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Héros déchu: Viol du sacré, de la féminité. La tragédie de DSK, et la quête …

Publié le par Perceval

Le viol par Edgar Degas:

Edgar degas le viol

 

La femme est prostrée, l’homme joue l’arrogant… L’intérieur est outragé : un miroir sombre et une cheminée qui n’éclaire pas ( seule la boite à bijoux reflète la lumière …)


 

 

Sur le commencement de sa route Perceval trouve une belle tente(*). Ses pensées en la voyant ( il la prend pour une église !) reprennent les leçons de sa mère: « Seigneur Dieu, se dit-il je vois votre maison. Ce serait mal si ne n’allais pas vous adorer. Ma mère avait bien raison qui me dit que le moutier était la plus belle chose qui fût »

Robbe-grillet-glissements-progressifs-plaisir3.jpg

 

Perceval y trouve une demoiselle. Il la salue, comme sa mère l’a dit. Il l’embrasse et prend son anneau. Trop occupé de ses propres pensées, il ne se soucie pas de la fille, oublie les conseils de sa mère , qui lui interdisait «  le surplus » et satisfait ses plaisirs : il baise et mange … (vv. 635-833)

 

L’homme, dans son désir arrogant et frustre, traverse la tente, et le corps féminin, en un viol. En quête mais tout à son désir-plaisir, il profane le « sacré »… Perceval oubliera sa mère, et ses recommandations, et ne redécouvrira le « féminin », qu’à l’occasion de sa vision autour des « trois gouttes de sang »…

 

Perceval, n’est pas un héros ( qu’il n’est pas encore) déchu. Il est porteur d’une virilité frustre, et rencontrera encore de nombreux combats et de fausses victoires… Le féminin jalonnera sa route, et le conduira jusqu’au Graal …


la dame à la licorne la tente le désir

 

 

(*) Le pavillon, ou la tente, dans l’imaginaire moyenâgeux, peut signifier un lieu d’intimité, voire un lieu de désir ( la dame à la licorne )… Perceval décide d’entrer, en croyant qu’il s’agit d’une église…On peut penser également au pavillon de la pucelle de Lis, ou aux demoiselles ( tentatrices ) de la tente avec Gauvain, et au pavillon merveilleux comme le lieu de la fée…

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Benoit XVI : Amour Sexualité ... vers Dieu

Publié le par Perceval

Un beau discours du pape, devant les participants à la rencontre organisée par l'Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille. Benoit XVI, poète et esthète cite Michel-Ange, Dante et Paul Claudel (13/5/2011)


Aurelia Frey la pomme«  C'est seulement quand il reconnaît l'amour originel qui lui a donné la vie, que l'homme peut s'accepter, peut se réconcilier avec la nature et avec le monde. À la création d'Adam succède celle d'Ève. La chair, reçue de Dieu, est appelée à rendre possible l'union d'amour entre l'homme et la femme et transmettre la vie. (…). Nous comprenons alors que, dans l'amour, l'homme est "re-créé". Incipit Vita Nova , disait Dante ( Vita Nuova I, 1), la vie de la nouvelle unité des deux en une seule chair.
homme femmeLa vraie fascination de la sexualité résulte de la grandeur de cet horizon qui s'ouvre: la beauté intégrale, l'univers de l'autre personne et du "nous" qui naît de l'union, la promesse de communion qui s'y cache, la fécondité nouvelle, le chemin que l'amour ouvre vers Dieu, source de l'amour. L'union en une seule chair, se fait alors union de toute la vie, jusqu'à ce que l'homme et la femme deviennent aussi un seul esprit. Ainsi s'ouvre un chemin dans lequel le corps nous enseigne la valeur du temps, de la lente maturation dans l'amour.

Dans ce contexte, la vertu de chasteté reçoit un nouveau sens. Ce n'est pas un «non» aux plaisirs et aux joies de la vie, mais un grand «oui» à l'amour comme communication profonde entre les personnes, qui nécessite temps et respect, comme chemin ensemble vers la plénitude, et comme amour qui devient capable d'engendrer la vie et d'accueillir généreusement la vie nouvelle qui naît.Rodolphe Viémont Chair genèse

Il est vrai que le corps contient aussi un langage négatif: il nous parle de l'oppression de l'autre, du désir de posséder et d'exploiter. Cependant, nous savons que ce langage n'appartient pas au dessein originel de Dieu, mais est le fruit du péché. Quand on le détache de son sens filial, de sa connexion avec le Créateur, le corps se rebelle contre l'homme, il perd sa capacité à faire transparaître la communion et devient champ d'appropriation de l'autre. N'est-ce pas là le drame de la sexualité, qui aujourd'hui reste enfermée dans le cercle étroit de son propre corps et de l'émotivité, mais qui en réalité, ne peut s'accomplir que dans l'appel à quelque chose de plus grand?

 

 

Un personnage de Claudel dit à l'aimé: "la promesse que mon corps t'a fait, je suis incapable de l'accomplir", à quoi suit la réponse: «le corps se rompt, mais pas la promesse ...» ( Le Soulier de satin , Jour III, Scène XIII).
 

 

Veronese_Respect_Londres.jpgLa force de cette promesse, explique comment la Chute n'est pas le dernier mot sur le corps dans l'histoire du salut. Dieu offre aussi à l'homme un chemin de rédemption du corps, dont le langage est préservé dans la famille. Si après la chute Eve reçoit ce nom, Mère des vivants, cela démontre que la force du péché ne réussit pas à détruire le langage originel du corps, la bénédiction de vie que Dieu continue à offrir lorsque l'homme et la femme sont unis en une seule chair.

Ce chemin depuis la création trouve sa plénitude avec l'Incarnation, avec la venue du Christ. Dieu a assumé le corps, il s'est révélé en lui. Le mouvement du corps vers le haut est ici intégré dans un autre mouvement plus originel, le mouvement humble de Dieu qui s'abaisse vers le corps, pour ensuite l'élever vers lui. Comme Fils, il a reçu le corps filial dans la gratitude et dans l'écoute du Père et il a donné ce corps pour nous, afin de générer le corps nouveau de l'Eglise. (…)

siddharta-1.jpg

 

 

 

 

 

C'est une chair de plus en plus remplie de lumière et d'Esprit, remplie de Dieu. Ainsi apparaît la profondeur de la théologie du corps. Celle-ci, quand elle est lue dans l'ensemble la tradition, évite le risque de la superficialité, et nous permet de cueillir la grandeur de la vocation à l'amour, qui est un appel à la communion des personnes dans la double forme de vie de la virginité et du mariage."  Citations de Benoit XVI

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Spiritualité et sexualité

Publié le par Perceval

Il me semble que quelques personnes, notamment au travers des spiritualitéscouple amour Inde tantra, reconnaissent que la relation particulière ( intime, amoureuse et sexuelle ), entre un homme et une femme, rejoint - par cette expérience –l’approche du divin.

L’ «  esprit du monde » actuel, parce qu’il a cette chance de commencer à découvrir ( du moins en occident ), sans trop de retenue , mais sans « filet », l’expérience sexuelle à égalité ; n’est sans doute pas encore prêt à reconnaître la «  puissance » spirituelle de cette expérience.

Lucas Cranach Christ Femme adultèreIl sera nécessaire encore, que les religions admettent les valeurs innombrables des expressions de la féminité… Il sera nécessaire que les femmes catholiques ( pour ce qui nous concernent ), l’ admettent et l’expriment ; avant de le faire reconnaître par l’Eglise entière.

 

 

 

« si l’Amour est pour la plupart des spiritualités la question centrale de l’existence humaine, comment ne pas admettre que la mise en acte de ce mot très énigmatique trouve son plus bel atelier dans la relation sexuelle. »C Claudel

 

« Mais si l’on revient au texte biblique, émerge une anthropologie où “il n’est pas bon que l’homme soit heureux seul”. Comme si, pour passer de l’état d’objet à celui de sujet, il fallait passer par la relation avec l’autre. Le mot amour devient le mot alliance. Une alliance entre deux libertés, entre deux sujets qui s’inclinent l’un devant l’autre. On n’est plus dans un registre de la complémentarité. L’autre n’est pas là pour combler le manque. Ce sont deux sujets. Et dans la relation entre ces deux libertés se révèle quelque chose de divin. Ce n’est pas un amour de dépendance, ni un amour de séduction, c’est une alliance qui porte du fruit. Le fruit peut être un enfant, mais aussi une œuvre ou bien le plaisir ! , mais dans tous les cas, c’est une façon de mettre unité au monde. Au cœur de la relation elle-même se révèle quelque chose de l’être entier.” »

Source: Catherine Bensaid et Jean Yves Leloup :« Qui aime quand je t'aime ».

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Le Mal-un

Publié le par Perceval

Il n'y a pas d'homme condamné.


Si quelqu'un se trouve alors sans Dieu,
sans pensée, sans images, sans mots,
reste du moins pour lui ce lieu de vérité:

AIMER SON FRERE QU'IL VOIT.

magritte.jpg
S'il ne parvient pas à aimer
parce qu'il est noué dans sa détresse,
seul, amer, affolé,
reste du moins ceci:

DE DESIRER L'AMOUR.


Et si ce même désir lui est inaccessible,
à cause de la tristesse et de la cruauté
où il est comme englouti,

reste encore qu'il peut désirer de désirer l'amour.


Et il se peut que ce désir humilié,

justement parce qu'il a perdu toute prétention,
touche le coeur de la divine tendresse.

 

Maurice BELLET.

 

Le Mal est simplement l'absence de Dieu.

Il est comme l'obscurité et le froid, des mots que l'homme a créé pour décrire l'absence ....

 

Dieu n'a pas créé le mal.

Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. ...

 

Ce serait Albert Einstein, qui aurait expliqué cela à son professeur qui voulat le convaincre que Dieu n'existait pas ... ?

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Le péché d’Adam

Publié le par Perceval

« La souffrance est-elle la sanction d’une faute » ! Non.. !adam-et-eve-chasses-du-paradis-masaccio

 

Alors, de quel « péché » s’agit-il ?

« L’Église - je cite le Catéchisme (n° 403) - a toujours enseigné que l’immense misère qui opprime les hommes [...] est incompréhensible sans son lien avec le péché d’Adam »


Cela signifie que la souffrance n’est pas pour l’homme une fatalité. Elle peut donc être vaincue puisqu’elle découle non de quelque sombre nécessité cosmique mais de la liberté de l’homme ( c’est le sens du « péché » = responsabilité de l’homme … Mais qui dit « faute » , ne dit pas « punition divine » !!. )


Lumiere-light-in-the-darkness-china.jpgL’Aveugle est le symbole de l’humanité plongée dans la nuit. « Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres » (1 Jn 1, 5) et l’œuvre de Dieu, la première oeuvre de Dieu, l’œuvre du premier jour, c’est la lumière.

 

Le mythe raconte l'origine du mal. Le Mal, n’existe qu’avec l’homme … Il est donc naturel que le mythe parle du mal, dans son récit d’origine…Comprendre le sens d’une vie d’homme, c’est aussi comprendre l’origine du mal ..

 

Ainsi, en réalité le Mal, ne s’exprime qu’en l’absence de Dieu…

« Le néant est ce que Dieu ne veut pas. Il n'existe que parce que Dieu ne le veut pas». Karl Barth

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Zundel - l'Enfer

Publié le par Perceval

"Dieu est le Soleil qui ne cesse de luire. L’homme est la maison toujours baignée de Soleil, mais dont les volets peuvent être fermés. S’ils sont fermés, la lumière n’entre pas, mais ce n’est pas la faute du Soleil."


raymond-depardon-psychiatric-hospital-san-clemente-italy-19.jpg“C’est donc l’homme qui est le principe et le créateur de son enfer, qui est son enfer, quand il se bloque en soi en se fermant à Dieu, en se livrant, du même coup, au déchaînement des forces extérieures qu’il avait mission d’intérioriser.”

 

 

 

 

 

Le châtiment ne vient pas de Dieu, il vient du dedans, comme celui qui ferme ses volets et qui, du même coup, est privé de la lumière du soleil. (François Varillon)

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Le péché ... et la punition divine, donc la culpabilisation …

Publié le par Perceval

Lucifer

Nous restons toujours, sur cette idée perverse, contre laquelle Jésus lui-même s’est révolté  …, que le mal serait ‘ une punition ‘… Ce brouillage ,malsain et superstitieux donc culpabilisateur, nous rend coupable et victime… Ce fond ténébreux, mythifié, transforme le Mal, en une puissance maléfique, qui fait la gloire des légendes gnostiques et manichéennes…

 

 

 

 

 

 

 

« Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » (Jn 9, 2)

 

  av sourd muet

 

«  Jésus répondit: Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c’est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui. »Aveugle Jéjus


Déjà à l’époque de Jésus, la souffrance des hommes a quelque chose à voir avec « le péché ».

 

 

Plus précisément, elle en est une conséquence. La souffrance est une conséquence du «  Mal » 

 

 

Lumière du jour


C’est dans l’obscurité de ma vie, que la lumière agit… Il n’y a pas d’ « origine » au Mal ( c’est à dire il n’y a pas de « raison » au mal, il n’y a qu’une occasion de le combattre … Et, c’est la mission de Jésus-Christ-Lumière…


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Seul l’homme libre, peut s’opposer au Mal

Publié le par Perceval

Le mal ‘ pensé ’ devient un défi philosophique, théologique.

 

Camus presse

 

Ensuite, il deviendra action : « c’est  ce contre quoi on lutte » ( transformation du milieu, politique ..) .

 

 

Enfin, le Mal est objet de ‘ sagesse’ ( transformation de soi ,  travail de deuil ).

 

Il y là ; au plus profond de ma déréliction , l’expression existentielle de ma Liberté : la Foi.

 

 

paul ricoeur 2

 

« nous croyons en Dieu, en dépit du mal »… « Pareille sagesse est peut-être esquissée à la fin du livre de Job, quand il est dit que Job est arrivé à aimer Dieu pour rien, faisant ainsi perdre à Satan son pari initial. Aimer Dieu pour rien, c'est sortir complètement du cycle de la rétribution, dont la lamentation reste encore captive, tant que la victime se plaint de l'injustice de son sort. » Paul Ricoeur

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De Dieu ou du Mal, qu’existe-il ?

Publié le par Perceval

Nous connaissons, l’argument ‘mineur’ pour affirmer l’inexistence de Dieuobscurité

  • si Dieu existe, il est tout puissant et bon ;
  • si Dieu est tout puissant, il a le pouvoir de supprimer le mal ;
  • s'il est bon, il doit vouloir détruire le mal ;
  • or, le mal existe ;
  • donc Dieu n'existe pas.

Ce raisonnement, s’il ne dit rien de Dieu, exprimerait la réalité du mal…

 

Le paradoxe est, qu’en réalité - c’est le mal qui n’existe pas ( en Soi …) … Le mal subi ( homme victime ) est du niveau de la « souffrance », le mal commis ( homme coupable ) est du niveau de la «  faute ».

Nepal4

Par son absurdité même, le mal ne se dépasse que par ‘cela’, qui le précède, qui est avant que le mal ne soit ressenti … Pour me faire comprendre : C’est un peu comme l’obscurité ( le mal) qui n’existe que par la réalité de ce que révèlera, ensuite, la lumière ( alors que l’obscurité n’existe plus ..) …

Il en est de même de la réalité - de ce qui est ‘ par Amour’ ;   et - de la souffrance qui n’est que par ‘ manque d’Amour ‘…

 

Apprends à voir où tout est obscur et à entendre où tout est silencieux. Tu verras la lumière dans l’obscurité et l’harmonie dans le silence … " Tchouang-tseu

 

Tao 6Lune féminin Eclipse1

L’esprit de l’Obscurité est immémorial, éternel.
C’est le principe féminin des origines.
Les racines du ciel et de la terre s’élancent de sa porte mystérieuse.
Toujours renouvelé, il se répand dans l’univers.
Indéfiniment.
Il ne s’épuise jamais.

Catherine.

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Sans dialogue: un évêque est révoqué !

Publié le par Perceval

En conscience, à la lumière de la foi ( Jésus, le Christ : Homme et Dieu, mort et ressuscité ), j’interroge mon Eglise, sur la possibilité de :

-          ordonner des hommes et des femmes mariés…

-          réintégrer les prêtres qui ont quitté le sacerdoce…

-          admettre les ordinations conférées par les anglicans et les protestants.

 

william-morrisCette ouverture pour un dialogue sur ces questions, a valu à Mgr William Morris, évêque de Toowoomba (Australie) d’être révoqué ! Procédure exceptionnelle, déjà utilisée en janvier 1995 lorsque Jean-Paul II a retiré sa charge d’évêque d’Évreux à Mgr Jacques Gaillot …


De plus ...

« Dans sa lettre, Mgr Morris reproche à Rome son manque de transparence et un déni de justice : « Je n’ai jamais vu le rapport du visiteur apostolique ». Il estime qu’« aucune possibilité d’une défense appropriée » ne lui a été laissée. » La Croix


La presse australienne laisse entrevoir le désarroi de la communauté de Toowoomba.. !

« Fondamentalement, ce que nous essayons de dire, à présent est: - que la plupart d'entre nous se sentent abandonnés par l'Eglise et – que beaucoup d’entre nous sont choqués, déçus et en colère .' » Fr Dorfield ( selon ma propre traduction : cf : 3 mai 2011  The Chronicle )

 

La question de fond, posée une fois de plus, par cet évènement :  est la possibilité qu’une institution religieuse – il s’agit ici de l’Eglise catholique romaine - puisse accepter le dialogue, puis le débat sur des questions qui ne remettent pas en cause, le kérygme de la foi…

 

Je ne comprends pas ! Je suis consterné ...!

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