Le péché d’Adam
« La souffrance est-elle la sanction d’une faute » ! Non.. !
Alors, de quel « péché » s’agit-il ?
« L’Église - je cite le Catéchisme (n° 403) - a toujours enseigné que l’immense misère qui opprime les hommes [...] est incompréhensible sans son lien avec le péché d’Adam »
Cela signifie que la souffrance n’est pas pour l’homme une fatalité. Elle peut donc être vaincue puisqu’elle découle non de quelque sombre nécessité cosmique mais de la liberté de l’homme ( c’est le sens du « péché » = responsabilité de l’homme … Mais qui dit « faute » , ne dit pas « punition divine » !!. )
L’Aveugle est le symbole de l’humanité plongée dans la nuit. « Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres » (1 Jn 1, 5) et l’œuvre de Dieu, la première oeuvre
de Dieu, l’œuvre du premier jour, c’est la lumière.
Le mythe raconte l'origine du mal. Le Mal, n’existe qu’avec l’homme … Il est donc naturel que le mythe parle du mal, dans son récit d’origine…Comprendre le sens d’une vie d’homme, c’est aussi comprendre l’origine du mal ..
Ainsi, en réalité le Mal, ne s’exprime qu’en l’absence de Dieu…
« Le néant est ce que Dieu ne veut pas. Il n'existe que parce que Dieu ne le veut pas». Karl Barth
Zundel - l'Enfer
"Dieu est le Soleil qui ne cesse de luire. L’homme est la maison toujours baignée de Soleil, mais dont les volets peuvent être fermés. S’ils sont fermés, la lumière n’entre pas, mais ce n’est pas la faute du Soleil."
“C’est donc l’homme qui est le principe et le créateur de son enfer, qui est son enfer, quand il se bloque en soi en se fermant à Dieu, en se livrant, du même coup, au déchaînement des forces extérieures qu’il avait mission d’intérioriser.”
Le châtiment ne vient pas de Dieu, il vient du dedans, comme celui qui ferme ses volets et qui, du même coup, est privé de la lumière du soleil. (François Varillon)
Le péché ... et la punition divine, donc la culpabilisation …
Nous restons toujours, sur cette idée perverse, contre laquelle Jésus lui-même s’est révolté …, que le mal serait ‘ une punition ‘… Ce brouillage ,malsain et superstitieux donc culpabilisateur, nous rend coupable et victime… Ce fond ténébreux, mythifié, transforme le Mal, en une puissance maléfique, qui fait la gloire des légendes gnostiques et manichéennes…
« Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » (Jn 9, 2)
« Jésus répondit: Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c’est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui. »
Déjà à l’époque de Jésus, la souffrance des hommes a quelque chose à voir avec « le péché ».
Plus précisément, elle en est une conséquence. La souffrance est une conséquence du « Mal »
C’est dans l’obscurité de ma vie, que la lumière agit… Il n’y a pas d’ « origine » au Mal ( c’est à dire il n’y a pas de « raison » au mal, il n’y a qu’une occasion de le combattre … Et, c’est la mission de Jésus-Christ-Lumière…
Seul l’homme libre, peut s’opposer au Mal
Le mal ‘ pensé ’ devient un défi philosophique, théologique.
Ensuite, il deviendra action : « c’est ce contre quoi on lutte » ( transformation du milieu, politique ..) .
Enfin, le Mal est objet de ‘ sagesse’ ( transformation de soi , travail de deuil ).
Il y là ; au plus profond de ma déréliction , l’expression existentielle de ma Liberté : la Foi.
« nous croyons en Dieu, en dépit du mal »… « Pareille sagesse est peut-être esquissée à la fin du livre de Job, quand il est dit que Job est arrivé à aimer Dieu pour rien, faisant ainsi perdre à Satan son pari initial. Aimer Dieu pour rien, c'est sortir complètement du cycle de la rétribution, dont la lamentation reste encore captive, tant que la victime se plaint de l'injustice de son sort. » Paul Ricoeur
De Dieu ou du Mal, qu’existe-il ?
Nous connaissons, l’argument ‘mineur’ pour affirmer l’inexistence de Dieu
- si Dieu existe, il est tout puissant et bon ;
- si Dieu est tout puissant, il a le pouvoir de supprimer le mal ;
- s'il est bon, il doit vouloir détruire le mal ;
- or, le mal existe ;
- donc Dieu n'existe pas.
Ce raisonnement, s’il ne dit rien de Dieu, exprimerait la réalité du mal…
Le paradoxe est, qu’en réalité - c’est le mal qui n’existe pas ( en Soi …) … Le mal subi ( homme victime ) est du niveau de la « souffrance », le mal commis ( homme coupable ) est du niveau de la « faute ».
Par son absurdité même, le mal ne se dépasse que par ‘cela’, qui le précède, qui est avant que le mal ne soit ressenti … Pour me faire comprendre : C’est un peu comme l’obscurité ( le mal) qui n’existe que par la réalité de ce que révèlera, ensuite, la lumière ( alors que l’obscurité n’existe plus ..) …
Il en est de même de la réalité - de ce qui est ‘ par Amour’ ; et - de la souffrance qui n’est que par ‘ manque d’Amour ‘…
" Apprends à voir où tout est obscur et à entendre où tout est silencieux. Tu verras la lumière dans l’obscurité et l’harmonie dans le silence … " Tchouang-tseu
Tao 6
L’esprit de l’Obscurité est immémorial, éternel.
C’est le principe féminin des origines.
Les racines du ciel et de la terre s’élancent de sa porte mystérieuse.
Toujours renouvelé, il se répand dans l’univers.
Indéfiniment.
Il ne s’épuise jamais.
Catherine.
Sans dialogue: un évêque est révoqué !
En conscience, à la lumière de la foi ( Jésus, le Christ : Homme et Dieu, mort et ressuscité ), j’interroge mon Eglise, sur la possibilité de :
- ordonner des hommes et des femmes mariés…
- réintégrer les prêtres qui ont quitté le sacerdoce…
- admettre les ordinations conférées par les anglicans et les protestants.
Cette ouverture pour un
dialogue sur ces questions, a valu à Mgr William Morris, évêque de Toowoomba (Australie) d’être révoqué ! Procédure exceptionnelle, déjà utilisée en janvier 1995 lorsque
Jean-Paul II a retiré sa charge d’évêque d’Évreux à Mgr Jacques Gaillot …
De plus ...
« Dans sa lettre, Mgr Morris reproche à Rome son manque de transparence et un déni de justice : « Je n’ai jamais vu le rapport du visiteur apostolique ». Il estime qu’« aucune possibilité d’une défense appropriée » ne lui a été laissée. » La Croix
La presse australienne laisse entrevoir le désarroi de la communauté de Toowoomba.. !
« Fondamentalement, ce que nous essayons de dire, à présent est: - que la plupart d'entre nous se sentent abandonnés par l'Eglise et – que beaucoup d’entre nous sont choqués, déçus et en colère .' » Fr Dorfield ( selon ma propre traduction : cf : 3 mai 2011 The Chronicle )
La question de fond, posée une fois de plus, par cet évènement : est la possibilité qu’une institution religieuse – il s’agit ici de l’Eglise catholique romaine - puisse accepter le dialogue, puis le débat sur des questions qui ne remettent pas en cause, le kérygme de la foi…
Je ne comprends pas ! Je suis consterné ...!
Saint Oscar Romero
Óscar Romero (de son nom complet Óscar Arnulfo Romero y Galdámez)
, né le 14 août 1917 à Ciudad Barrios au Salvador et assassiné le 24 mars 1980, était l'archevêque catholique de San Salvador
(Salvador). Défenseur des droits de l'homme et particulièrement des paysans de son diocèse il fut assassiné en 1980.
Par cet appel, nous vous invitons à commémorer – le 1er mai 2011 – la canonisation du martyr Saint Oscar Romero prononcée par les peuples pauvres d’Amérique latine et par toutes les amies et tous les amis de Jésus de par le monde. Cette commémoration doit être pour nous un encouragement sur le chemin de l’Evangile, ainsi qu’une injonction aux églises des riches à revenir sur ce même chemin.
En 1977, peu après avoir été désigné
pour veiller sur les âmes comme archevêque de San Salvador, l’homme d’Église conservateur Oscar Arnulfo Romero fut confronté à la persécution sanglante des chrétiens au Salvador. Les catéchistes,
enfants de chœur et prêtres assassinés, les larmes versées sur eux et leurs cercueils ont fait de lui un évêque intrépide, défendant les petites gens, les torturés et les persécutés. A partir de
ce moment-là, le régime de son pays, le conseiller à la sécurité du président des Etats-Unis et les puissants cardinaux de la curie romaine se sont opposés à lui.
Au printemps 1979, l’évêque Romero, menacé de toutes parts, ne trouva auprès du pape Jean-Paul II ni écoute, ni soutien. Profondément déçu, il dit : «Je ne pense pas revenir à Rome une deuxième fois. Le pape ne me comprend pas.» Jean-Paul II n’avait pas prêté attention à la photo d’un prêtre indien récemment assassiné, ni aux documents sur la persécution des chrétiens par les sbires des nantis. Au lieu de ça, le pape se contenta de l’exhorter à une coexistence harmonieuse avec le gouvernement salvadorien.
Conscient d’être en danger, Saint Romero d’Amérique élevait sa voix contre l’injustice, excommuniait des hommes politiques du régime et rappelait à la résistance, la non-violence de Jésus de Nazareth. Après un des innombrables assassinats de chrétiens, il prêcha : « Que le désir de vengeance s’éloigne de nous. Prions avec Jésus: Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Chaque être humain étant enfant de Dieu et sa vivante image, pour Saint Oscar Romero la messe était indissoluble de la défense intrépide de la dignité humaine avec un courage inébranlable. Il s’est adressé aux tueurs à gages et aux nervis de la junte en ces termes : « Un tortionnaire aussi est un meurtrier… Nul n’a le droit de porter la main sur autrui, car l’homme est à l’image de Dieu. » Un jour avant son propre assassinat, le 24 mars 1980, il appela publiquement les soldats à désobéir aux ordres : « Au nom de Dieu et au nom de ce peuple tourmenté, je vous implore, je vous donne cet ordre : Arrêtez cette oppression ! » La balle d’un tueur à gages l’atteignit lors de la célébration de l’action de grâce devant l’autel.
Nous ne nous arrogeons pas la canonisation de Saint Oscar Romero, par l’église d’en bas. Nous savons bien que seul Dieu peut regarder dans le cœur de l’homme, tandis que nous-mêmes ne pouvons que partiellement apprendre à jeter un regard neuf sur les choses à travers les yeux de Dieu. Pourtant, cette « béatification » qui s’est faite sans une coûteuse procédure des autorités ecclésiastiques, répand une bonne nouvelle, accompagnée du souffle de l’esprit de Dieu : l’exemple de Saint Oscar Romero nous montre combien nous autres humains pouvons devenir beaux et courageux quand nous commençons à prêter l’oreille au message de Jésus.
Traduit ici par Michel May (France) et Gerd Roggenbach (Allemagne)
et signé par un grand nombre de personnalités
et d’associations dans divers pays (dont NSAE et Parvis)
Note : cet appel œcuménique a été lancé à l’initiative de chrétiens de la base en Allemagne, au sein du mouvement international NOUS SOMMES EGLISE (IMWAC : International Movement We Are Church ; http:/www.we-are-church.org) et a très rapidement reçu un large soutien à travers tout le monde chrétien (Allemagne, Autriche, Brésil, Canada, Chili, Espagne, Etats-Unis, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pérou, Portugal, Suède, Suisse, etc.). Les premiers signataires sont des associations (plus de 60) et des personnalités (350, dont parmi elles 50 théologiens).
L’appel se veut un témoignage commun de foi œcuménique de tous les baptisés et se réfère à une « sainteté » au sens des Béatitudes, du sermon de Jésus sur la montagne. En particulier, il appelle les chrétiens des pays riches à résister à une économie mondiale basée sur le profit, qui chaque année condamne à mort 40 millions d’humains à cause de la famine. (Résumé LB).
Le pape et " le Saint "
A entendre autour de moi, le message spirituel de la béatification de Jean-Paul II, a du mal à se faire comprendre …
- Par contre, il est repérable, qu’une tendance à canoniser les papes, soit effective depuis Vatican 1 .( note 1 ) . Depuis les années 50 on assiste à une rafale de procès en béatifications et canonisations. Presque tous les papes ont droit à cette reconnaissance des catholiques, même le contesté Pie XII fait partie des candidats.
-
S’agit-il de légitimer une institution ?
- Ou , le catholicisme s’adonne t-il à la société du spectacle, façon : foule, petits drapeaux et grandes cérémonies.. ?
Dans cette cacophonie médiatique, et en matière de sainteté, je préfère me tourner vers Bernanos..
« Souvent, ( les saints ) ont été une épreuve pour l’Eglise avant d’en devenir la gloire » dit le curé de Torcy, dans le Journal du Curé de Campagne.
Donissan est « un saint », avec tous les excès : « La vie de cet homme étrange, qui ne fut qu’une lutte forcenée, terminée par une mort amère, qu’eût-elle été si, de ce coup, la ruse déjouée, il se fût abandonné sans effort à la miséricorde, s’il eût appelé au secours ? Fût-il devenu l’un de ces saints dont l’histoire ressemble à un conte, de ces doux qui possèdent la terre, avec un sourire d’enfant roi ?… »
La saint côtoie Satan :
« Le saint de Lumbres en arrive à douter de sa foi en affirmant la victoire du Mal malgré la rédemption. Il va donc mettre Dieu à l’épreuve en lui demandant un miracle. Se sentant défié par
Satan, « il n’implore pas ce miracle, il l’exige. Dieu lui doit, Dieu lui donnera, ou tout n’est qu’un songe. De lui ou de Vous, dites quel est le maître ! Ô la folle, folle parole,
mais faite pour retentir jusqu’au ciel, et briser le silence ! Folle parole, amoureux blasphème !… » Donissan n’a pas demandé par amour mais par colère. »
« La sainteté, s’avoue-t-il, comme toutes choses en ce monde, n’est belle à voir qu’en scène ; l’envers du décor est puant et laid. »
La sainteté est d’abord la réponse libre et entière d’une personne qui a discerné un appel divin à servir autrui : « Vous n’ignorez pas ce qu’elle est : une vocation, un appel. Là où Dieu vous attend, il vous faudra monter, monter ou vous perdre. N’attendez aucun secours humain. Dans la pleine conscience de la responsabilité que j’assume, après avoir éprouvé une dernière fois votre obéissance et votre simplicité, j’ai cru bien faire en vous parlant ainsi. En doutant, non pas seulement de vos forces, mais des desseins de Dieu sur vous, vous vous engagiez dans une impasse : à mes risques et périls, je vous remets dans votre route ; je vous donne à ceux qui vous attendent, aux âmes dont vous serez la proie… Que le Seigneur vous bénisse, mon petit enfant ! »
Pour Bernanos, Donissan n’est pas
saint parce qu’il réalise des prodiges (où Satan d’ailleurs trouve un terreau propice à ses ruses) mais parce qu’il continue, quoi qu’il en coûte, de remplir les obligations de son ministère,
comme fréquenter le confessionnal jusqu’à l’épuisement et jusqu’au dégoût. La sainteté est simplement la présence de Dieu dans une âme qui accepte de l’accueillir.
La sainteté, selon Bernanos, consiste à connaître comme Dieu. Dieu connaît avec charité et pitié, « non pas cette pitié qui n’est que le déguisement du mépris ». Satan connaît avec curiosité (mot souvent repris). Celui qui agit sous l’emprise de Satan vise la concupiscence ou le pouvoir, il cherche à connaître pour détruire. Dans l’ordre surnaturel, il veut choisir l’infini sans Dieu, il nie ou veut abolir l’image de Dieu chez autrui. À l’opposé, connaître selon Dieu, c’est s’engager dans une relation interpersonnelle responsable.
( Note 1 ): « Pie IX se distingua surtout par un événement unique non seulement dans l’histoire de la
papauté, mais aussi dans celle des hommes : la proclamation de l’infaillibilité d’un être humain.
Le concile de Vatican I, ouvert le 8 décembre 1869, avait comme but déclaré cette proclamation, et Pie IX ne s’en cachait pas. Un grand nombre de prélats étaient opposés à cette étape de l’évolution de l’Eglise qui, une fois franchie, serait irréversible, pensaient-ils à juste titre. Mais Pie IX s’obstinait. Ni les interventions de personnalités comme l’éminent évêque de Mayence, ni celles d’historiens qui lui rappelèrent les erreurs doctrinales de ses précurseurs (Honorius I, par exemple, condamné par le VIe Concile oecuménique de 680), ne purent venir à bout de sa détermination farouche. Le conflit entre la Prusse et la France vint à point nommé pour le conforter dans son projet : des évêques allemands et français durent repartir vers leurs diocèses, privant l’opposition de leurs voix. Cinquante-trois autres quittèrent Rome plutôt que de ratifier le dogme de l’infaillibilité. La plupart des évêques restants étaient italiens et beaucoup dépendaient matériellement du pape. Lequel leur fit entendre qu’il pourrait leur couper les vivres s’ils se montraient récalcitrants. Finalement, il n’y eut plus qu’un quart de pères conciliaires pour se dresser contre la volonté du pape, et le dogme fut voté sans difficulté le 18 juillet 1870. Il stipulait que le pape, désormais seul, sans être obligé de convoquer un concile, était infaillible quand il s’exprimait ex cathedra sur un sujet touchant la foi ou les moeurs (2). "Les définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Eglise. Que si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la témérité de contredire notre définition, qu’il soit anathème."
Extrait ... de Jean-Pierre Sara.
Béatification ... et mariage princier.
« La
béatification de « Jean Paul 2 », c’est un peu – pour les catholiques - l’équivalent du mariage princier pour - certains – anglais… » C’est ainsi que m’ont été présenté récemment
ces deux actualités… !
Le catholique ( républicain ) que je suis, n’est pourtant que fort peu intéressé par l’une ou l’autre de ces manifestation, qui devraient ( il paraît … mais ce doit
être relatif ..) déplacer, l’une et l’autre, les foules … !
La personnalité de ce pape marquera sans doute l’histoire de l’Eglise catholique, si ce n’est par sa contribution à la chute des murs soviétiques…
Beaucoup d’entre les chrétiens, se souviennent également de sa condamnation
de la théologie de la libération et des « brimades » infligées aux théologiens contestataires. Beaucoup déplorent également « la bienveillance montrée pendant le pontificat
de
Jean Paul II envers certains régimes dictatoriaux en Amérique latine, coupables de l’assassinat de prêtres et de religieuses ».
Catholique, je ne suis réellement intéressé par cette actualité, provoquée ( donc, je suppose « nécessaire » .. ? ), et de plus dans l’urgence ( pourquoi … ? ) que si cette cérémonie porte témoignage à l’Homme Jésus – le Christ – et me permet, à moi catholique, mais aussi à tous les hommes et femmes sur cette terre, d’avoir à contempler la vie d’un saint, d’un modèle et d’un maître en spiritualité chrétienne.
Personnellement; j'ai déjà fort à penser avec Zundel, Légaux... etc, et dont la vie me parait plus édifiante... J'ai du mal à faire le lien entre mes questions, ma vie et celle de ces quelques derniers papes ...!
Peut-être eut-il fallu, prendre le temps ( encore: pourquoi cette urgence ...? ) de revenir sur la vie de cet homme…
« Jean-Paul II a été un témoin exemplaire de la Miséricorde divine, c'est
pourquoi l'Eglise compte célébrer avec joie sa béatification le jour où lui-même a voulu instituer la fête de la Divine miséricorde. C'est en ces termes que le père Federico Lombardi, s.j.,
directeur de la salle de presse du Saint-Siège revient sur l'annonce de la béatification de Jean-Paul II, le 1er mai prochain,… »
( …) « Bien qu'extraordinaires ce ne sont pas tant les œuvres de Jean-Paul II qui attirent aujourd'hui notre
attention, mais plutôt leur source spirituelle, sa foi, son espérance, sa charité », ajoute le père Lombardi.
« Ses œuvres sont d'autant plus admirables qu'elles sont l'expression de la profondeur et de l'authenticité de ses liens avec
Dieu, de son amour pour le Christ et pour toutes les personnes humaines, à commencer par les pauvres et les plus faibles et de son tendre rapport filial avec la Mère de Jésus ».
« Nous nous souvenons de ses longs et profonds temps de recueillement et de prière, poursuit le père jésuite; habité du désir
de célébrer et annoncer Jésus rédempteur et sauveur de l'homme, de le faire connaître et aimer par les jeunes et le monde entier ; de l'affection avec laquelle il s'entretenait avec les malades
et les souffrants, rendait visite aux peuples affamés de pain et de justice ; enfin, de la patience avec laquelle il vivait lui-même l'expérience de la souffrance, supportant sa maladie, dans la
foi, devant Dieu et devant nous tous ».
« Sa vie et son pontificat, écrit encore le père Lombardi, ont été dictés par sa passion de faire connaître au monde entier,
le monde où il a vécu, celui de notre dramatique histoire au tournant des millénaires, la grandeur réconfortante et enthousiasmante de la miséricorde de Dieu : C'est de cela que le monde a besoin
».
« Voila pourquoi, nous aurons précisément la joie de célébrer sa béatification solennelle le jour où lui-même a voulu que
toute l'Eglise tourne son regard et adresse ses prières à cette Miséricorde divine », conclut-il. » … Texte repris sur Zenit
Le Graal et la Quête, aujourd’hui.
Retour vers la Quête et son Objet…
Je parcours, à nouveau, - rapidement - l’oeuvre de CG Jung. Et je découvre, grâce à la Quête du Graal, Emma Jung...
- Perceval, figure totémique de ce que je suis, est confronté à un double embarras.
- La problématique de la relation « féminin-masculin », imagée par ces extrémités que sont le désir brutal et l’idéalisation (
amour courtois, et culte marial ) : L’anima.
- L’expérience religieuse qui cohabite avec l’existence du
mal. Le mal inhérent à la nature humaine et le mal que Dieu, n'empêche pas… : L’ombre.
-
La Coupe correspond à la vie spirituelle capable de recevoir le sang du Christ, c’est à dire cette sagesse présente dans le cœur de Jésus. Ainsi, le Graal reçoit
les grâces d'en haut et les communique à ce qui est en-dessous.
La réalité du sens donné au Graal est oublié, voire perdu. Perceval, s’il Le recherche sans le savoir, n’en a pas " la connaissance " et omet de le questionner : Qui sert-il ?
L’homme est ainsi spirituellement isolé…
- J’en suis là, à revenir – en quête du Graal – trop tôt aperçu, et définitivement inscrit dans le cœur.
* Le chevalier, est un héros ... hanté par une voix qui dit que la question et la réponse se trouvent dans un lieu caché ( derrière les définitions et les expressions qui répondent à l'esprit ).
* Et, la quête, c’est l’histoire d’une perte, qui se continue d’âge en âge …
L’un des chemins, vers le Graal,
pourrait être la compassion, ( pour le roi blessé.. ) Ainsi, le Christ crucifié en appelle à réveiller nos cœurs à l’Amour, et donc à tourner notre esprit, des préoccupations brutes de la vie
dans le monde, à des valeurs proches du don de soi … Serait-ce une explication à la souffrance ? Seule la compassion, l’Amour, peut transformer l’homme.

- La Quête du Graal constitue aussi, et surtout, une image de cette lente et douloureuse maturation intérieure que Jung appelle le processus d'individuation. Se mettre en quête, ne serait-ce pas en définitive s'ouvrir à la réalisation du Soi, autrement dit accueillir en son vase intérieur l'incarnation de la divinité ?
Le conte du Graal est une pédagogie pour aborder cette Quête.
Plus précisément : dans ma vie, « des événements comparables ( à ceux du conte ) se produisent dans la vie quotidienne où certaines situations se répètent inlassablement sous des formes différentes. Tout d’abord, elles apparaissent fortuites et dépourvues de sens, à l’image des aventures de Perceval. Mais si notre attention est mise en éveil ( par la répétition de telles coïncidences …) et si nous les examinons avec soin, nous noterons qu’elles sont, en général, l’expression multiforme d’une situation spécifique qui persistera jusqu’à ce que sa signification soit saisie et que son objectif soit réalisé.
Par un effort sans cesse renouvelé, et dans des conditions souvent inhumaines, le héros surmonte les échecs et les dangers, et cherche à accomplir la grande et belle tâche qui lui était assignée dès sa naissance. L’histoire de Perceval illustre parfaitement cet effort. Au départ, la chevalerie ne constituait pour lui qu’un objet de convoitise. Puis, au travers de nombreuses erreurs, il mûrit lentement et épouse son destin en devenant le meilleur des chevaliers, le seul qui puisse conquérir le Graal. » ( LA LEGENDE DU GRAAL de Emma Jung et Marie Louise von Frans)
“C’est donc l’homme qui est le principe et le créateur de son enfer, qui est son enfer, quand il se
bloque en soi en se fermant à Dieu, en se livrant, du même coup, au déchaînement des forces extérieures qu’il avait mission d’intérioriser.”