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Marcel Conche, et Dieu ...

Publié le par Perceval

L’un de ces derniers samedis, je suis allé entendre, avec beaucoup de plaisir,  Marcel Conche, philosophe ( 89 ans, philosophe, ancien professeur à la Sorbonne, … )Marcel Conche 2.

J’ai aimé son parti pris, de vouloir parler de … « Tout » : ( Le Tout, le réel, l’Absolu, Dieu, l’Infini, la mort, l’avenir, la liberté .. ! ) bref cet « athée » … ne parle que de Dieu ! Enfin, de « ce Dieu » auquel il ne croit pas …


Plus exactement, il convient de ne pas parler de M. Conche, comme un athée, puisque si, il ne croit pas en un Dieu personnel et transcendant, il ne se prononce pas sur Ce qui pourrait être « inconcevable »… Il préfère parler d’une «  Nature »… C’est la «  Nature » qui a créé l’homme à l’intérieur d’elle-même. Il ajoute : pourquoi Dieu aurait-il eu besoin de créer l’homme en dehors de lui-même, sinon pour « affirmer » sa transcendance… !

rembrand retour fils prodigueA mon avis, cette interprétation ne colle pas avec ce qu’un chrétien « sait » ( Bible, tradition …) de Dieu. Les Evangiles sont aux antipodes de cet auto-célébration divine … Dieu, est ( entre autres …) Amour ; et l’Amour est don total, sans partage…


M. Conche, sur le christianisme, dit qu’il s’est trompé sur la nature de l’homme, à savoir que l’homme serait « mauvais », et qu’en lui serait l’origine du mal … Il me semble indéniable que le mal existe. Mais , il n’est pas «  sans cause » , il existe comme souffrance … Et, Jésus ne cesse de parler de « salut », donc de victoire sur le mal…

 

Marce Conche, dit ne pas croire au « Dieu » des philosophes, cette « notion » étant insoutenable du point de vue de la raison. Effectivement, le Dieu des philosophes ou Dieu de la raison, aurait tous les attributs du tyran totalitaire …raison allegorie

L’Absolu est « ce qui est sans relation avec … C’est à dire Dieu avant la création du monde !». Par contre, à l’inverse, pour moi, C’est Dieu avant la création que je ne comprends pas… Dieu est relation ( c’est l’un des messages de «  La Trinité » )… Quand je pense Dieu, je pense l’Homme …


Quelqu’un demande à M. Conche, pourquoi ne se reconnaît-il pas comme matérialiste ? Il répond, qu’il préfère « nature » à « matière », parce que dans «  Nature », il y a une énergie, «  un feu toujours vivant »… Sa pensée, s’ouvre assez bien au bouddhisme …

 

J’ai noté : « L’ouverture à la vérité, n’est possible que parce que je suis libre… sinon, je ne serais qu’un perroquet. »

 

Egalement : «  L’éducation religieuse enseigne à de jeunes enfants « La Vérité »… donc, ils n’ont plus envie de la chercher ! » Il ne me semble pas que ce soit l’expérience de la majorité d’entre nous… Au contraire, ce sont l’enseignement de la philosophie ( aussi ), et l’enseignement religieux de ma tradition, qui me donnent le goût, « la nécessité » d’aller au-delà de l’enseignement de mes maîtres … Bref, c’est l’objectif même de l’éducation …

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Notre vision du monde change !

Publié le par Perceval

Le 9 novembre 1989, notre vision du monde changeait. Chute mur de Berlin

 

La démocratie moderne (alors que ce régime est honni depuis la fin de l’antiquité..) est née avec le christianisme dans les monastères, les papes sont élus etc…

Les principes en sont la valeur insigne de la personne individuelle qui la rend digne de ne pas être gouvernée contre son gré et la fait qu’une société humaine puisse s’améliorer, et que le progrès humain est possible.

Aujourd’hui, après l’échec des idéologies collectivistes, et le repli vers l’individualité, comment gérons nous le « bien commun » ? Les notions mêmes de progrès et d’idéal, sont remises en cause … !

 

democratie participativeJe m’interroge sur le passage d’une démocratie représentative ( et le pouvoir donné au groupe majoritaire …) à une démocratie participative (la démocratie du consensus )…

 

Les négociations actuelle entre partis, avant les élections présidentielles, illustrent très bien cette problématique … ( EELV, peut-elle négocier l’arrêt du nucléaire ? ) Le post PS EELV

 

Il me semble qu’aujourd’hui, l’opinion, valorise plus la « démocratie participative », que la « démocratie représentative » qui vise plus à la négociation qu’au débat. Clairement le citoyen préfère aujourd’hui parler au nom de ses intérêts, plutôt que des ses idéaux. On ne négocie pas des valeurs ( croyances ), mais on négocie des intérêts .. !

Le consensus recherché cherche à répondre de façon pragmatique à des problèmes concrets. Il ne s’agit plus de parler de « bien » ou de « mal » , mais de bon sens et de prudence, Le quotidien n’a pas à être transformé mais il doit être sauvegardé…

 

Le post sortir du nucléaireLe « militant » pétri d’idéaux  rejette le consensus, qui semble s’apparenter à de la magouille politicienne. Aussi - peut-être – suis-je piégé dans ma contradiction quand j’idéalise la « démocratie participative » ; d’autant que l’urgence écologique et sociale, nécessiterait une rupture politique … Autre contradiction : Ne préférons nous pas aujourd’hui «  la paix » ( fichez moi la paix ! ), à la «  vérité » ? Nous préférons « la sagesse » ( cool, zen, l’instant présent …) au jugement ( vérité, opposition, combat ..).

 

A cette condition, y a-t-il encore une «  vision de monde » possible… ?

Depuis, son existence, le mouvement écologiste reste extrêmement minoritaire. Dans le système majoritaire actuel, celui qui n’a pas vu prévaloir son opinion ( par l’élection ) la conserve par devers lui et tente de la faire prévaloir au prochain vote...!

Aujourd’hui, peut-être, le citoyen, exclusivement voué à la vie quotidienne, aspire à plus de « connexions » et moins d’opposition …

Il me semble que notre réflexion politique devrait prendre en compte ces nouvelles aspirations …

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Crise ou Apocalypse ?

Publié le par Perceval

Le lien que nous pouvons faire entre l’actualité et notre intériorité: c’est le titre des quotidiens qui rappelle que nous sommes en «  crise » , et le message spirituel des maitres, et en particulier de Saint-Jean pour le catholique que je suis, avec ce texte de l’Apocalypse Apocalypse de saint-Jean( qui peut être traduit par dévoilement ) : ( Jean à Patmos, voit s’effondrer, ce à quoi il croyait… Les chrétiens sont victimes de la terreur… ).

 

En aucun cas, il s’agit de prendre les mots dans leur « fondamentalisme », c’est à dire (par exemple) : nous serions arrivés à la « fin des temps » ( menace récurente … ! ), ce serait l’effondrement de notre civilisation, voire la fin du monde … ! Non… ! La véritable lecture d’un texte, consiste à interroger ce qui en nous est éternel, et envisager les crises intérieures que nous vivons, et qui nous font passer d’un stade à un autre ( de la vie à la résurrection )… La vie, le monde, les civilisations ; c’est vrai, passent, et leur valeur ne peut dépasser leur impermanence… Ne peut mourir, que ce qui est mortel ! La spiritualité bouddhiste en a fait son fondement.

 

Rester prisonnier, dans la lecture de n’importe quel texte spirituel, d’une interprétation matérielle, sociétale, fondamentaliste… consiste à faire régresser notre conscience.

 

jean yves leloupJean Yves Leloup, à la suite de nombreux autres auteurs, propose une lecture archétypale des textes ( méthode employée déjà par les «  Pères » comme Philon d’Alexandrie, Origène…)…  

L’archétype biblique, c’est dire: Job, Judas, ou Myriam de Magdala … c’est moi !. Le Christ étant l’archétype de la synthèse ( le Soi , dans ma tradition : Dieu ).

 

Espérer dans un retour triomphant du Christ, à la fin des temps, Apocalypse 1c’est :  non pas s’attendre à voir de mes yeux pour une date précise dans le calendrier, une irruption - du fond de l’univers - de catastrophes planétaires, pour annoncer un retour sur terre de Jésus … ! ( Spielberg … ! ).

 

Intérioriser l’Apocalypse, c’est vivre, avec l’urgence d’un appel existentiel, la venue de la présence de Dieu en moi, par la médiation de Jésus. L’apocalypse, qui signifie dévoilement, se rapprocherait plus - selon  Jean-Yves Leloup, du mot accouchement. D’ailleurs, il s’agit bien de cela dans le texte de Saint-Jean -.

 

apocalypse babylone

 

 

 

Ce n’est pas au dehors, que je dois chercher les signes de la venue de Dieu, mais en moi. Il s’agit d’un dévoilement  en toute intériorité de Dieu qui grandit en moi, et qui pourrait, effectivement, même avant ma mort physique, causer une « mort – résurrection » de mon être !

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La mer et l'écume, de Djalàl Al-Din RùMI

Publié le par Perceval

 
 
 
 

djalal-ad-din-RumiDieu a caché la mer et montré l'écume
il a caché le vent et montré la poussière...
 

 

Comment la poussière pourrait-elle s'élever d'elle-même ?...
Tu vois pourtant la poussière, et pas le vent.
 

 

Comment l'écume pourrait-elle sans la mer se mouvoir ?
Mais tu vois l'écume et pas la mer.

 


Djalal Al-Din Rumi (poète mystique du XIIème siècle)
Extrait de Paroles d'Islam chez Albin Michel

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Dieu ne craint pas le blasphème.

Publié le par Perceval

intégrismesLe blasphème ne concerne pas Dieu, éventuellement celui qui pense blasphémer, et souvent celui qui s’approprie l’outrage, de même qu’il s’approprie Dieu en « jugeant » quelques paroles ou dessins en lieu et place de Dieu !

Dieu, ne se limite pas aux croyances de celui qui crie «  au blasphème » !

 

Le blasphème peut être salutaire, en particulier s’il se glisse dans des textes d’humour ( voir l’humour juif, profond et spirituel …). Le blasphème peut être existentiel, s’il exprime la révolte contre le mal, l’injustice … Job demande des comptes à Dieu, et ses amis l’accusent de blasphémer. La révolte de Job, est bénéfique.

 

loi anti-blasphèmeJésus a été condamné pour blasphème« il a blasphémé » (Matt. 9:3 ; 26:65).

Etienne sera exécuté pour ce motif : « Nous l'avons ouï proférant des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu » (Actes 6 : 11)

 

La rencontre avec Dieu se situe au-delà des certitudes…

 

 

 

 

Nb/ " Ou bien Dieu existe et il n'a rien de commun avec ce vieillard grognon et infantile qu'on nous présente, et par conséquent le blasphème n'a aucune importance ; ou bien Dieu est réellement ce vieillard infantile et grognon, et alors le blasphème devient presque un devoir philosophique ! " citation de Pierre Gripari ( écrivain et 'anarchiste' de droite ... )

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Entre l'esthétique mystique et la perversité de la ‘real-politic' ..?

Publié le par Perceval

Babel cathédraleJe reprends dans cet article, une réponse que je viens de faire à ‘Orion Gps’ en commentaire :

 

Que pourrions-nous retirer de ‘bon’ d’une attitude qui refuserait de se positionner, entre « l'esthétique mystique ou la perversité du ‘real-politic’ » ? …krishnamurti 2

Cette question ne m’est pas étrangère… Souvent, je préfère me réfugier, ( au plus fort de mes doutes… ) dans une esthétique religieuse plutôt que dans un combat perdu d’avance contre le 'libéralisme' ( et qui dans ses excès, me touche, plutôt moins que d’autres …) … !!!

 

Une tentative de réponse se trouve dans la pensée de Zundel … En effet, on ne peut pas le suspecter de ne pas Vivre le Christ en intériorité :

 « L’Eglise apparaît à travers [les apôtres] immédiatement comme une société mystique, comme une société sacramentelle où l’homme est totalement effacé dans la présence de Jésus-Christ. »

Zundel va jusqu’à écrire « Je ne crois pas en Dieu, je le vis. » On comprend mieux alors pourquoi « La vie mystique est consubstantielle à la vie chrétienne »

Zundel découvre Dieu essentiellement à travers la relation  qu’il a avec les hommes. Dieu transparaît à travers le visage des hommes. Chacun de nous est une transparence de Dieu. Finalement, pour découvrir qui est Dieu, il y a l’Evangile, l’Eglise, les sacrements et puis il y a les hommes et les femmes…

La spiritualité ignacienne ( vous parlez des jésuites …) , insiste sur la fréquentation très personnelle de la Parole ( lecture de vie …).

«  La Parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l'avez accueillie, non comme une parole d'hommes, mais comme ce qu'elle est vraiment, la Parole de Dieu. Que cette Parole reste active en vous, les croyants » (1 Th 2, 13).

Cette Parole vivante, est l’énergie nécessaire à une vie qui a trouvé son sens ( espérance ).

« Quand Tes paroles se présentaient, je les dévorais. Ta Parole est mon ravissement et l'allégresse de mon cœur » (Jr 15, 16).

 

christ hoffmannSur ce chemin - de combat ( la politique ? ) - mais assuré vers le bonheur, Jésus a vécu cet évangile le premier. Il en est le chemin qui ne s'arrête qu'en Dieu. Le prendre, c'est mourir à nos désirs de possession, de pouvoir, de puissance à la manière de ce monde pour mener une vie qui tend à être « à la mode de Dieu ».

Attention …! Ces mots, ne sont pas les miens, ils sont habités de la Parole, mais ils me dépassent… Les faire miens, c’est intérioriser une Parole, pour qu’elle m’inspire, dans le concret de ma vie ...

 

 

Exode (22, 20-26) :

" Quand Moïse transmettait au peuple les lois du Seigneur, il disait : « Tu ne maltraiteras point l’immigré qui réside chez toi, tu ne l’opprimeras point, car vous étiez vous-mêmes des immigrés en Égypte. Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin. Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. ...
Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ; c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant ! »

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Crise financière : les propositions de l’Eglise.

Publié le par Perceval

C’est un document important que vient de publier le Conseil pontifical Justice et Paix, sous le titre « Pour une réforme du système financier et monétaire international dans la perspective d’une autorité publique à compétence universelle ».Bien commun

 

- Taxant d’ «idéologies» aux effets dévastateurs les doctrines libérales qui ont dominé les vingt dernières années du siècle dernier, le document de Justice et Paix rappelle que la visée du «bien commun » et l’exigence de solidarité, tâches propres du politique, exigent que les activités financières soient régulées. Trois mesures concrètes sont envisagées, pour l’immédiat :

- instaurer une taxe sur les transactions financières, dont le produit pourrait « promouvoir le développement mondial et durable ».

- recapitaliser les banques, mais pas sans condition : le texte ne fait pas l'apologie d'une recapitalisation comme celle qui a été pratiquée fin 2008. Il précise que les banques doivent s’engager à adopter des comportements « vertueux », c’est-à-dire à orienter leur activité vers le développement de l’économie réelle et non de la spéculation.

- rétablir la distinction entre banque de crédit aux particuliers et banques d’investissement.

 

Aux politiques... d’expliciter les conditions politiques de leur mise en œuvre...

Imposer aux banques un « comportement vertueux », par exemple, est-ce possible sans prise de participation de l'Etat dans le capital des banques ? L’élimination des « paradis fiscaux » aurait pu être mentionnée, puisque c’est une des conditions essentielles de la « réforme du système financier et monétaire international »...

 

Autre intérêt de ce document : il rappelle, dans son titre même, un point trop méconnu de la doctrine sociale de l’Eglise, formulé par Jean XXIII dès 1963, bien avant que l’on parle de « mondialisation ». Constatant que bon nombre de problèmes ont désormais des dimensions mondiales, il affirmait que leur solution exige la création d’une « autorité publique dont le pouvoir, la constitution et les moyens d’action prennent eux aussi des dimensions mondiales et qui puisse exercer son action sur toute l’étendue de la terre (Pacem in terris, 137).

 

En conclusion, il est heureux que l’Eglise redise aux chrétiens que le « bien commun universel », celui de la « famille humaine » tout entière, doit toujours prévaloir sur les intérêts particuliers ou nationaux.

 

Source: Equipe du Ceras , « Crise financière : les propositions de l’Eglise », La fabrique de la doctrine sociale, Ceras - revue Projet. URL : http://www.ceras-projet.com/index.php?id=2554.

 

Egalement: Campagne "les paradis fiscaux" CCFD

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ENSEMBLE CREUSONS UN PUITS

Publié le par Perceval

Histoire(vraie) contée par le PèreChristian de Chergé (Le frère Christian de Chergé était un des 7 moines enlevés et assassinés par le GIA en 1996 en Algérie ).


L'esprit des rencontres d'Assise  ou « ENSEMBLE CREUSONS UN PUITS »

Assise 2011 petite
« Depuis qu’un jour, il m’a demandé, tout à fait à l’improviste, de lui apprendre à prier, Mohammed (garde-champêtre à Tibhérine) a pris l’habitude de venir s’entretenir régulièrement avec moi. C’est un voisin. Nous avons une longue histoire de partage ….

Un jour, il trouva la formule pour me rappeler à l’ordre et sollicité un rendez-vous.
- Il y a longtemps que nous n’avons pas creusé notre puits !


Angelico san francesco fa la pova del fuoco davanti al sultL’image est restée. Nous l’employons quand nous éprouvons le besoin d’échanger en profondeur. Une fois par mode de plaisanterie je lui posais la question :
« Et au fond de notre puits, qu’est-ce que nous allons trouver ? De l’eau musulmane ou de l’eau chrétienne ?
Il m’a regardé mi-rieur, mi-chagriné :
Tout de même, il y a si longtemps que nous marchons ensemble et tu me poses encore cette question ?…
Tu sais, au fond de ce puits-là, ce qu’on trouve, c’est l’eau de Dieu  »

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Une Église peut-elle détenir la vérité ?

Publié le par Perceval

Sans doute, partageons nous aujourd’hui l’idée que la possession de la Vérité, conduit inévitablement à la violence… ! Galileo facing the Roman InquisitionLe scepticisme, le nihilisme ne nous en protègent pas non plus, à commencer par Pilate qui pose à Jésus cette question:« Qu’est-ce que la vérité? » (Jn 18,38), ce à quoi Pilate, représentant du pouvoir impérial, ne trouve aucune autre réponse que celle de le faire fouetter et torturer.


Rationnellement, nous pouvons proposer que : la vérité est la conformité qui doit exister entre - ce qui est - et ce que l'- on peut en dire- .

 

Ce qui, en spiritualité, est insatisfaisant, puisque « ce qui est » est indéfinissable … !


« Le mot hébreu 'emet’ est un dérivé de la racine 'aman’ qui signifie ce qui est solide, constant et sûr. C'est à cette racine qu'appartient l'acclamation liturgique Amen. L'homme biblique considère « vrai » ce sur quoi il peut se fier pour l'orientation de sa vie. » Yves Guillemette, prêtre

« C'est en Jésus que le chrétien trouve l'appui dont il a besoin pour orienter sa vie: « À qui irions-nous, Seigneur, proclame Pierre, tu as les paroles de la vie. » (Jn 6,68) Jésus se définit lui-même comme « le chemin, la vérité et la vie ». (Jn 14,6) » Y.G.


La ParoleDans la Bible on ne dit jamais « avoir la vérité ». Il est question d’agir selon la vérité (Jn 3,21)  

 « Celui  qui dit "J’aime Dieu" et déteste son frère ment. » (1 Jn 4,20). C’est alors que nous sommes dans la vérité.


Personne ne peut posséder Jésus, aucune Église ni même le christianisme.

Peut-on parler au nom de la Vérité ? Nous pouvons interpréter la Parole de Vérité ; et un « maître » peut-nous montrer le chemin à suivre … Nous n’avons pas la vérité mais nous laissons l’Esprit nous la dire, par l’Évangile .. Cette Vérité, ne se sait pas… au mieux, elle se connaît ( se vit, se pratique, s’éprouve …).

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Dieu, l'homme et l'Eglise.

Publié le par Perceval

 

 

Dieu avait besoin d'un père pour Son peuple.

Il choisit Abraham (un vieillard !). Abraham se leva.

 

Dieu avait besoin d'un porte-parole.

Il choisit un timide, qui bégayait ! Moïse se leva.

 

Dieu avait besoin d'un chef pour conduire Son peuple.

Il choisit le plus petit, le plus faible ! David se leva.

 

Dieu avait besoin d'un roc pour poser l'édifice.

Il choisit un renégat ! Pierre se leva.

 

Dieu avait besoin d'un visage pour dire aux hommes l'amour.

Il choisit une prostitué ! Ce fut Marie de Magdala.

 

Dieu avait besoin d'un témoin pour crier Son message.

Il choisit un persécuteur ! Ce fut Paul de Tarse.

 

Dieu avait besoin de quelqu'un pour que Son peuple se rassemble

Et qu'il aille vers les autres !

Il t'a choisi, même si tu trembles, même si tu vieillis....

Pourrais-tu ne pas te lever ?jésus jardin oliviers agonie

 


Mgr Jean-Baptiste Pham-Minh-Man,
Archevêque de Saïgon.

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de l'allocution prononcée à la fin du Concile de Vatican II le 8 décembre 1965 par le Cardinal Franz König

 

 

Que l'Eglise du Christ soit : une Eglise qui accueille, une Eglise des portes ouvertes.

Une Eglise qui réchauffe, une Eglise maternelle.

Une Eglise pleine de compréhension et de compassion, qui accompagne toute pensée, toute joie et toute souffrance.

Une Eglise qui rit avec les hommes et qui pleure avec eux.

Une Eglise pour qui rien n'est étranger et qui ne se comporte pas comme une étrangère.

Une Eglise humaine, une Eglise à notre mesure.

Une Eglise qui sait attendre ses enfants comme une mère.

Une Eglise qui cherche ses enfants et marche à leur suite.

Une Eglise qui va chercher les hommes là où ils sont : au travail et dans leurs loisirs, aux portes des usines et sur les terrains de foot-ball, entre les quatre murs de leurs foyers.

Une Eglise des jours de fêtes et une Eglise du traintrain quotidien.

Une Eglise qui ne se livre pas au commerce et qui ne marchande pas, qui n'impose pas de conditions et n'exige pas de garanties.

Une Eglise qui ne s'enferre pas dans la politique. Une Eglise qui ne fait pas de morale.

Une Eglise qui n'exige pas et ne délivre pas des attestations de bon comportement.

Une Eglise des petits, des pauvres qui n'ont pas connu le succès, de ceux qui ploient avec peine sous leur fardeau, de ceux qui connaissent ou ont connu l'échec dans leur existence, dans leur profession, dans leur vie de couple.

Une Eglise de ceux qui restent dans l'ombre, de ceux qui pleurent et connaissent le deuil.

Une Eglise de ceux qui vivent avec dignité, mais également des gens indignes, des saints mais aussi des pécheurs.

Une Eglise qui cherche non pas de pieuses paroles, mais l'action discrète qui apporte une aide.  

Une Eglise du Peuple.                                                    

 

Cardinal Franz König (1905-2004) : Extrait de son allocution prononcée à la fin du Concile de Vatican II, le 8 décembre 1965.

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