Comment peut-on encore croire en Dieu ? F. Savater
Fernando Savater dans son livre : " La Vie Eternelle, Éloge des Incroyants"
s’interroge « Comment peut-on encore croire en Dieu, en l'au-delà, en tout le cirque surnaturel? »
Passant de la sincère incompréhension à l'analyse des mécanismes qui sous-tendent les croyances, l’auteur interroge avec sincérité tout ‘ croyant ‘ … Il part du principe, qu’il interroge « des personnes intelligentes, éduquées, sincères dont les capacités et le courage intellectuel ne peuvent absolument pas êtres mis en doute; des contemporains, avec qui je partage la réalité technologique et virtuelle du 21éme siècle »
De mon côté, je pars du principe qu’il ne s’adresse pas au terrorisme d'Al-Qaida, à l’inquisiteur, à l’intégriste … M. Savater veut prendre la religion au sérieux, « non comme un résidu du passé, mais comme une chose fiable et stable qui chemine depuis nos origines, quelque soit notre culture, jusqu'à maintenant. »
« Les croyants, dans la grande
majorité. ne considèrent pas leur foi comme métaphorique ou poétique du mystère de l' Univers ou de la vie (ce qui pourrait être acceptable intellectuellement), mais comme des explications
efficaces de ce que nous sommes et pouvons espérer. »
Je n’évoquerai pas non plus la religion : comme le « meilleur fondement des valeurs morales »…
Plus intéressant est cet autre aspect « dont se préoccupent les croyances religieuses, l'univers , le sens de la vie, la mort, les valeurs morales, la liberté etc., qui sont aussi les thèmes de la réflexion philosophique. » . « À la question rituelle: "Qu'est-ce-que la philosophie?" Luc Ferry, philosophe français, répond simplement: une tentative d'assumer les questions religieuses sur un mode non religieux, voire antireligieux. »
Il ajoute : « La science et la religion résolvent, chacune à leur manière, les problèmes, tandis que la philosophie parvient au mieux à nous guérir du souci de résoudre ce qui est peut-être insoluble.. ».
C’est vrai que la religion semble donner une réponse, pourtant je ne dirais pas ça …
La religion …- je préfèrerais dire « la spiritualité », car je suis, ici, hors doctrine, et hors théologie … - étend la question au-delà de nos références rationnelles… Elle admet de naviguer dans un espace non borné par nos connaissance objectives … Au nom de quoi ? Au nom de la ‘transmission’ ( ma tradition, ma culture, mes rencontres …) , au nom de la connaissance de soi, au nom de l’expérience intime, au nom de la rencontre … Tout cela, qui bien sûr, déjà nous éloigne, l’un de l’autre …
Je remercie F. Savater, de dire que « Dans cet ouvrage, il s'agit de parler des doutes et des tâtonnements, pas de croyances qui dispensent de continuer à penser. »
Moi, je ne crois pas aux « preuves » de l’existence de Dieu …
« L'illusion de croire. »
F.S. admet que « En quelque matière que ce soit, on croit toujours en quelque chose. »
« Richard Feynman nous a laissé ce qui suit:" ce qui n'est pas entouré d'incertitude ne peut pas être une vérité". », Oui, je partage …
Je reconnais, comme F.S., que ‘la foi’ ( en soi, ;etc ;;) est utile pour une action donnée… Au delà, il se rebelle, contre la foi-illusion, celle des crédules, justifiée par ses seuls désirs… On ne parle pas des raisons sociales qui pourraient expliquer le besoin de cohésion sociale , ou la pression du mimétisme social … Par contre, je n’échapperai pas, au reproche que le véritable fondement de la croyance, serait le ‘désir de croire’ .. !
- Le désir, de voir une justice dans l’au-delà ( enfin, punir le méchant ! )
- Le désir, de ne pas ‘mourir’…
- Le désir, d’être ‘quelqu’un ‘ : « . Pour lui, nous serons quelqu'un et nous le resterons toute l'éternité durant »
- Le désir, de trouver un ‘sens’ à la vie ...
Il est vrai, que ces désirs, en moi, existent … Et ce qui est ‘extra-ordinaire’, c’est que la spiritualité même, s’en méfient … Le bouddhisme, - qui à ce propos, m’enseigne le plus -, appelle à la connaissance et à la disparition de ces « illusions »… De nombreux mystiques chrétiens, le rejoignent ( Thérèse d’Avila, maître Eckhart, …etc ). Croire, c’est se libérer de beaucoup d’illusions … !
« . Le spiritualisme et l'athéisme ne sont pas forcément opposés. » (…) « (Ainsi, des religions dont les dogmes ne font pas intervenir la notion de divinité peuvent, dans une certaine mesure, être considérées comme athées, tel le bouddhisme. Il existe également des personnalités, tels que le théologien John Shelby Spong, qui se définissent à la fois comme chrétiens et non-theistes.) »
A mon sens, je ne sais pas si je serais chrétien, si je ne passais pas par Jésus. Ou, « Croire en Dieu » sans référence à Jésus, n’a pas vraiment de sens… Il y a beaucoup de ‘ figures ‘ de Dieu, qui ne sont que des idoles ; je n’y crois pas… !
Je peux parler de Dieu, parce que Jésus, m’y conduit.
Je n’ai pas fini de lire « La vie éternelle : Eloge des incrédules », de F. Savater… Sa lecture m’est vivifiante…
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Paroles de Simone WEIL:
« Cas de contradictoires vrais. Dieu existe, Dieu n’existe pas. Où est le problème ? Je suis tout à fait sûre qu’il y a un Dieu, en ce sens que je suis tout à fait sûre que mon amour n’est pas illusoire. Je suis tout à fait sûre qu’il n’y a pas de Dieu, en ce sens que je suis tout à fait sûre que rien de réel ne ressemble à ce que je peux concevoir quand je prononce ce nom. Mais cela que je ne puis concevoir n’est pas une illusion. » (L’athéisme purificateur)
« Entre deux hommes qui n’ont pas l’expérience de Dieu, celui qui le nie en est peut-être le plus près. Le faux Dieu qui ressemble en tout au vrai, excepté qu’on ne le touche pas, empêche à jamais d’accéder au vrai. Croire en un Dieu qui ressemble en tout au vrai, excepté qu’il n’existe pas, car on ne se trouve pas au point où Dieu existe. » (Ibid.)
« La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi : en ce sens l’athéisme est une purification. Je dois être athée avec la partie de moi-même qui n’est pas faite pour Dieu. Parmi les hommes chez qui la partie surnaturelle d’eux-mêmes n’est pas éveillée, les athées ont raison et les croyants ont tort. » (Ibid.)
Noël, avec maurice Zundel
" Jésus à genoux devant ses disciples, c'est cela le coeur de l'Evangile, c'est cela qui éclate ce soir dans le mystère de Noël, c'est que Dieu est au-dedans de nous. Non pas là-bas, derrière le ciel étoilé comme s'Il trônait dans une cour pharaonique mais ici, maintenant, au plus intime de nous.
(...)
Reconnaître Dieu comme une présence dans l'homme, c'est découvrir précisément Jésus à genoux devant ses disciples au Lavement des pieds, Jésus qui vient nous libérer à tout jamais d'un dieu idolâtrique. Jamais l'Homme n'a été l'objet d'un pareil acte de Foi. Jamais l'Homme n' a été magnifié, glorifié à ce degré ! C'est donc en nous qu'il faut chercher l'Infini. Il y a en chacun de nous une valeur illimitée qu'il s'agit de découvrir pour atteindre en nous à l'authenticité de l'Homme. Et pourtant nous en sommes la plupart du temps toujours inconscients...
(...)
C'est pourquoi si Dieu est en nous un Dieu voilé. Il est par là même un Dieu souffrant car Il est voilé par nous, voilé par nos complicités, par notre aveuglement, par la servitude de nos passions. Il est voilé par ce moi que nous avons toujours à la bouche, par ce moi possessif qui nous empêche d'atteindre à nous mêmes et qui constitue le plus formidable écran entre Dieu qui demeure en nous et nous-mêmes. (...) Nous sommes ainsi appelés ce soir à faire cet acte de Foi en l'Homme à découvrir au plus profond de nous-mêmes ce Ciel intérieur. Il n'y en a pas d'autre.
Il est bien clair que si Dieu est au-dedans de nous , Il n'avait pas à descendre d'un ciel imaginaire. S'Il est en nous, il était déjà là. Il ne cesse jamais de nous attendre. C'est nous qui ne sommes pas là ! Il est déjà venu depuis toujours. C'est l'Homme qui doit venir à Dieu. Le mystère de l'Incarnation, c'est justement le mystère de l'Homme qui vient à Dieu. Et l'humanité qui souffre, c'est l'Humanité qui est enracinée dans cet Amour qui n'est qu'un Amour, qui à cause de cela, est désarmé, infiniment pauvre, incapable de jamais s'imposer.
(Le Christ)n'est pas une espèce de personnage mythologique mais un Homme dans la plénitude de sa Grandeur, de Sa Dignité, de Sa Liberté, un Homme dont le Moi est l'autre, un homme qui peut dire d'une manière unique et incomparable : "Je est un autre", préfigurant ainsi notre vocation, puisque finalement nous n'arriverons à réaliser cette grandeur et à faire rayonner cette valeur infinie qui est Dieu en nous, qu'en nous désappropriant de nous mêmes pour que Dieu devienne notre vrai Moi, pour qu'en nous aussi , Il soit un autre.
Jésus est le cas limite de ce à quoi nous sommes appelés. Car finalement on n'est vraiment soi-même, on n'est vraiment source et origine, créateur de soi et de tout l'univers que dans la mesure où l'on fait en soi un vide illimité pour accueillir cette présence infinie qui ne cesse jamais de nous attendre au plus intime de nous.
(...)
C'est par là que Jésus Christ va nous guérir de nous-mêmes, nous guérir de cette possession de nous-mêmes.(...) Dans cette nuit se révèlent à la fois l'Homme et Dieu: l'Homme que nous ne sommes pas encore mais que nous sommes appelés à être et Dieu tel qu' il ne peut qu' apparaître dans une humanité diaphane, totalement désappropriée d'elle-même qui fait passer à travers elle cet Amour qui n'est qu'Amour, dans sa subsistante et éternelle pauvreté.
Noël, ce n'est pas une
légende pour amuser les enfants. Noël qui marque le tournant de l'Histoire universelle, Noël par rapport à quoi s'ordonnent tous les siècles, Noël c'est notre naissance à
nous-mêmes, à notre dignité, à notre grandeur, à notre liberté.
Telle est la révélation de Dieu, non plus comme un maître qui nous domine, qui revendique ses droits sur nous mais comme un Amour caché en nous qui ne cesse de nous attendre parce qu'il ne pourra jamais que nous aimer.
Mais si nous sommes ici, c'est parce qu'au fond de nos coeurs,un certain appel de générosité demeure encore vivant. Si nous sommes ici c'est parce que nous ne voulons pas que Dieu demeure à jamais en nous un Dieu souffrant et voilé, c'est parce qu'aujourd'hui, nous voulons humblement, silencieusement l'accueillir au plus intime de notre coeur
et faire taire tous les bruits qui nous maintiennent à la surface de nous-mêmes dans l'esclavage de nos instincts.
C'est que ce soir, nous venons ensemble nous offrir silencieusement à Celui qui veut naître au plus intime de nous afin que Dieu; le Dieu vivant, le Dieu qui n'est qu'Amour , le Dieu éternel, le Dieu infininement pauvre, le Dieu qui nous attend au plus intime de nous, ne soit plus un Dieu souffrant et voilé."
Père Maurice Zundel.
Le Bhoutan : loi anti-conversion et respect de la Vérité …
Le Bhoutan, qui institue le bouddhisme tantrique vajrayana comme religion d’état, finalise sa constitution ( 2008 ) en mettant en place une politique de
contrôle religieux afin de « préserver la cohésion nationale ».
« Après le vote d’une loi anti-conversion il y a quelques jours, il envisage d’accorder un statut légal aux organisations chrétiennes, ouvrant la voie à une reconnaissance
officielle mais aussi à une surveillance des communautés de religion non bouddhistes. »
Une attitude protectionniste résumée par le quotidien Bhutan Observer, rapportant les propos du ministre de l’Intérieur bhoutanais Lyonpo Minjur Dorji : « Il n’y a absolument aucun problème si vous naissez chrétiens… La Constitution vous protège. Mais il est tout à fait illégal de chercher à convertir (…). Si nous avons des preuves de prosélytisme dans notre pays, nous nous devons de prendre des mesures immédiates » (3).
Entre la ‘propagande évangéliste’, et une ‘ loi anti-conversion ‘ ; il y a la place pour un respect complet de la religion de l’autre.
Pour l’autre, sa meilleure protection, est de ne pas être diaboliser… Le respecter, c’est ne pas vouloir ( même pour son bien ) le persuader qu’il est dans
l’erreur .
Jésus, juif, ne
s’en est pris qu’à l’attitude hypocrite de ne pas être en accord avec « ce que je dis, et ce que je fais … ». Jésus, ne parle pas ‘doctrine’, avec la samaritaine, Nicodème ou le
centurion… Il parle ‘vrai’, il parle ‘spiritualité’ ; sans renier pour autant la religion de ses pères …
Aujourd’hui, catholique nous devons témoigner de notre universalité au travers les yeux de l’Esprit … Elle nous engage à conduire chacun, en vérité de son chemin.
Parmi les témoins, les saints, qui – en notre temps – nous indiquent la route ; sont : les moines de Tibhirine
, et le message : celui du TESTAMENT DE DOM CHRISTIAN DE CHERGÉ.
Finalement, je pense que le principe de la conversion en une autre religion, une autre tradition, n’est pas un acte ‘ juste ‘ et respectueux de sa personne … Seule, la ‘ conversion ‘ intérieure, la ‘ renaissance ‘ dont parle Jésus, représente la véritable adéquation entre ce que je suis, et Qui est Dieu en moi … C’est à ce propos que Jésus, peut dire « Je suis ».
L’évangélisation à la « Bonne Nouvelle » est profondément là … Dieu s’incarne, aujourd’hui. Il est présent en chaque homme qui Le reconnaît en
lui-même, quelque soit la montagne où il a bâti son temple : « Crois moi, le moment vient où vous n’adorerez le Père ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. ( … ). Mais le moment
vient, et il est même déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en étant guidés par son Esprit et selon sa vérité; car tels sont les adorateurs que veut le Père. » (Jean IV,
21, 24)
Certains bouddhistes, et non des moindres ( le dalaï-lama ), ont déjà fait le pas … Voici l’observation que fait Fréderic Lenoir (1) : « « La
dernière grande divergence concerne la manière dont bouddhisme et christianisme se situent par rapport aux autres religions et le prosélytisme qui en découle. Le Lama insiste sur le fait que
chaque religion ou voie spirituelle de l’humanité est égale en dignité - même si les moyens divergent - chacune pouvant conduire les hommes à l’Eveil. A l’inverse le Moine a sans cesse rappelé la
position catholique qui pose la prééminence du christianisme sur les autres religions, même si l’Eglise reconnaît des parcelles ou des germes de vérité ailleurs. Si le ton et les formes ont
évolué, la position actuelle de l’Eglise vis à vis des religions en général et du bouddhisme en particulier reste fondamentalement la même que celle du pape Clément XII qui écrivait en 1738
au Dalaï-Lama : « Nous avons l’espérance motivée que, par la miséricorde du Dieu infini, vous en arriverez à voir clairement que seule la pratique de la doctrine de l’Evangile, dont votre
religion se rapproche beaucoup, peut conduire au bonheur d’une vie éternelle. »
On touche en fait ici à la question cruciale du statut de la vérité. Car si bouddhisme et christianisme insistent fortement l’un et l’autre sur la nécessité de «
chercher la vérité », comme un nécessaire discernement à opérer entre ce qui est vrai et ce qui est faux, les chrétiens se sentent dépositaires de la vérité ultime. Ils donnent à la vérité de
leur message un caractère absolu, trans-historique et immuable. A l’inverse, les bouddhistes ne prétendent pas être les dépositaires d’une vérité divine et établissent une subtile
distinction entre vérité absolue et vérité relative. Ils admettent que si la vérité absolue existe bien, elle n’est pas accessible en concepts ou en mots. Autrement dit, tant que nous
n’avons pas atteint l’Eveil, tant que nous sommes limités par nos catégories mentales, on ne peut professer que des vérités relatives - conception qui rejoint celle de Kant et qui apparaît
aujourd’hui comme un des postulats majeur de la modernité. Une telle conception, qui fait aussi paradoxalement le lit du succès du bouddhisme en Occident, conduit nécessairement à une attitude
missionnaire beaucoup plus pacifique et finalement à une certaine compréhension pluraliste des religions qui se distingue de la compréhension exclusiviste ou inclusiviste du christianisme. Au
delà d’un discours de politesse, c’est la raison pour laquelle le Dalaï-Lama ne cesse de dire aux Occidentaux qu’ils ne doivent pas chercher à changer de religion et à se convertir au
bouddhisme. A l’inverse, on considère du catholique que l’Eglise est dépositaire de la vérité universelle ultime, révélée par Jésus-Christ, et qu’elle se doit, comme le Christ l’y a
engagé, de transmettre cette vérité à tous les hommes. C’est la raison pour laquelle le pape tient le discours exactement inverse du Dalaï-Lama et encourage fortement les missions en terres
bouddhistes ou autres. » (1 ) F. Lenoir dans un article sur: « des rencontres inédites entre un lama tibétain et un père abbé bénédictin, qui a donné lieu à un livre à deux
voix sur le chemin spirituel dans le bouddhisme et dans le christianisme. »
Eglise, et pluralisme …
L’identité forte qu’un catholique peut revendiquer, n’est en rien l’ennemie du pluralisme…
Ce serait se priver d’humanité, constitutive elle-même de la
diversité …( nous ne reprendrons pas ce débat, bien connu … Babel ..etc. .. ). L’expression d’une diversité peut ainsi être menacée sur une identité rigide… les identités multiples font la
diversité et l’efficacité des échanges, pour un avenir mixte…
L’Eglise catholique, se doit de rejeter tout « reflexe de chrétienté », qui la conduirait, par le haut, à peser directement sur les décisions publiques. Pas de concordat, qui rognerait la « Laïcite ».
L’Eglise, à la lumière de l’Evangile, dans un esprit de « laïcité », se doit d’être humble, modeste,
« relativisante » et
motivante . Elle a, aujourd’hui, les moyens d’être exemplaire et de se défaire du reflexe communautariste, destructeur du pluralisme… Tout monopole affirmé d’une vérité est dangereux pour la
démocratie, naturellement plurielle.
Eglise, Démocratie, opinion publique …
L’Eglise fait face à l’opinion … mais , et c’est le même mot : il y a une opinion dans l’Eglise …
L’opinion vise à faire changer ou influencer les décisions d’un ‘ gouvernement ‘. Que de malentendus s’offrent alors au débat sur la question … ! Continuons le questionnement, pour se rendre compte de la complexité… En effet, il existe chez les catholiques, une pluralité d’opinions sociales, politiques, … qui ont parfois entraîné l’Eglise sur des positions qui, aujourd’hui, participeraient à la confusion dont je parle … !
Il faut donc distinguer, avec Joseph Ratzinger : « la démocratie comme système philosophique et la démocratie comme système institutionnel.. ». Or l’Eglise se différencie de l’un et de l’autre… D’un côté : la Foi, la raison et l’expérience personnelle en Dieu, et de l’autre une institution qui ne se réduit ni à un peuple, ni à une culture, qui est sans territoire et sans pouvoir … ! Aussi, comparer l’Eglise à une monarchie, ou à une démocratie, ce serait la critiquer pour regretter qu’elle le fut…
Dans ce contexte, la tradition doit accueillir la nouveauté, comme créatrice et inspirée par l’Esprit.
Dès l’origine de l’Eglise, le
« sensus fidei » est « la capacité, donnée au croyant par l’Esprit Saint, de percevoir la vérité de la foi et de discerner ce qui lui est contraire. » J.L.Pouthier ( Panorama
). « Ainsi, dans l’Eglise ancienne, la libre expression des chrétiens apparaît comme un droit inaliénable, effacée
ensuite – au cours des siècles – par la centralisation romaine, au nom de l’unité de l’Eglise. » JLP
Aujourd’hui, les temps sont favorables à l’expression de multiples opinions, mais les clercs ont peur du débat. Aussi, Anne Soupa et Christine Pedotti, laïcs, ont
eu l’intuition d’une « Conférence catholique des baptisé-e-s de France » pour « susciter la conscience de chaque baptise afin de le rendre acteur, acteur de la
vie de l’Eglise, de sa mission, de son avenir. ». Magnifique entreprise, et de plus initiée par des femmes …
L’Eglise ne légifère pas. l’Eglise parle aux consciences. Sa mission, est de prendre la parole, une parole libre. Après les excès d’une ‘église de pouvoir’, nous aspirons à la fondation théologique d’une ‘ opinion ‘ publique dans l’Eglise, inspirée par l’Esprit et le ‘ sens commun ‘ du peuple de Dieu ( laïcs et clercs)… ( Cf : www.baptises.fr )
C’est ainsi que nous parlerons de « démocratie » dans l’Eglise, sans faire de contresens …
La liberté religieuse ( Benoît XVI ) et la Laïcité.
Je viens de lire le Message de Benoît XVI pour la Journée Mondiale de la Paix
qui sera célébrée le 1° janvier 2011 sur le sujet: "Liberté religieuse, chemin vers la paix". Je rapporte ci-dessous des phrases, dont
je partage complètement le contenu.
« Le droit à la liberté religieuse s’enracine dans la dignité même de la personne humaine[2], dont la nature transcendante ne doit être ni ignorée ni négligée » Benoît XVI
« La liberté religieuse est à l’origine de la liberté morale. » Benoît XVI
Au risque de faire de l’angélisme, ( ce que fait rarement l’Eglise …) il ne suffit pas d’affirmer une liberté. Cela n’a pas de sens, si cette « liberté » n’est pas soumise au bien commun… Il ne peut exister de liberté sans limites, et ces limites sont fixées par la Loi. En France, la loi : c’est la Laïcité !
« Quand la
liberté religieuse est reconnue, la dignité de la personne humaine est respectée à sa racine même, et l’ethos et les institutions des peuples se consolident. » Benoît XVI
« toute personne doit pouvoir exercer librement le droit de professer et de manifester individuellement ou de manière communautaire, sa religion ou sa foi, aussi bien en public qu’en privé, dans l’enseignement et dans la pratique, dans les publications, dans le culte et dans l’observance des rites. » Benoît XVI
« Une liberté sans relations n’est pas une liberté achevée. La liberté religieuse ne s’épuise pas non plus dans la seule dimension individuelle, mais elle se met en œuvre dans la communauté dont elle fait partie et dans la société, ceci en cohérence avec l’être relationnel de la personne et avec la nature publique de la religion. » Benoît XVI
Il arrive souvent que, sous couvert de laïcité, l’intolérant impose une « neutralité » de l’espace public, au point d’interdire l’expression collective d’une identité religieuse dans la société ! ( Qu’en serait-il, en généralisant, de l’expression artistique … ? )
« la liberté religieuse est une condition de la recherche de la vérité et que la vérité ne s’impose pas par la violence mais par « la force de la vérité elle-même »[10]. » Benoît XVI
« Au sein des cultures religieuses variées, s’il faut rejeter tout ce qui est contraire à la dignité de l’homme et de la femme, il est nécessaire, à l’inverse, d’accueillir comme un trésor tout ce qui s’avère positif pour la convivialité civile. » Benoît XVI
Et pourtant … ! Il serait temps, que l’Eglise reconnaisse enfin ses erreurs… Au nom, de tous les chrétiens qui aujourd’hui ne se reconnaissent plus :
- dans les protestations du pape Pie X et de nombre d’évêques qui ont vigoureusement protesté lors de la « séparation de l’Eglise et de l’Etat.. ! – dans les « erreurs »
condamnées ( Syllabus ) :
« XXIV. L’Église n’a pas le
droit d’employer la force ; elle n’a aucun pouvoir temporel direct ou indirect . » et « LV. L’Église doit être séparée de l’État, et l’État séparé de l’Église. » Attention :
lisez-bien, ces propositions étaient condamnées comme ‘erreurs du temps’ .
Si aujourd’hui benoit XVI, défend la liberté religieuse, et c’est tant mieux ; Pie IX, lui condamnait la liberté de culte pour les immigrés de confession non chrétienne… ( Syllabus )… !
« L’Eglise elle-même ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les diverses religions. » Benoît XVI
« saint Thomas d’Aquin, « toute vérité, qui que ce soit qui la dise, vient de l’Esprit Saint »[15] » Benoît XVI
D’ailleurs, il faudrait le reconnaître : « la laïcité » est une idée catholique… Sous son influence, le peuple était séparé entre deux catégories : les clercs et les laïcs. « La laïcité » a repris cette séparation, professée dans les Evangiles, mais profanée par les pouvoirs ( civils et religieux .. ).
Ce soi-disant " relativisme " !
A mon avis, le relativisme - comme doctrine - n’est pas ‘ défendable ‘; dire « tout se vaut » est quasiment ‘ imbécile ‘ ! Je suis trop partisan de l’engagement, comme valeur humaine … !
Et pourtant, c’est ainsi qu’est qualifiée cette attitude de la raison que je défendrai, cette fois …
Pour bien distinguer pluralisme,
« théodiversité » et relativisme ; je renverrai volontiers à la leçon de philosophie que propose à son sujet - Serge Carfantan - et qui me semble très
instructive : ICI : http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/verite3.htm
Benoît XVI, a rendu courante chez les catho. l’expression : « Dictature du relativisme. ». Je veux bien reprendre la suite des arguments développés :
* « Le relativisme croit que nous pouvons choisir nous-mêmes notre propre vérité, et il mène à des opinions et à des doctrines confuses » Je pense effectivement que notre liberté est à la base du discernement « foi-raison », qui finalement me conduit sur le chemin de - ce qui est pour moi - la Vérité. Il est complètement aberrant de dire que « je crois » tout seul : catholique, j’ai à ma disposition les Ecritures, la Tradition et l’Eglise, et à l’aide de l’Esprit et de ma « Foi-raison » ; je discerne et pose un « acte de Foi ». ( C’est précisément, ce que je suis en train de faire …)
** « Le relativisme s’inscrit parfaitement dans le consumérisme. Une telle attitude ne demande ni réflexion, ni discernement. N’oublions jamais qu’un consommateur ne pense pas, il dépense, il est manipulé dans ses choix. »
Effectivement, une réelle Liberté, ne s’épanouit que sur les bases d’une Education à la hauteur de l’enjeu : celui du libre choix et de l’engagement. L’Eglise, elle même, n’a pas toujours été à la hauteur de cet enjeu et du message évangélique…
Comme Benoît XVI, je regrette que « le concept de vérité est désormais un objet de soupçon », (page 75 dans Lumière du monde,
Bayard).
Ainsi, quelle avancée vers la Verite que la déclaration conjointe de la justification, qui rassemble catholiques et luthériens…! Aussi, cette expérience montre que nous sommes en chemin, et que nous avions tort, les uns comme les autres, de nous prévaloir de la Verite ! D’ailleurs, ne pourrait-on pas dire que, « se prévaloir de la Verite est abusif » ? Je ne pourrais, pour moi, ne l’accorder qu’à Jésus – le Christ -.
Cette Verite se manifeste à tous les hommes, mais « manifestement », chacun ne la reçoit pas de manière identique …
Il me semble faux que *** « le relativisme ait réduit au silence toute proclamation de vérité supérieure ».
De mon point d’origine personnel - donc catholique -, je vois que la question spirituelle nécessite l’implication du peuple de Dieu du monde entier ( c’est à dire l’humanité ) dans un dialogue. La réalité du Corps de Christ en tant que Corps qui rassemble des croyants du monde entier n’a jamais été aussi manifeste. Nous sommes liés les uns aux autres – à différents niveaux -. Avec mes mots de catholique, ce serait : par notre amour pour Dieu, notre rédemption en Christ et l’œuvre divine du Saint Esprit dans nos vies. Ces liens transcendent les différences religieuses et les barrières raciales, tribales, ethniques, sexuelles, dénominationnelles, géographiques et sociales. Nulle nation, région, dénomination ou ministère détient toutes les réponses aux questions qui sont posées à l’humanité plurielle.
« Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel.
Voilà un sujet, qui à mon avis, ne démérite pas d’être présenté dans le contexte pédagogique…
Cet article est ‘engagé ‘, mais il est ‘laïque’, car il repose sur des valeurs commune à notre cinquième république. Et, s’il devenait contestable pour un
enseignement porté devant des élèves… Ce serait, pour moi, un signe supplémentaire - d’une vérité d’aujourd’hui , que cet appel à « l’indignation » … !
« Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel.
N’a t-on pas
envie à 93ans, de dire des choses essentielles ? Stéphane Hessel, qui a vécu l’indignation des résistants face au fascisme, nous alerte sur les valeurs qui l’ont porté à vivre cette
résistance, et qui sont aujourd’hui’ sournoisement bafouées ! Ce programme politique était alors porté par un ensemble de gens qui étaient parfois à des antipodes politiques, cependant
– ce devait être le bon sens ! –chacun s’y retrouvait :
- La sécurité sociale : « visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail. »
- « Le retour à la nation des grands moyens de production.. fruit du travail commun, des sources d’énergie, …des compagnies d’assurance et des grandes banques. »
- « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie. »
- « le juste partage des richesses créées par le monde du travail doit primer sur le pouvoir de l’argent ». La résistance propose « une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des états fascistes », et le gouvernement provisoire de la République s’en fait le relais ( P10)
- « Une presse indépendante »,
- « La possibilité effective pour tous les enfants de bénéficier de l’instruction la plus développée »
- Etc ..
Bien sûr, en 2010, nous avons les moyens technologiques, pour aller encore au-delà et développer notre réflexion à la mondialisation, et au bénéfice de la planète.. ! Malheureusement : terrible régression… ! Nous avons abandonné les fondamentaux de cette république, et nous sommes peut-être en train d’inventer un ‘nouveau fascisme’, qui - plus sournois -, semble envahir nos comportements …. ?
Stéphane Hessel, nous interroge :
- « Comment l’Etat peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération. » ?
- Que proposons-nous à notre jeunesse autre que « la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. » ?
- Et face à ces défis :
o - L’écart qui ne cesse de croitre entre les pauvres et les riches… ?
o - Les droits de l’homme : Aujourd’hui, lisons la DUDH et les articles : 15 ( la nationalité ), 22 ( sécurité sociale ) ?
o - L’état de la planète. ?
« la pensée productiviste, portée par l’occident, a entraîné le monde dans une crise dont il faut sortir par une rupture radicale avec la fuite en avant du ‘ toujours plus ‘, dans le domaine financier mais aussi dans le domaine des sciences et des techniques. Il est grand temps que le souci d’éthique, de justice, d’équilibre durable devienne prévalent. »
Stéphane Hessel s’adresse aux ‘jeunes’ :
- « La pire des attitudes est l’indifférence, dire ‘je n’y peux rien, je me débrouille ‘, en vous comportant ainsi, vous perdez l’une des composantes essentielles qui fait l’humain. » S.H.
- « La non-violence, le chemin que nous devons apprendre à suivre »
« .. la violence tourne le dos à l’espoir. Il faut lui préférer l’espérance, l’espérance de la non-violence. (…) C’est pourquoi il ne faut pas laisser s’accumuler trop de haine »
- Stéphane Hessel, appelle les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l’héritage de la Resistance et ses idéaux … « Nous leur disons : « Prenez le relais, indignez-vous ! »
« Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux."
Transmission et pédagogie… avec Ph. Meirieu
En ce XXIème siècle, la question du ‘ sujet ‘ est au cœur de la réflexion pédagogique.
Le sujet est en péril., en effet la modernité promeut l’individu et met le sujet en péril… Au travers de la relation adulte-enfant, il nous apparaît clairement que nous sommes tous manipulés par l’appel du « capitalisme de la pulsion »… Cette immédiateté, ce besoin de satisfaction immédiate, mettent le sujet en péril… Enseignant, nous sommes contraints de forcer l’accès à la pensée à reconstruire. Un enfant est un corps humain ‘connecté’- en hyper activité permanente - où la pensée n’a plus le temps de se développer … Nous sommes plongés dans un capitalisme pulsionnel en évolution … A l’enfant, nous disons : Ton caprice fait la loi ! ( et il fait marcher le commerce ! )
Il faudrait passer de la pulsion au désir.. Il faudrait passer de la suractivité à la pensée..
Après une pulsion , nous revenons à l’encéphalogramme plat ; alors que le désir, ne l’abolit pas, mais l’agrandit … L’enseignant devrait être attaché à cette exigence : le désir d’apprendre …
Placer le désir au cœur du travail pédagogique, c’est placer le sujet au cœur du projet pédagogique ..
Qui peut nous dire le ‘ Bien ‘. ?
Cette question, que notre rèpublique laïque, affirme aujourd’hui non résolue, est au cœur de la démocratie ; - elle la structure, la rend précaire, donc précieuse …
C’était facile d’éduquer un enfant, quand il y avait un ‘ catéchisme ‘ qui nous disait : où et comment se trouve le bien , et règle le comportement individuel … A partir du moment, où nous ne déclarons plus légitime à quiconque, à quelque idéologie que ce soit, le droit à légiférer sur nos vies … Nous en sommes rendus à devoir le décider nous-mêmes … Quelle radicale étrangeté, par rapport à ce que nous avons vécu .. ! Nous ne pouvons même plus nous révolter contre ce pouvoir, puisque que, nous ne le reconnaissons plus … ( Et tant mieux … ! - pour ce qui était de l’emprise sociale ( pouvoir ) du religieux ! )
La montée de l’individualisme social , est le corollaire de l’effondrement du religieux… Il a fait tomber toute forme de verticalité ( qui s’imposait ), et réduit tout à l’horizontalité…
Cet état de fait, impacte la question éducative. Dans notre société, nous avons éradiqué la mortalité enfantine et chaque enfant est désiré… L’enfant devient ‘ l’enfant du désir ‘sur lequel nous allons projeté notre désir… Ce sont nos enfants qui vont faire notre bonheur …
On accuse les pédagogues d’avoir fait « l’enfant-roi » , alors que c’est un phénomène social qui n’est pas lié à la pédagogie , mais à notre modernité … C’est l’enfant qui décide de celui qu’il va aimer ( beaucoup d’exemples chez les enfant de la ‘semaine’)… L’enfant arbitre et se trouve détenteur d’un pouvoir, qu’il n’est pas capable de gérer … Ces phénomènes sont des faits . Ce ne sont pas des arguments pour interdire le divorce, la garde alternée..etc … L’enfant du XXIème siècle ne sera plus l’enfant des siècles précédents ( et tant mieux … ! )
Aussi, le défi social et politique, est de permettre aux individus de tenir ensemble, dans des relations de configuration et non pas de coagulation ( c.a.d. sans tomber dans des pulsions de fusion..)
Vivre ensemble, sans le bâton du patriotisme, du dieu tout puissant,, du fanatisme, de l’idéologie : ce dont il faut absolument nous réjouir .. !
Nous n’avons plus qu’à nous retrouver dans le débat démocratique, et bâtir du lien commun … Dans cette situation de crise ( positive )la pédagogie devient essentielle … Dans une théocratie, on peut faire du dressage, dans une démocratie, on a besoin de pédagogie qui permet de se décentrer, d’examiner, qui permet d’entrer en relation avec l’autre sur un mode qui ne soit pas sur le modèle de l’emprise … mais, de la découverte respectueuse et collective pour découvrir le bien commun…
La modernité appelle la pédagogie, pour ne pas tomber dans un libéralisme anarchiste qui n’est que le choc des individualités que ne régulera plus que la seule loi du marché , ou alors nous tombons dans des fondamentalismes les plus réactionnaires et dangereux ..
Entre l’esprit consommateur-individualiste et la fusion religieuse … Quel chemin trouver pour un collectif démocratique ?
Peut-on et comment : conjuguer transmission et émancipation ?
Transmettre n’est pas assujettir, et émanciper n’est pas promouvoir l’individualisme ..
Cet article, n’est pas une ‘inspiration personnelle’. C’est une reprise à mon compte ( essentielle pour moi ! ), d’une conférence de Philippe MEIRIEU (1) . Transcription courte et toute personnelle.
Je vous invite, à l’écouter ICI : colloque du GFEN à Lyon … Ecoute enthousiaste de ma part !