foi
De Dieu ou du Mal, qu’existe-il ?
Nous connaissons, l’argument ‘mineur’ pour affirmer l’inexistence de Dieu
- si Dieu existe, il est tout puissant et bon ;
- si Dieu est tout puissant, il a le pouvoir de supprimer le mal ;
- s'il est bon, il doit vouloir détruire le mal ;
- or, le mal existe ;
- donc Dieu n'existe pas.
Ce raisonnement, s’il ne dit rien de Dieu, exprimerait la réalité du mal…
Le paradoxe est, qu’en réalité - c’est le mal qui n’existe pas ( en Soi …) … Le mal subi ( homme victime ) est du niveau de la « souffrance », le mal commis ( homme coupable ) est du niveau de la « faute ».
Par son absurdité même, le mal ne se dépasse que par ‘cela’, qui le précède, qui est avant que le mal ne soit ressenti … Pour me faire comprendre : C’est un peu comme l’obscurité ( le mal) qui n’existe que par la réalité de ce que révèlera, ensuite, la lumière ( alors que l’obscurité n’existe plus ..) …
Il en est de même de la réalité - de ce qui est ‘ par Amour’ ; et - de la souffrance qui n’est que par ‘ manque d’Amour ‘…
" Apprends à voir où tout est obscur et à entendre où tout est silencieux. Tu verras la lumière dans l’obscurité et l’harmonie dans le silence … " Tchouang-tseu
Tao 6
L’esprit de l’Obscurité est immémorial, éternel.
C’est le principe féminin des origines.
Les racines du ciel et de la terre s’élancent de sa porte mystérieuse.
Toujours renouvelé, il se répand dans l’univers.
Indéfiniment.
Il ne s’épuise jamais.
Catherine.
Sans dialogue: un évêque est révoqué !
En conscience, à la lumière de la foi ( Jésus, le Christ : Homme et Dieu, mort et ressuscité ), j’interroge mon Eglise, sur la possibilité de :
- ordonner des hommes et des femmes mariés…
- réintégrer les prêtres qui ont quitté le sacerdoce…
- admettre les ordinations conférées par les anglicans et les protestants.
Cette ouverture pour un
dialogue sur ces questions, a valu à Mgr William Morris, évêque de Toowoomba (Australie) d’être révoqué ! Procédure exceptionnelle, déjà utilisée en janvier 1995 lorsque
Jean-Paul II a retiré sa charge d’évêque d’Évreux à Mgr Jacques Gaillot …
De plus ...
« Dans sa lettre, Mgr Morris reproche à Rome son manque de transparence et un déni de justice : « Je n’ai jamais vu le rapport du visiteur apostolique ». Il estime qu’« aucune possibilité d’une défense appropriée » ne lui a été laissée. » La Croix
La presse australienne laisse entrevoir le désarroi de la communauté de Toowoomba.. !
« Fondamentalement, ce que nous essayons de dire, à présent est: - que la plupart d'entre nous se sentent abandonnés par l'Eglise et – que beaucoup d’entre nous sont choqués, déçus et en colère .' » Fr Dorfield ( selon ma propre traduction : cf : 3 mai 2011 The Chronicle )
La question de fond, posée une fois de plus, par cet évènement : est la possibilité qu’une institution religieuse – il s’agit ici de l’Eglise catholique romaine - puisse accepter le dialogue, puis le débat sur des questions qui ne remettent pas en cause, le kérygme de la foi…
Je ne comprends pas ! Je suis consterné ...!
Le pape et " le Saint "
A entendre autour de moi, le message spirituel de la béatification de Jean-Paul II, a du mal à se faire comprendre …
- Par contre, il est repérable, qu’une tendance à canoniser les papes, soit effective depuis Vatican 1 .( note 1 ) . Depuis les années 50 on assiste à une rafale de procès en béatifications et canonisations. Presque tous les papes ont droit à cette reconnaissance des catholiques, même le contesté Pie XII fait partie des candidats.
-
S’agit-il de légitimer une institution ?
- Ou , le catholicisme s’adonne t-il à la société du spectacle, façon : foule, petits drapeaux et grandes cérémonies.. ?
Dans cette cacophonie médiatique, et en matière de sainteté, je préfère me tourner vers Bernanos..
« Souvent, ( les saints ) ont été une épreuve pour l’Eglise avant d’en devenir la gloire » dit le curé de Torcy, dans le Journal du Curé de Campagne.
Donissan est « un saint », avec tous les excès : « La vie de cet homme étrange, qui ne fut qu’une lutte forcenée, terminée par une mort amère, qu’eût-elle été si, de ce coup, la ruse déjouée, il se fût abandonné sans effort à la miséricorde, s’il eût appelé au secours ? Fût-il devenu l’un de ces saints dont l’histoire ressemble à un conte, de ces doux qui possèdent la terre, avec un sourire d’enfant roi ?… »
La saint côtoie Satan :
« Le saint de Lumbres en arrive à douter de sa foi en affirmant la victoire du Mal malgré la rédemption. Il va donc mettre Dieu à l’épreuve en lui demandant un miracle. Se sentant défié par
Satan, « il n’implore pas ce miracle, il l’exige. Dieu lui doit, Dieu lui donnera, ou tout n’est qu’un songe. De lui ou de Vous, dites quel est le maître ! Ô la folle, folle parole,
mais faite pour retentir jusqu’au ciel, et briser le silence ! Folle parole, amoureux blasphème !… » Donissan n’a pas demandé par amour mais par colère. »
« La sainteté, s’avoue-t-il, comme toutes choses en ce monde, n’est belle à voir qu’en scène ; l’envers du décor est puant et laid. »
La sainteté est d’abord la réponse libre et entière d’une personne qui a discerné un appel divin à servir autrui : « Vous n’ignorez pas ce qu’elle est : une vocation, un appel. Là où Dieu vous attend, il vous faudra monter, monter ou vous perdre. N’attendez aucun secours humain. Dans la pleine conscience de la responsabilité que j’assume, après avoir éprouvé une dernière fois votre obéissance et votre simplicité, j’ai cru bien faire en vous parlant ainsi. En doutant, non pas seulement de vos forces, mais des desseins de Dieu sur vous, vous vous engagiez dans une impasse : à mes risques et périls, je vous remets dans votre route ; je vous donne à ceux qui vous attendent, aux âmes dont vous serez la proie… Que le Seigneur vous bénisse, mon petit enfant ! »
Pour Bernanos, Donissan n’est pas
saint parce qu’il réalise des prodiges (où Satan d’ailleurs trouve un terreau propice à ses ruses) mais parce qu’il continue, quoi qu’il en coûte, de remplir les obligations de son ministère,
comme fréquenter le confessionnal jusqu’à l’épuisement et jusqu’au dégoût. La sainteté est simplement la présence de Dieu dans une âme qui accepte de l’accueillir.
La sainteté, selon Bernanos, consiste à connaître comme Dieu. Dieu connaît avec charité et pitié, « non pas cette pitié qui n’est que le déguisement du mépris ». Satan connaît avec curiosité (mot souvent repris). Celui qui agit sous l’emprise de Satan vise la concupiscence ou le pouvoir, il cherche à connaître pour détruire. Dans l’ordre surnaturel, il veut choisir l’infini sans Dieu, il nie ou veut abolir l’image de Dieu chez autrui. À l’opposé, connaître selon Dieu, c’est s’engager dans une relation interpersonnelle responsable.
( Note 1 ): « Pie IX se distingua surtout par un événement unique non seulement dans l’histoire de la
papauté, mais aussi dans celle des hommes : la proclamation de l’infaillibilité d’un être humain.
Le concile de Vatican I, ouvert le 8 décembre 1869, avait comme but déclaré cette proclamation, et Pie IX ne s’en cachait pas. Un grand nombre de prélats étaient opposés à cette étape de l’évolution de l’Eglise qui, une fois franchie, serait irréversible, pensaient-ils à juste titre. Mais Pie IX s’obstinait. Ni les interventions de personnalités comme l’éminent évêque de Mayence, ni celles d’historiens qui lui rappelèrent les erreurs doctrinales de ses précurseurs (Honorius I, par exemple, condamné par le VIe Concile oecuménique de 680), ne purent venir à bout de sa détermination farouche. Le conflit entre la Prusse et la France vint à point nommé pour le conforter dans son projet : des évêques allemands et français durent repartir vers leurs diocèses, privant l’opposition de leurs voix. Cinquante-trois autres quittèrent Rome plutôt que de ratifier le dogme de l’infaillibilité. La plupart des évêques restants étaient italiens et beaucoup dépendaient matériellement du pape. Lequel leur fit entendre qu’il pourrait leur couper les vivres s’ils se montraient récalcitrants. Finalement, il n’y eut plus qu’un quart de pères conciliaires pour se dresser contre la volonté du pape, et le dogme fut voté sans difficulté le 18 juillet 1870. Il stipulait que le pape, désormais seul, sans être obligé de convoquer un concile, était infaillible quand il s’exprimait ex cathedra sur un sujet touchant la foi ou les moeurs (2). "Les définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Eglise. Que si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la témérité de contredire notre définition, qu’il soit anathème."
Extrait ... de Jean-Pierre Sara.
La Parole
Dans le catholicisme « La Parole divine », est composée du texte biblique et de son interprétation ( la Tradition )… C’est dire à quel point, Dieu – après être vrai homme, en Jésus – s’est incarné, et s’incarne encore… !
« Parler c’est agir : toute chose qu’on nomme n’est déjà plus tout à fait la même, elle a perdu son innocence. » J.-P. SARTRE, Qu'est-ce que la Littérature ?, Gallimard, Paris, p. 29
Aucune parole, ne peut être absolutisée, fut-elle transcrite dans un Livre Saint… au risque de bruler un Giordano Brunno (1548-1600), ou de contraindre Galilée à se rétracter … !
Bien sûr, il en est de même, et plus encore - de notre culture -, qui n’est aujourd’hui pas davantage :« le centre du monde que ne l’était la terre pour les contemporains de Copernic » (Charles-Daniel MAIRE : réformé )
Le statut de « La Vérité » dans le catholicisme :
Il faut entendre, - à la manière que le disait Gandhi : « Comment peut-on dialoguer si on prétend posséder déjà la vérité ? » -
, que le préalable à un véritable dialogue est là : « Suis-je prêt,
en t’écoutant, à y reconnaître la vérité », ou « Suis-je prêt à t’écouter ; donc, suis-je prêt à changer mon opinion ? ». Si ce n’est pas le cas, je considère que je ne
suis pas en état de dialoguer …
A XXIème siècle, nous reconnaissons des normes culturelles et morales qui peuvent se distinguer cependant nous affirmons un certain nombre de valeurs universelles… Nous reconnaissons ne pouvoir atteindre « le savoir absolu » …
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Des
catholiques, et en particulier Benoit XVI, ne craignent pas de considérer que la culture actuelle est sous l’influence de la « dictature du relativisme » !
Cette critique peut se comprendre dans le contexte actuel qui semble brader « la recherche » au profit d’une « consommation » à effet immédiat ..
Le catholicisme « mérite » t-il de se retrouver sur un rayonnage des « spiritualités en cours ».. ? Cette confusion des valeurs mettraient-elle au même niveau : religion, recherche de sens, quête, salut, mieux-être, santé …etc ?
Aujourd’hui, je dois bien reconnaître que la foi chrétienne est devenue une foi parmi d’autres. Mais le plus effrayant, aujourd’hui, reste le phénomène du fondamentalisme, qui remet à jour, ce que je voudrais voir disparaître ; c’est à dire cette secrète connivence entre la violence et le sacré … Ce que Mohammed Arkoun nomme le triangle anthropologique « violence - sacré - vérité » qui affecte ou a affecté toutes les religions !
A la fin du XIXe siècle, l’Eglise romaine est passée de l’anathème à la tolérance quand elle a commencé à reconnaître la légitimité d’une société civile, pluraliste et laïque fondée sur le
contrat civil et non sur une transcendance divine. Enfin, par la Déclaration sur la liberté religieuse (Dignitatis humanae) de Vatican II, l’Eglise affirme avec force que « la vérité ne peut
s’imposer que par la force propre de la vérité ».
Aujourd’hui, il faut concilier l’exigence de vérité inhérente à toute croyance sérieuse et les exigences d’un vrai dialogue sur un plan d’égalité.
La vérité à laquelle j’adhère dans la foi est sans doute une, mais je la possède toujours d’une manière critique et inadéquate dans une certaine interprétation…
Je puis adhérer dans la foi au message de ma tradition religieuse tout en reconnaissant que ma vérité n’est ni exclusive ni même inclusive de toute autre vérité d’ordre religieux. La Vérité, qu’est mon chemin - Jésus, le Christ – est portée par l’Esprit, ou l’Amour… Aussi, n’est-elle pas absolutiste : Elle peux reconnaître des vérités différentes sans compromettre aussitôt sa prétention à la Vérité… Cette Vérité, d’ordre spirituel, retrouve dans la vie de chacun, une vérité plus originaire que la vérité du jugement ( adéquation entre l’intelligence et le réel..). Il s’agit d’une vérité-manifestation qui renvoie à une plénitude qui demeure encore cachée.
La Réalité du Mythe.
La Résurrection, l’Eucharistie … Et c’est la plus grande part du catholicisme qui semble inconcevable pour « mes amis » …
Je pense cette « incompréhension » comme: l’impossibilité de passer du mythe, du symbole, à la « réalité » du quotidien.
Sans doute s’agit-il d’accepter que cette "réalité" puisse faire passer
quelque chose que nous n’avons pas encore saisi ( à mon avis, un peu d’humilité devant les mystères de la vie : - de l’infiniment petit à l’infiniment grand – suffit…).
La démarche religieuse consiste à faire le premier pas – comme une sorte de lâcher-prise –vers une Tradition ( catholique, pour ce qui me
concerne – et déjà par ce choix – j’exprime une incarnation ( temps, histoire, culture, langage, éducation …) de l’inexplicable …) ; une tradition donc, qui m’offre les outils ( Livres,
rites, symboles, mythes…) pour tenter de vivre la Réalité de la Résurrection, de l’Eucharistie et tous ces ‘ extra-ordinaires ‘ Symboles d’une Tradition ( les majuscules sont importantes …) qui,
par son histoire, me témoigne du
devenir de
l’Humain …
Je parle du « devenir », parce qu’en Jésus, par exemple, je vois ce à quoi sont appelés à devenir, la femme et l’homme.
A mon avis, se questionner sur la « scientificité » des mythes : par exemple – analyser biologiquement une hostie consacrée pour
savoir si elle a changé de structure, analyser le suaire de Turin pour savoir s’il est une pièce à conviction d’une résurrection qui serait alors prouvée scientifiquement, expérimenter la
possibilité de certains miracles … est absurde sur le plan religieux.
Cela revient à enfermer dans – ce que j’ai délimité comme étant la réalité – ce qui – par définition- , la dépasse…
Le matérialisme spirituel avec toutes ses « expériences » ( je pense aux techniques de ‘ méditation, aux ‘séances de groupe’, au culte de certaines images etc ..) , fait partie ( intéressante, il est vrai ) de nos conditions matérielles d’existence, et agrémente nos conditions de vie. Il ne s’agit que d’un confort culturel, qui peut s’ajouter et participer au rituel… et enrichir la Tradition. En aucun cas, ce « matérialisme » ne sera un support scientifique pour prouver ou non « l’existence de Dieu » ( pour faire court …).
CROIRE ... Jean-Luc Marion
Je reprendrai, avec enthousiasme et mes mots, cette tentative – de Jean-Luc MARION
-
d’expliquer la Foi, en la
comparant à la ‘ croyance ‘ et à ‘ la science’ …
Admettons que je « crois » parce que je ne sais pas.. Croire, est alors un ‘ défaut de connaissance ‘…
J.L. Marion, utilise la comparaison érotique :
Aimer quelqu’un, c’est bien « autre chose » que le connaître …
C’est un rapport de confiance, de réciprocité… Cette ‘ personne ‘ devient le centre d’un intérêt, d’une
« connaissance » qui se rajoute à tout ce que l’on sait de lui .. et qui n’est pas du même ordre que tous les savoirs que nous pourrions collecter sur lui
…
Cette « connaissance » n’est pas un ‘ complément d’information ‘.
Ainsi, on peut dire que la Foi, n’est pas seulement un savoir c’est même autre chose qu’une connaissance intellectuelle …
La croyance, c’est quand, faute de science, on se rabat sur quelque chose de plus ou moins raisonnable … La contradiction ou non entre science et foi, est une mauvaise question … Il n’y en a aucune, puisque ce n’est pas du même ordre …
La Foi, c’est accéder à quelque chose qu’en fait, on connaît déjà… mais, ce n’est pas pris au sérieux …
Après ' la liberté religieuse ': le pluralisme religieux ...
« Il semble qu'au nom de la laïcité, la Bible doit être relativisée, pour se dissoudre en un pluralisme religieux » ajoute le cardinal Marc Ouellet.
" À la veille
de Vatican II, la position catholique officielle était toujours celle d’un refus de la liberté religieuse. Le Magistère restait favorable à l’État catholique, reconnaissant le
catholicisme pour religion officielle. Liée au refus de la Réforme puis des Lumières, cette hostilité à la reconnaissance des libertés avait atteint son paroxysme dans l’encyclique Quanta Cura de
Pie IX (1864), qui qualifie de « folie » (deliramentum) l’idée selon laquelle la liberté de conscience est un droit universel. » La
Croix du 12/06/2009.
(1)
Les catholiques, aujourd’hui, reconnaissent que le magister n’a été que réactionnaire à partir du moment où détentrice d’un pouvoir temporel, l’Eglise n’a pas reconnu dans l’histoire les « signes des temps » . Nous en avons pris la leçon … Pourtant, cette phrase de l‘officiel cardinal Ouellet , dénote du peu de confiance qu’il met dans cette qualité républicaine qu’est la laïcité. Ensuite il présente la Bible, comme un livre religieux qui devrait « s’imposer » à tous les citoyens ( .. ! ), afin d’éviter cette ‘dissolution ‘dans un pluralisme, état qui ne semble pas être vraiment positif …
Le « pluralisme religieux » aujourd’hui, et à l’histoire, ce qu’était la « liberté religieuse » au
XIXème siècle … Il serait temps que les théologiens , comme l’a fait
tardivement Vatican 2 (1) , reconnaisse l’Esprit en action dans le génie religieux - de tous les hommes - si riche dans sa diversité…
Dans le quotidien chrétien « La Croix », nous percevons bien la sensibilité catholique actuelle qui s’enrichit des autres traditions, avant même les théologiens ( sauf le courageux Cl. Geffré…) …
« La méditation ne nous éloigne pas de notre foi, insiste Dominique Lablanche, coordinateur en France de la Communauté mondiale des méditants chrétiens (CMMC),. Bien au contraire, elle nous permet d’approfondir notre ancrage dans le christianisme, de découvrir un Christ plus intérieur. »
« La méditation bouddhiste ne consiste pas à faire le vide, comme on l’entend souvent, mais à observer tranquillement tout ce qui apparaît à la conscience, sans jugement, interprétation ou commentaire » Le président de l’Union bouddhiste de France (UBF) dans ‘ La Croix ‘du 11/02/2011
« Elles peuvent rappeler à l’Église une tradition qu’elle a trop oubliée : l’apophatisme, selon laquell e la réalité de Dieu est au-delà des mots, des images, des dogmes. Saint Grégoire de Nazianze , Denys l’Aréopagite qui a influencé Jean de la Croix, Maître Eckhart et les mystiques rhénans, l’ont
exprimé.
L’Asie nous enseigne aussi que le corps participe à la prière et nous montre comment être présent, non à ce qui s’est passé hier ou se passera demain, mais au
moment présent, en son temple intérieur, là où le chrétien entre en relation, en dialogue intime et profond avec Dieu. » P. Benoît Billot
Bénédictin du prieuré Saint-Benoît d’étiolles dans ‘ La Croix ‘
(1) ( Avec la déclaration « Dignitatis humanae » de Vatican II sur la liberté religieuse, l’Église catholique refuse toute contrainte sur les consciences en matière religieuse …)
La relativisation de la Bible
« La relativisation de la Bible, qui nie sa valeur de Parole de Dieu, est le signe d'une
crise
aussi bien externe qu'interne à l'Eglise, affirme le
cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation du Saint-Siège pour les évêques. » ROME, Mercredi 9 février 2011 sur
Zenith
Je ne comprends pas ce que pourrait être « La relativisation de la Bible » pour quelqu’un qui est « externe ..( !) à l’Eglise » ! Serait-ce dans « ses bases de sa culture ( européenne) » ? ... Mais, les mythes quels qu'ils soient rejoignent chacun dans sa culture, sans problème! Ce n'est pas une question religieuse, mais culturelle ...!
« Les saintes Ecritures ne seraient-elles que des paroles d'hommes ? N'est-il pas vrai que les résultats des sciences historiques invalident le témoignage biblique et donc la crédibilité de l'Eglise ? Comment pouvons-nous continuer à croire, et qui devons-nous écouter ? ».( cardinal Marc Ouellet)
Je trouve cette dernière phrase, d’une ‘ pauvreté ‘ou plutôt d’une sécheresse spirituelle si comprimée , triste … !
- « Les saintes Ecritures ne seraient-elles que des paroles d'hommes ? » : Oui, elles sont des paroles d’Homme. De cet homme qui se sublime quand il est empli par l’Esprit… Des paroles d’hommes qui parlent avec leurs tripes, leur culture, leur foi… Aussi, ce n’est qu’enrichissement, que de faire, avec les méthodes actuelles, de l’ exégèse contemporaine … !
- « est-il pas
vrai que les résultats des sciences historiques invalident le témoignage biblique et donc la crédibilité de l'Eglise ? » Allons bon ! Et
pourquoi pas chercher des « preuves » à l’existence de Dieu… Ou, pourquoi pas affirmer la réalité scientifique de récits bibliques : le créationnisme … ! Monsieur le préfet
de la Congrégation du Saint-Siège pour les évêques, n’en est quand même pas là !!! A ce point… je comprends que Monseigneur s’inquiète de la « crédibilité de l’Eglise »… Le simple
laïc que je suis, a une plus grande idée de l’Eglise : corps du Christ, et je situ
e ailleurs la crédibilité de
son témoignage … !
- « Comment pouvons-nous continuer à croire, et qui devons-nous écouter ? » Il y a parfois des questions, qui me paraissent décaler en rapport avec l’objectif… ! La spiritualité est le développement traditionnel d’une réponse existentielle, intime… Elle ne peut pas se résoudre à n’être qu’un mode d’emploi matérialiste du type : Que faut-il croire ? Qui dois-je écouter ? …
Alors que ce prélat se préoccupe d’ « un nouveau message pour annoncer l’Evangile »; le message spirituel qu’il envoie est d’une telle futilité que – comment dire.. - je souffre ( vraiment ) dans ma catholicité … !
Dieu n’est plus « jaloux » et « tout-puissant »
Que la Bible soit un chantier permanent, me convient parfaitement.
Que Dieu ne soit plus jaloux, mais « exigeant », me dit plus sur Lui, et ce qu’il pourrait être, que s’il était lié dans l’absolu à une représentation, pire - à un mot… Oui, je suis de cette religion là !
"Finis les « puissants » et « Tout-puissant »… Une nouvelle traduction qui a pour nom de code : « : la BEST. Entendez : la Bible en ses traditions. Pour le dire simplement, ce vaste chantier international vise à offrir au lecteur à la fois « les différentes formes textuelles de la Bible, assorties d’une annotation philologique et historique, et les diverses traditions de son interprétation au sein des communautés qui la reçoivent comme un texte sacré. Sereinement catholique dans son inspiration, le projet est, pour cette raison même, œcuménique et dans une certaine mesure interreligieux ». (--> La Bible, chantier permanent - La république des livres, le blog de Pierre Assouline)
Voir aussi ICI: La bible traduite par Henri Meschonnic estlue par Philippe Sollers