Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Ce n'est pas Ma Vérité !

Publié le par Perceval

À un visiteur qui se décrit comme un chercheur en quête de Vérité,

le Maître déclare: « Si tu recherches la Vérité,

tu dois posséder une qualité plus essentielle que toutes les autres.

 

-Je sais. Une irrésistible passion pour la Vérité.

 

-Non. La volonté d'admettre, en tout temps, que tu as peut-être tort. »

Anthony de Mello 



Le Père Anthony de Mello S. J. (1931-1987) est-il dangereux pour la foi catholique ?

Le Père jésuite indien, Anthony de Mello S. J., est bien connu à travers le monde par ses nombreux livres. Ce grand maître spirituel, qui a aidé des centaines de personnes dans leur cheminement spirituel, continue, par ses œuvres, à aider des milliers d'autres personnes partout dans le monde aujourd'hui. Pourtant, il est maintenant l'objet de suspicion, notamment depuis la publication d'une " Note " par le Vatican. Dans cet avertissement, on peut lire que certains passages de son œuvre ne sont pas conformes à l'enseignement de l'Eglise catholique.

Voir les commentaires

Du souci... à la "déposition"

Publié le par Perceval

En ce temps de «  Rentrée », si je prépare une organisation optimale pour la bonne marche de mon établissement ; je me prépare aussi mentalement, plutôt spirituellement, à faire face à ma fragilité devant le ‘ souci ‘. Le souci est un objet mental insidieux - dans sa manifestation - qui se nourrit de lui-même et tel un parasite emplit l’esprit… L’objet de la spiritualité étant de rendre notre esprit disponible à l’Esprit, ce parasite est réellement une maladie de l’âme ( corps+psyché+esprit).


La formule des bouddhistes est très connue : “Ni refus ni appropriation” de ce qui se présente. Je n’écarte pas ce qui se présente, je ne le prends pas. Cette attitude est la meilleure manière d’aborder le problème. …

Pour entrainer son âme vers la pratique de la voie : le chemin privilégié est ‘ La méditation ‘… Discipline régulière, et le plus souvent solitaire…


Le christianisme, adopte la même attitude avec la médiation de la Présence de Jésus…

« Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. »

Ceci est:

- Un appel

- Une invitation à appeler

- La promesse d'être accueillis, entendus et secourus.

Le terme ‘ catholique ‘ est la « déposition » : « L'acte de déposition est un cheminement spirituel, un acte d'espérance et de confiance »

Dans le langage chrétien,  nous disons :

« Déposer, c'est prendre notre souffrance, notre dépression, notre colère, notre angoisse, mais aussi notre attente et notre joie et les remettre entre les mains de Dieu pour les porter avec le Christ.

Déposer, c'est prendre un « temps de repos » afin de mettre en « dépôt » sous le regard du Seigneur, toutes nos valeurs humaines et de nous laisser sanctifier par l'Esprit Saint.

Déposer, c'est louer Dieu et lui rendre grâces. (Matthieu 11. 28-30) » Suzanne Giuseppi, Franciscaine séculière, accompagnatrice spirituelle

Voir les commentaires

Régis DEBRAY

Publié le par Perceval

J’aime lire Régis Debray, il rend le lecteur intelligent. Il me semble fondamental à tout chrétien, qui désire approfondir le contexte de sa foi, de lire les auteurs agnostiques et athées.

Régis Debray, est passionné par le «  fait religieux ». Il constate et reconnaît que toute société a besoin de sacré. La transcendance, est «  le point de fuite, qui assure à la fois cohérence et pérennité…  » Ce peut-être un ancêtre, un mythe, un texte, une attente «  c’est ce qu’on appelle le sacré ».

Je pense que R. Debray, - après avoir espéré, que l’homme puisse se libérer du sacré, - aspire aujourd’hui à une société, qui ferait de la fraternité, par exemple son idéal sacré, mais fondé sur quoi.. ?
Il ne compte – au temps de l’urgence écologique-  ni sur la ‘ Terre-patrie ‘, ni sur une ‘ Terre-Gaïa ‘… R. Debray, ne semble plus avoir d’utopie … !

 

«  Ce n’est pas sur cette montagne ni à Jérusalem qu’il faut adorer Dieu, mais en esprit et en vérité » ( Jean, 4 )

R. Debray, remarque que dès que Jésus meurt « les disciples lui font, si j’ose dire, du sacré dans le dos »… ‘ Hors de l’Eglise, point de salut ‘ etc …

Oui, bien sûr… Mais, précisément, le message… ( ‘ originel ‘ , en tout cas transcrit …) est autre … !

Régis Debray dédaigne la spiritualité : narcissique. Pour lui, la religion élève : du spirituel au religieux : du solitaire au solidaire …

Voir les commentaires

La rentrée, la vie ... quoi!

Publié le par Perceval

Changer de rythme de vie, changer d'occupation …: c'est changer de vie. Quelle vie, pourquoi faire, .. ?


Etre « vivant », ce peut-être : bien manger, boire, rire… Toute la palette des plaisirs sensuels …, peut-être les sensations fortes ?


Différentes école de spiritualité vont insister sur les qualités d’un cœur équanine, rechercher l’absence de trouble … La grande sagesse de chacune d’elle, insiste - en priorité - sur la capacité « d’être vivant ».

Qu’est-ce qu’ « Etre vivant » ?

-          Ressentir la peur, la tristesse, la joie et la colère ( 4 ressentis de base en psycho….). Retrouver des émotions enfouies, « interdites ? »

-          Etre vivant, c’est se rendre vulnérable, laisser les évènements nous « travailler »… Faire face, perdre ses illusions et se libérer …

-          Etre vivant, c’est désirer… Les dépendances,(  mêmes elles )!, sont comme des fruits qui doivent murir et tomber naturellement. La vocation de la spiritualité c’est la liberté ; elle nous propose de renoncer aux esclavages telles que nos illusions, nos dépendances, nos complaisances. Ce que nous sommes appelés à être, ne doit pas être confondu avec ce que les déterminismes puissants nous conditionnent !

-          Etre vivant, c’est assumer nos responsabilités, vivre dans la réalité. Mettre de l’ordre dans sa vie, c’est être « attentif ».

-          …

 

Ces quelques règles communément partagées par les voie spirituelles, m’apparaissent également comme des critères de lecture sur mon chemin catholique. A partir d’elles, et d’autres encore : discerner, interpréter …

C’est ce que fait Louis Evely, quand il écrit :

« Quand Jésus dit : " Je suis la vie ", cela n'a de sens que si l'on vit sa propre vie de la même vie dont Jésus a vécu. Il m'a fallu longtemps pour m'émerveiller à cette vérité, pour apprendre que c'est la vie qui est le vrai chemin vers Dieu. C'est la vie qui doit m'apprendre Dieu, une vie vécue en plénitude, une vie large, ouverte, en relation avec tous les hommes… »

Voir les commentaires

Athée comme ....

Publié le par Perceval

Je me ressens « athée » comme un bouddhiste.

Dans le même contexte spirituel de l’orient, le bouddhisme s’oppose à l’hindouisme sur la question de Dieu. Dans la relation ‘  cause-effet ‘, Dieu apparaît comme le caractère nécessaire, et ensuite comme l’ordonnateur d’une création juste… Cette argumentation ne me satisfait pas … La connaissance physique ne me paraît pas du niveau divin, les questions relatives au pourquoi et au comment ne peuvent qu’être mal posées et sans rapport avec ‘l’inconnaissable’ . Le bouddhisme se dispense de tout recours à un dieu créateur… Est-il nécessaire de poser un fondement causal éternel à un monde impermanent ? Le théisme ne parvient qu’à se prendre les pieds dans ses contradictions… Ce Dieu, n’est d’aucune ‘ utilité ‘,sa question est vaine et sa démonstration absurde.

Le bouddhisme part de l’homme et du constat de sa souffrance. Il peut se ‘ sauver ‘ en suivant la ‘ voie ‘ etc …

Moi aussi : je pars de l’homme… ce que je suis, et ma relation à l’autre.

Cette double rencontre Humaine, est magnifiquement vécue et rapportée au travers des Evangiles. C’est au cœur de cette Parole, que je rencontre le Dieu de Jésus-Christ. Je n’ai pas d’autre dieu !

 

 
 

 

«  Dieu n’existe pas,

mais nous sommes son peuple élu »

Woody Allen

Je me ressens « athée » comme un philosophe.

L’histoire de la connaissance du ‘ Dieu des philosophes ‘ commence assez tard, mais sa pratique, son culte a très vite été encouragé par les puissants…

-       Un Dieu de l’ignorance et de la peur, et pourtant un dieu fouettard. Un dieu d’esclave, qui rend le sujet docile et malléable.

-       Un dieu, qui porte à l’infini ce qui pourrait définir l’homme : les facultés de penser, agir et aimer. A travers Dieu, l’homme rend un culte à l’humain, mais s’infantilise. Il crée Dieu à son image.


-      
Un dieu, qui porte l’oppression de l’homme, mais qui est surtout un bonheur illusoire ou son opium.


-      
Un dieu, qui dévalorise le monde réel, qui méprise l’homme ; il est juste fait pour les faibles…


-      
Un dieu qui répond aux désirs de l’homme, un dieu idéalement paternel, qui calme les angoisses et la peur de la mort.


Ces dieux là, existent et ont existé dans notre religion.


J’affirme depuis longtemps mon athéisme de ce dieu là.
Je lis dans la Bible, une histoire des dénonciations de tous ces dieux là, de ces idoles… Le Dieu de Jésus-Christ s’écarte étonnamment ( il y a 2000 ans .. !) des dieux que dénoncent les philosophes. Seule l’Eglise de quelques puissants prélats leur ont prêtés vie…

 

 
Je me ressens

Voir les commentaires

« Caritas in Veritate » : pour l'électeur ' Vert ' que je suis ...

Publié le par Perceval

« Caritas in Veritate » : pour l'électeur ' Vert ' que je suis :

J'ai pris le temps de lire et réfléchir, le texte de Benoît. J'aime ce texte, par l'esprit résolument social, social parce qu'il place en haut le respect de l'humain avant tout chose et qu'il n'élude pas les effets pernicieux d'une économie qui serait au service du seul profit.

Electeur ' Vert ' je partage, l'idée d'un 'développement' intégral ( de l'homme ) et durable qui assurerait « le partage des biens et des ressources » ( P 8). J'entends avec plaisir, oser donner place à la justice et au don, pour une activité qui ne serait pas orientée uniquement par le profit... C'est toute l'utopie réaliste d'un mouvement politique qui veut promouvoir le principe d'un revenu minimum, pour tous, et l'affirmation que personne ne doit dépasser un certain niveau de richesse.

Electeur ' Vert ', je sais que « Le profit est utile si, en tant que moyen, il est orienté vers un but qui lui donne un sens relatif aussi bien à la façon de le créer que de l'utiliser. La visée exclusive du profit, s'il est produit de façon mauvaise ou s'il n'a pas le bien commun pour but ultime, risque de détruire la richesse et d'engendrer la pauvreté. » ( P19 )

Electeur ' Vert ',Je reconnais sans problème que la nature n'est pas un absolu ... ( P 54 ) et je partage depuis longtemps l'idée que l'alimentation et l'accès à l'eau sont des droits universels.

Electeur Vert, je milite pour donner à l'Etat, sa juste place, seul garant d'une véritable politique de re-distribution ... Je partage l'idée de promouvoir les « organisations productrices qui poursuivent des buts mutualistes et sociaux » ( P 40 )

Electeur Vert, je suis séduit par « Le principe de subsidiarité, expression de l'inaliénable liberté humaine, » ( P 65 )  « Le principe de subsidiarité doit être étroitement relié au principe de solidarité et vice-versa »

 

« Caritas in Veritate » : pour le catholique que je tente d'être,

J'ai aimé le ton employé par Benoît, dans cette lettre-encyclique. Celui d'une pensée qui s'inscrit dans une société qui évolue, qui relie le passé à l'avenir, par une réflexion critique , qui propose des pistes d'évolution encadrée par des valeurs évangéliques.

Par le passé, les textes du magister et en particulier 'Humanae vitae', annonçaient des règles qui délimitaient précisément le bien du mal, sans avoir le souci de répondre, avant toute chose, à une souffrance personnelle.

Par exemple :, et malheureusement Benoit XVI, a appuyé ce discours : «  exclure la possibilité de donner la vie, au moyen d'une action visant à empêcher la procréation, revient à nier la vérité intime de l'amour conjugal ». Par cette formule ' totalisante', l'emploi du préservatif, détruit l'amour conjugal ! De plus, cette doctrine est discutable, non parce qu'elle est en décalage avec la société ; mais, parce qu'elle ne s'interroge pas, qu'elle ne se confronte pas avec d'autres valeurs évangéliques, qu'elle ne s'évalue pas à l'aune des connaissances actuelles...

 

Me revient alors, toute la difficulté de recevoir certains textes, qui définissent non seulement des valeurs (absolues), mais des comportements absolus ( ! ), telles la condamnation de l'avortement et de la femme qui avorte, la condamnation du divorcé.. L'absolu de l'amour conjugal et l'interdiction de la pilule etc ..

Comme l'histoire nous l'a montré et aujourd'hui l'islamisme ; nous savons, que fort de ce fondamentalisme, - au nom de « ce meilleur des mondes » catholique possible, et....  que faute d'être déjà advenu, de condamnation en condamnation -,  la religion du christ pourrait devenir une tyrannie... !


« L'homme a une nature blessée » ( P 35 ) Pour moi, cela signifie, qu'il s'agit de poser sur l'homme le regard de Jésus, un regard adapté à chacun, qui ne condamne pas mais converti.

 

« Caritas in Veritate » : pour le chercheur de Vérité que je suis:

Je suis surpris et gêné, de trouver des formules comme celle -ci « L'humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain. » ( P 86 ). !


Encore, je ne comprends pas l'exclusivité de l'Eglise catholique, à promouvoir un tel idéal de société, même si la spiritualité qui la porte est favorable.

« Seule la charité, éclairée par la lumière de la raison et de la foi, permettra d'atteindre des objectifs de développement porteurs d'une valeur plus humaine et plus humanisante » ( P 8 )

L'Eglise une mission de Vérité : « Sans vérité, on aboutit à une vision empirique et sceptique de la vie, incapable de s'élever au-dessus de l'agir, car inattentive à saisir les valeurs - et parfois pas même le sens des choses - qui permettraient de la juger et de l'orienter. » ( P 8)



Par contre, je partage l'idée que « L'exclusion de la religion du domaine public, comme, par ailleurs, le fondamentalisme religieux, empêchent la rencontre entre les personnes et leur collaboration en vue du progrès de l'humanité. » ( P 64)


Je suis intéressé pour réfléchir sur cette proposition : « Si l'homme n'était que le fruit du hasard ou de la nécessité, ou bien s'il devait réduire ses aspirations à l'horizon restreint des situations dans lesquelles il vit, si tout n'était qu'histoire et culture et si l'homme n'avait pas une nature destinée à être transcendée dans une vie surnaturelle, on pourrait parler de croissance ou d'évolution, mais pas de développement. »( P 29)

 

Voir les commentaires

Au XXIème siècle ...

Publié le par Perceval

Ne serait-il pas temps, que l'on remplace la ' déclaration des droits de l'homme ' par la ' déclaration des droits et des devoirs universels de l'homme et de la femme ' ?

Voir les commentaires

Parabole

Publié le par Perceval

Au cours d’une retraite , à caractère interreligieux : un lama tibétain, un iman musulman, et un prêtre catholique, mangent chacun de leur côté.

C’est vendredi, et l’hôtellerie a préparé un plat de viande et de légumes.

Lorsque l’iman s’aperçoit qu’il s’agit de porc ; il se lève et trouve son hôte pour lui demander, avec grande amabilité, s’il peut lui échanger cette viande. Le prêtre catholique, se permet de laisser la viande, et s’en excuse. Le lama tibétain, végétarien, finit son assiette : viande et légumes compris.

L’après-midi, la discussion s’intéresse à cet incident ; et l’on interroge le lama sur son comportement...  Lui, répond qu’il mange simplement ce que son hôte lui a servi.

Cette histoire reprend une anecdote vraie , qui relate la réponse du Dalai-lama à quelqu’un qui s’étonne de le voir manger de la viande.

Cette parabole me semble très évangélique, et chacun sait quel religieux ressemble le plus au Christ. Il me semble aussi, que cette histoire situe bien ce qui est de l’ordre du religieux et de la spiritualité…

Voir les commentaires

Je vote ' Benoît ' !

Publié le par Perceval

Du bel ouvrage ; c'est social, c'est intelligent et c'est gratuit ... C'est l'encyclique de Benoit XVI...

Original, peut-être pas ; car l'honnêteté doit nous faire admettre que la pensée sociale de l'Eglise catholique, est orientée depuis plus d'un siècle sur la recherche de la justice sociale au service du "bien commun".

Sans doute, comme la plupart des socialistes ou de la gauche : Benoît XVI défend l'économie de marché mais à condition qu'elle prenne en compte le "bien commun" et qu'elle réhabilite le don ( ! intéressante question à étudier en économie, et en France pays aux multiples associations... elles-mêmes de moins en moins soutenues.. ! ).
Le pape prône un "humanisme intégral", en soulignant avec force que l'homme est "le premier capital à sauvegarder et à valoriser". Ce mélange de spiritualité et d'économie , correspond bien au niveau sur lequel se place un texte religieux : le niveau strictement personnel ...


Est-il légitime, réaliste d' administrer au capitalisme une leçon d'éthique sociale... ? C'est pourtant, ce que nous faisons tous dans nos discussion de café de commerce... !
Peut-on espérer faire de l'économie "un lieu de communion" ?

Benoit  s'affirme et ramène le débat sur la foi quand il proclame qu'un "humanisme sans Dieu est inhumain"
...! A discuter, mais intéressant ...

 

Edito du Monde « Un pape social » LE MONDE | 07.07.09 |

« L'évêque de Rome reconnaît des vertus à la mondialisation, dès lors qu'elle favorise le développement ou une meilleure répartition des richesses, mais il pointe surtout ses dysfonctionnements : les désordres de l'activité financière, la spéculation, la mauvaise gestion des flux migratoires, la corruption, l'exploitation anarchique des ressources naturelles, les délocalisations, le chômage, la faim, etc.

On savait que Benoît XVI était un pape moral - très controversé -, c'est aussi un pape social. Un pontife qui plaide, à la lumière de la crise, pour un capitalisme vraiment régulé. Il s'inscrit, cette fois, dans son temps en jugeant que le rôle de l'Etat, "destiné à croître", doit être "repensé". Au moment où Luiz Inacio Lula da Silva prononce, dans nos colonnes, l'acte de décès du G8 et veut faire du G20 une institution permanente, Benoît XVI partage le pessimisme du président brésilien sur la gouvernance mondiale. Il prône même une "Autorité politique mondiale". Un rêve de pape. »

 

Voir les commentaires

Ph. Sollers et La Résurrection

Publié le par Perceval

             pour s'en faire une idée, s'est donc bien déroulé (clin d'œil de l'histoire rue Pierre Nicole (1625-1695) logicien et pédagogue de Port-Royal !) comme il était prévisible, à savoir en se transformant en  une lamentable et pénible séance d'étalage successif de lieux communs, de niaiseries recuites et, surtout, témoignant de la patente et éclatante manifestation chez les deux ignobles et clownesques plumitifs admirateurs de la « dignité de la chair », de leur vertigineuse incompréhension de la théologie dogmatique et principalement de leur misérable ignorance des vérités les plus fondamentales du christianisme.

Je viens d'écouter Le débat entre Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj, que l'on peut écouter sur le blog de la revue «LES EPEES»  : à écouter pour entendre le spectacle ' Sollers ' sur la dignité de la chair ( et sa résurrection évidente..), ses amalgames théologiques ... et la difficile situation dans laquelle se trouve F. Hadjadj, qui mérite une meilleure attention... ailleurs. 

Lire, ou mieux, écouter Philippe Sollers est très stimulant... Que de questions surgissent, au détour de formules provocantes...!
Sollers avec sa culture, son humour provoque le ' chrétien ' ( Il a horreur de ce mot ...!) qui sommeille en nous. Ce chrétien cul-cul la praline, qui jure aimer tout le monde ... Sollers le bouscule, le coince, et lui somme d'être intelligent ... Sinon, il l'assommera de toute sa culture .... et de tout son mépris ....!
Je me régale, je m'amuse, j'applaudis à ce grand spectacle ..!
Sollers, ne vous laisse pas une seconde en place dans un consensus mou... Vous parlez du pape, de vos réserves... Il rigole, Sollers; il vous demande de vous expliquez !  
Il critique le " gallicanisme ' du catholicisme français, coincé entre le protestantisme et les ' cathos ', le tout au détriment du véritable génie du catholicisme....

Je confesse, ..... que j'ai envie de le croire, j'ai envie de le suivre dans l'apologie de la révolution catholique qu'il refuse d'appeler ' contre-réforme '... P. Sollers aiguillonne ma curiosité, mon désir de savoir ...!
Parfois, j'aurais des envies de me prendre pour un ' catholique-athée ' à la manière de Sollers... Surement, avec lui, je partage ma vision sur le génie de cette religion, la profondeur de ces dogmes, l'Art qui s'en inspire: " Que le christiannisme soit  prouvé par Bach, c’est l’évidence." écrit Sollers...
A suivre ....


Voir les commentaires