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L'histoire du mythe du Roi Arthur - 2/4 -

Publié le par Perceval

Chrétien De Troyes

(1135-1185)  fréquente les cours de Marie de Champagne, Philippe d’Alsace et du Comte de Flandres.
Il écrit plusieurs œuvres en langue d’Oil: Erec et Enide (1170), Cligès ou la fausse morte ( 1176), Yvain ou le Chevalier au Lion (1177), Lancelot ou le Chevalier de la Charrette (1177), et Perceval ou le Conte du Graal (1120) , un roman inachevé par l’auteur mais dont on trouve souvent des Continuations par d’autres auteurs ... Chrétien de Troyes embellit le récit avec les délices de l'amour courtois et la Recherche du Graal
Dans le prologue du Chevalier de la charrette, Chrétien affirme avoir écrit sur le comandemant de ma dame de Champagne, c'est-à-dire de Marie de Champagne, fille d'Aliénor d'Aquitaine et de Louis VII.

Perceval, ou le Conte du Graal
Trois scènes du Parsival de Wolfram d'Eschenbach


Robert de Boron (vers 1190) introduit le Graal comme étant le récipient qui a recueilli le sang du Christ, puis associe le saint sang à une sainte lance.

Wolfram d'Eschenbach ( 1170-1220) s'attache d'abord à adapter un texte français, Perceval, ou le Conte del Graal de Chrétien de Troyes, roman inachevé et, qui plus est, roman à deux personnages : Perceval, puis Gauvain. Dans son roman Parzival (  immortalisé par Richard Wagner, à la fin du siècle dernier) , il conserve la structure générale du récit, mais, de sa propre autorité, il ajoute à la matière qu'il tient de Chrétien : l'histoire des aventures orientales du père du héros, Gahmuret ; elles introduisent un monde nouveau, le monde de la chevalerie païenne... Le Graal est une pierre, à la forme d'un bétyle, la lapsît exillis.
Ce chevalier-poète, franconien, vécut un temps à la Wartburg, cour du landgrave Hermann de Thuringe.





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A Wilhelmsburg, se trouve les plus anciennes peintures murales ( ci-dessous ) profanes au nord des Alpes (1225/30) relatant un épisode de la saga athurienne, avec Iwein, chevalier de la table ronde. En 1227, c’est ici que la future Sainte Elisabeth de Thuringe se sépara du Landgrave Ludwig IV.

Iwein chevalier de la table ronde
Elisabeth_de_thuringe

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L'histoire du mythe du Roi Arthur -1/4 -

Publié le par Perceval

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Jean de Wavrin (v. 1398-v. 1474), Chroniques d'Angleterre Geoffroi de Monmouth écrivant ; Présentation du livre - Jean de Wavrin écrivant - Hélénos, Anténor et Enée
Le couronnement d’Arthur
 Illustration de l’Histoire des Rois de Bretagne
* L'histoire du Roi Arthur, ne s'attache pas seulement à ce chef Artus ou Artorius qui aurait existé dans la seconde moitié du Ve siècle ( cette période qui voit la chute de l'empire romain d'Occident )
Face aux invasions, la résistance de la population s'organise progressivement : elle souffre au début d'un manque d'union, et c'est dans ce contexte que des chefs de guerre émergent.
A Tintagel  les ruines visibles datent des normands (Xe), certains éléments datant du VIe ont été découverts (fin de l'épopée arthurienne).
Camelot, le château mythique du roi Arthur, pourrait correspondre à la ville romaine de "Camulodunum " (Colchester au nord-est de Londres)...

** Le Roi Arthur, est d'abord un mythe littéraire. La légende arthurienne est alimentée dès le VIe par des récits populaires en Pays de Galle et en Irlande, puis les allusions à ce mythe se multiplient dans les textes latins dès le IXe siècle.
Le roi d'Angleterre Henri I (1100 - 1135) désirant rallier les Celtes de son royaume et pacifier ses nouvelles conquêtes en Pays de Galle utilise à son profit la légende arthurienne.
L'épopée arthurienne circule alors dans tout le pays sous forme de lais (conte en prose comportant un dénouement lyrique en vers), puis en Europe...
Geoffroy de Monmouth (vers 1100 - 1155), est un évêque et historien anglo-normand au service du roi Henri Ier. Il est l'auteur de l' Historia regum Britanniae(1135/1138), en 12 livres. Cet ouvrage, présenté par son auteur comme une traduction d'un livre très ancien, le "Liber vetustissimus", composé en breton "dans un très bon style" et emporté en Angleterre par le Normand Gautier alias Walter, archidiacre d'Oxford, est l'un des premiers ouvrages de l'histoire britannique et sera la source principale de la légende arthurienne.


Roman de Brut
Quelques années plus tard, un clerc normand nommé Robert Wace, est chargé par le roi Henri II Plantagenêt de rédiger à nouveau une histoire d’Angleterre, mais cette fois en anglo-normand, langue pratiquée alors à la cour. Wace dédie son œuvre en 1155, à Aliénor d’Aquitaine, épouse du roi. Tout en s’inspirant de Geoffroy de Monmouth, il développe le portrait d’Arthur et la description de sa cour et l’histoire arthurienne occupe un tiers de son récit, qu’il appelle La Geste des Bretons, mais que nous connaissons sous le nom de Roman de Brut. Arthur est désormais le modèle du souverain idéal, homme de guerre capable de soumettre les peuples d’Occident, mais aussi de réunir autour de lui les chevaliers les plus illustres. Wace est le premier à dire que c’est Arthur qui a institué la Table Ronde afin d’éviter les querelles de préséance entre ses chevaliers et à mentionner la légende selon laquelle Arthur, après avoir été blessé par Mordred et emporté en Avallon par des fées, reviendra un jour libérer son peuple.

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Le roi Arthur a t-il existé?

Publié le par Perceval

Le roi Arthur est généralement associé au Moyen-âge, celui des chevaliers en armure étincelante …

Et,

  • Pour les anglais, c'est grâce à Geoffrey de Monmouth  (vers 1100 - 1155) et à Sir Thomas Malory (1405-1471)
  • Pour les français, la référence est Chrétien de Troyes (1135-1185)
  • Pour les allemands, c'est Wolfram d'Eschenbach (1170-1220), repris par Wagner

chacun prêtant - de son époque - costumes, armes, habitudes et moeurs ....

*****



De Nennius:
  Historia Brittonum (8e s.) 

Pourtant, historiquement, la première mention d'un Roi Arthur, est faite au 8ème siècle par Nennius, dans l'Historia Brittonum. Ensuite, pour prolonger les investigations, il nous faut chercher le personnages au travers de plusieurs chefs guerriers, et de plusieurs hypothèses:

  • Arthur serait né vers 470/475 et serait originaire du Pays de Galles. Il serait un chef breton du nom d'Aurelius Ambrosius, il aurait arrêté les saxons au mont Bodonicus vers 496 ap.JC : Il n'aurait pas été couronné roi.
  • Arthur pourrait aussi relever de Lucius Artorius Castus. Ce préfet romain, installé à York, a commandé (l'épigraphie l'atteste) la VIe Légion Victrix, chargée de combattre les Calédoniens (peuple de l'actuelle Écosse) au-delà du mur d'Hadrien. Il a remporté contre eux (et non contre les Saxons) une suite de victoires entre 183 et 185 après J.-C.
  • Selon Geoffrey Ashe [ historien, spécialiste d'Arthur ], le légendaire Arthur est inspiré du personnage réel de Riothamus, qui aurait porté le titre de « roi des Bretons » entre 454 et 470. Il serait venu par bateau en Gaule vers 468 - 469 pour aider l'empereur romain Anthemius aux prises avec les Wizigoths d'Euric. Il aurait mené son armée jusqu'à Bourges mais aurait été vaincu peu après en 469 ap.JC




L'historique roi Arthur, et ses compagnons, ne portaient pas d'armure étincelante !

Mais, peu importe... Ce que nous retenons, et qui nous "enseigne" ( qui nous fait signe ) ... c'est la Légende...!

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Ma Quête se poursuit sur Blogger ...

Publié le par Perceval

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Foi et intuition -2-

Publié le par Perceval

Dans le langage courant, croire évoque les « croyances », et s'oppose à savoir... Croire serait adhérer à des croyances plus ou moins croyables du point de vue rationnel ; les croyants seront donc plus ou moins crédibles ( plus ou moins fondés sur la raison )

Croire n'est pas «  avoir » un savoir irrationnel, qui donnerait un pouvoir de maîtriser le monde et même d'asservir les esprits à une idéologie ...etc

L'acte de « croire », est une acte de connaissance et un acte de confiance...


Croire : le verbe latin credere, dont il vient, réunit au mot « coeur » : cred ( cœur en latin, c'est le principe intérieur de la pensée ), le mot « donner » dare. Croire, c'est donner son cœur.

 

venus-and-the-female-intuition.jpg
 
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Poser l'acte de croire, c'est sortir de l'impersonnel : avec un « je » et un « tu » … C'est la reconnaissance d'une altérité, et signifie que la personne à qui je parle demeure insaisissable par le seul savoir.

« Je crois », et je suis en un mouvement, je suis au cœur d'une relation. Interpellé : j'ai un choix à faire : croire ou ne pas croire. Il y a un risque à prendre face à l'autre, à cet autre qui est unique. Croire, c'est accepter une recherche par la médiation d'un dialogue …

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S'ouvrir à du nouveau, c'est reconnaître en soi-même un manque... ( « Manque » différent de « besoin » ; car ce manque en moi, n'est pas fait pour être comblé...).

 Monica-Fagan-8.jpg

Je peux parler de « Foi », de « croire » ; sans évoquer « Dieu » .. Cependant, à partir du moment, où j'accepte de faire confiance, à cette manière de penser... La Parole de Jésus ( au travers des Évangiles...) me semble cohérente :

Pour un chrétien, une Parole a retentit ( rattachée à un fait historique …).

Dieu se révèle dans une relation : entre un « père » et un « fils ». Et c'est à un dialogue que Dieu nous invite quand il nous parle.

 Monica-Fagan-7.jpg

      *****

 

Michael-Parkes---Tutt-Art---30-.jpg" Il faut renoncer au savoir, se laisser faire par l'intuition. Dans le rien, il y a un abandon de la volonté. C'est comme ça qu'on avance. "

Claude Régy:  metteur en scène de théâtre français qui a contribué au renouvellement du jeu de l'acteur et de l'esthétique du théâtre contemporain.

 

Jean Paul Sartre ; « Il n’est d’autre connaissance qu’intuitive. La déduction et le discours, improprement appelés connaissance, ne sont que des instruments qui conduisent à l’intuition. »

C’est la saisie de l'esprit par lui-même au sein de la durée, que Bergson définit comme « la sympathie intellectuelle ou spirituelle par laquelle on se transporte à l’intérieur d’un être pour coïncider avec ce qu’il a d’unique et par conséquent d’inexprimable »

 

Les illustrations ( un peu décalées ...! ) sont des peintures de Monica Fagan. D'origine irlandaise par son père, Monica Fagan est née en Angleterre, dans une région du Yorkshire. Boursière de la ville de  Sheffield, elle vient en France à l'âge de 18 ans pour suivre des cours de dessin et de peinture à l'école des Beaux-Arts de Rennes.

Sa peinture, à travers une solide technique fine et précise, fait transparaître un monde onirique troublant peuplé par un bestiaire mythologique, des femmes mystérieuses et masquées qui évoluent entre les symboles telles des déesses romantiques. Ces femmes ... évoluent dans un monde différent, à la fois proche et inespéré... dans lequel la femme serait l’avenir de l’homme. 

 

 

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Que la laïcité nous protège de la religion... Amen.

Publié le par Perceval

Une frange de droite, qui semble hélas majoritaire chez les catholiques d'aujourd'hui, alimentent les polémiques.

Ducamp-fresh-widow-1920.jpg
Marcel Duchamp avait dénoncé, dès 1920, la fermeture de ceux qui se calfeutrent derrière des fenêtres aveugles. La plus célèbre de ces « fenêtres aveugles », présentée en 1920, se composait de bouts de cuir opaques faisant office de carreaux

Ainsi, dans le discours d’ouverture de l’Assemblée plénière des évêques de France prononcé hier à Paris par le cardinal André Vingt-Trois ( 16/04/2013), celui-ci affirme quelque chose qui me semble complètement fantasmé : à savoir une idée répétée à l'infini : «  le refus de la différence comme mode d’identification humaine, et en particulier de la différence sexuelle. C’est l’incapacité à assumer qu’il y ait des différences entre les gens. » Et nous prévient l'évêque, ce refus « nous prépare une société de violence »... ! Étrange cette manière de souffler sur les braises et de se donner bonne conscience en affirmant que le combat contre le contrat civil du mariage pour tous est non-violent; alors même que l'on assiste à des provocations et harcèlements constants... !

Les homosexuels sont une minorité ; et je ne comprends toujours pas - en quoi - leur sexualité remet-elle en cause l'acceptation de la différence … ? Ce me semble même plutôt contradictoire... !

Et, actuellement les débats sur la laïcité montrent bien cette contradiction :

André Vingt-Trois, fait bien d'affirmer : «  le principe incontournable de la vie sociale c’est précisément de faire vivre ensemble des gens qui ne sont pas identiques, de gérer les différences entre les individus sur un mode pacifique et non pas sur un mode de violence. »

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Paul Klee - Vue d'une fenetre (1923)

J'affirme ma conviction que la « différence » nous enrichit...

Le droit français de la laïcité qui garantit les libertés de conscience et de culte par la séparation des Églises et de l’État (loi de 1905) me semble un des meilleurs moyens de préserver et garantir le pluralisme …

Ainsi, aujourd'hui, ce que nous pouvons craindre c'est la « stigmatisation » de la religion ( l’islam en particulier), et les « manif pour tous » collaborent assez fortement à cette dévalorisation du catholicisme …

« La laïcité est une philosophie, celle des droits de l’homme, fondée sur l’égale dignité des personnes... Elle est, comme le rappelait Paul Ricœur, une éthique de la responsabilité, qu’elle est une méthode de pensée, celle de la raison et un mode d’action, celui qui fait participer la diversité des opinions et des croyances à la vie de chacun. » (1)

Hammershoi.jpg
Hammershoi: Fenêtre

- Une personne qui réfléchit sur sa foi, peut comprendre : que ceux qui exhibent de façon ostentatoire leurs croyances ou leurs opinions peuvent heurter et porter atteinte à la liberté de celui qui ne croit pas ou qui croit différemment... - un fanatique, ne le comprendra pas ! Comprennent-ils que la barrière qu’ils dressent entre des personnes au nom de la pureté ou de la vérité est attentatoire à l’humaine condition ?

- Un chrétien, en particulier, peut comprendre qu'il est dangereux de faire l'amalgame entre des mouvements intégristes et l’ensemble des croyants de confession musulmane

« La laïcité concrétise le délicat équilibre entre les libertés. La loi pose des principes et des limites pour que la juxtaposition des points de vue ne détruise pas le vivre-ensemble. Elle n’est pas une loi de répression mais de protection. » (1)

(1) La Croix, billet de Jacqueline Costa-Lascoux directrice de recherche honoraire au CNRS  

" À l’instar de la toile de Cerith Wyn Evans exposée à Lausanne, Think of this as a window (« Penser ceci comme une fenêtre »), on aimerait que nos compatriotes redécouvrent la laïcité en perspective. Ce n’est pas le cadre rigide de la fenêtre qui importe : les artistes de la Renaissance nous ont appris à regarder au-delà et, aujourd’hui, les peintres vont jusqu’à éclater les bords, non pour les nier mais pour donner à voir la pluralité " (1)


 

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Est-il bête de croire ? -1-

Publié le par Perceval

aimant-croire.jpgCroire est un acte qui prend place dans la démarche de l'intelligence humaine affrontée au réel, et interrogée par cette rencontre. Une « bête » ne croit pas !

Croire n'est pas spécifiquement un acte religieux.

Croire conditionne l’accès de l'homme à une vie personnelle.

Vivre, c'est croître en produisant des œuvres, et en devenant nous-mêmes...

  • Nous pourrions, à ce propos - retrouver ce que dit Bergson sur « l'intuition » : L'intuition, seule nous permet d'accéder à la nature profonde des êtres. Par l'intuition, notre conscience entre en « sympathie » avec ce qu'il y a de plus unique dans les objets et les êtres que nous observons. L'intuition nous révèle une coïncidence parfaite entre le moi et le monde.

 

del_doman_nonve_certezza.1210618251.jpgUn autre point est l'altérité que le réel nous conduit à admettre... Il y a «  l'être » , mais surtout il y a la « relation » …

      *****

Croître pour l'humain, c'est croître corporellement et psychiquement, les deux étant liés. Croître dépend du développement de sa pensée et de sa parole, et cet assemblage dépend de ses « relations avec les autres …

 

Secret School (Krifo Sxolio), where the Hellenic-Orthodox s
Krifo Sxolio:  Secret School

Croire est de l'ordre de la « relation », c'est le fondement d'un dialogue dans lequel le but est de rechercher la vérité. Vérité qui n'est pas accessible à un savoir. Car la trouver n'est pas la posséder, mais s'y ouvrir …. Ensuite, cette relation s'ouvre à la connaissance par la confiance...

Cette structure apparaît déjà au stade de l'enfant : la croissance de l'enfant dépend de ceux qui vont susciter en lui : connaissance et confiance …

Croire, c'est pour l'enfant l'acte qui le relie à une personne …

 

L'acte de « croire », est une acte de connaissance et un acte de confiance...

 

Sources: " Dieu n'est pas un assureur " de Marc-François Lacan

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Histoire de l'Univers -2-

Publié le par Perceval

Après les satellites américains Cobe (1992) et Wmap (2003), Planck, satellite de l’Agence spatiale européenne (ESA), est donc le troisième à avoir étudié les traces les plus lointaines de l’univers, très peu de temps après sa naissance.

PLANCK-WIDE-900.jpg

Cette image -dévoilée ce jeudi 21mars - montre, sur l’ensemble du ciel la plus ancienne des émissions de lumière qui a baigné notre jeune univers, 380 000 ans après le Big Bang, alors que sa température frisait les 3 000°C.

L-univers.jpgL’univers était alors constitué d’une soupe, d’un magma brûlant de particules (protons, électrons et photons) s’entremêlant à près de 3 000 °C. L’interaction entre protons et électrons, qui a donné naissance aux atomes d’hydrogène, a ensuite libéré la lumière.

Quelques milliardièmes de milliardièmes de milliardièmes de seconde après le Big Bang (le chiffre précis n'est pas encore connu !), l'Univers passe d'une tête d'épingle à sa taille presque actuelle. Cette fantastique dilatation de l'espace est appelée : inflation

Cet Univers est également plat comme une gigantesque crêpe, alors que les estimations précédentes laissaient entrevoir la possibilité d'une légère courbure. Les chercheurs estiment aussi la vitesse avec laquelle les galaxies s'éloignent les unes des autres à quelque 66 kilomètres par seconde.

 Le taux d’expansion actuel de l’univers étant plus faible qu’on ne le pensait, c’est pour cela qu’on peut estimer que l’univers est légèrement plus âgé : 13,82 milliards d’années au lieu de 13 milliards.

La masse de notre univers est constituée de 4,9 % de matière ordinaire, 26,8 % de matière noire (1) et de 68,3 % (au lieu de 72,8 % auparavant) d’énergie sombre. 

 Nebuleuse-Helix.jpg

Nébuleuse Helix vue depuis La Silla

 

Après de nouvelles analyses, les physiciens du Cern ont déclaré le 14 mars 2013 avoir de plus en plus la certitude que la découverte de l'été dernier correspondait bien à cette super particule, appelée « boson de Higgs », et qui est considéré par les physiciens comme la clef de voûte de la structure fondamentale de la matière.

L-univers-et-Boson-de-Higgs.jpg

Cette particule donne leur masse à toutes les autres particules de notre univers.Sans le boson de Higgs, les particules ne se rencontreraient jamais, elles ne pourraient créer des protons et neutrons, qui, combinés aux électrons, forment la matière.

 Boson_de_Higgs.jpg

 

 

(1) La matière ordinaire, constituée de protons et de neutrons, constitue seulement 5% du contenu total en énergie de l’Univers. Les quelques 95% restant nous sont invisibles et encore méconnus et se répartissent entre la fameuse matière noire et la tout aussi énigmatique énergie sombre.

Anneau-matiere-noire.jpg
Anneau de matière noire dans l'amas de galaxies Cl 0024+17

Le concept de matière noire, est né en 1933 par l'astronome suisse Zwicky, qui mesure la distribution des vitesses de certaines galaxies et trouve des vitesses si élevées, qu'une grande quantité de masse doit être présente dans l'amas si on veut expliquer que l'amas ne se soit pas dissocié depuis très longtemps. Cette masse, c'est la matière noire dont l'existence est prédite par la physique des particules, les WIMPs

 

(2) C'est en 1920, que Edwin Hubble a découvert que plus une galaxie est éloignée, et plus elle s'éloigne rapidement, donc, l'expansion de l'univers s'accélère. Cela a été montré notamment par le décalage vers le rouge de la lumière des supernovae, mais, l'attraction gravitationnelle entre les galaxies devrait contrarier cette expansion et celle-ci devrait ralentir.
C'est pourquoi les scientifiques ont proposé l'existence d'une forme d'énergie inconnue, l'énergie sombre, qui empêche les galaxies de s'attirer entre elles et même les éloignent les unes des autres.

VelaC-Minier-NovaeFactory.jpg

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Histoire de l'histoire de l'Univers -1-

Publié le par Perceval

C'est un retour en arrière de près de 80 millions d'années que vient d'effectuer le satellite européen Planck.satellite européen Planck

380 000 ans après le début du big bang, les photons (c'est-à-dire la lumière) prisonniers jusque là ont enfin pu prendre le large. Comme si quelqu'un avait appuyé sur l'interrupteur, la lumière s'est libérée de l'emprise de la matière et l'univers est devenu transparent.

C'est là qu'intervient Planck. Son télescope est capable de percevoir les échos de ce premier flash de lumière émis voilà 13,75 milliards d'années ! 

Voir article suivant ...

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galaxie spirale NGC 3370 vue par Hubble
Galaxie spirale NGC 3370 vue par Hubble


Notre représentation de l'Univers ne finit pas d'évoluer …

La-terre-et-le-ciel.jpgLes Grecs considéraient l'espace comme une entité figée et centrée sur la terre. L'intuition de Nicolas Copernic, en 1543, allait créer une première onde de choc : pour expliquer les mouvements des planètes, celui-ci place le soleil au centre du système, à la place de la terre. Une vision qui a mis près de deux siècles à s'imposer. Mais quelle est la force qui unit l'ensemble ?

Au début du XVIIe siècle, Johannes Kepler et Galilée (1564-1642) déblayent le terrain en formulant les lois régissant respectivement le mouvement des planètes et la chute des corps.

Grâce à une autre intuition, Isaac Newton parvient finalement en 1687 à élaborer la première théorie de la gravitation sous le nom "d'attraction universelle". L’univers prend un aspect surprenant : il peut être infini et ses constituants se meuvent, animés par la force de gravitation. Toutefois, l'espace lui-même, le contenant, reste désespérément immobile.

Albert Einstein (1879-1955)* : il publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905, et une théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915.  La fusion nucléaire est une conséquence de l’équivalence masse-énergie, certains objets extrêmes comme les étoiles à neutrons et les trous noirs doivent leur existence théorique à la théorie de la relativité ; la cosmologie elle-même repose en grande partie sur cette théorie.

Galaxies-NGC-2207--IRAS-06142-2121JPG.JPG
Galaxies spirales NGC 2207 et IC 2163 en collision

Pour Einstein les seules solutions possibles aux équations de la relativité générale devaient correspondre à un univers statique... Le russe Alexandre Friedmann (1888- 1925) et le belge Georges Lemaître (1894-1966) ont montré, indépendamment l'un de l'autre, que la théorie de la relativité générale permettait l'existence d’un univers en expansion, issu d'une " explosion " initiale. 

Lemaître, prêtre par ailleurs, décrit le scénario d'un « écho disparu de la formation des mondes » qui correspond au fond diffus cosmologique, découvert en 1965.

 La_Nebuleuse_de_la_Lagun.jpg

 NGC 6523 ou la Nébuleuse de la Lagune est une nébuleuse diffuse

située dans le Sagittaire visible à l'œil nu sous de bonnes conditions.


Edwin Hubble ( 1889-1953), est l'astronome qui a confirmé la Théorie de G. Lemaître. Il a observé la fuite des galaxies et élaboré en partie la théorie de l'expansion de l'Univers  et posé la loi dite "constante de Hubble". C'est lui qui, également, a classifié les différents types de galaxies. Avant lui, tous les scientifiques pensaient  que l'univers se résumait à notre voie lactée.  


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L'inutile prière

Publié le par Perceval

Il est courant que les agnostiques soupçonnent les chrétiens de choisir l'option « Dieu » pour s'assurer une certaine « sécurité », et pas seulement dans un avenir post-mortem. Ils ont raison de le relever, et c'est pour nous l'occasion de préciser que cette « assurance » se rapporte à une idée de dieu, qui n'est pas chrétienne.

Antonello-da-Messina---milieu-XVe-s---christ_painting-chris.jpg
Antonello da Messina ( milieu XVe s )  christ at the column

Le Dieu de Jésus-Christ, n'est pas un assureur.

Il est intéressant de noter que le « tentateur », utilise lui-même ce ressort : «  Si tu es le fils de Dieu ...etc » ( Mt 4, 3 et 6 ; Lc 4,3 et 9-11 )

Le tentateur utilise, peut-être le dieu que nous serions tenté de préférer : un dieu dont la puissance serait du même ordre que celle des hommes...

 

Ainsi Pierre: il a rencontré le Messie, il a mis tout sa foi en lui et en sa puissance…. Et, la première vérité qui doit éclairer sa conduite, c'est que ce Dieu, ce Messie, doit souffrir et mourir.. !... Alors, le prenant à part, Pierre se mit à la réprimander; Jésus réagit :

«  Arrière de moi, Satan ! Parce que tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

 

Le chrétien ne peut échapper à l'insécurité de la vie, et ce qui fait la condition humaine. Dieu ne supprime pas nos motifs d'angoisse... ( celle de la mort, celle du sens de la vie ...)

 

Rembrandt--Head-Of-Christ.jpg
Rembrandt: Tête de Christ

L'assurance du Christ, c'est l'assurance que l'humain s'enracine dans la relation vivante du Dieu de Jésus-Christ, le Dieu trinité …

«  Vous avez accepté joyeusement qu'on vous dépouillât de vos biens, vous sachant en possession d'une richesse meilleure et qui dure. N'abandonnez donc rien de votre assurance ... » Heb 10, 19-22 ; 34-35

 

Arrêtons de nous tromper de cible ! La prière n'est pas l'occasion de tenter d'échapper, par le bénéfice d'une puissance magique, à nos souffrances. N'est-ce pas manquer à notre foi, que de confesser ainsi un dieu semblable aux idoles ?

 

Sources: " Dieu n'est pas un assureur " de Marc-François Lacan

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