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Les légendes du Graal
Articles récents

Que la laïcité nous protège de la religion... Amen.

18 Avril 2013 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

Une frange de droite, qui semble hélas majoritaire chez les catholiques d'aujourd'hui, alimentent les polémiques.

Ducamp-fresh-widow-1920.jpg
Marcel Duchamp avait dénoncé, dès 1920, la fermeture de ceux qui se calfeutrent derrière des fenêtres aveugles. La plus célèbre de ces « fenêtres aveugles », présentée en 1920, se composait de bouts de cuir opaques faisant office de carreaux

Ainsi, dans le discours d’ouverture de l’Assemblée plénière des évêques de France prononcé hier à Paris par le cardinal André Vingt-Trois ( 16/04/2013), celui-ci affirme quelque chose qui me semble complètement fantasmé : à savoir une idée répétée à l'infini : «  le refus de la différence comme mode d’identification humaine, et en particulier de la différence sexuelle. C’est l’incapacité à assumer qu’il y ait des différences entre les gens. » Et nous prévient l'évêque, ce refus « nous prépare une société de violence »... ! Étrange cette manière de souffler sur les braises et de se donner bonne conscience en affirmant que le combat contre le contrat civil du mariage pour tous est non-violent; alors même que l'on assiste à des provocations et harcèlements constants... !

Les homosexuels sont une minorité ; et je ne comprends toujours pas - en quoi - leur sexualité remet-elle en cause l'acceptation de la différence … ? Ce me semble même plutôt contradictoire... !

Et, actuellement les débats sur la laïcité montrent bien cette contradiction :

André Vingt-Trois, fait bien d'affirmer : «  le principe incontournable de la vie sociale c’est précisément de faire vivre ensemble des gens qui ne sont pas identiques, de gérer les différences entre les individus sur un mode pacifique et non pas sur un mode de violence. »

Paul-Klee---Vue-d-une-fenetre--1923-.jpg
Paul Klee - Vue d'une fenetre (1923)

J'affirme ma conviction que la « différence » nous enrichit...

Le droit français de la laïcité qui garantit les libertés de conscience et de culte par la séparation des Églises et de l’État (loi de 1905) me semble un des meilleurs moyens de préserver et garantir le pluralisme …

Ainsi, aujourd'hui, ce que nous pouvons craindre c'est la « stigmatisation » de la religion ( l’islam en particulier), et les « manif pour tous » collaborent assez fortement à cette dévalorisation du catholicisme …

« La laïcité est une philosophie, celle des droits de l’homme, fondée sur l’égale dignité des personnes... Elle est, comme le rappelait Paul Ricœur, une éthique de la responsabilité, qu’elle est une méthode de pensée, celle de la raison et un mode d’action, celui qui fait participer la diversité des opinions et des croyances à la vie de chacun. » (1)

Hammershoi.jpg
Hammershoi: Fenêtre

- Une personne qui réfléchit sur sa foi, peut comprendre : que ceux qui exhibent de façon ostentatoire leurs croyances ou leurs opinions peuvent heurter et porter atteinte à la liberté de celui qui ne croit pas ou qui croit différemment... - un fanatique, ne le comprendra pas ! Comprennent-ils que la barrière qu’ils dressent entre des personnes au nom de la pureté ou de la vérité est attentatoire à l’humaine condition ?

- Un chrétien, en particulier, peut comprendre qu'il est dangereux de faire l'amalgame entre des mouvements intégristes et l’ensemble des croyants de confession musulmane

« La laïcité concrétise le délicat équilibre entre les libertés. La loi pose des principes et des limites pour que la juxtaposition des points de vue ne détruise pas le vivre-ensemble. Elle n’est pas une loi de répression mais de protection. » (1)

(1) La Croix, billet de Jacqueline Costa-Lascoux directrice de recherche honoraire au CNRS  

" À l’instar de la toile de Cerith Wyn Evans exposée à Lausanne, Think of this as a window (« Penser ceci comme une fenêtre »), on aimerait que nos compatriotes redécouvrent la laïcité en perspective. Ce n’est pas le cadre rigide de la fenêtre qui importe : les artistes de la Renaissance nous ont appris à regarder au-delà et, aujourd’hui, les peintres vont jusqu’à éclater les bords, non pour les nier mais pour donner à voir la pluralité " (1)


 

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Est-il bête de croire ? -1-

16 Avril 2013 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

aimant-croire.jpgCroire est un acte qui prend place dans la démarche de l'intelligence humaine affrontée au réel, et interrogée par cette rencontre. Une « bête » ne croit pas !

Croire n'est pas spécifiquement un acte religieux.

Croire conditionne l’accès de l'homme à une vie personnelle.

Vivre, c'est croître en produisant des œuvres, et en devenant nous-mêmes...

  • Nous pourrions, à ce propos - retrouver ce que dit Bergson sur « l'intuition » : L'intuition, seule nous permet d'accéder à la nature profonde des êtres. Par l'intuition, notre conscience entre en « sympathie » avec ce qu'il y a de plus unique dans les objets et les êtres que nous observons. L'intuition nous révèle une coïncidence parfaite entre le moi et le monde.

 

del_doman_nonve_certezza.1210618251.jpgUn autre point est l'altérité que le réel nous conduit à admettre... Il y a «  l'être » , mais surtout il y a la « relation » …

      *****

Croître pour l'humain, c'est croître corporellement et psychiquement, les deux étant liés. Croître dépend du développement de sa pensée et de sa parole, et cet assemblage dépend de ses « relations avec les autres …

 

Secret School (Krifo Sxolio), where the Hellenic-Orthodox s
Krifo Sxolio:  Secret School

Croire est de l'ordre de la « relation », c'est le fondement d'un dialogue dans lequel le but est de rechercher la vérité. Vérité qui n'est pas accessible à un savoir. Car la trouver n'est pas la posséder, mais s'y ouvrir …. Ensuite, cette relation s'ouvre à la connaissance par la confiance...

Cette structure apparaît déjà au stade de l'enfant : la croissance de l'enfant dépend de ceux qui vont susciter en lui : connaissance et confiance …

Croire, c'est pour l'enfant l'acte qui le relie à une personne …

 

L'acte de « croire », est une acte de connaissance et un acte de confiance...

 

Sources: " Dieu n'est pas un assureur " de Marc-François Lacan

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Histoire de l'Univers -2-

14 Avril 2013 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

Après les satellites américains Cobe (1992) et Wmap (2003), Planck, satellite de l’Agence spatiale européenne (ESA), est donc le troisième à avoir étudié les traces les plus lointaines de l’univers, très peu de temps après sa naissance.

PLANCK-WIDE-900.jpg

Cette image -dévoilée ce jeudi 21mars - montre, sur l’ensemble du ciel la plus ancienne des émissions de lumière qui a baigné notre jeune univers, 380 000 ans après le Big Bang, alors que sa température frisait les 3 000°C.

L-univers.jpgL’univers était alors constitué d’une soupe, d’un magma brûlant de particules (protons, électrons et photons) s’entremêlant à près de 3 000 °C. L’interaction entre protons et électrons, qui a donné naissance aux atomes d’hydrogène, a ensuite libéré la lumière.

Quelques milliardièmes de milliardièmes de milliardièmes de seconde après le Big Bang (le chiffre précis n'est pas encore connu !), l'Univers passe d'une tête d'épingle à sa taille presque actuelle. Cette fantastique dilatation de l'espace est appelée : inflation

Cet Univers est également plat comme une gigantesque crêpe, alors que les estimations précédentes laissaient entrevoir la possibilité d'une légère courbure. Les chercheurs estiment aussi la vitesse avec laquelle les galaxies s'éloignent les unes des autres à quelque 66 kilomètres par seconde.

 Le taux d’expansion actuel de l’univers étant plus faible qu’on ne le pensait, c’est pour cela qu’on peut estimer que l’univers est légèrement plus âgé : 13,82 milliards d’années au lieu de 13 milliards.

La masse de notre univers est constituée de 4,9 % de matière ordinaire, 26,8 % de matière noire (1) et de 68,3 % (au lieu de 72,8 % auparavant) d’énergie sombre. 

 Nebuleuse-Helix.jpg

Nébuleuse Helix vue depuis La Silla

 

Après de nouvelles analyses, les physiciens du Cern ont déclaré le 14 mars 2013 avoir de plus en plus la certitude que la découverte de l'été dernier correspondait bien à cette super particule, appelée « boson de Higgs », et qui est considéré par les physiciens comme la clef de voûte de la structure fondamentale de la matière.

L-univers-et-Boson-de-Higgs.jpg

Cette particule donne leur masse à toutes les autres particules de notre univers.Sans le boson de Higgs, les particules ne se rencontreraient jamais, elles ne pourraient créer des protons et neutrons, qui, combinés aux électrons, forment la matière.

 Boson_de_Higgs.jpg

 

 

(1) La matière ordinaire, constituée de protons et de neutrons, constitue seulement 5% du contenu total en énergie de l’Univers. Les quelques 95% restant nous sont invisibles et encore méconnus et se répartissent entre la fameuse matière noire et la tout aussi énigmatique énergie sombre.

Anneau-matiere-noire.jpg
Anneau de matière noire dans l'amas de galaxies Cl 0024+17

Le concept de matière noire, est né en 1933 par l'astronome suisse Zwicky, qui mesure la distribution des vitesses de certaines galaxies et trouve des vitesses si élevées, qu'une grande quantité de masse doit être présente dans l'amas si on veut expliquer que l'amas ne se soit pas dissocié depuis très longtemps. Cette masse, c'est la matière noire dont l'existence est prédite par la physique des particules, les WIMPs

 

(2) C'est en 1920, que Edwin Hubble a découvert que plus une galaxie est éloignée, et plus elle s'éloigne rapidement, donc, l'expansion de l'univers s'accélère. Cela a été montré notamment par le décalage vers le rouge de la lumière des supernovae, mais, l'attraction gravitationnelle entre les galaxies devrait contrarier cette expansion et celle-ci devrait ralentir.
C'est pourquoi les scientifiques ont proposé l'existence d'une forme d'énergie inconnue, l'énergie sombre, qui empêche les galaxies de s'attirer entre elles et même les éloignent les unes des autres.

VelaC-Minier-NovaeFactory.jpg

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Histoire de l'histoire de l'Univers -1-

12 Avril 2013 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

C'est un retour en arrière de près de 80 millions d'années que vient d'effectuer le satellite européen Planck.satellite européen Planck

380 000 ans après le début du big bang, les photons (c'est-à-dire la lumière) prisonniers jusque là ont enfin pu prendre le large. Comme si quelqu'un avait appuyé sur l'interrupteur, la lumière s'est libérée de l'emprise de la matière et l'univers est devenu transparent.

C'est là qu'intervient Planck. Son télescope est capable de percevoir les échos de ce premier flash de lumière émis voilà 13,75 milliards d'années ! 

Voir article suivant ...

*****

galaxie spirale NGC 3370 vue par Hubble
Galaxie spirale NGC 3370 vue par Hubble


Notre représentation de l'Univers ne finit pas d'évoluer …

La-terre-et-le-ciel.jpgLes Grecs considéraient l'espace comme une entité figée et centrée sur la terre. L'intuition de Nicolas Copernic, en 1543, allait créer une première onde de choc : pour expliquer les mouvements des planètes, celui-ci place le soleil au centre du système, à la place de la terre. Une vision qui a mis près de deux siècles à s'imposer. Mais quelle est la force qui unit l'ensemble ?

Au début du XVIIe siècle, Johannes Kepler et Galilée (1564-1642) déblayent le terrain en formulant les lois régissant respectivement le mouvement des planètes et la chute des corps.

Grâce à une autre intuition, Isaac Newton parvient finalement en 1687 à élaborer la première théorie de la gravitation sous le nom "d'attraction universelle". L’univers prend un aspect surprenant : il peut être infini et ses constituants se meuvent, animés par la force de gravitation. Toutefois, l'espace lui-même, le contenant, reste désespérément immobile.

Albert Einstein (1879-1955)* : il publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905, et une théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915.  La fusion nucléaire est une conséquence de l’équivalence masse-énergie, certains objets extrêmes comme les étoiles à neutrons et les trous noirs doivent leur existence théorique à la théorie de la relativité ; la cosmologie elle-même repose en grande partie sur cette théorie.

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Galaxies spirales NGC 2207 et IC 2163 en collision

Pour Einstein les seules solutions possibles aux équations de la relativité générale devaient correspondre à un univers statique... Le russe Alexandre Friedmann (1888- 1925) et le belge Georges Lemaître (1894-1966) ont montré, indépendamment l'un de l'autre, que la théorie de la relativité générale permettait l'existence d’un univers en expansion, issu d'une " explosion " initiale. 

Lemaître, prêtre par ailleurs, décrit le scénario d'un « écho disparu de la formation des mondes » qui correspond au fond diffus cosmologique, découvert en 1965.

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 NGC 6523 ou la Nébuleuse de la Lagune est une nébuleuse diffuse

située dans le Sagittaire visible à l'œil nu sous de bonnes conditions.


Edwin Hubble ( 1889-1953), est l'astronome qui a confirmé la Théorie de G. Lemaître. Il a observé la fuite des galaxies et élaboré en partie la théorie de l'expansion de l'Univers  et posé la loi dite "constante de Hubble". C'est lui qui, également, a classifié les différents types de galaxies. Avant lui, tous les scientifiques pensaient  que l'univers se résumait à notre voie lactée.  


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L'inutile prière

10 Avril 2013 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Il est courant que les agnostiques soupçonnent les chrétiens de choisir l'option « Dieu » pour s'assurer une certaine « sécurité », et pas seulement dans un avenir post-mortem. Ils ont raison de le relever, et c'est pour nous l'occasion de préciser que cette « assurance » se rapporte à une idée de dieu, qui n'est pas chrétienne.

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Antonello da Messina ( milieu XVe s )  christ at the column

Le Dieu de Jésus-Christ, n'est pas un assureur.

Il est intéressant de noter que le « tentateur », utilise lui-même ce ressort : «  Si tu es le fils de Dieu ...etc » ( Mt 4, 3 et 6 ; Lc 4,3 et 9-11 )

Le tentateur utilise, peut-être le dieu que nous serions tenté de préférer : un dieu dont la puissance serait du même ordre que celle des hommes...

 

Ainsi Pierre: il a rencontré le Messie, il a mis tout sa foi en lui et en sa puissance…. Et, la première vérité qui doit éclairer sa conduite, c'est que ce Dieu, ce Messie, doit souffrir et mourir.. !... Alors, le prenant à part, Pierre se mit à la réprimander; Jésus réagit :

«  Arrière de moi, Satan ! Parce que tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

 

Le chrétien ne peut échapper à l'insécurité de la vie, et ce qui fait la condition humaine. Dieu ne supprime pas nos motifs d'angoisse... ( celle de la mort, celle du sens de la vie ...)

 

Rembrandt--Head-Of-Christ.jpg
Rembrandt: Tête de Christ

L'assurance du Christ, c'est l'assurance que l'humain s'enracine dans la relation vivante du Dieu de Jésus-Christ, le Dieu trinité …

«  Vous avez accepté joyeusement qu'on vous dépouillât de vos biens, vous sachant en possession d'une richesse meilleure et qui dure. N'abandonnez donc rien de votre assurance ... » Heb 10, 19-22 ; 34-35

 

Arrêtons de nous tromper de cible ! La prière n'est pas l'occasion de tenter d'échapper, par le bénéfice d'une puissance magique, à nos souffrances. N'est-ce pas manquer à notre foi, que de confesser ainsi un dieu semblable aux idoles ?

 

Sources: " Dieu n'est pas un assureur " de Marc-François Lacan

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Que peut-on demander à " Dieu " .... ?

8 Avril 2013 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

Un petit conte de sagesse...

 


La boutique du Bon Dieu par supervielle

 

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Faire Eglise autour du Christ.

6 Avril 2013 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Aujourd'hui, il n'y a plus une seule manière ( sociologique...) de communier autour du Christ ressuscité. Certaines logiques, sont même à mon avis assez opposées...

  •  Une manière « religieuse », est de mettre le rituel au centre, comme une pratique incontournable. Le-triomphe-de-l-Eucharistie-Une-peinture-de-Raphael.jpgElle est relativement simple à s'installer. Le rite fédère assez facilement, la seule obligation est de se retrouver régulièrement... Elle donne l'impression d'avoir fait ce qu'il « faut faire » … Elle semble garantir l’accès à Dieu. L'assemblée est en bas et le rite donne la manière d'avoir accès à Lui. L'effort réalisé par le fidèle participe à cet accès. La messe dominicale - et quelque soit l'assemblée, chacun n'étant qu'un élément similaire – représente bien ce schéma religieux.

 

  •  Une manière « spirituelle », est de reconnaître que « le divin », n'est en rien semblable à cette statue qui réclamerait une vénération particulière ( du bas vers le haut …) .Ici le divin est en position de « serviteur » ( Jésus ). 

 Qui fait le chemin... et, Qui rejoint qui … ?

dyn005_original_640_409_jpeg_2609044_4b192ddc22afaebf0216e7.jpgCette spiritualité, correspond à ce qui peut toucher les cœurs des hommes et des femmes d’aujourd’hui... Si notre Foi évolue : « ce n’est pas le Dieu en surplomb mais le Dieu "en humble place", qui peut se rencontrer...». N'est-il pas nécessaire, si le christianisme est universel, qu'il retrouve de cette manière, chacun, sur ce chemin …?

Certains d'entre nous, sentent bien le défi ; mais craignent qu'ainsi leur religion perde de son exclusivité. ( Ce n'est pas vraiment le style de la " Nouvelle avangélisation ..." ). L’accès à Dieu, et en particulier par Jésus-Christ, est pour tous. Il ne peut être réservé aux fidèles d'un certain culte … L’accès au divin, se fait avant tout, par son humanité.

Chacun d'entre nous est à l'image de ce divin : « Qui me voit et voit tout homme, toute femme, voit le Père », image souvent blessée, défigurée …ca-ML-taq-70c

Dieu se communique, en chacun d'entre nous, au point que servir chacun d'entre nous, revient à le rencontrer et Le servir …. Dieu est au centre le plus intime de chacun ….

Ainsi, faire Eglise, c'est moins chercher à s'organiser pour avoir accès à Dieu, que chercher ensemble à comprendre comment Dieu a accès à ma conscience …

 

hippodrome_24_.jpgLe christianisme est un chemin de spiritualité, plus qu'une religion ; et c'est pour cela qu'il s'exprime dans la diversité … Il est inutile de s'efforcer d'accéder à Dieu. La crainte serait alors de s'imaginer "savoir faire" : source d’orgueil et d’intolérance... Mais plutôt, initiative de Dieu de nous rejoindre,

En conclusion : j'aurais tendance à privilégier - la contemplation de la Parole en petite communauté, que - la célébration collective d'un rituel.

 

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L'Eglise et la "peine de mort" , au regard du Mariage pour tous...

4 Avril 2013 , Rédigé par Perceval Publié dans #Histoire

Concernant les arguments qui relèveraient de l'anthropologie chrétienne ou de l'enseignement de la parole, et qui s'opposeraient au «  Mariage pour tous »... Je voudrais reprendre le débat sur la peine de mort, qui lui aussi participa au débat de société, et sur lequel la même source d'arguments pouvait être présentée...!

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Jean-Georges Cornélius, ( 1880-1963 )

Je précise, bien sûr, qu'à mon avis, aujourd'hui, en conscience je ne peux qu'être opposé à la peine de mort...

Le récit résumé de cette histoire de l'abolition de la peine de mort, est à mon avis riche d'enseignement, sur l'utilisation par l'institution des textes bibliques, et des fondamentaux d'une " anthrolopologie chrétienne "..!

 Les textes bibliques, et la Tradition : 

« Le vengeur du sang fera lui-même mourir l’assassin ; quand il le rencontrera, il le tuera »(Nombres 25, 19).

« Quiconque aura répandu le sang de l’homme, que son sang soit répandu » (Genèse 9, 1-6).

Et qu'en est-il, alors du commandement :« Tu ne tueras point »? « Il s’agit d’une notion juridique complexe comme l’expose André Chouraqui. En effet, la traduction exacte serait « Tu n’assassineras point » et ceci ne concerne en aucun cas l’homicide en cas de guerre, la légitime défense ou la peine de mort prononcée par un tribunal régulier. »

 Encore ... Parmi les arguments du maintien de la peine de mort:

Cain.gifNe pourrait-on pas dire que le Christ autorise indirectement la peine capitale en disant que mieux vaut pour l’homme être condamné à mort par noyade que de commettre le péché de scandale (Mt, XVIII, 6). Et dans les Actes V, 1-11, il est clair que la peine de mort ne faisait pas horreur à la communauté chrétienne primitive, puisque les époux Ananie et Saphire, coupables de fraude et de mensonge au détriment des frères, comparurent devant saint Pierre et furent frappés de mort.  Enfin, on pourrait aussi utiliser le passage de Rom. XIII, 4, qui donne aux princes le glaive de la justice (jus gladii) et les appelle “ministres de Dieu pour châtier les mauvais”....

 

Cependant, dans les faits : Jusqu’au IVème siècle après Jésus-Christ, l’Église est entièrement contre la peine de mort.

 Ensuite: ...!

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L'inquisition fût créée vers 1199 par le pape Innocent III 

En 1199, Le pape affirme alors dans la décrétale Vergentis in senium: « Si les criminels de lèse-majesté sont condamnés à mort […], à plus forte raison ceux qui offensent le Christ doivent-ils être retranchés […], car il est beaucoup plus grave d’offenser la majesté éternelle que d’offenser la majesté temporelle  ».
Au Moyen Âge, l’Église livre le coupable au pouvoir laïque qui est alors contraint de procéder à l’exécution de la peine. L’interdépendance du religieux et du politique a fait du délit d’hérésie un délit politique, punissable de mort.

 

Finalement, l’Église chrétienne, bien que réticente à l’égard de la peine de mort, l’accepte :« Le chef suprême de la cité a le pouvoir coercitif ; il peut donc infliger des peines irréparables comme la mort et la mutilation ». Saint Thomas d'Aquin (Somme théologique, II II 65 2 )

Toutefois l’Église ne doit jamais décider elle-même de la mort du coupable. Le cas échéant, c’est au pouvoir laïc de la décréter et de l’appliquer. 

HugoLastDayCondemnedMan.jpg

Des écrivains remettent en cause la peine capitale, ainsi Victor Hugo écrivant le Dernier jour d’un condamné en 1829, ou Lamartine protestant contre la peine de mort dans sa poésie (ode Contre la peine de mort écrite en 1830) ou dans ses interventions comme député.  

Ensuite, et pas avant le XVIIIème siècle, le mouvement abolitionniste gagne, de nombreux milieux intellectuels. L’abolition de la peine de mort se situe dans un contexte de contestation et d’idéologie de progrès social, en opposition à l'Eglise, sur ce point et bien d'autres ….

Sous l’Empire et la Restauration, les exécutions continuent. à la liste déjà longue du Code pénal, plusieurs lois viennent ajouter de nouvelles infractions sanctionnées par la peine capitale. Un texte resté célèbre est celui du 20 avril 1825 : la « loi du sacrilège » envisage la sanction suprême pour profanation en public de vases sacrés renfermant des hosties consacrées. Bien loin de relever le prestige de l’Église, comme le souhaitait le souverain Charles X, c’est l’Église qui subit l’impopularité d’une mesure trop extrémiste et aucun jury n’ose appliquer la loi. Par la suite, quelques auteurs isolés (l’abbé Lenoir dans le Dictionnaire de théologie, 1875), s’élèvent contre la peine de mort.

 

En 1969, l’Etat du Vatican supprimait la peine de mort pour tous les crimes.

En 1991, les évêques de France se sont exprimés contre la peine de mort. Nous lisons en effet dans le Catéchisme pour adultes : « Pour des raisons diverses, beaucoup de pays ont aboli la peine de mort. Le chrétien ne peut que se réjouir de voir ainsi se développer le sens du respect absolu de la vie. Cependant, la justice doit être assurée et la société protégée. Mais, quels que soient ses crimes, une personne humaine reste un enfant de Dieu que l'on doit respecter comme tel. L'espérance chrétienne croit toujours l'homme capable de s'amender. » (Les évêques de France. Catéchisme pour les adultes, no 588.)

« J'attire l'attention des responsables de la société sur la nécessité de faire tout ce qui est possible pour arriver à l'élimination de la peine capitale. » Ce propos du pape Benoît XVI a été signé le 19 novembre dernier au Bénin  

L'abolition de la peine de mort, est une loi civile ; et elle sert la Vérité ( le Bien). A ce propos, les textes bibliques ne sont pas si clairs ; et il y a de quoi nourrir des argumentation opposées. L'Eglise, lors de notre période contemporaine, n'a pas été le fer de lance, de ce qui – me semble t-il - est à la base de l'anthropologie dite «  chrétienne », le respect de la Vie, et de tout humain. Il me semble donc que l'institution de l’Église peut avoir plusieurs discours, et plusieurs manières contradictoires de fonder un discours. Ainsi, sur le « Mariage pour tous », elle ne peut être convaincante...


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Des temps nouveaux ... -3-

2 Avril 2013 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

Aujourd'hui, naît un besoin de lier l'individu et le global. Et, Pourtant … ! Comme dit déjà depuis plusieurs années Danièle Hervieu-Léger, Siegfried-Zademack-16.jpgqui exprime comment le christianisme est, dans son fondement, bien armé pour s’exprimer dans une affirmation de l’autonomie croyante, puisque, « d’une certaine façon, il a contribué à l’inventer. Cela vient d’abord du judaïsme, une religion qui pense la relation de l’homme à Dieu en terme d’alliance, puisque dans une alliance, par définition, il faut être partenaire. Le christianisme a donné à cette problématique de l’alliance les traits qui sont ceux aujourd’hui de la modernité, c’est à dire une radicale universalité puisque la bonne nouvelle est pour tous les hommes et une radicale individualisation puisque l’alliance implique la conversion du cœur de chacun » interview de Danièle Hervieu-Léger « L’autonomie croyante.  Questions pour les églises » .

De même, Claude Geffré, Siegfried-Zademack-18.jpgdont la recherche a particulièrement porté sur le message du christianisme dans le contexte d’un  pluralisme religieux. « Si je parie pour le christianisme comme religion de l’avenir, c’est parce qu’il y a une réelle complicité entre le christianisme comme religion de l’Evangile et l’humain authentique…  Ce qui fait l’originalité du christianisme parmi les religions du monde, c’est le paradoxe de l’incarnation, l’avènement de Dieu dans l’homme, c’est l’inauguration la plus radicale d’une alliance, d’un pacte d’amitié entre Dieu et l’homme. « Plus Dieu est grand et plus les hommes sont grands ». Jésus dans sa réinterprétation de la religion d’Israël a mis fin à la violence du sacré…Si le christianisme est fidèle à la religion de Jésus, alors il est une religion d’avenir parce qu’il rejoint en tout être l’aspiration à se libérer de toute violence, y compris la violence du sacré ». Geffré (Claude). Le christianisme comme religion de l’Evangile. Cerf, 2012. Citation, p 62.

Siegfried Zademack 21

Attention, cette nouvelle culture, est exigeante... Elle réclame une conversion de toute l'Eglise, puisque s'expriment: rejet des formes hiérarchiques et dimension participative, importance des rôles féminins, expression personnelle, dimension écologique et holistique ...etc.. Et, manifestement, beaucoup de ces défis, sont mal engagés … ! Bien sûr, je sais bien bien que l'obstacle n'est pas seulement du à des pratiques institutionnelles , mais aussi à des représentations théologiques … Et manifestement, devant le peuple de Dieu, croyant et incroyant, l’Église a peur, et préfère « résister » aux signes de temps ... !Siegfried-Zademack-9.jpg

 

« Les gens religieux sont de plus intéressés aujourd’hui par les repères éthiques et les approches spirituelles que par les doctrines. On constate un éloignement grandissant vis à vis de la religion patriarcale et institutionnelle. Longtemps étouffée par les doctrines, les hiérarchies et la fusion désastreuse entre l’Eglise et l’empire romain, la foi, plutôt que la croyance, redevient la qualité qui définit le christianisme » Cox (Harvey. The future of faith. Harper one, 2009.

 

Sources illustrations: Siegfried Zademack est né à Brême / Allemagne le 24 Décembre, 1952.

Ses Peintures nous permettent de glisser dans une dimension métaphysique, entre ironie pleine d'humour et profondeur insondable de nos âmes. Les sources sémantiques de cet art sont également passées et présentes. La référence à l'histoire de l'art côtoie la bouteille de Coca-Cola.  


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De la mort à la Vie

31 Mars 2013 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Je reprends ici, à ma manière, un enseignement oral de Bertrand Vergely ( orthodoxe )

Resurrection-of-Christ.jpg

Scientifiquement parlant, et même rationnellement parlant : on ne peut envisager la résurrection …

Pourtant, à entendre les témoins : Jésus est mort, et, ce qui n'empêche : la résurrection de Jésus est un fait !lazare-5.jpg

Une mort est physique et matérielle, et si le mort se réveille c'est qu'il n'était pas mort ! Ou encore : Lazare est revenu à cette vie ( matérielle et physique ), et Lazare est , ensuite, définitivement mort … !

 Alors, de quelle résurrection à la Vie, de Jésus, parle t-on ?

 L'anthropologie ( juive et chrétienne ) de l'humain est ternaire : corps, âme et esprit. Ce qui nous permet, nous chétiens, de distinguer la mort physique, la mort morale et derrière la mort spirituelle.

Coupé de nos racines divines, nous sommes dans le monde de la mort...

Et mort également, celui qui : «  quand il mange , il ne mange pas … quand il boit, il ne boit pas … » … On peut faire semblant de vivre … !

L’expérience de la résurrection nous la faisons quand nous sommes habités par le Christ... Elle nous annonce dans les profondeurs de la vie future …

La vie en Christ va de la mort à la vie... La vie du « monde » va de la vie à la mort …

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Ainsi que le rappelle Annick de Souzenelle, on ne rencontre son être intérieur que si l’on meure à son être extérieur. Nous avons tous en nous ce que la sagesse indienne et la psychanalyse de Jung appellent le Soi, qui est la pensée profonde et évoluée non seulement de nous-mêmes mais de l’humanité. Encore faut-il être mort au moi pour rencontrer le Soi. Passage douloureux. Le moi a du mal à accepter un autre que lui. Passage étonnant cependant. On est surpris quand, dans la nuit du moi à l’agonie, on voit surgir la lumière du Soi.

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Pour ce qui est de la mort de Lazare, et de l’importance de cet épisode pour comprendre le message de la résurrection :

Marthe a complètement changé d'attitude... Elle est allé dans la profondeur d'elle même.

Avant même, qu'il soit parvenu à la maison de Lazare, c'est Marthe qui accueille Jésus... Si tu avais été là … ! Une femme bouleversée … ! Tu crois qu'il va ressusciter ? Oui, mais quand ?

«  Non pas plus tard, mais maintenant ! Tu es déjà dans la résurrection sans le savoir … »

Marie dit la même chose … Si le Christ avait été là, Lazare ne serait pas mort … Marie pleure et le Christ pleure … Le Mystère est en train de faire accoucher … Le Christ reçoit du Père la capacité de ressusciter ( parallèle avec les noces de cana … )

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Extraits : source : Bertrand Vergely.

« Les miracles de l'Évangile ne sont pas des prodiges, mais bien plutôt des retournements d'êtres. Nous ne soupçonnons pas ce qu'il est possible de faire dès lors que nous laissons parler l'Esprit en nous, ce souffle créateur. »

« Le but du Christ n'est pas d'arriver à un « happy end », mais de permettre aux êtres de revenir à eux-mêmes, de retrouver leurs forces pour qu'ils puissent continuer leur chemin dans la vie. Le miracle ouvre un avenir, l'horizon n'est plus limité par la mort et par l'essoufflement. »

 Maurice Zundel : « Le vrai problème n'est pas de savoir s'il y a une vie après la mort, mais s'il y a une vie avant la mort. »

« Dieu lui-même s'est risqué dans la Création, et Jésus a vécu la Passion : Dieu prend le risque de l'homme, et le risque de la croix. »

« Dieu lui-même s'est risqué dans la Création, et Jésus a vécu la Passion : Dieu prend le risque de l'homme, et le risque de la croix. le miracle, "c'est que l'esprit c'est du réel, et que le réel c'est du spirituel » B Vergely

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