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Les légendes du Graal

contes mythes legendes

La légende de Mélusine ( 1 )

4 Août 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

A la fin du XIV° siècle ( 1392 ), Jean d'Arras, écrit une "Histoire de Mélusine" ( 1392 ), où il relate "l'histoire vraie des événements stupéfiants qui survinrent au noble château de Lusignan, dans le Poitou".Melusine-julius-hubner.jpg

On y évoque les amours de Mélusine et du seigneur Raymondin de Lusignan. La fée serait d'ailleurs à l'origine de cette noble famille de Poitou.


Cette légende s’enchasse dans une histoire plus large qui commencerait dans le royaume d'Albany ( Ecosse en celte )  avec la rencontre du roi Elinas, et de la fée Persine (ou Presine) … Ensuite, après la trahison de leur père, leurs trois filles Mélusine, la deuxième Mélior et la dernière Palestine, se retrouvent sur l'île magique d'Avalon…


Le cœur de la légende se résume ainsi : ( nous y reviendrons en détail …)

le bain de melusine

“Mélusine, maudite par sa mère, est condamnée à avoir chaque samedi le corps transformé en queue de serpent dès le nombril. Elle rencontre Raymondin et lui offre sa main à la seule condition qu’il renonce à la voir ce jour fatal.
Raymondin consent à ce mariage et devient le plus puissant seigneur du Poitou. Bâtisseuse, Mélusine fait défricher le territoire et entreprend la construction d’une magnifique forteresse qu’elle nomme Lusignan.  Dix garçons, tous affligés d’un signe étrange, naissent de cette union. Mais un samedi, persuadé d’être trompé, Raymondin transgresse l’interdit et surprend son épouse prenant son bain à moitié serpente…

Son secret dévoilé, Mélusine s’enfuit, et survole les tours du château de Lusignan avant de disparaître …”


melusine_the_mermaid_by_harpyqueen.jpg

Ce résumé se retrouve bien pauvre et trop simple… Cette histoire est elle-même tissée de mythes éternels et de toute l’humaine condition …. Mythes du couple, du rapport de l'homme et de la femme, sans doute plus ou moins fée, féconde, inlassable bâtisseuse, éternellement belle, aussi longtemps que l'homme aimé et comblé des bienfaits de son amour ne lui ôte son droit à son mystère, et la perd ( peut-être) pour toujours, dès lors qu'il a percé ce mystère...


Ce dont parle le mythe c’est cette part de mystère irréductible, qui restera toujours chez l’homme dans sa représentation de l’autre ( ici, la femme ). Sa fonction semble être l’inscription de la différence des sexes comme le non représentable, ce dont seul le mythe peut rendre compte.

 

Mélusine, est plus qu’un personnage féminin, elle symbolise « l’anima »… L’anima représente la relation à « la source de vie » se trouvant dans l’inconscient. Dans cette histoire, Mélusine est une exaltation du Principe féminin. Elle possède d’immenses pouvoirs … femme toute-puissante, mère archaïque … Mais, et c’est le propre du conte… Le héros vit et rencontre des épreuves : ici la fragilité de l’amour…

Il y est donc question de l’amour et de son lien au mystère, au secret, à la dignité, à la solitude…

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Conte: La soif

5 Juillet 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

Conte retranscrit d’un conte de Polo Coelho: la soif.

 

Un homme, sa femme et sa fille marchent sur une route. Quand passant près d’un chêne énorme, la foudre tombe de manière fortuite et tous trois foudroyés, passent le saut de la mort…


Ce fut si brusque, qu’ils ne se sont pas aperçus qu’ils avaient abandonné le monde d’ici-bas… Et il continuent comme si de rien n’était, leur chemin…

La route était très longue, le chemin élevé. après l'orage, le soleil est brûlant : ils sont en sueur, donc assoiffés…

mirage1.jpg

Dans un virage, surprise… Un palais comme on en voit à Rome, puis ils voient un magnifique couloir de marbre qui conduit à une place pavée d’or. L’homme s’adresse à celui qui en garde l’entrée :

- Bonjour, Monsieur !

- Paix sur Toi, répond le Gardien

- C’est incroyablement joli ! Où sommes-nous ?

- Ceci est le Ciel, chercheur d’absolu !

- Comment est-ce possible !!  S’exclame-t-il avec allégresse. J’ai trouvé l’entrée ! Magnifique ! Nous sommes sauvés, et nous avons si soifs…

- Bien sûr, lui répond le gardien. Vous pouvez entrer et boire tout ce qu’il vous plaira !

Et le gardien indique la source mais en prenant soin de rajouter que seuls les hommes ont le droit à l’accès.Le-puits-d-El-Omayr--l-eau-dans-la-tradition.jpg

- Mais … ! Ma femme, ma fille …elles ont aussi soifs ! C’est ma compagne de vie, et notre fille…

-Désolé cher Ami ! Telle est la loi de notre Ciel ! Les femmes n’ont pas accès à La source… C’est très compliqué C’était ainsi autrefois, et cela a toujours été …

 

Alors le marcheur déçu, se lève car même s’il a très soif, il ne veut pas être le seul à se désaltérer. Il refuse d’entrer et remercie le gardien, et reprennent le chemin.

 

Epuisés, assoiffés, à la sortie d’une grosse côte, les trois pèlerins arrivent à un autre endroit, dont l’entrée est marquée par une porte si vieille qu’elle en est rongée de partout.. Mais cette porte donne sur un joli sentier de terre parsemé d’arbres centenaires.

A l’ombre de l’un de ces arbres, il y a un homme couché, tête couverte par un chapeau de paille. Il doit certainement dormir sous ses brises de fraîcheur.

- Bonjour, dit le marcheur.

L’homme toujours couché répond par un geste de la tête.

- Nous avons très soifs, ma fille, ma femme, et moi-même.

- Il y a une source entre ces roches au carrefour, lui dit l’homme couché en indiquant du doigt le chemin. Vous pouvez boire toute l’eau que vous voulez.

L’homme, et les deux femmes s’en vont à la source et apaisent leur soif. Ils retournent alors remercier cet homme.

jesus-au-puit.jpg- Vous pouvez revenir si vous le souhaitez quand vous voulez, lui répond-il.

- Mais où sommes-nous au fait ?

- au CIEL.

- Encore le Ciel ?! Mais il y a quelques heures, nous avons rencontré un gardien protégeant une allée de marbre et d’une place d’or qui m’a dit que c’était le Ciel là-bas ! Je ne comprends pas ?

- Mensonge ! dit l’homme en se redressant. C’était l’Enfer !

 

Le marcheur reste perplexe et pensif… Il prend à nouveau la parole :

Vous devriez interdire qu’ils utilisent votre nom ! Cette fausse appellation est une tromperie et doit provoquer hélas de grandes confusions pour tous les gens perdus sur les sentiers !

 

- Au contraire ! reprit l’homme de l’arbre. En réalité, ils nous font une grande faveur ! Parce que tous ceux qui sont capables d’abandonner les êtres qu’ils aiment, quelque soit leur nature, restent là-bas…

 

Ici, nous vivons, en Esprit et vérité, quelque soit notre nature …

 

femmepretre.gif  mainjesus.jpg


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Mythe et religions

12 Juin 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

A mon avis, la religion est tombée dans le piège que lui tendaient ses adversaires… Indiens-guaranis.jpgCeux-ci ont reproché à la religion de véhiculer des mythes au détriment de l’expression rationnelle. Aussi, pour répondre et convenir à la rationalité du monde, les Pères de l’Eglise, déjà, ont souligné l'historicité de Jésus-Christ et se sont efforcés de donner une forme grecque, c'est-à-dire rationnelle aux dogmes fondateurs de la foi. L’Eglise elle-même s’est efforcée de démythologiser le substrat religieux, en luttant contre les religions populaires et en remplaçant, par exemple, un tueur de dragons par un Saint-Georges soi-disant historique … !

Le mythe est rapporté aux peuples primitifs et aux enfants…

- Les mythes païens sont dénoncés et considérés comme de l’idolâtrie. (De idolatria de Tertullien )

-  Du côté des philosophes, le Traité théologico-politique de Spinoza, exprime que toute expression de la foi incapable de résister à l'interrogation de la raison est qualifiée de « fable », c'est le cas du Coran plein de « superstitions aliénantes » (cf. Pensées métaphysiques, II, VIII). Centre-espace-temps-Guarani.jpgC'est pourquoi Spinoza se refuse à cautionner les miracles. A titre d'exemple, il explique le franchissement de la Mer Rouge par « un fort vent d'est » (cf. Pensées métaphysiques, II, VIII). Il « feint » d’admettre que les fables, mythes et miracles sont nécessaires pour « émouvoir les âmes et les disposer à l'obéissance et à la dévotion » (Traité théologico-politique, p. 690 in Pléiade)…etc

De fait aujourd’hui, certaines « spiritualités » cherchent à tout prix à rendre scientifique leur message quitte à s’enfermer dans un « matérialisme spirituel »

 

Le mythe est-il porteur d’une sagesse, d’un enseignement, ou n’est-il que le signe de l’archaïsme et de la crédulité.. ?

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Jésus, la Bible et ... Le Mythe.

1 Juin 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

A mon avis, de même que les archétypes, sont en chacun, humainement universelsMythes-des-origines-les-creations.JPG et s’expriment au travers des mythes et des contes ( et pas seulement )… De même, l’humain est archaiquement religieux, croyant …etc .

La conversion à laquelle Jésus appelle est de passer du religieux, de la croyance ...à, La Foi.


La Bible, est en elle-même une bibliothèque de livres au genre littéraire différent ; elle est également une reprise ( inculturation ) de mythes fondateurs et l’occasion d’un dévoilement divin de notre véritable nature : la Bible intègre et dépasse le Mythe …

 

Simone Weil : « Avant d’être une théorie de Dieu, une théologie, les Evangiles sont une théorie de l’homme, une anthropologie »

 

Je reviens à René Girardrene-girard.jpgLe «phénomène victimaire», est le résultat de cette religiosité archaïque. «  l'acte fondamental de la société primitive, à l'origine de la nôtre, c'est de désigner une victime, un bouc émissaire, et de cultiver l'illusion de sa culpabilité afin de permettre d'évacuer toutes sortes de tensions collectives. » R.G. « Cette illusion est ensuite fondatrice de rites, lesquels la perpétuent dans le temps et entretiennent des formes culturelles qui aboutissent à des institutions. »

Bien sûr, des anthropologues - et même un théologien comme Rudolf Bultmann - ont insisté sur la ressemblance entre les Evangiles et d'autres récits, et ce caractère démontrerait que la mort et la résurrection de Jésus ne sont que des mythes parmi d'autres. Et « mythe » renverrait bien sûr ici, à « sornette », égarement …etc  Et, si cela est entendu, c’est que le seul type de savoir que notre monde respecte encore est, la science.

 

« Tout cela est-il vraiment certain? Eh bien! je pense que non seulement cela n'est pas certain, mais qu'il est certain que cela ne l'est pas. L'assimilation des textes bibliques et chrétiens à des mythes est une erreur facile à réfuter. 

Dans les mythes, les victimes sont toujours coupables, car le récit est toujours écrit du point de vue de la tromperie, de l'illusion créée par le phénomène victimaire. 

Le christianisme contredit d'emblée les mythes. » René Girard.

 

-          Pierre représente le modèle de l'individu qui, dès lors qu'il est plongé dans une foule hostile à la victime, devient hostile lui-même... comme tout le monde. Et puis, tout change, la logique archaïque est inversée et les disciples finissent par se retrouver non pas contre la victime, mais en sa faveur. A l'opposé de ce que dit Nietzsche - Pierre-reniement-detail.jpg«Le christianisme, c'est la foule» - la foi chrétienne exalte l'individu qui résiste à la contagion victimaire.

 

-          Jésus arrête net la lapidation de la femme adultère en disant: «Que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre.» Mais, selon moi, la leçon principale est ailleurs: l'entraînement mimétique, voilà ce que Jésus veut combattre.

 

-          Les Évangiles se présentent apparemment comme n’importe quel récit mythique, avec une victime-dieu lynchée par une foule unanime, événement remémoré ensuite par les sectateurs de ce culte par le sacrifice rituel – symbolique celui-là – eucharistique. Le parallèle est parfait sauf sur un point : la victime est innocente.

  

Entre Dionysos et Jésus, il n'y a « pas de différence quant au martyr », autrement dit les récits de la Passion racontent le même type de drame que les mythes, c'est le « sens » qui est différent. paul-fryer-pieta-jesus-electric-chaise.jpgTandis que Dionysos approuve le lynchage de la victime unique, Jésus et les Évangiles le désapprouvent. C'est bien là ce que je dis et redis : les mythes reposent sur une persécution unanime.

 

Déjà l’Ancien Testament montre ce retournement des récits mythiques dans le sens de l’innocence des victimes (Abel, Joseph, Job, Suzanne...) et les Hébreux ont pris conscience de la singularité de leur tradition religieuse. Avec les Evangiles, c’est en toute clarté que sont dévoilées ces « choses cachées depuis la fondation du monde » (Mathieu 13, 35), la fondation de l’ordre du monde sur le meurtre, décrit dans toute sa laideur repoussante dans le récit de la Passion.

 

A partir d’une interview de René Girard : "La vraie mondialisation, c'est le christianisme" publié le 14/10/1999 dans l’Express

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René Girard: une pensée féconde

30 Mai 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

Rene-girard.jpgRené Girard, diplômé de l'École des Chartes, est né à Avignon en 1923. A partir de 1947 et jusqu'à présent, il enseigne aux États-Unis dans plusieurs universités où il est professeur. ( Il est membre de l'Académie française) .

Professeur de littérature comparée, il étudie les grands auteurs de – ce qu’il appelle-la littérature "mimétique" : Shakespeare, Dostoïevski, Proust, Cervantes… et le décryptage des rites, des mythes et des tragédies grecques, amènent René Girard a des intuitions qu’il travaillera ensuite dans ses recherches…

 

Je résume : ( et j’y reviendrai…):

 

- le désir médiatisé (l’objet du désir est désigné par les autres) et la fascination (donc, le tabou) du mimétisme ( mimétisme parce qu’il s’agit d’un désir ( simple, universel ) par deux sujets d'une même chose. )

 

- La violence est le fondement de toute société et le rite religieux est le fondement de toute culture… Selon Girard, le sacré a toujours eu pour fonction de résoudre le drame de la violence  par la mise en place du sacrifice de boucs-émissaires ( victimes désignées coupables)

 

- enfin, la religion chrétienne a radicalement bousculé ces fondements en substituant l’amour à la violence. La Bible, contrairement aux mythes, renonce à la violence et prend le parti des victimes reconnues dans leur innocence.

 

Il est intéressant de noter que René Girard est devenu croyant au fur et à mesure de ses découvertes.

René Girard, tableau-degas-desir-mimetique.jpgcomme anthropologue, philosophe,  développe dans ses livres (La Violence et le Sacré, 1972; Des choses cachées depuis la fondation du monde, 1978; Le Bouc émissaire, 1982) une analyse du phénomène de la violence par le désir mimétique..

 

La re-découverte de textes de René Girard, à la lumière de la doctrine catholique, me semble particulièrement féconde pour une réflexion religieuse…

C’est d’ailleurs le propos de James ALISON, dans son livre « Le péché originel à la lumière de la Résurrection »… Et le profond plaisir de découverte ressenti à ces lectures, me pousse à tenter de reprendre avec mes mots, ce qui me semble vraiment «  lumineux ». ( à suivre )


“En observant les hommes autour de nous, on s’aperçoit vite que le désir mimétique, ou imitation désirante, domine aussi bien nos gestes les plus infimes que l’essentiel de nos vies, le choix d’une épouse, celui d’une carrière, le sens que nous donnons à l’existence. Ce qu’on nomme désir ou passion n’est pas mimétique, imitatif accidentellement ou de temps à autre, mais tout le temps. Loin d’être ce qu’il y a de plus nôtre, notre désir vient d’autrui. Il est éminemment social… L’imitation joue un rôle important chez les mammifères supérieurs, notamment chez nos plus proches parents, les grands singes ; elle se fait plus puissante encore chez les hommes et c’est la raison principale pour laquelle nous sommes plus intelligents et aussi plus combatifs, plus violents que tous les mammifères.”

René GIRARD, Celui par qui le scandale arrive, p. 18-19.


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Le mythe: c'est pas très catholique !

20 Mai 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

Encore une fois, la question :

Quel est l’intérêt de passer par le Mythe, puisque le chrétien possède, déjà, un texte ( la Bible ) qui en lui-même possède toutes les fonctions de « médiation »… ?


Pour l’individu ( chrétien ou non …), le mythe possède une fonction essentielle et personnalisée : arbre-a-images.jpgil coordonne et structure les activités de l’esprit humain, tout en gérant les projections des conflits psychologiques conscients ou inconscients … Sans doute, ne suis-je pas assez clair… ? mais, la première cause en est certainement à cet état de fait : nous avons perdu notre confiance en le Mythe … !

Comprendre la fonction du mythe, et retrouver cette sensibilité, ce désir… peut s’engager par l’intérêt pour l’art, et toutes les productions symboliques les plus diverses ( comme « le conte » ) … A l’intérêt pour la psychanalyse, … A l’intérêt également pour la science : par exemple : la relativité restreinte est bien plus qu'une théorie physique : elle est une métaphore mathématique, un noème cosmologique mettant en œuvre des symboles forts tels que : énergie, vitesse, lumière, masse, temps, espace … La pensée symbolique aujourd’hui utilise beaucoup le vocabulaire de la « complexité » ou de la « noosphère » …

 

 Il est bien incompréhensible que le catholicisme puisse ainsi refuser d’investir de tels espaces … ! Et quand il le fait, c’est le plus souvent malgré et en opposition aux institutions … !

 

Rappel :

Le symbole fait le lien entre quelque chose de caché et quelque chose d’apparent. Un mot, une forme, une couleur peuvent être revêtus d’une fonction symbolique., évoquer, représenter autre chose que ce qu’ils prétendent montrer.

Les symboles se répondent … Ils se relient les uns aux autres La pensée symbolique repère des symboles et construit des reliances entre eux afin d'élaborer des architectures de sens :pensée métaphorique … Il y a mise en œuvre des symboles dans ces architectures de reliances qui les activent et leur donnent vie : un symbole isolé peut tout signifier, il ne signifie donc rien …

D'André Lalande (1867 -1963, philosophe français.)  : "Pensée symbolique : celle qui procède par images et par analogies, par opposition à la pensée logique."


sagrada_famiglia.jpgBaudelaire  , dans  Les Fleurs du Mal .


La nature est un Temple ou du vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers .


« Que nul n'entre ici, s'il n'est géomètre », avait fait inscrire Platon au fronton de son Académie. Pour Platon, la géométrie et les mathématiques sont les outils qui permettent au philosophe de se libérer du monde visible, du monde sensible, celui qui est perçu par les sens (le monde des préjugés), pour accéder au monde intelligible, au monde des idées (le monde de la vérité). « Tout est nombre. Le nombre est dans tout. Le nombre est dans l’individu. L’ivresse est un nombre. » écrivait Baudelaire dans Fusées, un de ses journaux intimes.

Dans le Conte du Graal, les symboles (médiévaux) suggèrent et modalisent autant qu’ils ne disent. Ils font sentir et rêver plus qu’ils ne désignent. « Ils font entrer dans cette autre part de la réalité qu’est l’imaginaire ». L-Enfer-de-Dante--Le-Pont-----Mars-2012---Marcel-Theria.JPGLa plupart du temps, le texte présente «  un écart » entre deux choses, pour attirer l’attention : exemple le chevalier « vermeil ».Le symbole est plus fort que la personne ou la chose réelle qu’il a pour fonction de représenter.

Comme l’écrit Marie Madeleine Davy, dans son Initiation à la symbolique romane, « le symbole permet à l’homme d’atteindre un niveau inaccessible à la raison. Il offre un double enseignement, celui de rappeler le sens d’une réalité et d’indiquer une voie pour y parvenir ».

 

« L'univers est quelque chose "d'ouvert"; tout est symbole pour qui sait le lire, et c'est pour les sacrements de l' Eglise une merveilleuse correspondance. Plus on approfondit la synthèse  chrétienne, plus on constate son harmonie avec les intuitions et les inductions de la science moderne. » Zundel (LE CAIRE Maurice ZUNDEL Dar El Salam (N.D. de la Paix)  Mardi 7 novembre 1945  METAPHYSIQUE DE LA PERS0NNE )

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Les miracles: faits ou symboles ? Mythe et religion.

16 Mai 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

Y aurait-il un danger à interpréter les symboles d’une pensée religieuse, en l’occurrence la sienne… ( pour ce qui est de celle des autres : la réponse, en général, est non … !  :-)  ), comme des métaphores et non des faits. ? … Par exemple : la pêche miraculeuse, Jésus marchant sur les eaux .. ?

 

 " Je pense que ce n'est pas "vrai" au point de vue physique, mais que c'est "vrai" et même fondamentalement vrai sur le plan théologique, spirituel et existentiel. De sorte qu'aucun chrétien n'attend de Jésus-Christ qu'il l'aide à se passer de bateau pour aller en Angleterre, mais tous, nous pouvons témoigner que véritablement, le Christ nous aide à avancer sans être englouti dans les difficultés de toutes sortes. " Louis Pernot, pasteur : Oratoire du Louvre.
marcher-sur-l-eau-1.jpg
Le chercheur a développé sa théorie après l’étude des températures de la Méditerranée grâce à la récolte de coquillages et de restes d’animaux.Jésus a marché sur l’eau selon la Bible, mais un chercheur américain croit plutôt qu’il a marché sur une couche de glace difficilement visible.

Doron Nof, océanographe d’origine israélienne à l’Université de l’Etat de Floride, soutient qu’une conjugaison rare de conditions marines et atmosphériques prévalant dans la mer de Galilée ou de Tibériade il y a 2000 ans pourraient fournir une explication scientifique pour l’un des miracles relatés par la Bible.
 marcher-sur-l-eau-2.jpg


 

Heureusement, non ! Un fait est relié à une ordonnée de temps, d’espace .. Il est unique. Un « symbole », est un message universel qui éclaire notre vie et notre expérience intérieure… Certaines sectes, se font la spécialité d’expliquer quasi – scientifiquement ( faussement, bien sûr ) les miracles. Ils persuadent même leurs adeptes que sous certaines conditions ils pourront eux-mêmes les réaliser… Ce sont des marchands de matérialisme spirituel …

 

« Une image mythique ne parle pas de quelque chose qui est arrivé quelque part ou qui va arriver quelque part à tel moment. Elle se réfère à ce qui est maintenant, et était hier, et sera demain, et pour toujours. ..( .. ) Les mythes ne comptent pas s’ils touchent votre esprit rationnel. Ils doivent heurter votre cœur. Vous devez les absorber et les ajuster à vous, et en faire votre vie.» Campbell ( dans sa conversation avec Michael Toms 1988 ).

Les mythes ( les miens …) deviennent ma nourriture. Ils sont aussi comme des panneaux indicateurs…

 

je-suis-Dieu.jpgPour moi, le Christ – alors qu’il est ce Jésus, né il y a deux mille ans …- est élevé dans son rôle mythologique comme "héros" qui a donné sa vie pour la multitude humaine. Il est devenu symboliquement ma nourriture. Comme « héros », il me permet d’incarner ce que je suis moi-même au plus profond de moi, si je développe le meilleur de moi-même.

 

Et si je dois me dépasser, je n’en suis pas pour autant supérieur aux autres … !

Dieu s’est fait homme, pour que l’homme devienne Dieu… Nous connaissons cette magnifique sentence ( de St Irénée, peut-être …). Mais , et c’est très important :

Il y a deux façons de penser que je suis Dieu : Si je pense que je suis Dieu dans ma réalité physique : alors je suis fou ( et certainement dangereux .. ! ). Parce que ce n’est pas « mon égo » qui est Dieu !

Je suis Dieu dans mon être le plus profond, dans ce qui – en moi – est uni à une transcendance non duelle - … Pour parler de cela, aujourd’hui, le vocabulaire qui m’est le plus approprié est celui des spiritualités orientales, ou de Maitre Eckhart, ou du mythe…

 

L’expérience intime du mythe…. Je me souviens, pour ce qui est de « La Passion » du Christ… de l’ambiguïté du film de Mel GibsonPassion-Gibson.jpg, par le réalisme des scènes… et par conséquent de sa portée symbolique…L’expérience du mythe, donc, m’humanise … Si le film n’était qu’un reportage ( à teneur historique et scientifique )… Je ne peux trouver dans la passion ( celle des Evangiles ) ce qui pour moi, est la compréhension de mes propres tragédies, de ma propre souffrance… Il en est de même, dans la Quête du Graal, de la rencontre du Roi pêcheur et de sa souffrance ( la lance qui saigne …)... De la souffrance du peuple juif exilé dans le désert pendant quarante ans …etc

 

De plus, cette intégration mythologique de ma propre tradition, transforme ma vision de l’autre.

« L’approche comparative ( des mythes et religions ) vous autorise à reconnaître des constances, cela vous autorise à voir que vous êtes en ration politiquement et économiquement avec des gens qui vous ressemblent, et vous pouvez regarder l’autre comme un « tu » noble, une sorte d’adversaire comme dans un jeu de tennis. Vous n’êtes plus en train de combattre un monstre. De savoir que l’autre est un « Tu » noble, un être humain avec les mêmes sentiments et potentiels que vous, cela civilise le jeu » Campbell ( dans sa conversation avec Michael Toms 1988 ). Quelle magnifique humanité, qui a au plus profond d’elle même, utilise des métaphores semblables, des symboles presque équivalents… !

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Mythe et religion s’enrichissent. 1.

8 Mai 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

S’intéresser au mythe, c’est admettre qu’un même fond mythique se retrouve dans toutes les traditions. C’est admettre une « origine commune », et c’est à mon avis le résultat d’un savoir scientifique, qui ne remet en cause aucune connaissance ( foi ) religieuse… chemin-Forest.jpgCependant travailler à partir de ce substrat humain, nous permet de re-découvrir chacune des religions, en perspective … Ce qui me semble tout à fait légitime...  Sans être accusé de « relativisme » dans un premier temps, et soupçonné de « syncrétisme » ... sauf, s’il s’avérait que l’objectif d’une telle étude ( il n’y a pas de question taboue, pour la science .. ! ) était de proposer un « mix » de toutes les traditions…! Ce qui serait absurde, puisque la Foi religieuse a l’immense richesse de proposer une tradition complexe et la plupart du temps riche de plusieurs siècles … La voie est unique !

 

Aujourd’hui profiter de la mondialisation, et admettre la nécessité d’élaborer une théologie du pluralisme religieux, me semble évident, une chance et un chantier passionnant.

 

Je reviens à ma réflexion, sur le mythe :

-       Son histoire, et ceci est particulièrement d’actualité, nous ramène par l’observation des rites ancestraux, au nécessaire( et pourtant oublié.. ! ) respect de la nature. 

scène de chasse lascaux

En effet le sentiment de reconnaissance envers ce qui meurt pour nous faire vivre, parcourt les mythes de la chasse et de la plantation.. L’étude nous permet d’y retrouver les premières élaboration du concept de « sacrifice » attaché à la vie.. Dans les sociétés de chasseurs, un sacrifice est considéré comme un « don »…etc… Manger est une communion avec l’univers …etc … ( voir toutes les études …)

Je raccourcis, pour arriver à l’image symbolique d’une source de vie, qui nous permettrait d’éprouver une expérience d’une transcendance ( chemin vers les mythologies célestes …etc )

Enfin, l’humain a le désir de s’unir à cette force unique , afin de se situer hors de la peur, du changement, des contradictions…


-       Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelle est la place des mythes ?

Trop souvent, la religion « doctrinaire » a détruit le mythe, en l’interprétant comme un fait historique. Comme si le passage du symbole (universel ) au particularisme historique était nécessaire pour emporter l’adhésion ( irréfutable ! ) du fidèle … !

Adam--Eve-et-Lilith.jpg

Par exemple, aujourd’hui  presque reconnue de tous, l’histoire d’Adam et Eve n’a aucun intérêt sur le plan historique !


Conséquence : Le religieux entretient une certaine confusion au point, comme dit Joseph Campbell que :

«  Nous avons des gens qui se considèrent comme des ‘croyants’ parce qu’ils prennent les métaphores pour des faits, et que nous en avons d’autres qui se classifient comme athées parce qu’ils pensent que les métaphores religieuses sont des mensonges ( face à la vérité scientifique ! ) » ( J. Campbell )

 

Adam et Eve, avec Lilith ... !

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Catholique, avec Jung et la voie du Conte...

30 Avril 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

S’intéresser aux mythes, aux contes… au point d’en faire « un chemin », et, allons n’ayons pas peur de dire : « un chemin spirituel »… C’est «  suspicieux » pour un catholique, ou certains chrétiens… J’entends déjà dire : «  Le Christ ne suffit-il pas ? », … » « Jésus, n’est-il pas Le Chemin… ? »… " Attention...! , à toutes les théories « new-âge », qui finalement, en professant une « vague spiritualité païenne », ne reconnaissent pas en Jésus, le Dieu personnel… en rien équivalent, à une nature divinisée en multiples avatars ( esprits, etc …).. Etc, etc …

 

Bref ! Impossible de se faire comprendre !

Serait-il impossible qu’un « catho. » puisse admettre que la psychologie ( étude de l’âme, la psyché …) ait fait certaines découvertes sur le fonctionnement de la psyché… que ces études prennent en compte un capital – vieux comme le monde – que sont les mythes, les légendes et les contes… ? Et, que la compréhension du fonctionnement de la psyché puisse influer sur la manière de vivre sa spiritualité… Voire, mieux : l’éclaire, la complète, l’enrichie …etc ?

Clark University Sigmund Freud, G. Stanley Hall, Carl Jung  Clark University : Sigmund Freud, G. Stanley Hall, Carl Jung et derrière Abraham A. Brill, Ernest Jones, Sándor Ferenczi

 

Bien.. ! Revenons en arrière, mais pas tout à fait jusqu’à Freud. Acceptons les avancées extraordinaires de cette époque avec Carl Gustav Jung.C.G.-Jung-mavie_3.jpg

« Carl Gustav Jung a été un pionnier de la psychologie des profondeurs en soulignant le lien existant entre la structure de la psyché (c'est-à-dire l'« âme », dans le vocabulaire jungien) et ses productions et manifestations culturelles. »


En 1913, comme pour officialiser la rupture d’avec Freud, Jung présente succinctement au XVIIe Congrès international de médecine organisé à Londres, en août, sa nouvelle approche qu'il nomme la « psychologie analytique », la distinguant de la psychanalyse de Freud et de la psychologie des profondeurs d'Eugène Bleuler. Jung y suggère de libérer la théorie psychanalytique de son « point de vue exclusivement sexuel » en se focalisant sur un nouveau point de vue énergétique se fondant sur celui développé par Henri Bergson.

« Notre âme, comme notre corps, est composée d'éléments qui tous ont déjà existé dans la lignée des ancêtres. Le « nouveau » dans l'âme individuelle est une recombinaison, variée à l'infini, de composantes extrêmement anciennes » — C. G. Jung

 

Si Freud, élabore sur une construction intellectuelle athée et matérialiste, Jung prend en compte la dimension religieuse.

 

En quoi, « L'idée jungienne que l'homme rencontre Dieu et s'accomplit lui-même en prenant conscience du Soi (« l'individuation, écrit Jung, c'est la vie en Dieu ») est une illusion qui risque d'éloigner définitivement l'homme du Dieu véritable… » ?

 

Certes, Jung – s’il était catholique – pourrait être taxé de « relativisme », mais de toute façon, nous sommes de plus en plus nombreux à être gênés par cette tendance à l'impérialisme spirituel qui semble l'une des conditions sine qua non pour être un bon catholique … !

Certains se demandent si Jung ne serait pas « gnostique » ou « agnostique », « théiste » ..? Ce qui est certain, c'est que « tout verbiage religieux (lui paraissait) fastidieux ». Et, ce décalage est aujourd’hui de plus en plus grand … !

 

Bien sûr, Jung n’est pas mon théologien préféré..!  :-)  En effet, je privilégie le christianisme des origines et de la Patristique, pour ce qui est l’anthropologie ternaire Corps, Âme (Psyché), adam-eve.gifEsprit, et j’exprimerai alors, éventuellement , le regret, que Jung et ses continuateurs surtout, n'aient pas approfondi davantage leur quête, dans le sens d'une spiritualité plus grande encore.


Aujourd’hui, on peut signaler le livre de Julie Saint-Bris " Quête de soi, quête de Dieu. Psychologie jungienne et spiritualité chrétienne ", ainsi que les livres du théologien Anselm Grün. Le livre de Julie Saint-Bris est, comme son titre l'indique, une lecture « chrétienne » de l'œuvre de Jung, écrite par une chrétienne, un peu dans l'esprit du livre de Simone Pacot, L'évangélisation des profondeurs.

Les catholiques ont négligé l’inconscient et ses expressions culturelles conscientes. Ils ne comprennent pas l’importance des instances symboliques.

Malgré le caractère positif de tradition ouverte en développement ( à la différence du protestantisme ..) , le catholicisme garde le dépôt de la foi dans un esprit aristotélicien-thomiste «déconnecté» des besoins spirituels du monde.


Alors, oui : catholique, je continue mon intérêt pour intégrer à mon chemin de Foi, la voie du Conte, - pour moi du « Conte de la quête du Graal »…

Et, après Jung, il est temps de parler de Joseph Campbell. ( à suivre …)

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Comment échapper à ce qui serait " le destin " ?

17 Avril 2012 , Rédigé par Perceval Publié dans #Contes Mythes Légendes

L'énigme de la Sphinx 

" Les mythes sont à la conscience collective ce que les rêves sont à la conscience individuelle. " Campbell

Fernand_Khnopff_L_Art_ou_le_Sphinx_ou_les_Caresses_Art_or_t.jpg

Dans la toile de Khnopff, les deux protagonistes apparaissent réunis dans un destin commun ...

 

 

La Sphinx grecque – qu'on ne doit pas confondre avec le Sphinx égyptien – était un monstre femelle : elle avait la tête et la poitrine d'une femme, le corps d'un lion et les ailes d'un aigle. On raconte qu'elle arrêtait les voyageurs pour leur proposer une énigme; et qu'elle dévorait ceux qui ne pouvaient la résoudre... Le peuple souhaitait ardemment que vienne un héros qui les libère de ce monstre redoutable.

Œdipe, à son retour d'exil, fut lui aussi arrêté et interrogé par la Sphinx qui lui proposa la fameuse énigme :

"Quel est l'être doué de la voix qui a quatre pieds le matin, deux à midi, et trois le soir?"

"L'homme", de répondre Œdipe.


L'homme, en effet, marche à quatre pattes quand il est enfant, puis sur deux, et il s'aide d’une canne quand il est vieux... Œdipe avait résolu l'énigme de la Sphinx.

Envahie par le désespoir, la Sphinx se précipita sur les rochers et mourut. Œdipe avait triomphé du monstre, il avait traversé l'épreuve – il était devenu le héros.


Mais on n'est jamais, à vrai dire, que le héros de sa propre vie, qui est le lieu de tous les échecs et de tous les triomphes. La Sphinx représente la dimension du destin de toute vie. L'énigme, c'est l'image de notre propre évolution dans le temps, que chacun doit résoudre pour lui-même. Le monstre, il est en chacun de nous : la libération revient en fait à se libérer de l'état léthargique qui nous empêche de devenir ce qu'on est essentiellement. Il faut donc tuer le monstre, c'est-à-dire mourir à ce niveau de son être pour renaître au niveau du héros, qui est l'aspect supérieur de notre nature.

L'énigme de la Sphinx suggère une évolution du héros, de chacun de nous dans le temps de sa vie, en trois étapes : le départ du héros, l’initiation du héros (l'épreuve et la confrontation avec la mort) et le retour du héros...


Source: Joseph CAMPBELL, La puissance du mythe, et  Jacques LANGUIRAND, La vie dont vous êtes le héros,

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