


Je continuais régulièrement, cependant à fréquenter des lieux de retraite spirituelle de tendance, et religions différentes. Mes séjours en monastère bénédictin me comblaient, par le silence et la participation aux offices...

La prière, et le Dieu personnel me semblaient être des obstacles infranchissables... L'institution église, aussi, mais sur un plan sociétal...


Cependant, j'ai répondu, à mon désir... J'ai, par volonté, franchi le pas du retour dans mon Eglise, après 30 ans d'absence. J'ai rejoint une paroisse et me suis engagé comme un 'catho' de toujours...

Depuis, je me nourris, je goûte, je m'émerveille des textes de La Parole.

En Christ, tout ce que j'ai appris se récapitule. Je ne renie rien de ce que j'ai eu la chance de connaître et je continue avec grand intérêt à comprendre ce qui semble être différent et contradictoire.. !


Ma pratique de la prière se reconnaît dans ce qu'en dit John Main  et le mantra; et j'ai repris le sens de son propos dans le texte suivant :


Viendra peut-être un jour, où ma prière cessera de résonner, de mots...

Je serai perdu dans le silence de Dieu, un goût d'éternité...

Si cela se produit,

                        Ne pas prendre possession de ce silence

                        Ne pas l'utiliser

                                   Si je réfléchis...

revenir tranquillement aux mots de ma prière...

 

 

Voir les commentaires

Prier...

Publié le par Perceval

Prier, c'est respirer avec quelques mots ,

les laisser, comme des bulles, s'échapper  

s'élever au-dessus des maux...
S'entendre parler, écouter sa plainte... Avoir pitié, de soi.

Prier, c'est reconnaître alors, dans le silence, entre deux mots,

          Une écoute... Goûter, Sa présence

et se laisser aller, à d'autres mots...


De moins en moins....


  Prier, c'est s'oublier, petit à petit ...

Pour ne prier qu'un mot ou deux...


La prière du cœur.

Voir les commentaires