La Guerre Sainte - René Daumal -
" Je vais faire un poème sur la guerre. Ce ne sera peut-être pas un vrai poème, mais ce sera sur une vraie guerre.
Ce ne sera pas un vrai poème, parce que le vrai poète, s'il était ici, et si le bruit se répandait parmi la foule qu'il allât parler —
alors un grand silence se ferait, un lourd silence d'abord se gonflerait, un silence gros de mille tonnerres.
Visible, nous le verrions, le poète; voyant, il nous verrait; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en
voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Il serait ici, plein à craquer des mille tonnerres de la multitude des ennemis qu'il contient — car il les contient, et les
contente quand il veut — incandescent de douleur et de sacrée colère, et pourtant tranquille comme un artificier, dans le grand silence il ouvrirait un petit robinet, le tout petit robinet du
moulin à paroles, et par là nous lâcherait un poème, un tel poème qu'on en deviendrait vert.
Ce que je vais faire ne sera pas un vrai poème poétique de poète, car si le mot « guerre » était dit dans un vrai poème —
alors la guerre, la vraie guerre dont parlerait le vrai poète, la guerre sans merci, la guerre sans compromis s'allumerait définitivement dans le dedans de nos coeurs. "

CROIRE ... Jean-Luc Marion
Je reprendrai, avec enthousiasme et mes mots, cette tentative – de Jean-Luc MARION
-
d’expliquer la Foi, en la
comparant à la ‘ croyance ‘ et à ‘ la science’ …
Admettons que je « crois » parce que je ne sais pas.. Croire, est alors un ‘ défaut de connaissance ‘…
J.L. Marion, utilise la comparaison érotique :
Aimer quelqu’un, c’est bien « autre chose » que le connaître …
C’est un rapport de confiance, de réciprocité… Cette ‘ personne ‘ devient le centre d’un intérêt, d’une
« connaissance » qui se rajoute à tout ce que l’on sait de lui .. et qui n’est pas du même ordre que tous les savoirs que nous pourrions collecter sur lui
…
Cette « connaissance » n’est pas un ‘ complément d’information ‘.
Ainsi, on peut dire que la Foi, n’est pas seulement un savoir c’est même autre chose qu’une connaissance intellectuelle …
La croyance, c’est quand, faute de science, on se rabat sur quelque chose de plus ou moins raisonnable … La contradiction ou non entre science et foi, est une mauvaise question … Il n’y en a aucune, puisque ce n’est pas du même ordre …
La Foi, c’est accéder à quelque chose qu’en fait, on connaît déjà… mais, ce n’est pas pris au sérieux …
Voyageur immobile
Il n’est pas nécessaire de partir, pour voyager… C’est essentiel.
Il suffit de tourner les pages des quelques sensations enfouies après d’anciennes lectures ou d’aventures enfantines…
A moins que ce ne soient que des souvenirs de vies ou de rêves passés… Aujourd’hui, la moindre image, même pensée, crée la rêverie … Cela me suffit.
Il ne se considérait pas comme un touriste, mais comme un voyageur… Paul Bowles
Nous débarquâmes avec une quantité de bagages telle qu’il fallut une petite armée de porteurs pour s’en charger. (Mémoires d’un nomade – Paul Bowles)

Alors que le touriste se hâte, en général, (…) le voyageur, toujours étranger à ses lieux de séjour successifs, se déplace lentement, sur des périodes de plusieurs années, d’une contrée de la terre à une autre. (Un thé au Sahara – Paul Bowles)
Je sais qu’il ne sert plus à rien de partir.
"Il y a une certaine saveur de liberté, de simplicité, … une certaine fascination de l'horizon sans limites, du trajet sans détour, des nuits sans toit, de la vie sans superflu." Théodore Monod, Méharées
"La halte méridienne est torride ? L’ombre de cette épine est maigrelette ? Ce sable brûlant ? Ces cailloutis croulants et coupants ? Cette eau nauséabonde ? Ce vent diabolique ? Cette nuit glacée ? Ne te plains pas. Il n’y a personne pour t’entendre et s’apitoyer sur tes petites misères. Supporte. Patiente. Serre les dents. La revanche, tôt ou tard, viendra. D’ailleurs, je te connais bien. Quand elle sera venue, cette vengeance tant espérée, quand tu te coucheras, rassasié de mets délicats qui n’auront pas craqué sous la dent, désaltéré d’une eau incolore, sans poils de bouc, dans un lit de sybarite, sous un toit, au chaud, alors, au lieu de savourer durablement ta félicité, très vite, dès que la grosse fatigue de tes marches solitaires sera oubliée, alors tu te prendras à regretter tes rudes étapes, tes pieds écorchés, tes lèvres éclatées, tes sommeils, recroquevillé sous les étoiles. Et a la premiere occasion, comme moi, tu repartiras..." Théodore Monod
Les rêveurs de grands chemins ne se nourrissent de rien,
sinon de miettes hasardeuses, tombées du ciel,
d'un livre, de semis de lumière, oubliés dans l'épaisseur de l'encre: de quoi réjouir les cigales et charmer le silence.
[Le colporteur de Christian Bobin]
Dans Le Livre de l’intranquillité, Fernando Pessoa met dans la bouche de son aide-comptable Soares:
“Seule une extrême faiblesse de l’imagination justifie le voyage. Pour voyager, il suffit d’exister.”
“… j’étais content d’avoir son avis, de ne pas aller en Bretagne, parce que c’était malsain pour un esprit déjà porté au rêve.”
Proust, A L’Ombre Des Jeunes Filles en Fleur, Volume 3
Fragments d'un voyage immobile Fernando PESSOA Lisbonne, 1888-1935.
Je ne dors pas. J'entresuis.
Je n'évolue pas : JE VOYAGE.
Il est nécessaire de naviguer, vivre n'est pas nécessaire...
Vivre n'est pas nécessaire : ce qui est nécessaire, c'est créer.

“ La réalité n’a pas besoin de moi.”
Rencontrer Dieu: - le Graal - M.M. Davy
est de rentrer au-dedans afin d’y rencontrer soi-même.
La 'sainteté' de Jean Paul II : signe de Puissance ?
Le Christ fait scandale, et l’Eglise évitera ( toujours ?) de faire scandale.
Encore un paradoxe, et non pas une contradiction. Pour faire comprendre cela, il faudrait avoir le génie d’un Bernanos, et
mettre à jour les tréfonds de l’âme humaine. Ainsi, dans ses romans, les « curés » sont des personnages christiques, en lutte contre le Mal ; et ils font peur à l’institution.
Cette institution pyramidale qui a pour tête le Christ, a - pour la représenter sur terre - une image déjà bien affadie : Le Pape.
Aujourd’hui, au XXIème siècle, cette image a perdu de son efficience. Le pape, n’est plus qu’un « curé ». Le pape n’est qu’un homme qui a la charge d’une institution …
Pour combattre cette chute, ‘ salutaire ‘ ( puisque « signe des temps » ), l’institution a voulu s’y opposer en déclarant canonique , - lors du
premier concile du Vatican ( 1870)-
, la
primauté du pape et son infaillibilité, comme une question de foi. Aujourd’hui, je ressens - de la part de Benoit XVI – cette décision de vouloir canoniser son prédécesseur, comme une
démarche similaire…
Jean-Paul II, c’est le patron d’une église qui avait l’obsession de combattre le marxisme, sans nuance, jusqu’à son fondement et sa valeur évangélique : la
théologie de la libération… C’était le patron, d’une idéologie qui a nourri « les légionnaires du Christ » - objet de scandale, pour les plus petits -.
Bref, Jean-Paul II, n’est qu’un curé qui s’imposait la « discipline » et se flagellait, comme le curé de campagne de Bernanos…
L'Eglise de Jean Paul II, pourrait au moins craindre - ce pire poison qu'est - l'orgueil...
Notre Eglise, que j’aime, n’est plus l’institution de la puissance… Elle rend gloire à la faiblesse de Dieu, dans l’homme. Notre Eglise doit être pédagogique, et faire comprendre la grandeur de l’homme Pierre, simple pécheur, qui a trahi trois fois le Christ … L’Evangile n’a que faire des « signes » institutionnels de puissance.
" L'Histoire jugera ": Il y a 100 ans ...
Il y a100
ans, l’Eglise vivait comme une catastrophe, ce qui – à cette époque -pouvait lui arriver de mieux : la séparation de l’Église et de l’Etat. Cette loi proclame la liberté de
conscience et garantit le libre exercice des cultes. La loi repose sur la création volontaire d’associations cultuelles… Par son encyclique Gravissimo ( 10/08/1906), Pie X, condamnant cette loi,
interdit aux fidèles de constituer de telles associations ( qui méconnaitraient ainsi la structure hiérarchique de l’Eglise catholique .. ! ).
Le 6 juillet 1907, Pie X condamne 65 thèses d’inspiration « moderniste ».
L’encyclique Pascendi (
8/09/1907) est un nouveau ‘ syllabus ‘… En 1910, le pape institue le « serment anti-moderniste » ( mesure en vigueur jusqu’en 1967 ! ) ; son objectif est clair :
combattre tout ce qui favorise l’indépendance de la société vis à vis de l’Eglise …
Si cette réaction catholique a favorisé la montée de « l’Action Française », c’est à dire le triomphe de Rome au sein de l’Eglise et la domination de l’ « ultamontanisme »… Cette loi a apporté à l’Eglise - l’occasion de se dépolitiser, - la liberté sous toutes ses formes ( nomination des évêques, organisation de son enseignement « libre », associations …).
L’action catholique s’est développée ( des patronages, au groupe « Tala » de Normal Sup’…). C’est le début de la « démocratie chrétienne », même si l’encyclique "Graves de communi" ( 1901) interdit l’emploi de l’expression : « démocrate-chrétien » .. !

« Les modernistes sont les pires ennemis de l’Église, et le modernisme l’égout collecteur de toutes les hérésies. »
(S. Pie X, Motu proprio Praestantia, 1907).
En 1905, lors de la rupture du concordat de 1801, le Limousin est la seule région où tous les députés, sans exception, ont voté la Loi.
Déjà, en 1890, l’abbé Desgranges ( conférencier, puis député… ) repère que sur les 25000 électeurs de la ville ( Tulle ? ), 19000 échappent totalement à l’influence du prêtre.. !
En 1906,l'évêque, Mgr Renouard, est expulsé de « l’évêché ». Les processions sont interdites ( sauf à St-Junien …).
« La Semaine Religieuse », avant 1900, publie une série d’articles intitulés : « La Franc-maçonnerie, voilà l’ennemi ». L’historien Jean-Marie Mayeur note : « L’Eglise se considère posséder un droit à régenter la société… Vouloir ôter au clergé son influence dans la société et son autorité politique, voilà le fond de l’anticléricalisme républicain, exaspéré par l’attitude de l’Eglise ».
Question: Le sens de l'Histoire ...?
«Il semble bien, qu'il serait
illusoire de penser que puisse jamais être exorcisée de notre univers mental la volonté de comprendre l'évolution du monde qui nous entoure en s'appuyant sur la conviction plus ou moins nette que
quelque chose d'essentiel est en voie de se réaliser dans l'histoire.» …
« Outre les déterminants extérieurs (biologiques, économiques, etc) peut-il y avoir à l'oeuvre dans l'histoire, un principe, analogue à ce qu'est la grâce pour les chrétiens
dans la vie personnelle, tel que les civilisations qui s'en inspireraient pourraient échapper à une décadence qui semble être la loi? »
Actualité de la philosophie de l'histoire, par Maurice Lagueux
L'Histoire, d'il y a 200 ans ...
Il y a 200ans, nous aurions eu à choisir entre « Joseph de Maistre » ou « Félicité de Lamennais »… Aujourd’hui, ne nous est-il pas possible de dire que l’un plutôt que l’autre, n’allait pas dans le sens de l’histoire ?
Dans les années qui précèdent la Révolution, le ‘ franc-maçon’ de Maistre se montre favorable à l’esprit de réforme.
L’œuvre capitale de
Joseph de Maistre, ‘ le Pape ‘ (1817) , lui permet de proposer de placer le Souverain Pontife à la tête de la société… Il préconise l’infaillibilité de l’autorité pontificale.
« L’infaillibilité dans l’ordre spirituel et la souveraineté dans l’ordre temporel sont deux mots parfaitement synonymes ». Il raille « la souveraineté du peuple », hait
le protestantisme : « Le plus grand ennemi de l’Europe qu’il importe d’étouffer par tous les moyens qui ne sont pas des crimes, l’ulcère funeste qui s’attache à toutes les souverainetés
et qui les ronge sans relâche, le fils de l’orgueil, le père de l’anarchie, le dissolvant universel, c’est le protestantisme. » J de M.
Les grands thèmes de la pensée maistrienne sont: le satanisme de la Révolution, la réversibilité des mérites et de peines, la régénération par le sang, l’horizon eschatologique de l’Histoire,
Il fait l’apologie de l’Inquisition, et entretient une fascination de la violence … Sa théologie reprend la vertu de la souffrance innocente au profit du coupable …
"Lu, plusieurs heures, le Pape de Joseph de Maistre. L'auteur me passionna au temps de mon adolescence. Aujourd'hui, j'en jouis mieux, en le délimitant. Génie
incontestable, mais borné. Génie exclusivement traditionnel. On croirait que sa 'Providence' est un mécanisme. Il ne comprit pas qu'en 1789, Dieu avait changé la face du monde." LÉON
BLOY.
En 1817, Félicité de Lamennais publie le premier tome de son Essai sur l’indifférence en matière de religion qui reçoit un franc succès malgré des affirmations à l’orthodoxie douteuse, telles que : « Le recours à l’histoire permet de découvrir dans la succession des civilisations l’action souterraine d’une révélation continue. » ou le fait d’opposer le consentement universel à la raison individuelle.
En 1828, il publie Des progrès de la Révolution et de la guerre contre l’Église dans lequel il affirme : « Nous demandons la liberté de conscience, de la presse et de l’éducation. » Jugeant la monarchie dégénérée, il déserte alors définitivement sa cause. L’archevêque de Paris condamne l’ouvrage. Il se fait le prophète d’une Église plus humble et authentique, revenant aux idéaux de pauvreté des origines. “Lamennais réclame la liberté de religion et de conscience, la séparation de l’Église et de l’État, les libertés d’enseignement, de presse, d’association, l’élargissement du système électoral et la décentralisation”,
En 1832, c’est la condamnation. L’encyclique « Mirari vos » condamne les “excès mennaisiens”, notamment les libertés de conscience, d’association, d’éducation, de résistance aux despotes…
En 1834, il publie les Paroles d’un croyant, un véritable best-seller qui sera édité à plusieurs milliers d’exemplaires, partout dans le monde. Il s’agit d’abord un réquisitoire contre les autorités ecclésiastiques et Grégoire xvi, accusés d’avoir “divorcé d’avec le Christ”. Une nouvelle encyclique condamne les Paroles d’un croyant.
Il meurt en février 1854. Conformément à sa volonté, Félicité est inhumé dans la fosse commune du Père-Lachaise.
( Texte extrait d’un article de Erwan Chartier-Le Floch est journaliste et secrétaire de rédaction au magazine ArMen et chercheur au CRBC de Rennes )
L'Histoire jugera ...
« L’Histoire jugera » C’est le défi, perdu à mon avis, que lance Moubarak
après trente ans de pouvoir autoritaire et abusif…
L’histoire ( comme devenir ) est-elle capable de porter un jugement ? Cela signifie t-il que l’on l’identifie - à Dieu ( théologie de l’histoire ), - à la Raison ( Hegel )… Et, faudrait-il attendre « la fin des temps » ?
Si le privilège qu'a l'homme est de vivre dans l'histoire, et d'avoir une histoire… L’humanité a t-elle une finalité historique commune à tous les peuples… ?
Le jugement de l'histoire n'est pas seulement le jugement des historiens. Même si nous n’avons pas une vision « juste » de l’histoire, ne sommes-nous pas
capable, aujourd’hui, de juger ( à l’aune de notre Foi ) certains faits ?
Ainsi les abus de l’inquisition ?
Pour un chrétien L'Histoire est conçue comme la réalisation du Bonheur de l'Homme (présent et futur … le « Salut »).
Il ne convient pas à l’homme de « juger » et s’il tente d’agir pour le Bien, pour le résultat de son action,il s’en remet à Dieu. Toutes les traditions reconnaissent une « éthique de responsabilité », et enseignent qu’il nous faudra répondre des conséquences de nos actes…
Bien sûr, il ne s’agit pas de porter un ‘jugement humain’ et de l’imposer, ensuite, comme une sentence divine… Même si l’Eglise se l’ait parfois permis, je suis convaincu, qu’il n’est pas légitime à l’homme, d’ ‘absolutiser ‘ un jugement … Par contre, le passage par « un jugement » n’a d’intérêt que s’il permet d’en déduire un enseignement.
D’ailleurs, c’est l'erreur, « l'hérésie », qui oblige à préciser la règle de la foi …
Le « désir de liberté », est l’un des moteurs de ce « sens de l’histoire », aujourd’hui : refuser de le prendre en compte n’est-il pas une erreur ? L’erreur de ces dictateurs, qui un jour ou l’autre, tombent .. !
Ainsi, j’ai l’intérêt, ces jours ci, de chercher à comprendre et, peut-être, parfois arbitrer les débats d’il y a un siècle et qui ont amené l’Eglise à s’engager sur certaines voies… Si l’histoire doit juger … N’est-il pas intéressant à s’y essayer … ?
Après ' la liberté religieuse ': le pluralisme religieux ...
« Il semble qu'au nom de la laïcité, la Bible doit être relativisée, pour se dissoudre en un pluralisme religieux » ajoute le cardinal Marc Ouellet.
" À la veille
de Vatican II, la position catholique officielle était toujours celle d’un refus de la liberté religieuse. Le Magistère restait favorable à l’État catholique, reconnaissant le
catholicisme pour religion officielle. Liée au refus de la Réforme puis des Lumières, cette hostilité à la reconnaissance des libertés avait atteint son paroxysme dans l’encyclique Quanta Cura de
Pie IX (1864), qui qualifie de « folie » (deliramentum) l’idée selon laquelle la liberté de conscience est un droit universel. » La
Croix du 12/06/2009.
(1)
Les catholiques, aujourd’hui, reconnaissent que le magister n’a été que réactionnaire à partir du moment où détentrice d’un pouvoir temporel, l’Eglise n’a pas reconnu dans l’histoire les « signes des temps » . Nous en avons pris la leçon … Pourtant, cette phrase de l‘officiel cardinal Ouellet , dénote du peu de confiance qu’il met dans cette qualité républicaine qu’est la laïcité. Ensuite il présente la Bible, comme un livre religieux qui devrait « s’imposer » à tous les citoyens ( .. ! ), afin d’éviter cette ‘dissolution ‘dans un pluralisme, état qui ne semble pas être vraiment positif …
Le « pluralisme religieux » aujourd’hui, et à l’histoire, ce qu’était la « liberté religieuse » au
XIXème siècle … Il serait temps que les théologiens , comme l’a fait
tardivement Vatican 2 (1) , reconnaisse l’Esprit en action dans le génie religieux - de tous les hommes - si riche dans sa diversité…
Dans le quotidien chrétien « La Croix », nous percevons bien la sensibilité catholique actuelle qui s’enrichit des autres traditions, avant même les théologiens ( sauf le courageux Cl. Geffré…) …
« La méditation ne nous éloigne pas de notre foi, insiste Dominique Lablanche, coordinateur en France de la Communauté mondiale des méditants chrétiens (CMMC),. Bien au contraire, elle nous permet d’approfondir notre ancrage dans le christianisme, de découvrir un Christ plus intérieur. »
« La méditation bouddhiste ne consiste pas à faire le vide, comme on l’entend souvent, mais à observer tranquillement tout ce qui apparaît à la conscience, sans jugement, interprétation ou commentaire » Le président de l’Union bouddhiste de France (UBF) dans ‘ La Croix ‘du 11/02/2011
« Elles peuvent rappeler à l’Église une tradition qu’elle a trop oubliée : l’apophatisme, selon laquell e la réalité de Dieu est au-delà des mots, des images, des dogmes. Saint Grégoire de Nazianze , Denys l’Aréopagite qui a influencé Jean de la Croix, Maître Eckhart et les mystiques rhénans, l’ont
exprimé.
L’Asie nous enseigne aussi que le corps participe à la prière et nous montre comment être présent, non à ce qui s’est passé hier ou se passera demain, mais au
moment présent, en son temple intérieur, là où le chrétien entre en relation, en dialogue intime et profond avec Dieu. » P. Benoît Billot
Bénédictin du prieuré Saint-Benoît d’étiolles dans ‘ La Croix ‘
(1) ( Avec la déclaration « Dignitatis humanae » de Vatican II sur la liberté religieuse, l’Église catholique refuse toute contrainte sur les consciences en matière religieuse …)