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Les légendes du Graal

foi

Naître à la Foi :

16 Décembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

 La rencontre que chacun d’entre nous peut faire avec le bouddhisme, devrait nous questionner, nous les cathos.

En effet, entrer dans la spiritualité bouddhiste est assez simple, naturelle ; il n’est pas demandé de ‘croire’, mais d’expérimenter, d’être sensible à une attitude, une recherche …Ce que beaucoup d’entre nous sommes intéressés à faire, si ce n’est pour comprendre…

 

Rencontrer le Christ, pourrait être tout aussi naturel…

- Sauf, que nous avons à présenter un ‘ Crédo ‘ complexe, qui ne se partage pas sans quelques commentaires.

- Sauf, que nous ne nous mettons pas à la pédagogie de Jésus ; qui lui, ne s’y prenait pas ainsi … !

 

Jésus, nous engage à sa suite, au travers de tous le évènements de la vie, de la naissance à la mort. Et là chez ceux qu’il rencontre, simplement - il touche là, où c’est essentiel

Ainsi, alors qu’il n’est ni mort, ni ressuscité : il fait appel, en chacun, à la ‘ Foi ‘( pas celle de Nicée, bien sûr.. ! ), à cet engagement existentiel que fait chaque homme avec la vie : donner un sens, pour aller où ? …etc

 

« Qui ne se souvient d’avoir entendu une parole décisive d’un autre ou d’avoir vu dans son regard bienveillant la possibilité de faire soi-même le pas qui coûte! À certaines étapes de notre existence, il nous paraît suffisant de vivre sur la vitesse acquise ; mais à des moments de passage ou de crise, l’acte de foi inaugural en la vie doit être réactivé. Dans ces situations, nous avons vraiment besoin de personnes capables de susciter la foi ou de la ressusciter. Nous avons besoin de « passeurs ».

C’est alors que nous découvrons que le « passeur » de Galilée s’intéresse d’abord et avant tout à cette « foi » comme unique source de vie : « C’est ta foi qui t’a sauvé », dit-il à tant d’hommes et de femmes rencontrés en situation de nécessité : celle qui depuis douze ans souffre d’hémorragies, les porteurs du paralytique, le centurion attaché à son esclave malade et sur le point de mourir, etc. Jésus nous apprend ainsi qu’il n’y a pas de vie humaine sans « foi ». » Christoph Theobald, jésuite.


Jésus part à la rencontre de ceux, pour qui la « Foi » est un acte difficile …


Jésus sait que personne ne peut croire à la place d’un autre… Jamais il ne dit à quelqu’un : « je t’ai sauvé », mais : « ta foi t’a sauvé ».


Comme le bouddhisme, le christianisme part de notre difficulté à conscientiser nos limites à la joie ( les béatitudes ): la maladie, la mort. Comme si la vie, nous mentait …

Le chemin de la conversion, de la re-naissance, de la résurrection … est au prix, de mourir à :…

« Qui veut sauver sa vie, la perdra ; mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera » (Mc 8, 35), dit Jésus au croyant ; et c’est au même moment que Pierre reconnaît Jésus comme Christ.


Rencontrer le christianisme, se fait sur le chemin des Evangiles. Il convient d’éviter les catéchismes et le dogmes, pour entrer dans la parole et trouver en soi, là où Jésus veut nous rejoindre, là où «  je suis », à l’intérieur de soi aux prises avec la difficulté d’exister …

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Le Lâcher-prise ...

16 Décembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Quoi de plus agaçant, pour certains cathos, que la reprise d'un langage 'moderne' (! ).lacher-prise

Et, il est parfois déconcertant, pour les mêmes; d'entendre dire que le célèbre:" Que ta volonté soit faite, et non la mienne. " ; soit cher à tous les grands maîtres zen, soufis ou hindous…


La pratique du ‘lâcher-prise, amène à un abandon de notre vouloir personnel, et cet abandon produit une détente.. C’est à partir de celle-ci que notre action va à présent s’accomplir, et non à partir d’une réaction de bonne ou mauvaise humeur … Plus il y aura d’émotions non contrôlées, moins il y aura d’efficacité dans l’action, moins ma réponse sera appropriée.

En aucun cas, le mot « lacher-prise » n’exclut l’action. Le maître spirituel de A. Desjardins, Swâmi Prajnâmpad avait cette formule : «  Intérieurement, activement passif. Extérieurement, passivement actif. »
joug léger
La paix n’exclut pas l’action. Ce qui, pour le chrétien que je suis, illustre la formule prêtée à tort à St Ignace de Loyola : 


" Première règle de ceux qui agissent:
crois en Dieu comme si tout le cours des choses dépendait de toi, en rien de Dieu.
Cependant mets tout en œuvre en elles, comme si rien ne devait être fait par toi, et tout de Dieu seul."
 La maxime de Hevenesi (1705)


 Les maîtres orientaux, le disent : notre erreur est de porter inutilement le fardeau de notre existence.
Ce qui, pour le chrétien que je suis, illustre le message de Jésus quand il nous parle de son joug qui lui, est léger  (Mt 11,28-30)… : En effet, Il y a des prescriptions, des morales qui s’opposent au joug léger que nous propose le Christ, elles nous mettent en situation de dépendance infantile et peuvent conduire à une dépréciation de soi …

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Du danger d'assister à la messe...!

6 Décembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Il arrive au cours de cette quête, la malheureuse aventure de trouver derrière la croix : une loi d’exclusion et un dogme aride , le tout sacralisé par un culte ésotérique … !

Pour éviter cette mauvaise expérience, il est des erreurs à ne pas commettre. Mon premier conseil serait de ne jamais commencer par :

- entrer dans une église pour assister à la messe dominicale…  

- regarder à la télévision, les cérémonies officielles du magistère romain !

- de demander la raison ( à gauche de l’écran ) de l’absence de femmes…

- de vous présenter comme divorcé-remarié… etc


Bref, vous pourriez être déçu… Et, vraiment je vous invite à persévérer pour dépasser ces quelques considérations, et vous avancer vers la spiritualité du christianisme.

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Jésus... et le 'développement personnel'.

6 Décembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

En Jésus-Christ, nous rencontrons le sage et le prophète.
Aujourd’hui, nous sommes plus sensibles, davantage interpellés par une recherche de sagesse et, nous sommes plus méfiants face à l’appel à conversion du prophète.
Cependant, rencontrer « Jésus », le maître, le thérapeute ; devrait par son message puis son expérience nous amener à la profondeur d’une Présence…
D’autres images comme le roi (et la puissance), ou le prêtre (et le dogme), peuvent nous paraître, aujourd’hui,  incompatibles avec un chemin spirituel…
Aussi, il me semble nécessaire, que l’Eglise prenne en compte ce réel désir de développement personnel. Alors qu’il y a 2000 ans Jésus accomplissait des miracles sur les corps, aujourd’hui Jésus peut accomplir des signes similaires sur les âmes ( psyché), des guérisons intérieures.


La mort, la souffrance sont les écueils d’une recherche de sens. Le bouddhisme part de soi, pour aller vers plus que soi. Le sage révèle l’illusion fondamentale d’une vie centrée vers l’égo, et les souffrances communes afférentes. Cet accomplissement personnel, vers un véritable éveil, est le but de la sagesse.


Le chrétien sur cette voie rencontre un enseignement et une Personne.

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" Que ta volonté soit faite"

29 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Le travail sur l’esprit, en particulier la spiritualité, a t-il pour fonction de nous faire oublier le réel ? L’illusion, qui est souvent le fruit de l’agitation du mental, prend-il le relais de notre impuissance à agir … ?


Le bouddhisme me dirait qu’il est plus sage d’acceptez les choses comme elles sont, et non comme j’aurais voulu qu'elles soient. Qu’est ce qui me fait réagir : la situation ou le sentiment que j’en ai ? Ai-je la réelle connaissance de la situation ?
Il est important de ne pas se tromper à ce sur quoi je porte mon attention, car elle grandit… Mon attention va transformer l’information qui va me faire agir… Il est important de ne pas me tromper de cible !

La connaissance de la réalité me prépare à m’engager, à souhaiter le futur. Accepter le présent, c’est créer le futur par une intention détachée du résultat.

Le bouddhisme n’est pas fataliste. Il enseigne que le présent doit se vivre en conscience, parce qu’il est réel, les obstacles que j’imaginent eux sont en majorité imaginaires…

Pratiquement : pour grandir dans l’attention et affermir mon intention, le Bouddha enseigne La Méditation,: 

* Faire un espace silencieux, et entrer dans le silence de mon ETRE
* Dans cet espace( lorsque ’je suis’), apprendre à me connaître et laissez exprimer mes intentions et mes désirs.
* Ne plus me laisser influencer par les opinions et les critiques d'autrui.
* Abandonnez tout attachement aux résultats

 

Ma vision chrétienne, m’enrichit de l’expérience de Jésus, pleinement homme et pleinement Dieu… J’ai expérimenté , que seul, je n’avance pas !  Et, j’expérimente que je ne suis pas seul. Cette « grâce » est à la mesure de l’énormité du message délivré par les Ecritures … ( paroles d’hommes qui les dépassent …)


Ainsi, la nature humaine que Jésus a assumé, rend possible que le divin souffre et meure ( à l’existence)… Sa nature divine, a donné à la souffrance:
- une valeur par l’abandon
- et un sens par la participation à la vie divine.
Le sens de la vraie Vie , au delà de la résurrection. Résurrection déjà expérimenté dès à présent par la conversion, ou l’éveil.


Et encore, de toutes les souffrances venues de l'extérieur, nous savons qu’elles ne sont rien en comparaison de la nuit obscure de l'âme, quand la lumière divine ne luit plus et que la voix du Seigneur ne parle plus. Pourtant, Dieu est là, mais il se cache et se tait.

«  Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mt 27,46 //Mc 15,34,



Pour le chrétien, Prier c’est désirer ( St Augustin ). Désirer Dieu, exprimer l’origine de mon être ,m’emplir de la Présence de l’Esprit …

Prier c’est notre lien au Père…

Prier serait-il « que cela n’arrive pas » ou « que cela advienne » ?

«  Que ta volonté soit faite », m’appelle à rejoindre l’expérience de Jésus par sa prière :

"Père, je désire traverser cela à ta manière, d'y faire face avec dignité, dans le pardon et la confiance, afin que quelque chose de toi se manifeste dans mon humain! … »

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Les trois croix du calvaire

15 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

La ‘Bonne Nouvelle’, c’est l’annonce, par Jésus, du ‘ Royaume ‘…

Une autre bonne nouvelle, est que le ‘premier’, à suivre Jésus, est un brigand, dont le chemin croise celui du Christ au moment de mourir.. « Aujourd’hui, tu seras avec moi »


Au calvaire, il y a trois croix.


La réponse de Jésus vient au-devant de la confiance et des espérances du brigand : « Seigneur, souviens-toi de moi »

L’un des malfaiteurs l’insulte : « N’es-tu pas le « Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous avec. »

Jésus ne répond pas . L’autre brigand dit : « Tu ne crains pas Dieu ? ».


La confiance laisse la place à La Présence… Sa conscience laisse le champ du possible, puis dans la foi se place dans la présence de Dieu … Et c’est en se présentant soit même comme redevable, que l’homme se soumet à l’Amour de Dieu… Ce qui a converti le larron, ce n’est pas le regard d’amour ( comme pour Pierre ), c’est La seule Présence dans la souffrance… 

Là est la réponse à l’absurdité de la mort; vaincue par le Christ… Vivant !


Le Royaume est déjà là.

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La Vie, opportunité ou souffrance ? Christianisme et Bouddhisme

11 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Plus personne aujourd’hui, ne devrait résumer la foi chrétienne à une invitation au renoncement, au sacrifice et donc à la souffrance. Pourtant, en opposition à l’Evangile, l’opinion commune rapporte - que la sexualité et les « biens matériels » relèvent du péché… ! - Que, la souffrance est positive, parce qu’elle dispose en quelque sorte d’une valeur marchande. Elle permet de racheter le péché.. !

La question de la cohabitation de Dieu et du mal se pose depuis toujours. Épicure déjà avait dit que si le mal existe, soit Dieu n’est pas tout-puissant, soit il n’est pas bon.

C’est pourquoi le stoïcien fait en sorte que la douleur ne puisse l’atteindre, et peut-être par héroïsme ,ceci interdit la plainte … Dommage !

En effet, l’évacuation de la souffrance ne conduit-il pas fatalement à l’exclusion de celui qui souffre ?

 

« Aujourd’hui, nous préférons reconnaitre que Dieu subit lui-même le négatif, qu’il souffre et qu’il meurt en Christ. Nous récusons la conception classique du Dieu absolu, impassible et immuable. La toute-puissance de Dieu ne consiste pas à se tenir loin des aléas du monde, mais à surmonter perpétuellement le mal de l’intérieur. Pour sa part, l’amour de Dieu ne relève pas d’une bonté abstraite, mais du risque, en chaque homme, de s’exposer à la perte de soi, en s’engageant à la vie et à la mort, pour que triomphe la vie. »

D’ailleurs , France Quéré, membre de la Fédération protestante, estime que la logique est de combattre la douleur: «Le sens de la souffrance se situe toujours dans la lutte que l'homme va mener contre elle.»

 

Le Bouddhisme explique la souffrance, par l’enseignement de l’impermanence… Si nous n'acceptons pas le fait que tout change, nous ne pouvons trouver la parfaite sérénité. Comme nous ne pouvons accepter la vérité de l'impermanence, nous souffrons. La cause de la souffrance est donc notre refus d'accepter cette vérité.

Sans doute que, pour le bouddhisme, vouloir rester à interroger le Mal et la souffrance, c’est rester au niveau inférieur, celui du moi et des activités du mental

 

Je pense que la vie est opportunité, plus qu’elle n’est souffrance…

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Le Saint et le chevalier

8 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

La sainteté sur la voie de la grande «  petite Thérèse » a la côte chez les catholiques… Manière de tourner le dos au XIXème siècle et de rayer définitivement tout jansénisme sur le chemin qu’est le Christ.

Dieu est tout Amour … Thérèse utilise l’ascenseur de la 'toute confiance'; petite, elle se lance dans ses bras…

Alors… Avancer sur «  la voie du chevalier », semble bien prétentieux. Pourtant, je chemine plus sur les traces de Perceval, que sur celles de sainte Thérèse de Lisieux ; et ce me semble pour moi, plus naturel, plus en phase avec ‘le monde’.


Et, ce serait faire un bien mauvais procès, que d’opposer le saint au chevalier. ( je veux parler du chevalier engagé dans la quête du Graal). 
Pour le figurer, il n’y a qu’à comparer :-  le jeune homme retenu dans sa ‘gaste forêt’ qui croise des chevaliers, les prenant pour Dieu, et – Perceval, à son retour vers le château du Roi pêcheur, qui se confesse à l’ermite, abandonnant son armure et ses armes … C’est là, qu’au seuil de la sainteté, il peut dire avec Saint-Paul :

« Jésus m’a dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » Je mettrai donc bien plus volontiers ma fierté dans mes faiblesses, pour que la puissance du Christ repose sur moi. Aussi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les désarrois, dans les persécutions et les angoisses, pour le Christ ; en effet, c’est quand je suis faible que je suis fort. » 2 corinthiens 12/9 


La quête du Graal est un pèlerinage, une quête de soi, un parcours initiatique… donc une expérience personnelle.

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La spiritualité du chemin.

4 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Je découvre cette citation de Kafka : « Il ya un but, mais pas de chemin ; ce que nous nommons chemin est hésitation. »…
Je lierais volontiers cette proposition à notre manière quotidienne de vivre. Volontariste, elle privilégie l’action, et semble dédaigner la profondeur de l’instant…

***


Chrétien, je retiens le témoignage de Jésus « " Je suis le chemin, la vérité, la vie ». Même si le but eschatologique de notre existence, est « la vie éternelle » ou « le Royaume », nous tentons de le vivre dès à présent sur le chemin qui nous y conduit.

Nous sommes en route, une éventuelle ‘installation ‘ serait illusoire…

Abraham partit sans savoir où il allait, il connaît la direction, mais pas le but; il se lève, part et va vers ... lui-même….


« Et, on ne peut découvrir le but qu’en faisant le chemin. Faire l’expérience de l’accueil simple des événements qui nous arrivent sur le chemin... Et un nouveau chemin se trace, inattendu…

Ce qui fait la spiritualité du chemin, ce n’est pas le chemin lui-même, qui d’ailleurs n’est pas encore là, mais c’est de croire en la possibilité d’un chemin, c’est de savoir qu’il existe un chemin pour passer à travers.

Expérimenter le “chemin” comme une manière de vivre, une quête, la quête de quelque chose qui n’est pas là, ni disponible, ni évident, mais dont j’ai, dont nous avons l’intuition de l’existence. C’est le mystère de ma vie qui laisse quelque traces sur ma route. Nous sommes plus grands que notre chemin, que tous les chemins que nous avons pu réaliser: c’est justement ce qui nous maintient en route. »

C’est une spiritualité de la route, que décrivent ainsi ceux qui ont ‘cheminé’.

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Je construis une cathédrale

2 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

 

R

aymond Lulle, philosophe, alchimiste, poète, mystique et missionnaire majorquin du XIIIe siècle, descendant d'une famille noble catalane, passant devant un chantier, demande à un ouvrier qui taille des pierres : "Que fais-tu ?" : "Je taille des pierres" lui répond cet homme. Il pose la question à un deuxième ouvrier qui lui répond : "Je gagne ma vie". Enfin, le troisième, à qui il fait la même demande affirme resplendissant :"Je construis une cathédrale" ...


Passer du ' faire ' à l' ' être ' . Et en cela, répondre au dessein particulier que ‘Dieu’ a pour chacun de nous…

Jésus reconnaît la vocation de chaque personne qu’il croise, et non pas dans ce qu’elle fait, mais dans ce qu’elle est… Ainsi, pour le ‘ jeune homme riche ‘ou Marie la sœur de Marthe…

 

Aussi, encore plus avant que le but que je peux me donner dans cette vie ; cette même histoire est parfois complétée par ceci :

Enfin, à  un dernier homme taillant sa pierre, tout comme les autres et manifestement en extase.

Il lui demanda ce qu’il faisait, il répondit: « - j’œuvre pour la gloire de Dieu! »

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