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Les légendes du Graal

contes mythes legendes

L'acceptation

1 Février 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

Ce récit Zen, illustré par Osho dans la lame " L'acceptation ", reprend une anecdote connue sur la maître zen Hakuin.L'acceptation
 
    Dans le village où vivait le maître zen Hakuin, une jeune fille se trouva enceinte. Sommée de révéler le nom de son amant, elle accusa Hakuin. Lorsque l'enfant fut né, le père de la jeune fille le porta chez Hakuin qu'il insulta copieusement. Puis il dit :
 - Tu t'occuperas du nourrisson puisque c'est le tien.
    Hakuin répondit :
- Ah oui ?
    Il prit le petit dans ses bras, l'enveloppa dans un pan de sa vieille tunique et l'emmena partout avec lui. Sous la pluie battante et sous le soleil torride, le jour et la nuit, il mendia du lait pour le bébé. Beaucoup de ses disciples le quittèrent, l'estimant déchu. Hakuin les vit partir sans formuler le moindre reproche. Un jour, souffrant trop hakuin ekakud'être séparée de son enfant, la jeune mère désigna le vrai géniteur. Le père se rendit immédiatement chez Hakuin. Il lui demanda pardon et lui raconta la vérité.
- Ah oui ? fit Hakuin.
    Et il rendit l'enfant.
 
L'acceptation est une attitude d'acquiésement à tout ce que la vie apporte, à l'exemple du miroir qui reflète tout. ... Acceptez et voir disparaitre: les désirs, les tensions, le mécontentement... Accepter et être joyeux et satisfait sans raison. Le bonheur qui a une cause ne dure pas bien longtemps. La joie gratuite est sans fin.

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Humour prof.

7 Novembre 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

En voyant la foule de gens, Jésus alla sur la montagne. Et lorsqu’il fut assis, les douze apôtres vinrent à lui. Il leva les yeux sur ses disciples et dit : « Bienheureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur  appartient. Bienheureux ceux qui souffrent car ils seront consolés.  Educ moineBienheureux les doux car ils posséderont la terre... »  Quand Jésus eut terminé, Simon Pierre dit : « Il fallait écrire ? ».  Puis André demanda : « Est-ce qu’on doit apprendre tout ça? ». Philippe ajouta : « Par cœur !!! ». Jean dit : « J’ai pas de feuille » et Jacques ajouta : « Moi, je n'ai plus d'encre dans mon stylo ! ».  Inquiet, Barthélemy demanda : « Il y aura interro ? ». Et Marc dit : « Comment ça s'écrit "bienheureux" ? ».  Mathieu se leva et quitta la montagne sans attendre et disant : « Je peux aller aux toilettes ? ».  Simon interrogea : « Quand est-ce qu’on mange ? » Et Judas dit enfin : « Vous avez dit quoi après pauvres… ? » Alors un grand prêtre du temple s’approcha de Jésus et dit : « Quelle était ta problématique de départ ? Quels étaient tes objectifs transversaux ? A quelle compétence faisais-tu appel ? Pourquoi ne pas avoir mis les apôtres en activité de groupe ? Pourquoi cette pédagogie frontale ? Était-elle la plus appropriée ? » Alors Jésus s’assit et pleura.


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Le maître du thé, ou l'attention ...

2 Septembre 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

cygne sangPrès des tentes du campement du Roi Arthur, Perceval – avant de s’y rendre – voit aux pieds de son cheval, «  la neige, ( où s’était posée une oie sauvage blessée) , et le sang encore apparent. Et il s’appuie dessus sa lance afin de contempler l’aspect, du sang et de la neige ensemble. Cette fraîche couleur lui semble celle qui est sur le visage de son amie. Il oublie tout  tant il y pense car c’est bien ainsi qu’il voyait sur le visage de sa mie, le vermeil posé sur le blanc comme les trois gouttes de sang qui sur la neige paraissaient. » Dans cet état de grâce, sans quitter des yeux les gouttes de sang, il combat et blesse deux vaillants chevaliers qui voulaient le tirer de là, vers le roi…

Cette histoire, je la rapprocherai volontiers de celle ci, transcrite par F. Midal : 

 

« Au japon médiéval, un seigneur en charge de la région de Tosa, se rendait en visite officielle auprès du Shogun, et emmena avec lui son ‘maitre du thé’. SamouraiLa cérémonie du thé est effectuée au Japon selon un rituel précis, exécuté avec une immense attention et vigilance. On oublie le temps qui passe et cela rend chacun plus présent à son expérience. Pour être admis au palais, le maître du thé avait du revêtir la tenue des samouraïs et porter le sabre. Pendant plusieurs jours, il demeura auprès de son seigneur exerçant son art pour le plus grand bénéfice de tous. Il officia même en présence du Shogun. cérémonie du thé Maitre michiko nogiriUn matin, n’ayant aucune tâche à accomplir, il décida de visiter la capitale. Alors qu’il traversait un pont, il bouscula par mégarde un guerrier errant, décidé, pour lever un tel affront, à en découdre avec lui. Désemparé, le maître du thé finit par avouer que , malgré son habit, il n’tait pas un véritable samouraï. Le guerrier se mit encore davantage en colère et menaça de déclarer publiquement qu’un samouraï de Tosa tait un lâche.

Voyant qu’il était impossible de faire entendre raison à cet homme, et craignant que sa conduite ne portât atteinte à l’honneur de son seigneur, le maître du thé se résigna à mourir. Il acceptât le principe d’un combat. Il lui demanda cependant de le différer de quelques heures, laps de temps durant lequel il se rendit dans une école de sabre. Il demanda à rencontrer le maître des lieux, le suppliant de lui apprendre à mourir dignement. Le maître fut surpris de cette requête ; on venait généralement le trouver pour apprendre à vaincre. Avant de lui dire quoi que ce soit, il le pria de lui servir une tasse de thé, puisqu’il était un maître en cet art. le visiteur ne se fit pas prier et, préparant la boisson, il oublia tout, exécutant chaque geste comme si rien d’autre n’avait d’importance à cet instant. Le maître du sabre en fut fortement impressionné. Il lui donna alors quelques conseils : «  Après avoir salué poliment votre agresseur, remerciez-le pour le délai accordé. Pensez que vous allez servir du th à un ami. Pliez délicatement votre veste et déposez-là sur le sol. Relevez vos manches, annoncez à votre adversaire que vous êtes prêt pour le combat. Après avoir dégainé votre sabre, levez-le au-dessus de votre tête tout en fermant les yeux. Soyez complètement là, au summum de vos capacités pour abaisser votre arme juste au moment où vous entendrez votre adversaire pousser son cri d’attaque. ».

senseiLe visiteur remercia le maître de sabre et il retourna sur le pont. Il se prépara au combat comme il lui avait été dit. Quand il leva son sabre et ferma les yeux, le visage de son adversaire changea d’expression. Il ne reconnaissait plus l’homme qu’il avait rencontré plus tôt. <celui-ci était animé d’une telle détermination, qu’il prit peur et s’enfuit sana demander son reste. …

 

Le sens de présence qu’avait manifesté le maître de thé peut contenir un impact stupéfiant …

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Film: “A serious man” des frères Coen

20 Août 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

A seious manLarry Gopnik pourrait être heureux. Cet homme tranquille, modeste, sérieux donc, ne demande rien à personne … Et pourtant, une énumérations de tracas ‘ordinaires’( ?)  vont lui pourrir la vie … !

Bref.. Monsieur ‘ tout-le monde ‘ - jugez par vous-même: Une femme qui veut divorcer, deux enfants : « monstres d'égoïsme pré-pubères », et un frère « chômeur chronique installé à demeure sur le canapé-lit du salon »; et à l’université où il est professeur ( ce chanceux ! ), il est « calmement persécuté par un étudiant asiatique qui veut lui acheter son diplôme, et fait l'objet de lettres anonymes calomnieuses qui mettent en péril sa titularisation » …Larry petit


Comment gérer une telle vie ‘ ordinaire ‘ sur laquelle s’abat le malheur ordinaire ? Larry se réfugie auprès d’autorités traditionnelles pour un juif : des rabbins…

 

Le fond du désespoir de ce film réside t-il dans l’inanité de l’aide métaphysique des rabbins ?

« C'est le fond de désespoir propre à ce film extrêmement drôle, qui inflige finalement à son héros une souffrance digne de sa seule passion : l'inconsistance. » ( dans "Le Monde" )

 

Larry et SyLa première impression à propos du film,( avec la dernière image : un typhon qui fonce vers vous … ) rejoint le sentiment même de Larry : celui de n’y rien comprendre … !

Voilà un film qui joue avec nous et avec l’Absurde, le grotesque... et, dès le prologue - qui nous conte une parabole ‘ traditionnelle ‘ ( ? ) indéchiffrable

 

Question : Comment une religion qui transmet des ‘contes’ à dormir debout ( séquence d’ouverture dialoguée en yiddish, - en noir et blanc  - à propos d’un ‘ dibbouk ‘ ( revenant ) supposé .. ! ) … peut-elle faire le lien avec une génération qui n’a rien de plus sérieux pour se relier … ? Cette question est posée aujourd’hui à toutes le religions qui se débattent avec les « pieux mensonges » que nous ont transmis nos ‘grands-parents’ …

 

« Larry cherche à comprendre le sens de tous ses malheurs. Pourquoi Hachem (Dieu) le persécute-t-il ainsi ? Comment surmonter toutes ces épreuves qui lui sont infligées à lui, un honnête homme ? Sont-elles des manifestations divines ? Si oui, comment comprendre les signes qu’il envoie ? Pourquoi ? Comment ?… »Larry à la fac

Les clés sont-elles dans le livre de Job ? Structure un peu semblable du récit avec les trois amis ( les trois rabbins ).. L’argent est-il le corrupteur d’un système moral.. ? La fin des années 60, symbolise t-elle le déclin de l’empire américain .. ?

Le film pose de grandes questions existentielles, mais n’y répond pas. Seul prévaut peut-être «  le principe d’incertitude », exposé par Larry à ses élèves… La véritable réponse du film est-elle dans cette sentence: «  Accepte avec simplicité ce qui t’arrive. »?

 

Un excellent film d’humour noir dans lequel l’imaginaire du spectateur doit rencontrer celui des cinéaste, au risque de n’y rien comprendre !

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L’archétype ‘ Marie-Madeleine ‘

29 Juillet 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

L’archétype correspond à cette image révélée par l’inconscient collectif lorsqu’il s’exprime au travers d’une individualité apaisée et libre ( le ‘nous’ : le psychisme silencieux ) . Cette vision n’est pas une réalité objective, historique…

Une lecture archétypale permet de lire un personnage biblique comme l’image d’une cristallisation d’un état de conscience en devenir… Par exemple : Job, ce peut être moi. Chez Philon d’Alexandrie, c’est ainsi que l’on parle d’Abraham… De la même façon, on peut lire dans les Evangiles les figures de Judas, ou de Pierre ( chez qui le ‘moi’ peut trahir le ‘Soi’, et le meilleur de moi-même ..)…


marie madeleineMarie Madeleine c’est aussi une image en chacun de nous, qui peut nous éclairer sur notre comportement… Historiquement il s’agit peut-être d’une combinaison de 3 personnes ( on n’est pas sûr de grand chose  ) , et au niveau archétypal il s’agit d’une figure qui correspond sans doute à une attente, aujourd’hui…

Jésus est vraiment Dieu et vraiment homme, il n’a pas fait semblant d’être humain… «  Tout ce qui n’est pas assumé, n’est pas sauvé » selon l'adage des Pères de l’Eglise. Y aurait-il quelque chose dans notre humanité que Jésus n’aurait pas assumé , et donc qui n’aurait pas été sauvé? De la même façon que Jésus avait une intelligence, un cœur, un corps : que pouvons nous dire de sa sexualité, et de la notre ? …

La vraie question est de se demander quelle serait une sexualité vraiment habitée par l’Esprit Saint, telle qu’a pu la vivre Jésus totalement habité par la dimension divine… ? Pour certains la question ne peut pas se poser… Pourquoi ? Craint-on de reporter sur Le fils de Dieu, une sexualité bancale, une sexualité ‘malheureuse’.. ? ( Celle trop longtemps décrite par l’Eglise )

 

Accompagné de certains textes ( Evangiles apocryphes de Philippe, de Marie ) nous pouvons Claudel - Valseimaginer une sexualité transfigurée, une libido qui passe par le cœur et un corps habité par une certaine qualité d’Amour, de lumière … Si on transpose cette qualité d’amour imagée par le couple :  Jésus et Marie Madeleine… On pourrait montrer qu’il y a pour l’homme et la femme d’aujourd’hui, une manière de vivre spirituellement sa sexualité… La sexualité ne consiste pas uniquement à faire des enfants, ( sauf bien sûr, si elle est sale ! ) … C’est peut-être aussi un lieu de communication, de rencontre de la divinité … Dieu créa l’humain : homme et femme… C’est bien leur relation qui est à l’image de Dieu… L’anthropologie grecque a eu certainement une influence et a contribué à faire du corps le tombeau de l’âme .. ! Ce ne serait donc pas de ce côté là qu’il faudrait rechercher la Présence ! Or St-Paul dit que le corps est le temple de l’Esprit..

Bien sûr, loin de moi, l'idée de vouloir étayer rationnellement les fantaisies de dan Brown ( ce serait trop facile de se soustraire à cette réflexion par cet argument..!  :-) )

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Noli Me Tangere * Marie-Madeleine

12 Avril 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

On ne sait que faire de cette femme aimante !Marie madeleine pieta botticelli

Ne serait-elle pas trop attachée au corps ?

Marie de Béthanie, très affective, assise aux pieds de Jésus. La femme au parfum, qui couvre les pieds de Jésus, de baisers, les arrose de larmes, les essuie de ses cheveux…

Et lors de la résurrection : «Ils ont pris mon Seigneur, et je ne sais pas où ils l'ont mis.» «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis et moi je vais le prendre.»… Marie par sa voix, ses larmes, revient au corps, noli me tangere Fra angélicopour le prendre, le toucher… Ne sont-ce pas, les traits de l’amoureuse ?

La femme était venue embaumer Jésus… mais lui s’échappe de la Mort … Il ne s’agit plus aujourd’hui, de retenir Dieu… Vivant, Il échappe aux prises de ce monde.

 

 

 

 



L'amour de Marie-Madeleine

 

Marie Madeleine est le premier témoin apostolique de la Résurrection, à ce titre elle est l’Apôtre des apôtres. Curieusement, ( ? ) Paul, retient que c’est Pierre (1 Co 15,3-6, et Luc ).

 

Plutôt que Zachée ,ou Pierre notre tradition a préféré Marie Madeleine, pour signifier le péché et la repentance… ! madeleine de la tour flamme

La théologie occidentale a, de manière erronée et sans aucune ambiguïté, situé le péché dans le corps humain, et tout particulièrement dans le corps de la femme. 

Au début du XIIe siècle, La légende préfère retenir la pécheresse aux sept démons, qui se rachète plus par sa crainte que par son amour… Ainsi, après la mort du Christ, elle se mortifie… Réforme grégorienne oblige, le sexe est la source de tous les péchés…

La pénitente d'hier est-préférée aujourd’hui en épouse ou compagne (? ) Peut-être , que cette légende est-elle plus proche du regard de notre époque sur la femme… Cela parle plus de nous, que de Jésus … !


Noli me tangere, c’est aussi quelque part, où ? Un spectacle de danse, entre une femme et un joueur de bandonéon…

 

 

Quel rapport avec Marie Madeleine...? De fait, le rapport avec le Tango, c'est Pie X... Il fait venir un frère et une soeur pour une démonstration, ... avant de l'interdire ...

 

Tango Pie X

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La Bible est un poème, et plus encore ...

6 Mars 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

La lecture, et une modeste étude, du ‘ Conte du Graal’, m’amènent à m’interroger sur la place du texte, des mots … et sur ce qui les conduit à la pensée.
C’est bien sûr le propre même de la culture, mais certains textes nous mènent plus loin qu’une simple critique littéraire. Je pense aux contes, aux mythes… et bien sûr à la Bible. A l’image des paraboles, Henri Meschonnic parle «  d’évènements de l’âme ». Certains diraient que c’est la dimension poétique du texte qui donne au texte la richesse de son sens.


calligraphieSt Augustin s’interroge sur le langage utilisé par Dieu, quand il dit « qu’il y ait la lumière ! » ? Le langage de la métaphore ? Le langage ne serait-il que de la communication ? Non …


La Bible donne à penser, de plus entre les textes mêmes ; ainsi les évangiles éclairent les plus anciens…


Le peuple juif n’est pas le peuple du livre, mais le peuple de l’interprétation du livre » Abécassis. Quelle est l’action du traducteur, celle de traduire les « signes », pas le poème ! Il traduit une représentation : il s’agit d’une interprétation … Y a t-il une différence entre lire et traduire ?


Marc-Alain Ouakim propose de « lire les lettres et non les mots »…

Après avoir lu et relu le ' Conte du graal ' ; lire la Bible, comme un poème.

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Ostensions et subventions

7 Janvier 2010 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

Un peu de détente ?

"Le tribunal administratif de Limoges a jugé illégales des subventions de la région Limousin et du département de la Haute-Vienne versées pour des cérémonies traditionnelles d'exposition de reliques de saints limousins, en raison du principe de laïcité.

Les magistrats ont estimé que "dès lors qu'elles trouvent leur fondement même dans la vénération de saints catholiques et que leur objet est la présentation au public des reliques de saints, elles ne peuvent pas être considérées comme ayant perdu leur caractère de cérémonie de culte de la religion catholique"."carnaval-cassel

Comme quoi; cette loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat est parfaite!
La spiritualité n'a que faire du carnaval... et le carnaval ( qui a son intérêt et sa culture  ... ) - qu'il reste laïque, il a tout à gagner...!

J'exagère sans doute un peu.
J'avoue ne pas comprendre ce qui sous-tend ce genre de manifestation et ce qu'il peut apporter au culte ..?


Voir également sur ce blog ce que j'écrivais à ce propos ... et ceci.

ostensions-limousines-222x300Pour les non-limousins, quelques explicatons:

Les Ostensions sont propres à la Haute-Vienne. Une tradition qui est née en l’an 994 du « mal des Ardents », empoisonnement par l’ergot de seigle . Pour conjurer le mal, on fit transporter dans les rues de la ville les reliques de St-Martial, et l’on supplia le saint de faire cesser la terrible maladie. La manifestation fit tâche d’huile et de nombreuses villes, petites ou grandes, firent de même avec leur saint local. Aujourd’hui, les ostensions, qui ne sont célébrées que tous les 7 ans, donnent lieu à des processions ‘passionnées’ ( costumes portés et fabriqués par des bénévoles ) et sont l’occasion pour les « profanes » d’admirer les merveilleuses châsses (la plupart du temps en émail chanlevé de Limoges richement orné) renfermant les reliques des saints. Chaque Confrérie religieuse prépare sa procession à laquelle assistent le clergé et les fidèles… ainsi que les curieux (100 000 personnes à Saint-Junien).

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La Princesse Lépreuse

27 Mai 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes


Deux siècles après la mort du Bouddha naquit dans une famille princière du Cachemire une merveilleuse enfant douée de toutes les grâces. En grandissant, elle ne cessait de provoquer dans son entourage des sentiments de joie et d'adoration.
Le destin prend de curieux chemins pour nous enseigner...
La princesse contracta une forme de lèpre particulièrement hideuse, et celle qui avait été l'objet de toutes les admirations devint un objet de répulsion.
En Orient les gens ne pleurent pas sur leur sort. Ils se battent.
Son espérance consistait à prier et retrouver sa beauté...

La jeune fille s'enfuit dans la forêt profonde avec le désir de mener une vie d'ascèse. Elle se mit à pratiquer le Bouddha de la Compassion et bientôt, jour et nuit, les animaux purent entendre murmurer le mantra secret qui s'échappait sans cesse des lèvres tuméfiées de la solitaire.   

Plusieurs années plus tard... Une nuit, un profond sommeil trompa sa vigilance. Dans son rêve un très beau jeune homme blanc s'approcha d'elle, posa sa main sur sa peau malade. Elle reconnut le Bouddha de la Compassion et sut qu'elle était guérie.
En se réveillant elle avait repris l'aspect d'une merveilleuse jeune fille de seize ans. Dès qu'elle récitait le mantra, le Bouddha était là. De manière très féminine, elle lui lança un jour:
 « Je t'ai prié de longues années dans cette forêt sauvage, sans te voir. Pourtant on dit que dès que l'on prononce le mantra tu es là. Pourquoi? »
L'être de lumière sourit avec douceur:
« Je n'ai jamais cessé d'être là, princesse, mais en vérité la force de tes obscurcissements était telle que tu ne pouvais me voir.

Ce n'est que lorsque tu as abandonné tout espoir personnel, tout désir de te protéger, de guérir, d'être belle, d'être différente, que j'ai pu être visible. Lorsque tu as lâché prise. La paix ne vient que dans l'abandon. Alors naît aussi le bonheur. »

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Le combat avec l'Ange

28 Avril 2009 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

(Rembrandt, Lutte de Jacob et de l'Ange.)

Le passage est dans ' Genèse - ch32, versets 25-32 ' :

"Jacob resta seul et un homme lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore. Voyant qu'il ne pouvait le vaincre, il le toucha au creux de la hanche, et le creux de la hanche de Jacob se démit pendant qu'il luttait avec lui.
Et il dit: Laisse moi partir car l'aurore se lève.
Jabob dit: Je ne te laisserai pas partir que tu ne m'aies béni.
Il lui dit: Quel est ton nom?
Il dit: Jacob.
Et il dit: Ton nom ne sera plus Jacob mais Israël car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes et tu l'as emporté."

Oui, l'Ange veut nous ouvrir la porte de l'invisible, c'est d'ailleurs sa mission mais il ne l'ouvre pas sans combat....
En effet le mot ange vient du grec aggelos, qui signifie le messager .
Jacob dans la Bible passe une nuit entière à lutter avec l'ange sans qu'aucun des deux n'en sorte vainqueur.
Il y a une connaissance cachée, réservée non pas aux initiés, mais simplement à tous ceux qui ont le courage de se confronter avec l'ange...ou avec toute autre représentation d'un secret.
Parfois le ' secret ' est caché au fond de notre âme... C'est en cela que la voie spirituelle, passe par la psyché... Ainsi pour Jacob qui a provoqué la haine de son frère en usurpant sa bénédiction...


La joute, le combat ... avec l'ange.



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