la Foi: expérience.
Régulièrement, un débat oppose le texte biblique avec l’observation scientifique ou la connaissance historique…
Et régulièrement, il semble que la Foi vacille. A mon avis, elle s’épure, et s’allège d’une argumentation qui ne tenait pas. Après le procès de Galilée, grâce à cet homme, c’est la Foi qui a gagné. Jésus a été accusé de blasphème, il en est mort et c’est La Foi qui est victorieuse !
Qu’entendons nous par « avoir la foi » ? Deux personnes peuvent utiliser cette même expression et sentir ne pas partager l’essentiel !
Ma foi est essentiellement attachée à l’expression : « Christ est ressuscité » .
N’est-ce pas dire qu’il est vivant ? S’il est vivant : il y a ‘relation ‘, il y a expérience d’Etre avec Lui… J’ai la Foi, parce que j’expérimente une relation.
C'est ainsi que la foi peut être
une expérience subite, sans contenu 'catéchétique' réel ( l'Evangile est rempli de cette expérience de foi ) ...
La Bible ( qui vient de ‘bibliothèque’ ) est le récit, selon divers genres littéraires ( poésie, récit, mythes, généalogies, ..etc ) de l’histoire de cette ‘relation ‘ des hommes avec ce Dieu (
qui se révèle jusqu’à Jésus-Christ ).
Mettre en doute l’historicité du contenu ( la rose qui éclot ), n’est pas remettre en doute l’Amour du poète… ? Tous les personnages des premier et deuxième testament, affirment leur expérience de Dieu : expérience complexe faite, comme toute relation, de désamour, de doute envers Lui ( jamais de Lui envers nous), de trahison …etc
Je ne lis rien, ni dans le 1er Testament, ni dans le second, que le foi ne soit autre chose qu’une expérience.
Je dirai volontiers sans ‘ l’expérience de Dieu ‘, « avoir la foi » ne signifie rien !
La foi n’est pas une superstition, la foi n’est pas un pari, la foi n’est pas une attitude culturelle, …etc
la Foi
« Entre deux hommes qui n’ont pas l’expérience de Dieu, celui qui le nie est peut-être le plus proche »S. WEIL
Si vous cherchez un auteur pour vous ‘ faire ‘comprendre ce qu’est la Foi, je ne vois qu’un ' type ' de personne…
Je veux parler de la foi chrétienne, plus exactement de tradition catholique, parce que… je pense à Bernanos, Péguy, Claudel et bien avant eux à Maitre Eckhart, mais bien sûr au moine Luther, à
Pascal et à Teilhard de Chardin et aussi Zundel… Je ne pense pas au pape, n’importe lequel… Non, je pense à une femme :
Je pense à Simone Weil.
Cette religion là, désespère les chercheurs de sécurité, les collectionneurs de superstitions, les idéologues, les idolâtres, les ‘prêtres’, les ‘ croyants ‘…
Voilà ce qu'écrit P. Cormary en parlant de S. Weil: « On dirait du Leibniz : à chaque pensée son cercle, à
chaque point de vue sa part de vérité – non que la vérité ne soit pas unique et l’erreur multiple, mais tous les avis sont bons à prendre quand ils tendent, même contradictoirement, vers la
vérité unique. C’est pourquoi l’on n’aura pas peur de compartimenter notre âme : telle partie de l’âme sera reconnue comme apte au rationnel, telle autre au surnaturel, celle-ci ne sera
bonne que pour la pesanteur, celle-là que pour la grâce. Ainsi des mystères de la foi catholique qui « ne sont pas faits pour être crus par toutes les parties de l’âme », et même de
l’athéisme qui correspond bon gré mal gré à une partie de soi-même – « Je dois être athée avec la partie de moi-même qui n’est pas faite pour Dieu », écrit Simone Weil, consciente que
cela heurtera certains esprits forts du catholicisme. C’est que tout en soi ne peut pas, ne doit pas croire en Dieu. Tout en soi n’est pas fait pour croire en Dieu, et « parmi les hommes
chez qui la partie surnaturelle d’eux-mêmes n’est pas éveillée, les athées ont raison et les croyants ont tort. »
Extrait d’une très belle déclaration en faveur de Simone Weil, de
la part de Pierre Cormary (http://pierrecormary.hautetfort.com/)
Notre ' Bible ' d'aujourd'hui...?
"Il est capital de se passionner pour la lecture des signes de son temps, plus encore que pour ceux du passé. Quand je vois des chrétiens lire la Bible, je leur demande : " Et la Bible d'aujourd'hui, l'histoire sainte d'aujourd'hui, votre histoire sainte, la déchiffrez-vous ? " Qu'ont fait les Hébreux sinon d'apprendre à connaître Dieu dans l'histoire de leur peuple, dans tous ces moments où ils ont fini par découvrir qu'ils n'avaient pas été seuls, qu'un fil conducteur les avait guidés et inspirés ? Mais, cette histoire exemplaire sert souvent à nous dispenser d'écrire la nôtre…"
Louis Evely

Celui pour qui mille ans est un jour, et qui n'a ni début ni fin... ne cesse pas de se révéler.
Lire aujourd'hui Son action dans ma vie, dans l'histoire actuelle... n'est pas chose aisée. A quelle école se mettre ?
- Avant Vatican II, Dieu se révélait dans le écritures et dans la tradition ( cf: Catéchisme ). La révélation y est conçue comme un corps de vérités intemporelles...
L'Histoire précède la Parole, ainsi en est-il dans le premier testament, et le deuxième relis lui-même les évènements passés.
Ainsi, ce n'est pas le texte qui est ' premier ', mais c'est l'expérience d'un évènement.
L'homme ne cesse d'évoluer et son intelligence à comprendre et lire les évènements... Aussi, c'est progressivement que l'Eglise s'approprie La Vérité révélée.
Dieu se reconnait dans l'avenir de l'homme. Jésus est l'Homme accompli, mais la connaissance que nous en avons est provisoire et partielle.
Aujourd'hui l'Eglise fait l'expérience de la pauvreté, la perte du pouvoir; elle s'interroge à peine sur la place des femmes , la question écologique et le pluralisme religieux...
La croix
Curieuse formule ressortie pendant ce temps de consommation, durant lequel le scandale se situe quand je n’ai pas les moyens de m’acheter le dernier produit ‘high-tech’ : pourquoi n’y ai-je pas droit ? Définir ainsi , mon humanité par mes droits, jamais assouvis, jamais limités ; je m’enferme dans les souffrances de mon égo. Une simple éducation me permettrait de concevoir quelques devoirs, pour vivre en harmonie avec mes semblables…
Alors, évoquer l’existence par la nécessité de passer par le Christ, qu’est à dire ?

Le Christ, c’est la croix. L’absurde n’est pas loin… !
L’absurde, c’est justement de se retrouver le regard dans le vide, quand on pensait être en sécurité ( sécurité par la possession, sécurité par la reconnaissance…). L’absurde, un jour ou l’autre, quand le séisme se produit ( accident, chômage, deuil ..). L’absurde, quand on se prend le ‘pire’, comme un coup de poing dans la figure.
Devant l’absurdité de la croix, on peut maudire ce Père vengeur, on peut exterminer les déicides… Ou…
Ou, après s’être senti interpellé, interrogé, pardonné, délivré, regardé, aimé… attendre, espérer, souffrir avec – au pied d’une croix, rechercher, aller le matin tôt, interroger, et rencontrer. Ce sont les témoignages des femmes. Elles furent les premières témoins de la résurrection, avant d’être les premières disciples ( la samaritaine …).
Nous avons besoin d’elles.
Un ministère ordonné féminin.
Lundi 8 mars : journée de la femme.
Que dire de l’Eglise à ce propos. Sinon, que son organisation ( et non pas sa doctrine ) nous coupe depuis trop longtemps, de la féminité. Quelle que soit l’institution, la réelle mixité - offre
une panoplie d’effets positifs. Au contraire, de certains grands maîtres, Jésus était proche des femmes. Elles étaient là au plus près de la croix. Elles sont les messagères des grandes
intuitions de Jésus : de la samaritaine à Marie Madeleine.
Dans l’histoire de l’Eglise, ensuite, elles ne le sont restées que trop peu. Cantonnées au rôle de ‘ vierge ‘ pour espérer avoir droit au chapitre ! « La
femme est quelque chose de défectueux » écrit par ex. Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Ia, Q.92, a.1, s.1
Auparavant, la tradition des hébreux a reconnu le rôle maternel divin ; d’ailleurs, chaque fois
que Dieu est appelé " Shaddaï " dans la Bible, il est toujours question
de fécondité, de tendresse et de salut comme dans la bénédiction de Jacob : Voici l'œuvre du Dieu Shaddaï, il te bénira : Des bénédictions des cieux en haut, Des bénédictions des eaux en bas,
Des bénédictions des mamelles et du ventre maternel. (Gen 49 :25).
Jésus – le Vivant- Que ton Esprit (le mot « esprit » est féminin en hébreu : ruah) qui déjà appelle l’une ou l’autre à l’ordination, soit entendu par notre
communanuté pour définir rapidement le sens d’un ‘ministère féminin’…
D'autant, que la situation actuelle, dans l'Eglise de France n'est pas rassurante:
Je vous invite à consulter:La situation des femmes et des petites filles régresse en France dans l’Église Catholique
Pluralisme religieux
Ce matin, beau témoignage d’un moine de la forêt ( bouddhiste ) qui vit tel François d’Assise, comptant sur la providence. Encore, sans
doute, un maître qui serait incongru de vouloir ‘ convertir ‘ ! ( cela est déjà fait ! )…
Réflexion qui m’amène à Nicodème, et à sa réponse où il fait part - à son âge, et dans sa situation, de la difficulté de tout recommencer… D’ailleurs cette semaine, j’ai entendu
sur RCF, lors d’une émission qui organisait un échange entre croyants et agnostique, sur le hasard : un prêtre expliquer qu’à son âge : « tout était joué », - il croyait, - il
était prêtre : cela il ne le mettait plus en question … Et j’ai pensé à Nicodème …

Ce matin, j’ai entendu ce moine, et j’ai retenu, également, cette réflexion sur le rôle du ‘ maître ‘ : le maître symbolise pendant les cinq premières années du disciple, « le
maître qui est en soi » ; aussi, ensuite, même si l’on garde vénération et lien avec son maître, on tente de s’en passer… J’ai pensé à Jésus, expliquant à ses disciples, qu’il
faudra qu’il disparaisse, pour être en Esprit avec chacun d’eux.
Ecoute, silence et... Parole divine
Dans ses « Sermons », Bernard de Clairvaux évoque le bonheur d’écouter une parole
qui donne vie. « Mes bien-aimés, ne cessez pas d’écouter la parole que le Seigneur prononce en vous. Bienheureuse l’âme qui, dans le
silence, perçoit le souffle du murmure de Dieu et qui souvent
répète ces mots de Samuel – parle, Seigneur, ton serviteur écoute – Arrêtons-nous donc ici aujourd’hui et faisons silence pour entendre Dieu nous parler à l’intime ».
- « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la gardent » (Luc 11, 28)
- « Si tu entends la voix du Fils de l’homme, tu vivras » (Jn 5, 25)
- « Il enverra sa parole ; elle fera fondre » les cœurs endurcis (Ps147, 7)
- « La parole du Seigneur t’enflammera car sa parole est pleine de feu » (Jr 5, 14)
- « Parole du Seigneur, lumière de mes pas, lampe de ma route » (Ps118, 105)
- Que tu vives « non seulement de pain mais de tout parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4, 4)
- « Seigneur, dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri » (Mt 8, 8)
- « Par ses paroles, Il t’affermira » (Ps118 28)
- « Cette parole est toute proche, dans notre bouche et dans notre cœur » (Rm 10, 8)
La Bible est un poème, et plus encore ...
La lecture, et une modeste étude, du ‘ Conte du Graal’, m’amènent à m’interroger sur la place du texte, des mots … et sur ce qui les conduit à la pensée.
C’est bien sûr le propre même de la culture, mais certains textes nous mènent plus loin qu’une simple critique littéraire. Je pense aux contes, aux mythes… et bien sûr à la Bible. A l’image des
paraboles, Henri Meschonnic parle « d’évènements de l’âme ». Certains diraient que c’est la dimension poétique du texte qui donne au texte la richesse de son sens.
St Augustin s’interroge
sur le langage utilisé par Dieu, quand il dit « qu’il y ait la lumière ! » ? Le langage de la métaphore ? Le langage ne serait-il que de la communication ? Non
…
La Bible donne à penser, de plus entre les textes mêmes ; ainsi les évangiles éclairent les plus anciens…
Le peuple juif n’est pas le peuple du livre, mais le peuple de l’interprétation du livre » Abécassis. Quelle est l’action du traducteur, celle de traduire les
« signes », pas le poème ! Il traduit une représentation : il s’agit d’une interprétation … Y a t-il une différence entre lire et traduire ?
Marc-Alain Ouakim propose de « lire les lettres et non les mots »…
Après avoir lu et relu le ' Conte du graal ' ; lire la Bible, comme un poème.
2010, la spiritualité à sa place, au musée!
2010 … La spiritualité serait-elle plus acceptable, derrière une vitrine, dans un musée ?
La comparaison est frappante. Ces messieurs, ne rayonnent-ils pas ?
De par leur position, ils nous montrent que la civilisation ne mélange pas les torchons et les serviettes. En 2010, la ‘ vraie vie ‘ n’a que faire du ‘ spirituel ‘…
Autres figures ( sur ce site) de la Quête du Graal
Rapidement, je vous présente les autres figures de Perceval ; que vous rencontrerez sur ce site :

Roger de Laron, serait né vers 1272 et mort en 1342, d'une lignée de seigneurs limousins ... Chevalier ou servent, il fut au service des templiers, et à quelques grands de ce monde. Il parcourut Chypre et ce qui restait des états latins, le Royaume de Sicile, l'Angleterre, le Comté de Toulouse et l'Aragon...
A Saint-Jean d'Acre, un autre personnage, entre dans la vie de Roger de Laron : il s'agit de Hugues de Clairavaux (1274- 1356), chevalier du Temple, puis de l'hôpital, commandeur de Paulhac.
A Chypre, Roger de Laron entend parler de la première fois de la science du ''Grand Oeuvre'' ...
Le 13 octobre 1307, Roger de Laron est arrêté. Il est finalement relâché, fin 1312...
On dit que le testament de Hugues de Clairavaux, destiné au grand prieuré d'Aubusson, signalait l'endroit où était caché une partie du ''trésor'' des Templiers...
D’Angleterre, il revient accompagnée d'une femme, Marguerite de Laron ; que les légendes locales - peut-être du fait de sa beauté et de son ''étrangeté'' -préféreront voir venir du monde féerique... n passé templier dont il vaut mieux – en ces années - ne pas se vanter ; partage avec cette femme qui le fascine, une relation tempétueuse ; et leurs disputes puis leur retrouvailles sont tonitruantes...
Après la guerre en Terre Sainte, après ses voyages, son séjour en Angleterre, après son mariage avec Dame Margot ( sa ''Mélusine'' ) qui dure sept ans ; Roger de Laron, se terre dans son château. Quelques pages, tirées de ses chroniques, reprennent des anecdotes de sa vie, en un roman de chevalerie... Il se met en scène, et cette histoire recoupe les étapes d'une recherche alchimique...
Dans les chroniques rapportées dans les documents familiaux, Roger de Laron est présenté assis au coin du feu ( philosophe par le ''feu''), et il réfléchit sur le sens de l'or(hors) du temps, l'éternité...
Il médite sur ses rencontres avec sa Dame Margot ;Mélusine ; la Dame, reine et fée ; l'Amour Courtois, le Roman de la Rose, Dante et Béatrice, Le Grand-Oeuvre, Bacon, Les Trois Tables ; le Carré magique (SATOR) ; Sainte-Barbe ( en Limousin), etc ...
Ainsi, un chevalier lettré peut rencontrer l'alchimie, l'amour courtois et la légende du Graal ( par exemple) et comprendre ce qui les lie...

Quatre siècles plus tard, nous retrouvons Jean-Léonard de la Bermondie, né en 1739, en son ''château'' de St Julien le Petit de Laron, en Limousin...
Enfant, il connaît par cœur, les coins et recoins jusqu'au souterrain sous la butte, où se trouve les ruines de l'ancien château de Laron ; que la plupart, ici, appelle le Château de Rochain ( ou rochein)...
La famille garde dans les greniers des coffres dans lesquels s'amoncellent des antiquités recueillies avant l'abandon du vieux château...
Jean-Léonard de la Bermondie, élève au Collège jésuite de Limoges, puis résident dès 15ans à Versailles comme page du Roi de la Petite écurie...
Officier dans les Gardes Françaises ; il y rencontre le marquis de Lusignan, avec qui il emprunte le chemin de la Franc-maçonnerie...
C'est l'expérience des histoires de Roger de Laron ; qui vont le pousser à retrouver la trace des Templiers, à découvrir la résurgence d'une nouvelle chevalerie sur les chemins de la '' Rose-Croix'' ; la survivance de l'alchimie ; et la réalité d'une nouvelle société rêvée en Franc-maçonnerie …
Il nous fait découvrir : les salons et le libertinage, Cagliostro, l'écossais Sinclair, la survivance templière et la piste du Graal en Écosse ; les Rose-croix ; et tout simplement le Limousin au XVIIIe siècle....
En 1791, il émigre en Suisse, où il rencontre Germaine de Staël et le groupe de Coppet; il va en Allemagne pour découvrir la nouvelle philosophie allemande ...
Fort de l'héritage de son ancêtre, Jean-Léonard de la Bermondie découvre diverses routes qui conduiraient au Graal; et comme émigré (pendant la révolution ), la pilosophie... Avant de tourner cette page, il laisse à sa descendance les traces de ce chemin de vie.

Le relais va être assuré par Charles-Louis de Chateauneuf, né en 1816 à Limoges... Sans doute enfant adultérin, de la fille de J.L. de la Bermondie...
Charles-Louis rencontre un camarade de son âge avec qui partager sa passion, il se nomme Elie Berthet. Etudes de mathématiques... Légitimiste, il sert la Duchesse de Berry), traverse la monarchie de juillet entre la bohème et les salons intellectuels... Il traverse les salons comme celui de la Bibliothèque de l'Arsenal, ou de Madame d'A. qui tient un salon du faubourg Saint-Germain...
Il connaît, les sociétés secrètes, les complots, le Voyage en Orient ... Il suit la piste du Graal, avec l'aide d'historiens, comme Augustin Thierry, Gaston Paris le spécialiste du Moyen-âge redécouvert, ou des personnalité, telles Edgar Quinet'; 'L'abbé'' Alphonse-Louis Constant; le scientifique Arago; ou des allemands comme Friedrich de la Motte Fouqué, qui se passionne pour l'épopée du Graal...
Il va être marqué par Walter Scott, auteur d'Ivanhoé, que Charles-Louis n'a pas vu; mais – comme beaucoup – s'est passionné pour l'Histoire à la lecture de ses récits ... On peut citer encore, pour ce qui est des lectures, celles de Germaine de Staël, Benjamin Constant, E.P. De Senancour et Alfred de Musset; et bien sûr des philosophes allemands...
Par ses frères de loge, il remonte jusqu'aux templiers, par Emmanuel Swedenborg (1688-1772), Cagliostro, et Wolfram von Eschenbach avec son '' Parzival''...

Toujours de la même lignée, mais d'une autre branche familiale - normande – c'est Anne Laure de Sallembier (1875-1951) qui prend la suite...
Anne-Laure, unique héritière d'une riche famille de négociants qui a fait fortune dans le commerce des tissus au long du XIXe siècle, épouse un vieil aristocrate qui a su monnayer son titre, le Comte de Sallembier, ''orléaniste'' proche de Victor de Broglie… Quelques années après son mariage, Georges de Sallembier, meurt subitement d’une fièvre typhoïde, à Paris...
Nous pouvons suivre le parcours intellectuel de cette femme , immergée dans la ''Belle Epoque''.. Femme du monde, elle fréquente la société aristocratique et intellectuelle... Elle est particulièrement liée avec Julia-Gabrielle Renaudot, la seconde épouse de Camille Flammarion.
En relation avec les cercles d'Albert de Mun, elle va progresser vers la République, et fréqenter des cercles bien plus libéraux... Elle devient l'une des amies d'Élisabeth de Gramont...
Elle sera marquée par la rencontre avec Judith Gautier (1845-1917), la fille de Théophile, et rejoindra les amis du '' Mercure de France''...
Elle peut échanger sur ses recherches autour du Graal, avec de nombreux wagnériens, et croise des personnalités comme Joséphin de Péladan, Huysmans, l'abbé Mugnier... Elle va rencontrer Remy de Gourmont, le philosophe Jules Gaultier avec qui elle va compléter ses notions sur Schopenhauer – auteur à la mode – et s'initier à la lecture de Friedrich Nietzsche.. Elle sera comme beaucoup de femmes du monde une habituée des cours de Bergson, au Collège de France...
Elle pratiquera une vie mondaine intense entre Paris, Dauville, et sa propriété de Fléchigné, où elle finira par s'établir, après la grande guerre, le plus souvent...
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De son mariage, elle eut un fils: Lancelot, qui signe Lancelot de Fléchigné (1900-1975); et qui tout naturellement va se passionner pour tout ce qui concerne le Graal... Pour l'heure, je ne peux vous en dire plus, n'ayant pas eu le temps de parcourir les documents, les objets et toutes sortes de vieux papiers, encore stockés dans des malles à peine explorées; mais que mon grand-père m'a léguées; et que j'ai récupérées, alors que la propriété était vendue...
Depuis..... la Lignée s'est agrandie ....