Sur la route à Brocéliande. L'Eglise du Graal de Tréhorenteuc. -2-
Le choeur est éclairé par 3 vitraux, qui présentent le Graal sous chacune des fameuses ''Tables du Graal ''.
Et mur nord, la Table de la Cène...
Mur sud : La Table Ronde autour de laquelle sont rassemblés le Roi Arthur et les chevaliers, lors de l’apparition du Saint Graal.
Il faudrait parler de tous les détails qui se répondent d'un vitrail à l'autre …
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Le Graal est représenté au centre de la Table autour de laquelle se sont réunis le Christ et ses disciples, une place reste vide, celle de Judas... Le Graal est de couleur verte, l'abbé Gillard le situe dans la tradition d'une coupe taillée dans une émeraude, tombée du front de Lucifer... | Le Graal apparaît aux chevaliers de la Table Ronde. Le siège périlleux (vide) est occupé. La Quête du Graal est ici achevée, avec Galaad... |
Enfin, le vitrail central, un chef d'oeuvre des ateliers parisiens Grubeër, qui a coûté au prêtre le prix d'une ferme ( un héritage..). Là, il faut prendre le temps de scruter cette forêt de symboles...

Comme au Moyen-âge, sont représentés deux donateurs ( Louis Thétiot et sa mère : cousins de l'abbé Gillard)
Au centre du vitrail, le Christ ressuscité, debout et à ses pieds Joseph d'Arimathie. Selon les évangiles, il a récupéré le corps du Christ et l'a enseveli dans son propre tombeau.
On dit qu'il a recueilli le sang du Christ, dans une coupe ( Le Graal ). Il est l'un des gardiens du Graal ; jusqu'à Galaad...

Ici, est représentée la scène où emprisonné, Joseph d'Arimathie, put se nourrir et survivre grâce au Christ Ressuscité et au Graal …
On note à gauche, l'emblème du Royaume de Jérusalem, qui évoque l'Ordre du temple, et qui est associé à la garde du Graal, par Wolfram von Eschenbach, dans son Parzifal ( 1210).
Bien d'autres symboles sont dissimulés, dans ce vitrail... Peut-être le chemin à trouver qui conduit au Graal …
Voir les deux lapins à gauche …; le phénix...
Les deux personnages, nouvel Adam et nouvelle Ève, sont recueillis autour d’un arbre arborant un unique fruit, une mystérieuse pomme bleue. Ce fruit de la Connaissance du bien et du mal ne semble pas être mangé !... ; Les quatre symboles des évangélistes... les quatre signes du zodiaque … Le bouquet de chardons ...Etc ...
Sur la route à Brocéliande. L'Eglise du Graal de Tréhorenteuc. -1-

La statue de l'abbé Gillard (1902-1979) nous accueille devant son '' église du Graal '' à Tréhorenteuc. Lui-même est arrivé ici en 1942. Démobilisé en 1940 vers Rodez, mal vu de sa hiérarchie, il prend sa nomination ici comme une sanction. L'autorité religieuse ne lui fait pas confiance sur le contenu de ses sermons... Un village mal desservi ; il compte à peine 150 habitants, et très peu fréquentent l'église. Une église en très mauvais état..
Pour l'abbé Gillard... Il n'y a pas d'opposition entre les grands mythes et la Parole qu'il doit enseigner … L'abbé se plonge dans l'étude des légendes du Graal : une relique mythique de la culture chrétienne... N'est-ce pas là la manifestation de l'esprit du lieu ? La forêt de Paimpont, identifiée à la forêt de Brocéliande des romans arthuriens ...
Le prêtre sait que, bien que christianisée, la légende du Graal est, à son origine, païenne.... Comme beaucoup de nos histoires …

Pour redonner une vie spirituelle à sa paroisse l'Abbé Gillard décide de restaurer l’église, et d'en faire un lieu d’art, de beauté, de réflexion intellectuelle... Pour cela, il l'enrichit de signes et de symboles, fruits de sa Quête.
Le prêtre lance les travaux, en mobilisant la population. Il parle la langue des gens : le gallo ; il fait le secrétaire de mairie. Il consolide l'église, la met hors d'eau ; va chercher les pierres nécessaires au chantier...etc.. Trois ans... Il consolide le pignon, le mur du clocher, refait la sacristie, répare la toiture …
Je vais suivre le cheminement de notre guide : Elisabeth Cappelli, et entrer non par le porche sud ( seul ouvert …) mais par le portail ouest ( pour aller vers l'Orient...).

Le narthex nous accueille avant d'entrer dans la nef, et on se retrouve face à une poutre sur laquelle se trouve inscrit ''1,618'', le nombre d'or !
Je vous laisse creuser le sujet, mais Henri Gillard se passionnait pour la numérologie; il est l'auteur d'un ouvrage : '' La Mystique des nombres dans les Beaux-Arts''...
Cette maxime bardique du XIVe siècle : « enfant,, souviens-toi, si ce monde est à toi, l'autre monde est à Dieu. » : 52 lettres (nombre des semaines dans l'année) nous rappellent qu'ici, est figurée la limite entre le sacré et le profane ; et nous rappelle les deux sacrements chrétiens pour entrer dans l'Eglise : le Baptême ( à gauche, les fonds baptismaux) et la Pénitence ( à droite, le confessionnal).
Je passe vite, mais on se rend compte que l'abbé Gillard a mis au point toute une pédagogie de la foi chrétienne à l'aide du langage symbolique … avec pour principal attrait à Tréhorenteuc, l'évocation des légendes de la Table Ronde - et du Graal ( et donc, pour lui, l'Eucharistie...) en particulier -.
Après avoir pénétré dans la nef, nous apercevons face à nous dans le cœur les statues de Sainte Onenne et de Saint Judicaël.

Une femme à gauche, un homme à droite... Composantes féminine et masculine de légendes locales , plus tard christianisées...
Onenne est une figure celtique, en lien avec les oies, et l'eau … Son histoire rejoint celles des princesses inviolables …
Onenne est présentée comme la sœur de saint Judicaël, donc, la fille de Judaël roi de Domnonée, et de Pritelle. A l'âge de dix ans, elle quitte le château royal à l’insu de ses parents, et en chemin échange ses habits de princesse contre ceux d’une pauvresse de la lande bretonne, afin de ne pas être reconnue. En arrivant près de Tréhorenteuc, elle s'installe dans des ruines près d'une fontaine et en fait son ermitage. En sortant dans la campagne voisine, elle croise un jeune seigneur qui tente de l'enlever pour abuser d'elle et l’épouser. Onenne crie. Les canes (ou, selon les versions, les oies) qui se trouvent près d'elle en font autant et alertent des soldats et des paysans aux alentours, qui viennent la délivrer … Des versions plus récentes font intervenir l'attachement d'Onenne au culte de la Vierge Marie …
Henri Gillard, enrichit l'histoire, et Onenne meurt des conséquences de son agression, et est enterrée dans l'église de Tréhorenteuc.
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Plusieurs vitraux dans la nef sont consacrés à Sainte Onenne.
Nous avançons jusqu'au Transept ( trans = par-delà, de l'Autre côté...). A gauche la chapelle de la Vierge ( toujours le féminin) et à droite celle de Saint Eutrope.

A droite, deux ondes, et un croissant de lune, sous le vitrail de la vierge.
A droite, Saint Eutrope est le patron de la paroisse de Tréhorenteuc.. ( et Onenne de l'église …).
Autre particularité, dans la sacristie, un vitrail avec une croix, qui ne craint pas d'être entourée d'un zodiaque … !
Le recteur de Tréhorenteuc a écrit un livre sur '' Le Secret du Zodiaque ''. Il établit une étude comparative de tous les zodiaques et se passionne pour toutes les ''correspondances '' qu'il peut faire entre mythes, figures, nombres … et littérature médiévale, par exemple... Il décèle une ''écriture idéographique'', sorte de langue qui fait de tout tableau ( en particulier ceux de son église...) une œuvre à déchiffrer...
A suivre ...
L'entrée en Brocéliande....
Avant de continuer la vie légendaire de Roger de Laron ( chevalier limousin...) . Je reprends la route de la Légende des légendes : la légende arthurienne...

''Brocéliande'' n'existe pas ! Ou Brocéliande est une sorte de … '' Sidh ''.
Ou, plus simplement Brocéliande commence par une '' estoire '' ?

Pour notre connaissance cette ''estoire'' nous est donnée par Geoffroy de Monmouth, comme celle du Roi Arthur ; mais auparavant, il s'agit de l'histoire de Conan Meriadec.
En 386 après J.C., Maxime traverse la Manche, accompagné de son cousin Mériadec. Ils conquièrent entre autres l’Armorique, dont Conan Mériadec devient le premier roi. On peut nommer aussi Ursule, première reine des Bretons...
L'histoire de l'Armorique (la Bretagne actuelle), est liée à celle de la Bretagne (la Grande-Bretagne actuelle) entre la fin du IVe siècle et tout le long du Ve et VIe siècle....

Sur le plan littéraire, Geoffroy de Monmouth est le premier à mettre en scène Arthur – guerrier et roi de Bretagne - et Merlin – prophète et ''homme sauvage'' -. Deux personnages qui vont ensuite être repris et donner naissance à une abondante littérature ( fondatrice ) entre le 12e et le 15esiècle.
Sa famille, probablement originaire des environs de Dol (de Bretagne) se serait implantée à Monmouth lors d’une redistribution des terres anglaises en 1075 par Guillaume le Conquérant.
Geoffroy (+ 1155), est né au Pays de Galles, Geoffroy, il fait partie des clercs.
Geoffroy de Monmouth fait un éloge démesuré des Bretons du continent : il va jusqu’à faire du roi Arthur un descendant de Conan Meriadec qu’il considère comme le premier roi d’Armorique.
Geoffroy écrit donc '' L’Histoire des rois de Bretagne '' : une grande fresque historique, qui relate l’arrivée de Brutus, petit-fils d’Enée, sur l’île d’Albion, après la chute de Troie, à laquelle il donne le nom de « Bretagne ». Elle va connaître une diffusion exceptionnelle, sera transcrite en langue vernaculaire romane par Wace, en 1155. Il apporte quelques modifications, et évoque pour la première fois la Table Ronde.
Geoffroy fait entrer dans l’histoire Arthur, Merlin, Gauvain, Conan Meriadec, Utherpendragon, des personnages mythiques que l’on retrouve aux côtés de personnages historiques.
L'historicité de Conan Meriadec est revendiqué par la noblesse féodale, vers les XIe-XIIe siècles, comme le fondateur du premier royaume breton armoricain. Il l'aurait constitué avec la volonté politique de créer "une seconde Bretagne" et "de la peupler uniquement de Bretons." Conan Mériadec fut d'autant plus pris au sérieux que la puissante famille de Rohan le considérait comme son ancêtre direct... !

Nous rejoignons, Brocéliande avec le temps du roi Juthaël, dixième descendant du roi Conan Mériadec.
À cette même époque, vit dans la province armoricaine de Léon ( la pointe nord-ouest du Finistère ) un roi nommé Ausochus, dont la fille Pritelle est d'une rare beauté.
La princesse refuse tous ses prétendants. C'est, qu'au fond d'elle-même, son cœur est réservé à celui dont elle a eu la vision surnaturelle... Elle attend, celui qu'elle '' a vu venir..''
Un jour en l'absence du roi, Juthaël arrive en son château. Il s'est égaré au cours d'une chasse. Ou plutôt, une force invisible , l'a conduit jusqu’auprès de la princesse.
Dès l'instant où elle le découvre, elle reconnaît celui qui lui est apparu lors de sa vision. Elle l'accueille donc en son château, lui offre une chambre pour la nuit. Et c'est alors au tour de JuthaëI, pendant son sommeil, de faire un songe énigmatique. Il y découvre une colonne. Elle est d’acier poli dans sa partie basse, d'or dans sa seconde moitié.
Juthaël se met à prier. C'est alors que le ciel s'ouvre et que lui apparaît Pritelle. Elle lui affirme qu'elle doit lui rendre cette colonne dont la garde lui avait été confiée. A son réveil, frappé par cette vision nocturne, Juthaël envoie un de ses serviteurs consulter un ermite nommé Talosémius - lequel passait pour avoir la faculté de prédire l'avenir. L'ermite déchiffre le songe merveilleux. Explique qu'il signifie que Pretelle donnera à Juthaël un fils « plus illustre que lui sur la terre et dans le ciel. »

Effectivement, l'aîné des enfants du couple royal, Judicaël, couronné en 590 ( roi de Domnonée) et régnant jusqu'en 660, fonda l'abbaye de Paimpont, et, dans les dernières années de sa vie, quitta les ors de la royauté, déposa sa couronne, et s'enferma dans la vie de cloître, ayant pour maître spirituel saint Méen.
Si cette ''estoire'' est ''légende'', et non une quelconque fiction ; c'est qu'elle parle, et oriente des esprits... Ainsi, à Brocéliande, une jeune fille a écouté cette histoire, racontée par le prêtre, près de cette grotte où dit-on, la Vierge s'est manifestée à lui. Elle lui a demandé que l'on creuse à l'endroit par elle désigné, et une source en jaillira...
Cette jeune fille reçoit tout cela comme une invitation à pénétrer la dimension surnaturelle du monde qui l'entoure. « J'étais, je l'avoue, émerveillée de ce conte du passé, tout éclairé d'une vie surnaturelle » , dira-t-elle. Se retrouvant seule dans les bois à regagner l'antique manoir, elle ne peut s'empêcher, à l'évocation de ces songes prophétiques mentionnés par le prêtre, de penser au rêve qu'elle-même a fait plusieurs années plus tôt - ce songe « qui hantait encore [s]on cœur à plusieurs années de distance. »
Celle qui parle ici, s'appelle Geneviève ( Lefeuvre) Zaepffel (née à Paimpont en 1892 )...
Elle écrit avoir eu sa première vision à l’âge de sept ans. Un vénérable druide lui serait apparu dans l’escalier du Manoir du Tertre : « Il était assis vers le milieu, il m’apparut majestueux, enveloppé d’une cape blanche. Au col brillaient des reflets dessinant la faucille d’or et le gui, symbole des Druides.[...] Le vieillard revint en effet pendant mon sommeil pour me dicter dans ses moindres détails ma ligne de conduite et mon destin. Maintenant que des cheveux argentés auréolent mon front, je puis certifier qu’il n’avait, en effet, rien omis. » Zaepffel, Geneviève (1938) op. cit., p. 24-25
À l’âge de seize ans, elle prétend que saint Judicaël, au cours d’un songe, lui révèle les mystères de la vie et de la mort...
Brocéliande est pour elle, son '' Sidh ''
« Loin du monde, dans le silence de cette forêt, ma géante amie, où j’admirais l’œuvre de Dieu, mon âme s’épanouissait parmi les arbres, leurs branches, leurs feuilles. J’y retrouvais la force de vivre, j’y acquérais cette connaissance psychique que m’insufflaient les générations passées qui y avaient vécu et souffert. Mon initiation progressait. » Zaepffel, Geneviève (1938) op. cit., p.30-31

« Le lieu de ma naissance cadrait admirablement avec ma mission. Coin sauvage, propice à l’initiation, à la méditation, terre des Druides, dont les cendres émettent encore des radiations de foi vive, terre qui recueillit les protections occultes de Viviane, la fée bienfaisante annonçant la venue de Jeanne d’Arc plusieurs siècles avant sa naissance. Sans s’en douter, Viviane prophétisait peut-être sa propre renaissance dans la personne de Jeanne d’Arc qui fut Celte...» ZAEPFFEL, Geneviève, Mon combat psychique
Je ne veux pas discuter des errements occultistes et surtout politiques, qui l'ont entraîné - elle et son mari – lors de la seconde guerre mondiale... Ils nous montrent les limites de toute idéologie, soutenue par une croyance religieuse …
Je retiens seulement la force de l'esprit de Brocéliande... Pour elle, et pour beaucoup d'autres comme le père Gillard...
Sources : le site de '' l'encyclopédie de Brocéliande '' : http://broceliande.brecilien.org
Sur les traces du trésor des Templiers, en Limousin. -5/.-
cité de la part du Roi de France ; le grand Maître décide de rentrer en France afin de défendre l'Ordre...
Le 13 octobre, donc, Roger de Laron est arrêté, sans doute au petit jour, avec tous les membres de l’Ordre présents dans la commanderie. Ils furent emmenés sans ménagement à Limoges, semble-t-il, par la milice du Sénéchal du Limousin et entendus par Renaud de la Porte, évêque de Limoges.Après une détention de deux ans, ils sont conduits à Clermont-Ferrand pour y être de nouveau interrogés. Certains, comme Bernard de Villars (Commandeur de localité de La Roche-Saint-Paul ( en Périgord-Limousin) ), avouent alors un certain nombre de « fautes ». Bernard sera soumis à un dernier interrogatoire en 1311 à Paris, devant une commission pontificale. Il fut du nombre de ceux qui « avouèrent » alors d’autres vices plus ou moins imaginaires, sans doute sous la torture.
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Sur les traces du trésor des Templiers, en Limousin. -4/.-
| Saint Julien-le-Petit (87) |
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| Armoiries de Laron |
On connait Adhémar ( ou Aimar) comptor de Laron, en ce qu'il était proche parent de Jourdain de Laron,évêque de Limoges mort fin 1051,et petit-fils de Adhémar de Laron et de Rocile sa femme. Adhémar était présent en 996 avec ses parents et son oncle Vivien à la donation faite à l'abbaye d'Uzerche. Le I5 juillet 1028,il était avec sa belle-famille à la consécration de St-Pardoux. Il fit des donations en 1040 et 1052.
Après son veuvage, (Aolaarz était de faible santé, elle mourut le 2 des ides de juillet 1035 et fut inhumée auprès de sa mère), il se remaria avec Damoiselle Flamenc soeur d'Ithier du Chalard, évêque de Limoges et fille d'Adhémar Flamenc prince du Chalard. Il mourut avant 1063.
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| Goulfier de Lastours et Agnès d'Aubusson pierre tombale, Le Chalard, XII-XIIIème siècle |
** Pour ce qui est des croisades ( et donc des templiers...). Rappelons que dans le nombre des héros de la première croisade, paraît avec éclat Golfier de Laron, dit de Lastours.
En 1097, Gouffier défendit le fort d’Antioche à la tête de 500 hommes. Il était en 1098, au siège de Mara … Il fut surnommé "le Chevalier au Lion", d'après la belle légende rapportée par Geoffroy de Vigeois. Dans l'abbaye du Chalard, il existe une pierre tombale que l'on dit être celle de Gouffier et d'Agnès d'Aubusson son épouse.

Les Cottet, famille noble du Limousin, ont possédé les seigneuries de Laron (paroisse de Saint-Julien-le-Petit) et des Biars (paroisse de Saint-Yrieix)
En 1446 Jehan Cottet, dit seigneur de Laron, paroisse de Saint Julien le Petit, et des Biards, paroisse de Saint Yrieix, devient commandeur des Templiers de Paulhac. La chapelle et le monastère de Sauvagnac ( Le chevalier de Meyrignac, revenu de croisade aurait fait construire une chapelle, et donnée vers 1100 aux moines grandmontains)...
Sur les traces du trésor des Templiers, en Limousin. -3/.-
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| Commanderie de Coulommiers Seine et Marne ( Meaux) |
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| London - Temple Church - south effigies |
On dit que les gardes de Guillaume de Nogaret, chargés de faire l'inventaire des biens, n'auraient pas trouvé un écu dans la Tour du Temple ( Paris). On imagine alors que les Templiers, avertis de l'arrestation, auraient pris soin de cacher leur ''trésor''.
Dès lors, toutes les spéculations sur la nature et sur l'origine du trésor ont été émises : Saint Graal ramené de Jérusalem pour certains, ou même trésor de Salomon pour d'autres. Ce trésor serait enfoui quelque part en France, voire au Portugal ou même en Amérique... Quant aux biens immobiliers, le pape les a légués finalement aux Hospitaliers...
Mais... Où donc est le fameux trésor des Templiers...? En Limousin...!
A suivre ...
Un mot pour introduire ce très beau documentaire sur la reconstitution en 3D d'une commanderie templière, elle est basée sur les découvertes effectuées lors du sondage archéologique de Payns (Aube) en 1998.
* Nous sommes alors sous le règne de Philippe-Auguste et dans le contexte de la troisième croisade. La vidéo nous présente une commanderie des templiers en Champagne: la commanderie de Payns, du nom d’un des chevaliers qui créa l’ordre des Pauvres Chevaliers du Christ en 1119, ordre qui sera rebaptisé, quelques temps après, l’ordre du temple.
Fondée en 1127 et occupant un vaste site de 2,5 hectares, la commanderie de Payns, est une des douze infrastructures de ce type que l’on dénombrera en Champagne à la fin du XIIe siècle.
Sur les traces du trésor des Templiers, en Limousin. -2/.-
- Seul le pape a autorité sur les Templiers. Les tribunaux laïcs et religieux ne peuvent statuer à leur sujet .
- Dispense de payer la dîme (Impôt ecclésiastique) plus des droits des quêtes…. … tout en leur accordant la jouissance des dîmes qui leur auront été données en accord avec les évêques !
- L’Église accorde aux chevaliers du Temple la possibilité de garder tout type de butin conquis en Terre-Sainte sur les sarrasins.

le sol de la commanderie de Payns (10 - Troyes)
a livré ces 708 pièces d’argent frappées aux XIIe et XIIIe siècles.
Les Templiers exercent une activité économique et financière pour subvenir aux besoins de l'Ordre et faire fructifier leur fortune par une série de mesures lucratives. Ils mettent par exemple en place un système de changement de monnaie qui leur permet de récupérer plus d'argent qu'ils n'en ont prêté. Ils inventent la lettre de change, origine du chèque, pour faciliter le transport des fonds : les Croisés partant pour la Terre Sainte pouvaient laisser leur or dans un comptoir occidental, voyager avec une lettre ne craignant par le vol et récupérer leur dû dans un comptoir oriental. Les Templiers stockent enfin les biens des rois de France et d'Angleterre. Une fortune qu'il faut gérer. Aussi, au milieu du XIIe siècle, les combattant sont déjà moins nombreux que les employés, gestionnaires ou baillis

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| Les mois - Travaux des champs Eglise de Clairavaux (23) |
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| Restitution d'une Commanderie |
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Chaque commanderie était spécialisée dans un type de production. La famille, des paysans, libres ou serfs, travaillaient ainsi pour le compte de l'ordre, et de nombreux artisans pouvaient être salariés par la commanderie.
Sur les traces du trésor des Templiers, en Limousin. -1/.-
Mais auparavant ( en 3 articles: patience ...! ), je vais vous rappeler le fonctionnement de cet ordre religieux et militaire issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge.
** Le 13 Octobre 1307, la plupart des templiers présents dans les commanderie du Royaume de France, sont arrêtés... Et , l'Ordre est dissout par le pape Clément V le 13 mars 1312...
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| Le Baphonet: '' idole des templiers '' |
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Armoiries du Limousin Eudes de Saint-Amand |
A suivre ...
Ballade contée au Moyen-âge


Quand les murs de ce château, encadraient encore la poterne, les amoureux du pays qui désiraient connaître le nombre d'années qui les séparaient du mariage tentaient d'y loger des pierres. Chaque coup manqué représentait une année d'attente avant le mariage.

Ce château du seigneur de Laron est aujourd'hui disparu... L'espace qu'il occupait reste néanmoins visible et libre; la mémoire des locaux et quelques agencement de pierres peuvent témoigner de la présence de l'édifice...
Il se situe tout près de Saint-Julien le Petit (87), à l'intérieur d'un coude de La Maulde... ( Nous reparlerons de la lignée des Laron, plus tard ...)
Mais le château du vieux seigneur de Laron est bâti sur un monticule fort escarpé ; il se trouve en outre défendu par un fossé profond et par de fortes haies d’épines, de sorte qu’on ne peut y aborder que par le pont-levis. C’est là que s’est retiré le prud’homme ; il y vit tranquillement avec sa fille, faisant valoir sa terre qui lui rapporte annuellement mille bonnes livres de rente.
Avec une pareille fortune, vous jugez bien que la demoiselle, si bien gardée, mais si belle et aimable comme elle l’est, ne doit pas manquer de soupirants.
De ce nombre Guillaume a le projet de s'y associer et réfléchit aux soins de se faire remarquer et tenter de lui plaire...
Y arrivera t-il ?
A suivre ... ICI
Ballade contée au Moyen-âge -2/.- C'est l'histoire de Guillaume, chevalier riche en bonnes qualités, mais pauvre d'avoir. En quête de l'amour d'Ermengarde, il arrive bientôt sans …
La commanderie de Paulhac en Creuse.
Il y a … bien longtemps, des jardiniers s'activant autour de l'Eglise de la commanderie templière de Paulhac, trouvent … un trésor !

Pour rendre grâce à la providence, ils construisent une chapelle dédiée à leur saint patron : saint-Fiacre ( le patron des jardiniers...). Cette chapelle remonte au XVe siècle. Peut-être également était-elle l'oratoire d'un cimetière … ?
Une commanderie est un lieu à triple vocation, sécurité et accueil, religieuse et agricole, et se composait généralement d'un logis, d'une chapelle et d'un bâtiment accueillant pèlerins et malades
Aujourd'hui, Lavaufranche, les chapelles de Paulhac et de Pallier, l'église St Jean de Bourganeuf, témoignent de cette période de l'histoire de la Creuse.
Dans un bourg, l’église de Paulhac (commune de Saint-Etienne de Fursac, 23/Creuse) apparaît dans son étrange silhouette avec ses contreforts massifs à talus ressautés, son clocher bas et trapu, chichement ajouré, son portail en cintre aigu, seule coquetterie de cet ensemble sévère.

La commanderie de Paulhac, fondée en 1197, fut une des plus importantes d'Auvergne.
(Ancienne paroisse puis commune jusqu'en 1824).
Des bâtiments de la commanderie ne restent que l'église Saint-Jean et la chapelle Saint-Fiacre, classées Monuments historiques en 1938.

Les templiers étaient des religieux qui ont combattu en terre sainte entre 1139 et 1307. Pour financer les guerres, l'ordre possédait des commanderies en Occident, dirigées par des templiers. Une trentaine d'entre elles étaient installées dans la région limousine.
La commanderie de Paulhac, en ce début du XIIIe siècle, faisait partie des terres du comté de la Marche, qui dépendait de la province d'Auvergne-Limousin. Cette commanderie fut probablement l'une des plus importantes de la province. La grandeur de son église, ses peintures murales, la tenue d'assemblées provinciales templières (chapitres) ou le fait d'apparaître un grand nombre de fois dans les actes du procès des Templiers en sont la preuve.
On y nota la tenue de chapitres par Gérard de Sauzet, Pierre de Madic, et Raymond de Mareuil, qui furent les maîtres successifs de cette province de 1284 à 1299.
En 1245, elle s'agrandit des bois de Fursac que donna Guillaume Masgelier partant pour la croisade avec les troupes de Louis IX.

Après l'arrestation des templiers, la commanderie est dévolue aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1312, qui construisent le clocher massif actuel et la chapelle Saint-Fiacre (XVe siècle) dont on remarque la magnifique porte surmontée d'un linteau en accolade.
Lors du procès, le frère Bertrand de Villars avoua que pendant la célébration de la messe, le prêtre omettait la parole « ceci est mon corps »...
Du fait des actes de ce fameux procès, nous connaissons : Jean de Las Chaussade, responsable des deux maisons de Paulhac et La Croix, Jean de Saint-Hilaire, Pierre du Queyroix, simple servant, auxquels s'ajoute au XIVe siècle Humbert de Comborn. Après le rattachement aux hospitaliers, certains commandeurs du lieu deviendront prieurs d'Auvergne.

Il ne reste aujourd’hui de l'ancienne commanderie que l'église Saint-Jean (dite église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste) et la chapelle Saint-Fiacre.
L'église des XIIIe et XIVe siècles, est de style gothique (arche et intérieurs) et roman (intérieurs), avec un vaisseau unique à cinq travées et chevet plat.
L'édifice est homogène. Indépendamment de la reprise d'un contrefort, il n'y a eu que des compléments la surélévation de la première travée, d'assez médiocre qualité, probablement liée à des fins défensives, qui dénature une silhouette autrefois continue, et la construction en 1449 d'un petit oratoire isolé, la chapelle Saint- Fiacre, dont la réalisation est au contraire extrêmement soignée. L'église, consacrée à la Décollation de saint Jean-Baptiste, correspond à une définition quasi générale en Limousin à cette époque : un rectangle composé de plusieurs travées dont la dernière forme choeur.

Il s'agit de la première oeuvre d'une série de quatre chapelles gothiques édifiées par les templiers de la Creuse : les églises de Paulhac, Blaudeix, Chambéraud et Charrières présentent toutes une suite de voûtes d'ogives à liernes (non bombées) dont les articulations retombent sur de courtes colonnettes juchées sur des consoles ; mais c'est aussi la plus longue, avec cinq travées. Le parti est donc une invention de l'architecte, qui a réalisé une synthèse originale entre des influences venues du monde Plantagenêt et des goûts pour la sévérité propres à la région.
C'est ici qu'avaient lieu les adoubements des commanderies voisines de Blaudeix et de Chambéraud.

Dans l'église, on peut y voir un bénitier sculpté ( un loup ?) en granit, un intéressant retable-tabernacle (2e moitié du XVIIe siècle), une tapisserie d’Aubusson du 18e siècle offerte par le dernier commandeur hospitalier juste avant la Révolution., et une vierge de bois du 18e siècle.
Et, surtout... : des peintures murales illustrant en particulier les tourments endurés par des apôtres : des scènes violentes, édifiantes destinées à servir de modèle ...

Les peintures murales ont été repérées en 1935 mais elles ont été restaurées en 1971 puis de 1982 à 1991. Sur le mur nord et sur celui du chevet, elles sont datées de la seconde moitié du XIIIe siècle (entre 1250 et 1280).
Ces superbes fresques illustrent des martyrs de saints, la crucifixion, l'arbre de Jessé, le calendrier des mois, des croix de consécration et toute la symbolique templière.

Deux consoles à trois têtes, peut-être un Chevalier, une Dame et un Moine, l'une près du choeur avec des visages gracieux, et une autre plus près de l'entrée avec des visages moins exemplaires ( la femme ''en cheveux''). Également en console, le beau visage d'une femme ''couronnée'' semble t-il … ! ?
La chapelle Saint Fiacre construite au XVème siècle était autrefois reliée à l'église par un passage couvert. La porte de la chapelle avec ses moulures et ses colonnettes fleuronnées est typique de l'art flamboyant. La clé de voûte de la première travée porte les armes de Pierre d'Aubusson, grand maître de l'Ordre de Malte.

Un habitant du village nous parle d'une cave souterraine, dont le pilier central s'orne d'une tête de bélier, remonte à la fondation de Paulhac.
Dans la maison voisine, on peut accéder à une ''Cave de la Commanderie", sans doute la chapelle souterraine de cette commanderie. « On y descendait, il y a encore deux ou trois dizaines d'années, par quatorze marches... Veugnet en dénombrait 16, le 15 mai 1865...
« Revenons au centre de cette "cave de la commanderie". Un lourd pilier cylindrique assure toute la tenue de la construction souterraine. Basile-François Veugnet donnait un relevé (croquis) des sculptures qui le décoraient... et d'une plaque de pierre de petite taille comportant plusieurs tracés rapportés au tracé d'une constellation étoilée et deux personnages tenus dans une sorte de coffre, le tout accompagné de plusieurs dates dont les plus anciennes étaient 1197 et 1248, cette dernière répétée deux fois. »
« Veugnet relate qu'à son époque il entend un récit légendaire expliquant que ce dessin serait en fait un tracé conduisant à un coffre confié aux sous-sols de la maison templière de Paulhac par un certain Marcellain de Faud.

Peut-être, faut-il trouver dans ce récit un bien fondé lié avec les sculptures du chapiteau ornant le pilier massif central (axe de l'édifice) et représentant des feuillages aquatiques (symbolisant des textes) et une face animale désignée comme celle d'un bélier ou d'un veau... »
- Sur la ''cave souterraine de la commanderie'' : Sources : André Gouzet, citant Roger Guinot dans "Creuse Secrète", et Norbert de Florigney (notaire royal au XVe siècle).
































