foi
Marthe Robin
Je rentre d’une retraite en silence, tout à côté où vivait Marthe Robin. Cette femme, clouée dans un lit pendant plus de cinquante années, a fait de sa vie un terreau dans lequel nous puisons, à notre mesure, une spiritualité catholique exigeante et féconde …
Qui est Marthe Robin ? (version officielle réactualisée) site: martherobin. -
Humain
A l’école de Simone Weil, je dirais qu’ être humain ne suffit pas, notre devoir est d’accéder à notre Humanité.
Quant à la Foi, chemin d’Humanité, elle deviendrait suspecte dès lors qu’il y aurait trace d’une récompense …
A tel point que «La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une
purification.» [ Simone Weil ]
"Les religions qui ont conçu ce renoncement, cette distance volontaire, cet effacement volontaire de Dieu, son absence apparente et sa présence secrète ici-bas, ces
religions sont la religion vraie, la traduction en langages différents de la grande Révélation. Les religions qui présentent la divinité comme commandant partout où elle en a le pouvoir sont
fausses. Même si elles sont monothéistes, elles sont idolâtres" Simone Weil, on trouve cette formulation dans son écrit de 1942, Formes de l'amour implicite de Dieu, in
Oeuvres complètes, Paris, Gallimard, 2008, tome IV, "Écrits de Marseille", I, p. 291.
Dieu est .... dans les cieux.
Extrait de Laurence Freeman o.s.b., Jésus, le Maître intérieur, Paris, Albin Michel, 2002, p. 164-165.
Pour trouver Dieu, il faut donc perdre Dieu, du moins nos idées et images primitives de Dieu. Ce détachement sera douloureux, sur un plan individuel et pour la communauté dont nous faisons partie. La psyché subit une transformation à un niveau profond. Même un non-religieux sentira la douleur de perdre un Dieu rassurant et familier. Douleur mais aussi joie accompagnent la découverte du vivant mystère, car les idoles que nous devons abattre sont intimement mêlées à l’image que nous nous faisons de nous-mêmes.
Le sentiment de séparation de Dieu est nécessaire à l’individuation spirituelle, ce qui est particulièrement douloureux et troublant pour les personnes attachées à une religion. Le premier effluve du Royaume s’apparente moins à une découverte de Dieu qu’à une perte ou même à un rejet sacrilège du Dieu qu’elles reçurent d’abord avec confiance. Mais au-delà du vide atroce de l’absence, Dieu se rencontre dans la stupeur de la pure présence.
Lentement l’évidence s’impose que la perte de l’image est la condition sine qua non pour découvrir l’original. Perdre son chemin est la véritable manière de chercher Dieu. Cette vérité sur la vision de Dieu révèle une autre loi que nous n’avons peut-être même pas conscience de suivre : pour trouver notre vrai Soi nous devons perdre nos moi-ego. Pour approfondir une relation, nous devons lâcher le partenaire. Alors, l’absence se transforme imperceptiblement en mystère de la présence. Du moins, nous prenons conscience que l’absence de Dieu signale l’impossibilité pour nos capacités de compréhension d’appréhender la vraie présence de Dieu.
Selon Thomas d’Aquin, tout ce que nous pouvons dire de Dieu avec exactitude, c’est que Dieu est, mais non ce qu’il est. Dieu n’est donc pas sans lien avec le mystère que nous sommes pour nous-mêmes. S’il est vrai que Dieu reste toujours un mystère pour nous, il est vrai également que nous sommes un mystère pour nous-mêmes. Le mystère, finalement, est celui d’exister tout simplement, que toute chose existe. Cet émerveillement est une faculté humaine fondamentale et, selon Aristote, la clé de voûte de la philosophie. La merveille d’être humain est dépendante de la merveille du mysterium divin. Ce mystère de Dieu est l’affirmation biblique essentielle sur Dieu. Malgré la somme de pensées et de rituels qu’elle a accumulée, la théologie chrétienne repose sur la connaissable inconnaissabilité de Dieu.
« Si vous avez l’intelligence de ce que vous voulez dire, note saint Augustin, ce n’est pas Dieu ; si vous avez pu comprendre, vous avez compris autre chose que lui. Si vous croyez l’avoir compris, vous êtes le jouet de vos propres pensées. »
Cette humilité (et cet humour) radicale face à l’ineffable mystère de Dieu est le fondement de la tradition chrétienne. Or, du cœur de cette tradition émane une autorité qui libère. Ses maîtres, témoignant d’une sage inconnaissance, d’une humble et docte ignorance, indiquent le chemin conduisant au Royaume.
Rappelez-vous : Asseyez-vous. Restez immobile et le dos droit. Fermez doucement les yeux. Soyez détendu mais vigilant. En silence, intérieurement, commencez à dire un mot unique. Nous recommandons le verset de prière « Maranatha qui signifie « Viens, Seigneur » en araméen. Récitez-le en détachant chaque syllabe. Ecoutez-le tout en le disant, doucement, mais sans discontinuer. Ne retenez et n’entretenez aucune pensée, aucune image, spirituelle ou autre. Laissez passer les pensées et les images qui surgissent. Ramenez simplement votre attention – avec humilité et simplicité – sur la répétition intérieure de votre mot dans la foi, du début à la fin de votre méditation.
Rumi, “The Level of Words”, extrait de The Soul of Rumi: A New Collection of Ecstatic Poems, traduction anglaise de Coleman Barks, New York, Harper SanFrancisco, 1991, p. 77.
Le niveau des mots
Dieu a dit : « Les images liées au langage humain ne me correspondent pas,
Mais ceux qui aiment les mots doivent en user pour s’approcher. »
Souviens-toi simplement que c’est comme si tu disais du roi : « Il n’est pas un tisserand. » Est-ce vraiment une louange ? Quelle que soit cette déclaration, les mots se
situent à ce niveau-là de connaissance de Dieu.
Texte tiré de la newsletter de http://www.wccm.fr/ -> link
Le commandement d’aimer
« Jésus va droit à l’essentiel. Il s’agit d’aimer. Aimer Dieu de tout son cœur, c’est-à-dire de toute sa volonté. Dans la Bible, le cœur ne désigne pas l’affectivité, le sentiment, mais le centre de la personne, de ses décisions, de ses projets. La foi n’est pas un battement de cœur sentimental. Aimer, c’est un choix. De tout ton cœur et de toute ton âme. En hébreu, c’est la vie. Et de tout ton esprit, c’est-à-dire de tout ton pouvoir, de tous tes dons, de toutes tes capacités. L’amour n’est pas irrationnel, vague, aléatoire. Il ne « rend pas aveugle » mais clairvoyant, intelligent, décidé. Aimer Dieu donne sens et clarté. Pour aimer vraiment, il ne faut pas être une brute, il faut être intelligent. » Van Aerde Michel , dominicain.
L’Amour est de l’ordre de la raison :
L’Amour est une réponse à la question du sens de la vie, elle est la logique de certains choix et peut motiver un engagement.
L’Amour est de l’ordre de la
volonté :
Bien sûr, quelques hormones motivent mes préférences… Mais la ‘ Voie du Christ ‘ m’enseigne de tourner mes yeux vers l’Autre, l’Inconnu, l’étranger, le Prochain, le Frère qui se révèle comme tel non par ce qu’on sait de lui, mais parce qu’il est le visage de Dieu…
C’est ainsi que s’exprime le « commandement d’aimer » qui parcourt la Bible…
Amour qui s’éprouve comme une assignation à aimer comme si, nous entendions une voix nous dire :
« N’es-tu pas le gardien de ton frère ? »
C’est d’ailleurs l’idée forte de St Paul, qui remet la Loi à sa place :
« Celui qui en effet aime l’autre la loi il a accompli » (Rm 13, 8)
« accomplissement donc de la loi c’est cela l’amour » ( Rm 13,9)
Et moi, qui n’aime pas ou qui aime mal … ?
Je ne crains pas, cependant, de tenter le chemin chrétien… Est incrusté en moi, la fausse idée que l'impie, le pécheur, l'injuste contrevenant à la loi de Dieu, ne mérite pas de s’appeler disciple.
Or Jésus objecte et dit : " Je ne suis pas venu appeler le juste, mais les pécheurs. " Bref, Jésus bouleverse la clarté des repères courants… , en effet, la position du ‘Dieu de Jésus’ à l'égard des hommes, n'est plus régie par la justice distributive, celle qui punit et récompense, mais par l'agapè, l'amour…
Le commandement d’aimer
"Est-il possible de « commander d’aimer » ? L’amour dont Jésus nous parle n’est pas de l’ordre du sentiment, de ces mouvements émotionnels qui nous commandent plus que nous ne les commandons, nous portant vers les uns, nous détournant des autres, au gré de nos humeurs, de nos histoires, de nos affections. Il existe véritablement un vouloir aimer, qui engage de la façon la plus noble nos existences. Nos vies s’appuient sur une colonne vertébrale, sur la seule dimension dont nous avons un authentique contrôle : notre volonté.
Cette volonté est le lieu même de notre liberté, de notre responsabilité et partant de notre dignité. Elle est le creuset de nos engagements et de nos réalisations, humaines et spirituelles.
Il existe un vouloir aimer qui passe par un décentrement de tout notre être, nous donnant de trouver notre joie dans la joie de l’autre. Lorsque le commandement de Dieu et mon vouloir propre ne font plus qu’un, lorsque ma volonté et celle du Seigneur sont conjointes, alors je suis pleinement libre, sans entraves pour me porter par moi-même vers ce pour quoi je suis fait : aimer, et être aimé, pour toujours." Antoine de Romanet (curé de Saint Louis de France, la paroisse catholique francophone à Washington)
Un chemin étroit, mais pas secret ...
«Seigneur, ils sont peu nombreux ceux qui sont sauvés ?’ Et Jésus répond : ‘Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, parce que beaucoup, je vous le dis,
chercheront à entrer, mais n’y arriveront pas’ ».
« Que signifie cette ‘porte étroite’ ? Il s’agit peut-être d’un passage réservé seulement à certains élus ? »
Diagnostic d’une « tentation » encore « actuelle » « d’interpréter la pratique religieuse comme source de privilèges et de sécurités ».
« En réalité, le message du Christ va justement dans le sens opposé : tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est ‘étroite’. Il n’y a pas de privilégiés. Le passage à la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est étroit, car exigeant, parce qu’il requiert engagement, abnégation, mortification de l’égoïsme ».
Le « passeport » pour la vie éternelle, « la vraie amitié avec Jésus » qui « s’exprime dans la façon de vivre : elle s’exprime par la bonté du cœur, par
l’humilité, la douceur et la miséricorde, l’amour de la justice et de la vérité, l’engagement sincère et honnête pour la paix et pour la réconciliation ».
Rien de très original... Mais , on fait dire tant de choses aux catholiques, alors il est intéressant de savoir que ...
Ces propos sont ceux du pape Benoît XVI, qui commentait cette page d’évangile. ROME, Dimanche 26 août 2007 http://www.zenit.org/ . De plus, je les ai lu sur le site : http://www.buddhachannel.tv/..!
L'Amour n'est pas sentimental.
Je reviens encore dessus… ! AIMER… ? Ca veut dire quoi ?
Notre culture ne parle que d’amour : dans les romans, les séries de télévision… Nous baignons dans l’amour sentiment… Il s’agirait d’un sentiment variable… , depuis sa naissance, jusqu’à sa disparition ! L’Amour, çà ne se commande pas !
J’aime tout le monde, mais je déteste mon voisin !
Quand on aime tout le monde… on n’aime personne…
L’amour dont parle Jésus est autre.. !
Et, il est important pour moi de comprendre ce que cela signifie.
L’Amour n’est pas sentimental.
L’Amour est ambivalent… J’ai récupéré cette définition chez Alain Finkielkraut dans La sagesse de l’amour
« Il existe, dans de nombreuses langues, un mot qui désigne à la fois l’acte de donner et celui de prendre, la charité et l’avidité, la bienfaisance et la convoitise – c’est le mot : amour. Le désir ardent qu’a un être de tout ce qui peut le combler et l’abnégation sans réserve convergent paradoxalement dans un même vocable. On parle d’amour pour l’apothéose du souci de soi, et pour le souci de l’Autre poussé à son paroxysme. »
L'Amour ... en question
Dieu est Amour… Dieu t’aime… Bla-bla…
Est-il vrai que plus je parlerais d’amour, plus je m’accoquinerais de tout ce qui est divin…?
Pourtant, moi, si j’entends parler d’amour, et , surtout peut-être, de la part du divin … Je prends de la distance, je crains de m’engluer dans une affectivité qui serait sans rapport avec
la question existentielle du sens…!
Or l’Amour questionne le sens de la vie…
Bien sûr, si Dieu est… Il est Amour.
L’Amour existe t-il ? Il semble que oui…
De l’Eros, à l’étreinte du ‘Yin et Yang’, la nature exprime l’amour, comme union…
La culture grecque ajoute : Philos, l’amour intellectuel, une rencontre avec le logos.
L’Agape : l’amour altruiste est-il une spécificité chrétienne ?
Que penser de la prédominance de la figure paternelle, dans le christianisme ? Comme si nous avions accentué l’idée de force, de puissance et de sévérité… au détriment de la compassion
maternelle… ? Et, aujourd’hui, certains d’entre nous sont embarrassés par la question de la souffrance…
Pourquoi donc, la souffrance devrait elle être une raison, de confondre Dieu ? Le Dieu des philosophes est un Dieu insensible qui se contredit lui-même… !
La souffrance existe : avec Dieu, elle est au cœur de notre vie.
Intuition partagée ...
"Chaque religion continuera-t-elle à revendiquer l'exclusivité de sa relation avec Dieu, ou bien les religions s'uniront-elle enfin pour proclamer cette bonne nouvelle : Dieu est meilleur qu'on ne l'aurait cru Il se communique à tous, à chaque instant et de toutes les manières, ce n'est pas Lui qui se refuse, mais nous qui Lui résistons, et il n'est pas trop de tous les mystiques, de tous les artistes, de tous les philosophes, de tous les chercheurs et de tous les hommes de prière et de dévouement pour nous apprendre ce que Dieu ferait en nous si nous Le laissions faire ? "
Louis Evely
La spiritualité ' capitaliste ' ..!
Il est temps de changer nos cadres de pensée… La spiritualité serait la spécialité des religions, et notre vie de travailleur-consommateur serait du domaine
politique ; la règle étant de ne pas mélanger le religieux et la sphère publique…
Et pourtant… Christian Arnsperger, Economiste, chercheur au Fonds national belge de la recherche scientifique et professeur à l'Université catholique de Louvain, développe une bien curieuse réflexion sur le
capitalisme ; je le cite :
« Le capitalisme fonctionne selon une règle simple : tout capital investi doit être rendu aussi rentable que possible. On en voit quotidiennement les conséquences sur nos manières de
vivre ensemble et de nous définir comme humains. Ce système a sécrété un Homo
capitalisticus dont le niveau de conscience et même le fonctionnement psychique et corporel sont marqués par la logique de rentabilité - qu'on pense aux effets de la mentalité concurrentielle ou
aux dégâts causés par l'alimentation agro-industrielle. Ce que nous devons d'abord laisser derrière nous, c'est un certain type d'humanité. Il y a donc bien un enjeu anthropologique. Le
capitalisme s'enracine dans nos angoisses existentielles les plus profondes, mais offre à nos inquiétudes des réponses perverses. A nous de comprendre ce mécanisme et d'en tirer les implications
si nous voulons être plus pleinement humains.
Que nous soyons croyants ou pas, nous sommes tous fragiles et mortels. Notre spiritualité, c'est notre réponse à cet état de fait. Le spirituel n'est donc pas
optionnel, même s'il peut prendre des formes très diverses. Spiritualité ne veut pas nécessairement dire religion ! Les spiritualités athées et les philosophies - y compris antiques - ont
énormément de ressources à apporter au militantisme politique. En réalité, le capitalisme est déjà une forme de spiritualité, mais tronquée, tordue, et même dangereuse. Il faut en combattre les
mensonges, notamment dans la sphère du "développement personnel", qu'il a si bien confisquée. Les militants existentiels sont ceux qui, ayant vu que le capitalisme ne fait qu'attiser nos
angoisses alors qu'il promet de les alléger, cherchent à se soutenir mutuellement pour promouvoir une triple éthique : la simplicité volontaire, un revenu de base égal pour tous, et une
démocratie radicale étendue à l'économique. Ces militants oeuvrent à une refondation profonde de nos existences personnelles et collectives. Il s'agit de modifier toute notre façon de penser
l'économie, donc de concevoir nos institutions éducatives et les idéaux qu'elles transmettent aux jeunes générations. Nous en sommes loin ces temps-ci....
Aujourd’hui, repenser le capitalisme
et condamner ses dérives, c’est donc aussi, penser la spiritualité… ! Je cite encore :
« Mon livre propose bel et bien une critique libérale du capitalisme. Le libéralisme prône la libération humaine dans toutes ses dimensions. L'idéal moderne de liberté est le bon, mais le capitalisme a fini par aller à son encontre. Il nous empêche de réfléchir sur le sens même de notre libération. La logique actuelle étouffe d'immenses potentiels humains. C'est pour libérer ces potentiels que nous devrions remplacer la croissance par l'approfondissement, la surconsommation par la simplicité choisie, la rentabilisation du savoir par la quête de soi. Ne poursuivons pas seulement l'égalité des chances de "réussir" en tant qu'Homo capitalisticus aliéné ! Militons dans nos écoles et nos universités pour une vraie égalité d'accès au sens critique et à la lucidité existentielle, exigeons un soutien public pour pouvoir créer librement des façons non capitalistes de consommer et de produire, et descendons dans la rue pour demander, sur cette base toute neuve, des institutions libératrices.
Entretien paru dans le
LE MONDE DES LIVRES
Christian Arnsperger a publié : Ethique de l'existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel (Cerf, "La nuit surveillée", 316
p., 23 €)
L'Homme sans Dieu ?
Que penser de ce genre de formule, qui a le don d'exaspérer tout agnostique humaniste ?
- Ma première réaction est de m'insurger contre l'idée que l'humanisme ne puisse se centrer qu'autour de Dieu, un peu comme si l'Eglise, ici le pape, ne voulait pas admettre le progrès culturel de notre civilisation ...! Le refus des ' Lumières ' ...etc...
- Ma deuxième réaction, plus intéressante à mon avis, est de me faire réfléchir ... en cherchant le sens de cette provocation.
Il nous arrive souvent d'affirmer des ' idées reçues ', sans les passer au crible de la critique. Ainsi: ' il n'est pas bien de s'enrichir sur le dos de son prochain ... ' Pourquoi ? Sur quel principe allons-nous fonder notre argumentation ? Chacun n'affirme t-il pas: "Il faut des valeurs ! De la morale ! Il faut moraliser le capitalisme ...!"
Sur quoi fonder les sens de la vie commune de l'agneau et du loup...? Si l'on veut ' moraliser ' leur comportement; il sera nécessaire:
* soit de trouver des arguments ' supérieurs ' qui transcende la vie de chacun...
* Soit, d' imposer des règles de vie commune, à partir d'un compromis entre les intérêts du loup et ceux de l'agneau; compromis qui a de grandes chances d'exister après un rapport de force. Dans ce cas, la moralisation, est de nature 'matérialiste ' et forcément collective... L'intérêt personnel peut très vite devenir dangereux...
Le pape, ne pousse t-il pas les agnostiques, les athées à justifier de leur morale ..? Et, ma foi... je trouve la question primordiale...!