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Articles avec #jerusalem tag

Jérusalem au Moyen-âge -2/2-

Publié le par Perceval

La première croisade, prêchée par Urbain II en 1095 et mêlant les armées de tous les États chrétiens d’Europe à des groupes de pèlerins, a pour but d’assurer la sécurité du pèlerinage au Saint-Sépulcre. Il s’agit également de protéger les « frères chrétiens » d’Orient, et de combattre l’islam ; mais le premier objectif est véritablement la reconquête de Jérusalem

 

La conquête de la ville par quinze mille Croisés, les 14-15 juillet 1099, a pour conséquence un bain de sang : Juifs et musulmans sont massacrés sans distinction, et la population passe de trente mille à trois mille personnes. Godefroi de Bouillon, à qui les barons européens offrent la couronne de Jérusalem, refuse de porter une couronne d’or là où le Christ porta une couronne d’épines et prend le titre d’avoué du Saint-Sépulcre. Les Croisés interdisent tout établissement musulman ou juif dans la ville, et font venir des chrétiens de Syrie, dispensés de taxes, pour renforcer la présence chrétienne à Jérusalem.

 

C’est la fondation du Royaume latin de Jérusalem par Baudouin Ier, en 1100, qui fait de la Ville Sainte une véritable métropole : elle sera le centre du pouvoir franc au Levant jusqu’à sa reconquête par Saladin en 1187

La ville est protégée par deux ordres de moines-chevaliers qui acquièrent rapidement une influence immense, les Hospitaliers (ordre fondé en 1109 et installé près du Saint-Sépulcre) et les Templiers (ordre fondé en 1128, qui a ses quartiers près de la mosquée al-Aqsa, convertie en église), qui dépendent tous deux directement du Pape.

Sources : lesclesdumoyenorient.com

La période ayyubide (1187-1250) : En Egypte, le sultan ayyubide Saladin, un Kurde arménien de foi musulmane, arrive au pouvoir en 1170. Il succède au fils de Zengi comme gouverneur de Syrie et d’Egypte, et ses contemporains le considèrent comme un homme de foi.

Les Croisés sont repoussés vers la mer. Ensuite le chef mamelouk Baybars, de 1260 à 1277, fait tomber la dynastie ayyubide de Saladin et mène une série de campagnes en prenant ville après ville et en progressant peu à peu vers la côte. Acre, la dernier bastion croisé, tombe en 1291.

La période mamelouke (1250-1517) : Les Mamelouks parviennent à battre l'invasion Mongole à Ein-Harod, Jérusalem passe sous leur contrôle jusqu’à la conquête ottomane de 1516.

- 1490: Nombre d’habitants dans une Jérusalem en ruines: dix mille environ.

En 1517, la Terre d’Israël, et avec elle Jérusalem, passe sous la domination de l’Empire ottoman, domination qui va durer quatre siècles (1517-1917).  

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Jérusalem au Moyen-âge -1/2-

Publié le par Perceval

Jérusalem - Le Mythe : Jérusalem terrestre et céleste : Figure exemplaire, image merveilleuse, pôle d’attraction et source de bienfaits...

Jérusalem telle que la représente la littérature française médiévale, apparaît comme la ville des reliques majeures, des indulgences et des miracles, comme celle des pèlerinages et des croisades, comme la ville sainte par excellence, au cœur de la ''Terre'' ...

 

Le pèlerinage :

« A la fin de l’époque romaine et pendant l’ère byzantine (IVe-VIIe siècle), le pèlerin est un aristocrate de culture classique, tenté par la vie ascétique du désert ; puis ce pèlerin s’intéresse aux récits miraculeux. Le XIe siècle voit émerger une figure de pénitent millénariste, en attente du Jugement Dernier imminent dans la vallée de Josaphat. Les pèlerinages se collectivisant toujours plus, les groupes se rassemblent sous l’autorité d’un directeur et comptent des laïcs, des clercs ainsi que des chevaliers armés pour leur défense : ainsi naîtra la croisade, qui, à l’origine, avait vocation pérégrinatoire. Dans les premières années du Royaume latin de Jérusalem, le croisé se distingue encore mal du pèlerin, mais aux XIIe et XIIIe siècles, l’écart se creuse entre ceux qui vivent dans le monde pour le défendre avec leurs armes et ceux qui le rejettent par idéal du contemptus mundi. Le pèlerin du XIIIe siècle se dessine plutôt comme un intellectuel aussi bien ouvert à la connaissance des choses spirituelles qu’à celles des réalités profanes : à la traditionnelle description des sites et des sanctuaires, il ajoute de libres observations et contribue aussi à la diffusion de fables.

Des pèlerins devant l'église du Saint-Sépulcre gardée par les Sarrasins - Marco-Polo

L’homo itinerans des XIVe et XVe siècles, en quête d’indulgences, ne correspond plus vraiment à un type défini ; il incarne plusieurs figures : la diversité des couches sociales, le tempérament des individus se reflètent dans les mémoires de voyages. À partir de 1332, il est pris en charge par les Franciscains de Terre sainte, organisateurs des processions, prédications et exercices spirituels adaptés aux lieux saints définis. » Extrait de Les pèlerins de Jérusalem au Moyen Age - De Nicole Chareyron (Auteur)

Jérusalem au Moyen-âge

Jérusalem est pour le peuple juif un centre à la fois religieux et historique, puisqu’elle était la capitale du royaume biblique de David et de Salomon, qui y construisit son temple. 

Elle est aussi la ville sainte des chrétiens, puisqu’elle fut le lieu de la mort et de la résurrection du Christ, que symbolise le Saint-Sépulcre ( = le tombeau du Christ ).

Enfin, l’islam sanctifie cette ville, lieu de la montée au ciel du Prophète Muhammad. Jérusalem est donc un centre religieux où cohabitent les trois religions : tous les témoignages médiévaux s’accordent sur la présence d’importantes communautés aussi bien chrétiennes que juives et musulmanes (excepté pendant les périodes de persécution). 

Contrôlée par l’Empire byzantin depuis 324, Jérusalem connaît une quinzaine d’années de domination perse entre 614 et 629 avant d’être reprise par les Byzantins. Pour peu de temps, toutefois, puisque s’ouvre presque au même moment l’ère des grandes conquêtes musulmanes : la Ville Sainte, appelée Aelia par les documents musulmans d’époque, est conquise vers 638 sans combat.

La conquête musulmane marque la fin des persécutions chrétiennes contre les Juifs, qui sont officiellement autorisés à se réinstaller à l’intérieur de la ville, ce qui leur était interdit depuis 135.

La prise de pouvoir fatimide, en 969, marque le début d’une ère plus prospère pour Jérusalem : al-Muqaddasi, voyageur et géographe musulman né à Jérusalem, insiste dans son récit de voyage sur son essor intellectuel et son cosmopolitisme, qu’il décrit en ces termes : « À Jérusalem, on trouve toutes sortes d’hommes cultivés et de docteurs, et pour cette raison le cœur de chaque homme intelligent est tourné vers elle. Tout au long de l’année, ses rues ne sont jamais vides d’étrangers [3]. » Avec trente mille habitants, un kilomètre carré de superficie et quatre kilomètres de remparts, Jérusalem connaît alors son apogée à l’ère musulmane.

En 996, elle entre à nouveau dans une période de déclin, lors de l’arrivée au pouvoir du « calife fou », al-Hakîm, qui persécute les chrétiens, interdit les pèlerinages et ordonne en 1010 la destruction des synagogues et des églises, y compris le Saint-Sépulcre. À sa mort, la situation s’apaise, les pèlerinages reprennent régulièrement et les bâtiments de culte sont reconstruits, mais Jérusalem demeure une ville secondaire dans le paysage politique et commercial de l’Orient médiéval. En 1071, elle est conquise par les Turcs Séleucides, qui occupent déjà les montagnes de Palestine : sous leur autorité se déroulent de nombreux pillages, rançonnements et persécutions des chrétiens et des Juifs, qui aggravent les préoccupations des États chrétiens d’Occident. Les Fatimides reprennent la ville en 1098, juste avant l’arrivée des premiers Croisés.

L'arrivée de plus en plus massive de chrétiens européens à partir du Xe siècle : l’année 1065 voit la venue à Jérusalem de douze mille pèlerins chrétiens originaires d’Allemagne et de Hollande. Selon les rapports de rabbins du XIe siècle, des pèlerinages juifs auraient également lieu.

L'importance symbolique de Jérusalem est donc considérable, ce qui est particulièrement important en un temps où le politique et le religieux sont quasi indissociables. C’est pourquoi elle sera l’enjeu majeur des croisades : l’appel du pape Urbain II au concile de Clermont le 27 novembre 1095, qui lance la première croisade, met l’accent sur la nécessité pour les chrétiens de reconquérir la Ville Sainte et particulièrement le Saint-Sépulcre.  

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La Quête du Graal : Jérusalem - Le Saint-Sépulcre - 13/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Le Roi Blessé...

- « Quelles sont mes blessures ? »

Entrez !

Au Moyen-âge, Jérusalem, et en particulier le tombeau du Christ au Saint-Sépulcre, était considéré comme le centre du monde chrétien. La ville était la destination d'innombrables pèlerins. Pour beaucoup, sa simple vue était un objectif spirituel tout aussi important que la Quête du Graal. Entreprendre le long et dangereux voyage vers Jérusalem aidait à purifier l'âme de son fardeau de péchés. Jusqu'au XIe siècle, la ville avait été occupée par les musulmans. Au début, les califes permettaient aux pèlerins de se rendre librement sur les lieux-Saints, néanmoins au fil du temps les relations entre les deux religions se sont dégradées. Avec la première croisade de 1096, le voyage est devenu pratiquement impossible …

L'ordre Templier a été fondé à l'origine pour protéger le pèlerins en route vers Jérusalem. Ensuite, le combat pour la possession de la ville sainte s'est poursuivi au fil de centaines d'années.

La ''Jérusalem céleste'' ( figure biblique) est à distinguer du Paradis terrestre. Celui-ci est représenté par une forme ronde : c'est ''le ciel sur la terre''... La Nouvelle Jérusalem, c'est ''la terre dans le ciel'', de forme carrée.

La transmutation de l'univers, signifiée par la Jérusalem nouvelle, n'est point un retour à un passé idyllique ( et disparu...), c'est une projection dans un avenir sans précédent … Le symbole du royaume messianique du Christ.

 

La lame N°13, traditionnellement représente La Mort. C'est le passage d'une voie à une autre. Le désir conscient de quitter un état, vers un autre, c'est l'un des aspects de la Quête du Graal... Si ''la Mort'' nous évoque la désillusion, la déception, le détachement... Cette carte présente avant tout des aspects de renouveau, de rétablissement et de réalisation...

Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

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