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Les légendes du Graal
Articles récents

Noli Me Tangere * Marie-Madeleine

12 Avril 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

On ne sait que faire de cette femme aimante !Marie madeleine pieta botticelli

Ne serait-elle pas trop attachée au corps ?

Marie de Béthanie, très affective, assise aux pieds de Jésus. La femme au parfum, qui couvre les pieds de Jésus, de baisers, les arrose de larmes, les essuie de ses cheveux…

Et lors de la résurrection : «Ils ont pris mon Seigneur, et je ne sais pas où ils l'ont mis.» «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis et moi je vais le prendre.»… Marie par sa voix, ses larmes, revient au corps, noli me tangere Fra angélicopour le prendre, le toucher… Ne sont-ce pas, les traits de l’amoureuse ?

La femme était venue embaumer Jésus… mais lui s’échappe de la Mort … Il ne s’agit plus aujourd’hui, de retenir Dieu… Vivant, Il échappe aux prises de ce monde.

 

 

 

 



L'amour de Marie-Madeleine

 

Marie Madeleine est le premier témoin apostolique de la Résurrection, à ce titre elle est l’Apôtre des apôtres. Curieusement, ( ? ) Paul, retient que c’est Pierre (1 Co 15,3-6, et Luc ).

 

Plutôt que Zachée ,ou Pierre notre tradition a préféré Marie Madeleine, pour signifier le péché et la repentance… ! madeleine de la tour flamme

La théologie occidentale a, de manière erronée et sans aucune ambiguïté, situé le péché dans le corps humain, et tout particulièrement dans le corps de la femme. 

Au début du XIIe siècle, La légende préfère retenir la pécheresse aux sept démons, qui se rachète plus par sa crainte que par son amour… Ainsi, après la mort du Christ, elle se mortifie… Réforme grégorienne oblige, le sexe est la source de tous les péchés…

La pénitente d'hier est-préférée aujourd’hui en épouse ou compagne (? ) Peut-être , que cette légende est-elle plus proche du regard de notre époque sur la femme… Cela parle plus de nous, que de Jésus … !


Noli me tangere, c’est aussi quelque part, où ? Un spectacle de danse, entre une femme et un joueur de bandonéon…

 

 

Quel rapport avec Marie Madeleine...? De fait, le rapport avec le Tango, c'est Pie X... Il fait venir un frère et une soeur pour une démonstration, ... avant de l'interdire ...

 

Tango Pie X

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L'Église est-elle encore influente ?

11 Avril 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

Si peu, à mon avis; bien sûr je parle de l'Eglise -insitution romaine ... Je crois que je ne le regrette pas.

Par contre, je souhaiterais que les catholiques, chacun avec son originalité, le soient.

Je ne regrette pas que cette institution ne soit pas plus influente, en matière de morale, de politique. Je ne regrette, en rien, le temps où l'Eglise représentait un ' pouvoir '. Je trouve salutaire que des chrétiens se fasse entendre sur l'avortement, ou sur la bioéthique ou sur n'importe quelle question de société; mais je souhaiterais que cette voix ne soit pas nécessairement uniforme, en tout cas courageuse et à contre-courant s'il est nécessaire ...


Un article récent paru dans " Témoignage Chrétien " TCme semble bien analyser la situation actuelle de l'Eglise de France...

L'Église est-elle encore influente ?  par Olivier Bobineau

Les chrétiens, et singulièrement les catholiques, pèsent-ils encore sur les consciences ou les politiques publiques ? Intellectuels, religieux et responsables associatifs, croyants ou non, répondent à la question posée par TC. Quatrième intervention : Olivier Bobineau, sociologue, chercheur au CNRS, maître de conférence à l'Institut catholique de Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris.

En premier lieu, tentons de définir ce qu’est l’Église catholique en France (et ailleurs). Sociologiquement et quantitativement, il est possible d’analyser les chiffres sur la pratique dominicale, d’apprécier l’administration des sacrements, les ordinations, les paroisses en recomposition, l’économie monastique… Que nous disent ces données ? La réponse tient en un mot : les chiffres sont tous à la baisse sauf… les déficits.

En second lieu, anthropologiquement et historiquement, il est possible de considérer l’Église catholique en France, comme ailleurs, d’une toute autre manière. L’Église comme une conviction spirituelle et une organisation matérielle ; un sentiment en l’invisible et un appareil politique en quête de visibilité ; l’
agapè, la grâce et l’Église catholique romaine centralisatrice ; l’abandon invisible à l’invisible et le contrôle social administré hiérarchisé ; la dépossession par l’altérité et la prétention à la possession du monde par la structure romaine. Bref, la figure de Jean conjointe à celle de Pierre.

Conjonction d’ailleurs unique dans l’histoire qui donne naissance au schisme orthodoxe et à la réforme protestante. Conjonction unique qui développe une échelle de la sainteté et inspire dans le même temps, le droit des États modernes. Conjonction unique du pardon de l’ennemi, de l’abandon (eucharistie), du don (« lavement des pieds » : Jean, 13, 1-15) et de la domination des esprits (inquisition), du contrôle moral (« lavage de cerveaux ») qui résulte historiquement de l’association d’un terreau sémite (l’Église est d’abord une secte juive jusqu’en 70 après Jésus-Christ), réinterprétée par la culture grecque (langue des textes sacrés et influence de la philosophie sur la théologie chrétienne naissante) et déployée par la civilisation latine (le christianisme devient la vraie « 
religio » avec Tertullien, influence du droit romain sur la papauté, juridicisation des valeurs, institutionnalisation politique du religieux depuis Rome).

Une fois définie, quelle est donc son influence actuelle en France ?


La réponse tombe d’elle-même : de plus en plus faible et déclinante tant qu’elle ne fera pas une révolution interne. Pourquoi ? Parce que l’Église se fonde sur une conjonction sentiment–institution que la société moderne a méticuleusement… disjointe.


En effet, comment caractériser la société française ? En un mot : moderne. Ou libérale. Qu’est-ce que le libéralisme ? Jean-Marie Donegani et Marc Sadoun, dans leur maître ouvrage
Qu’est-ce que la politique ? (2007), considèrent le libéralisme comme séparation des instances, séparation de l’Église et de l’État, séparation de la sphère privée et de la sphère publique. Cette « culture de séparation » (Alain Touraine) repose sur le fondement du libéralisme : la séparation des sentiments et des institutions. Or, cette anthropologie libérale séparatrice est l’exact opposé de la conjonction anthropologique catholique telle que nous l’avons définie.

Par conséquent, l’Église perd de plus en plus d’influence au fil de la modernisation libérale. D’où l’alternative qui lui reste : soit elle s’adapte d’un point de vue organisationnel - mais peut-elle le faire au point de nier ce qui l’a constitué durant près de 2 000 ans ? Soit la modernisation libérale est contrebalancée par un retour de l’identitaire qui fusionne (res)sentiment, institution (communautaire) et revendication laissant ainsi à l’Église catholique des interstices identitaires…


L’Église catholique semble en France s’engager dans cette dernière voie, mais combien de temps cela va-t-il durer ? En effet, la globalisation n’accélère-t-elle pas l’individualisation des croyances et la désinstitutionnalisation des pratiques ? Par ailleurs, à force de confondre identité et identitaire, à force d’imposition des valeurs, que deviennent la posture évangélique (humilité de Jésus-Dieu qui demande à la Samaritaine-paria de lui donner à boire, Jean, 4, 7), les 550 questions (et non les dogmes) du Jésus de l’évangile appelant à la libération par la conversion et les paraboles (et non les bulles) invitant les personnes à l’incarnation de l’amour ?


27 mars 2010

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L'homme intérieur

9 Avril 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

« Un homme noble s’en fut en un pays lointain pour s’y gagner un royaume et revenir ensuite ».

roi arthurEvangile selon Saint Luc, chap 19 ; verset 11

 

Je commencerai avec M. Zundel, ( L’Evangile intérieur ) parce qu’il est une ‘ référence ‘ qui fait autorité et parce qu’il dit 'simplement' l’essentiel :

« L’humanité est en péril de mort, parce que tous les problèmes – pédagogiques, économiques, sociaux, politiques – sont posés dans l’abstrait, en l’ignorance systématique de la question qui les éclairerait tous : Qu’est-ce que l’homme ?...

Chacun porte en soi quelque chose d’unique, avec la soif de connaître, de vivre et d’aimer. Chacun à sa manière est une fin : «  Agis, dit Kant, de manière à traiter toujours l’humanité, soit dans ta personne, soit dans celle d’autrui, comme une fin et jamais comme un moyen » ( P20)

….

« Quelque chose de meilleur que nous, vit en nous. Quelqu’un nous accueille au plus intime de l’âme, et c’est une immense douceur de nous perdre en la lumière qu’Il diffuse en nous » ( P27)Turner brise-marine

«  Comment reconnaître François d’assise ou Vincent de Paul, Catherine de Sienne… sans reconnaître Celui qui les remplit, sans tressaillir de joie en présence du Dieu vivant ?( P28)

Dieu est une rencontre que chacun doit faire en soi. Et, en vérité, tout être est croyant qui s’efface devant cet Autre en soi, qui vaut infiniment mieux que soi et qui lui est plus intime que son âme : quelque nom d’ailleurs qu’il donne à la Présence lumineuse qui l’habite.

«  Dieu dit admirablement Louis Massignon, Dieu n’est pas une invention, c’est une découverte. »

 

" Tes sens ne peuvent pas le saisir, mais tu pressens que son Esprit est «le coeur de ton coeur et l’âme de ton âmeþ», disait saint Jean Eudes. Le mystique Maurice Zundel aimait répéter que Dieu est présence.

Cette présence invisible jaillit du contact de la prière et non d’un raisonnement. Pour Zundel, le grand homme est celui qui n’est pas accroché à son moi, mais qui gravite autour d’une Présence et se dépasse dans les autres. Il donnait souvent cette prière en pénitence aux personnes qui venaient se confesser: «Mon Dieu, cachez-moi dans votre lumière, rendez-moi transparent à votre présence et apprenez-moi à être le sourire de votre bonté.» Comment ne pas entendre le cri de ce grand priant qui a compris que Dieu n’existe qu’en se donnant: excalibur 2«Quand comprendrons-nous que Dieu est une présence brûlante au fond de nous-même ? Quand comprendrons nous que Dieu est la Présence la plus actuelle et la plus réelle, la Présence hors de laquelle on ne peut rencontrer personne»? (Bernard de Boissière, France-Marie Chauvelot,Maurice Zundel, Presses de la Renaissance, 2004, p.29). "

 

Je continue en donnant la parole à Bertrand Vergely dans un petit livre qui est un bijou : «  la Foi ou la nostalgie de l’admirable » :


«  Dans la tradition chrétienne, le Christ exprime une double signification. Il est, d’une part, ce personnage historique, dont on nous conte la vie et la mort. Il est également ce que l’on appelle l’homme intérieur.

N’est-ce pas une forme de récupération chrétienne ? Si l’on ramène tout au Christ historique, en exigeant que le monde entier s’identifie à lui, certainement. Si, en revanche, on entend par Christ, le Dieu vivant, l’infini incarné dans l’homme, il en va différemment…

Chaque être humain est capable de découvrir l’infini qui se trouve en lui, pour peu qu’il rentre en lui-même. Alors, il fait l’expérience de découvrir non seulement sa propre personne, mais une personne infinie, incarnant la rencontre entre l’infini et la vie.

La rencontre de l’homme intérieur n’Turner Snowstormest pas un vain mot. Toutes les sagesses ont en parlé…

Selon Maître Eckart, l’œil par lequel je me vois et l’œil de Dieu sont une seule et même chose. En nous approfondissant, nous découvrons Dieu. Non pas que nous soyons Dieu. Celui-ci n’est pas une projection de nous-m êmes. Il est au contraire, librement, face à nous.


.. En faisant croire qu’il fallait devenir moral pour accéder au Christ, la m orale chrétienne a dramatiquement inversé notre rapport à la morale. Comment accéder au Christ sans le  Christ ?...

Ce n’est pas le Christ qui est un effet de la morale, mais la morale qui est l’épanouissement de l’homme intérieur.

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Il est vivant !

5 Avril 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Il est vivant ! C’est un message essentiel pour ma Foi. resurrection mgr jean

Cela signifie, que la relation avec le divin est possible.

Bien sûr, cela était déjà vrai, avant l’annonce historique de la présence du divin dans l’homme ; mais à partir du moment ( c’était, il y a deux mille ans ) où le témoignage direct de Dieu incarné s’inscrit dans une Parole, Cela est manifesté, présent..

La Présence de Dieu, n’est plus dans une Lettre, serait-elle la Thora… Elle est dans l’Esprit !

C’est une véritable libération, c’est une Expérience… Quoiqu’en diront, les scribes, les prêtres et les légistes.

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Albert Rouet: diagnostic d'une institution ...

3 Avril 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

A l'occasion de Pâques, Mgr Rouet, Archevêque de Poitiers, livre ses réflexions sur l'actualité et son diagnostic sur l’Eglise, son institution, dans le quotidien " Le Monde ":

 

« Je voudrais d'abord préciser une chose : pour qu'il y ait pédophilie, il faut deux conditions, une perversion profonde et un pouvoir. Cela signifie que tout système clos, idéalisé, sacralisé est un danger. Dès lors qu'une institution, y compris l'Eglise, s'érige en position de droit privé, s'estime en position de force, les dérives financières et sexuelles deviennent possibles. C'est ce que révèle cette crise, et cela nous oblige à revenir à l'Evangile ; la faiblesse du Christ est constitutive de la manière d'être de l'Eglise.

Aujourd'hui, on y constate un certain gel de la parole. Désormais, le moindre questionnement sur l'exégèse ou la morale est jugé blasphématoire. Questionner ne va plus de soi, et c'est dommage. Parallèlement, règne dans l'Eglise un climat de suspicion malsain. L'institution fait face à un centralisme romain, qui s'appuie sur tout un réseau de dénonciations. Certains courants passent leur temps à dénoncer les positions de tel ou tel évêque, à faire des dossiers contre l'un, à garder des fiches contre l'autre. Ces comportements s'intensifient avec Internet.

 

Prenez mon diocèse : il y a soixante-dix ans, il comptait 800 prêtres. Aujourd'hui il en a 200, mais il compte aussi 45 diacres et 10 000 personnes impliquées dans les 320 communautés locales que nous avons créées il y a quinze ans. C'est mieux.

 

L'Eglise doit-elle s'appuyer sur ses clercs ou sur ses baptisés ? Pour ma part, je pense qu'il faut faire confiance aux laïques et arrêter de fonctionner sur la base d'un quadrillage médiéval.

… imaginez que demain je puisse ordonner dix hommes mariés, j'en connais, ce n'est pas ça qui manque. Je ne pourrais pas les payer. Ils devraient donc travailler et ne seraient disponibles que les week-ends pour les sacrements. On reviendrait alors à une image cultuelle du prêtre. Ce serait une fausse modernité.

Par contre, si on change la manière d'exercer le ministère, si son positionnement dans la communauté est autre, alors oui, on peut envisager l'ordination d'hommes mariés. Le prêtre ne doit plus être le patron de sa paroisse ; il doit soutenir les baptisés pour qu'ils deviennent des adultes dans la foi, les former, les empêcher de se replier sur eux-mêmes.

C'est souvent notre manière de parler qui ne fonctionne pas. Il faut descendre de la montagne et descendre dans la plaine, humblement. Pour cela il faut un énorme travail de formation. Car la foi était devenue ce dont on ne parlait pas entre chrétiens.

 

Aujourd'hui, le risque est que les chrétiens se durcissent entre eux, tout simplement parce qu'ils ont l'impression d'être face à un monde d'incompréhension. Mais ce n'est pas en accusant la société de tous les maux qu'on éclaire les gens. … C'est à nous d'apprivoiser le monde et c'est à nous de nous rendre aimables. »


http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/03/l-eglise-est-menacee-de-devenir-une-sous-culture_1328305_3224.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20100403-[zonea]&ens_id=1314763

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Benoît XVI, les prêtres pédophiles et l’antisémitisme…

3 Avril 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

A l’heure où l’opinion catholique est interpelée par le scandale de la pédophilie chez les prêtres, l’institution ne semble pas se résoudre à chercher les raisons d’un tel problème… Un peu comme si nous pourrions craindre ‘ la vérité ‘ ; ce qui est paradoxal pour des chrétiens, la ‘ Vérité ‘ étant au cœur du témoignage christique !

Sans doute, serait-il – enfin - le temps d’aborder franchement la place de la sexualité dans ce qui constitue l’humain et son lien avec la spiritualité du catholicisme. Bien sûr, la pédophilie est une perversion, et le célibat n’y est pour rien… Par contre, chaque homme ou chaque femme, se situe dans son être face à sa vie sexuelle ; rejeter cette réalité peut être une raison à cette perversion … ?

La doctrine de l’Eglise est très bavarde sur une vision idéale de la sexualité du couple, mais devient inopérante, pour tout ce qui est en dehors de cette relation privilégiée…

 

Notre pape et sa curie, semblent voguer sur une barque, dont le Maître est absent. Aujourd’hui, ils se comparent à des assiégés victimes d’un fléau qui serait équivalent à l’antisémitisme … ! Rien de moins .. ! On se demande ce qu’en pense les réelles victimes et les juifs… ! Vraiment, nos ‘ monseigneurs  ‘ vivent dans un autre monde … !

La peur remplace l’espérance, et Benoît cherche le soutien des plus conservateurs. Les signes envoyés sont en contradiction avec l’attente d’un humanisme interreligieux qu’espère aujourd’hui ‘ les chercheurs en spiritualité ‘: main tendue à la minorité intégriste et intransigeance vers les progressistes…Ces derniers n’entendant plus l’appel à l’unité, quittent les bancs paroissiaux . Difficile d’y rester, avec là, un curé appartenant à l’Opus dei ( Toulouse ), et ailleurs des ‘ légionnaires ‘ du Christ ,ou de Marie qui recrutent les plus jeunes pour une ‘ nouvelle évangélisation ‘… !

Autre signe : la volonté de béatifier les papes… ! Là aussi, quelle contradiction avec l’attente évangélique actuelle qui à l’image de la ‘ faiblesse de Dieu ‘ ( Varillon, Zundel ..) attend autre chose qu’une gloire bien singulière … !

Face à tous ces ‘ signes ‘ ; difficile de ne pas comparer Benoît avec un de ses contemporains : le Dalaï-lama ; à son propos je vais simplement citer Frédéric Lenoir :

 

 

"J’ai été témoin , en 2001, en Inde, dans la résidence du dalaï-lama, d’une rencontre entre le leader tibétain et un Anglais, accompagné de son jeune fils , qui venait de perdre sa femme dans des conditions dramatiques. Lorsqu’il a entendu le récit de cet homme, le dalaï-lama s’est levé et l’a serré dans ses bras, ainsi que  le fils, pleurant avec eux pendant de longues minutes. Puis, lorsque l’anglais lui a dit qu’il était de venu bouddhiste après avoir été trop longtemps déçu par le christianisme, le dalaï-lama a fait chercher une magnifique icône orthodoxe du Christ et de la vierge Marie qui était en sa possession. Il lui a remise en lui disant : «  Bouddha est ma voie, Jésus est ta voie. » l’homme en a été si bouleversé qu’il m’a affirmé ensuite avoir retrouvé le chemin de la foi chrétienne. Cette rencontre a eu lieu sans photographe ni caméras. Le leader tibétain n’avait rien à gagner à passer deux heures avec ce père et son fils qui étaient de parfaits anonymes et qu’il ne devait initialement rencontrer que quelques minutes. Il n’a adopté aucune posture. Il était lui-même : un être humain sincère et bon qui a développé, la vertu de compassion universelle prônée par le Bouddha."

P 289 Fréderic Lenoir «  Socrate Jésus Bouddha « 

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Spiritualité laïque ... et christianisme

2 Avril 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Je lis cette phrase sur le Blog  :http://bernard-romain.over-blog.com/article-bon-manager-46100053.html ; Site, que j’apprécie beaucoup par son esprit…

 

"- Un bon manager doit toujours se montrer humble, réceptif aux observations de ses collaborateurs.

Il doit reconnaître ses limites et les performances des autres.

L’ennemi à abattre, c’est le mépris.

La valeur à honorer, c’es la confiance."

 

C'est clair, c'est simple.... C'est vrai .

Comme chef d’établissement, j’essaie de pratiquer ce conseil.

Pour aller plus loin dans la réflexion ( pourquoi faire ?... certains me demanderaient … ! ) ; je m’interroge moi-même :

- Dirais-je : « Comme chrétien, j’essaie de pratiquer ce conseil. »..? et je dirais «  non ! »

 

meditation BancIl me semble que cette ‘ résolution ‘ rejoint des valeurs humaines que je partage avec tout ‘ homme ‘. Ces valeurs appartiennent à une spiritualité laïque qui met l’Homme en idéal.

Mon christianisme me soutient, mais ne fonde pas cela. Ou, plutôt : je reconnais en moi , un ‘ Esprit ‘ qui rejoint, partage, ces valeurs humaines… Ma foi, me dit que cet Esprit est à l’origine de tout ce qui existe, et que son Etre explique que l’homme soit ainsi … Mais, avant cette conscience de ces choses, c’est l’homme, ( en tant que co-créateur : ça c’est mon explication personnelle ), qui se grandit en affirmant des valeurs universelles. C’est en ce sens qu’il est légitime de parler de ‘ spiritualité laïque ‘ et ceux qui la présentent ( comme A. Comte-Sponville ) sont convainquants.

Le christianisme, n’est pas fondateur de ‘ La civilisation humaine ‘. Il est attaché à l’histoire, à une ou des cultures. Il progresse, il accompagne ‘ le progrés ‘ des connaissances, il se trompe et se corrige … Le christianisme n’est qu’une religion. Le christianisme est ma famille. Mon christianisme est catholique, culturel. Il peut être universel, il ne l’est pas encore…

 

 

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Athée d'un dieu païen

2 Avril 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

C'est clair, c'est simple... C'est bien dit:... c'est de Louis Evely.

 

"De quel Dieu êtes-vous athée ? L'homme devient athée quand il est meilleur que le Dieu qu'il sert.

Si vous croyez en un Dieu qui récompense les bons et qui punit les méchants, vous devriez être athée, parce que j'espère que vous valez mieux que ça. Et votre pire châtiment serait de devenir semblable au Dieu auquel vous croyez : " Moi je suis comme mon Dieu, Monsieur, je récompense les bons et je punis les méchants… " Il faut être athée d'un certain Dieu pour en avoir un vrai.

evely1L'ancien catéchisme enseignait que Dieu récompense les bons et punit les méchants. Rien n'est plus faux. Si, pour vous, Dieu punit les méchants et récompense les bons, vous faites de Dieu un païen. Lisez l'Evangile. Que dit le Christ ? " Si tu aimes ceux qui t'aiment, si tu salues ceux qui te saluent, et si tu prêtes à ceux qui te rendent tu es un païen. Les païens agissent ainsi. " Si Dieu se borne à ce rôle de commerçant et de juge, c'est un dieu païen."

 

Louis Evely (1910-1985)

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Les prêtres et la pédophilie.

27 Mars 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

Attention à nos réactions…

Par comparaison : … Sur la violence dans le système éducatif ; les quelques faits divers, inacceptables, n’en sont pas moins limités et malheureusement classiques… La riposte populiste est d’en faire les gros titres par des effets d’annonce et promettre par exemple :‘ de ‘sanctuariser’ tous les lycées de France ‘ : portiques, tolérance zéro… pour aucun effet, et l’abattement des acteurs de l’éducation…

pretre et diablePour ce qu’il est de ces cas nauséeux de prêtres pédophiles ( quel contre témoignage ! ), je me méfie de tous ceux qui sont très loin de l’Eglise, mais profitent de ces faits divers pour calomnier Benoit xvi ( il y a plus intelligent à faire, si on n’apprécie pas la fonction contemporaine …), et s’en prennent injustement à la plupart de ces hommes qui ont tout donné à un idéal. Cet engagement mérite le respect… !


Je suis favorable au mariage des prêtres, et j’admets, aussi, que :

        Par son mode de vie, le prêtre manifeste que Dieu est capable de combler pleinement quelqu’un, bien que l’homme soit naturellement fait pour vivre avec une femme. Symboliquement, il anticipe ainsi ce que nous serons dans « la vie éternelle » où il n’y aura plus ni mari ni femmes, mais la plénitude de l’union à Dieu.

          Le prêtre se donne tellement pour les autres qu’il peut difficilement en même temps s’occuper d’une famille.

         

Enfin, le ‘ dogme ‘ admet que le célibat n’est pas un élément constitutif du sacerdoce….

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Communiqué au sujet d'un acte inacceptable...

24 Mars 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Pluralisme religieux

A Notre-Dame de Paris, un acte inacceptable lors de la Conférence de Carême du Rabbin Rivon Krygier, le dimanche 21 mars 2010

 

 

            L’attitude violente d’un petit groupe de Catholiques intégristes, qui voulait empêcher l’audition de la Conférence de Carême de Monsieur le Rabbin Rivon Krygier à Notre-Dame de Paris, nous accable. Nous partageons sa souffrance et celle de la communauté juive. Nous avons honte devant cette attitude scandaleuse. frères ainés

 

            Le fait que le Cardinal Vingt-Trois, donnant suite aux orientations du Concile Vatican II, ait invité un rabbin à exprimer devant des Chrétiens la pensée juive sur le dialogue entre Juifs et Chrétiens, signifie pour nous un pas considérable dans l’évolution du dialogue. Ce qui s’est passé dimanche est, hélas, révélateur des résistances et de l’opposition des milieux catholiques intégristes devant ce renouveau.

 

            Plus que jamais les Chrétiens sont appelés à promouvoir ce « lien  unique qu’ils n’ont avec aucune autre religion ». Et, pour reprendre encore les propos du Pape Jean-Paul II à la synagogue de Rome le 13 avril 1986, les Juifs sont « nos frères préférés et dans un certain sens, on pourrait dire nos frères aînés ».

 

            Il nous faut être vigilants, fermes et poursuivre notre travail dans l’amitié entre Juifs et Chrétiens.

 

            Paris, le 23 mars 2010

 

            Le Comité Directeur de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France

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