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La Foi ..? Rencontre avec une Parole

Publié le par Perceval

Anné de la foi vatican 2 « La Parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique» (Dt 30,14).

 

Depuis que les catholiques ont bénéficié des audaces de la Réforme, nous avons remplacé l'autorité du catéchisme, par la rencontre avec la Parole.

 

La Foi est véritablement de l’ordre de la rencontre. Et, je pense, qu’il faut s’en expliquer. C’est peut-être possible de le faire, en explicitant la démarche spirituelle de la lecture de la Bible, et en particulier des Evangiles : lecture evangiles

 

-          Je lis un passage comme si j’allais ainsi à la rencontre d’une ami très cher. Contempler le texte, c’est ainsi se laisser faire ,en toute confiance, à recevoir une bonne nouvelle. Je la regarde avec la liberté de contempler la beauté, sans la saisir, mais en la laissant faire sens en moi… J’ai confiance à laisser ainsi mon âme, s’emplir d’esprit par l’Esprit … Je ressens son action, par les facultés qui agitent mon cœur à expliciter un texte qui m’apparaît toujours aussi nouveau et contestataire. Je sais par expérience que cette parole possède en elle-même une dynamique de Révélation, de vie, de libération, de conversion …

-          Revenir, chaque jour, chaque soir à un passage c’est établir un rendez-vous attendu. C’est conserver un trésor qui ne s’épuise pas.

 

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« Au commencement était le Verbe » (Jn 1, 1)

 

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« Et le Verbe s'est fait chair » (Jn 1, 14)

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La vocation féminine..? Jacqueline KELEN

Publié le par Perceval

 

Jacqueline Kelen, écrivain



L'Eglise doit se réveiller, cesser de restreindre la vocation féminine à la maternité où à la virginité consacrée. Le personnage de Marie est emblématique : au XIXème siècle, on a fini par en faire une figure mièvre et désincarnée, oubliant la force révolutionnaire de son « oui ». Au XIIème siècle, on la révérait comme Notre Dame, comme figure d'épouse, ensuite on la restreinte à la Vierge Marie où à la Mère protectrice.A l'opposé, Marie de Magdala fut avilie et dévalorisée, réduite à une prostituée pardonnée par Jésus. Entre ces deux figures féminines, il y a une troisième voie, la « femme revêtue de soleil », dont parle l'Apocalypse. Traditionnellement, les catholiques l'identifient à la mère du Christ, moi j'y vois la transcendance du féminin à laquelle toute femme est appelée. On parle de la beauté du diable, jamais de la beauté de Dieu. Or, chaque femme a pour mission de manifester la splendeur de Dieu et son amour infini. Ce qui est extrêmement exigeant. Les femmes d'aujourd'hui ont donc à se verticaliser et à se hisser jusqu'à leur mission prophétique. Elles ont à réfléchir, étudier, méditer, oser aussi. Mais je me demande s'il y en a beaucoup qui aspirent à devenir des saintes, à assumer leur autorité spirituelle : il est plus confortable et moins périlleux de rester silencieuses dans l'ombre.

La vie n°3206
Propos de Jacqueline Kelen

Visiter le site:
www.lavie.presse.fr

 

Jacqueline Kelen, écrivain, consacre ses livres et ses séminaires au déchiffrement des mythes de l'Occident et à l'étude de la vie intérieure.

Pourquoi, dans la religion catholique, les femmes sont-elles toujours silencieuses, effacées et dévouées ? Pourquoi ne sont-elles pas autorisées à prêcher dans les églises, comme le fit au douzième siècle Hildegarde de Bingen ? Pourquoi leur parole inspirée, leurs élans mystiques passent-ils pour suspects, alors qu'au cours de l'histoire chrétienne de grandes figures telles que saintes Geneviève, Brigitte de Suède et Catherine de Sienne furent consultées et louangées par les papes de leur temps ? Pourquoi, deux mille ans après le geste bouleversant du Christ qui, à la Résurrection, choisit de se montrer en premier à Marie-Madeleine, pourquoi l'Eglise de Pierre refuse-t-elle l'autorité spirituelle et la parole prophétique de la femme et ne conçoit-elle le sacré qu'au masculin, à l'exception de la Vierge Marie ? La mission féminine se réduit-elle aux soins maternels, à la compassion pour les faibles et les malheureux ? A-t-on délibérément oublié la Sagesse propre à la femme accomplie, qui n'a pas besoin de l'ordination pour éclairer le monde ? Tendrement polémique, cette Lettre propose une magnifique méditation sur le Féminin Transcendant qui se manifeste à travers la Bien-Aimée du Cantique, la figure médiévale de la Dame, ou encore Marie de Magdala et la femme " revêtue de soleil " de l'Apocalypse. Mais elle peut se lire aussi comme un petit traité des ânesses, des mules et autres bêtes rétives.

 

Source: paraboles.net

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La Foi...? Je tourne autour ...

Publié le par Perceval

 Anné de la foi vatican 2Même si la Foi est un don ( une grâce )… La Foi, toute individuelle, est un choix volontaire.

 

Faire ce choix, peut être passionné ; devenir un « retournement » personnel, un peu comme si on « changeait de logiciel ». changement-de-paradigmeEt, cette révolution ne touche pas que les agnostiques, incroyants ou athées ; elle peut concerner les « croyants »… !

 

La Foi est une manière d’appréhender sa vie…

 

Un collègue me parlait de sa verrue, dont il n'arrivait pas à se débarrasser ( avec l'aide du médecin ). Je lui parlais d'un magnétiseur; je "sais" que cela donne des résultats. Il me dit: " tu sais, je ne suis pas croyant... , mais je pense que je vais essayer..."  J'ai cru comprendre qu'il faisait, également, référence à ma Foi ...!

Il est bien difficile de faire comprendre que cela n'a ab-so-lu-ment rien à voir ! D'un côté il s'agit de faits, avec plus ou moins de résultats, dont je n'ai aucune explication rationnelle - pour l'instant . Et de l’autre : une rencontre.

J'ai d'ailleurs, comme tout un chacun, une multitude de croyances plus ou moins fondées, qui m'accompagnent dans mon quotidien...

 

La Foi n'est pas de cet ordre.

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Philosophie : le doute et la certitude - Wittgenstein -

Publié le par Perceval

 

"La philosophie ne peut découvrir aucune vérité. Son unique tâche consiste à clarifier nos pensées en analysant notre usage de la langue. Le philosophe est une sorte de vigile de la pensée dont la mission consiste à montrer les limites du discours sensé. »

ScienceApparencesFlammarion

Ce que nous entendons par « vérité » et « réalité » est constitué par notre manière d'utiliser ces mots dans la vie courante. Nous avons une fâcheuse tendance à avoir une conception absolue du monde, comme si la vérité et la réalité étaient dépendantes de nous. La « vérité » et la « réalité » sont constituées par nos jeux de langage.


« Si un lion pouvait parler, nous serions incapable de le comprendre ». Car la manière de parler du lion ferait partie d'une forme de vie si différente de la nôtre qu'elle n'aurait aucun sens pour nous. Le lion aurait sa propre conception de la réalité, différente de la nôtre. Le lion et nous aurions chacun notre idée sur ce qui est correct, en fonction de nos formes de vie. Wittgenstein 2

 

Wittgenstein

 

 

« Ce dont on ne peut parler, il faut le taire. » 

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Vérité et dialogue

Publié le par Perceval

Le particulier:

Par héritage, de notre culture, nous avons au fondement une ‘ conception du monde ‘.

le point de vue de l'autreAussi, «  Le système de jugement grâce auquel on évalue une religion se trouve devant l’alternative suivante : ou bien on prend comme critère de référence une autre religion ou une conception du monde dite non religieuse, mais en réalité quasi religieuse, comme le scientisme, ce qui constitue déjà un préjugé sur le fausseté de la religion qu’on juge, ou bien on juge une religion de l’intérieur. » ( …)  il n’y a que cette possibilité. La vérité de toute religion doit être pensée de manière strictement relationnelle. La vérité ne se trouve qu’à l’intérieur du système religieux. Dans cette religion, quelque chose peut être juste ou faux. Pour juger une autre religion, il faut donc se placer à l’intérieur de celle –ci » Raimon Panikkar


La-rencontre-d-Assise-et-le-dialogue-interreligieux

L'universel:

« L'humain véritable a toujours une valeur universelle, le religieux véritable quelle que soit son origine particulière a toujours une valeur universelle. » Cl Geffré ( prêtre )

 

C’est, donc, par le caractère universel des religions que nous pouvons entrer en dialogue, et nous rencontrer. Ces particularismes n’existent, qu’en cela ils sont concrets, culturels … Il ne s’agit pour soi, et pour l’autre de perdre son identité… Ceci est même l’une des conditions d’un réel dialogue, sans avoir peur de l’autre…

 

« La vérité du christianisme, celle que nous confessons comme chrétien, n'est pas exclusive de toute autre vérité dans l'ordre religieux.  ( … ) Notre vérité comme vérité révélée n'est pas une vérité partielle, mais notre approche de cette vérité est encore une approche relative. Les-catholiques-se-forment-au-dialogue-avec-les-musulmans( …)  quand on dit que la révélation chrétienne est complète et définitive, on peut absolument confesser cela, mais dire qu'elle est complète et définitive n'empêche pas qu'elle reste relative en ce sens que même la révélation dont le Nouveau Testament est le témoignage n'est pas adéquate à la plénitude de vérité du mystère du Christ et à la plénitude du mystère de Dieu. »  Cl Geffré (conférence: l'Abbaye de Limon,les 4 et 5 octobre 2000 )

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La Foi : du dialogue au pluralisme. 3

Publié le par Perceval

Titian Noli me tangere" Le Bouddha est un personnage historique à propos duquel on connaît relativement peu de choses.

Quant au canon bouddhique le plus ancien, il date d'au moins un siècle et demi après la disparition de Bouddha...

Le Bouddhisme mahayana comprend une infinté de Bouddha qui ont  existé depuis le commencement...

 

La rencontre véritable se trouve en une couche bien plus profonde.Noli Me Tangere (detail), 1835, by Alexande Ivanov

J'aime citer ce mot bouleversant  pour certaines mentalités modernes et occidentales

 "Si tu rencontres le Bouddha, tue le!"


C'est que le Bouddha tout sauveur qu'il est peut être un obstacle pour notre réalisation comme bouddha.

Je suis trop hindou pour risquer de ce mot une traduction chrétienne mais ne pourrait-on dire:


"SI TU TROUVES LE CHRIST, MANGE-LE"

 

C'est cela l'Eucharistie.

Ne te contente pas d'avoir le Christ devant toi assimile-le, mange-le..."

 

Raimon Panikar -p77-Dieu et le Cosmos-Albin Michel

 

panikkarRaimon Panikkar: Né de père indien hindou et de mère catalane catholique, docteur  en philosophie, en chimie  et en théologie, Raimon Panikkar est un des plus grands spécialistes mondiaux du bouddhisme. Ordonné prêtre en  1946, il  enseigne  en Inde à partir de  1954, puis, en 1966, devient  professeur de philosophie orientale  à Harvard. Il vécut ensuite dans la méditation et le silence, dans les montagnes de Catalogne. Il est décédé en 2010.

 

Avec sa philosophie il n’a pas cherché à bâtir un soi-disant système philosophique interculturel, mais plutôt reprendre les questions fondamentales de l’être humain dans une perspective interculturelle certes, mais en montrant autant les limites des différentes traditions religieuses et culturelles que leurs immenses possibilités de fécondation mutuelle.

«Sans une vive conscience interculturelle, nous sommes trop souvent victimes, même inconsciemment, de la pensée unique, qu’on l’appelle marché, démocratie, science, ordre mondial, Dieu ou Vérité, symboles d’autant plus dangereux qu’ils sont inspirés par de bonnes intentions. »  Voilà l’une des nombreuses intuitions que Raimon Panikkar  n’a cessé d’approfondir au cours de sa vie, consacrée au dialogue interreligieux et interculturel.

 

«Il ne faut pas s’étonner que la violence et la guerre apparaissent inévitables. De fait, il n’existe aucun autre moyen de résoudre les conflits tant que chaque camp se croit en possession de la vérité absolue. » R. P.

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La Foi : du dialogue au pluralisme. 2

Publié le par Perceval

La Vérité est une rencontre :

 

«  Lire un livre de forte pensée avec un désir fort de la vérité, sans avidité de savoir, sans prétention à disputer, mais par goût, par amour de la vérité. 

Ouvrir la porte profonde à toute pensée qui vient et la laisser demeurer en paix afin qu’elle vienne à porter son fruit. » M. Bellet ( prêtre )

 Hélène Khoury

 

"L'expérience de Dieu ne peut être monopolisée par aucune religion ni par aucun système de pensée. En tant qu'expérience ultime, elle est une expérience non seulement possible, mais encore nécessaire pour que tout être humain parvienne à prendre conscience de sa propre identité
Raymond  Panikkar ( prêtre )

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La Foi : du dialogue au pluralisme. 1

Publié le par Perceval

Eloge catholique du doute :

 

«  Des certitudes en béton, susceptibles d’être imposées aux autres, si les circonstances nous en donnaient le pouvoir, ne sauraient être aujourd’hui encore le remède infaillible à la misère spirituelle de nos sociétés. » G. Pietri prêtre ( ‘La Croix’ du samedi 11/02 )

jesus-rentre-a-jerusalem ânon 2

 

 

D’autant que selon l’expression de Vatican II : « La vérité ne s’impose que par la force de la Vérité elle-même, qui pénètre l’esprit autant de douceur que de puissance » (Vatican II, Dignitatis humanae, /)(35)

 

Vaclav Havel, lui, s'en prend à ce «  court-circuit de la pensée qui représente la Vérité toute prête et toute complète sous la forme d’une idéologie ou d’une doctrine… », il s’en prend à ceux qui voudraient «  décharger les épaules des hommes de leur fardeau des questions incessantes… »

 

 

Jésus, pour entrer dans Jérusalem, n'adopte pas la stature de la puissance triomphante, il choisit l'ânon comme monture ...

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Un violoniste dans le métro ...

Publié le par Perceval

Trouvé sur internet, une histoire vraie (1 )

«  Par un froid matin de janvier, un homme assis à une station de métro de Washington DC a commencé à jouer du violon. Il a joué six morceaux de Bach pendant environ 45 minutes. Pendant ce temps, comme c’était l'heure de pointe, il a été calculé que des milliers de personnes sont passées par la gare, la plupart d'entre elles en route vers leur travail.
violoniste-bells métroTrois minutes se sont écoulées et un homme d'âge moyen a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son rythme, a arrêté pendant quelques secondes, puis se précipita pour respecter son horaire.
Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : une femme jeta de l'argent dans l’étui de son violon et, sans s'arrêter, a continué son chemin.
Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au mur pour l'écouter, mais l'homme a regardé sa montre et a repris sa marche. Il est clair qu'il était en retard au travail.
Celui qui a apporté le plus d'attention à la prestation musicale fut un petit garçon de 3 ans. Sa mère l’a tiré vers elle, mais le garçon s’est arrêté pour regarder le violoniste.
Enfin, la mère a tiré plus fort et l'enfant a continué à marcher en tournant la tête tout le temps. Cette action a été répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à aller de l'avant.
Durant les 45 minutes que le musicien a jouées, seulement 6 personnes se sont arrêtées et sont restées à l’écouter pendant un certain temps. Environ 20 lui ont donné l'argent, mais ont continué à marcher à leur rythme. Il a recueilli 32 $. Quand il finit de jouer et que le silence se fit, personne ne le remarqua. Personne n'applaudit, ni n’exprima quelque reconnaissance que ce soit.joshua bell
Personne ne savait cela, mais le violoniste était Joshua Bell, l'un des meilleurs musiciens au monde. Il a joué l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon une valeur de 3,5 millions de dollars.
Deux jours avant sa prestation dans le métro, Joshua Bell joua à guichets fermés dans un théâtre de Boston où un siège coûtait en moyenne 100 $.
C'est une histoire vraie. Joshua Bell joua effectivement incognito dans la station de métro
Cet événement a été organisé par le Washington Post dans le cadre d'une expérience sur la perception, les goûts et les priorités des gens. L’énoncé était: dans un environnement commun à une heure inappropriée sommes-nous en mesure de percevoir la beauté?
Nous arrêtons-nous pour l'apprécier? Savons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu?

L'une des conclusions possibles de cette expérience pourrait être: si nous n'avons pas un moment pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant la meilleure musique jamais écrite, combien d'autres choses manquons-nous ? »

(1) Vidéo ici

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qu'est-ce que j'aime quand je T'aime ?

Publié le par Perceval

Je n'aimais pas encore mais j'aimais l'amour et par une indigence secrète je m'en voulais de n'être pas assez indigent.Michel kirch 06

 

Aimant l'amour, je cherchais un objet à mon amour ; je haïssais la sécurité, la voie sans pièges, parce qu'au fond de moi j'avais faim : je manquais de la nourriture intérieure, de toi-même, mon Dieu, mais ce n'est pas de cette faim-là que je me sentais affamé ; je n'avais pas d'appétit pour les aliments incorruptibles, non que j'en fusse rassasié : plus j'en manquais, plus j'en étais dégoûté.

Michel kirch 07

Et mon âme était malade ; rongée d'ulcères, elle se jetait hors d'elle-même, misérablement avide de se gratter contre le sensible. Mais le sensible, certes, on ne l'aimerait pas s'il était inanimé.

Augustin d'Hippone ( actuelle Annaba en Algérie ): Confessions, livre III, chap.I

 

Photos de Michel Kirch

 

"Eh bien ! qu'est-ce que j'aime quand je t'aime ?
Ce n'est pas la beauté d'un corps, ni le charme d'un temps,
ni l'éclat de la lumière, amical à mes yeux d'ici-bas,
ni les douces mélodies des cantilènes de tout mode,
ni la suave odeur des fleurs, des parfums, des aromates,
ni la manne ou le miel,
ni les membres accueillants aux étreintes de la chair :
ce n'est pas cela que j'aime quand j'aime mon Dieu.
 

Chagall le cant des cant

Et pourtant, j'aime certaine lumière et certaine voix,
certain parfum et certain aliment et certaine étreinte
quand j'aime mon Dieu :
lumière, voix, parfum, aliment, étreinte
de l'homme intérieur qui est en moi,

où brille pour mon âme ce que l'espace ne saisit pas,
où résonne ce que le temps rapace ne prend pas,
où s'exhale un parfum que le vent ne disperse pas,
où se savoure un mets que la voracité ne réduit pas,
où se noue une étreinte que la satiété ne desserre pas.


C'est cela que j'aime quand j'aime mon Dieu."


Augustin  dans les Confessions, X, vi, 8

 

 

Cant des Cant shirha7

 

 

" Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle!

Tes yeux sont comme ceux des colombes, derrière ton voile;

tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres suspendues aux montagnes de Galaad.

 Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues qui remontent du lavoir, qui sont toutes deux à deux, et dont aucune ne manque.

Tes lèvres sont comme un fil d'écarlate; ton parler est gracieux; ta joue est comme une moitié de grenade, sous tes voiles."


Le cantique des cantiques

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