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Les légendes du Graal
Articles récents

L’Islam.

21 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Pluralisme religieux

pierre-claverie-1938-1996L’Islam. Deuxième religion de l’humanité, et deuxième religion de France.

« Nous avons en commun un seul Dieu ( le même ?) et pourtant nous ne nous connaissons pas ! »

Avant l’an mil, les sarrasins ne sont pas identifiés, comme d’une autre foi : point de reconnaissance du monothéisme, mais perception d’une non-foi, ou d’une idolâtrie. Avec les croisades, le monde chrétien s’identifie petit à petit comme « chrétienté ». Le musulman est perçu comme l’ « autre », il fascine et révulse … ( la « mahométan » est violent, fanatique et perfide .. !). Pourtant, si on ne reconnaît pas au musulman , la dignité du croyant, on peut se nourrir des sciences arabes…  Il peut susciter la curiosité et l’intérêt de Montaigne, Montesquieu, et Molière. Au XVIII ème siècle, la mode est aux « Mille et une nuits » …

Pendant la colonisation, les musulmans n’ont pas accès à la nationalité française. L’islam peut être un facteur d’opposition, voire de rebellion…

 

Aujourd’hui, nous n’avons pas encore décolonisé nos imaginaires !

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Transmettre :

20 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

C’est de l’audace… de vouloir parler de Dieu. Les mots, employés par Elisabeth Parmentier ( théologienne protestante, résonnent bien en moi…

Petit PrinceParler, un peu pour donner écho, à une Parole qui vient d’ailleurs… Parler de son expérience avec les mots de la théologie. La théologie pour l’analyse, le recul et la critique.

Notre expérience rencontre La Parole, mais aussi le silence. Exister relève du miracle, un ‘ je ‘ dans le néant… ? Il ne s’agit pas de plaquer Dieu, sur toutes les questions !

Où est Dieu ? Comment rencontrer Dieu ? Les réponses qui se contentent de nommer, dire, expliquer… n’en approchent pas.

«  Je tourne autour de Dieu comme autour d’une tour, et je tourne depuis des siècles et je ne sais pas si je suis un aigle ou une tempête ou un grand cantique » Rilke.


La Bible n’est pas une parole de Dieu, dans l’absolu ; il est bon qu’il faille la discerner dans les paroles humaines. Parler de Dieu nécessite une réflexion complexe, nuancée, ce qui peut décourager certaines discussions… Le concept peut figer Dieu dans certaines catégories de pensée. Les termes relationnels ( père, sauveur, ..) disent quelque chose de la relation… Le langage personnel, celui du récit, disent la richesse de la rencontre et les obscurités sur ce chemin…Petit Prince planete

Stéréotypes, tyrannie du quotidien, font obstacles à la création de nouvelles images, de –par exemple – la résurrection .

Transmettre, ce n’est apporter une réponse à une question. C’est , dans la relation d’une confiance, dire «  Voilà, ce qui fait sens pour moi. » Se faire soi-même Parole, ou plus modestement se faire l’écho de cette Parole. «  Prêcher, c’est transmettre le cadeau : cette parole a la puissance du toucher. » E. Parmentier ( pasteur, femme )

Nous pouvons rencontrer Dieu, dans la nature, dans la méditation, … et rester face à notre subjectivité. La lecture de la Bible, accompagnée d’une ‘ tradition ‘ ( les maîtres anciens, reconnus …), met des garde-fous à une lecture subjective.

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Faire Eglise : - des ' groupes de maison '.

18 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Pluralisme religieux

Faire Eglise : oui, mais comment … ?

Une initiative interconfessionnelle me paraît du plus grand intérêt : il s’agit des ‘ groupes de maison ‘.

cercle-maconUn groupe local ouvre sur des moments de carrefour, de tensions aussi parfois entre le « moi » et l’église, le « chez soi » et le « chez l’autre », l’organisé et le spontané, l’établi et l’innovant, l’intérieur et l’extérieur, les affinités et la diversité…

Une petite communauté ,ne doit pas nous conforter dans nos certitudes mais pour nous ouvrir à différentes pratiques et pour être stimulés. « Comment puis-je revoir ce que je fais à la lumière de l’expérience de l’autre ? »

-      Au commencement les croyants se réunissent dans le temple car il n’y a pas plus grand, mais également dans les maisons pour la prière, le partage du pain etc. ... Dans les années 150 on voit de plus en plus d’églises maisons et on assiste aussi à une certaine formalisation du rôle du clergé face aux laïcs. Vers 250 des édifices sont réservés aux rassemblements des chrétiens mais sur le modèle des basiliques qui, à l’époque, étaient des bâtiments civils. Vers 400 des bâtiments religieux remplacent les temples païens et l’on assiste progressivement à une transition des petits groupes aux groupes plus larges. 

-      En France, dans les 50 dernières années ont aussi émergé en milieu catholique les grands mouvements : JOC, JAC, JEC, « Vie nouvelle » où des gens se réunissaient en petits groupes. Depuis 1970, sur un autre registre, le renouveau charismatique a également engendré de nombreux petits groupes.

Peut-on faire un lien entre groupe de maison et l’église émergente ? 

On y affirme ne pas vouloir de hiérarchie mais les relations de pouvoir sont bien réelles. Plusieurs questions se posent : dans un petit groupe, comment s’exprime l’autorité ? Comment les groupes inter-agissent-ils ensemble ? Où est la notion d’église ? L’église est-elle le petit groupe ou la mise en réseau de plusieurs petits groupes ? Pour les protestants, l’église est là où des personnes se réunissent au nom du Seigneur, mais structurellement, comment cela s’articule t-il ? 
Pour l’église émergente ces questions d’autorité et de structure sont particulièrement importantes. Presque par principe un petit groupe innovant accordera peu de place à l’autorité. Il privilégiera la souplesse mais, avec le temps, des questions d’organisation s’imposeront. Or, un groupe qui se dévelo
maitre discipleppe a besoin d’être structuré, non dans une structuration qui fige, mais dans une structuration qui permet la croissance et donne des repères. Cette articulation là n’est pas évidente à concrétiser.

Dans le Nouveau Testament, il est incontestable qu’église veut aussi dire communauté locale. Quand Paul parle du corps il pense à une communauté locale, la question n’est pas seulement fonctionnelle, l’idée de l’église en découle. Quand on parle de petit groupe, on parle de modèles différents: est-il au service de l’église, c'est-à-dire d’une identité plus grande, ou bien est-il l’église ? S’il est perçu comme étant l’église on ne va pas le concevoir comme éphémère alors que s’il est un moyen pour faciliter et dynamiser les relations à l’intérieur d’une communauté plus large, pour aider les gens à approfondir leur foi, on ne va pas souhaiter que les personnes s’y éternisent mais qu’elles s’y investissent un temps puis s’investissent ailleurs. Notre conception de l’église aura donc une importance dans la mise en place d’une petite structure. Il est par ailleurs évident qu’appartenir à Christ c’est appartenir à l’église universelle. »  

Dans l’esprit de réseau vers lequel s’orientent les églises, il sera important de savoir, par rapport à chaque groupe, quels services, pas trop lourds, pourraient lui être demandé afin qu’un lien authentiquement chrétien se développe entre tous ». 

Saint François d’Assise : « Témoigne en tout temps et, si nécessaire, utilise les mots »

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L’Eglise doit-elle, peut-elle, se transformer …?

15 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Pluralisme religieux

Partons d’une évidence :  « les gens ne supportent plus la structure pyramidale de l’église. Elle n’est d’ailleurs pas conforme à l’esprit du Christ. »

Super-march-.jpgPourtant l’Eglise reste une «  originalité » dans ce monde : ». « Il y a l’étrangeté du Christ qui nous différencie. Le jour où l’on ne voit plus la différence entre un chrétien et le reste du monde, il y a forcément problème. »

 

Pourquoi la transformation de l’Eglise ?
D’abord parce que la société change. On peut se demander si l’Eglise doit être en réaction ou en proaction dans cette évolution de la société. Les modes de fonctionnement en réseaux sont une réalité de notre époque . L’Eglise en tant que corpspentecote.jpg est un organisme vivant… et donc appelée  vivre et à évoluer, à croître et s’adapter. Le Dieu créateur continue sa création entre autre par et pour l’Eglise qui donc se transforme sans cesse. Elle est une communauté vivante – relationnelle -, à l’exemple de la trinité…

Quand l’Eglise se transforme-t-elle ?

Tout le temps… La notion d’émergence n’est finalement pas nouvelle. Parce qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, et que l’émergence de l’Eglise a toujours eu lieu et doit continuer à s’écrire, il faut prendre en compte le passé pour penser l’avenir, et finalement s’ancrer plus fort dans ses racines pour élargir l’espace de nos tentes (Esaïe 54.2).

Qu’est-ce qui se transforme dans l’Eglise ?

Les domaines de la transformation dans l’Eglise touchent principalement à trois champs : les formes des cultes, la relation entre chrétiens, la présence au monde.

 

« Notre société est marquée par l’individualisme, il y a néanmoins un désir de communication et de convivialité. La transformation de l’Eglise implique aussi d’évoluer dans le rapport d’appartenance à la communauté. S’il semble que beaucoup croient sans appartenir, il s’agit d’engager les gens à appartenir à des communautés de vie ouvertes même souffle_esprit.jpgsans croire au départ afin de développer un chemin de découverte spirituelle. Un moyen fondamental de la transformation de l’Eglise consiste en à la reconnaissance et la mise en valeur d’un réseau d’expériences novatrices, dans lesquelles il faut accepter une part d’échec. C’est en quittant le rivage que la découverte de nouveaux horizons est possible. L’Eglise, pour être pertinente, se doit de garder une part de la radicalité du message de Jésus et de son impertinence. Et bien sûr, pour ne pas que l’Eglise se meure, nous avons besoin de semeurs ! »

http://www.temoins.com/etudes/tout-le-compte-rendu-de-la-rencontre-du-4-octobre-2008.-une-eglise-en-transformation/toutes-les-pages.html

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Eglise et religion

11 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

thumb-trinite

L’Eglise n’est pas une hypostase ( comme le sont chaque personne le la Trinité ).

L’Eglise ( en devenir ) est une icône du Royaume…

L’Eglise, Une, est une Eglise de communion…

 

Nous, catholiques, nous devrions admettre que notre religion n’est plus un cadre de vie sociale et culturelle pour la plupart des gens… Les coutumes actuelles, la culture, la famille ( de plus en plus ) nous mobilisent vers d’autres rituels… Aujourd’hui un catholique est une femme, un homme, - de conviction, engagé, donc critique. Cette personne n’est pas quelqu’un qui  défend «  sa chapelle », mais quelqu’un animé d’une espérance qui lui permet de reconnaître dans le visage du prochain, le visage du Christ, donc d’un ‘ Autre ‘ avec tout son mystère… !

A l’image des signes ( miracles ) du Christ , nous devons envoyer au travers de la communication ( nouveau média de la ‘ Parole ‘ ), des ‘signes’ qui puissent se relire dans le ‘ Nouveau Testament ‘.

Eglise CatholiqueRome, aujourd’hui, envoie des messages contradictoires ou illisibles … Benoît XVI est un formidable théologien, et ses mots sont précis, ses textes particulièrement signifiants, et éclairants… pour un catholique de stricte obédience, ou cultivé… L’image médiatique, de la curie romaine renvoie une institution décalée et nostalgique d’un pouvoir qu’elle n’a plus ( et tant mieux…). Par contre, le catholique que je suis est lassé et amer de devoir se justifier d’une telle image …

 

Evangélisation

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La "Nouvelle" Evangélisation de Benoît XVI

11 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

L’actualité de l’Eglise catholique ( romaine) est à la création d’un nouveau Conseil Pontifical : « Promouvoir une évangélisation renouvelée dans les pays où a déjà résonné la première annonce de la foi et où sont présentes des Églises d’antique fondation, mais qui vivent une sécularisation progressive de la société et une sorte d’“éclipse du sens de Dieu”, qui constitue un défi à relever par des moyens adéquats pour proposer à nouveau la vérité éternelle de l’Évangile du Christ. » Benoît XVI, La Croix du 30juin 2010

louviers-eglisePour Benoît XVI « L’homme du troisième millénaire désire une vie authentique et pleine, il a besoin de vérité, de liberté profonde, d’amour gratuit. Dans les déserts du monde sécularisé, l’âme de l’homme a soif de Dieu, du Dieu vivant. »

Il évoque encore précisément ces régions d’antique tradition chrétienne, où « le processus de sécularisation a produit une grave crise du sens de la foi chrétienne et de l’appartenance à l’Église »

 

Evangéliser, c’est dire Dieu, comme malgré soi.

Saint François d’Assise : « Témoigne en tout temps - et, si nécessaire, utilise les mots »

Ce n’est pas dire l’Eglise, car l’Eglise, elle se voit.

L’Eglise c’est un corps, avec autant de membres que d’humains. Dieu, n’est complet qu’au travers de l’humanité entière.

Cette problématique du tout et de la partie, aussi infime et pauvre soit-elle, est largement évoquée par Jésus. Le berger qui laisse son troupeau pour partir à la recherche de la brebis perdue… La vigne et le sarment … Son appel à l’unité, en Lui, avec Lui …. Jésus ne sépare pas le salut de tous, du salut individuel…  Dieu est relation, Dieu est multiple.


Aujourd’hui, les nations ne se convertissent plus( comme au temps de Clovis!). Et la Foi, toute personnelle, n’a que faire de « légionnaires » ! La sécularisation de notre monde est une chance pour la religion, qui pourrait enfin échapper à sa case sociologique, à côté de la Politique, l’Education, la Culture, le sport …etc.

Ma religion, n’est pas en opposition au monde, ma religion s’intègre au monde, ma religion est au cœur du monde…Christ-Vraie-Vigne

Le sens du monde, est donné par ce qu’il est destiné, au travers de l’Homme, à recevoir l’Esprit. Le Logos s’est fait chair pour être au cœur du monde …

Marcel Légaut l’a dit autrement, et depuis l’Avant-Concile :  « Désormais c'est en découvrant personnellement le sens de sa vie que l'homme peut faire l'approche du mystère de Dieu... »

Vatican II, a répondu à cette attente spirituelle, timidement - mais encore trop pour les nostalgiques d’une église institutionnelle et mondaine…Faire de l’Eglise, du pape… des hypostases du Divin ; c’est ce contre quoi, Jésus n’a cessé de combattre : un « pharisianisme » légaliste ….

 

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Jésus, le désir et le bouddhisme

4 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Pluralisme religieux

Eloi Leclerc ( franciscain ) dans son livre «  Le maître du désir », note: P152 «  A la différence de certaines sagesses qui voient dans le désir l’origine de tous nos maux et qui recherchent le salut dans son extinction, le Verbe fait chair rejoint l’homme au plus profond de son désir… »

 

Précisément, lors d’une émission TV Sagesses Bouddhistes,  Jean Pierre Faure chercheur et enseignant zen nous en parlait :

Quand notre vie est soutendue par le désir d’appropriation, alors nous récoltons la les-ailes-du-desirsouffrance. Le désir étymologiquement est le fait de cesser de contempler pour désirer s’approprier… d’où la notion  du manque…. Car le problème est qui est celui qui pense s’approprier ? Un Moi illusoire, qui ne s’accomplira jamais car on ne peut jamais rien s’approprier véritablement …

Dans la palette de nos désirs, nous ne pouvons être qu’insatisfait, si nous désirons échapper à la vieillesse et la mort…

Le Bouddhisme nous rappelle notre ignorance de la réalité et propose d’expérimenter, dans la méditation, notre nature profonde et l’expérience du contentement qui ne dépend de rien.

 

L’expérience mystique, silencieuse nous fait devenir un avec la réalité, plus de Moi pour saisir, plus de saisie.

Il ne s’agit pas de fuir le monde des formes mais au contraire de les habiter en profondeur, de les visiter au cœur même de leur essence pour s’éveiller à chaque instant. Laisser les choses apparaitre et disparaitre, faire face aux situations et aux autres tels qu’ils se présentent, les comprendre pour ce qu’ils sont …etc

 

Je pense qu’Eloi Leclerc, dont l’enseignement par les Evangiles est si riche ; et de moins bon conseil pour ce qui est des ‘ sagesses d’orient ‘. Ainsi, en est-il souvent de l’avis de nombreux chrétiens sur les autres religions … Alors, et l’exemple ici me semble parlant, que ces spiritualités nous retrouvent souvent dans notre profondeur chrétienne et mystique. Quel est donc ce ‘ moi ‘ qui s’imaginerait saisir ‘ Le Verbe ‘.. ? Eventuellement se laisser saisir… !

 

"Mais quand Dieu est devenu aussi plein de signification que le trésor pour l'avare, se répéter fortement qu'il n'existe pas. Éprouver qu'on l'aime, même s'il n'existe pas."

"C'est lui qui, par l'opération de la nuit obscure, se retire afin de ne pas être aimé comme un trésor par un avare."

Simone Weil, La Pesanteur et la grâce.

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Zundel .... et deux films d'Olivier BRUNET

27 Juin 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

ZUNDEL....

 

 

 

2004. Mes racines sont catholiques, pratiquantes. J’ai fait mes humanités chez les pères, à l’Institution Join-Lambert de Rouen. Je n’en ai pas gardé le moindre bon souvenir. Humiliation, frustration, culpabilité, peur. Mais j’en suis sorti vivant. Frédéric Masset est passé par là lui aussi, quelques classes derrière moi. Nous avons dû nous croiser dans la cour de récréation. Ce furent pour lui de belles années. Il est devenu prêtre, et moi, mécréant. Après « Derrière la foule sentimentale », son frère Damien m’a parlé de lui. Je suis allé à Dieppe, en septembre 2003. J’ai assisté à la messe. Incroyable personnage.

J’ai mis six mois à le convaincre d’accepter que je tourne un film dans sa paroisse. Voilà le résultat, sensible et intelligent, d’après Télérama. Un vrai film libertaire qui redonne le goût de l’autre, m’a écrit mon amie la cinéaste Marie Vermillard. J’étais fier. De tous mes documentaires, c’est celui que je préfère.

OLIVIER L. BRUNET réalisateur

La Tentation de croire ....

 

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L'athéisme au secours des 'croyants' ...

16 Juin 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

existence de dieu« Les athées ont des raisons valables de refuser ce qu’ils refusent et c’est être fidèle à la vérité que de le reconnaître. Si Dieu est le fruit de la peur, comme le dit Lucrèce, il faut avec lui rejeter ce Dieu. Si Dieu, comme le veut Freud, est une illusion, le résultat d’une névrose obsessionnelle collective, une sorte de complexe d’Œdipe d'une humanité nostalgiquement en recherche d’un Père commun, qui voudrait d’un tel Dieu? Si Dieu, selon la pensée de Durkheim, n’est que l’expression idéalisée de la société, c’est là une idole dont il faut bien vite se débarrasser. Si la pensée de Dieu relève d’un stade primitif de la connaissance que la science doit tôt ou tard remplacer, quittons au plus vite cette pensée. Si Dieu, comme le croient les marxistes (Marx, Feuerbach, Lénine, Staline et compagnie), incarne le rêve de puissance de l’homme malheureux et agit chez le peuple (ou pour le peuple) comme un opium afin de l’endormir, il faut combattre ce Dieu. Si Dieu est ce vampire se nourrissant de la faiblesse de l’homme, il est noble de nier ce Dieu pervers et sadique, comme le fait Nietzsche. Si encore Dieu, comme le veut Sartre, est l’injuste compétiteur de notre liberté, avec Sartre, nous devons le refuser. chat-dieu1Enfin, contre le Dieu bourreau, qui torture des enfants innocents, il est bon de se révolter avec Camus : c’est un Dieu inhumain, inacceptable. » Jean-Guy Saint-Arnaud   jésuite et spécialiste des nouvelles formes de spiritualité

 

 

 Dans son Discours d’Ignace de Loyola aux jésuites d’aujourd’hui, Karl Rahner fait dire à Ignace : « En définitive, l’athéisme écarte seulement les idoles que les époques antérieures identifiaient, de façon à la fois innocente et épouvantable, avec le Dieu indicible. Pourquoi ne le dirais-je pas : cet athéisme existe jusqu’au sein de l’Église puisque, en fin de compte, elle doit être, à travers sa propre histoire et dans l’unité avec le crucifié, l’événement qui fait tomber les idoles, l’événement de la chute des dieux. »


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La spiritualité remplacera t-elle la religion ?

14 Juin 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Difficile de répondre à des questions du genre : «  Croyez-vous en Dieu ? », ou « Etes-vous croyant ? », ou d’affirmer que mon identité est catholique …

Il est plus intéressant de commencer par un «  Oui », puis de continuer par un «  mais …. ». Intéressant ensuite, de surprendre l’athée ou l’indifférent par des réponses qu’il ne juge pas, lui, comme règlementaire ( ! )…innocentiii


Aujourd’hui, à mon avis, la Foi se dissocie de plus en plus de la pratique religieuse, l’assiduité aux offices, le rapport concret aux sacrements, ou, encore plus, de l’obéissance aux préceptes moraux professés par les autorités religieuses,… Aussi: qui est en mesure de pouvoir décider si la personne qui se tient en face de lui est, oui ou non, croyante ?

 

Quelques réactions :

autorite-          Dans un entretien dans Le Monde, Jean-Marie Donegani, directeur d’études à l’Institut d’études politiques de Paris, analysait ce mouvement comme l’expression d’un « subjectivisme » typiquement moderne. « C’est l’essence même de la modernité libérale que d’admettre que la vérité existe, mais qu’elle est relative à celui qui en fait l’expérience et qu’aucune autorité ne peut vous l’imposer. »

-          Sociologue des religions, Jean-Louis Schlegel. « La foi, ce n’est pas le catéchisme, même si certains voudraient peut-être le faire croire. »

 

-          Joseph Ratzinger, dans sa dernière homélie prononcée en tant que cardinal, le 18 avril 2005, avait lancé la charge : « Une dictature du relativisme est en train de se constituer qui ne reconnaît rien comme définitif et qui ne retient comme ultime critère que son propre ego et ses désirs. Nous, en revanche, nous avons une autre mesure : le Fils de Dieu, l’homme véritable. C’est lui la mesure du véritable humanisme. Une foi qui suit les vagues de la mode n’est pas “adulte”. »

A mon avis... Cette réaction n'est pas à la mesure de la question, et n'y répond pas..!

 

Pour être au clair avec le vocabulaire, aujourd’hui : est-il possible de se revendiquer croyant sans accepter clairement l’idée d’une vérité objective et non négociable ?

 

Aujourd’hui, ce qui constitue une religion est-il plus le contenu du dogme, ou l’expérience intérieure – voire l’émotion ressentie – ?... Et, qui peut ne pas correspondre au discours théologique … ? Mon expérience peut-être vraie, parce qu’elle correspond à mon attente : vivre mieux  … ( Le Bouddhisme se retrouve bien sur ce terrain … )méditation paysage

Aussi, devant la reconnaissance par tous – croyants et incroyants – de ne pouvoir prétendre posséder la Vérité absolue… Le pluralisme religieux devient le ‘tronc’ de la spiritualité d’aujourd’hui et de demain ; ses racines, elles,  étant obscurément multiples …symboles-de-religion


Aussi, la spiritualité deviendra peut-être la culture commune du mondialisme …. « Aujourd’hui, en France, un penseur comme Régis Debray contribue à imposer l’idée qu’une société digne de ce nom ne peut durablement se maintenir sans référence à quelque chose relevant de la transcendance. Cet « au-delà », ce sacré nécessaire, présent dans son absence même, n’est pas forcément religieux au sens classique du terme ».

Cette culture commune, pourrait se constituer à travers un échange sur des positions « faibles », d’emblée libérées de toute prétention à atteindre seules « la » vérité…L’Italien Gianni Vattimo ( catholique ... ) s’est fait le promoteur de la « pensée faible », post-moderne, censée préparer le terrain à une possibilité rénovée de l’expérience religieuse.

Le discours sur l’expérience religieuse, pourrait ainsi se libérer, à l’image de la Kénose, elle même, en professant d’abord l’humilité, l’amour, .... et l’affaiblissement de Dieu - que suppose l’Incarnation !

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