Regrets musicaux
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La fameuse septième corde, dont Sainte-Colombe a doté sa viole « d'une possibilité plus grave et afin de lui procurer un tour plus mélancolique », résonne comme un chant profond sur la misère d’exister, seul, en communion avec sa création. « Ce sont tous les plaisirs du monde qui se retirent en nous disant adieu. » |
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Comme le dit Sainte-Colombe à Marin Marais, alors qu'ils écoutent deux actrices: "La musique aussi est une langue humaine" ... |
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« Quand je tire mon archet, c'est un petit morceau de mon coeur vivant que je déchire. Ce que je fais, ce n'est que la discipline d'une vie où aucun jour n'est férié. J'accomplis mon destin. » |
| « Tous les matins du monde sont sans retour. » |
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La Christophanie ... par Raymond Panikkar
Raymond Panikkar,
philosophe, théologien catholique, né en 1918 à Barcelonne, d'une mère catalane et
catholique et d'un père hindou
"L'expérience de Dieu ne peut être monopolisée par aucune religion ni par aucun système de pensée. En tant qu'expérience ultime, elle est une
expérience non seulement possible, mais encore nécessaire pour que tout être humain parvienne à prendre conscience de sa propre identité."
Cette expérience appartient au mystère de l'être ( humain ), - aussi est-il bien plus vaste de ce qu'aucune religion ne peut embrasser !
Cependant, Jésus-Divin, n'est pas seulement le chemin des chrétiens ; il est aussi le médiateur universel, parce que l'Esprit englobe tous les chemins et
conduit chacun, dans sa religion, à la découverte et à la plénitude de celle-ci...
" L'expérience de Dieu consiste à toucher la totalité de l'Etre avec la totalité de notre être :
sentir dans notre corps, notre intellect et notre esprit la réalité entière en nous et à l'extérieur de nous. Et c'est, paradoxalement, l'expérience de la
contingence : nous touchons en un point l'infini. L'expérience de Dieu est l'expérience du Mystère qui dirige nos vies de l'intérieur et de l'extérieur."
Raymond Panikar a une
approche de christianisme, qui à mon avis sera celle des temps futurs ! Le christianisme dépassera son cadre culturel occidental, il se reconnaitra dans les autres religions. Dès
aujourd'hui, il nous propose, à l'intérieur de notre spiritualité, de comprendre une vision non dualiste de notre réalité.
La théologie du ' pluralisme religieux ', reconnaît chaque religion - dans l'histoire de l'humanité - comme un moment de l'unique révélation voulue par Dieu. Sa
vision du Christ est celle de Paul mais il l'étend à l'humanité et aux autres religions ... Selon lui, le Christ en tant que Fils unique de Dieu, verbe de Dieu, est préexistant.
"Ma religion, comme le dit saint Augustin, remonte au début même de l'humanité."
Le Christ est aussi présent dans chaque religion. Aujourd'hui, il ne s'agit donc plus de convertir à une religion étrangère, qui serait liée à une culture, dans l'espace et le temps, mais
plutôt de révéler le Christ caché dans les enseignements des autres religions. Panikkar souligne la possibilité d'une fécondation mutuelle.
Eduquer... Transmettre du sens ?

C'est un débat... Je n'ai pas de Vérité... D'ailleurs, j'ai lu avec intérêt ce qu'ecrivait notre ancien ministre de l'éducation nationale, alors que je ne me souviens pas qu'il ait brillé comme tel ...
Luc Ferry rappelle trois grands moments de l'histoire en Occident:
Ferry dénonce, à ce propos, « l'illusion pédagogiste » : « On fait erreur en croyant qu'il faut d'abord motiver les élèves pour les faire travailler. C'est l'inverse qui est vrai. Il n'y a pas d'éducation sans contrainte, d'apprentissage sans effort. L'intérêt d'une matière croît à mesure qu'on la travaille. » ?
« La vertu peut-elle s'enseigner ? » Nous répondrions facilement que c'est à la famille de transmettre ces valeurs... Ce qu'elle fait pour certains, et ne fait pas pour d'autres ...
La mission de l'enseignant est d'enseigner "ce que l'on sait " et, nous
savons aussi qu'il transmet "ce que l'on est"... Ce "on" est en rapport avec notre culture... Et ce que "l'on est ", par définition, nous échappe, excède tout ce que nous
pouvons savoir.Transmettre et enseigner peuvent être antinomiques et pourtant, ils sont associés !
Peut-on concilier les deux:?
Acquérir des savoirs et maîtriser des techniques, oui, mais pour quoi ? Pour quoi est faite l'intelligence humaine? Pour être performant, pour réussir une carrière ..?
Pour avoir envie de prendre des responsabilités, envie de créer, envie de transformer ce monde ..?
Quel est alors le rôle de l'enseignant ?
Insuffler à l'élève l'en-vie.... de travailler, d'aller plus loin.
L'enseignant est alors une présence qui donne un visage à la recherche d'une connaissance, et d'une quête de sens et de vérité.... L'enseignant est aussi une parole ' vivante ' qui transmet ...
Dans une Ecole publique, laïque: quelle responsabilité...!
Mais, je pense, - on ne peut y échapper !
O Solitude
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« O solitude, my sweetest choice » écrivait le compositeur Henry Purcell (1659-1695). O Solitude, mon choix des plus délicieux » C'est cette solitude - éprouvante quand elle donne l'impression d'être au bord d'un précipice - et qui permet d'aller au plus intime de soi-même, rejoindre la source de son être et de ses vraies joies : ... Dieu ? Cette rencontre sera peut-être la plus belle, la plus riche et sans doute la plus exigeante d'une vie, si on est capable, après l'avoir détestée, de l'aimer... |
La Princesse Lépreuse
Deux siècles après la mort du Bouddha naquit dans une famille princière du Cachemire une merveilleuse enfant douée
de toutes les grâces. En grandissant, elle ne cessait de provoquer dans son entourage des sentiments de joie et d'adoration.
Le destin prend de curieux chemins pour nous enseigner...
La princesse contracta une forme de lèpre particulièrement hideuse, et celle qui avait été l'objet de toutes les admirations devint un objet de répulsion.
En Orient les gens ne pleurent pas sur leur sort. Ils se battent.
Son espérance consistait à prier et retrouver sa beauté...
La jeune fille s'enfuit dans la forêt profonde avec le désir de mener une vie d'ascèse. Elle se mit à pratiquer le Bouddha de la Compassion et bientôt, jour et nuit, les animaux purent entendre
murmurer le mantra secret qui s'échappait sans cesse des lèvres tuméfiées de la solitaire.
Plusieurs années plus tard... Une nuit, un profond sommeil trompa sa vigilance. Dans son rêve un très beau jeune homme blanc s'approcha d'elle, posa sa main sur sa peau malade. Elle reconnut le
Bouddha de la Compassion et sut qu'elle était guérie.
En se réveillant elle avait repris l'aspect d'une merveilleuse jeune fille de seize ans. Dès qu'elle récitait le mantra, le Bouddha était là. De manière très féminine, elle lui lança un jour:
« Je t'ai prié de longues années dans cette forêt sauvage, sans te voir. Pourtant on dit que dès que l'on prononce le mantra tu es là. Pourquoi? »
L'être de lumière sourit avec douceur:
« Je n'ai jamais cessé d'être là, princesse, mais en vérité la force de tes obscurcissements était telle que tu ne pouvais me voir.

Ce n'est que lorsque tu as abandonné tout espoir personnel, tout désir de te protéger, de guérir, d'être belle, d'être différente, que j'ai pu être visible. Lorsque tu as lâché prise. La paix ne
vient que dans l'abandon. Alors naît aussi le bonheur. »
Qu'est-ce que l'Esprit-Saint ?
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Sans l'Esprit Saint, |
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C'est Pentecôte...! |
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Koan
| Une journée, une vie. |
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Dire Dieu: oxymore théologique ?
Pour parler de Dieu, nous utilisons facilement une figure de style appelée : l'oxymore ( Réunir à l'intérieur d'une même expression deux mots aux sens
opposés ; ex: un silence assourdissant, un noir lumineux...)
Comment la raison y trouve t-elle son compte ? Peut-être s'agit-il simplement de l'opposition expérience - théologie ? Un philosophe allemand du 20e
siècle aurait écrit que tout discours sur Dieu pourrait bien être oubli de Dieu...
L'oxymore théologique permet de dire ce qui se dévoile en se cachant, ce qui se montre en s'entourant d'obscurité et de mystère. La pensée du divin est une
pensée double, voire paradoxale : la force de Dieu ne se ne se montre que dans sa faiblesse et le scandale de la croix accompagne toujours l'espérance de la résurrection...
"Jésus" est-il le seul et vrai chemin...?
Ma conviction religieuse, est qu'il existe d'autres ‘chemins de salut', que celui qui passe par le Christ.
Ci-dessous quelques passages de mon cru, lors d'un
débat lancé sur : un forum chrétien...
Dire cela, à mon avis, ne remet pas en cause sa nature divine, puisque Jésus est homme dans sa manifestation limitée, donc dans son origine identitaire, sa famille, son époque, sa culture..etc...
Et divin dans son Etre. Etre, dont la perception que nous avons est limitée... ( je sens bien que ma formulation n'est pas satisfaisante...)
Pour le Christ, le fait d'être le chemin, la Vérité ... n'est pas exclusif des autres traditions.
Au sens humain, la ‘ somme ‘ de toutes les religions ( manière de parler ... !) , n'épuise pas la Vérité, et pour autant chacune peut la contenir sans la revendiquer ...
Pensez à l'Infiniment grand et l'infiniment petit .... Et dites-moi où, nous nous situons...?
C'est un peu comme si vous m'affirmiez que nous sommes les seuls ‘au milieu'... !... Tout l'Univers est ‘au milieu' !
Pour moi, le Christ est Le chemin...
Ma Foi : est que le Christ ‘EST' la Vérité, c'est de l'ordre de l'être ( infini, personnel, relationnel ...) et non de l'avoir. Jésus a dit « Je suis la Vérité » et non pas « J'ai la
Vérité »...
Le Dalai lama, lui-même recommande aux occidentaux de ne pas se ‘convertir' au bouddhisme, s'ils sont ancrés dans une tradition chrétienne...
Et donc, sincèrement, je ne comprends pas l'exclusivité théologique des ‘ églises ‘ chrétiennes de circonscrire la Vérité... !
A mon avis ; à l'heure heureuse de la mondialisation ( malheureusement, les débuts sont difficiles .. ! ) ; il est dommage de ne pas savoir nous enrichir des autres expressions de la Vérité...
Certes, elles peuvent être déroutantes ( et je pense à la ‘ non-dualité ‘ ), mais aussi lumineuses ... pour nous aider à comprendre nos propres ‘ mystères ‘.. !
La Vérité dans les religions..? mais, laquelle?
« Comment reconnaître la Vérité si elle n'est complète nulle part ? »
Les religions se différencient, par leur doctrine, leurs rituels: ceci n'étant que les outils... Est-il possible d'avoir accés, par la seule connaissance de ce contenu, ( c'est à dire autre
que mystique ) ‘complètement' - à la Vérité ? J'en doute ...!
Je ne puis dire, au mieux ... que je suis en quête d'Elle; que Jésus est mon chemin privilégié... Et que, les témoignages ( au travers des différentes religions ) de l'expérience spirituelle
semblent assez proches ...
Peut-être, y a t-il danger à ne pas se limiter à 'son' chemin... De toute façon, je ne pense pas pouvoir 'toucher au but' de ma quête ( le graal
)... Cheminer, en présence de Jésus, me comble déjà de joie... Ce n'est pas le problème...
N'est ce pas dans le cœur de l'homme de vouloir toujours connaître plus, rencontrer l'autre qui est différent ... ?
« Personne ne va au père, si ce n'est par moi » Jean 14,6.
Jésus nous manifeste par son activité, par sa parole : Le Dieu-Père... Oui, je le crois !
Quand Jésus dit cela ( Jean 14,6): je pense, que l'homme Jésus ne se posait pas forcément les questions de la façon que je me les pose actuellement, Il était d'une époque et d'une religion qui
n'est pas la mienne ( ! )... Il ne connaissait pas le bouddhisme, etc ...
Si vous me dites que Jésus était omniscient... etc ; c'est qu'Il n'était donc pas humain, et risque de m'intéresser moins... !
Jésus dit un peu plus loin : « le Père, en moi, accomplit ses propres œuvres... » Les maîtres ( vie exemplaire et reconnus ..) qui accèdent à la Vérité par l'advaïta,
accomplissent les œuvres du Père et rencontrent Jésus, non pas dans l'expression d'une tradition ( culture, époque, ..), mais dans l'Etre... Cela ne m'apparaît pas contradictoire...
Image ( Père Henri Le Saux... Indouiste et Chrétien )
Syncrétisme, relativisme ...!
Il ne s'agit pas d'accorder Résurrection et Réincarnation...
Par contre, nous pourrions nous défaire des fausses idées qui entourent l'une et l'autre.. Et puis, je reconnais ( parce que je ne suis pas bouddhiste...) que ma foi ne retrouve pas sa cohérence
dans le ‘ samsara ‘ ; par contre l'idée des ‘agrégats' , m'ont aidé pour comprendre ce qu'il peut en être de l'idée chrétienne de l'âme ( le malentendu de son immortalité ...etc )...
Je ne veux pas dire que deux religions sont vraies en même temps ( pour dire vite ..) que résurrection=réincarnation ...etc.
Non, c'est pire que çà ! :-) ... Il me semble qu'aucune ne circonscrit la Vérité ; chacune ne le fait qu'avec maladresse ( voir l'histoire de l'Eglise et les énormités ( c'est facile à dire
aujourd'hui.. !) qui ont pu être prononcées par nos papes et évêques.. !) ...
Aussi, il me semble que l'une peut éclairer l'autre .. !
Le danger du syncrétisme, du "supermarché spirituel" ?
Oui, je connais bien cette critique... Mais, je crains que l'utilisation de ces gros mots ‘syncrétisme ‘, ‘relativisme'... ne servent qu'à cataloguer et condamner... Souvent, ils cachent une
méconnaissance de la véritable spiritualité des autres traditions, ils relèvent des caricatures ou des formes populaires religieuses ( exemple... quand le catholique n'est jugé que comme un
adepte du culte des reliques... ou dire que La réincarnation : c'est la migration de l'âme dans un nouveau corps ; et la résurrection : le retour d'un mort à la vie.. ! ) etc...). Mais, sinon...
Je conçois bien que certains mélanges peuvent être aberrants... D'ailleurs, dans ma ‘pratique' ( ce mot même est ambiguë.. ! ) cultuelle ( dirais-je) je ne me sens bien qu'en ‘terre catholique',
lecture de La Parole, prière personnelle ( m'adressant à une personne !)... Mais n'étant pas ‘dupe'... ! haï ! je repars dans ma ‘relativité... Je ne comprends pas la ‘prière de demande...' :
Dieu m'aime... Il n'est responsable en rien de ce qui m'arrive de mal.... Et lui seul ‘connaît' ce qui est bon pour moi ( tout ceci dit en langage chrétien..).. J'aurais pu dire la même chose en
langage bouddhiste..).
Je ne pense pas m'inventer ‘ma religion' syncrétique... Je déconseille cela .. Je suis un catholique, qui regarde ailleurs, quand çà lui apparaît lumineux ( voire .. ‘ numineux ‘..).
Je suis un catholique, qui ne recherchera jamais à convaincre quelqu'un de changer de religion... ( hors secte ... ).
L'interreligieux ( échange poli entre particularismes..) ne me suffit pas ; je penche vers une théologie du pluralisme religieux...( voir Cl. Geffré (dom.), J. Dupuis ( jés.), R. Pannikar, ..),
pluralisme qui pourrait aller jusqu'à dire ( je sors mon parapluie.. ) que Dieu a voulu l'expression de diverses religions ( pour dire très très simple ...)...
Je sais, je devrais avoir l'humilité de me soumettre à un dogme... !
Peut-être Jésus est-il plus un chemin qui part de la vérité, qu'un chemin qui y conduit. Je viens de relever ailleurs cette phrase : « "La principale illusion consiste à croire que la vérité est
le résultat ultime d'un processus de pensée ; la vérité, au contraire, est toujours le début de la pensée." C'est de Hannah Arendt, citée par René Luneau dans Jésus, l'homme qui évangélisa
Dieu...
Enseigner..., instruire... transmettre...( ?), éduquer... ( ?)...
Quelques idées, personnelles... Des mots me viennent à l'esprit : Présence, regard, sourire... L'idée du jardinier et de la fleur, accompagner le
développement... Croissance, métamorphose, relation (Une relation implique que l'on s'est reconnu mutuellement, comme personne, et que l'on éprouve un désir et un plaisir à dialoguer.)

Au delà des missions de l'enseignant ( je n'y reviens pas), il me semble intéressant de creuser quelques idées sur la relation professeur-élève, fils qui se tissent ensemble pendant la séance de
cours :
L'autorité :
Structurer le comportement à l'aide de la notion de ‘ loi ‘ : la référence à la loi est importante. Que craint-on aujourd'hui, quand on enseigne: l'indiscipline ! Il y a des groupes qui ne sont
pas faciles à conduire. C'est un problème majeur et immédiat. Et parfois, il faut y passer un moment, ça, c'est très concret, et urgent.
Il existe des « règles de vie » ( même la mafia, en ont ).
La loi se légitime par l'état de droit d'une société, et l'idée que la loi ne se négocie pas. Nous sommes tous soumis à la loi. C'est structurant et universel. Cela ne dépend pas d'un
caprice.
Exigence n'est pas autoritarisme. Créativité et exigence vont ensemble. Je peux développer la créativité, si je suis exigeant. Sinon, je favorise l'interrogation des stéréotypes, le
laisser-aller, le positionnement culturel, et personne n'apprend rien. C'est en cela que la notion de loi est importante."
Refuser un comportement sans refuser la personne.
Discussion : « Avec moi, on fait comme cela! »..
Le « cas par cas » d'une justice rendue ...
!
Entre besoin et désir
Bien sûr, enseigner c'est transmettre : ‘Si je veux devenir un poète, je dois d'abord maîtriser la langue'
Le besoin, c'est la dépendance,
Le désir, c'est le rêve, le projet...
Pédagogiquement nous devons essayer d'activer le désir :
Ecouter ce que dit l'enfant, et - Ne jamais répondre directement à un enfant sans avoir reformulé ce qu'il a dit. Je lui signifie : je t‘ai écouté, entendu et prononçant tes mots je donne de la
valeur à ce que tu dis. Je valorise sa parole.
Développer une éducation de la parole et une éducation du désir. Le désir donne une énergie qui fait travailler le jeune sur les images acquises. Dans la mémoire,
dans la fréquentation des autres. Il les travaille, Il les transforme, Il les métamorphose, bref, il a un véritable atelier intérieur. C'est le désir qui fait bouger dans la tête.
L'enseignant peut demander de restituer tout ce que l'élève a « ingurgité »... Par contre, si la pédagogie veut le faire progresser, il faut qu'il devienne créateur ...
L'apprentissage peut déstabiliser ; enseigner c'est bousculer...
Discussion : Le rapport à l'autre : le désir - et le rapport aux autres : le mimétisme...
Le goût de l'effort
Enseigner, c'est aller à la rencontre... à condition que l'élève fasse l'autre partie du chemin...
La pédagogie, c'est susciter l'effort, au sens de l'investissement des forces, de l'énergie pour modeler une forme, et ce n'est pas s'installer dans une forme
académique. C'est le cheminement qui compte ...
La pensée précède l'action ... ?
Le malentendu : L'élève se demande : « Qu'est-ce qu'on va faire ? » et la réponse de l'adulte c'est « Attends que je t'explique... »
Au moment où l'enfant fait, on l'évalue ; alors que au moment où il fait, il apprend...
L'évaluation doit être différée ( évaluation formative, évaluation normative )
Ce que veut l'élève : faire, essayer... Lui reconnaître le droit à l'erreur...
Discussion : Prendre des responsabilités c'est prendre un risque...
Enseigner, c'est accompagner
Instruire, c'est communiquer des savoirs, des savoir-faire.
Enseigner, ce n'est pas faire, c'est savoir faire-faire. C'est déclencher un processus actif chez l'élève qui lui permette de comprendre.
C'est accompagner sur le chemin du savoir. Faire comprendre c'est être capable d'établir une relation.
La connaissance c'est ce qui nous rend libre et davantage solidaire des autres. Les opinions et les croyances divisent alors que le savoir universel est partageable par tous.
Eduquer, c'est conduire vers, donner des valeurs.
Eduquer, c'est structurer une personnalité, c'est dresser des limites, savoir dire non.
Source de ma réflexion: Conférence de
Gérard Guillot, philosophe de l'éducation