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La Quête de la Parole perdue

Publié le par Perceval

 Qu’elle soit quête ou simple recherche, la voie spirituelle est représentée au travers de légendes, comme celle de la mort d’Hiram… Ici, et dans le mythe du Graal, il est fait allusion à quelque chose qui aurait été perdu ou caché. Je pense à la « Parole perdue », suite au meurtre de l’architecte par trois apprentis…

 

Cette parole perdue, interprétée, est une parole toujours vivante, car jamais possédée.
 

Ainsi, en est-il de la lecture des Ecritures...


«  Eloigne de ta pensée l’extérieur des mots : recherche de l’intérieur jusqu’à ce que tu comprennes. »
Mohyiddin IBN'ARABI (1165 - 1240)

 

Le ‘ Verbe ‘ divin se fait Homme, et nous laisse une ‘Parole ‘ devenue ‘ Ecriture ‘…

Sous la ‘ lettre ‘ qui tue, il y a l’Esprit qui vivifie …

Avec la lecture, la traduction ; il y a ‘ interprétation ‘…

 

Interpréter est non seulement légitime, mais c’est une règle pour celui ou celle qui dit s’en inspirer :

Tout le long des deux testaments, l’homme interprète ce que l’humain, la nature, l’histoire, l’actualité … lui disent de Dieu. C’est ainsi, qu’Il se révèle… !


Les textes du second Testament, s’engagent eux-mêmes dans l’interprétation du Premier Testament ; qui annonce Jésus - le Christ, comme Celui qui réalise l’Ecriture.

 


Origène (185 - 254)
tenta, de dévoiler le sens spirituel des Ecritures par le biais du ressenti considérant que certains passages de la bible seraient indignes d'un Dieu d'Amour s'ils devaient être appréhendés à la lettre...

 


Au Moyen-âge les vers de Nicolas de Lyre ( XIVème siècle ) : expliquent les quatre sens de l’Ecriture selon les pères de cette époque : (H. de Lubac, L'Exégèse médiévale, op. cit., p. 23.)

 

Littera gesta docet, quid credas allegoria,
Moralis quid agas, quo tendas anagogia

 

« La lettre enseigne l'histoire ;
l'allégorie, ce à quoi tu crois ;
le sens moral, ou tropologique, ce que tu fais ; l'anagogie, ce vers quoi tu tends ».

 

 

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2* Eloge d'Eve, ou du « péché originel »

Publié le par Perceval

Avec « In the mood for love », le film de 'Wong Kar-wai' reprend la quête dans laquelle nous entraine «  l'âme », et encore une fois cette quête reste inachevée et semble nous emplir d'une souffrance en suspend. A mon avis , seule la dimension spirituelle donne sens et justifie cette expérience, qui peut trouver ensuite sa réalisation.


Pour l'homme ( je ne peux pas parler pour la femme... !), la recherche et la rencontre de la Féminité peut susciter dans son âme, un désir d'apprentissage de la Voie.

La plupart du temps, l'homme reste fixé à cette hauteur, voire se complait à vivre de sa nostalgie... ( Loth, qui se retournant, reste figée...). Malheureusement, dans sa sagesse toute sclérosante, certaines sociétés cachent la féminité ( le voile ), ou interdisent sa proximité ( célibat imposé des prêtres ), afin de faire l'économie de la stupeur, puis de l'hébétude qui envelopperait l'âme ( Perceval reste ainsi plusieurs jours, devant 3 gouttes de sang rouge, déposées sur la neige, qui lui évoquent Blanchefleur... ), si, faute de connaître les aléas de la Voie, elle se fixait là...


Bien sûr, ce passage est plus ou moins obligé, et vouloir en faire l'économie, c'est frustrer l'âme, et se priver d'une véritable réalisation de l'esprit...


Ce que l'on nomme, le péché originel, n'est que la chute apparente d'une âme, qui se limiterait à ce qu'elle croit être sa félicité. L'arbre de la connaissance est le chemin obligé, il n'est pas sans risque... A l'image de Dieu, nous prenons le risque de notre Liberté, pour Le rejoindre au delà ...
 

L’Homme n’est pas fait pour le paradis de l’inconscience…

 

 

Rappelons nous ce qu'est l'un des trois joyaux du bouddhisme : la connaissance du Dharma, qui est enseignement et expérience. La connaissance de notre âme, de l'esprit, de la souffrance et des moyens à mettre en œuvre, est nécessaire... Cette connaissance est proposée à tous, elle prend appui sur le désir d'un bonheur non satisfait... C'est une quête ...



Maggie Cheung et Tony Leung évoquent les figures sublimes et langoureuses de l'amour courtois.

Nous sommes dans un roman de chevalerie médiéval, où la dame et le chevalier ont le devoir de rester en marge de la réalité, afin d'inciter chacun à la bravoure, à la conquête perpétuelle.

 

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1* Je ne me repentirai pas ...

Publié le par Perceval

De contempler Maggie Cheung ...

"Une ville rétrécie à une rue, un escalier, un couloir, une chambre. Des mots et des gestes qui se heurtent et se répètent, comme des vers inextricables ou des refrains familiers.

 

A deux, les versatiles Tony Leung Chiu-wai et Maggie Cheung interprètent tous les rôles, les amants fautifs et les amants éplorés, le chevalier servant, la confidente chaste, le Don Juan irrésistible et la maîtresse en peine.

 

Ses robes spectaculaires semblent cousues à même la peau, ce sont elles qui lui dictent sa démarche souveraine, elles qui la subliment et l’emprisonnent jusqu’au cou. Dans In the Mood for Love, une fleur ne peut pas flétrir.

 

Insaisissable, hors de la réalité, Su Li-zhen refuse de se laisser cueillir.

 

Le poids des apparences et le désir d’absolu sont autant d’obstacles à un amour irrésolu et tacite.

 

La proximité étouffe et bâillonne, les deux silhouettes forment une symétrie trop parfaite pour s’embrasser. Maggie Cheung et Tony Leung ne quittent ni leurs cols ni leurs cravates. Les regards se touchent, mais les mots ne sortent pas, les mains s'effleurent mais les poings se referment. Seul un secret enfoui dans un sanctuaire rappelle l'exquise beauté d'un amour qui ne se dit pas."
 

Dans ce film, la Femme  n'est pas seulement ' l'objet ' insaisissable, l'homme se situe en miroir, aucun des deux ne s'impose à l'autre. 
Il est amusant de savoir que Chow Mo-wan souhaite écrire un roman de chevalerie, genre littéraire dont Li-zhen est très friande. ...
 

 

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Mon âme a besoin de repos

Publié le par Perceval

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2 Je voudrais être heureux ...

Publié le par Perceval

C'est vrai... Je voudrais être heureux, et je fais l'inverse... ! 

Je ne suis pas seul ...!  "Malheureux homme que je suis" me dit Saint Paul : "Je ne fais pas le bien que je voudrais faire et je fais le mal que je ne voudrais pas faire". .

 

Ne pas m'enliser dans une culpabilité, qui loin de m'apporter le bonheur cherché, me retiendra dans le malheur.

L'agir chrétien est une conséquence de La Présence qui opère en moi. Jésus 'vivant' n'a pas d'autre raison d'être, d'ailleurs il n'attend rien en retour.

Agir dans ce sens c'est donner de la vie, c'est s'inscrire dans le plan divin. En Jésus, sont réunis idéalement l'être et l'agir.

L'histoire de Marthe et de Marie :.

Marie est celle qui écoute. Elle boit les paroles de Jésus, elle se rassasie de sa présence.

L'histoire de Marthe et de Marie nous invite non à la paresse mais à une écoute active car « une seule chose est nécessaire ».

Quelle est cette chose nécessaire et vitale ? Le dialogue avec Jésus vivant, le Dieu d'Abraham, le Seigneur de l'apôtre Paul et de tant d'autres.




Il est bon de partir à la recherche, chaque matin, de cet unique nécessaire par un moment de prière paisible et d'écoute de la Parole du Seigneur. Il est bon de suivre le chemin tracé par Jésus lorsqu'il dit : « Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre. » (Jn 4, 34.)

Jésus lui-même nous montre le chemin : il n'est pas venu réaliser la volonté de son 'égo', mais celle de l'Etre ( Le Père ). C'est comme cela qu'il nous indique la voie du bonheur qui communique la vie, la vie en abondance. C'est sur ce chemin qu'il nous invite à avancer, un chemin où nous expérimentons la joie du serviteur et le bonheur de participer à l'œuvre du Père.


Sur la Voie, Heureux êtes-vous...

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1 Sur la Voie, Heureux êtes-vous…

Publié le par Perceval

Sur la Voie, Heureux êtes-vous...

Saint-Luc 6, 17

Heureux êtes vous, quand vous êtes pauvre dans l'Esprit : vous vivez le Royaume de Dieu!


Heureux êtes vous, quand vous êtes affamés de justice, vous serez rassasiés !


Heureux êtes vous, vous qui pleurez maintenant : vous rirez !


Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme.


Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car La Joie est dans vos cœurs




Mais malheureux êtes-vous, quand vous êtes repus: vous avez votre consolation !

Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous : c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

 

 

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Les « Béatitudes », version bouddhiste

Publié le par Perceval

Les « Béatitudes », version bouddhiste avec le  Sûtra de Vimalakîrti  (Le héros, un laïc vêtu de blanc qui répond au nom de Vimalakîrti, feint d'être malade pour proclamer l'enseignement de la vacuité.

Dans ce passage extrait du chapitre "Les bodhisattvas", celui-ci explique aux filles de Mâra qui s'adonnent aux plaisirs des sens ce que signifie le plaisir pour un bodhisattva. )








Heureux d'être croyant dans le Bouddha,
Heureux d'écouter la doctrine,
Heureux de rendre hommage à la communauté.
Heureux de se libérer des désirs des cinq sens.
Heureux de suivre et de préserver la pensée de l'éveil,
Heureux de faire le bien des êtres,
Heureux de vénérer le maître,
Heureux de pratiquer l'immense générosité,
Heureux de respecter la ferme moralité,
Heureux de la patience et de la douceur,
Heureux de rassembler des racines de bien avec énergie,
Heureux de ne pas être agité pendant la méditation,
Heureux de la merveilleuse sagesse qui libère des souillures,
Heureux de déployer l'esprit d'éveil,
Heureux de soumettre tous les démons , (Les quatre sortes de démons : les démons des passions, les démons des cinq agrégats, le démon de la mort, le dieu Mâra.)
Heureux de trancher toutes les passions,
Heureux de purifier sa terre de bouddha ( Dans leur cheminement, les bodhisattvas purifient leur futur domaine de prédication.,
Heureux de cultiver toutes les vertus afin de perfectionner les marques ,
Heureux d'orner l'aire de l'éveil,
Heureux d'écouter les profondes doctrines sans aucune crainte,
Heureux dans l'enseignement de la triple libération ( La triple libération, c'est-à-dire la libération de la vacuité, la libération du sans-forme, la libération du non-faire.
Heureux de soigner et de protéger les amis de mal,
Heureux de s'attacher aux pas des amis de bien,
Heureux de goûter à la pureté en l'esprit,
Heureux de s'exercer aux innombrables rubriques de l'éveil ,
Telles sont les joies dharmiques des bodhisattvas.

 

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Solitude

Publié le par Perceval

« Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même et ne rencontrer personne durant des heures, c'est à cela qu'il faut parvenir. Être seul, comme l'enfant est seul... »

Rainer Maria Rilke

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Prier ou agir ?

Publié le par Perceval


A la réflexion autour de cette maxime ignatienne :
« Agir comme si tout dépendait de moi, prier comme si tout dépendait de la Providence »

Je prie comme si je croyais que tout dépendait de ‘Dieu’, alors que je sais que tout dépend de moi…
Et j’agis comme si je croyais que tout dépendait de moi, alors que je sais que tout dépend de ‘Dieu’…

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Jésus était-il un dignitaire ecclésiastique… ?

Publié le par Perceval

 

 « Si Jésus avait seulement enseigné, comme nous le faisons tous, qu'il y a deux commandements bien distincts, qu'il faut honorer Dieu (à Lui le règne, la puissance et la gloire !!!) et aimer son prochain, il n'aurait heurté personne. Il serait mort de vieillesse, décoré, membre du sanhédrin, approuvé par toutes les hiérarchies civiles et religieuses. »

Louis Evely

 

Le contenu de la foi, le rituel…  Cela suffit-il à s’identifier comme un disciple de Jésus?

Comment définir  -ce ‘ quelque chose de plus ‘, -cette présence, - cette manière d’être… ? qui fera toujours de Jésus l’opposé de ce que représente un dignitaire ecclésiastique

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