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Jake Baddeley

Publié le par Perceval

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Jake Baddeley est un britannique né en 1964 à Nottingham. Après des études d'art à Londres, Jake a voyagé à travers l'Europe et s'est installé en Hollande.

Il semble avoir regretté que les écoles d'art de sa génération refusent d'enseigner les techniques, et préfèrent se consacrer à l' abstrait et à la "liberté" personnelle.

Les maîtres anciens tels que Rembrandt et Vermeer, l'ont guidé et après avoir découvert à partit des anciens leurs techniques de peinture, il les applique à des thèmes modernes et ses propres centres d'intérêt, faisant ainsi une synthèse de l'ancien et du nouveau. Il a commencé à s'intéresser aux idées de C. G. Jung, et au rôle de l'inconscient en général. Ceci va se retrouver dans son travail qui prend une orientation surréaliste.

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Peintre symboliste inspiré des grands maîtres, il s'intéresse à la philosophie et à mythologie. Léonard de Vinci a eu une grande influence sur son travail de par la profondeur du contenu de son univers. Ainsi, il se plaît à appliquer ses connaissances de la géométrie et des proportions humaines en essayant de pénétrer ses recherches

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On retrouve dans les tableaux de Jake Baddeley des thèmes se rapportant aux connaissances des écoles philosophiques à mystères, traitées avec sa propre imagination... La connaissance qui peut s'en dégager est une lumière émotionnelle et transmet une émotion, une idée ou un concept...

Certains diront que ses travaux sont ceux d'un chaman, qu'il explore le noyau de l'âme...

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Jake Baddeley expose dans toute l'Europe, toujours avec beaucoup de succès. De grands collectionneurs et les musées sont en lice pour acquérir ses œuvres. On dit, qu'il est l'un des 50 plus importants artistes contemporains de ce siècle.

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La plupart de ses tableaux sont peints avec la lumière de l'aube ou du crépuscule. Il a tenté de représenter le temps entre le jour et la nuit, entre le sommeil et l'éveil, et d'en décrire la réalité par la fantaisy et l'imagination... En même temps, ne peut-on pas dire que tous ses tableaux présentent les réalités de la vie ?

 

Jake Berkeley dit qu'il y a deux sortes de Lumière, celle du soleil ou de la salle et celle qui est dans votre cœur... Ses tableaux sont éclairés par celle de la vraie lumière, celle de l'imagination ; ils sont les produits de ses rêves... C'est une lumière de nostalgie, d'un souvenir lointain, la lumière du jardin magique de l'enfance.

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Croyance et crédulité. -2-

Publié le par Perceval

Pour certains, l'espoir des « siècles des lumières », était d'éradiquer l'expression des croyances, ce fut l'espoir en une sorte de dictature de la raison. Ensuite, comme Lord Kelvin, on a même pensé que la connaissance humaine arrivait à son terme... !

astrologie.jpgAujourd’hui, notre vision de la naissance du monde ( par exemple ) reste une « croyance », même si nous préférons l'exprimer par une métaphore à base du « big-bang », plutôt que par un récit sur le combat de deux grands serpents titanesques …

Le progrès de la connaissance entraîne l'augmentation de la connaissance ( ou croyance...) par délégation.

La frontière entre croyances et connaissances n’est pas toujours simple à tracer, G Bronner envisage de montrer que les deux relèvent de la rationalité. Cependant, il ne faudrait pas en conclure qu’il aboutit à un relativisme extrême où l’on considère que « tout vaut tout »

  • Il nuance la thèse du désenchantement du monde. Il n’est pas vrai que chaque avancée de la connaissance entraîne un recul des croyances ; bien au contraire, les deux progressent de conserve, d’une part parce que certaines croyances restent utiles dans la vie de tous les jours, d’autre part parce que chaque progrès des connaissances ouvre le domaine des possibles et génère de nouvelles croyances.

A côté de la « croyance » ordinaire et pratique, se répand la « crédulité »... Il serait intéressant d'en connaître la limite entre l'une et l'autre.


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Dans « La démocratie des crédules », G Bronner (*)  décrit le phénomène du groupe qui a tendance à se ranger derrière une personne qui semble en savoir plus qu'eux... Et là, la connaissance pourrait rompre cette unanimité …La production gigantesque et sans cesse croissante d’informations invérifiables sur l’Internet et leur accès immédiat et universel permettent aux croyances, les plus bizarres parfois, de se répandre en épidémie et de s’ancrer dans bien des esprits.

Bronner voit «le faux» et «le douteux» s’immiscer partout dans l’espace public, comme si nous vivions déjà et, sans le savoir, sous le régime décadent de «la démocratie des crédules» Partout, les explications simples ou plutôt simplistes - «mono-causales» - s’imposent devant l’irruption du réel, comme si nos esprits se laissaient gouverner par des formules rassurantes : «il n’y a pas de fumée sans feu», «tout est lié», «rien n’arrive au hasard», ou encore «cela cache quelque chose»… La théorie du complot – ce «nihilisme mental» - semble régner en maître et avilir nos intelligences. Nul n’est à l’abri, aucune couche sociale, pas même les plus éduquées :«Il n’y a pas corrélation claire, explique Bronner, entre niveau d’études et vision perspicace du monde.»

(*) Gérald Bronner est Professeur de sociologie à l'université de Paris Diderot (Paris 7) et membre de l'Institut Universitaire de France.

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Prier ...: de la crédulité à la Foi. -1-

Publié le par Perceval

J'ai entendu récemment, sur les « matins » de France-Culture, un échange avec un sociologue : Gérald Bronner (*), dont le travail sur nos « croyances » en général, a rejoint les questions et le malaise qu'il m'arrive de ressentir, quand l'une ou l'autre personne qui m'entourent s'expriment du genre : « Nous allons demander au Seigneur …. », ou « nous allons prier pour untel, qui ... »

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Ma première réaction est de penser : - Je ne peux pas demander, tranquillement au Seigneur de combler l'un ou l'autre de ces soucis... Non, je ne peux pas... Impossible … !

Je peux crier dans la détresse..., et prier... Ça, je peux. Je peux - dans certaines circonstances – abandonner toute raison, m'emplir entièrement de la souffrance... Crier, prier.

«  Que ta volonté soit faite ! » … Non pas, que les souffrances dont on me parle, sont provoquées ou voulues par Dieu ( Horrible … ! ..), bien sûr ! Je détesterai ce dieu ! qui n'existe pas...! ( heureusement, c'est " hérétique " ..!)

Mais, à l'échelle de l'univers et de l'éternité, je ne sais rien de ce qui est bon ou mal pour moi.... Je ne sais rien de mon destin …, et donc au mieux, ma prière peut consister à ce que Dieu m'accompagne sur ce chemin... Et, que je sois, moi, capable - d'accompagner la personne qui souffre, et de soutenir " le divin " pour qu'il puisse continuer à vivre en moi … C'est tout ! Ce que je sais, c'est : quand l'humain souffre, Dieu souffre...

 

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 Autour du témoignage tout personnel que je viens d'émettre, il y a la question de la croyance – je préférerais le mot «  Foi » ( qui inclue le doute ) , et de la crédulité … Et bien souvent, dans l'univers d'une religion, il est difficile de faire la part de l'une et de l'autre ….

 * Je reviens à G Bronner : déjà il y a dix ans il avait ausculté la genèse intime de nos croyances et expliqué pourquoi les progrès de la science n’avaient nullement domestiqué notre «rationalité subjective»(l’Empire des croyances, PUF)

 « Croire » est connoté négativement : Qualifier de croyance une opinion, une idée ou une thèse, c'est en général vouloir lui ôter toute crédibilité et présupposer l'incertitude voire le manque de sérieux. La croyance interroge la Vérité, parce qu'elle n'est pas « garantie », Nous croyons faute de savoir... Parait-il ...?

la-terre-est-plate.jpgLes croyances ne disparaissent pas avec les progrès de la science. Les sociétés contemporaines ne croient pas moins qu'hier. Certaines croyances perdent du terrain et parfois meurent, mais d'autres naissent.

« La science alimente la croyance », souligne la sociologue Romy Sauvayre, auteur de Croire à l’incroyable (Puf). Chaque découverte ne faisant que nourrir de nouvelles questions et ouvrir le champs des possibles. « Je me souviens, raconte-t-elle, d’un reportage télévisé lors de l’ouverture de l’accélérateur de particules en Suisse. Le journaliste parlait de la possibilité de découvrir une 9e dimension (sic) ! ». Autre exemple, la recherche sur le clonage, qui a fait le bonheur de la science-fiction et de la secte des raëliens pour qui cette technique conduirait à l’immortalité. Pas moins. Les incertitudes, la crise économique et sa cohorte d’effets anxiogènes profitent aussi aux croyances qui rassurent, d’autant qu’elles assènent des vérités là où règne le doute » article sur ' La Vie ' 06/03/201

( à suivre ...)

(*) Gérald Bronner est Professeur de sociologie à l'université de Paris Diderot (Paris 7) et membre de l'Institut Universitaire de France.


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Ne suis-je qu'une "illusion" qui doute?

Publié le par Perceval

Michael-Cheval-14.jpgJe pars d'une « sentence » envoyée par Orion gps :

"Je ne doute de rien sur l'existence d'un Jésus,
Il m'a même rencontré une foi ;
par contre, moi, je ne suis qu'une illusion"
-auteur inconnu-

Je ne touche pas à cette citation, même si elle me semble provenir d'une traduction imparfaite …

 

 

 

  • Dire « je ne doute pas de l'existence de Jésus », est une « croyance par délégation », comme la plupart de ce que je pense parfois être du « savoir » : par exemple la théorie du Big-bang... entre savoir et croyance la limite est tenue !

Ces évidences, j'ai parfois, la nécessité de les poser comme telles, pour tenter de construire autre chose … d'aller plus loin ...Michael-Cheval-12.jpg

 

J'ai besoin de questionner, comme un gamin irritant «  Oui, mais pourquoi..., et pourquoi …, etc …)

Je pense qu'il est nécessaire de tout interroger, jusqu'à -même- déstabiliser … ... Commencer par un acte qui pose la Foi, comme une certitude globale, n'est pas – pour moi – le meilleur moyen d'accéder à la foi. Ce n'est qu'une pétition de principe qui tente de supprimer La question.... Or, la question est fondamentale !

 

Au regard du passé, notre époque est formidable pour cela ! Aujourd'hui, qui ne craint d'être « athée » ? Nous avons, même, la chance, d'avoir dépassé le temps du scientisme, et ses tentations de la dictature de la raison...

Et après avoir questionné le divin, nous questionnons avec la même force, grâce sans doute à l'influence des spiritualités orientales, notre « moi », l'égo … et cette remise en question me semble passionnante, et à découvrir …

 

  • «  par contre, moi, je ne suis qu'une illusion. »

Michael-Cheval-30.jpgJe reconnais qu'il existe en moi, un « égo » qui s'observe, se juge, se compare, se blesse, souffre... sur des critères qui n'ont rien d'absolu, mais au contraire relatifs à mes occupations du moment, à mes appartenances. Ils n'ont d'autres valeurs que celles du moment, et que je me donne … et qu'il convient d'interroger .

Cet « égo », ne pourrait être qu'une construction, que moi, avec le regard des autres, décidons de sa réalité, puisqu'il me permet d'être reconnu... Une sorte de convention, qui ne résiste pas ( il me semble...) si on décidait réellement de la relativiser ...

 

 

Les illustrations sont les reproductions d'oeuvres de Michael Cheval, artiste contemporain né en 1966 en Russie.

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François, nouvel évêque de Rome

Publié le par Perceval

L'histoire de notre Église s'enrichit aujourd'hui d'un nouvel évêque de Rome. Le signe reçut, hier soir, au travers de l'élection de François, prêtre jésuite et d'origine hors européenne, par un conclave de vieux messieurs, est positif...

Ils ne pouvaient – de toute manière - faire mieux que choisir : un prélat, un homme, âgé..( conservateur qui s'est prononcé contre le mariage homosexuel et l'adoption par des homosexuels...) . - ils l'ont choisi du bout du monde, ils ont choisi un jésuite, et il renforce le message en souhaitant bâtir la suite de l'histoire de notre Eglise, sous le nom de François : François le pauvre d'Assise et François Xavier le co-fondateur de la Compagnie de Jésus et « apôtres des Indes ».

François Xavier était persuadé – après avoir rencontré les japonais - que pour évangéliser l'Asie, il fallait commencer par la Chine... Il meurt sur l'île de Sancian (1552). matteo ricciEn 1552, Mattéo Ricci naît en Italie, il sera un des premiers jésuites à pénétrer en Chine en 1583, et ce qui me paraît très important, c'est son approche de dialogue avec les moines bouddhistes et les lettrés. Il les respecte au point de s'habiller comme eux, d'apprendre leur langue et leurs textes de référence, de pratiquer leurs coutumes …

A Rome, les prélats craignent qu'accepter certains rites reviennent à favoriser le 'paganisme'. Le pape Clément XI interdit ces pratiques en 1704 et ,quarante ans plus tard, la bulle « Omnium Sollicitudinum » proscrit définitivement l'adaptation des rites chrétiens aux «rites non chrétiens».

Malgré un succès remarquable de l'apostolat de Ricci, l'incompréhension dont la papauté fait preuve à l'occasion de la ' querelle des rites ' détourne nombre de chinois : En 1717, l'empereur interdit la prédication chrétienne en Chine et dès 1723, les missionnaires sont expulsés et les chrétiens persécutés.

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L'Argentin Jorge Mario Bergoglio à Buenos Aires le 13 février 2013
Giotto, Saint François devant le crucifix de saint Damien
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Après sa conversion, François se fait maçon et rénove les églises et chapelles des environs d'Assise pendant trois ans. Il mendie pour se nourrir et couche dans les lieux qu'il restaure. Il reconstruit Saint Damien, Saint-Pierre et la Portioncule. C'est à celle-ci que François connaîtra un autre tournant de sa vie. Alors qu'il assiste à la messe, "il entendit lire l'évangile de l'envoi des disciples en mission" . Il découvre à ce moment ce que le Christ attend de lui et comprend le vrai sens des paroles de l'épisode du crucifix de Saint Damien. Il sait maintenant qu'il doit reconstruire l'Église en prêchant l'évangile et la paix. C'est donc en février 1208 que commence sa prédication itinérante.

La rencontre de François d'Assise et du sultan égyptien Al Kamil, en septembre 1219, est présentée de nos jours comme un geste prophétique, signe d'espérance dans la capacité des religions monothéistes à dialoguer en paix. Il n'en a pas toujours été ainsi.

Je souhaite que les leçons de l'histoire, permette à notre Eglise de dialoguer enfin avec les autres religions, en reconnaissant dans chacune d'elles     et dans la sagesse humaine qu'elle soit agnostique ou même athée, les germes d'une connaissance plurielle … et qui participent à la révélation du divin.

 

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Nous sommes aussi l'Eglise ...

Publié le par Perceval

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Une institution d’un autre temps

Nous aimerions que la décision honorable de Benoît XVI de démissionner soit vécue comme un moment privilégié pour inviter les communautés catholiques à repenser leur structure de gouvernance et les privilèges médiévaux que cette structure comporte. La papauté et le Vatican constituent un état masculin à part, qui possède une représentation diplomatique influente, et qui est aussi servi par des milliers de femmes à travers le monde, dans différentes instances de son organisation. L’institution est un système dominé par des fonctionnaires convaincus de leur idéologie qu’ils attribuent à l’Esprit saint. Ce système est bien éloigné de l’attention de Jésus pour les plus fragilisés de la société, de la gratuité de Jésus, de son approche confiante envers le Monde. Jésus savait lire les signes en son temps ; pour le faire aujourd’hui, il faut être en prise avec la réalité.

 A l’écoute du monde d’aujourd’hui

Les cardinaux qui vont se réunir et qui ont la responsabilité de décider du futur de l’Église, vont-ils ignorer qu’en dehors d’eux il y a le monde – qui est en grandes difficultés  – et que ce sont les laïcs qui y travaillent ? Et qu’en conséquence, il y aurait intérêt à écouter ce qu’ils disent dans leur diversité de culture et d’expression de foi ? A faire confiance au Peuple de Dieu, au lieu d’en être le gardien, aux femmes et aux hommes qui s’engagent partout dans le monde pour annoncer l’Evangile et son message libérateur et émancipateur.

Vers une audace évangélique

Nous attendons des cardinaux électeurs que la peur, la honte, l’humiliation, qui en ce moment assiègent l’Eglise en tant qu’institution, ne les détournent pas de tenter le « nouveau » là où l’« ancien » est mort, de rechercher une alternative prophétique, capable de refaire surgir les idées les plus révolutionnaires pour lui donner une nouvelle force évangélique.

Nous attendons de l’Eglise qu’elle repense sa relation à l’Ecriture selon laquelle Dieu aurait révélé des vérités éternelles, contenues dans la Bible, et dont elle serait la seule dépositaire. Parce que Dieu entre en relation avec l’humanité, et que la Bible est le récit de l’expérience de cette relation, nous pensons que le rôle de l’Eglise est de faciliter la poursuite de cette expérience – et non de donner des leçons à tous – en s’inspirant des Ecritures et en se mettant à l’écoute des plus pauvres.

 Libérer l’intelligence de l’Eglise

L’Eglise en crise a plus que jamais besoin d’esprits libres. Une première mesure à prendre serait de rendre la voix aux théologiens prophètes qui furent condamnés au silence, pour, avec eux, ouvrir de nouveaux chemins d’espérance pour une humanité qui cherche elle aussi de nouveaux horizons. Il s’agit de libérer avec confiance l’intelligence de l’Eglise, qui a été verrouillée par des condamnations et des excommunications d’un autre temps.

 Nous sommes ouverts à l’espoir d’un changement à la tête de l’Eglise et nous accueillerons avec joie tout ce qui ira dans le sens d’une plus grande fidélité à l’Evangile. Mais nous sommes surtout convaincus que notre mission première n’est pas d’œuvrer au maintien d’une structure ecclésiale, mais de nous risquer à vivre l’Evangile au cœur de l’humanité.

Texte adopté par le Conseil d’Administration de NSAE dans sa réunion du 2 mars 2013

 

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La chapelle Sixtine et le conclave

Publié le par Perceval

Conclave-a-la-Chapelle-Sixtine.pngLes cardinaux, pendant le conclave, vont avoir tout le loisir et le privilège de contempler les fresques, statues et mobilier de la Chapelle Sixtine...

En 2003, le cardinal Ratzinger commente : au conclave, : « je sais combien nous étions exposés à ces images aux heures de grande décision, (…) combien elles insinuaient dans nos âmes la grandeur de la responsabilité. (…) Mettre ces clés entre les justes mains, telle est l’immense responsabilité de ces journées. »

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En 1473 le pape Sixte IV commande la construction de la chapelle actuelle, à la place de la capella Magna, datant du Moyen Âge. L’architecte Baccio Pontelli reprend les murs médiévaux sur une partie de leur hauteur : l’ensemble mesure 40,23 mètres de long, 13,40 m de large, 20,70 m de haut.

À partir de 1481, sont installées les œuvres en marbre : balustrade, cantoria (pour les chantres), emblème pontifical (les feuilles de chêne). Les murs (2 500 m2) sont décorés par les plus grands artistes de la Renaissance.

Dix fresques pour les murs de la Sixtine furent commandées à Sandro Botticelli, le Pérugin, Domenico Ghirlandaio et Cosimo Roselli, des Florentins. Il s’agissait de représenter en vis-à-vis deux cycles de la vie de Moïse et du Christ, le premier préfigurant, dans l’Ancien Testament, le Sauveur de l’humanité.

Le 15 août 1483, la chapelle est inaugurée et consacrée à la Vierge de l’Assomption.

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Au-dessus du portail d’entrée, les sculpteurs ont notamment taillé dans le marbre les armoiries de Sixte IV, soit un écu portant un chêne d’or sur fond bleu, symbole de la famille Della Rovere, couronné par les clés croisées surmontées de la tiare papale. On retrouve ces emblèmes portés par des putti, entre des guirlandes de fruits, des glands et des feuilles de chêne sur la somptueuse transenne sculptée en marbre. Cette clôture séparait l’espace réservé aux clercs de celui des laïcs. La tribune des chantres en marbre blanc rehaussé d’or date elle aussi de Sixte IV, dont elle porte les armes.

Posé lors de la restructuration de la chapelle, autour de 1480, le sol au décor géométrique en marbres polychromes est orné de motifs définissant un parcours processionnel. Depuis l’entrée, six grands cercles alignés dessinent d’abord un couloir dans l’axe médian de la nef. Puis, ces cercles, inscrits dans des carrés, s’épanouissent en tapis dans le presbyterium jusqu’à l’autel aussi en marbres polychromes...

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1508-1512 :Jules II confie à Michel-Ange Buonarrotila décoration de la voûte de la chapelle, auparavant peinte en bleu avec des étoiles d’or. Ce sera La Création du monde, avec plus de 200 personnages.

Très vraisemblablement, le peintre a pu compter sur la collaboration de théologiens de la cour papale. Michel-Ange a réalisé, au sein d'une puissante structure, neuf Histoires centrales représentant des épisodes de la Genèse, avec sur les bords, des Nus soutenant des médaillons illustrant des scènes tirées du Livre des Rois. A la base de la structure architectonique, douze Voyants, entre Prophètes et Sibylles, siègent sur des trônes monumentaux, au-dessus des Ancêtres du Christ, représentés dans les Voussures et les Lunettes (paroi nord, paroi sud, paroi d'entrée). Enfin, dans les Pendentifs des quatre coins, l'artiste a peint quelques épisodes du salut miraculeux du peuple d'Israël.

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1536-1541 : sur la volonté de Clément VII, son successeur Paul III rappelle Michel-Ange, alors âgé de 60 ans, pour orner la paroi surplombant l’autel avec un Jugement dernier rassemblant 400 personnages.

1564 : le peintre Daniele da Volterra et son atelier sont chargés de recouvrir les nudités et de rectifier certaines positions jugées indécentes après le concile de Trente.

Adam-et-Eve-chasses-du-paradis-de-Masaccio-avant-et-apre.jpg Sistine_Chapel_Daniel_beforandafter.jpg
Adam et Ève chassés du paradis de Masaccio avant et après suppression des ajouts de censure Restauration récente

 

1980-1999 : restauration de la chapelle, nettoyage de la colle, de la poussière et de la suie des cierges accumulées.

Sources: "La Croix", et site Musées du Vatican.

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Le 11 mars 2011, accident nucléaire à la centrale Fukushima Daiichi

Publié le par Perceval

Fuku-employes-tepco-16-mars.jpgLe 11 mars 2011, un violent séisme au large du Japon provoque un très grave accident nucléaire à la centrale Fukushima Daiichi.

Samedi 09 mars 2013 à Tokyo, des milliers de manifestants ont défilé pour exiger l'abandon rapide de l'énergie nucléaire au Japon...

Cette catastrophe nucléaire a représenté le pire désastre pour le secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Elle a entraîné le rejet massif de radiations et poussé quelque 160.000 personnes à abandonner leur domicile.

La question de l'usage de l'énergie nucléaire suscite toujours débats et inquiétudes dans l'archipel, mais l'abandon total de l'atome n'est plus au programme.

Actuellement, seuls deux des 50 réacteurs du pays sont en exploitation : les n°3 et 4 de la centrale d'Ohi, située dans la préfecture de Fukui sur la côte centre-ouest du Japon, qui ont été remis en fonctionnement en juillet 2012. 

Environs-Fukushima.jpgIl y a plusieurs degrés de contamination : Pour ce qui est de la contamination interne par l’eau et l’alimentation. "La sécurité alimentaire n’est absolument pas garantie", insiste Mycle Schneider ( expert indépendant en énergie nucléaire ). "L’eau et les aliments sont chargés en Césium dont la demi-vie physique est de 30 ans. Cela signifie qu’après 30 ans, il ne perd que la moitié de sa radioactivité. Le corps peut s’en débarrasser en quelques mois, mais les cellules, elles, se rappellent très bien de son passage".

 Aujourd’hui, les rejets de matières radioactives de la centrale sont plus faibles mais ils se poursuivent, et une partie de l’eau injectée dans les réacteurs s’échappe dans la nature par des fuites situées dans les cuves. Face à cette situation difficilement évaluable et contrôlable, habitants et gouvernement parlent beaucoup de décontamination, depuis deux ans. "Un mot magique qu’on n’avait jamais osé évoquer après Tchernobyl", précise Mycle Schneider. "Pour décontaminer une zone, il faudrait retirer une grande quantité de terre et la stocker. Comment fait-on pour décontaminer des centaines de kilomètres carrés de surface et de forêts ? J’ai vu des équipes de décontamination "nettoyer" des parkings au Karchër dont le seul résultat était de déplacer la matière radioactive d’un point à un autre. Il faut tenter de réduire la contamination, et c’est possible dans une certaine mesure, mais toute suggestion selon laquelle il serait possible de revenir à un état pré-Fukushima est ridicule. Ce n’est tout simplement pas réalisable."

Les gouvernants, les exploitants nucléaires et leurs fournisseurs devraient être tenus pleinement responsables d’une catastrophe nucléaire.

 

  •  En Allemagne :

Le stockage des déchets radioactifs en Allemagne vire au désastre. Les autorités de surveillance du nucléaire recommandent l’évacuation rapide des 126.000 barils de déchets emmagasinés depuis 1967 dans une mine de sel de Basse-Saxe rongée par les infiltrations ( la Croix du 8/02/2010)

  •  En France :

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    ERIC PIERMONT / AFP Luc Oursel, le pdg d'Areva.

« Nous sommes en train de rater le redémarrage de l’activité économique et industrielle de la France parce que les pouvoirs publics sont obnubilés par le nucléaire » Corine Lepage ( la Croix du 9/3/13 )

Areva reste optimiste sur l’avenir du nucléaire

Selon le groupe, la catastrophe de Fukushima n’a fait que retarder les projets nucléaires.

 

  • Au Japon:

Six réacteurs devraient même être relancés cette année, affirme son PDG Luc Oursel.

Fukushima-risk-manif.jpgLa compagnie d’électricité nippone Tokyo Electric Power (Tepco), en voie de nationalisation, a annoncé lundi ( 05/2012) une perte nette de près de 7,5 milliards d’euros pour l’exercice 2011-2012 achevé en mars, un trou dû aux conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima.

« La réalité-choc du nucléaire : ils empochent, vous payez ! »

 Au japon : «  Il faudra 40 ans pour vider et démonter la centrale »

Techniquement, rien n’est réglé, la catastrophe est toujours en cours.nucleaire-non-merci.jpg
Les poisons radioactifs sont toujours présents pour quelques siècles et actifs en silence.
Les centrales ruinées ne sont pas maîtrisées et relâchent toujours leurs toxiques dans l’air et dans l’eau.

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En quoi, suis-je concerné par la souffrance d'autrui … ?

Publié le par Perceval

Je visite – bénévolement - des personnes malades psychiques dans le cadre d'une aumônerie d'un hôpital psychiatrique … Compassion.jpgJe rencontre des hommes ou des femmes qui peuvent tomber dans la dépression, jusqu'à des personnes qui - par décision d'un juge - subissent l'enfermement... Certains depuis 10, 20 ans … !

En quoi, suis-je concerné par la souffrance d'autrui … ?

Ou plus simplement : pourquoi est-ce que je fais cela … ?

  • Je ne sais pas … ! C'est vrai, aussi... Mais, encore...

  • Je pense que, fondamentalement, c'est pour les mêmes raisons, qu'un agnostique ( ou athée …) le fait : il y va de mon idée ( comme quoi : intello ça sert aussi …!) que je me fais de l'humanité, du sens d'être un humain... Du sens que j'ai d'être là, de ce que je fais de ma liberté … ( humanisme .. ; existentialisme, même ..etc). Et puis, il y a la relation à l'autre, et tous les 'avantages secondaires' qu'il y a de partager quelque chose qui a du sens... Besoin de « relationnel » … etc..

  • Ce n'est pas parce que je suis chrétien ! Je n'obéis pas à un injonction « morale ». Je ne fais pas cela pour le Christ ! Disons plutôt qu'il se trouve ( et c'est tout à fait logique...) qu'en m'approchant de l'autre, je rencontre le Christ... le divin … Mais, c'est une lecture que je fais après

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La différence entre un 'athée' et moi, est dans la lecture, l'explication, le pourquoi d'un tel geste …

De plus, je sais, que l'essentiel du message évangélique est dans «  la communion » au frère... Idéal chrétien qui n'est pas l'apanage des chrétiens ; même si nous avons la facilité d'avoir une explication au « pourquoi » chez l'humain  du souci de l'autre...

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Que faire de la souffrance d'autrui ?

  • Il ne s'agit 'plus' ( cela ne fait plus recette ….) , par ' culpabilité ' de s'imposer le 'devoir de faire '... Nous préférons, mettre en place des dispositifs de remplacement, de ' solidarité ' : technicisés, institutionnels... Ils devraient d'ailleurs être beaucoup plus efficaces, et sont grandement légitimes... ( vive le Service Public ! ) tant que la société ne les critique pas !: Dans notre langage, l'assistance devient l’assistanat, ce qui augure mal de l'idée que nous en avons …. Ensuite qu'en est-il de la rencontre avec la personne : sa souffrance, sa détresse … ?

 

Je ne veux pas employer le mot «  Amour »... En faire une référence, une explication ; ne me satisfait pas du tout, compte tenue de notre utilisation française du mot... L'amour est un sentiment, il est comme l'amitié, le résultat d'une rencontre particulière. Le mot qui correspondrait le mieux, serait celui de « charité », comme image d'Agapé... Mais, la morale religieuse des siècles précédents l'a disqualifiée... ! Nous utilisons plus facilement, compassion, empathie …

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Je terminerai par l'idée que si, chrétiens, nous osons dire que : la femme ou l'homme qui vit dans le don de sa personne l'aide du prochain souffrant, vit véritablement au plus profond de lui la rencontre avec le Christ – sans le savoir - … dalailama-compassion.jpgAlors... c'est que le Christ est suffisamment ouvert pour intégrer dans son message ( dans sa révélation … ! ) l'expression agnostique, mais aussi celle des autres religions ( bouddhistes, musulmans ...etc ). C'est un pas fondamental, dans la compréhension du pluralisme religieux ; non pas en désirant intégrer l'autre, mais en reconnaissant que l'expression de son but de l'existence, - expression légitime … et hautement respectable … - pourrait être intégrée avec sa différence dans un catholicisme, alors oui : véritablement «  universel »...

Enfin … ! Le christianisme n'en est qu'à ses balbutiements … !

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Eve, n'est pas coupable !

Publié le par Perceval

" Il y a déjà bien longtemps, un être singulier, fait de poussière d’étoile et de poussière de terre, est né entre deux arbres. Le premier s’appelait l’arbre de la connaissance, le second l’arbre de vie." (Etienne Duvaldans http://mythesfondateurs.over-blog.com/

 

Garten der Lüste ParadiesPeut-être est-il nécessaire, pour évacuer cette faute originelle de notre inconscient, de reprendre notre mythe occidental fondateur, et le raconter de façon « juste »...

Les hommes ont fini par se sentir coupables d’une faute qu’ils n’avaient jamais commise !

Le jardin d'Eden était la matrice qui permettait la gestation de l’homme et de la femme, et leur expulsion ne semble être rien d’autre que leur acte de naissance et le blanc seing qui les rend aptes à être « humain ».

Dès, les premiers temps de sa réflexion, par nature, l’humain se reconnaît comme est un être divisé. Il n’est pas fait uniquement d’esprit comme l’ange ni simplement de chair comme l’animal. Il est entre les deux et c’est ce qui fait son originalité ; coincé entre deux tentations, celle de se prendre pour un dieu, ou de se comporter comme une bête …

L’homme est en manque de la femme, et la femme en manque de l’homme. Bien plus l’être humain manque de l’autre. Il doit entrer dans son manque pour entrer dans son désir. En effet le manque est ce qui fait vivre le désir et le désir est le moteur de la vie.

 

 

Dans ce tableau de 1506, pas de Dieu dans le ciel, l'homme habillé d'une toge rose qui nous regarde c'est Jésus... Point d’Ève recevant la pomme du serpent. Point d'Adam la croquant avec Ève, point de glaive et de barbus les chassant du paradis. Point de mort, point de punition. J._Bosch_The_Garden_of_Earthly_Delights_-detail_3-.jpg

 Jésus tient dans sa main gauche la main d’Ève en train de s'agenouiller devant lui, Il indique avec sa main droite que Lui est la forme entière de l'humaine condition, entre l'homme Adam et la femme Ève. Ils sont trois humains. Il est fils de l'homme et de la femme.

Dans ce jardin d’Éden, en son milieu, au-dessus de Jésus, la fontaine miraculeuse, fontaine de jouvence, fontaine de l'éternité. Bosh a employé le même rose que la toge de Jésus pour cette fontaine gothique, percée en son milieu d'un œil, situé au strict centre du tableau, au point de rencontre de ses diagonales, là s'abrite une chouette. C'est celle de Minerve, la sagesse au cœur de la connaissance.

 Point de pomme, point de péché de chair …. Le fruit est censé représenter la connaissance … !

Jerôme Bosch est né vers 1453 et mort en 1516 - Hertogenbosch (Bois-le-duc en français) aujourd'hui en Hollande. 

 Son année supposée de naissance 1453 voit la fin de la guerre de cent ans et la chute de Constantinople... C'est le début des temps modernes. La page du moyen-âge se tourne... Machiavel publie "Le prince" et Thomas More "Utopia".

J Bosch peint le Jardin des délices vers 1505 - 1506.

 Si vous souhaitez garder l'image en haute résolution du triptyque,  vous pouvez cliquer ici

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/62/The_Garden_of_Earthly_Delights_by_Bosch_High_Resolution_2.jpg

 

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Adam-et-Eve-islamique-.-Abou-Said-Ubaud-Allah-Ibn-Bakhitshu.jpg
Adam et Eve islamique . Abou Said Ubaud Allah Ibn Bakhitshu 1294

 Dans le Coran, Adam est doté par Dieu d'une si grande connaissance que tous les anges doivent se prosterner devant lui, ce que l'ange Iblis (Satan) refuse de faire. Celui-ci pousse alors Adam et Ève à manger le fruit défendu. Dieu les punit en les faisant chuter sur terre où leur descendance est condamnée au fratricide. Mais Dieu leur offre le pardon et promet de les guider s'ils se montrent fidèles et refusent de suivre le Mal. 

Si le christianisme a développé à partir de cet épisode l'idée de "péché originel*", permettant d'expliquer l'existence du mal dans l'histoire, le judaïsme et l'islam n'en ont pas tiré les mêmes conclusions. Pour les musulmans, Adam est seul coupable de sa faute, dont l'humanité n'a donc pas hérité. En outre, après avoir été séparés pendant 200 ans, Adam et Ève sont pardonnés par Allah* sur le mont Arafat.

 

Voir également:

Eve, et adamArticle - 06/04/12 - Eve, et Adam - Adam n’aurait-il pas pu croquer « la pomme" en premier … ? Sans doute que non, si les rédacteurs ( conteurs ) ne l’ont pas voulu ainsi … ! Au début, donc,…


France Culture - Les Vivants et les Dieux du 11 mai 2002 par Michel Cazenave

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