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Les légendes du Graal
Articles récents

Sous le Soleil de Satan

8 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Art

Sous le soleil de Satan - de Georges Bernanos: Transposé à l’écran par Maurice Pialat en 1987,

 

Après avoir revu le film, je relis le roman… Ici, le film – même si c’est du bon cinéma – n’a pas le souffle religieux du livre… Bernanos, opère une véritable descente aux enfers de l’âme… d’un saint !
Lutte avec le Mal sur toute trace de désespoir, d’orgueil… Sans doute, seul l’Amour peut faire face… mais l’abbé Donissan, comme beaucoup ( non .. ?) souffrent de ne pas en être …trop doté… Paradoxe, pour un saint ; mais pas pour chacun de nous …

 

« Sa haine ( celle de Satan) s'est réservé les saints. l'homme qui défend sa vie dans un combat désespéré tient le regard ferme devant lui, et ne scrute pas le ciel d'où tombe la lumière inaltérable sur le bon et sur le méchant.
Notre pauvre chair consomme la souffrance, comme le plaisir, avec une même avidité sans mesure.
Souvenons-nous que Satan sait tirer parti d'une oraison trop longue, ou d'une mortification trop dure.
O fous que nous sommes de ne voir dans notre propre pensée, que la parole incorpore pourtant sans cesse à l'univers sensible, qu'un être abstrait dont nous n'avons à craindre aucun péril proche et certain !
Mais celui-ci - pauvre prêtre ! - s'il doute, ne doute pas seulement de lui mais de son unique espérance. » extrait de Sous le Soleil de Satan

Je rappelle ci-dessous le plan du film

Maurice Pialat reprend fidèlement le climat de l'époque (costumes, lampe à pétrole et bougie du presbytère, voiture à cheval), les constantes du paysage - la campagne de l'Artois et du Pas-de-Calais - les trois principaux personnages : Donissan (Gérard Depardieu), Mouchette (Sandrine Bonnaire), Menou-Segrais (Maurice Pialat lui-même), enfin les épisodes essentiels d'une fiction centrée sur une problématique de Satan…

Le film lisse les trois partie du roman, qui –pourtant- suivent le sacerdoce de Donissan qui s'exerce pendant environ quarante ans…

1) "Histoire de Mouchette" ou le désespoir du pêcheur (de l'humanité souffrante) ;

2) "La tentation du désespoir" ou les souffrances du "saint" dont la portée s'affirme rédemptrice, à la façon de la mort du Christ, puisqu'en définitive le suicide de Mouchette s'ouvre sur la révélation de Dieu et le désir d'expirer à l'église ;

3) "Le saint de Lumbres" ou la vocation du "saint". Par rapport à l'ensemble du roman, cette deuxième partie joue, en quelque sorte, le rôle d'un microcosme et donne au lecteur l'intuition de ce que furent les épreuves, les combats et les tentations d'une vie sacerdotale vouée à la lutte contre le Mal par amour du Christ.

 

Dans le roman de Bernanos, il y avait, en réalité, deux Satan. Incarné dans le maquignon, le premier revêtait l'apparence d'un "jovial garçon", très charnel, à la fois compagnon de route et bourreau de Donissan dans la nuit. Ses bonds, son rire, sa parodie de la Cène, ses spasmes éprouvés dans la boue en faisaient l'héritier du romantisme, ange déchu, être "magnifique et vil", "étoile reniée du matin"10, vaincu par l'esprit de prière du prêtre. Ce personnage de fiction relève du fantastique romanesque et du mythe. C'est lui que l'on rencontre, transposé, dans le film de Maurice Pialat. Mais le "saint de Lumbres", en particulier à propos de la mort du petit enfant, affronte au cours du récit du roman un second Satan qui n'apparaît jamais dans le film. Personnage invisible mais réel, évoqué dans la tradition des Pères de l'église, beaucoup plus redoutable que le premier, "ingénieux ennemi" qui pèse de toutes ses forces sur le prêtre, à la fois "voix" tentatrice du mensonge, "maître de la mort", "voleur d'hommes", menteur par excellence, faussaire qui égare les sens et le jugement, mêle "le vrai au faux" - en un mot le "Prince de ce monde" toujours avide d'attaquer Dieu dans le coeur de l'homme11. Ce Satan s'insère dans une perspective théologique méconnue par le cinéaste.

Agnostique - comme Alain Cavalier, dont on n'a pas oublié Thérèse -, Maurice Pialat ne croit pas en effet à ce second Satan

 

 

« On n’oubliera pas de sitôt le corps ambulant et bancal de Gérard Depardieu qui traverse les campagnes, franchit les obstacles, mais toujours essoufflé ou au bord de l’évanouissement. Donissan, c’est le prêtre qui non content de porter sa croix est appelé à porter celle des autres et pour ce faire en viendra à vouloir se damner pour sauver autrui. Mais le sacrifice est plus orgueilleux qu’amoureux « et Dieu ne se donne qu’à l’amour ». D’où l’incertitude toute bernanosienne d’ailleurs qui se dégage du film. Chez Pialat comme chez Bernanos, Dieu brille par son absence et l’on n’est jamais sûr de rien – si le maquignon était le diable ou si l’enfant est vraiment ressuscité (il ouvre les yeux certes mais retombe inerte). « Dans ce film, Dieu ne se révèle qu’en négatif du mal, mais non en tant qu’affirmatif du bien. On ne le voit qu’à contre-jour ou qu’à contre-temps » dit encore André Frossard dans un des autres bonus. »

 

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Recherche ' Maître spirituel '

7 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

Je salue comme un espoir et une manifestation de l’Esprit saint, cette « Conférence des baptisés de France », qui bien sûr, fait référence à celle des évêques. Elle pose de fait, la question de la place des laïcs, et en particulier des femmes, dans l’Eglise catholique …

Je dissocie cette question, de celle plus « existentielle », comme la vie spirituelle… Malheureusement - peut-être - moi et beaucoup je crois, avons tendance à rejeter hors de notre intérêt, la question ecclésiale : trop décevante, trop contingente… au point de nous isoler.

Malgré tout, la maison catholique, reste mon foyer… J’y suis donc attaché, et j’y trouve souvent l’aide et la ressource …

Pour en revenir, à la« Conférence des baptisés de France »… Il est symptomatique, que ce débat ecclésial, se situe sur le thème du ‘pouvoir… Bien sûr, certains se plaindront… que l’on puisse le leur contester… !


Quand l’Evangile parle d’autorité, elle la situe dans l’esprit du ‘maître spirituel’ ( homme ou femme, peu importe …), et non dans une institution …

Ne serait-il pas bon, aujourd’hui, de situer l’autorité spirituelle dans la personnalité de « maitres », qui ont en charge la transmission d’un enseignement ‘traditionnel’ ? La communauté religieuse, ( elle , se devant avant tout d’aider- des individus à réaliser une expérience personnelle libératrice ) devrait s’organiser pour ‘ libérer’ le maître spirituel de ‘ l’intendance ‘… Le maître est le pivot de la transmission spirituelle et la véritable autorité religieuse. Que le prêtre soit donc assez sage pour abandonner le pouvoir de l’organisation … !

Le chrétien subit, s’il est dans une institution impersonnelle, froide, bureaucratique qui incarne l’autorité. En présence de l’autorité du maître spirituel, il est dans une relation personnelle, affective, chaleureuse .

Le chrétien attend d’être guidé par un quelqu’un qui a parcouru lui même le chemin et en connaît tous les pièges… Il aspire à recevoir les modalités d’une expérience transformante, et peut être déçu s’il ne reçoit que du dogme, du rituel et de la norme.

Symboliquement, il serait bon que l’autorité spirituelle (qui n’a pas de sexe), soit représentée par un pouvoir ecclésial et sacramentel beaucoup plus ‘ inculturé ‘ et mixte …

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La spiritualité du chemin.

4 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Je découvre cette citation de Kafka : « Il ya un but, mais pas de chemin ; ce que nous nommons chemin est hésitation. »…
Je lierais volontiers cette proposition à notre manière quotidienne de vivre. Volontariste, elle privilégie l’action, et semble dédaigner la profondeur de l’instant…

***


Chrétien, je retiens le témoignage de Jésus « " Je suis le chemin, la vérité, la vie ». Même si le but eschatologique de notre existence, est « la vie éternelle » ou « le Royaume », nous tentons de le vivre dès à présent sur le chemin qui nous y conduit.

Nous sommes en route, une éventuelle ‘installation ‘ serait illusoire…

Abraham partit sans savoir où il allait, il connaît la direction, mais pas le but; il se lève, part et va vers ... lui-même….


« Et, on ne peut découvrir le but qu’en faisant le chemin. Faire l’expérience de l’accueil simple des événements qui nous arrivent sur le chemin... Et un nouveau chemin se trace, inattendu…

Ce qui fait la spiritualité du chemin, ce n’est pas le chemin lui-même, qui d’ailleurs n’est pas encore là, mais c’est de croire en la possibilité d’un chemin, c’est de savoir qu’il existe un chemin pour passer à travers.

Expérimenter le “chemin” comme une manière de vivre, une quête, la quête de quelque chose qui n’est pas là, ni disponible, ni évident, mais dont j’ai, dont nous avons l’intuition de l’existence. C’est le mystère de ma vie qui laisse quelque traces sur ma route. Nous sommes plus grands que notre chemin, que tous les chemins que nous avons pu réaliser: c’est justement ce qui nous maintient en route. »

C’est une spiritualité de la route, que décrivent ainsi ceux qui ont ‘cheminé’.

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Je construis une cathédrale

2 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

 

R

aymond Lulle, philosophe, alchimiste, poète, mystique et missionnaire majorquin du XIIIe siècle, descendant d'une famille noble catalane, passant devant un chantier, demande à un ouvrier qui taille des pierres : "Que fais-tu ?" : "Je taille des pierres" lui répond cet homme. Il pose la question à un deuxième ouvrier qui lui répond : "Je gagne ma vie". Enfin, le troisième, à qui il fait la même demande affirme resplendissant :"Je construis une cathédrale" ...


Passer du ' faire ' à l' ' être ' . Et en cela, répondre au dessein particulier que ‘Dieu’ a pour chacun de nous…

Jésus reconnaît la vocation de chaque personne qu’il croise, et non pas dans ce qu’elle fait, mais dans ce qu’elle est… Ainsi, pour le ‘ jeune homme riche ‘ou Marie la sœur de Marthe…

 

Aussi, encore plus avant que le but que je peux me donner dans cette vie ; cette même histoire est parfois complétée par ceci :

Enfin, à  un dernier homme taillant sa pierre, tout comme les autres et manifestement en extase.

Il lui demanda ce qu’il faisait, il répondit: « - j’œuvre pour la gloire de Dieu! »

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Marthe Robin

2 Novembre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Je rentre d’une retraite en silence, tout à côté où vivait Marthe Robin. Cette femme, clouée dans un lit pendant plus de cinquante années, a fait de sa vie un terreau dans lequel nous puisons, à notre mesure, une spiritualité catholique exigeante et féconde …

 


Qui est Marthe Robin ? (version officielle réactualisée)          site: martherobin. -
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Humain

24 Octobre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

A l’école de Simone Weil, je dirais qu’ être humain ne suffit pas, notre devoir est d’accéder à notre Humanité.
Quant à la Foi, chemin d’Humanité, elle deviendrait suspecte dès lors qu’il y aurait trace d’une récompense …

A tel point que «La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification.» [ Simone Weil ]

"Les religions qui ont conçu ce renoncement, cette distance volontaire, cet effacement volontaire de Dieu, son absence apparente et sa présence secrète ici-bas, ces religions sont la religion vraie, la traduction en langages différents de la grande Révélation. Les religions qui présentent la divinité comme commandant partout où elle en a le pouvoir sont fausses. Même si elles sont monothéistes, elles sont idolâtres" Simone Weil, on trouve cette formulation dans son écrit de 1942, Formes de l'amour implicite de Dieu, in Oeuvres complètes, Paris, Gallimard, 2008, tome IV, "Écrits de Marseille", I, p. 291.

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Dieu est .... dans les cieux.

24 Octobre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Extrait de Laurence Freeman o.s.b., Jésus, le Maître intérieur, Paris, Albin Michel, 2002, p. 164-165.

 

Pour trouver Dieu, il faut donc perdre Dieu, du moins nos idées et images primitives de Dieu. Ce détachement sera douloureux, sur un plan individuel et pour la communauté dont nous faisons partie. La psyché subit une transformation à un niveau profond. Même un non-religieux sentira la douleur de perdre un Dieu rassurant et familier. Douleur mais aussi joie accompagnent la découverte du vivant mystère, car les idoles que nous devons abattre sont intimement mêlées à l’image que nous nous faisons de nous-mêmes.

 

Le sentiment de séparation de Dieu est nécessaire à l’individuation spirituelle, ce qui est particulièrement douloureux et troublant pour les personnes attachées à une religion. Le premier effluve du Royaume s’apparente moins à une découverte de Dieu qu’à une perte ou même à un rejet sacrilège du Dieu qu’elles reçurent d’abord avec confiance. Mais au-delà du vide atroce de l’absence, Dieu se rencontre dans la stupeur de la pure présence.

 

Lentement l’évidence s’impose que la perte de l’image est la condition sine qua non pour découvrir l’original. Perdre son chemin est la véritable manière de chercher Dieu. Cette vérité sur la vision de Dieu révèle une autre loi que nous n’avons peut-être même pas conscience de suivre : pour trouver notre vrai Soi nous devons perdre nos moi-ego. Pour approfondir une relation, nous devons lâcher le partenaire. Alors, l’absence se transforme imperceptiblement en mystère de la présence. Du moins, nous prenons conscience que l’absence de Dieu signale l’impossibilité pour nos capacités de compréhension d’appréhender la vraie présence de Dieu.

 

Selon Thomas d’Aquin, tout ce que nous pouvons dire de Dieu avec exactitude, c’est que Dieu est, mais non ce qu’il est. Dieu n’est donc pas sans lien avec le mystère que nous sommes pour nous-mêmes. S’il est vrai que Dieu reste toujours un mystère pour nous, il est vrai également que nous sommes un mystère pour nous-mêmes. Le mystère, finalement, est celui d’exister tout simplement, que toute chose existe. Cet émerveillement est une faculté humaine fondamentale et, selon Aristote, la clé de voûte de la philosophie. La merveille d’être humain est dépendante de la merveille du mysterium divin. Ce mystère de Dieu est l’affirmation biblique essentielle sur Dieu. Malgré la somme de pensées et de rituels qu’elle a accumulée, la théologie chrétienne repose sur la connaissable inconnaissabilité de Dieu.

 

« Si vous avez l’intelligence de ce que vous voulez dire, note saint Augustin, ce n’est pas Dieu ; si vous avez pu comprendre, vous avez compris autre chose que lui. Si vous croyez l’avoir compris, vous êtes le jouet de vos propres pensées. »

 

 Cette humilité (et cet humour) radicale face à l’ineffable mystère de Dieu est le fondement de la tradition chrétienne. Or, du cœur de cette tradition émane une autorité qui libère. Ses maîtres, témoignant d’une sage inconnaissance, d’une humble et docte ignorance, indiquent le chemin conduisant au Royaume.

 

 Méditez pendant trente minutes

 

Rappelez-vous : Asseyez-vous. Restez immobile et le dos droit. Fermez doucement les yeux. Soyez détendu mais vigilant. En silence, intérieurement, commencez à dire un mot unique. Nous recommandons le verset de prière « Maranatha  qui signifie « Viens, Seigneur » en araméen. Récitez-le en détachant chaque syllabe. Ecoutez-le tout en le disant, doucement, mais sans discontinuer. Ne retenez et n’entretenez aucune pensée, aucune image, spirituelle ou autre. Laissez passer les pensées et les images qui surgissent. Ramenez simplement votre attention – avec humilité et simplicité – sur la répétition intérieure de votre mot dans la foi, du début à la fin de votre méditation.

 

Après la méditation

 

Rumi, “The Level of Words”, extrait de The Soul of Rumi: A New Collection of Ecstatic Poems, traduction anglaise de Coleman Barks, New York, Harper SanFrancisco, 1991, p. 77.

 

Le niveau des mots

 

Dieu a dit : « Les images liées au langage humain ne me correspondent pas,

Mais ceux qui aiment les mots doivent en user pour s’approcher. »

Souviens-toi simplement que c’est comme si tu disais du roi : « Il n’est pas un tisserand. » Est-ce vraiment une louange ? Quelle que soit cette déclaration, les mots se situent à ce niveau-là de connaissance de Dieu.

Texte tiré de la newsletter de http://www.wccm.fr/   ->    link

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Dieu se révèle... partout

24 Octobre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Pluralisme religieux

Michel Durand ( prêtre) est le maitre d’œuvre d’une exposition d’ « art actuel » sacré à Lyon. De son interview sur « La Vie », je reprends des extraits que, pour ma part, je transpose aux spiritualités non-chrétiennes…

« Quand je flashe devant une œuvre et que, grâce à elle, je plonge au fond de mes émotions, de mon âme et mon esprit, si j’y consens, j’ouvre la porte du spirituel et de ce qui est, pour moi, la révélation chrétienne. …. Comme le souligne Vatican II : l’homme qui suit sa conscience atteint le Royaume. Qu’il soit chrétien ou non, l’artiste qui va au fond de lui-même peut donner à voir quelque chose de cette nature….

Il y a des œuvres profanes qui vont me conduire à Dieu, et d’autres où il y a Dieu partout qui vont m’en éloigner car elles ne transpirent rien de spirituel.

… l’artiste interprète la création qu’il va faire avec sa propre sagesse, sa propre conscience, avec ce qu’il a de plus intime dans son intériorité. Et, à travers lui, Dieu peut être en dialogue avec nous.

… Je suis persuadé que ce que l’homme découvre par lui-même dans la sincérité ne peut s’opposer avec ce que Dieu dit de l’homme dans la révélation. C’est tout le thème de la sagesse et de l’universalité de Dieu. Et qui ouvre sur des questions abyssales. »

Ce que l’on admet de l’Art, je ne comprendrai pas qu’on le refuse des autres religions… Religions à aborder avec le même esprit d’ouverture du cœur … Evident, non ?

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Le commandement d’aimer

22 Octobre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

 « Jésus va droit à l’essentiel. Il s’agit d’aimer. Aimer Dieu de tout son cœur, c’est-à-dire de toute sa volonté. Dans la Bible, le cœur ne désigne pas l’affectivité, le sentiment, mais le centre de la personne, de ses décisions, de ses projets. La foi n’est pas un battement de cœur sentimental. Aimer, c’est un choix. De tout ton cœur et de toute ton âme. En hébreu, c’est la vie. Et de tout ton esprit, c’est-à-dire de tout ton pouvoir, de tous tes dons, de toutes tes capacités. L’amour n’est pas irrationnel, vague, aléatoire. Il ne « rend pas aveugle » mais clairvoyant, intelligent, décidé. Aimer Dieu donne sens et clarté. Pour aimer vraiment, il ne faut pas être une brute, il faut être intelligent. » Van Aerde Michel , dominicain.


L’Amour est de l’ordre de la raison :

L’Amour est une réponse à la question du sens de la vie, elle est la logique de certains choix et peut motiver un engagement.


L’Amour est de l’ordre de la volonté :

Bien sûr, quelques hormones motivent mes préférences… Mais la ‘ Voie du Christ ‘ m’enseigne de tourner mes yeux vers l’Autre, l’Inconnu, l’étranger, le Prochain, le Frère qui se révèle comme tel non par ce qu’on sait de lui, mais parce qu’il est le visage de Dieu…

C’est ainsi que s’exprime le « commandement d’aimer » qui parcourt la Bible…

 

Amour qui s’éprouve comme une assignation à aimer comme si, nous entendions une voix nous dire :

 

« N’es-tu pas le gardien de ton frère ? »   

 

C’est d’ailleurs l’idée forte de St Paul, qui remet la Loi à sa place :

 

« Celui qui en effet aime l’autre   la loi il a accompli »  (Rm 13, 8)

« accomplissement donc de la loi    c’est cela l’amour » ( Rm 13,9)

 

Et moi, qui n’aime pas ou qui aime mal … ?

Je ne crains pas, cependant, de tenter le chemin chrétien… Est incrusté en moi, la fausse idée que l'impie, le pécheur, l'injuste contrevenant à la loi de Dieu, ne mérite pas de s’appeler disciple.

Or Jésus objecte et dit : " Je ne suis pas venu appeler le juste, mais les pécheurs. " Bref, Jésus bouleverse la clarté des repères courants… , en effet, la position du ‘Dieu de Jésus’ à l'égard des hommes, n'est plus régie par la justice distributive, celle qui punit et récompense, mais par l'agapè, l'amour…


Le commandement d’aimer

"Est-il possible de « commander d’aimer » ? L’amour dont Jésus nous parle n’est pas de l’ordre du sentiment, de ces mouvements émotionnels qui nous commandent plus que nous ne les commandons, nous portant vers les uns, nous détournant des autres, au gré de nos humeurs, de nos histoires, de nos affections. Il existe véritablement un vouloir aimer, qui engage de la façon la plus noble nos existences. Nos vies s’appuient sur une colonne vertébrale, sur la seule dimension dont nous avons un authentique contrôle : notre volonté.

Cette volonté est le lieu même de notre liberté, de notre responsabilité et partant de notre dignité. Elle est le creuset de nos engagements et de nos réalisations, humaines et spirituelles.

Il existe un vouloir aimer qui passe par un décentrement de tout notre être, nous donnant de trouver notre joie dans la joie de l’autre. Lorsque le commandement de Dieu et mon vouloir propre ne font plus qu’un, lorsque ma volonté et celle du Seigneur sont conjointes, alors je suis pleinement libre, sans entraves pour me porter par moi-même vers ce pour quoi je suis fait : aimer, et être aimé, pour toujours." Antoine de Romanet (curé de Saint Louis de France, la paroisse catholique francophone à Washington)

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Un chemin étroit, mais pas secret ...

22 Octobre 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

«Seigneur, ils sont peu nombreux ceux qui sont sauvés ?’ Et Jésus répond : ‘Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, parce que beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer, mais n’y arriveront pas’ ».


« Que signifie cette ‘porte étroite’ ? Il s’agit peut-être d’un passage réservé seulement à certains élus ? »

Diagnostic d’une « tentation » encore « actuelle » « d’interpréter la pratique religieuse comme source de privilèges et de sécurités ».

« En réalité, le message du Christ va justement dans le sens opposé : tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est ‘étroite’. Il n’y a pas de privilégiés. Le passage à la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est étroit, car exigeant, parce qu’il requiert engagement, abnégation, mortification de l’égoïsme ».

Le « passeport » pour la vie éternelle, « la vraie amitié avec Jésus » qui « s’exprime dans la façon de vivre : elle s’exprime par la bonté du cœur, par l’humilité, la douceur et la miséricorde, l’amour de la justice et de la vérité, l’engagement sincère et honnête pour la paix et pour la réconciliation ».

Rien de très original... Mais , on fait dire tant de choses aux catholiques, alors il est intéressant de savoir que ...
Ces propos sont ceux du pape Benoît XVI, qui commentait cette page d’évangile. ROME, Dimanche 26 août 2007
http://www.zenit.org/ . De plus, je les ai lu sur le site : http://www.buddhachannel.tv/..!

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