La chapelle Sixtine et le conclave
Les cardinaux, pendant le conclave, vont avoir tout le loisir et le privilège de
contempler les fresques, statues et mobilier de la Chapelle Sixtine...
En 2003, le cardinal Ratzinger commente : au conclave, : « je sais combien nous étions exposés à ces images aux heures de grande décision, (…) combien elles insinuaient dans nos âmes la grandeur de la responsabilité. (…) Mettre ces clés entre les justes mains, telle est l’immense responsabilité de ces journées. »

En 1473 le pape Sixte IV commande la construction de la chapelle actuelle, à la place de la capella Magna, datant du Moyen Âge. L’architecte Baccio Pontelli reprend les murs médiévaux sur une partie de leur hauteur : l’ensemble mesure 40,23 mètres de long, 13,40 m de large, 20,70 m de haut.
À partir de 1481, sont installées les œuvres en marbre : balustrade, cantoria (pour les chantres), emblème pontifical (les feuilles de chêne). Les murs (2 500 m2) sont décorés par les plus grands artistes de la Renaissance.
Dix fresques pour les murs de la Sixtine furent commandées à Sandro Botticelli, le Pérugin, Domenico Ghirlandaio et Cosimo Roselli, des Florentins. Il s’agissait de représenter en vis-à-vis deux cycles de la vie de Moïse et du Christ, le premier préfigurant, dans l’Ancien Testament, le Sauveur de l’humanité.
Le 15 août 1483, la chapelle est inaugurée et consacrée à la Vierge de l’Assomption.

Au-dessus du portail d’entrée, les sculpteurs ont notamment taillé dans le marbre les armoiries de Sixte IV, soit un écu portant un chêne d’or sur fond bleu, symbole de la famille Della Rovere, couronné par les clés croisées surmontées de la tiare papale. On retrouve ces emblèmes portés par des putti, entre des guirlandes de fruits, des glands et des feuilles de chêne sur la somptueuse transenne sculptée en marbre. Cette clôture séparait l’espace réservé aux clercs de celui des laïcs. La tribune des chantres en marbre blanc rehaussé d’or date elle aussi de Sixte IV, dont elle porte les armes.
Posé lors de la restructuration de la chapelle, autour de 1480, le sol au décor géométrique en marbres polychromes est orné de motifs définissant un parcours processionnel. Depuis l’entrée, six grands cercles alignés dessinent d’abord un couloir dans l’axe médian de la nef. Puis, ces cercles, inscrits dans des carrés, s’épanouissent en tapis dans le presbyterium jusqu’à l’autel aussi en marbres polychromes...
1508-1512 :Jules II confie à Michel-Ange Buonarrotila décoration de la voûte de la chapelle, auparavant peinte en bleu avec des étoiles d’or. Ce sera La Création du monde, avec plus de 200 personnages.
Très vraisemblablement, le peintre a pu compter sur la collaboration de théologiens de la cour papale. Michel-Ange a réalisé, au sein d'une puissante structure, neuf Histoires centrales représentant des épisodes de la Genèse, avec sur les bords, des Nus soutenant des médaillons illustrant des scènes tirées du Livre des Rois. A la base de la structure architectonique, douze Voyants, entre Prophètes et Sibylles, siègent sur des trônes monumentaux, au-dessus des Ancêtres du Christ, représentés dans les Voussures et les Lunettes (paroi nord, paroi sud, paroi d'entrée). Enfin, dans les Pendentifs des quatre coins, l'artiste a peint quelques épisodes du salut miraculeux du peuple d'Israël.

1536-1541 : sur la volonté de Clément VII, son successeur Paul III rappelle Michel-Ange, alors âgé de 60 ans, pour orner la paroi surplombant l’autel avec un Jugement dernier rassemblant 400 personnages.
1564 : le peintre Daniele da Volterra et son atelier sont chargés de recouvrir les nudités et de rectifier certaines positions jugées indécentes après le concile de Trente.
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| Adam et Ève chassés du paradis de Masaccio avant et après suppression des ajouts de censure | Restauration récente |
1980-1999 : restauration de la chapelle, nettoyage de la colle, de la poussière et de la suie des cierges accumulées.
Sources: "La Croix", et site Musées du Vatican.
Le 11 mars 2011, accident nucléaire à la centrale Fukushima Daiichi
Le 11 mars 2011, un violent séisme au large du Japon provoque un très grave accident
nucléaire à la centrale Fukushima Daiichi.
Samedi 09 mars 2013 à Tokyo, des milliers de manifestants ont défilé pour exiger l'abandon rapide de l'énergie nucléaire au Japon...
Cette catastrophe nucléaire a représenté le pire désastre pour le secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Elle a entraîné le rejet massif de radiations et poussé quelque 160.000 personnes à abandonner leur domicile.
La question de l'usage de l'énergie nucléaire suscite toujours débats et inquiétudes dans l'archipel, mais l'abandon total de l'atome n'est plus au programme.
Actuellement, seuls deux des 50 réacteurs du pays sont en exploitation : les n°3 et 4 de la centrale d'Ohi, située dans la préfecture de Fukui sur la côte centre-ouest du Japon, qui ont été remis en fonctionnement en juillet 2012.
Il y a plusieurs degrés de contamination : Pour ce qui est de la contamination interne par l’eau et l’alimentation.
"La sécurité alimentaire n’est absolument pas garantie", insiste Mycle Schneider ( expert indépendant en énergie nucléaire ). "L’eau et les aliments sont chargés en Césium dont la demi-vie
physique est de 30 ans. Cela signifie qu’après 30 ans, il ne perd que la moitié de sa radioactivité. Le corps peut s’en débarrasser en quelques mois, mais les cellules, elles, se rappellent très
bien de son passage".
Aujourd’hui, les rejets de matières radioactives de la centrale sont plus faibles mais ils se poursuivent, et une partie de l’eau injectée dans les réacteurs s’échappe dans la nature par des fuites situées dans les cuves. Face à cette situation difficilement évaluable et contrôlable, habitants et gouvernement parlent beaucoup de décontamination, depuis deux ans. "Un mot magique qu’on n’avait jamais osé évoquer après Tchernobyl", précise Mycle Schneider. "Pour décontaminer une zone, il faudrait retirer une grande quantité de terre et la stocker. Comment fait-on pour décontaminer des centaines de kilomètres carrés de surface et de forêts ? J’ai vu des équipes de décontamination "nettoyer" des parkings au Karchër dont le seul résultat était de déplacer la matière radioactive d’un point à un autre. Il faut tenter de réduire la contamination, et c’est possible dans une certaine mesure, mais toute suggestion selon laquelle il serait possible de revenir à un état pré-Fukushima est ridicule. Ce n’est tout simplement pas réalisable."
Les gouvernants, les exploitants nucléaires et leurs fournisseurs devraient être tenus pleinement responsables d’une catastrophe nucléaire.
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En Allemagne :
Le stockage des déchets radioactifs en Allemagne vire au désastre. Les autorités de surveillance du nucléaire recommandent l’évacuation rapide des 126.000 barils de déchets emmagasinés depuis 1967 dans une mine de sel de Basse-Saxe rongée par les infiltrations ( la Croix du 8/02/2010)
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En France :
ERIC PIERMONT / AFP Luc Oursel, le pdg d'Areva.
« Nous sommes en train de rater le redémarrage de l’activité économique et industrielle de la France parce que les pouvoirs publics sont obnubilés par le nucléaire » Corine Lepage ( la Croix du 9/3/13 )
Areva reste optimiste sur l’avenir du nucléaire
Selon le groupe, la catastrophe de Fukushima n’a fait que retarder les projets nucléaires.
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Au Japon:
Six réacteurs devraient même être relancés cette année, affirme son PDG Luc Oursel.
La compagnie d’électricité nippone Tokyo Electric Power (Tepco), en voie de nationalisation, a annoncé lundi (
05/2012) une perte nette de près de 7,5 milliards d’euros pour l’exercice 2011-2012 achevé en mars, un trou dû aux conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima.
« La réalité-choc du nucléaire : ils empochent, vous payez ! »
Au japon : « Il faudra 40 ans pour vider et démonter la centrale »
Techniquement, rien n’est réglé, la catastrophe est toujours en cours.
Les poisons radioactifs sont toujours présents pour quelques siècles et actifs en silence.
Les centrales ruinées ne sont pas maîtrisées et relâchent toujours leurs toxiques dans l’air et dans l’eau.
En quoi, suis-je concerné par la souffrance d'autrui … ?
Je visite – bénévolement - des personnes malades psychiques dans le cadre d'une aumônerie d'un hôpital psychiatrique …
Je rencontre des hommes ou des
femmes qui peuvent tomber dans la dépression, jusqu'à des personnes qui - par décision d'un juge - subissent l'enfermement... Certains depuis 10, 20 ans … !
En quoi, suis-je concerné par la souffrance d'autrui … ?
Ou plus simplement : pourquoi est-ce que je fais cela … ?
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Je ne sais pas … ! C'est vrai, aussi... Mais, encore...
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Je pense que, fondamentalement, c'est pour les mêmes raisons, qu'un agnostique ( ou athée …) le fait : il y va de mon idée ( comme quoi : intello ça sert aussi …!) que je me fais de l'humanité, du sens d'être un humain... Du sens que j'ai d'être là, de ce que je fais de ma liberté … ( humanisme .. ; existentialisme, même ..etc). Et puis, il y a la relation à l'autre, et tous les 'avantages secondaires' qu'il y a de partager quelque chose qui a du sens... Besoin de « relationnel » … etc..
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Ce n'est pas parce que je suis chrétien ! Je n'obéis pas à un injonction « morale ». Je ne fais pas cela pour le Christ ! Disons plutôt qu'il se trouve ( et c'est tout à fait logique...) qu'en m'approchant de l'autre, je rencontre le Christ... le divin … Mais, c'est une lecture que je fais après …
La différence entre un 'athée' et moi, est dans la lecture, l'explication, le pourquoi d'un tel geste …
De plus, je sais, que l'essentiel du message évangélique est dans « la communion » au frère... Idéal chrétien qui n'est pas l'apanage des chrétiens ; même si nous avons la facilité d'avoir une explication au « pourquoi » chez l'humain du souci de l'autre...
Que faire de la souffrance d'autrui ?
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Il ne s'agit 'plus' ( cela ne fait plus recette ….) , par ' culpabilité ' de s'imposer le 'devoir de faire '... Nous préférons, mettre en place des dispositifs de remplacement, de ' solidarité ' : technicisés, institutionnels... Ils devraient d'ailleurs être beaucoup plus efficaces, et sont grandement légitimes... ( vive le Service Public ! ) tant que la société ne les critique pas !: Dans notre langage, l'assistance devient l’assistanat, ce qui augure mal de l'idée que nous en avons …. Ensuite qu'en est-il de la rencontre avec la personne : sa souffrance, sa détresse … ?
Je ne veux pas employer le mot « Amour »... En faire une référence, une explication ; ne me satisfait pas du tout, compte tenue de notre utilisation française du mot... L'amour est un sentiment, il est comme l'amitié, le résultat d'une rencontre particulière. Le mot qui correspondrait le mieux, serait celui de « charité », comme image d'Agapé... Mais, la morale religieuse des siècles précédents l'a disqualifiée... ! Nous utilisons plus facilement, compassion, empathie …
Je terminerai par l'idée que si, chrétiens, nous osons dire que : la femme ou l'homme qui vit dans le don de sa
personne l'aide du prochain souffrant, vit véritablement au plus profond de lui la rencontre avec le Christ – sans le savoir - …
Alors... c'est que le
Christ est suffisamment ouvert pour intégrer dans son message ( dans sa révélation … ! ) l'expression agnostique, mais aussi celle des autres religions ( bouddhistes, musulmans ...etc ).
C'est un pas fondamental, dans la compréhension du pluralisme religieux ; non pas en désirant intégrer l'autre, mais en reconnaissant que l'expression de son but de l'existence, - expression
légitime … et hautement respectable … - pourrait être intégrée avec sa différence dans un catholicisme, alors oui : véritablement « universel »...
Enfin … ! Le christianisme n'en est qu'à ses balbutiements … !
Eve, n'est pas coupable !
" Il y a déjà bien longtemps, un être singulier, fait de poussière d’étoile et de poussière de terre, est né entre deux arbres. Le premier s’appelait l’arbre de la connaissance, le second l’arbre de vie." (Etienne Duvaldans http://mythesfondateurs.over-blog.com/
Peut-être est-il nécessaire, pour évacuer cette faute originelle de notre inconscient,
de reprendre notre mythe occidental fondateur, et le raconter de façon « juste »...
Les hommes ont fini par se sentir coupables d’une faute qu’ils n’avaient jamais commise !
Le jardin d'Eden était la matrice qui permettait la gestation de l’homme et de la femme, et leur expulsion ne semble être rien d’autre que leur acte de naissance et le blanc seing qui les rend aptes à être « humain ».
Dès, les premiers temps de sa réflexion, par nature, l’humain se reconnaît comme est un être divisé. Il n’est pas fait uniquement d’esprit comme l’ange ni simplement de chair comme l’animal. Il est entre les deux et c’est ce qui fait son originalité ; coincé entre deux tentations, celle de se prendre pour un dieu, ou de se comporter comme une bête …
L’homme est en manque de la femme, et la femme en manque de l’homme. Bien plus l’être humain manque de l’autre. Il doit entrer dans son manque pour entrer dans son désir. En effet le manque est ce qui fait vivre le désir et le désir est le moteur de la vie.
Dans ce tableau de 1506, pas de Dieu dans le ciel, l'homme habillé d'une
toge rose qui nous regarde c'est Jésus... Point d’Ève recevant la pomme du serpent. Point d'Adam la croquant avec Ève, point de glaive et de barbus les chassant du paradis. Point de mort, point
de punition.
Jésus tient dans sa main gauche la main d’Ève en train de s'agenouiller devant lui, Il indique avec sa main droite que Lui est la forme entière de l'humaine condition, entre l'homme Adam et la femme Ève. Ils sont trois humains. Il est fils de l'homme et de la femme.
Dans ce jardin d’Éden, en son milieu, au-dessus de Jésus, la fontaine miraculeuse, fontaine de jouvence, fontaine de l'éternité. Bosh a employé le même rose que la toge de Jésus pour cette fontaine gothique, percée en son milieu d'un œil, situé au strict centre du tableau, au point de rencontre de ses diagonales, là s'abrite une chouette. C'est celle de Minerve, la sagesse au cœur de la connaissance.
Point de pomme, point de péché de chair …. Le fruit est censé représenter la connaissance … !
Jerôme Bosch est né vers 1453 et mort en 1516 - Hertogenbosch (Bois-le-duc en français) aujourd'hui en Hollande.
Son année supposée de naissance 1453 voit la fin de la guerre de cent ans et la chute de Constantinople... C'est le début des temps modernes. La page du moyen-âge se tourne... Machiavel publie "Le prince" et Thomas More "Utopia".
J Bosch peint le Jardin des délices vers 1505 - 1506.
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| Adam et Eve islamique . Abou Said Ubaud Allah Ibn Bakhitshu 1294 |
Dans le Coran, Adam est doté par Dieu d'une si grande connaissance que tous les anges doivent se prosterner devant lui, ce que l'ange Iblis (Satan) refuse de faire. Celui-ci pousse alors Adam et Ève à manger le fruit défendu. Dieu les punit en les faisant chuter sur terre où leur descendance est condamnée au fratricide. Mais Dieu leur offre le pardon et promet de les guider s'ils se montrent fidèles et refusent de suivre le Mal.
Si le christianisme a développé à partir de cet épisode l'idée de "péché originel*", permettant d'expliquer l'existence du mal dans l'histoire, le judaïsme et l'islam n'en ont pas tiré les mêmes conclusions. Pour les musulmans, Adam est seul coupable de sa faute, dont l'humanité n'a donc pas hérité. En outre, après avoir été séparés pendant 200 ans, Adam et Ève sont pardonnés par Allah* sur le mont Arafat.
Voir également:
Eve, et adam: Article - 06/04/12 - Eve, et Adam - Adam n’aurait-il pas pu croquer « la pomme" en premier … ? Sans doute que non, si les rédacteurs ( conteurs ) ne l’ont pas voulu ainsi … ! Au début, donc,…
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France Culture - Les Vivants et les Dieux du 11 mai 2002 par Michel Cazenave
Le jardin d'Eden: Conte biblique -1-
Cette narration, est écrit pour un conte biblique; elle est discutable et son intérêt est de conduire au texte. elle est influencée par les dernières exégèses de la traduction de l'hébreu ( cf: Annick de Souzenelle et Paul Nothomb ...)
C’était au temps de « l’Avant-monde », avant le temps. Du règne des Elohim. Il y a le jardin, le jardin d’Eden duquel jaillit un fleuve qui se déverse dans quatre pays.
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| Jan Bruegel |
En ce temps, avant le temps, le seul gardien du jardin, était l’ange.
Garder le jardin..? Le garder – peut-être - des champs plus sauvages où habite le serpent.
Il faut aussi cultiver ce petit coin de Paradis... Ce jardin est un verger, de la terre duquel poussent toute espèce d’arbres séduisants « à voir, et bons à manger »(Gn 2,9).
Chacun est une essence différente, il y a comme aux Rameaux, le myrte qui sent bon et qui évoque la prière, le saule qui guérit, le palmier actif qui donne aux autres ses fruits, la vigne féconde, l’olivier fertile, le cyprès toujours vert... Tous ces arbres sont bons, mais pour qui ne sait pas les voir, il peuvent devenir des buissons d’épines…
Le troisième jour, Dieu dit :Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence, et des arbres fruitiers donnant à la terre des fruits portant leur semence(Gn 1,11).
Avant que le jardin ne soit clos, « un flot montait de la terre et en arrosait toute la surface »(Gn 2,6).
Le Seigneur fit pousser de la terre... l’Arbre de vie au milieu du jardin, et l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal(Gn 2,9).
En ce temps immobile, l’ange veille indéfiniment… jusqu’au jour où… !
L’Elohim surprend, et crée le temps, mais surtout..., et l’ange peut en témoigner : L’Elohim place dans le jardin un être : ce n’est ni un homme, ni une femme, au mieux peut-on dire qu’il est ‘homme et femme’… Cet être pétri de poussière et agité du souffle divin, doté d’une conscience d’être… Il est bien plus grand que les anges, il est semblable à un dieu… Il est un et multiple…
Cet être est-il un dieu, un dieu égal à Elohim … ? Cet être est-il doté de liberté… ?
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| Jake Baddeley, homo universalis |
L’Elohim met l’Etre ainsi conçu, dans le jardin. Il y a fait pousser, toutes sortes d’arbres beaux à voir et bon à manger d’un côté, et de l’autre deux arbres à part, qui portent eux un nom – au milieu du jardin - l’arbre de la connaissance et l’arbre de vie.
Pour ce qui est de l’arbre de la connaissance: L’arbre du bien et du mal, L’Elohim déconseille fortement à l’Etre, de ne point l’amputer, sous peine de devenir mortel…
Elohim dit : " l'Homme coupé de lui-même ne peut s'accomplir " (verset généralement traduit par : " il n'est pas bon que l'homme soit seul ").
« Il n’est pas bon que l’Etre soit seul pour lui-même» Aussi, l’Elohim lui donne la parole, et lui offre un jardin qui l’entoure dont il peut prendre conscience, en nommant les arbres, et les animaux…. mais… il souhaitait appeler également un être semblable à lui… il n’y en avait pas !
Alors l’Elohim fit tomber une torpeur sur l’être, qui s’endormit. Il prit un de ses côtés et referma la chair à sa place. Puis, de ce côté qu’il avait tirée de l’être, l’Elohim façonna un autre être et le présenta au premier. Alors celui-ci s’écria :
« Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair! Celle-ci sera appelée Isshah, c’est à dire “ femme ”, et lui se nomme : Issh , c’est à dire ' homme ' » (Genèse, II, 18, 24).
La « Chute » est peut-être aussi là, en effet: lui, son premier réflexe est de se l’approprier : " os de mes os, chair de ma chair… ! et surtout, il va la" nommer" ( se l'approprier ...! ), et lui donne un nom Eve.
( à suivre )
Qui paye le plan de sauvetage des banques ?
C’est en posant cette question très simple qu’Harald Schumann, essayiste en économie et journaliste au Tagesspiegel, sillonne l’Europe. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été « sauvés » ne se trouvent pas – comme on tend à vouloir nous le faire croire – dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France.
- En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers de ces banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l’économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l’argent ?
- 50 milliards d'euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraint les uns après les autres - moyennant des sommes astronomiques - de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris.
A voir donc, ce documentaire - "Quand l'Europe sauve ses Banques, qui paye ?" ARTE.
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Cette enquête met en valeur le caractère absolument scandaleux et antidémocratiquequi se déroule depuis le début de la crise avec le renflouage des banques... de plus, il est intéressant que le journaliste allemand constate lui-même que ce n'est pas l'Allemagne qui a sauvé l'Irlande, mais bien le contraire. La France et autres créanciers ne sont pas épargnés. Toute la classe politique européenne est visée.
Le propos dans ce documentaire, n'est même pas une critique du capitalisme... En effet, la BCE a
indirectement forcée l'Espagne et l'Irlande a rembourser les dettes de leur propres banques pour que celles ci remboursent les dettes qu'elles doivent aux banques françaises et allemandes. Il
s'agit d'éviter que les banques françaises et Allemandes subissent les pertes conséquentes à un mauvais investissement, et on déroge ainsi à un principe fondamental du libéralisme qui est que
celui qui investit doit être prêt à subir les pertes conséquentes à son investissement.
La conclusion du reportage attire l'attention du téléspectateur sur l'un des aspects qui n'est pas le moindre, à savoir les tensions générées entre États Européens.
Reste, une question en suspend qui serait d'évaluer les effets d'une chute de certaines banques irlandaises et espagnoles. Est ce qu'elles affecteraient véritablement d'autres banques, des entreprises, des particuliers de manière dramatique? et si c'est le cas, ne serait-il pas judicieux d'utiliser les investissement de la BCE et des Etats pour indemniser les autres acteurs qui sont vulnérables face à la chute de ces banques?
On pourrait aussi discuter qui, du prêteur ou de l'investisseur ou du salarié ou du consommateur, doit supporter le risque inhérent aux activités économiques.. ?
« Là où tous les autres ont renfloué les banques et laissé les citoyens en payer le prix, l’Islande a laissé les banques aller à la faillite et a, en fait, augmenté son filet de protection social »
Paul Krugman, prix Nobel d’économie dans le New York Times. 2011
Si vous n'avez pas le temps de regarder toute la vidéo, en voici les grandes lignes :
- Les banques irlandaises ou espagnoles sont "sauvées" dans la plus grande opacité. Les listes de créanciers sont tenues secrètes, alors que des milliards d'argent public sont en jeu.
- Les créanciers sauvés sont en grande partie de grandes banques ou de grands assureurs allemands, français, ou d'autres pays considérés comme en meilleure santé que les autres au sein de l'UE. Lorsqu'un Wolfgang Schaüble (interviewé dans le documentaire) affirme qu'il est normal que les Irlandais paient pour leurs mauvaises dettes, il oublie juste de préciser qui était le dealer.
- Les pertes dans les bilans des banques espagnoles en cours de renflouage sont très sous-estimées. Les investissements immobiliers fantômes sont encore comptés à un pourcentage ridiculement élevé de leur valeur initiale au sein de leurs bilans : anticiper de nouvelles pertes serait sage.
- Les officiels interrogés (Schaüble, Almunia, Guindos...) manient la langue de bois comme personne, mais n'utilisent in fine que la rhétorique de la peur pour justifier l'absence totale de transparence de leurs opérations.
- Le transfert des pertes des banques irlandaises sur les contribuables irlandais a été imposé au gouvernement irlandais à la suite d'un véritable chantage.
- Au final, quand les États irlandais et espagnols seront rendus insolvables par ces transferts massifs de mauvaise dette, alors ce seront les contribuables d'Europe du Nord qui seront appelés en renfort... Et la pression sur la BCE pour annuler les créances qu'elle détient deviendra très forte.
- L'Europe reste une grande idée, mais l'Europe des "bailouts" pourrait aboutir à la fin de
l'UE, ce qui serait dramatique.
Le documentaire n'est pas parfait (j'aurais aimé qu'un banquier central hors union européenne, comme Mladjan Dinkic, nous explique que l'on peut parfaitement liquider des banques prétendument systémiques...), mais il dit l'essentiel de façon assez compréhensible même pour un non initié. Ceux qui avaient suivi mes papiers sur lacrise souveraine apprendront peu de choses nouvelles, mais c'est une bonne entrée en matière sur un sujet que peu comprennent.
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Sur le web.Lien raccourci:
http://www.contrepoints.org/?p=116518
Paul Nothomb : Le mythe d'Adam et Eve
Héros de « l'Espoir » de Malraux, résistant, torturé ... écrivain et exégète...
Paul Nothomb est mort en 2006 , « emporté à 17 ans par l’illusion stalinienne, combattant en
Espagne de la mythique escadrille Malraux, auteur de dizaines d’actes de sabotage pour le compte de la Résistance dans la Belgique occupée, Paul Nothomb était appelé à un destin d’apparatchik.
Mais sa première vie a pris fin le 13 mai 1943. Arrêté par la police allemande, torturé, il parvint à ne pas livrer le secret du trousseau de clefs qu’il portait sur lui ce jour-là. Il menait à
son domicile, à son épouse enceinte, et à tous les renseignements nécessaires aux Allemands pour détruire son réseau. Le prisonnier réussit à faire croire à ses tortionnaires que, comme ancien
propagandiste du pacte germano-soviétique, il était toujours leur allié. Jusqu’à s’en convaincre lui-même. Au prix de sa raison.
Plusieurs semaines après son arrestation, estimant que ses compagnons avaient eu le temps de se mettre à l’abri, il donna
des noms. Le 24 janvier 1944, son épouse, sous le prétexte de lui présenter leur fille nouvellement née, lui apporta, au siège même de la Gestapo à Bruxelles, un revolver chargé. Paul Nothomb
s’évada. au lendemain de la guerre, il fut accusé de "trahison" par le parti communiste, jugé, condamné – deux ans ferme, huit en appel –, puis rapidement réhabilité par la justice. Son premier
roman, le Délire logique, au fil duquel il évoque cette terrible expérience, fut accueilli en 1948 avec froideur. "Tu auras contre toi l’union de tous les menteurs et des gens qui veulent qu’on
leur mente. Ça en fait beaucoup", l’avait prévenu son ami Malraux, qui jamais ne douta de lui.
Rares sont les hommes qui peuvent, avec une telle légitimité, pour les avoir expérimentés et médités une très longue vie
durant, évoquer les thèmes essentiels. La haine. Le pouvoir. La souffrance. La folie. L’espérance. L’homme et la femme. Dieu. La solitude. Leçon de vie et de mort. » La Vie 2004
Jan Brueghel et Rubens, Le jardin d’Eden, Mauritshuis
« Paul Nothomb montre qu'il n'a pu arriver à une lecture entièrement neuve de la Bible que parce qu'il avait connu, sous l'Occupation, une révélation négative. Ce fut la perte de la liberté qui lui fit sentir à quel point la liberté le constituait. Il comprit que sa vie n'avait été qu'une sous-vie, manipulée, instrumentalisée par des idéologies porteuses de mort, déterminées par l'odieux principe : « la fin justifie les moyens ». Chez Nothomb, l'érudition n'eut jamais rien de gratuit. Elle participa à une quête éperdue de vérité essentielle, elle répondit à un besoin vital.
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| Lucas_Cranach: le jardin d'Eden |
Aujourd'hui plus que jamais, elle sert à dénoncer les mensonges d'un monde où les hommes s'aveuglent en refusant d'admettre que l'objectivité n'existe pas, que la réalité n'est qu'une construction mentale et que tout dépend du cerveau humain. Précisément, la Bible des origines parle de tout cela, de nos auto-aliénations, de nos auto-incarcérations, de notre incapacité à sortir des limites de la raison abstraite. La Chute originelle ne ressemble en rien à la caricature qu'ont imposée au fil des âges toutes ces lectures culpabilisantes en vertu desquelles un Dieu jaloux punissait sa propre créature.
C'est Adam lui-même qui s'est mis en sommeil en se détachant de l'Éden inouï où il avait part à l'immortalité et à la quatrième dimension. De cet état ancien, nous devons encore avoir une idée, sinon pourquoi demeurons-nous incurablement optimistes ? N'est-ce pas parce que notre première nature, l'originelle, l'immortelle, même si nous n'y pensons plus jamais, nous rend naturellement optimistes ? Interprète assidu, entêté, infatigable, du génie de l'hébreu, Paul Nothomb est prêt à affronter le grand passage, parce qu'il sait qu'il va, enfin, retourner à ses vraies origines. » MICHEL GRODENT
Des manifs, le vote et la loi sur le "mariage pour tous"
Vote à l'Assemblée nationale: elle est composée de 577 députés dont 278 socialistes et 17
apparentés, 186 UMP et 10 apparentés, 29 UDI, 17 écologistes, 16 radicaux, 15 gauche et 7 non-inscrits (2 sièges
vacants).
Observons le vote du 1er article de la loi sur le « mariage pour tous » : 348 votants, 346 exprimés dont 249 pour et 97
contre. En gros la gauche « pour » a fait le plein de ses voix si l’on excepte les excusés pour cause de grippe ou d’indisponibilité.
Mais où sont passés les députés de « droite » censés voter contre ? 98 votants pour 225 élus. Ridicule ...!
97/577=16.8% ..! En fait l'opposition nationale à cette réforme était très faible ! ou...Est-ce que cela vaut la peine de descendre dans la rue si les députés censés la soutenir sont aussi peu motivés ? ( la Croix: courrier 01/03/2013)
Quelle traduction pour "la Genèse" ?
Avec l'espoir de pouvoir, un jour, raconter l'histoire du jardin d'Eden ( Conter la Bible …), j'ai lu et ' travaillé '
les deux livres de Paul Nothomb
: Ça ou l'histoire de la pomme, éd. Phébus, Paris, 2003, et Ève dans le jardin, éd. Phébus, Paris,
2004...
La question qui occupe mon esprit à présent est : Est-il possible de revenir et retraduire un texte aussi fondamental que la Genèse ? Est-il possible de revoir cette fameuse histoire d'Adam et Eve avec une autre traduction et une autre interprétation … ?
Paul Nothomb, mais aussi Annick de Souzenelle, nous y incite fortement ; au moins par justice envers un texte hébreu.
Je n'ai pas les compétences, pour affirmer ma conviction que Paul Nothomb puisse enfin nous permettre de lire le texte de la Genèse dans un interprétation « vraie » ; et d'ailleurs que pourrait signifier que cette interprétation soit vraie et les précédentes fausses ? La vérité d'un mythe, n'est-ce pas plutôt la version qui hante nos inconscients qui porte la vérité d'un mythe, en ce qu'elle porte en elle une construction mentale élaborée dans les temps anciens jusqu'à nos jours … ?
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George Frederic Watts(1817-1904) «Chaos» est l'état sans forme avant la création de l'univers dans de nombreuses croyances, y compris la mythologie classique et le judaïsme. Watts trace ici la voie de l'évolution. La confusion primitive est représentée par des géants qui luttent pour se libérer du feu et de la vapeur. La mise en place du temps mesurable et de l'espace est signalée par la chaîne de figures féminines à droite. |
Par contre, le renversement de perspectives que nous offre la traduction, et l'interprétation de Paul Nothomb, nous permet d'en finir avec une anthropologie qui ne fait plus sens aujourd'hui...
Dieu n’est plus un monarque sourcilleux et jaloux, qui rejette violemment et voue aux gémonies ses créatures après qu’elles l’ont "trahi". Adam, pas plus que Ève ne sont uniques : tous deux incarnent le "un multiple", c’est-à-dire l’humanité dans son ensemble. De même le serpent perd son rôle de sournois tentateur, pour celui de catalyseur. Et le fruit ( la pomme) cesse d’être cause de la déchéance.
La chute se situerait plutôt dans le comportement d'Adam vis-à-vis d’Ève. En la nommant « Ève » comme étant objet de sa connaissance à lui, "celle-là" … La chute procéderait de la façon dont Adam a perçu Ève au tout début de leur rapport, et de la perception que tous deux ont du divin … leur propre vision des choses les chasse de ce jardin d’Éden.
La « chute » n'est plus ce que l'on nous faisait croire ; l'homme y a gagné liberté et responsabilité, et sa nouvelle nature de « mortel » a le sens d'un retour à l'infini des origines...
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La main de Dieu ou la création d'Auguste Rodin: 1896
« L’Adam Un et multiple de l’origine « conçu » par Dieu entièrement libre et doué de pouvoirs démiurgiques décide de se séparer de sa part féminine qui lui est consubstantielle, mais pas assez soumise à son gré. Il invente la Femme pour la dominer. Ce faisant il se vide de sa substance et s’effondre. C’est la « Chute », la vraie, dans la « adama » contre laquelle Dieu l’a mis en garde. »
La Femme, (…) Bravant l’interdit divin concernant l’Arbre de l’Omniscience, elle en mange et associe son compagnon expirant à sa transgression délibérée mais mineure au regard de celle de l’Adam désormais déchu à commise. Dans un dernier sursaut il l’appelle la « vivante ». La vivante intégrale. « Car elle sera la mère de tous les vivants » mortels que nous sommes dans la condition humaine, lui passant ainsi le flambeau de l’avenir de l’humanité qui grâce à elle et par le détour des générations, retrouvera peut-être l’intégrité et l’immortalité de son origine, comme Dieu le lui laisse espérer, en condamnant l’Adam seul à l’exclusion de la Femme, qui n’est pas chassée de l’Éden, où l’attend l’Arbre de Vie.
Ainsi, le récit biblique du mythe de l’Éden, loin de stigmatiser la Femme comme pécheresse et responsable de la perte de l’Humanité, la glorifie comme son recours possible contre la mort définitive, où l’a précipitée la « chute » catastrophique de l’Adam dans la « adama » Paul Nothomb, Eve dans le Jardin,
Lucas Cranach, Adam
et Eve, 1624
De manière méthodique, Paul Nothomb épluche les phrases. Il reprend, précise, traduit semble-t-il les expressions au plus juste, confronte les interprétations, souligne les erreurs, pointe les imprécisions qui ont généralement affecté les commentaires traditionnels.
« Je suis entré à la Sorbonne à 58 ans pour passer, sept ans plus tard, un doctorat d’hébreu. J’ai peut-être vécu là les plus belles années de ma vie. Je suis amoureux de cette langue. L’hébreu me passionne plus encore que la Bible. C’est une langue ouverte, en ce sens que celui qui la lit doit décider lui-même du sens du texte, dans les limites qu’elle impose. Elle renvoie donc l’homme à sa liberté. » Paul Nothomb
"Je m’intéresse aux neuf premiers chapitres de la Genèse, ceux de la Bible existentielle. Je suis comme un braconnier sur la chasse gardée de la Tradition, sans nul besoin de commentaires. A la limite, toutes les intuitions sont déjà dans la langue hébraïque." Paul Nothomb
Stéphane Hessel, l'indigné et le prophète
En ces temps aseptisés, nous avons besoin de prophètes qui s’indignent, et nous ré-apprennent l'indignation.
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| « Quand je cesserai de m'indigner, j'aurai commencé de vieillir. » André Gide |
Stéphane Hessel, a été de ceux-là. Stéphane Hessel, ancien diplomate, déporté et résistant et dernièrement auteur d'"Indignez-vous !", est mort dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février à l'âge de 95 ans...
Après l'abbé Pierre, Martin Luther King ou Mandela ; mais aussi Martin Luther en son temps... S'indigner des prêtres pédophiles, et de cette méprisante vision qu'ont les islamistes de l'Islam ...
Nous retrouvons chez tous ces hommes, la capacité d'indignation des prophètes...
Le prophète c'est celui qui voit avec les yeux de Dieu... Et le Dieu de Jésus-Christ est un Dieu qui s'indigne...
“J’ai vu la misère de mon peuple” (Ex 3, 7). C’est un Dieu qui regarde non pas l’apparence, mais le coeur : “Les hommes voient ce qui leur saute aux yeux, mais le Seigneur voit le coeur” (1 S 16, 7)
Être prophète, c’est ne pas pouvoir supporter qu’un être humain soit méprisé ou abaissé, c’est à la fois le dire haut et fort et en même temps faire tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer les choses.
A voir ICI, au sujet de ce grand petit livre: « indignez-vous ! » de stéphane hessel.
Article - 08/12/10 - « Indignez-vous ! » de Stéphane hessel. - Voilà un sujet, qui à mon avis, ne démérite pas d’être présenté dans le contexte pédagogique… Cet article est ‘engagé ‘,…
