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Mythe et religion s’enrichissent. 2.

Publié le par Perceval

L’expérience religieuse ne peut plus aujourd’hui se penser en termes de « vrai » ou de « faux ». Même si c’est en insistant sur l’aspect historique que la religion chrétienne s’est imposée, il est urgent, à mon avis, de rappeler que le seul langage véritablement religieux ( et universel ) est celui des symboles…

cristiano4
 

Et ceci, n’a rien de négatif ou de dévalorisant ( bien sûr, et au contraire … ! ). Par exemple : un motif comme la « vierge qui enfante » ( très répandu …) ne peut pas être relié à un événement historique particulier… C’est un événement « spirituel » ! qui peut et doit enrichir magnifiquement ma Foi ! ( S’il n’était considéré que seulement historique, je retirerai ma confiance, en une telle proposition ! )

Semiramis Tammuz
 

 

Le mythe, nous pousse dans les retranchements de notre pensée. N’est plus acceptable l’idée que le « transcendant » est un être surnaturel avec lequel l’humain entretient une relation fondée sur l’obéissance à des devoirs, le mérite pour accéder au paradis..etc. …Aujourd’hui, enrichis de nos savoirs ( cf Kant : critique de la raison pure …) , nous pouvons reconnaître dans nos traditions le message essentiel d’une transcendance qui dépasse les catégories de pensée ( bien/mal, beau/laid ) .. C’est un point au-delà des dualités de ce monde.. etc

 

Le héros en chacun de nous est en quête, avec ses seules armes de sa tradition ( le choix unique est néce ssaire .. ! ) ,de ce « transcendant ». Je le nomme Dieu, pour ma part.

pelerin-chemin.jpgLe mythe offre des symboles ( sans dogmatique ), et la religion offre un cadre, un rituel, une dialectique malgré tout nécessaire, mais non « absolue ». Il est absolument nécessaire, à mon avis, d’approfondir ( c’est infini .. !) sa tradition de foi. Egalement, Il est passionnant, et combien éclairant ( pour sa propre religion ) de se reconnaître comme une parmi d’autres. L’expression de ma tradition, aujourd’hui, n’est pas parfaite, mais pour moi elle est « unique ».

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Mythe et religion s’enrichissent. 1.

Publié le par Perceval

S’intéresser au mythe, c’est admettre qu’un même fond mythique se retrouve dans toutes les traditions. C’est admettre une « origine commune », et c’est à mon avis le résultat d’un savoir scientifique, qui ne remet en cause aucune connaissance ( foi ) religieuse… chemin-Forest.jpgCependant travailler à partir de ce substrat humain, nous permet de re-découvrir chacune des religions, en perspective … Ce qui me semble tout à fait légitime...  Sans être accusé de « relativisme » dans un premier temps, et soupçonné de « syncrétisme » ... sauf, s’il s’avérait que l’objectif d’une telle étude ( il n’y a pas de question taboue, pour la science .. ! ) était de proposer un « mix » de toutes les traditions…! Ce qui serait absurde, puisque la Foi religieuse a l’immense richesse de proposer une tradition complexe et la plupart du temps riche de plusieurs siècles … La voie est unique !

 

Aujourd’hui profiter de la mondialisation, et admettre la nécessité d’élaborer une théologie du pluralisme religieux, me semble évident, une chance et un chantier passionnant.

 

Je reviens à ma réflexion, sur le mythe :

-       Son histoire, et ceci est particulièrement d’actualité, nous ramène par l’observation des rites ancestraux, au nécessaire( et pourtant oublié.. ! ) respect de la nature. 

scène de chasse lascaux

En effet le sentiment de reconnaissance envers ce qui meurt pour nous faire vivre, parcourt les mythes de la chasse et de la plantation.. L’étude nous permet d’y retrouver les premières élaboration du concept de « sacrifice » attaché à la vie.. Dans les sociétés de chasseurs, un sacrifice est considéré comme un « don »…etc… Manger est une communion avec l’univers …etc … ( voir toutes les études …)

Je raccourcis, pour arriver à l’image symbolique d’une source de vie, qui nous permettrait d’éprouver une expérience d’une transcendance ( chemin vers les mythologies célestes …etc )

Enfin, l’humain a le désir de s’unir à cette force unique , afin de se situer hors de la peur, du changement, des contradictions…


-       Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelle est la place des mythes ?

Trop souvent, la religion « doctrinaire » a détruit le mythe, en l’interprétant comme un fait historique. Comme si le passage du symbole (universel ) au particularisme historique était nécessaire pour emporter l’adhésion ( irréfutable ! ) du fidèle … !

Adam--Eve-et-Lilith.jpg

Par exemple, aujourd’hui  presque reconnue de tous, l’histoire d’Adam et Eve n’a aucun intérêt sur le plan historique !


Conséquence : Le religieux entretient une certaine confusion au point, comme dit Joseph Campbell que :

«  Nous avons des gens qui se considèrent comme des ‘croyants’ parce qu’ils prennent les métaphores pour des faits, et que nous en avons d’autres qui se classifient comme athées parce qu’ils pensent que les métaphores religieuses sont des mensonges ( face à la vérité scientifique ! ) » ( J. Campbell )

 

Adam et Eve, avec Lilith ... !

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Le mythe, qu'en faire ?

Publié le par Perceval

Mais, le mythe ne propose t-il pas une concurrence au christianisme, et pire une sorte de religion païenne ? Psychanalyse, ésotérisme… cela n’est-il pas réservé à une élite ?

 

Les clercs du catholicisme, craignent sans doute que l’enseignement, la transmission ne leur échappent.. ! Benoît XVI, est un remarquable théologien ; sans doute connaît-il moins les progrès des autres sciences humaines… ? Icare.jpgPeut-être s’agirait-il de faire un peu plus confiance aux laïcs et en particulier aux femmes qui ont d’autres formations, d’autres espaces de pensée …etc

 

Je reviens sur cette peur et je continue, au travers de la lecture de Joseph Campbell, à traduire l’histoire de Perceval et y reconnaître les caractéristiques de la vie de l’âme…

 

Le mythe, langage de l’inconscient , est une ressource supplémentaire à qui veux approfondir sa recherche, sa Foi … Un peu du même ordre que la métaphysique : avec l’avantage que le mythe parle à tous.


Le mythe pour Campbell est une métaphore… Il est un récit imagé pour représenter ce qui ne peut pas s’expliquer rationnellement. Le mythe n’explique pas le monde.

Le mythe n’est pas relié à un temps historique.

Le mythe raconte, avec des images, ce dont on ne possèdera jamais le sens.

Le mythe n’est en rien ( ce que l’on dit pourtant … !) une quête d’explications.. Le poème n’explique rien, le mythe non plus …

Le mythe ne «  donne pas de sens » à laParzival.jpg vie. Le mythe me donne des clés pour comprendre les difficulté sur  mon chemin de foi… Le mythe n’est pas « magique », le mythe raconte que :  si j’avais « le courage » ( cf Tillich ), je pourrais changer des orientations de ma vie ; et, autrement que par une injonction - par exemple : l’homélie catholique va insister une fois de plus sur le « commandement ( ! )  » de l’Amour… Tu dois aimer ! Je sais … et … je culpabilise, parce que je ne sais pas comment faire …

Le conte de la quête du Graal, me prend là où j’en suis, et sous le couvert des évangiles ( pour ce qui me concerne ), me propose ( à moi : mais … à chacun son mythe .. ! ) un chemin de «  courage », de vie … et d’épreuves …

 

Le mythe, utilise les symboles, et nous connaissons aujourd’hui leur valeur et leur nécessité, comme trousse à outils, pour persévérer dans notre quête …

 

Nous pourrions, par exemple, visiter la richesse du symbole représenté par le « roi pêcheur » que rencontre Perceval. Un roi, blessé, « à la hanche » ( dans sa sexualité ..  ) occupe ses journées en allant pêcher ( et non plus combattre … )… N’a t-il pas, d’ailleurs, lui-même péché ( au sens catholique ..) , ce qui a plongé son royaume dans le chaos ( gaste pays ). Dans la mythe grec, Orphée aussi est pécheur…

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Vesak, la fête du Bouddhisme.

Publié le par Perceval

Vesak vient du sanskrit Vaishaaka, qui désigne le mois d’avril-mai. Chaque année, à la pleine lune du mois de mai, les bouddhistes célèbrent la naissance, l’Éveil et l’entrée dans le parinirvana du Bouddha Shakyamuni. En France, depuis 1997, Vesak est reconnu jour férié pour les bouddhistes et se célèbre à la Grande Pagode du Bois de Vincennes.

Fete-du-Bouddhisme-mai-2012.jpg

L'Union Bouddhiste de France (UBF) estime aujourd'hui à un million le nombre de bouddhistes en France, asiatiques et "français de souche" confondus. Les "bouddhistes français" représenteraient environ 300.000 personnes et se rattachent majoritairement aux écoles tibétaines et au Zen japonais. Il reste cependant extrêmement difficile d'apprécier réellement l'implantation du bouddhisme dans la population française :les dalai_lama-a-Evry-2008.jpg"sympatisants" sont de plus en plus nombreux...!

Les quelques études qui ont été menées à ce jour montrent que les "bouddhistes français" forment une population hétérogène et "papillonnante" : la multiplication des centres d'enseignements favorise ces mouvements de curiosité et l'on assiste à de nombreux passages d'une tradition à l'autre ou d'une école à l'autre au sein d'une même tradition. Un phénomène grandement facilité du fait que l'on trouve en France, aujourd'hui, des représentants d'à peu près toutes les écoles bouddhistes.

 


 

Les 5 et 6 mai 2012: 8ème Fête du Bouddhisme proposée par l’UBF

Grande Pagode du Bois de Vincennes, Paris 12ème

La prochaine édition de la « Fête du Bouddhisme » organisée par l’Union Bouddhiste de France (UBF) aura lieu les 5 et 6 mai prochain à Paris.

 

Différentes activités seront organisées ( conférences, méditations, ...etc ). Et, en particulier le dimanche: à 14h30 Cérémonie inter-religieuse de célébration pour la Paix

(les communautés juives, chrétiennes, musulmanes et bouddhistes recueillies ensemble pour un moment de chant et de partage)Bougies-fete-du-Bouddhisme.jpg

  • Discours d’accueil du Président de l’UBF
  • Chant et brève allocution pour la paix de chaque représentant des religion/tradition présentes
  • Chaque religion allume une grande bougie
  • Méditation silencieuse en commun
  • Dédicace chantée par un religieux
  • Partage du thé entre religions

15h->19h Enseignements et ateliers de méditation par des maîtres de différentes traditions bouddhistes...

 

 

 

Autres actualités:

Le désir en question: regards bouddhistes et chrétiens

Colloque-Meylan-2012.jpgColloque interreligieux présidé par Dennis Gira
du 5 au 8 juillet 2012
au Centre Théologique de Meylan-Grenoble.

 

Depuis son origine, l'humanité entière se trouve confrontée à la question du désir. Nourris par leurs textes et événements fondateurs, inscrits dans des traditions millénaires, chrétiens et bouddhistes ont une manière différente d'aborder cette question. La rencontre entre fidèles de différentes traditions, soutenue par l'apport de spécialistes et de témoignages, peut aider chacun à approfondir sa tradition, tout en découvrant celle de l'autre et en se laissant interroger par elle.

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La Foi : Paul Tillich

Publié le par Perceval

"Le courage qui regarde le désespoir en face, est déjà une foi, et le fait d'accueillir l'absurdité est un acte raisonnable. (...) Il n'y a pas de preuves valables de l'existence de Dieu, mais il y a des actes de courage ou de foi, dans lesquels, par exemple lorsque nous regardons en face le désespoir ou que nous acceptons l'absurdité, nous affirmons la puissance de l'être et nous témoignons de la présence de Dieu en tout ce qui est."

 

Sur la question de "la religion à la lumière de la science et de la philosophie", j'ai choisi, écrit Paul Tillich, " comme sujet un point vers lequel converge tout un ensemble de problèmes théologiques, sociologiques et philosophiques : le concept de "courage". Peu de notions peuvent rendre autant de services pour analyser la situation humaine. Le courage, sans doute, appartient à l'éthique, mais il s'enracine dans la totalité des dimensions de l'existence et, en dernière analyse, dans la structure de l'être lui-même. Il faut donc l'examiner d'un point de vue ontologique afin de le comprendre du point de vue ethique. ( ...)

 

( ...) Le courage de Socrate mourant qui fut un courage rationnel et démocratique, et non plus un courage héroïque et aristocratique, le courage comme caractéristique essentielle de la noblesse médiévale, et, bien entendu la conception stoïcienne du courage : le courage d'être, c'est le courage d'affirmer notre propre nature rationnelle en dépit de tout ce qui en nous s'oppose à la réunion avec la nature rationnelle de l'être lui-même"

(...)

Nietzsche a décrit cette ambiguité de façon tout à fait typique dans le dernier fragment de La Volonté de Puissance. Le courage est cette puissance qu'à la vie de s'affirmer en dépit de son ambiguité, tandis que la négation de la vie en raison de sa négativité est une expression de lâcheté. Partant de là, Nietzsche développera une philosophie et une prophétie du courage contre cette médiocrité et cette décadence de la vie qu'il voyait s'annoncer dans la période à venir."

 

paul-tillich.jpg

Paul Johannes Tillich (20 août 1886, Starzeddel, Allemagne - 22 octobre 1965, Chicago) est un écrivain et théologien protestant. 

  D'origine allemande, il fut chassé de l'Université parce qu'il avait pris la défense d'étudiants juifs molestés par les nazis, et s'exila alors aux États- Unis.

  Paul Tillich est l'un des plus grands théologiens du XXe siècle. Il participa en 1928 au premier cours universitaire de Davos, avec de nombreux autres intellectuels français et allemands.

  Son œuvre maîtresse est sa théologie systématique. Elle comporte une importante "Introduction" méthodologique et cinq parties intitulées "Raison et révélation", "L'être et Dieu", "L'existence et le Christ", "La Vie et l'Esprit", "L'histoire et le Royaume" (trois volumes dans l'édition américaine, cinq, un par partie, prévus dans la traduction française).

Tillich exercera une forte influence sur de nombreux penseurs de la seconde moitié du XXe siècle, parmi lesquels Paul Ricoeur et René Girard.

  Albert Einstein (à gauche,debout derrière la fille) and Paul Tillich (à droite, avec de lunettes) lors d'une conference à Davos, Switzerland on March 18, 1928.   Tillich-avec-Einstein-a-davos.jpg

 

 

La foi n’est pas l’affirmation théorique de quelque chose d’incertain, elle est l’acceptation existentielle de quelque chose qui transcende l’expérience ordinaire. La foi n’est pas une opinion mais un état. Elle est l’état d’être saisi par la puissance de l’être qui transcende tout ce qui est et à laquelle participe tout ce qui est. Celui qui est saisi par cette puissance est capable de s’affirmer parce qu’il sait qu’il est affirmé par la puissance de l’être-même. [...]

La foi qui rend possible le courage du désespoir est l’acceptation de la puissance de l’être, même dans l’étreinte du non-être. Même dans le désespoir concernant le sens, l’être s’affirme lui-même à travers nous. L’acte d’accepter l’absence de sens est en lui-même un acte plein de sens : il est un acte de foi. Nous avons vu que celui qui possède le courage d’affirmer son être en dépit du destin et de la culpabilité ne les a pas supprimés : il demeure sous leur menace et il subit leurs coups. Mais il accepte d’être accepté par la puissance de l’être-même à laquelle il participe et qui lui donne le courage d’assumer les angoisses du destin et de la culpabilité. Il en est de même de l’angoisse du doute et de l’absurde. La foi qui crée le courage de les intégrer n’a pas de contenu spécifique : c’est la foi, tout simplement, sans direction précise, absolue. Elle ne se définit pas, puisque tout ce qui se définit se dissout dans le doute et l’absurde. Néanmoins, même absolue, la foi est autre chose qu’un surgissement d’émotions subjectives ou une disposition sans fondement objectif.

 

Paul Tillich,

Le courage d’être

 

***

André Gounelle:


Théologien protestant, André Gounelle a enseigné à la faculté de théologie protestante de Montpellier, et codirige avec le père Richard, de Québec, la traduction française des Œuvres de Tillich, dont le II e tome vient de sortir : Paul Tillich, théologie systématique, L’Être et Dieu, éditions du Cerf.

 

 

Qui était Paul Tillich from Meromedia on Vimeo.

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J’ai rêvé d’un autre monde…

Publié le par Perceval

BRAVO: ... à "Goshem": lieu d'accueil

et d'agriculture solidaire .

«Notre civilisation est à l’aube d’une crise fondamentale sans précédents, à tous niveaux : écologique, financière, politique, spirituelle,...
Il devient impératif aujourd’hui de repenser notre mode de vie et d’organisation sociale.
Nous croyons profondément que le message central de Jésus est : « Un autre monde est possible ! » Si l’on se réfère aux injonctions très claires de Jésus, nous pouvons y déceler une éthique sans ambiguïté pour faire advenir le Royaume, pour renouveler les structures sociales et politiques de nos sociétés et créer un monde non-violent et fraternel."

Le message est clair pour ce WE alternatif, qui touche notamment les personnes en lien avec l'étonnant réseau TCHAAP, et qui se déroule à La Bussière sur Ouche, près de Dijon, dans un petit éco-lieu «chrétien alternatif» naissant. (www.goshen.fr)

Un bon exemple de la diversité des approches dans le monde chrétien des questions écologiques...

DL

Collectifs

« Ni secte, ni gourou ». Nous sommes un collectif composé d'individu-es et de familles, de divers horizons, qui mutualisons nos savoirs et nos énergies, tout en respectant la vie privé, l'espace et l'identité de chacun.

Spiritualité

Les enseignements du Christ nous inspirent à vivre dans une démarche de confiance, à l'espérance en une vrai justice, à nous ouvrir à l'autre et à la différence, à laisser une place dans nos vies à celui qui est momentanément dans le besoin...

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Joseph Campbell: le mythe, le héros , et moi ...

Publié le par Perceval

Les textes ci-dessous sont des extraits d’un mémoire ( Univ. De Montréal ) de « Sciences des religions » de Claude Harvey., et d'un article de Anne-Marie Bilodeau.

 

Né le 26 mars 1904 à New York, Joseph Campbell joseph campbell 1904-1987étudie d’abord la biologie et les mathématiques au College Dartmouth en 1921. Ensuite, à Columbia, il complète une thèse dans le domaine des légendes arthuriennes. Il part pour l’Europe en 1926-7. Il y étudie la littérature, le vieux français à la Sorbonne et fait la connaissance de Joyce. L’année suivante, il part pour l’Université de Munich où il étudie le sanskrit et la philologie indo-européenne. Cela lui donne l’occasion de découvrir les penseurs allemands tels: Jung, Freud, Goethe, Thomas Mann.

Son séjour en Europe et la rencontre qu’il fait avec les traditions françaises et allemandes lui ouvrent tellement l’esprit, que, lorsqu’il revient à l’Université Columbia, deux semaines avant le crash boursier de 1929, il déclare à ses professeurs à propos de sa thèse doctorale en cours sur les légendes arthuriennes: «this whole thing has opened out.». Mais ses professeurs ne partagent pas cet enthousiasme à voir son esprit s’élargir et avec lui le rayon de l’interrogation du jeune chercheur. Ils refusent catégoriquement que celui-ci change de direction dans son analyse, et c’est ainsi qu’il décide de quitter Columbia… ( …)

 

Campbell étudie les mythes aussi bien en général qu’à des niveaux plus particuliers. Comme nous l’avons souligné précédemment, il s’intéresse plus spécifiquement au personnage du héros mythique dans son livre intitulé The Hero with a Thousand Faces. Georges dragonC’est à partir de cet ouvrage qu’il établit principalement sa crédibilité et sa notoriété. Soulignons ici que l’intérêt manifesté par Campbell pour les récits d’Arthur, des Chevaliers de la Table ronde et du Graal est vraisemblablement une des origines de sa propension à l’aventure du héros ou, du moins, ce qui contribue entre autres choses à lui donner la forme que nous connaissons aujourd’hui dans ses travaux. À cet effet, voyons comment Campbell peut faire cette association entre la mythologie arthurienne et l’aventure du héros.

Selon Campbell, «avant l’introduction du christianisme en Europe», il y a quatre grandes traditions mythologiques: la grecque classique, la romaine, la celtique et la germanique. Ces traditions reconnaissent à la personne le statut d’«individu» et non pas seulement celui de membre de la société, contrairement à celles de l’Orient: le cheminement de chacun y est très valorisé.

Pour Campbell, à l’intérieur de ces quatres traditions, les légendes du Graal expriment exactement ce qu’est, dans son esprit, la spécificité de la spiritualité occidentale par rapport à la spiritualité orientale, i.e. le caractère individuel de la démarche:

Sir GalahadChaque chevalier pénétra donc dans la forêt à l’endroit qu’il avait lui-même choisi, et où ne s’ouvrait aucun chemin. S’il apercevait un chemin, c’était forcément celui de quelqu’un d’autre. Le suivre aurait signifié ne pas s’aventurer dans la quête. Sachant cela, qu’en est-il de l’instruction que vous devez recevoir? Si ceux qui ont suivi un chemin avant vous vous transmettent des indices, vous devez passer outre, adapter cette information à vos choix. Il n’y a pas de mode d’emploi. Cette magnifique légende des chevaliers qui vont chacun leur chemin relate une quête merveilleuse, car si quelqu’un découvre le chemin de quelqu’un d’autre et, songeant qu’il mène au but, choisit de l’emprunter, il s’égare totalement, même si l’autre réussit. Quelle belle histoire, n’est-ce pas? Ce que nous cherchons, notre cheminement, notre but, tout cela est une réalisation qui n’a encore jamais eu lieu sur terre, c’est l’épanouissement de notre potentiel personnel. (...) Chacun doit résoudre sa propre énigme et glaner çà et là ses propres indices. 

La démarche occidentale, pour Campbell, est donc simple: il s’agit, en quelque sorte, de réfuter les valeurs de la «religion», du «système», i.e. de l’idéologie dominante au nom de laquelle, et pour sa survivance, on sacrifie les individus. Cette démarche nous invite plutôt à résister à l’appel uniformisateur de l’idéologie, afin de trouver et d’accomplir sa propre voie. Nous ne pouvons que remarquer la similitude entre la démarche occidentale, dont la quête du Graal illustre très bien la nature, et l’aventure du héros, que Campbell forge par la suite. Cependant, d’autres outils importants l’aidèrent à forger sa grille de lecture des mythes, qu’il nous importe ici de souligner.

 

- Premièrement, selon Campbell, la psychanalyse est l’outil qui nous permet de lire la grammaire des symboles mythiques… (…)

- En second lieu, l’homme n’est pas maître des symboles, selon le professeur du College Sarah Lawrence. Graal apparitionSi Campbell postule l’existence des archétypes, il n’endosse pas exactement la définition que Jung donne de ceux-ci. En effet, ce dernier voit dans le contenu des archétypes le produit de l’hérédité, tandis que Campbell y ajoute les «expériences “significatives”» des êtres humains. Par ailleurs, Campbell ne généralise pas la théorie du développement parallèle pour fonder son postulat des archétypes. Pour lui, une bonne partie des similitudes entre les mythes et les symboles religieux sont imputables au phénomène de la diffusion. Mais par-dessus tout, ce qui différencie Jung et Campbell est la fonction que l’un et l’autre donnent respectivement à la mythologie Campbell ne limite pas la fonction de la mythologie à celle d’une rééquilibration intérieure de l’individu; il lui donne aussi la tâche d’ouvrir ce dernier sur la dimension spirituelle. C’est pourquoi Campbell dépeignit les deux perspectives dans son ouvrage sur les héros. Mais avant de regarder ces deux composantes de la mythologie, regardons maintenant la structure que Campbell identifia à travers l’ensemble des mythes qu’il étudia: le monomythe.

 

- Campbell, à travers l’ensemble des mythes de l’humanité, dégage un cheminement-type, un structure initiatique récurrente qu’il nomme «monomythe» : ( … ) En résumé donc, le monomythe se présente comme suit: Un héros s’aventure hors du monde de la vie habituelle et pénètre dans un lieu de merveilles surnaturelles; il y affronte des forces fabuleuses et remporte une victoire décisive; le héros revient de cette aventure mystérieuse doté du pouvoir de dispenser des bienfaits à l’homme, son prochain.

 

 

De  Anne-Marie Bilodeau: ( ci-dessous )

 

Le héros qui, pour conquérir un royaume ou une princesse, se lance dans une aventure semée d'embûches, est le prototype de toute personne qui, s'éveillant à des valeurs spirituelles jusque-là insoupçonnées, entreprend un voyage intérieur vers ses propres sources, à la recherche de son identité réelle. Ce voyage, qui constitue pour Carl G. Jung le «processus Gauvain vole au secours de la demoiselle à la cei-copie-1d'individuation», une maturation psychologique, acquiert, dans la perspective de Campbell, une valence spirituelle.

 

La fonction principale du mythe — qu'il qualifie de fonction mystique — consiste à nous mettre en relation avec cette énergie, avec le mystère du monde, qui est aussi, ajoute-t-il, le mystère même de notre être.

 

Campbell considère la religion comme une forme évoluée de la mythologie, son prolongement dans l'histoire: elle est simplement, à son avis, l'intégration de la mythologie dans les différentes cultures. Toute religion, possède ses mythes, ses récits sacrés. Les religions dites «primitives» sont fondées sur de tels récits. Quant aux «grandes religions», elles ont aussi leurs récits religieux — leurs mythes — mais se réclament principalement de la parole d'un prophète, d'un visionnaire ou d'un dieu; elles se disent «révélées». Les religions dites «du Livre» s'inscrivent dans l'histoire mais aussi la transcendent car elles revendiquent une création divine, une Révélation et chacune proclame son universalité. S'il ne rejette pas cette dimension, qui à son avis relève de la théologie, Campbell ne l'intègre cependant pas à son discours sur le mythe et la mythologie car son approche se veut scientifique et non théologique.

 

À plusieurs reprises dans ses écrits, Campbell s'élève avec véhémence contre une interprétation trop littérale des mythes et des symboles, en particulier dans la tradition judéo-chrétienne. Une lecture littérale et historique des récits sacrés du christianisme dépouille, à son avis, les mythes de leur vrai sens et de leur dynamisme. Alors qu'ils sont conçus pour évoquer la réalité spirituelle, les symboles bibliques, si on les concrétise, perdent leur référence essentielle et entrent en conflit avec les connaissances scientifiques les plus élémentaires. Un exemple suffira à illustrer ce propos: celui de la notion de virginité mariale. Qui donc peut croire aujourd'hui qu'une vierge puise donner naissance à un enfant ? (À l'époque de sa jeunesse, dans les années 20, dans le milieu catholique irlandais américain dont il est issu, la Bible était souvent interprétée de façon littérale, comme elle l'est encore d'ailleurs dans certains milieux fondamentalistes.)

 

Pour Campbell, les symboles mythologiques ne sont pas inventés mais jaillissent spontanément des profondeurs de la psyché. Inversement, la connaissance des symboles conduit à celle de l'esprit humain, dont ils révèlent des puissances, des potentialités spirituelles ou, pour citer de nouveau Huxley, «des processus à jamais déployés dans le coeur de l'homme». La pensée de Campbell rejoint ici celle de Lévi-Strauss, qui considère que la connaissance des mythes peut donner accès à «des structures fondamentales de l'esprit humain: des processus cognitifs/symboliques sous-jacents à toute la pensée humaine»

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Catholique, avec Jung et la voie du Conte...

Publié le par Perceval

S’intéresser aux mythes, aux contes… au point d’en faire « un chemin », et, allons n’ayons pas peur de dire : « un chemin spirituel »… C’est «  suspicieux » pour un catholique, ou certains chrétiens… J’entends déjà dire : «  Le Christ ne suffit-il pas ? », … » « Jésus, n’est-il pas Le Chemin… ? »… " Attention...! , à toutes les théories « new-âge », qui finalement, en professant une « vague spiritualité païenne », ne reconnaissent pas en Jésus, le Dieu personnel… en rien équivalent, à une nature divinisée en multiples avatars ( esprits, etc …).. Etc, etc …

 

Bref ! Impossible de se faire comprendre !

Serait-il impossible qu’un « catho. » puisse admettre que la psychologie ( étude de l’âme, la psyché …) ait fait certaines découvertes sur le fonctionnement de la psyché… que ces études prennent en compte un capital – vieux comme le monde – que sont les mythes, les légendes et les contes… ? Et, que la compréhension du fonctionnement de la psyché puisse influer sur la manière de vivre sa spiritualité… Voire, mieux : l’éclaire, la complète, l’enrichie …etc ?

Clark University Sigmund Freud, G. Stanley Hall, Carl Jung  Clark University : Sigmund Freud, G. Stanley Hall, Carl Jung et derrière Abraham A. Brill, Ernest Jones, Sándor Ferenczi

 

Bien.. ! Revenons en arrière, mais pas tout à fait jusqu’à Freud. Acceptons les avancées extraordinaires de cette époque avec Carl Gustav Jung.C.G.-Jung-mavie_3.jpg

« Carl Gustav Jung a été un pionnier de la psychologie des profondeurs en soulignant le lien existant entre la structure de la psyché (c'est-à-dire l'« âme », dans le vocabulaire jungien) et ses productions et manifestations culturelles. »


En 1913, comme pour officialiser la rupture d’avec Freud, Jung présente succinctement au XVIIe Congrès international de médecine organisé à Londres, en août, sa nouvelle approche qu'il nomme la « psychologie analytique », la distinguant de la psychanalyse de Freud et de la psychologie des profondeurs d'Eugène Bleuler. Jung y suggère de libérer la théorie psychanalytique de son « point de vue exclusivement sexuel » en se focalisant sur un nouveau point de vue énergétique se fondant sur celui développé par Henri Bergson.

« Notre âme, comme notre corps, est composée d'éléments qui tous ont déjà existé dans la lignée des ancêtres. Le « nouveau » dans l'âme individuelle est une recombinaison, variée à l'infini, de composantes extrêmement anciennes » — C. G. Jung

 

Si Freud, élabore sur une construction intellectuelle athée et matérialiste, Jung prend en compte la dimension religieuse.

 

En quoi, « L'idée jungienne que l'homme rencontre Dieu et s'accomplit lui-même en prenant conscience du Soi (« l'individuation, écrit Jung, c'est la vie en Dieu ») est une illusion qui risque d'éloigner définitivement l'homme du Dieu véritable… » ?

 

Certes, Jung – s’il était catholique – pourrait être taxé de « relativisme », mais de toute façon, nous sommes de plus en plus nombreux à être gênés par cette tendance à l'impérialisme spirituel qui semble l'une des conditions sine qua non pour être un bon catholique … !

Certains se demandent si Jung ne serait pas « gnostique » ou « agnostique », « théiste » ..? Ce qui est certain, c'est que « tout verbiage religieux (lui paraissait) fastidieux ». Et, ce décalage est aujourd’hui de plus en plus grand … !

 

Bien sûr, Jung n’est pas mon théologien préféré..!  :-)  En effet, je privilégie le christianisme des origines et de la Patristique, pour ce qui est l’anthropologie ternaire Corps, Âme (Psyché), adam-eve.gifEsprit, et j’exprimerai alors, éventuellement , le regret, que Jung et ses continuateurs surtout, n'aient pas approfondi davantage leur quête, dans le sens d'une spiritualité plus grande encore.


Aujourd’hui, on peut signaler le livre de Julie Saint-Bris " Quête de soi, quête de Dieu. Psychologie jungienne et spiritualité chrétienne ", ainsi que les livres du théologien Anselm Grün. Le livre de Julie Saint-Bris est, comme son titre l'indique, une lecture « chrétienne » de l'œuvre de Jung, écrite par une chrétienne, un peu dans l'esprit du livre de Simone Pacot, L'évangélisation des profondeurs.

Les catholiques ont négligé l’inconscient et ses expressions culturelles conscientes. Ils ne comprennent pas l’importance des instances symboliques.

Malgré le caractère positif de tradition ouverte en développement ( à la différence du protestantisme ..) , le catholicisme garde le dépôt de la foi dans un esprit aristotélicien-thomiste «déconnecté» des besoins spirituels du monde.


Alors, oui : catholique, je continue mon intérêt pour intégrer à mon chemin de Foi, la voie du Conte, - pour moi du « Conte de la quête du Graal »…

Et, après Jung, il est temps de parler de Joseph Campbell. ( à suivre …)

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l'Ecologie... c'est pour quand ?

Publié le par Perceval

Ne pouvant changer les gens contre leur volonté… D’ailleurs faut-il même devoir les changer… ?

crise-ecologique.pngIl conviendrait mieux, d’abord - de se changer soi-même, ce qui influencera la société ; ensuite,  – de travailler collectivement pour enrayer les fantasmes de peur ou de rejet de l’autre … C’est une manière de montrer l’interdépendance avec la nature et l’humanité. En un mot : se sentir «  responsable »…

L’information, la plus argumentée possible,  peut-elle suffire à la prise de conscience ? Il faut développer et explorer des modes de communication autres que basés sur des chiffres et statistiques , des modes plus pédagogiques et plus « sensibles » … Il est fondamental de penser la "transmission " .


San doute, aussi, faut-il réfléchir à, et combattre notre sentiment d’impuissance. Il repose certainement sur un réseau de croyances et de valeurs, comme la société pyramidale ( dominant-dominé, patron-salarié …etc ), ou l’attente en un salut incarné par une personnalité ou une majorité ( < 50% .. ! ) providentielle…

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- Chacun de nous a plus de pouvoir qu’il n’imagine !


L’avenir ( pour plagier Bergson ) n’est pas seulement ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire ! Et pour rejoindre Einstein ( ! ) : «  Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne peuvent être résolus au niveau et avec la façon de pensée qui les a engendrés. »

 


Aussi, nous ne ferons pas l’économie, même en changeant de «  majorité » .. ! de revisiter le fonctionnement de notre psyché… et de notre spiritualité.

 

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L’écologie au cœur de l’humain

Publié le par Perceval

L’écologie m’interroge aussi sur mon monde intérieur…

 

Il y a les mondes intérieurs des besoins légitimes : nourriture, sécurité, social .. et les mondes dream_aboriginal.jpgintérieurs des désirs de la psyché : beauté, reconnaissance, idéaux… mais aussi domination, mal être, peur, violence… la crise « écologique » n’est-elle pas ultimement une crise de l’esprit ?

Comment pourrait-il y avoir une humanité en bonne santé ( physique et mentale )dans un monde qui ne le serait pas ? – Le monde extérieur ne reflète t-il pas notre monde intérieur ? -

Pourquoi l’écologie politique ne fait-elle que 2% ? Pourquoi nos sociétés ne font-elles pas ce qu’il serait nécessaire de faire pour résoudre notre gravissime crise écologique ?

 

Quelques explications : ?

*  L’impact de nos actes nous semble abstrait, ou lointain… Majoritairement, nous sommes urbains, et les impacts ( futurs.. ! ) ne sont pas vraiment évalués… L’empreinte de nos sociétés ethanol-faim.jpgactuelles se fera sentir sur plusieurs siècles au moins …

Le « monde » est mondialisé et de plus en plus complexe… trop pour notre «  petit » cerveau ? Enfin, sans doute encore, nombre de désordres environnementaux sont inaccessibles à nos sens … Bref, les problèmes écologiques paraissent pour beaucoup, plus une idée qu’une réalité !

 

 

 

** Le second niveau d’explication, pourrait être plus psychologique. L’humain a une extraordinaire faculté mentale, pour communiquer, organiser des projets, se projeter dans le futur… au point de donner plus d’importance à ses représentations mentales qu’à la réalité ! Et, oublier que nous sommes interdépendants avec la « nature »… Nous avons perdu le contact avec la nature ! Nous vivons ( je parles des ‘occidentaux’  )dans un univers totalement «  anthropisé » , voire même «  virtuel » …

Citation du « laïque Eckhart Tollé » ( mais j’aurais pu citer un catho… mais ‘lui’ ne fait pas référence à « Dieu » ..):  « Lorsque nous ne percevons la nature qu’à travers nos esprits et nos pensées, nous ne sentons plus la vie qui anime la nature. Nos pensées la réduisent alors à une marchandise à exploiter dans la poursuite soit de profits, soit de plus de connaissance, ou pour tout autre objectif utilitariste. La forêt ancienne est réduite à du bois sur pied, l’oiseau à un sujet de recherche, la montagne un espace à exploiter ou à conquérir. »

 

Nous dualisons : humanité et nature, comme nous l’avons fait pour âme ( psyché ) et corps, esprit et émotions …etc.Questions.jpg

La crise écologique reste une « idée ».

 

La peur du changement : nous craignons de nous distinguer dans un environnement culturel et politique ( consensuel .. ?)  Peur d’un futur difficilement concevable, et toutes nos angoisses existentielles que nous tentons de conjurer par la sur-consommation, la sur-activité, la sur-mobilité ..etc

 

***  L’existentiel, m’amène à une troisième explication, celle que je lierais ( rapidement …) à l’athéisme ambiant. Si mon « égo » est la seule réalité et la finalité de toute chose : chacun pour soi ! ( je fais bref ! )

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