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Les légendes du Graal
Articles récents

Simone Weil: le Beau, le Bien , et le surréalisme.

22 Novembre 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Art

Simone Weil s'interroge constamment sur le rapport du bien, et du beau, du vrai … Sa conception sur la littérature, et l'Art, pense le Bien comme critère spécifique .

Olga-Suvorova----20-.jpg

Ensuite, la réalité, la nécessité … s'exprime par le fait que le monde est soumis au règne de la matière ; monde sans Dieu (éventuellement ), dans lequel l'homme trouve des « divertissements »... Pour Simone Weil le divertissement est toute occupation humaine qui refuse de se confronter à la réalité.

Le Bien, est ce pôle vers lequel s'oriente nécessairement l'esprit humain, dans l'action, mais aussi dans l'effort intellectuel... le respect de la notion de « valeur » est ce qui apporte un ordre, une stabilité … ( Platon, Descartes ...)Olga-Suvorova----2-.jpg

 

Simone Weil, porte sur le surréalisme, un jugement négatif. Il exprime l'ivresse de la licence totale, en rejetant toute considération de valeur... Elle parle de « l'ivresse de l'esprit » qui s'échappe du règne de la raison. La raison s'oppose aux instincts.

 

Le surréalisme se rangeait derrière l'idée de «  Révolution » en réaction contre l'art officiel qui ne tolérait pas l'idée de changement ; et comme ils refusaient de séparer le domaine de l'art et du social, ils rejoignaient le discours politique révolutionnaire... Mais, le souci de Simone Weil est d'un ordre différent. Pourtant, elle se méfie de la morale ...

«  Les écrivains n'ont pas à être des professeurs de morale, mais ils ont à exprimer la condition humaine. Or rien n'est essentiel à la vie humaine, pour tous les hommes et à tous les instants, que le bien et le mal. » ( S. Wiel : Cahiers du Sud N°310 )

 

Olga-Suvorova----19-.jpgPourtant Breton, semble exprimer la même réaction, dans le manifeste du surréalisme :  «  l'attitude réaliste, inspirée du positivisme, … se fortifie sans cesse dans les journaux et fait échec à la science , à l'art, en s'appliquant à flatter l’opinion dans ses goûts les plus bas; la clarté confinant a la sottise, la vie des chiens. » ( …) « Il faudra bien alors qu’une morale nouvelle se substitue a la morale en cours, cause de tous nos maux. » ( M S )

 

Cependant S. Weil tient à définir le Bien ( esthétique ..etc ) par un critère moral, alors que les surréalistes se plient au fonctionnement de la psyché ( le hasard objectif …), sans critère moral … « Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l’on peut dire. » ( M S )Breton veut tout détruire pour construire quelque chose de neuf ; et Simone Weil se tourne vers les sources classiques telles que l’antiquité pour trouver une nouvelle interprétation possible.

Olga-Suvorova----9-.jpg Olga-Suvorova----5-.jpg

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Les peintures sont de Olga Suvorova:

OLGA-SUVOROVA---BIOGRAPHY.jpg Olga Suvorova est né à Saint-Pétersbourg en 1966 et a étudié la composition monumentale à l'Institut célèbres Repin des Beaux-Arts à Saint-Pétersbourg. Elle est influencée par Gustav Klimt, Piero della Francesca, et par les traditionnelles icônes russes.
  
Olga peint des paysages, des représentations historiques et les femmes dans des scènes de jardin, souvent avec un chat ou d'autres animaux.

Son style peut être plus réaliste dans les représentations historiques, mais est fortement impressionniste, dans  d'autres. Elle expose régulièrement à Paris et à Londres. Ses œuvres sont dans des collections à travers le monde.


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Stanislas SUGINTAS: Intrigue

20 Novembre 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Art

Stanislavas-Sugintas-Intrigue.jpg

Stanislas SUGINTAS est un jeune artiste prodigue Lithuanien, né en 1969. Stas SUGINTAS a déjà un grand parcours de peintre professionnel avec de nombreuses expostion en France, aux Etats Unis, en Espagne, et bien évidement dans l'ensemble des Pays de l'Est. Ses thèmes pictureaux abordés sont variés passant de la musique à Venise, à la mythologie, son inspiration et sa sensibilité extrême sont omniprésente dans son oeuvre.

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Stanislavas-Sugintas-4.jpg

 

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Stanislavas-Sugintas-6.jpg

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18 novembre 1952, Paul Eluard ...

18 Novembre 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Art


paul EluardIl y a 60 ans... L
18 novembre 1952, à neuf heures du matin, 
le poète Paul Éluard (1895-1952) succombe à une crise cardiaque, à l’âge de 57 ans, à son domicile de Charenton.

De son vrai nom Eugène Grindel, publie ses premiers poèmes à l’âge de 18 ans ; cette même année il rencontre une jeune russe prénommée Héléna et qu’il surnomme Gala. Elle deviendra sa muse et il l’épousera en 1917 (avant qu’elle ne devienne ensuite la femme de Dali). Il lui dédie le recueil Capitale de la douleur.
E
n 1917 à l’âge de vingt et un ans il choisit le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie. Il adhère au dadaïsme ( de Tristan Tzara) et devient vite l’un des éléments fondateurs du surréalisme avec André Breton et Philippe Soupault en 1922.

Carta-de-amor-de-Paul-Eluard-a-Gala1.jpg

En 1924 il connaît une crise personnelle et entame un voyage autour du monde.

En 1927 il adhère au PCF dont il sera exclu en 1931. Il est fortement engagé politique. En 1929 il quitte Gala pour Nusch qu’il épouse en 1934. Elle est l’incarnation de la femme sensuelle et sensible.

Eluard-et-Nusch-par-Man-Ray.jpg
Eluard et Nusch

Durant la guerre son engagement ne faiblit, notamment aux côtés de la Résistance. Son poème intitulé « Liberté » sera parachuté au dessus des terres françaises par des avions anglais à des milliers d’exemplaires.

La mort brutale de Nusch en 1946 le plonge dans le désespoir. Son œuvre alterne poésie amoureuse et poésie engagée, politique.

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L'amoureuse

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

E crit entre  1914 et 1921 - Ce poème provient du recueil intitulé " Capitale de la douleur "

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Man-Ray_-Groupe-de-dadaistes-en-1921.jpg

Man Ray_ Groupe de dadaïstes en 1921

 

La Courbe de tes yeux ( Ecrit pour Gala )

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,Kees-van-Dongen-1.jpeg
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Ecrit  entre Oct. 1924 et aout 1926 -;          
Ce poème provient du recueil intitulé " Capitale de la douleur "


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Café philo de Limoges - Un sens à la mort ?

17 Novembre 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Expérience chrétienne

Limoges : au café LE TRIANON (face au lycée Gay Lussac),je continue à participer au Café-Philo :

Débats philosophiques animés en alternance par Chantal Richard,Gérard Ducourtieux, Gilles Geirnaert et Mickaël Dubost. ( Grand Merci à eux .. ! )

Thème du N°4 - Lundi 12 novembre 2012 à 19h : "La mort rend-elle la vie absurde ?"Vanite-pietr-claez-1630.jpg

 

- Personnellement, je pense que l'humain a cette particularité d'exprimer qu'il a conscience de sa mort, de sa finitude ( Et peu m'importe, ici, ce qu'il en est des animaux... ) ; et je ne parle pas, ce qui est aussi dramatique ( sinon plus …) pour l’humain que je suis de la mort de mes proches... Je parle bien de ma propre mort.

NB/ J'ai entendu, l'idée exprimée ( depuis longtemps) que je ne puis être conscient de ma mort, puisque je ne la vivrai pas – Tant que je vis, je ne suis pas mort ; et quand je suis mort je ne suis plus conscient … Désolé ! Cela ne me satisfait pas... Peut-être cet argument conviendrait-il aux animaux .. ?

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J'ai la grande prétention, d'être conscient de ma finitude... Et c'est – du haut de cette conscience ..- que j'interroge la philosophie … !

Cette conscience s'accompagne d'une liberté existentielle : celle de choisir de me donner ma propre mort... C'est essentiel dans ma réflexion.

 

Un autre point – au cours de cette réflexion – me paraît essentiel …. et qui pourtant semble gêner les « vrais » philosophes :

- La conscience de la souffrance. Elle est même l’expérience primordiale du Bouddha et de la doctrine du Bouddhisme.job.jpg

Sur ce sujet : la réponse du philosophe ( et cela m'a beaucoup intéressé ) serait d'argumenter en la défaveur d'une tel postulat... En effet la philosophie, école de sagesse, considère la souffrance comme une aliénation de l'esprit. Souffrir , c'est ne plus être libre. Réagir à la souffrance, n'est pas une « action » d'un humain libre, mais une « réaction » d'un être aliéné. La philosophie prend le pré-supposé d'un humain sain.

 

Ce débat me semble primordial, parce qu'à mon avis, la question du « sens de la vie », peut difficilement s’abstraire de la conscience que l'on a de soi, de sa mort, et de la difficulté ( ou non ) à vivre... ?

Autrement dit : la philosophie peut-elle m'aider à vivre ; donc à trouver un sens à ma vie ? ( je dis bien à « ma vie », et non pas à « la vie » …) ?

 

La question : "La mort rend-elle la vie absurde ?" : attend un Oui, ou un Non. Un vrai « philosophe » devrait répondre « Non » … Comme si, l'envie de dire « Oui » signifierait un désir ou un manque d'une solution "irrationnelle". Trouver la vie absurde, ce serait succomber à l'émotion... ?

 Socrate-sagesse-comme-equanimite.jpeg

Thèmes du café-Philo : …. ( On va se régaler … ! )

N°1 - Lundi 24 septembre 2012 à 19h : "La télé, un danger pour la démocratie ?"

N°2 - Lundi 8 octobre 2012 à 19h : "En quoi l'oeuvre d'art est-elle un objet différent ?"

N°3 - Lundi 29 octobre 2012 à 19h : "Homosexualité et parentalié."

N°4 - Lundi 12 novembre 2012 à 19h : "La mort rend-elle la vie absurde ?"

N°5 - Lundi  26 novembre 2012 à 19h : "Le virtuel est-il réel ?" 

N°6 - Lundi 10 décembre 2012 à 19h : "Vouloir séduire est-il moral ?"

N°7 - Lundi 14 janvier 2013 à 19h : "Choisir est-ce renoncer ?" 

N°8 - Lundi 28 Janvier 2013 à 19h : "A quoi sert l'école ?"

N°9 - Lundi 11 février 2013 à 19h : "Comment penser la monnaie ?"

N°10 - Lundi 25 février 2013 à 19h : "En quoi une dette nous oblige-t-elle ?"

N°11 - Lundi 11 mars 2013 à 19h : "Comment distinguer ce qui est normal de ce qui ne l'est pas ?"

N°12 - Lundi 25 mars 2013 à 19h : "Façon Marc Sautet : sujet libre choisi le soir même par les participants."

N°13 - Lundi 8 avril 2013 à 19h : "Je bande donc je suis. Le désir dans la condition humaine."

N°14 - Lundi 29 avril 2013 à 19h : "Faut-il faire confiance à la science ?"

N°15 - Lundi 13 mai 2013 à 19h : "Que gagne-t-on à travailler ?"

N°16 - Lundi 27 mai 2013 à 19h : "Que m'apporte autrui ?"

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Le genre, entre nature et culture.

15 Novembre 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Actualité

«  On ne naît pas femme, on le devient » ( S. de Beauvoir : le deuxième siècle) signifie que la « féminité » est un concept culturel, au même titre que les croyances, le langage ou la politesse...

Evelyn-Williams_faceinthecrowd.jpgPar « nature », on entend ce qui constitue les caractères propres : il est dans la nature du gland de devenir chêne...

La nature contient en germe les virtualités qui sont appelées à se réaliser...

La « nature » cependant, ne serait pas une sorte d'esprit interne à la chose ( animisme), mais un ensemble de propriétés ( biologiques, génétiques, …) que la science synthétise .

Ce qui est naturel, c'est l'inné et le corps ( en particulier, mais, est-ce le seul … ? ) en est le support. L'acquis, est ce qui est culturel …

Le sexe est une donnée naturelle; qu'en est-il du genre ( féminin ou masculin ) ?

 

La féminité, pourrait s'apprécier comme un « artifice », qui a trait à la manière de vivre, à la morale et au désir... L'érotisme est éminemment culturel .

Evelyn-Williams_question6.jpgÊtre une femme, un homme, ce serait donc s'identifier à tel ou tel stéréotype... aussi, la valeur du féminisme est d'avoir combattu l'idée d'une femme à l'image du désir de l'homme ( la femme-objet ), et d'avoir initié un mouvement d'émancipation... N'est-il pas scandaleux d'avoir attendu si tard pour que les femmes obtiennent le droit de vote ?! Et, si la « guerre des sexes » n'a aucun sens … il faut bien reconnaître qu'elle fut compréhensible...

Aujourd'hui, et dans l'avenir ; il n'est pas évident de penser la pornographie, l'érotisme, et encore moins la mode, au travers de l'idée récurrente de la « femme-victime » …

 

L'essence de la féminité... ?

Evelyn-Williams-the-garden-of-love.jpgDans tout acte courageux, il y a l'essence du Courage... Dans toute femme réside -t-il l'essence de la féminité ? Existe -t-il une dimension intérieure de la féminité ? ( un éternel féminin ?).

Pour Jung, dans les profondeurs de l'âme, naissent les archétypes universels : « anima » et « animus » sont présents en chacun de nous comme formes archaïques. L'âme porte en elle du masculin et du féminin.

La féminité s'exprimerait au travers de manifestations de l'âme qui réside dans les profondeurs de la conscience et ne constitue en rien le moi de surface ; et les expression de surface en sont des interprétations culturelles... ( vierge noire, Sita …).

 

Dans une optique spiritualiste, nous pourrions reconnaître dans l'essence même de la féminité ou du masculin, une part du Sacré : c'est à dire cette part divine qui s'incarne …

Les peintures sont de l'artiste: Evelyn Williams

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Vierge noire St Romain d'Ay Sita  dans le Ramayana

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Enseignement bouddhiste, et chrétien ...

14 Novembre 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Oeil-bouddha.jpgAlors que je suivais, l’enseignement de Roland Rech,- moine zen, thérapeute et directeur du dojo zen de Nice - , au travers de l’émission « sagesses Bouddhiste » ; je traduisais ses propos dans le langage de ma tradition chrétienne …

Le sujet, ce dimanche, se porte sur la notion de «bodaishin» ou bodhicitta , ce que l'on désigne encore par «Voie d'éveil», ou encore «Esprit d'éveil» dans la tradition zen sôtô.

 On ne continue pas le « zazen » pour ses bienfaits, son « bien être » …etc, sans retomber alors , par l'esprit avide, dans ses illusions …

Il ne s'agit pas non plus, d'avoir comme but de se sortir de nos souffrances et de nos attachements, oubliant du même coup les êtres sensibles et qui souffrent eux aussi. 

En effet : « Si l’on voit clairement que non seulement tout ce qui constitue notre personnalité est sans substance, mais que nous n’existons que dans des relations d’interdépendance avec tous les êtres, alors il n’est plus possible d’être indifférent à la souffrance des autres. »R Rech

 main-bouddha-2.jpg

Il y a trois sortes d’esprit : l’esprit de discernement, l’esprit universel et l’esprit embrassant l’essentiel.

  • Citta : L'esprit qui discrimine : le mental ou l’intellect, qui n'est pas à rejeter puisque c’est par l’esprit de discernement que nous nous éveillons à bodaishin. Mais cet esprit est différent de bodaishin...

  • Hridaya : l'esprit universel, qui anime tous les êtres, l'essence de toutes les existences

  • Irita : l'esprit qui ne crée pas de séparation, l'esprit qui permet de s'harmoniser avec cet esprit universel, et qui résulte de la pratique de la méditation, dans le lâcher prise

 

Ste-Trinite-anonyme.jpgLa bodhicitta correspond donc à l'aspiration que nous avons à atteindre l'état d'éveil... elle a deux aspects, puisque au cours de cette vie, nous aspirons à une attitude ouverte, chaleureuse et bienveillante à l'égard d'autrui... C'est la bodhicitta relative.

Et, la bodhicitta ultime, ou absolue ; elle désigne le dépassement des illusions qui entretiennent la fiction du soi et la saisie dualiste...

De même, dans les Evangiles, la voie de l'amour , ne consiste pas à trouver dans le service du prochain, un moyen pour gagner le Royaume. La voie évangélique, est de nature supérieure à la recherche, de la guérison, ou d'un meilleur sort matériel … ( c'est évident … ! ) et même de la recherche de notre propre salut ...! 

 Les trois sortes d'Esprit, relevée par Roland Reich, m'éclairent également, sur la manière trinitaire qu'a l'Esprit de Dieu pour animer ma recherche spirituelle. 1- Jésus, par son incarnation a partagé l'esprit de Dieu, dans le discernement de la réalité quotidienne, jusqu'à la souffrance et la mort. 2- Cependant, Jésus le Christ nous envoie l'Esprit de Dieu, l'esprit universel et essence même de notre existence réelle … 3 -Alors que, l'Esprit de Dieu, est Celui qui unifie, ce qui est séparé ; et représente Le divin, l'amour, l'unique …

 

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Quel est le sens de la vie ? -3-

12 Novembre 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Art

Igor-Morski-11.jpgDans les temps anciens de la Tradition ( ceux des «  Livres » ( Bible, Coran ...etc ), la science était englobée dans une structure religieuse « holistique ». Puis, ...

  • «  J'ai du limiter le savoir pour faire place à la croyance » Kant (1724-1804) ( Préface, Critique de la raison pure ) : c'est à dire que la question du sens échappe au savoir. « Quel est le sens de ma vie? » les kantiens vous répondront: « Vous ne le saurez jamais, mais vous pouvez et vous devez y croire. »
  • Hegel, au contraire, veut tout embrasser et s’emploie à construire une philosophie qui va tenter d’unifier l’ensemble de notre connaissance du réel, physique et métaphysique, dans un seul et même système de pensée. Pour lui, il ne doit plus y avoir place pour la « foi », pour une « croyance » qui échapperait ainsi, de fait, à la règle de tout savoir.« Quel est le sens de ma vie? » les dialecticiens devraient vous répondre: « Faites de la politique, et ça se conscientisera en vous! 
  • Pour les existentialistes: il n’y a pas de sens préexistant, nous sommes condamnés à la liberté. Pour Sartre, l’homme n’est pas nature et liberté, il n’est que liberté. « Quel est le sens de ma vie? » les existentialistes vous diront: « Il n’y a pas de sens préexistant, ni même permanent. » A chaque heure, chaque seconde, c’est à vous de donner du sens à votre existence en choisissant ce que vous voulez faire.
  • Certains, peut-être, estiment que la question du « sens » est sans intérêt... Cela ne signifierait-il pas pour eux – que  le sens de l’existence humaine, c’est "produire et consommer"..?

 Igor-Morski-8.jpg

La réponse chrétienne à la question du sens est-elle « raisonnable » ?

      Comment mettre bout à bout et sur le même plan, tel scénario cosmologique ( et scientifique), telle expérience esthétique, telle affirmation sur l'origine, et encore telle confession d'un Dieu créateur.. ?

  • Nous sommes chacun libre de donner sens ou non à sa propre existence dans l'univers. Cependant, les chrétiens estiment qu'il n'est pas irrationnel de passer d'un niveau de discours à un autre, qu'il n'est pas irrationnel de se demander « pourquoi » la configuration primordiale de notre univers ( par exemple ) est si extraordinairement ajusté à l’émergence de la vie et de la pensée... Bien sûr, le niveau scientifique et le niveau spirituel ( face à la question du sens ) doit être relié «  sans confusion ni séparation ».
  • Signifier un sens : induit-il un « chemin » à l'intérieur de l'histoire de l’humanité, de l'univers … ? Bien sûr, il ne serait pas juste de réduire «  le sens » à quelques épisodes de l'histoire humaine, sauf s'il s'agit d'un récit mythique. Cependant la théorie de l'évolution, n'est-elle pas elle-même un scénario, dans lequel nous lisons la fin dans le commencement ...etc ? Donner du sens, c'est anticiper...(Theilhard de chardin )

Igor-Morski-12.jpgOeuvres de l’illustrateur Polonais Igor Morski

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Tout ceci a t-il un sens ? -2-

11 Novembre 2012 , Rédigé par Perceval

 

Performance "Cinematique": Les artistes français Adrien M et Claire B, se livrent dans cette vidéo à une danse surréaliste sur la musique de Beirut: Une déformation de l'espace et du temps, grâce à la technique ‪Slit-scan photographie‬ (voir la définition sur wikipédia). Le site d'Adrien M et Claire B

cinematique-01.jpg

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Dieu joue aux dés -1-

10 Novembre 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Einstein se méfiait de la mécanique quantique et de son interprétation dite "probabiliste". Etc... ( voir la théorie … c'est complexe!)

Niels Bohr Albert Einstein by Ehrenfest

Niels Bohr (à gauche) et Albert Einstein en 1925. Les deux hommes interprètent différemment la mécanique quantique. : d'où la fameuse phrase d’Einstein : « Dieu ne joue pas aux dés dans l'Univers »... Et, pourtant ...

En 1981 puis en 1982, Alain Aspect teste expérimentalement le théorème du à John Stewart Bell ( 1964) qui  a finalement donné tort à Einstein. La physique quantique bouleverse décidément le sens commun !

 

La question ( philosophique ) est actuellement la suivante :

Existe t-il une réalité fondamentale ( sous-tendue par les phénomènes observables), même si elle ne nous est pas directement accessible ? Pour y répondre, Bernard d'Espagnat, propose l'expression : «  réel voilé » pour désigner cette réalité fondamentale.

Bernard-d-Espagnat.jpg
Bernard d’Espagnat ( 1921- ) est à la fois physicien et philosophe des sciences.

«  Étant donné que le langage discursif est la voie par laquelle est transmis le savoir détenu par l'intelligence, il ne saurait être capable d'exprimer adéquatement les éléments de cette ultime intuition des choses. En vérité, il semble même qu'il les dissimule. Notre seul espoir de pouvoir jamais les approcher se situe du côté des modes d’expression non discursifs – contemplation, musique, art, etc ..- dans la mesure où ils sont en relation avec l'intuition première des choses » ( Bergson : L'évolution créatrice : 1914 )



Limites de la science, limites de la raison ...

« Le royaume véritable de l'intelligence n'englobe pas tout ce qui est censé mais, au contraire, est limité à ce qui a des rapports avec l'action humaine... » B d'Espagnat ( Le réel voilé 1994 ),Universum.jpg

A mon avis, cette conception du « réel voilé », ne laisse pas place à une assimilation du réel à Dieu comme « omniscient, omnipotent, etc … » ; par contre peut se défendre l'idée d'un Dieu personnel, mais qu'aucun hiérarque ou zélote ne pourrait représenter … !

Pour B d'Espagnat, le Réel voilé est l'Etre lui-même, hors et dans la réalité contingente, et qui exalte l'idée d'une quête de quelque inaccessible. ( Cette quête, a de tout temps donné naissance aux plus belles œuvres d'art.).

Nb / Egalement, Lire ICI:  " .... C’est de ce type d’expériences où se mêlent intrication et téléportation que surgit la notion de « non-localité » de l’univers, comme si l’information pouvait être transmise d’une particule à une autre en passant par… nulle part. Comme l’écrit le physicien suisse Nicolas Gisin: « Pour le dire de façon crue : ces corrélations non locales semblent, en quelque sorte, surgir de l’extérieur de l’espace-temps ! ».

Nul ne sait encore à quoi serviront essentiellement ces phénomènes. On a parlé d’ordinateur quantique, on commence à parler d’internet non local. Mais l’impact principal, actuellement, est d’abord métaphysique. Pouvoir court-circuiter l’espace-temps remet en cause nos conceptions aussi bien physiques que philosophiques.  Ce que cela induira dans notre culture reste encore à établir mais on ne court guère de risque à affirmer   qu’elle en sera bouleversée." Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod ont écrit  Métaphysique quantique : les nouveaux mystères de l'espace et du temps (la Découverte, 2012).

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Simone Weil, sur le Parvis... -2- Le dogme

8 Novembre 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Foi

Le dogme est aussi l'une des composantes de ce « nous » de l'Eglise … qui se conserve en définissant un dehors, une zone d’exclusion, qui prend des noms - païens, infidèles, hérétiques, etc. - et des justifications multiples. Plus précisément, le pouvoir de juridiction de l’Église, qui est aussi un pouvoir de délimitation serré entre un dedans et un dehors, repose sur cette petite formule plutôt troublante que souligne Simone Weil :anathema sit. Cette formule qui départage le dedans du dehors en excluant ce qui ne se conforme pas au dogme prescrit... En plus d’être un mécanisme d’exclusion, la formule « anathema sit » se propage ailleurs dans l’histoire et devient le paradigme politique du totalitarisme. ( n'oublions pas les totalitarismes de cette époque …!)

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Le Petit Robert dit du dogme : « Point de doctrine établi ou regardé comme une vérité fondamentale, incontestable (dans une religion, une école philosophique ». C'est un peu « léger », comme définition, en tout cas, trop peu « spirituelle » … ! Car enfin, pour être incontestable, il faudrait au dogme de transcender le « mystère » qui l'a fait naître... et c'est précisément dans ce « mystère » que vient s'enraciner la Foi …

« La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité.» J.P.II ( Fides et Ratio)... ( « La marque de la raison : c'est le doute » Alain, cité par S.W. ) Aussi, n'est-il par irraisonnable de penser que l'humain ne puisse se voir imposer une « vérité fondamentale » à laquelle sa raison n'adhère pas …

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Avec Simone Weil, la femme ou l'homme d'aujourd'hui, interroge l'Eglise sur sa manière de concevoir les dogmes.

André Naud témoigne ainsi: « J’ai enfin compris, grâce à Simone Weil, que les dogmes ne sont pas faits pour qu’on se voie obligé d’y adhérer, que la liberté de l’intelligence doit être totale et doit pouvoir s’exercer non seulement sur l’ensemble des dogmes mais sur chacun d’entre eux. J’ai appris à savourer tout ce qu’implique le fait que l’intelligence puisse être ce qu’elle est, même dans la foi. »

Le message évangélique est clair : C'est la vérité ( Jésus, le Verbe …) qui libère. Et cette vérité est de manière ultime, apportée par l'Esprit, dans le plus intime du cœur de l'humain. Si Jésus ne répond pas spécifiquement à touts les questions, l'Eglise, elle, ne peut affirmer donner toutes les réponses. L'Eglise nous propose un chemin d'initiation au « mystère » divin, et non pas une explication du « mystère » …

Aujourd'hui, je serais tenter de répondre à Simone Weil, ... qu'il ne s'agit plus de savoir s'il est possible de croire le Credo.... aujourd'hui, face à de nouvelles questions que se posent l'humanité ; nous ne pouvons plus répondre par de vieilles réponses, et même par le détour des vielles questions... par exemple, aujourd'hui, nous cherchons dans un contexte de pluralisme, et nous ne pouvons pas « croire » être les seuls à détenir la Vérité …

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Simone Weil serait rassuré de lire Drewermann ( Dieu en toute liberté ) : « « Etre chrétien, c’est exister et non pas enseigner ex cathedra, être présent à l’instant et non pas s’évader dans un passé dont l’exploration n’a pas de fin; être saisi dans sa subjectivité par le sentiment de la déréliction de l’individu, et non chercher l’apaisement collectif dans une communauté où des vérités estampillées et des signes du salut sont fournis...." clés en main ...! 

Illustrations: tableaux de Gerrit van Honthorst, vers 1617

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