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Les légendes du Graal

foi

Crise ou Apocalypse ?

7 Novembre 2011 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Le lien que nous pouvons faire entre l’actualité et notre intériorité: c’est le titre des quotidiens qui rappelle que nous sommes en «  crise » , et le message spirituel des maitres, et en particulier de Saint-Jean pour le catholique que je suis, avec ce texte de l’Apocalypse Apocalypse de saint-Jean( qui peut être traduit par dévoilement ) : ( Jean à Patmos, voit s’effondrer, ce à quoi il croyait… Les chrétiens sont victimes de la terreur… ).

 

En aucun cas, il s’agit de prendre les mots dans leur « fondamentalisme », c’est à dire (par exemple) : nous serions arrivés à la « fin des temps » ( menace récurente … ! ), ce serait l’effondrement de notre civilisation, voire la fin du monde … ! Non… ! La véritable lecture d’un texte, consiste à interroger ce qui en nous est éternel, et envisager les crises intérieures que nous vivons, et qui nous font passer d’un stade à un autre ( de la vie à la résurrection )… La vie, le monde, les civilisations ; c’est vrai, passent, et leur valeur ne peut dépasser leur impermanence… Ne peut mourir, que ce qui est mortel ! La spiritualité bouddhiste en a fait son fondement.

 

Rester prisonnier, dans la lecture de n’importe quel texte spirituel, d’une interprétation matérielle, sociétale, fondamentaliste… consiste à faire régresser notre conscience.

 

jean yves leloupJean Yves Leloup, à la suite de nombreux autres auteurs, propose une lecture archétypale des textes ( méthode employée déjà par les «  Pères » comme Philon d’Alexandrie, Origène…)…  

L’archétype biblique, c’est dire: Job, Judas, ou Myriam de Magdala … c’est moi !. Le Christ étant l’archétype de la synthèse ( le Soi , dans ma tradition : Dieu ).

 

Espérer dans un retour triomphant du Christ, à la fin des temps, Apocalypse 1c’est :  non pas s’attendre à voir de mes yeux pour une date précise dans le calendrier, une irruption - du fond de l’univers - de catastrophes planétaires, pour annoncer un retour sur terre de Jésus … ! ( Spielberg … ! ).

 

Intérioriser l’Apocalypse, c’est vivre, avec l’urgence d’un appel existentiel, la venue de la présence de Dieu en moi, par la médiation de Jésus. L’apocalypse, qui signifie dévoilement, se rapprocherait plus - selon  Jean-Yves Leloup, du mot accouchement. D’ailleurs, il s’agit bien de cela dans le texte de Saint-Jean -.

 

apocalypse babylone

 

 

 

Ce n’est pas au dehors, que je dois chercher les signes de la venue de Dieu, mais en moi. Il s’agit d’un dévoilement  en toute intériorité de Dieu qui grandit en moi, et qui pourrait, effectivement, même avant ma mort physique, causer une « mort – résurrection » de mon être !

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Entre l'esthétique mystique et la perversité de la ‘real-politic' ..?

2 Novembre 2011 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Babel cathédraleJe reprends dans cet article, une réponse que je viens de faire à ‘Orion Gps’ en commentaire :

 

Que pourrions-nous retirer de ‘bon’ d’une attitude qui refuserait de se positionner, entre « l'esthétique mystique ou la perversité du ‘real-politic’ » ? …krishnamurti 2

Cette question ne m’est pas étrangère… Souvent, je préfère me réfugier, ( au plus fort de mes doutes… ) dans une esthétique religieuse plutôt que dans un combat perdu d’avance contre le 'libéralisme' ( et qui dans ses excès, me touche, plutôt moins que d’autres …) … !!!

 

Une tentative de réponse se trouve dans la pensée de Zundel … En effet, on ne peut pas le suspecter de ne pas Vivre le Christ en intériorité :

 « L’Eglise apparaît à travers [les apôtres] immédiatement comme une société mystique, comme une société sacramentelle où l’homme est totalement effacé dans la présence de Jésus-Christ. »

Zundel va jusqu’à écrire « Je ne crois pas en Dieu, je le vis. » On comprend mieux alors pourquoi « La vie mystique est consubstantielle à la vie chrétienne »

Zundel découvre Dieu essentiellement à travers la relation  qu’il a avec les hommes. Dieu transparaît à travers le visage des hommes. Chacun de nous est une transparence de Dieu. Finalement, pour découvrir qui est Dieu, il y a l’Evangile, l’Eglise, les sacrements et puis il y a les hommes et les femmes…

La spiritualité ignacienne ( vous parlez des jésuites …) , insiste sur la fréquentation très personnelle de la Parole ( lecture de vie …).

«  La Parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l'avez accueillie, non comme une parole d'hommes, mais comme ce qu'elle est vraiment, la Parole de Dieu. Que cette Parole reste active en vous, les croyants » (1 Th 2, 13).

Cette Parole vivante, est l’énergie nécessaire à une vie qui a trouvé son sens ( espérance ).

« Quand Tes paroles se présentaient, je les dévorais. Ta Parole est mon ravissement et l'allégresse de mon cœur » (Jr 15, 16).

 

christ hoffmannSur ce chemin - de combat ( la politique ? ) - mais assuré vers le bonheur, Jésus a vécu cet évangile le premier. Il en est le chemin qui ne s'arrête qu'en Dieu. Le prendre, c'est mourir à nos désirs de possession, de pouvoir, de puissance à la manière de ce monde pour mener une vie qui tend à être « à la mode de Dieu ».

Attention …! Ces mots, ne sont pas les miens, ils sont habités de la Parole, mais ils me dépassent… Les faire miens, c’est intérioriser une Parole, pour qu’elle m’inspire, dans le concret de ma vie ...

 

 

Exode (22, 20-26) :

" Quand Moïse transmettait au peuple les lois du Seigneur, il disait : « Tu ne maltraiteras point l’immigré qui réside chez toi, tu ne l’opprimeras point, car vous étiez vous-mêmes des immigrés en Égypte. Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin. Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. ...
Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ; c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant ! »

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Une Église peut-elle détenir la vérité ?

16 Octobre 2011 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Sans doute, partageons nous aujourd’hui l’idée que la possession de la Vérité, conduit inévitablement à la violence… ! Galileo facing the Roman InquisitionLe scepticisme, le nihilisme ne nous en protègent pas non plus, à commencer par Pilate qui pose à Jésus cette question:« Qu’est-ce que la vérité? » (Jn 18,38), ce à quoi Pilate, représentant du pouvoir impérial, ne trouve aucune autre réponse que celle de le faire fouetter et torturer.


Rationnellement, nous pouvons proposer que : la vérité est la conformité qui doit exister entre - ce qui est - et ce que l'- on peut en dire- .

 

Ce qui, en spiritualité, est insatisfaisant, puisque « ce qui est » est indéfinissable … !


« Le mot hébreu 'emet’ est un dérivé de la racine 'aman’ qui signifie ce qui est solide, constant et sûr. C'est à cette racine qu'appartient l'acclamation liturgique Amen. L'homme biblique considère « vrai » ce sur quoi il peut se fier pour l'orientation de sa vie. » Yves Guillemette, prêtre

« C'est en Jésus que le chrétien trouve l'appui dont il a besoin pour orienter sa vie: « À qui irions-nous, Seigneur, proclame Pierre, tu as les paroles de la vie. » (Jn 6,68) Jésus se définit lui-même comme « le chemin, la vérité et la vie ». (Jn 14,6) » Y.G.


La ParoleDans la Bible on ne dit jamais « avoir la vérité ». Il est question d’agir selon la vérité (Jn 3,21)  

 « Celui  qui dit "J’aime Dieu" et déteste son frère ment. » (1 Jn 4,20). C’est alors que nous sommes dans la vérité.


Personne ne peut posséder Jésus, aucune Église ni même le christianisme.

Peut-on parler au nom de la Vérité ? Nous pouvons interpréter la Parole de Vérité ; et un « maître » peut-nous montrer le chemin à suivre … Nous n’avons pas la vérité mais nous laissons l’Esprit nous la dire, par l’Évangile .. Cette Vérité, ne se sait pas… au mieux, elle se connaît ( se vit, se pratique, s’éprouve …).

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Dieu, l'homme et l'Eglise.

12 Octobre 2011 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

 

 

Dieu avait besoin d'un père pour Son peuple.

Il choisit Abraham (un vieillard !). Abraham se leva.

 

Dieu avait besoin d'un porte-parole.

Il choisit un timide, qui bégayait ! Moïse se leva.

 

Dieu avait besoin d'un chef pour conduire Son peuple.

Il choisit le plus petit, le plus faible ! David se leva.

 

Dieu avait besoin d'un roc pour poser l'édifice.

Il choisit un renégat ! Pierre se leva.

 

Dieu avait besoin d'un visage pour dire aux hommes l'amour.

Il choisit une prostitué ! Ce fut Marie de Magdala.

 

Dieu avait besoin d'un témoin pour crier Son message.

Il choisit un persécuteur ! Ce fut Paul de Tarse.

 

Dieu avait besoin de quelqu'un pour que Son peuple se rassemble

Et qu'il aille vers les autres !

Il t'a choisi, même si tu trembles, même si tu vieillis....

Pourrais-tu ne pas te lever ?jésus jardin oliviers agonie

 


Mgr Jean-Baptiste Pham-Minh-Man,
Archevêque de Saïgon.

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de l'allocution prononcée à la fin du Concile de Vatican II le 8 décembre 1965 par le Cardinal Franz König

 

 

Que l'Eglise du Christ soit : une Eglise qui accueille, une Eglise des portes ouvertes.

Une Eglise qui réchauffe, une Eglise maternelle.

Une Eglise pleine de compréhension et de compassion, qui accompagne toute pensée, toute joie et toute souffrance.

Une Eglise qui rit avec les hommes et qui pleure avec eux.

Une Eglise pour qui rien n'est étranger et qui ne se comporte pas comme une étrangère.

Une Eglise humaine, une Eglise à notre mesure.

Une Eglise qui sait attendre ses enfants comme une mère.

Une Eglise qui cherche ses enfants et marche à leur suite.

Une Eglise qui va chercher les hommes là où ils sont : au travail et dans leurs loisirs, aux portes des usines et sur les terrains de foot-ball, entre les quatre murs de leurs foyers.

Une Eglise des jours de fêtes et une Eglise du traintrain quotidien.

Une Eglise qui ne se livre pas au commerce et qui ne marchande pas, qui n'impose pas de conditions et n'exige pas de garanties.

Une Eglise qui ne s'enferre pas dans la politique. Une Eglise qui ne fait pas de morale.

Une Eglise qui n'exige pas et ne délivre pas des attestations de bon comportement.

Une Eglise des petits, des pauvres qui n'ont pas connu le succès, de ceux qui ploient avec peine sous leur fardeau, de ceux qui connaissent ou ont connu l'échec dans leur existence, dans leur profession, dans leur vie de couple.

Une Eglise de ceux qui restent dans l'ombre, de ceux qui pleurent et connaissent le deuil.

Une Eglise de ceux qui vivent avec dignité, mais également des gens indignes, des saints mais aussi des pécheurs.

Une Eglise qui cherche non pas de pieuses paroles, mais l'action discrète qui apporte une aide.  

Une Eglise du Peuple.                                                    

 

Cardinal Franz König (1905-2004) : Extrait de son allocution prononcée à la fin du Concile de Vatican II, le 8 décembre 1965.

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L'avenir de l'Eglise...

9 Octobre 2011 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

" Voilà des siècles que l'Esprit semble souffler davantage hors des Eglises que dedans, arbre couche -Soutine Chaim 1893-1943chez les philosophes, les humanistes, les savants, les artistes, les sociologues et les politiques plutôt que chez les responsables de nos Eglises. Pendant que nous nous occupions de nos problèmes internes, de nos cultes, de nos modes liturgiques, de nos exégèses, de nos querelles ecclésiastiques, le monde inventait, souvent malgré nous et contre nous, la démocratie, la laïcité, la tolérance, le socialisme, l'évolution, la psychologie des profondeurs, l'égalité des droits, l'instruction obligatoire, la décolonisation, l'émancipation des femmes, des Noirs, l'éducation sexuelle et la contraception. Les Eglises ont fini par suivre le mouvement après la résistance et avec retard, tous en se proclamant " expertes en humanité " !

Louis Evely ( milieu du XXème siècle )

 

 

declaration droits hommeEn décalage avec la plupart des centres d’intérêt de nos contemporains, Catholiques, nous sommes depuis quelques siècles en retard d’une révolution… Paradoxalement ( comme notre Dieu …) cette position ( que je n’ai pas choisie…) nous assure d’un avantage certain. Je vais y venir.. Auparavant, il nous faut reconnaître également que la question de la morale ( respect d’autrui, règles de vie…) n’est plus une question religieuse, mais une question que la société laïque, s’est appropriée… Notre morale, aujourd’hui, reconnue par tous, c’est celle des « Droits de l’homme ».

«  Nos sociétés ont développé de fort belles morales du respect de l’autre, elles ont en plus la liberté d’entreprise, mais en terme de spiritualité, elles en sont quasiment au niveau zéro. » L. Ferry

Le XXème siècle, fut le siècle de la déconstruction ( la tonalité en musique, la figuration en peinture, le roman, la morale bourgeoise …etc. Aujourd’hui, le résultat en est l’individualisme, le libéralisme… ( après le marxisme, le nazisme … encore des amour« ismes » …) …

Une autre caractéristique - propre à notre époque moderne – c’est le mariage d’amour. Et, c’est l’utilisation, sans retenue, de ce mot «  amour » .. ! Il est assez récent que le mariage soit devenu une institution qui valorise et généralise le sentiment, et non pas l’économie. Quand on ne s’aime plus, on se sépare… !famille La famille contemporaine est devenue un noyau resserré sur elle-même ( un clan ), sacralisant l’enfant et rejetant le vieillard. Si on ne meurt plus pour Dieu ou la patrie, on peut se sacrifier pour son enfant …

 

Le constat est qu’aujourd’hui, devant un deuil, devant une dégradation sociale, une rupture, la maladie, la mort …nous sommes désorientés… ( C’est ( dans le langage chrétien ) la question du salut ).

arbre-Jesse

Alors, malgré cette situation ( mais qui est aussi un « signe des temps » ), l’avantage que me procure mon catholicisme, c’est sa « Tradition ». Elle échappe à toute révolution ; elle reste vivante et reliée aux hommes et aux femmes du passé. Elle est la sève d’un arbre, l’Eglise. Il produit toutes sortes de fruits… Il participe à la forêt  du vivant…

 

A hauteur de l’univers et de l’infiniment complexe, nous apprenons et expérimentons que le salut ( message christique ) est plus vaste que les réponses qu’attend notre égo, mais il est à la mesure de l’homme, dans une perspective ( fin des temps ) de divinisation, ou d’humanisation ( ce qui se rejoint…).

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« Je vois des hommes : comme des arbres et ils marchent »

24 Septembre 2011 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Marc 8, 22-26 / Traduction Chouraqui

Jesus-guerissant-un-aveugleIls viennent à Béit-Saïda.

Ils lui amènent un aveugle.

Ils le supplient de le toucher.

Il saisit la main de l’aveugle et le fait sortir du village.

Il crache sur ses yeux, impose ses mains sur lui et l’interroge:

« Vois-tu quelque chose ? »

Il lève le regard et dit:

« Je vois des hommes comme des arbres; je les vois marcher. »

Alors, il impose encore ses mains sur ses yeux:

il voit clair, il est rétabli; il fixe tout distinctement.

 

 

Nous sommes corps à corps avec Jésus : sa main, sa salive, à l’écart …

 

Jésus guérit de multiples façons… Et ce n’est pas là le message… Jésus ne doit pas être réduit à un simple guérisseur !

 

Quelques lignes auparavant, Marc insiste sur le fait que les disciples ne comprennent rien «  vous avez des yeux, et vous ne regardez pas ! » … Après , ce sera la confession de Pierre «  Tu es le Christ –messie ».

 

Les évangiles reprennent l’aveuglement comme une métaphore de l’incompréhension …

 

Aveugle, je suis étanche et fermé aux signes de la transcendance.

Ici, Jésus, fait nous fait accéder à la lumière en deux étapes :arbre-hommes-feu-ou-arbre-de-vie

-          L'aveugle a accès d'abord à l'univers créé par Dieu, à la nature dont les hommes, comme les arbres, font partie. Originellement, l’homme est cet arbre « avec racines et frondaisons, accueillants aux souffles et aux oiseaux, des arbres verts capables de se régénérer en permanence … »… C’est son aspect « naturel »

-          Jésus recommence, et l’aveugle voit distinctement le niveau « humain », auquel nous sommes conviés.  : c’est notre aspect « spirituel » ( notre vocation …)

Je m’interroge : de quelle cécité dois-je  être guéri ?

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Prier et s'engager

13 Septembre 2011 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Le père franciscain Pierbattista Pizzaballa, est le « custode » de Terre Sainte.pizzabella 1 La Custodie est une présence établie au Moyen-Orient, appelé Terre Sainte par les chrétiens. C’est une « présence-pont », une rencontre (parfois un choc) entre deux cultures, celle de l’Orient et celle de l’Occident.

 

J’ai bien apprécié le témoignage de ce catholique, sur la prière au cœur de son engagement pacifique dans une région … «  emblématique » ( ?). Ce témoignage répond indirectement à mes questions sur la prière…

 

«  Comment est-ce que je rencontre le Christ aujourd’hui ?

Je ne suis pas toujours prêt à la rencontre. Mais je sais quelles sont mes certitudes : la Parole, la prière, le Lieu et les personnes. Ensemble.


Dans Marc et Mathieu, on lit que « Jésus alla habiter à Capharnaüm. Jésus vient exactement habiter dans cette terre blessée et fragmentée, devenue hostile pour Dieu et pour l’homme. » ( déjà !). Le dieu de Jésus n’est pas un dieu lointain, Il est là où est Jésus… Proche.


actu-terre-sainte-Jérusalem« Le rapport avec le Lieu ( Jérusalem ) rappelle continuellement l’Evénement duquel nous parlent les Ecritures, en faisant une mémoire proche, concrète. Le rapport avec les personnes t’oblige à certifier la vérité de ton expérience. Les relations en Terre Sainte sont terriblement blessées. Mais c’est en demeurant là, à l’intérieur de ces relations, que tu trouves la provocation quotidienne au rapport avec le Christ et tout alors devient concret, difficile et pourtant nécessaire : le pardon, la gratuité, la liberté, la charité, la modération, la patience, l’accueil… deviennent une nécessité. Refuser ces attitudes serait Le refuser. »


« Jésus est naturellement le cœur de notre prière » (…) « prier » est la « première chose à faire pour la Terre Sainte ».

artimage horizon

« La prière est la première chose à faire parce qu'elle nous place dans une juste proportion dans nos relations avec les personnes ». « La prière nous met dans l'horizon de Dieu ».


Et puis, après la prière, « il y a l'engagement ». La prière « ne peut rester une activité du cœur qui risque de devenir un peu sentimentale », elle doit aussi mener « à un engagement concret, actif », a-t-il ajouté.

Il faut enfin du « courage », parce que nous avons besoin « de personnes qui nous aident à sortir un peu de notre petit horizon, qui soient audacieuses et capables de provoquer et de secouer un peu nos consciences ».

 

Prier, c’est entrer dans la prière que Dieu fait continuellement en moi. Prier, c'est respirer Dieu !

Denis Huerre, moine bénédictin

 

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L'attention et la scolarité: Simone Weil.

4 Septembre 2011 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Simone Weil ( Attente de Dieu ) écrit  ceci à propos de l’attention :

 


Simone Weil    « Le plus souvent on confond avec l'attention une espèce d'effort musculaire. Si on dit à des élèves : "Maintenant vous allez faire attention", on les voit froncer les sourcils, retenir la respiration, contracter les muscles. Si après deux minutes on leur demande à quoi ils font attention, ils ne peuvent pas répondre. Ils n'ont fait attention à rien. Ils n'ont pas fait attention. Ils ont contracté leurs muscles. On dépense souvent ce genre d'effort musculaire dans les études. Comme il finit par fatiguer, on a l'impression qu'on a travaillé. C'est une illusion».

 

peinture-feu


   

« L'intelligence ne peut être menée que par le désir. Pour qu'il y ait désir, il faut qu'il y ait plaisir et joie. L'intelligence ne grandit et ne porte de fruits que dans la joie. La joie d'apprendre est aussi indispensable aux études que la respiration aux coureurs. Là où elle est absente, il n'y a pas d'étudiants, mais de pauvres caricatures d'apprentis qui, au bout de leur apprentissage, n'auront même pas de métier. C'est ce rôle du désir dans l'étude qui permet d'en faire une préparation à la vie spirituelle ».



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S. Weil... Loin d'une religion « consolatrice »…

30 Août 2011 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

icone-marie-madeleine-jesus-tombeauComment avec le Christ, est-on passé d'une religion au service des besoins de l'homme ( consolatrice ), à une religion qui élève l'homme, autrement dit qui humanise l'homme...

 

Une religion exigeante, et - à l'école de Simone Weil - c'est en revenant sur notre attitude devant le mal, que nous découvrons le Chemin sur lequel nous conduit le Christ ...Bien sûr, après avoir évoqué cela, il faudrait en même temps comprendre ce que signifie " la joie ", indissociable de " la croix " ... croix de taizéLire Bernanos ...!

 

 


 

-          Le mal est comme nécessaire, en ce qu’il nous convoque à notre « carence d’être »…  Du mal, nous implorons Dieu ( nous sommes réduits à notre impuissance )...

Nous expérimentons que nous ne sommes pas Dieu, ( nous exprimons éventuellement notre colère)

 

Simone Weil 3« L’absence de Dieu est le mode de présence divine qui correspond au mal – l’absence ressentie. »


Le christ-Jésus, lui-même, a crié sur la croix que Dieu l’avait abandonné …

 

« L’amour n’est pas consolation, il est lumière. » …S. Weil rejette « les croyances combleuses de vide, adoucisseuses des amertumes » ! « Si l’on désire un amour qui protège l’âme contre les blessures, il faut aimer autre chose que Dieu. »

Dieu n’apaise pas… Dieu donne un sens. Pour ce qui est de l’apaisement, nous avons, nos proches ( attention cependant à les préserver …), l’amitié, bien sûr les biens relatifs et culturels ( foyer, patrie, traditions, valeurs …) qui constituent les moyens ( ne sont que des moyens ) de l’humain et surtout l’Art …

 

-          S’agit-il de « Salut » ? Notre espérance se situe t’elle dans une récompense, une survie de l’âme, ou dans la réalité divine … ?

 

« L’extrême difficulté que j’éprouve souvent à exécuter la moindre action est une faveur qui m’est faite. Car ainsi, avec des actions ordinaires je peux couper des racines de l’arbre » .. « il faut se déraciner. Couper l’arbre et en faire une croix, et ensuite la porter tous les jours ! »

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L'Homme ... au centre

22 Août 2011 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

" Le Christ, c'est le Copernic de la religion.

 

Avant le Christ la religion était centrée sur le culte de Dieu. lavement des pieds jésusComment trouver grâce devant Dieu, comment apaiser Dieu, comment me concilier Dieu ?

 

La réponse du Christ : tu veux trouver grâce devant Dieu¸ trouve grâce devant ton frère, Sois gracieux avec ton frère. Tout ce que tu fais pour ton frère, tu l'as fait pour Dieu, Dieu te gardera une récompense éternelle d'un verre d'eau donné à un de ses petits.

 

Tes relations avec tes frères sont la révélation de tes relations avec Dieu. Le Christ a sacralisé l'homme et désacralisé tout le reste."


Louis Evely

 


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