foi
Ce n'est pas Ma Vérité !
À un visiteur qui se décrit comme un chercheur en quête de Vérité,
le Maître déclare: « Si tu recherches la Vérité,
tu dois posséder une qualité plus essentielle que toutes les autres.
-Je sais. Une irrésistible passion pour la Vérité.
-Non. La volonté d'admettre, en tout temps, que tu as peut-être tort. »
Le Père Anthony de Mello S. J. (1931-1987) est-il dangereux pour la foi catholique ?
Le Père jésuite indien, Anthony de Mello S. J., est bien connu à travers le monde par ses nombreux livres. Ce grand maître spirituel, qui a aidé des centaines de personnes dans leur cheminement spirituel, continue, par ses œuvres, à aider des milliers d'autres personnes partout dans le monde aujourd'hui. Pourtant, il est maintenant l'objet de suspicion, notamment depuis la publication d'une " Note " par le Vatican. Dans cet avertissement, on peut lire que certains passages de son œuvre ne sont pas conformes à l'enseignement de l'Eglise catholique.
Régis DEBRAY
J’aime lire Régis Debray, il rend le lecteur intelligent. Il me semble fondamental à tout chrétien, qui désire approfondir le contexte de sa foi, de lire les auteurs agnostiques et athées.
Régis Debray, est passionné par le «
fait religieux ». Il constate et reconnaît que toute société a besoin de sacré. La transcendance, est « le point de fuite, qui assure à la fois cohérence et pérennité… » Ce
peut-être un ancêtre, un mythe, un texte, une attente « c’est ce qu’on appelle le sacré ».
Je pense que R. Debray, - après avoir espéré, que l’homme puisse se libérer du sacré, - aspire aujourd’hui à une société, qui ferait de la fraternité, par exemple
son idéal sacré, mais fondé sur quoi.. ?
Il ne compte – au temps de l’urgence écologique- ni sur la ‘ Terre-patrie ‘, ni sur une ‘ Terre-Gaïa ‘… R. Debray, ne semble plus avoir d’utopie … !
« Ce n’est pas sur cette montagne ni à Jérusalem qu’il faut adorer Dieu, mais en esprit et en vérité » ( Jean, 4 )
R. Debray, remarque que dès que Jésus meurt « les disciples lui font, si j’ose dire, du sacré dans le dos »… ‘ Hors de l’Eglise, point de salut ‘ etc …
Oui, bien sûr… Mais, précisément, le message… ( ‘ originel ‘ , en tout cas transcrit …) est autre … !
Régis Debray dédaigne la spiritualité : narcissique. Pour lui, la religion élève : du spirituel au religieux : du solitaire au solidaire …
La rentrée, la vie ... quoi!
Changer de rythme de vie, changer d'occupation …: c'est changer de vie. Quelle vie, pourquoi faire, .. ?
Etre « vivant », ce peut-être : bien manger, boire, rire… Toute la palette des plaisirs sensuels …, peut-être les sensations fortes ?
Différentes école de spiritualité vont insister sur les qualités d’un cœur équanine, rechercher l’absence de trouble … La grande sagesse de chacune d’elle, insiste - en priorité
- sur la capacité « d’être vivant ».
Qu’est-ce qu’ « Etre vivant » ?
- Ressentir la peur, la tristesse, la joie et la colère ( 4 ressentis de base en psycho….). Retrouver des émotions enfouies, « interdites ? »
- Etre vivant, c’est se rendre vulnérable, laisser les évènements nous « travailler »… Faire face, perdre ses illusions et se libérer …
- Etre vivant, c’est désirer… Les dépendances,( mêmes elles )!, sont comme des fruits qui doivent murir et tomber naturellement. La vocation de la spiritualité c’est la liberté ; elle nous propose de renoncer aux esclavages telles que nos illusions, nos dépendances, nos complaisances. Ce que nous sommes appelés à être, ne doit pas être confondu avec ce que les déterminismes puissants nous conditionnent !
- Etre vivant, c’est assumer nos responsabilités, vivre dans la réalité. Mettre de l’ordre dans sa vie, c’est être « attentif ».
- …
Ces quelques règles communément partagées par les voie spirituelles, m’apparaissent également comme des critères de lecture sur mon chemin catholique. A partir
d’elles, et d’autres encore : discerner, interpréter …
C’est ce que fait Louis Evely, quand il écrit :
« Quand Jésus dit : " Je suis la vie ", cela n'a de sens que si l'on vit sa propre vie de la même vie dont Jésus a vécu. Il m'a fallu longtemps pour m'émerveiller à cette vérité, pour apprendre que c'est la vie qui est le vrai chemin vers Dieu. C'est la vie qui doit m'apprendre Dieu, une vie vécue en plénitude, une vie large, ouverte, en relation avec tous les hommes… »
Athée comme ....
|
Je me ressens « athée » comme un
bouddhiste.
Dans le même contexte spirituel de l’orient, le bouddhisme s’oppose à l’hindouisme sur la question de Dieu. Dans la relation ‘ cause-effet ‘, Dieu apparaît comme le caractère nécessaire, et ensuite comme l’ordonnateur d’une création juste… Cette argumentation ne me satisfait pas … La connaissance physique ne me paraît pas du niveau divin, les questions relatives au pourquoi et au comment ne peuvent qu’être mal posées et sans rapport avec ‘l’inconnaissable’ . Le bouddhisme se dispense de tout recours à un dieu créateur… Est-il nécessaire de poser un fondement causal éternel à un monde impermanent ? Le théisme ne parvient qu’à se prendre les pieds dans ses contradictions… Ce Dieu, n’est d’aucune ‘ utilité ‘,sa question est vaine et sa démonstration absurde. Le bouddhisme part de l’homme et du constat de sa souffrance. Il peut se ‘ sauver ‘ en suivant la ‘ voie ‘ etc … Moi aussi : je pars de l’homme… ce que je suis, et ma relation à l’autre. Cette double rencontre Humaine, est magnifiquement vécue et rapportée au travers des Evangiles. C’est au cœur de cette Parole, que je rencontre le Dieu de Jésus-Christ. Je n’ai pas d’autre dieu !
|
|
|
|
« Dieu n’existe pas, mais nous sommes son peuple élu » Woody Allen |
|
Je me ressens « athée » comme un
philosophe.
L’histoire de la connaissance du ‘ Dieu des philosophes ‘
commence assez tard, mais sa pratique, son culte a très vite été encouragé par les puissants…
-
Un Dieu de l’ignorance et de la peur, et pourtant un dieu fouettard. Un dieu d’esclave, qui rend le sujet docile et
malléable.
-
Un dieu, qui porte à l’infini ce qui pourrait définir l’homme : les facultés de penser, agir et aimer. A travers
Dieu, l’homme rend un culte à l’humain, mais s’infantilise. Il crée Dieu à son image.
|
|
Ph. Sollers et La Résurrection
Je viens d'écouter Le débat entre Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj, que l'on peut écouter sur le blog de la revue «LES EPEES» : à écouter pour entendre le spectacle ' Sollers ' sur la dignité de la chair ( et sa résurrection évidente..), ses amalgames théologiques ... et la difficile situation dans laquelle se trouve F. Hadjadj, qui mérite une meilleure attention... ailleurs.
Lire, ou mieux, écouter Philippe Sollers est très stimulant... Que de questions surgissent, au détour de formules provocantes...!

Sollers avec sa culture, son humour provoque le ' chrétien ' ( Il a horreur de ce mot ...!) qui sommeille en nous. Ce chrétien cul-cul la praline, qui jure aimer tout le monde ... Sollers le bouscule, le coince, et lui somme d'être intelligent ... Sinon, il l'assommera de toute sa culture .... et de tout son mépris ....!
Je me régale, je m'amuse, j'applaudis à ce grand spectacle ..!
Sollers, ne vous laisse pas une seconde en place dans un consensus mou... Vous parlez du pape, de vos réserves... Il rigole, Sollers; il vous demande de vous expliquez !
Il critique le " gallicanisme ' du catholicisme français, coincé entre le protestantisme et les ' cathos ', le tout au détriment du véritable génie du catholicisme....
Je confesse, ..... que j'ai envie de le croire, j'ai envie de le suivre dans l'apologie de la révolution catholique qu'il refuse d'appeler ' contre-réforme '... P. Sollers aiguillonne ma curiosité, mon désir de savoir ...!
Parfois, j'aurais des envies de me prendre pour un ' catholique-athée ' à la manière de Sollers... Surement, avec lui, je partage ma vision sur le génie de cette religion, la profondeur de ces dogmes, l'Art qui s'en inspire: " Que le christiannisme soit prouvé par Bach, c’est l’évidence." écrit Sollers...
A suivre ....
L'évolution laisse la place à la création divine.
Les tenants du créationnisme, ne sont pas forcément des ' imbéciles ' !.. ou des fondamentalistes limités ; genre 'évangélistes américains', qui
aimeraient les réponses simples...
Je trouve un grand intérêt à leur questionnement, car ils interrogent ma foi et sa cohérence ...
Première constation: il est intéressant de se rendre compte que nos convictions scientifiques et notre Foi, peuvent ainsi être lier...
Sur la science... Elle n'a pas la prétention de dire ce qui est vrai ; elle n'élabore que des
hypothèses qui se vérifient plus ou moins et construisent des théories qui ne tiennent que jusqu'au moment ou un autre scientifique démontre non pas le contraire, mais que l'ancienne
théorie n'était qu'approximative...
C'est tout le développement de la complexité ( et l'infiniment complexe... ). La science construit des modèles de la réalité, qui lui collent plus ou moins... jamais, la science, ni aucun homme
n'aura, je pense, la vision de la réalité... !
C'est un peu compliqué d'élaborer un exposé des
raisons scientifiques de l'évolutionnisme...
Faut-il faire de la vulgarisation et dans ce cas, il y a de très bons vulgarisateurs qui l'ont déjà faits, ou alors faut-il consulter les articles et thèses sur le sujet ...? De plus, il faudrait
avoir les compétences biologiques, pour par exemple, comprendre l'origine et l'évolution de la reproduction sexuée... Il faut travailler sur la cellule, et l'évolution chimique .... Etc etc ...
Un exemple parmi de multiples autres : Quel est notre avis sur l'idée avancée par De Duve ( 1990), le « protométabolisme » dominé par les thioesters, qui aurait permis
l'apparition de acides nucleiques... ? La biosphère s'est transformée à partir de la géosphère... Comment s'est passé le passage à l'autotrophie ( la possibilité d'un organisme à se nourrir
lui-même )... ?
La vie est le produit d'une histoire, et on pourrait peut-être imaginer la possibilité d'une autre vie. Nous pourrions parler de l'ADN, et la correspondance entre
codons et acides aminés...
Bref, quel est le rôle du hasard.. ? Ce 'hasard' n'est peut-être qu'un espace de liberté dans l'évolution, préfigurant et anticipant la liberté de l'homme ... ? Bien souvent, nous
n'avons pas les moyens, les outils, de nous faire notre propre idée scientifique ..!
Quant à l'aspect religieux,
qui est peut-être plus l'objet, de mon questionnement ...
Le créationisme m'interroge: Dieu est-il à l'origine de cette fameuse « loi de la jungle », du plus fort, du plus malin qui gagne ...? Ou question
liée : Dieu est-il à l'origine du mal .. ?
Je comprends bien, l'importance de cette question ( lien ontologique ...etc )... De plus, selon la conception religieuse ou philosophique que l'on avance, on peut faire dire à Darwin, des choses
aussi horribles que l'eugénisme, le racisme ..etc Comme quoi la science est dénuée de tout sens moral ; ce qui est logique, puisque ce n'est que de la science, et c'est 'autre chose' qui
fait que nous ayons eu la juste nécessité de créer des comités d'éthique... !

En toute cohérence, nous pourrions relever le danger - à l'image de cette création évolutive - d'une "conception d'un Dieu pétri de contradictions, au caractère erratique, imprévisible,
évolutif, n'ayant aucune immuabilité..
Que devient cette idée, que l'homme serait à l'image de Dieu, si cette image est à ce point hasardeuse...
Quelle serait donc cette image dans une perspective mouvante, affolante, et inhumaine et en contradiction avec l'amour divin, de l'Evolution...?
Questions forts intéressantes, dont les réponses sont effectivement attachées à l'idée que nous nous faisons de Dieu...
Et, je préfère dire tout de suite, qu'il me semble que Zundel, répondrait infiniment bien mieux que moi... En effet, alors que je reformule ces questions, ce sont toutes mes merveilleuses
lectures de Zundel, qui me reviennent à l'esprit ...
Mon discours sur Dieu, comme catholique, s'attache à ma référence constante : Jésus, le Christ.
Mon Dieu a subi l'hostilité et le mépris.
Jésus, homme a souffert la passion dans sa chair et dans son cœur. Dieu était-il absent ? La réponse serait ' oui ' s'il était tel un monarque ' tout puissant ' dont on voudrait
l'intervention dans les affaires humaines, à la manière d'un ' Deus ex machina '. Effectivement, je suis athée de ce dieu - Jupiter.
Mon Dieu n'est pas à la cause du mal, il est présent à ceux qui souffrent.
Mon Dieu Créateur, est présent à chaque instant, et non pas seulement à l'origine, tel un architecte ... !
Ce qui se construit, à l'aune de ma liberté c'est l'homme intérieur ( à l'image de Jésus - l'Homme par excellence )... Ce qu'il en sera de l'homme dans l'évolution, est un peu comme mon corps,
qui se modifie, se détruit ( !), disparaitra... Oui, mais c'est pour être en Dieu ... !
Pour caricaturer, je dirais que Dieu, n'est aucunement 'responsable' du mal, ni d'aucune loi. Nous pouvons imaginer que l'Amour ne peut que - donner la vie, la relation, la liberté... Je pense à
cette image de Dieu, qui crée en se retirant ...
Dieu n'est pas contingent aux lois de ce monde... Que savons-nous du bien et du mal, en Dieu ? La morale est une création de l'homme pour réguler notre vie à plusieurs... Saint Paul est
clair là-dessus !
La véritable évolution de l'homme, c'est le Christ... L'évolution biologique n'est qu'épiphénomène !
Je pense, que les Evangiles, ont la clef de nos questions... Et, je n'ai pas fini de méditer sur mon Dieu souffrant, humble, pauvre ... etc Tout le contraire de ce
que nous imaginerions avec une création non évolutive, figée dans un idéal totalisant, avec pour monarque un Dieu Tout Puissant - Architecte de l'Univers, et distribuant les médailles entre
le Bien et le Mal ...
' Je ' + ' pense ' = ?

Avant de revenir, comprendre - qui pour moi est un "maître spirituel"... J'ai entendu Thich Nath Hanh... Et quelques 'traits' m'ont touché...
Dans " je pense "... il y a une pensée, et un 'je' qui se croit être... ( attention, ce sont mes propres mots... je reformule...). L'enseignement ( mot important dans le bouddhisme,...) serait que 'je + pense' soit indissociables , au détriment du 'je', que je crois être ..
"Je marche": la réalité du présent est " marche "...
Le "je" devrait se fondre dans "marche".
La non-dualité serait que ' je ' + ' marche ', ne fasse plus qu'un !
Le ' je ' est conscience de soi. Il y aurait donc une dualité... au moins entre 'ce' que je suis et 'je' : peut-être entre le corps et l'âme...?
Penser, que 'je suis' mon corps, 'je suis' mon mental ... est, d'après le bouddhisme, une source de souffrance ... Comment cela ne serait-il pas ?
Pour revenir au christianisme, n'y a t-il pas mieux, en moi,
pour définir ce ' je ' ?.. Le coeur profond ? l'esprit ( pneuma ) ? Il y a une spiritualité dans le christianisme qui se développe autour de ce ' lacher-prise '...Cette semaine, j'ai suivi sur RCF, Suzanne Giuseppi TESTUT, une franciscaine séculière sur le thème : "Apprendre à déposer nos vies dans les mains du Christ "...
A l'image même ( combien extraordinaire ) de Dieu qui s'abandonne entre les mains de l'homme ..!!!
Les techniques de méditation recherchent une certaine ' maitrise ' du mental, par la volonté, par la prise ne compte du corps, de nos sens ... Ne pas se laisser disperser par nos pensées, revenir à la pleine conscience du présent, par la respiration, la prière ou la méditation ...
Encore, la Foi …
Je lis Saint-Paul et je suis attentif, à la manière dont il parle de la Foi : elle est un don, comme la Parole, la connaissance de Dieu ( 2 Cor. 8). C'est un don, c'est à dire qu'elle n'est pas une récompense de quelque mérite...
Sylvie Germain, : « la foi, un tout petit mot pour un signifié infini, indéfinissable car inconnaissable. Un mot simple comme une « rose sans pourquoi » ( Silésius..) »
Elle s'accueille, elle est là ...
Est-on propriétaire de ' la Foi' ? Puis-je en faire le tour... L'affirmer, la posséder, la donner .. ?
Joseph Ratzinger en dit quelque chose, qui me convient bien ... « Chaque homme ne détient la Foi, que comme symbole, comme une pièce incomplète et brisée, qui ne saurait trouver son unité et son intégralité qu'en s'unissant aux autres »
Plus loin.. « L'Eglise dans sa totalité ne détient elle aussi la foi que comme un sumbolon, comme une moitié brisée, qui n'est vérité que par sa relation à l'infini, à ce qui est tout autre, et à quoi elle vise au-delà d'elle même. La foi ne peut s'approcher de Dieu qu'à travers cette brisure infinie du symbole, à travers ce dépassement perpétuel de l'homme » ( Foi chrétienne hier et aujourd'hui 1996, P48 et 50 ).
C'est vraiment bien dit !
C'est faire injure à ce que peut-être la foi, à ce que mérite la raison... que de demander ce qu'il ' faut croire ' ! Absurde !
Déjà très loin de nous, Augustin écrivait : « Croire n'est pas autre chose que penser en donnant son assentiment... Si l'on supprime l'assentiment, on supprime la foi, car sans assentiment on ne croit pas du tout. » C'est clair !
La foi est un saut , de la raison, dans
l'inconnu... Elle suscite ma liberté, elle me tient dans une altérité, elle est confrontation... Elle ne se contente pas d'un savoir, d'une théorie, d'une idéologie... La foi est un
questionnement, un déplacement, une dynamique... !
Je sais... Autrefois.. « Dieu s'imposait comme la puissance dont On ne pouvait douter » ' On ' croyait !
Aujourd'hui : la Foi ne pourrait plus n'être qu'une ' opinion personnelle '...
Attention ! Ne pas faire du ' religieux ' un espace à ma mesure individuelle... Un individualisme !
Il faut la rencontre avec l'autre, partager et communier...
Et, si on inventait ... une Eglise ?
Je m'amuse, Elle existe, elle a 2000 ans, elle est polie par le temps, elle a tant fait ' la putain ' que je ne vais pas lui en raconter... Et moi aussi, je sais ce qu'elle a fait...
Ma spiritualité catholique a l'avantage d'avoir la patine des siècles, de s'être frottée à l'expérience et les erreurs des générations passées.
Le statut de Jésus, nous permet de mettre tous les autres humains à leur juste place, sont-ils pape, cardinal ou déclaré saint ...
Méditation sur la prière selon BONHOEFFER Dietrich
Il y a 3.000 ans, quelque part en Orient, un saint homme se trouve dans le silence et la solitude du Temple de David. Il joint les mains... il prie. Il est touché
par l'Esprit de Dieu et murmure :
« Mon âme cherche Dieu dans le silence, de Lui seul vient mon salut ».
Il est arrivé à un âge où se taisent les bruits du monde, les turbulences de sa jeunesse. Il cherche le silence dans la Maison de Dieu. Il s'approche de Lui goûte la vision d'un Dieu
silencieux.
C'est le psaume 62: « Mon âme cherche Dieu dans le silence, de Lui vient mon salut »
Mon âme..., au-delà des bruits qui nous font tourner la tête, résonne ce simple mot : mon âme tranquillement, silencieusement... C'est comme un appel à notre
conscience : toi, homme, tu as une âme ! Qu'allons nous dire à propos de notre âme ?
Elle est ma vie
Elle est à l'image de Dieu. Depuis toute éternité Dieu aime mon âme.
Elle est Son Amour en nous, Son Souffle.
« Homme, tu as une âme ». C'est plus qu'un mot, plus qu'un rêve, c'est une réalité fidèle et permanente et en même temps une lourde responsabilité devant Dieu et l'éternité.
Il y a des gens qui sont conscients d'avoir une âme mais qu'est-elle devenue après tant d'années d'inquiétudes, de désarrois, de découragements; ballottée par les expériences ambiguës de la vie.
Et voilà que notre vieil Israélite nous dit aujourd'hui : Mon âme, en silence, cherche
Dieu. Que veut-il dire ?C'est grandiose et sacré : mon âme qui se tourne, en silence vers Dieu.
Tel un nourrisson qui suce silencieusement le lait maternel.
Tel deux amoureux qui se tiennent la main sans dire quoique ce soit.
Tel un coucher de soleil qui nous émerveille une nuit d'été.
Ainsi notre âme devient silencieuse en face de Dieu.
Oubliant toute inquiétude et empressement.
Seul Dieu peut nous donner à boire, réaliser nos attentes.
Seule la Main de Dieu peut nous prendre sous Son ombre.
Ici l'âme devient adoration.
|
|
Devenir Silence... |
|
Mon âme tournée vers Dieu dans le silence... c'est l'heure de la grâce, de la béatitude. C'est dire : « Seigneur parle, ton serviteur écoute ». |
|
Ma prière.
Initié à la 'méditation transcendantale', vers 20 ans...
J'ai pratiqué l'assise silencieuse et la résonnance du mantra... J'en ai expérimenté les bienfaits... Cela ne m'a pas suffit, parce que je n'avais pas les réponses à la question
du ' sens '.
J'ai rejoint la franc-maçonnerie, vers 30 ans. J'ai découvert la profondeur du
symbolisme, l'importance et les grâces du rituel. J'ai étudié ; j'ai interrogé des frères aux opinions divergentes, je me suis enrichi de la diversité de chacun. Cela ne m'a pas suffit,
parce que mon agnosticisme ne satisfaisait pas mes questions sur le ' sens '.

Je continuais régulièrement, cependant à fréquenter des lieux de retraite spirituelle de tendance, et religions différentes.
Mes séjours en monastère bénédictin me comblaient, par le silence et la participation aux offices...
La prière, et le Dieu personnel me semblaient être des obstacles infranchissables... L'institution église, aussi, mais sur un plan sociétal...
Cependant, j'ai répondu, à mon désir... J'ai, par volonté, franchi le pas du retour dans mon Eglise, après 30 ans d'absence. J'ai rejoint une paroisse et me suis engagé comme un 'catho' de
toujours...
Depuis, je me nourris, je goûte, je m'émerveille des textes de La Parole.
En Christ, tout ce que j'ai appris se récapitule. Je ne renie rien de ce que j'ai eu la chance de connaître et je continue avec grand intérêt à comprendre ce qui semble être différent et contradictoire.. !

Ma pratique de la prière se reconnaît dans ce qu'en dit John Main et le mantra; et j'ai repris le sens de son propos dans le texte suivant :
Viendra peut-être un jour, où ma prière cessera de résonner, de mots...
Je serai perdu dans le silence de Dieu, un goût d'éternité...
Si cela se produit,
Ne pas prendre possession de ce silence
Ne pas l'utiliser
Si je réfléchis...
revenir tranquillement aux mots de ma prière...