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Les légendes du Graal

foi

Le désir

23 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Que de mal-entendus, sur « le désir », entre spiritualités même !

Homme et femme Jeremy MoncheauxS’agirait-il d’abandonner tout désir pour accéder à l’éveil, à la vie éternelle.. ?

Svâmi Prajnânpad invite ses disciples, c’est à dire à ceux qui emprunte la Voie, à ne pas renoncer aux choses agréables ou désagréables, le plaisir comme la peine… Il considérait qu’un ‘humain’ ne pouvait se rendre libre d’un désir qu’en le satisfaisant consciemment et accéder par là, à la connaissance véritable de ce qui est alors en jeu, et au ‘ lâcher-prise ‘ et à la délivrance…

C’est ainsi, que j’ai quelques doutes sur la réalisation d’un esprit ‘chaste’ chez quelques hommes qui ont choisi le célibat religieux, sans expérience conjugale. Je doute parfois de quelque enseignements traitant de la conjugalité quand ils viennent d’eux. Je redoute leur comparaison de l’amour conjugal et de l’Amour entre l’Eglise et Dieu, craignant derrière - je ne sais quel fantasme d’une nuptialité éternelle ou idéale, qui n’est point humaine .. !

A mon avis, l’ordination d’hommes ( et de femmes ) mariés, libéreraient le christianisme d’une théologie de l’amour – si peu incarnée- qui joue sur les mots, et confond nuptialité et conjugalité.

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Transmettre :

20 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

C’est de l’audace… de vouloir parler de Dieu. Les mots, employés par Elisabeth Parmentier ( théologienne protestante, résonnent bien en moi…

Petit PrinceParler, un peu pour donner écho, à une Parole qui vient d’ailleurs… Parler de son expérience avec les mots de la théologie. La théologie pour l’analyse, le recul et la critique.

Notre expérience rencontre La Parole, mais aussi le silence. Exister relève du miracle, un ‘ je ‘ dans le néant… ? Il ne s’agit pas de plaquer Dieu, sur toutes les questions !

Où est Dieu ? Comment rencontrer Dieu ? Les réponses qui se contentent de nommer, dire, expliquer… n’en approchent pas.

«  Je tourne autour de Dieu comme autour d’une tour, et je tourne depuis des siècles et je ne sais pas si je suis un aigle ou une tempête ou un grand cantique » Rilke.


La Bible n’est pas une parole de Dieu, dans l’absolu ; il est bon qu’il faille la discerner dans les paroles humaines. Parler de Dieu nécessite une réflexion complexe, nuancée, ce qui peut décourager certaines discussions… Le concept peut figer Dieu dans certaines catégories de pensée. Les termes relationnels ( père, sauveur, ..) disent quelque chose de la relation… Le langage personnel, celui du récit, disent la richesse de la rencontre et les obscurités sur ce chemin…Petit Prince planete

Stéréotypes, tyrannie du quotidien, font obstacles à la création de nouvelles images, de –par exemple – la résurrection .

Transmettre, ce n’est apporter une réponse à une question. C’est , dans la relation d’une confiance, dire «  Voilà, ce qui fait sens pour moi. » Se faire soi-même Parole, ou plus modestement se faire l’écho de cette Parole. «  Prêcher, c’est transmettre le cadeau : cette parole a la puissance du toucher. » E. Parmentier ( pasteur, femme )

Nous pouvons rencontrer Dieu, dans la nature, dans la méditation, … et rester face à notre subjectivité. La lecture de la Bible, accompagnée d’une ‘ tradition ‘ ( les maîtres anciens, reconnus …), met des garde-fous à une lecture subjective.

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Eglise et religion

11 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

thumb-trinite

L’Eglise n’est pas une hypostase ( comme le sont chaque personne le la Trinité ).

L’Eglise ( en devenir ) est une icône du Royaume…

L’Eglise, Une, est une Eglise de communion…

 

Nous, catholiques, nous devrions admettre que notre religion n’est plus un cadre de vie sociale et culturelle pour la plupart des gens… Les coutumes actuelles, la culture, la famille ( de plus en plus ) nous mobilisent vers d’autres rituels… Aujourd’hui un catholique est une femme, un homme, - de conviction, engagé, donc critique. Cette personne n’est pas quelqu’un qui  défend «  sa chapelle », mais quelqu’un animé d’une espérance qui lui permet de reconnaître dans le visage du prochain, le visage du Christ, donc d’un ‘ Autre ‘ avec tout son mystère… !

A l’image des signes ( miracles ) du Christ , nous devons envoyer au travers de la communication ( nouveau média de la ‘ Parole ‘ ), des ‘signes’ qui puissent se relire dans le ‘ Nouveau Testament ‘.

Eglise CatholiqueRome, aujourd’hui, envoie des messages contradictoires ou illisibles … Benoît XVI est un formidable théologien, et ses mots sont précis, ses textes particulièrement signifiants, et éclairants… pour un catholique de stricte obédience, ou cultivé… L’image médiatique, de la curie romaine renvoie une institution décalée et nostalgique d’un pouvoir qu’elle n’a plus ( et tant mieux…). Par contre, le catholique que je suis est lassé et amer de devoir se justifier d’une telle image …

 

Evangélisation

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Zundel .... et deux films d'Olivier BRUNET

27 Juin 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

ZUNDEL....

 

 

 

2004. Mes racines sont catholiques, pratiquantes. J’ai fait mes humanités chez les pères, à l’Institution Join-Lambert de Rouen. Je n’en ai pas gardé le moindre bon souvenir. Humiliation, frustration, culpabilité, peur. Mais j’en suis sorti vivant. Frédéric Masset est passé par là lui aussi, quelques classes derrière moi. Nous avons dû nous croiser dans la cour de récréation. Ce furent pour lui de belles années. Il est devenu prêtre, et moi, mécréant. Après « Derrière la foule sentimentale », son frère Damien m’a parlé de lui. Je suis allé à Dieppe, en septembre 2003. J’ai assisté à la messe. Incroyable personnage.

J’ai mis six mois à le convaincre d’accepter que je tourne un film dans sa paroisse. Voilà le résultat, sensible et intelligent, d’après Télérama. Un vrai film libertaire qui redonne le goût de l’autre, m’a écrit mon amie la cinéaste Marie Vermillard. J’étais fier. De tous mes documentaires, c’est celui que je préfère.

OLIVIER L. BRUNET réalisateur

La Tentation de croire ....

 

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L'athéisme au secours des 'croyants' ...

16 Juin 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

existence de dieu« Les athées ont des raisons valables de refuser ce qu’ils refusent et c’est être fidèle à la vérité que de le reconnaître. Si Dieu est le fruit de la peur, comme le dit Lucrèce, il faut avec lui rejeter ce Dieu. Si Dieu, comme le veut Freud, est une illusion, le résultat d’une névrose obsessionnelle collective, une sorte de complexe d’Œdipe d'une humanité nostalgiquement en recherche d’un Père commun, qui voudrait d’un tel Dieu? Si Dieu, selon la pensée de Durkheim, n’est que l’expression idéalisée de la société, c’est là une idole dont il faut bien vite se débarrasser. Si la pensée de Dieu relève d’un stade primitif de la connaissance que la science doit tôt ou tard remplacer, quittons au plus vite cette pensée. Si Dieu, comme le croient les marxistes (Marx, Feuerbach, Lénine, Staline et compagnie), incarne le rêve de puissance de l’homme malheureux et agit chez le peuple (ou pour le peuple) comme un opium afin de l’endormir, il faut combattre ce Dieu. Si Dieu est ce vampire se nourrissant de la faiblesse de l’homme, il est noble de nier ce Dieu pervers et sadique, comme le fait Nietzsche. Si encore Dieu, comme le veut Sartre, est l’injuste compétiteur de notre liberté, avec Sartre, nous devons le refuser. chat-dieu1Enfin, contre le Dieu bourreau, qui torture des enfants innocents, il est bon de se révolter avec Camus : c’est un Dieu inhumain, inacceptable. » Jean-Guy Saint-Arnaud   jésuite et spécialiste des nouvelles formes de spiritualité

 

 

 Dans son Discours d’Ignace de Loyola aux jésuites d’aujourd’hui, Karl Rahner fait dire à Ignace : « En définitive, l’athéisme écarte seulement les idoles que les époques antérieures identifiaient, de façon à la fois innocente et épouvantable, avec le Dieu indicible. Pourquoi ne le dirais-je pas : cet athéisme existe jusqu’au sein de l’Église puisque, en fin de compte, elle doit être, à travers sa propre histoire et dans l’unité avec le crucifié, l’événement qui fait tomber les idoles, l’événement de la chute des dieux. »


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La spiritualité remplacera t-elle la religion ?

14 Juin 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Difficile de répondre à des questions du genre : «  Croyez-vous en Dieu ? », ou « Etes-vous croyant ? », ou d’affirmer que mon identité est catholique …

Il est plus intéressant de commencer par un «  Oui », puis de continuer par un «  mais …. ». Intéressant ensuite, de surprendre l’athée ou l’indifférent par des réponses qu’il ne juge pas, lui, comme règlementaire ( ! )…innocentiii


Aujourd’hui, à mon avis, la Foi se dissocie de plus en plus de la pratique religieuse, l’assiduité aux offices, le rapport concret aux sacrements, ou, encore plus, de l’obéissance aux préceptes moraux professés par les autorités religieuses,… Aussi: qui est en mesure de pouvoir décider si la personne qui se tient en face de lui est, oui ou non, croyante ?

 

Quelques réactions :

autorite-          Dans un entretien dans Le Monde, Jean-Marie Donegani, directeur d’études à l’Institut d’études politiques de Paris, analysait ce mouvement comme l’expression d’un « subjectivisme » typiquement moderne. « C’est l’essence même de la modernité libérale que d’admettre que la vérité existe, mais qu’elle est relative à celui qui en fait l’expérience et qu’aucune autorité ne peut vous l’imposer. »

-          Sociologue des religions, Jean-Louis Schlegel. « La foi, ce n’est pas le catéchisme, même si certains voudraient peut-être le faire croire. »

 

-          Joseph Ratzinger, dans sa dernière homélie prononcée en tant que cardinal, le 18 avril 2005, avait lancé la charge : « Une dictature du relativisme est en train de se constituer qui ne reconnaît rien comme définitif et qui ne retient comme ultime critère que son propre ego et ses désirs. Nous, en revanche, nous avons une autre mesure : le Fils de Dieu, l’homme véritable. C’est lui la mesure du véritable humanisme. Une foi qui suit les vagues de la mode n’est pas “adulte”. »

A mon avis... Cette réaction n'est pas à la mesure de la question, et n'y répond pas..!

 

Pour être au clair avec le vocabulaire, aujourd’hui : est-il possible de se revendiquer croyant sans accepter clairement l’idée d’une vérité objective et non négociable ?

 

Aujourd’hui, ce qui constitue une religion est-il plus le contenu du dogme, ou l’expérience intérieure – voire l’émotion ressentie – ?... Et, qui peut ne pas correspondre au discours théologique … ? Mon expérience peut-être vraie, parce qu’elle correspond à mon attente : vivre mieux  … ( Le Bouddhisme se retrouve bien sur ce terrain … )méditation paysage

Aussi, devant la reconnaissance par tous – croyants et incroyants – de ne pouvoir prétendre posséder la Vérité absolue… Le pluralisme religieux devient le ‘tronc’ de la spiritualité d’aujourd’hui et de demain ; ses racines, elles,  étant obscurément multiples …symboles-de-religion


Aussi, la spiritualité deviendra peut-être la culture commune du mondialisme …. « Aujourd’hui, en France, un penseur comme Régis Debray contribue à imposer l’idée qu’une société digne de ce nom ne peut durablement se maintenir sans référence à quelque chose relevant de la transcendance. Cet « au-delà », ce sacré nécessaire, présent dans son absence même, n’est pas forcément religieux au sens classique du terme ».

Cette culture commune, pourrait se constituer à travers un échange sur des positions « faibles », d’emblée libérées de toute prétention à atteindre seules « la » vérité…L’Italien Gianni Vattimo ( catholique ... ) s’est fait le promoteur de la « pensée faible », post-moderne, censée préparer le terrain à une possibilité rénovée de l’expérience religieuse.

Le discours sur l’expérience religieuse, pourrait ainsi se libérer, à l’image de la Kénose, elle même, en professant d’abord l’humilité, l’amour, .... et l’affaiblissement de Dieu - que suppose l’Incarnation !

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Evely L'Homme pour rencontrer Dieu

12 Juin 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Louis Evely est né à Bruxelles le 5 novembre 1910. Il est ordonné prêtre en 1938. Tout en restant professeur au collège, il rejoint la Résistance et devient aumônier du maquis des Ardennes.
Il anime régulièrement des retraites et prononce des conférences où la profondeur de sa spiritualité s'exprime dans un langage nouveau et proche de l'expérience vécue de ses auditeurs. "Il a, écrira Pierre Talec, le charisme d'un verbe viril. Le ton est décapant, la parole directe, parfois même directive - c'est que Louis est entièrement animé de la passion de communiquer son expérience mystique."
Ces retraites, ainsi que les nombreuses prédications qui lui sont demandées remportent un tel succès que ses amis décident d'en faire publier les textes. C'est ainsi que paraît en 1956 "Notre père" dont l'audience ne se dément pas.
Suit l'année suivante le livre qui restera son best-seller : "C'est toi cet homme" qui, traduit en 25 langues et tiré à des centaines de milliers d'exemplaires fait de lui un "phénomène de l'édition".
La hiérarchie catholique belge s'inquiète de sa liberté de ton et lui demande de ne plus publier. Louis s'incline et se retire quelques années dans un monastère de trappistes dont il partage la vie avec joie, envisageant même de prononcer ses voeux. Mais, perspicace, le père abbé l'invite à reprendre son bâton de pélerin : oui, sans nul doute, sa vocation est d'annoncer la parole de Dieu !
evely1Finalement, en 1968, il décide de demander son retour à l'état laïc afin, dit-il, de prêcher l'Evangile en son nom propre, et non comme représentant d'une Eglise qui conteste ce qu'il enseigne. Et il s'accorde un nouveau temps de réflexion pendant lequel il écrit ce qu'il considère comme son livre essentiel : "La prière d'un homme moderne".
Son sens pédagogique, son talent oratoire et sa profonde spiritualité font de lui un conférencier et un écrivain à succès. "Dieu est celui qui sert. Ce n'est pas toi qui vas t'occuper de Dieu, c'est Lui qui s'occupe de toi. Il te sert, te lave les pieds. Et toi, tu Le laisses te nourrir, tu Le laisses se déployer en toi. Ainsi tu Le rends présent aux autres". Tel est son message, qui colle de si près à l'Evangile qu'il semble révolutionnaire.
Il se marie, et fonde avec sa femme Mary "L'Aube", lieu d'accueil et d'échange situé dans la Drôme. Après sa mort en 1985, son oeuvre considérable continue à être inlassablement défrichée et propagée par Mary Evely et l'association Transmission.
Extrait de sa biographie sur le site dédié à Louis Evely


"Ce que j'ai compris de Jésus : on ne rencontre Dieu que dans l'homme. Plus nous serons entrés dans notre humanité et aurons reconnu et suscité celle des autres, plus nous pénétrerons dans la sphère divine. Le seul moyen de contempler les merveilles de Dieu, c'est d'explorer les profondeurs de l'homme " en qui réside corporellement toute la plénitude de la divinité " (Colossiens 2, 9)."

Louis Evely

 

"Dieu est absent, mais son absence est si douloureuse qu'elle équivaut à une présence . Dieu est présent comme une exigence infinie au cœur de chacun de nous, une soif jamais contentée, une faim insatiable parce qu'elle ne trouve aucun objet à sa mesure. Dieu nous parle à une certaine profondeur, et quand je suis interpellé à cette profondeur, je sais que c'est Dieu seul qui peut parler, agir, ma rendre heureux comme cela. Dieu crée en moi le lieu où Il se manifeste et je ne me connaissais pas cette dimension intérieure avant qu'Il s'y révélât."

Louis Evely

 

"Celui qui ne supporte aucun doute ne supporte pas la foi. L'étendue de nos doutes est l'espace libre pour notre progrès de foi. Toute foi doit être relativisée par un coefficient d'incertitude. Elle comporte questions et doutes et n'a jamais fini de se " réformer "."

Louis Evely

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Zundel: Maître spirituel du XXème siècle.

4 Juin 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

"Avec lui, on se trouvait en présence de Quelqu'un, à mi-chemin entre Dieu et les hommes. Par sa présence même, on accédait presque naturellement au mystère de Dieu, à l'absolu" (Abbé Pierre)

 

Lire ZUNDEL, vous fait entrer par la raison, dans une nouvelle façon de penser Dieu.

Pour moi, c’est vertigineux et lumineux… Je suis capable, avec toutes mes questions aussi bien existentielles que scientifiques, d’entrer – accompagné de Zundel -dans la simplicité de l’Evangile pour y trouver la subtilité nécessaire à mon esprit compliqué… Je sais, je ne suis pas simple… Mais le petit humain, que je suis, du XXIème siècle, aurait tendance à aborder le message religieux par sa caricature : - la peur de mourir, - la crédulité,- le fanatisme, - les interdits, - l’opium du petit peuple …etc.

A toutes ces passions correspondent une image fausse de dieu, qui parfois a servi d’étendard ; il faut le reconnaître… !

 

Zundel, lui n’est d’aucun siècle, il est du temps de l’Evangile, d’un Autre Temps, celui de l’Homme en devenir… Zundel est du temps de Jésus vivant dans l’éternité… Aussi, Zundel est un véritable maître spirituel.

 

Zundel nous rappelle que «  Jésus était le suprême danger, pour Israël, si Israël voulait durer et affirmer l'élection divine, à travers son triomphe temporel. » Cet Israël temporel a choisi de tuer l’Homme-Dieu..

 

Zundel, nous rappelle au souvenir de ce petit humain dans l’histoire, et de toutes les idoles qu’il a justifié pour - posséder ce monde et - faire du monde divin, une image du notre.

Zundel nous rappelle que « nos origines cosmiques, nos origines animales sont derrière nous, nos origines humaines sont devant nous. »

 

« Et si on veut absolument situer et enraciner une divinité dans ce monde préfabriqué tel qu'il s'impose à nous, on en fait forcément une idole matérielle qui est impensable et inutile. »

 

Quand on a, enfin, situé Dieu dans son véritable espace, nous pouvons partir à sa rencontre…

 

« En ayant soin d'ailleurs de remarquer d'ailleurs que c'est la même chose de se rencontrer soi-même et de rencontrer Dieu. C'est la même chose d'être un créateur de cet univers qui n'existe pas encore et de faire de soi et de tout une offrande de lumière et d'amour à cette Présence bien-aimée qui nous sollicite dans le silence de nous-même. C'est la même chose, c'est le même moment, c'est la même naissance, c'est le même espace, c'est la même liberté. »

 

« Ce Dieu qui est l'espace où notre liberté respire, ce Dieu qui nous entraîne à cette libération, où nous devenons un pur élan d'amour, en échange du sien, il y a un accord essentiel entre ce Dieu là et le Dieu qui nous est proposé par le Christ, qui est dans le Christ et qui est le Christ. »

 

 

 

La Trinité est à mon humble avis, une majestueuse ‘invention’, c'est-à-dire une découverte grandiose, inexplicable mais qui tente d’exprimer Dieu… Ecoutons Zundel :

 

« La Sainte Trinité, c'est pour nous la découverte essentielle on peut dire que, sans cette révélation, nous ne pourrions pas savoir qui nous sommes. C'est cette révélation qui va donner un sens à nos revendications, qui va donner un fondement à notre inviolabilité, qui va  nous permettre d'atteindre à une divinisation qui ne soit pas un acte de folie et une manifestation blasphématoire. »

 

« Dieu est Dieu parce que il se communique, Dieu est Dieu parce qu'il donne tout, Dieu est Dieu parce qu'il n'a rien, Dieu est Dieu parce qu'il ne peut rien posséder, Dieu est Dieu parce qu'il est la désappropriation infinie, éternelle, Dieu est Dieu parce qu'il a la transparence d'une enfant où toute espèce d'appropriation est impossible. Où le regard est toujours un regard vers l'Autre, où la personnalité, où le moi n'est qu'un pur et infini altruisme. »

 

«  Jésus, en nous révélant la Trinité nous a délivrés de Dieu, de ce Dieu cauchemar, de ce Dieu extérieur, de ce Dieu limite, de ce Dieu menace. Il nous a délivré de ce Dieu-là, il nous a délivrés de nous-même qui étions nécessairement, sourdement, même si nous n'osions l'avouer en révolte contre ce Dieu-là. Et nous entrons avec la Trinité dans ce monde de la relation. »

 

Ces extraits font partie des textes de conférence de Zundel ...

 

Où lire Zundel ? ICI

 

 

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De quoi est fait le silence Intérieur… ?

2 Juin 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

: « Quand tu pries, ferme ta porte, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là, dans le secret » (Mt 6,6). eau nénuphars

 

Je ressens, lors du travail de la pensée, que le silence s’imbrique le long du fil ainsi égrené, et permet à la conscience d’accoucher quelque chose qui se tient…

Comme ces mots là, qui rendent consistante une idée qui n’était que vague et sans structure… L' idée que ce Silence Intérieur me conduit à plus que moi …

Est-ce bien réel, ou n’est-ce qu’un fantasme de mon esprit… ?

 

Peut-on comparer ce silence au fond sur lequel le peintre construit une œuvre, tous deux à jamais liés.. ?


Meditation« Je hais l’excès de mots. Je voudrais n’écrire que des mots insérés organiquement dans un grand silence, et non des mots qui ne sont là que pour dominer et déchirer le silence. En réalité les mots doivent accentuer le silence. Comme cette estampe avec une branche fleurie dans un angle inférieur. (…) Les mots ne devraient servir qu’à donner au silence sa forme et ses limites. »  Etty Hillesum

 

Ce silence intérieur ne mérite t-il pas d’être entendu, en lui-même ?

 

« Va là où tu ne peux, regarde où tu ne vois ; écoute où rien ne bruit ni ne sonne, alors tu es où parle Dieu », écrit Angelus Silesius dans La rose est sans pourquoi.

 

Ecoute Israël …

 

Il y a une similarité entre la place laissée au silence et la place qui devrait l’être à l’Esprit.chagall-white crucifixion

Le retrait de ‘soi’, ... qui correspond à ce petit 'moi', qui voudrait bien être éternel, puissant, et se fabriquer son salut, à son avantage … Ce ‘ moi ‘ traqué par toutes les spiritualités, et que le bouddhisme décrit avec tant d’exactitude, avec (me semble t-il) les concepts d’aujourd’hui … ( C'est peut-être actuellement son avantage )

 

Dans ce silence, les chrétien affrontent, effrayés ‘, le silence de Dieu ‘. Alors que le Christ lui-même, s’y cogne … Et cette phrase extraordinaire, qui nous dépasse tous, et en premier – sans doute - celui qui l’a écrite, me semble pourtant, entre quelques autres, celle sur laquelle repose ma Foi :


« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

 

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Je ne me " sauve " pas tout seul !

23 Mai 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Une intuition,... Une conviction: " Je ne me 'sauve' pas tout seul "!

Il ne s'agit pas seulement de la question des ' mérites ' et de la ' grâce '... A ce propos, la Réforme assisenous a sans doute sorti d'un écueil: celui de penser, enfermé dans notre individualisme, que le sort de l’humanité n’était pas lié au nôtre … 


Avant Jésus-Christ, il était naturel de penser que le destin d’Israël sur-valait sur le destin individuel ( et sa vie post-mortem ). La plupart des juifs ne croyaient pas à l'immortalité de l'âme, Jésus non plus... Platon , oui ...!

Les Evangiles, ont fait progresser la conscience individuelle, pour asseoir la valeur de la Personne: unité et totalité sont confondues en Dieu, par son Amour et sa miséricorde…

Le symbolisme du corps christique, de l’Eglise, inclut le destin de chaque homme à celui du Royaume auquel nous sommes tous promis. Le Royaume n’étant ni un espace ( encore moins un lieu ) ni un temps, mais la rencontre de l’Amour en Dieu, en chacun et en Tous, au sein de l’Eglise mystique.

Rien de nouveau .. ! C’est le sujet de la plupart des paraboles ; c’est bien sûr le thème abordé Mur sleiman mansourT1par les premiers pères de l’Eglise, comme ici dans le texte ci-dessous. Avant que l’Institution ne confonde ce monde et l’Autre, au point parfois, d’asservir le fidèle sous prétexte que son pouvoir était ‘divin ‘.. !

 

"Plus on est uni au prochain, plus on est uni à Dieu. Pour que vous
compreniez le sens de cette parole, je vais vous donner une image tirée des
Pères : Supposez un cercle tracé sur la terre, c'est-à-dire une ligne tirée
en rond avec un compas, et un centre. On appelle précisément centre le
milieu du cercle. Appliquez votre esprit à ce que je vous dis. Imaginez que
ce cercle c'est le monde, le centre Dieu, et les rayons les différentes
voies ou manières de vivre des hommes. Quand les saints, désirant approcher
de Dieu, marchent vers le milieu du cercle, dans la mesure où ils pénètrent
à l'intérieur, ils se rapprochent les uns des autres en même temps que de
Dieu. Plus ils s'approchent de Dieu, plus ils se rapprochent les uns des
autres ; et plus ils se rapprochent les uns des autres, plus ils
s'approchent de Dieu. Et vous comprenez qu'il en est de même en sens
inverse, quand on se détourne de Dieu pour se retirer vers l'extérieur : il
est évident alors que, plus on s'éloigne de Dieu, plus on s'éloigne les uns
des autres, et que plus on s'éloigne les uns des autres, plus on s'éloigne
aussi de Dieu. Telle est la nature de la charité. Dans la mesure où
nous sommes à l'extérieur et que nous n'aimons pas Dieu, dans la même
mesure nous avons chacun de l'éloignement à l'égard du prochain. Mais si
nous aimons Dieu, autant nous approchons de Dieu par la charité pour lui,
autant nous communions à la charité du prochain ; et autant nous sommes
unis au prochain, autant nous le sommes à Dieu."

Source : "Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine, Instructions, VI, 76-78 (trad. SC 92, p. 281-287)" cité par Evangile au Quotidien...

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