la quete du graal
Rencontrer Dieu: - le Graal - M.M. Davy
est de rentrer au-dedans afin d’y rencontrer soi-même.
Ecoeuré d'amour
Que
d ‘Amour ! … Sur des blogs; mais aussi dans les églises, les temples… La solution est simple : il suffit de s’aimer ! Alors, je vous aime … ?
Tout en rose, des cœurs partout … C’est facile, et écœurant … C'est superficiel...!
Attention ! Idéologie… ! Car ce comportement nie l’existence.
Nous ne pouvons pas vivre dans un monde aseptisé, trop beau, trop
pur… Totalitaire !
Le chevalier est un pèlerin. Il ne rêve pas son existence. Il se sait mortel et imparfait. La vie est une quête ; le travail, la peine, les efforts, la chute et quelques victoires sont le lot quotidien. Il n’est pas une star ; il s’engage, il a des ennemis …
Je ne nie pas, l'Amour. L'Amour est divin, et la vertu humaine.
Je voudrais pouvoir aimer ... Je crois que j’ai en moi la possibilité d’être ‘bon’. Je crois que je suis capable d’être
libre, et d’aimer. De sorte que ma quête n’est pas un chemin de mort, mais un chemin de vie. Un chemin de passio
n …
Le chevalier appartient à la cité. La quête du Graal, correspond à une recherche d’idéal et de perfection, non de moi, mais de l’humanité. Pourtant, cette recherche ne passe que par un travail de purification sur soi. Un chemin vers le centre - de mon être et – de l’Humanité...
La 'quête' nourrit l'action.
Nous avons l’idée, évolutionniste, que les hommes primitifs se sont peu à peu civilisés. Et chez nous, que le progrès constant a besoin de notre soutien …
Nos anciens pensaient que le présent amorce un éloignement de l’idéal originel de la perfection … ( la ‘ Parole perdue ‘ ..etc ).
La quête du
Graal incarne, elle, une recherche d’un état de perfection, latent, qu’il convient de révéler. Cette autre dimension, qu’est le Royaume n’est pas un ‘ autre monde ‘, il est à portée d’un travail
sur soi, un chemin vers le centre de notre propre être. Cette renaissance, n’est pas sans effet sur les terres d’ici… Le Roi guérit, c’est tout le royaume d’ici bas qui retrouve la prospérité. La
franc-maçonnerie, relève de cette mystique de l’action : transcender l’intérêt individuel au service d’une société plus juste…
« Toute âme qui s’élève, élève le monde »
La spiritualité n'exprime en rien, le refus du monde... Elle est le désir d'expérimenter le coeur du monde, l'Esprit.
L'instant présent qui seul 'existe', à l'abri de nos émotions, de nos regrets, nous permet d'exprimenter le réel.
Se voir, tel que je suis ( non tel que je voudrais être ). Se voir pour s'accepter. Eprouver de la compassion pour soi... est nécessaire, pour naturellement, 'aimer
son prochain' .... et agir.
Autres figures ( sur ce site) de la Quête du Graal
Rapidement, je vous présente les autres figures de Perceval ; que vous rencontrerez sur ce site :

Roger de Laron, serait né vers 1272 et mort en 1342, d'une lignée de seigneurs limousins ... Chevalier ou servent, il fut au service des templiers, et à quelques grands de ce monde. Il parcourut Chypre et ce qui restait des états latins, le Royaume de Sicile, l'Angleterre, le Comté de Toulouse et l'Aragon...
A Saint-Jean d'Acre, un autre personnage, entre dans la vie de Roger de Laron : il s'agit de Hugues de Clairavaux (1274- 1356), chevalier du Temple, puis de l'hôpital, commandeur de Paulhac.
A Chypre, Roger de Laron entend parler de la première fois de la science du ''Grand Oeuvre'' ...
Le 13 octobre 1307, Roger de Laron est arrêté. Il est finalement relâché, fin 1312...
On dit que le testament de Hugues de Clairavaux, destiné au grand prieuré d'Aubusson, signalait l'endroit où était caché une partie du ''trésor'' des Templiers...
D’Angleterre, il revient accompagnée d'une femme, Marguerite de Laron ; que les légendes locales - peut-être du fait de sa beauté et de son ''étrangeté'' -préféreront voir venir du monde féerique... n passé templier dont il vaut mieux – en ces années - ne pas se vanter ; partage avec cette femme qui le fascine, une relation tempétueuse ; et leurs disputes puis leur retrouvailles sont tonitruantes...
Après la guerre en Terre Sainte, après ses voyages, son séjour en Angleterre, après son mariage avec Dame Margot ( sa ''Mélusine'' ) qui dure sept ans ; Roger de Laron, se terre dans son château. Quelques pages, tirées de ses chroniques, reprennent des anecdotes de sa vie, en un roman de chevalerie... Il se met en scène, et cette histoire recoupe les étapes d'une recherche alchimique...
Dans les chroniques rapportées dans les documents familiaux, Roger de Laron est présenté assis au coin du feu ( philosophe par le ''feu''), et il réfléchit sur le sens de l'or(hors) du temps, l'éternité...
Il médite sur ses rencontres avec sa Dame Margot ;Mélusine ; la Dame, reine et fée ; l'Amour Courtois, le Roman de la Rose, Dante et Béatrice, Le Grand-Oeuvre, Bacon, Les Trois Tables ; le Carré magique (SATOR) ; Sainte-Barbe ( en Limousin), etc ...
Ainsi, un chevalier lettré peut rencontrer l'alchimie, l'amour courtois et la légende du Graal ( par exemple) et comprendre ce qui les lie...

Quatre siècles plus tard, nous retrouvons Jean-Léonard de la Bermondie, né en 1739, en son ''château'' de St Julien le Petit de Laron, en Limousin...
Enfant, il connaît par cœur, les coins et recoins jusqu'au souterrain sous la butte, où se trouve les ruines de l'ancien château de Laron ; que la plupart, ici, appelle le Château de Rochain ( ou rochein)...
La famille garde dans les greniers des coffres dans lesquels s'amoncellent des antiquités recueillies avant l'abandon du vieux château...
Jean-Léonard de la Bermondie, élève au Collège jésuite de Limoges, puis résident dès 15ans à Versailles comme page du Roi de la Petite écurie...
Officier dans les Gardes Françaises ; il y rencontre le marquis de Lusignan, avec qui il emprunte le chemin de la Franc-maçonnerie...
C'est l'expérience des histoires de Roger de Laron ; qui vont le pousser à retrouver la trace des Templiers, à découvrir la résurgence d'une nouvelle chevalerie sur les chemins de la '' Rose-Croix'' ; la survivance de l'alchimie ; et la réalité d'une nouvelle société rêvée en Franc-maçonnerie …
Il nous fait découvrir : les salons et le libertinage, Cagliostro, l'écossais Sinclair, la survivance templière et la piste du Graal en Écosse ; les Rose-croix ; et tout simplement le Limousin au XVIIIe siècle....
En 1791, il émigre en Suisse, où il rencontre Germaine de Staël et le groupe de Coppet; il va en Allemagne pour découvrir la nouvelle philosophie allemande ...
Fort de l'héritage de son ancêtre, Jean-Léonard de la Bermondie découvre diverses routes qui conduiraient au Graal; et comme émigré (pendant la révolution ), la pilosophie... Avant de tourner cette page, il laisse à sa descendance les traces de ce chemin de vie.

Le relais va être assuré par Charles-Louis de Chateauneuf, né en 1816 à Limoges... Sans doute enfant adultérin, de la fille de J.L. de la Bermondie...
Charles-Louis rencontre un camarade de son âge avec qui partager sa passion, il se nomme Elie Berthet. Etudes de mathématiques... Légitimiste, il sert la Duchesse de Berry), traverse la monarchie de juillet entre la bohème et les salons intellectuels... Il traverse les salons comme celui de la Bibliothèque de l'Arsenal, ou de Madame d'A. qui tient un salon du faubourg Saint-Germain...
Il connaît, les sociétés secrètes, les complots, le Voyage en Orient ... Il suit la piste du Graal, avec l'aide d'historiens, comme Augustin Thierry, Gaston Paris le spécialiste du Moyen-âge redécouvert, ou des personnalité, telles Edgar Quinet'; 'L'abbé'' Alphonse-Louis Constant; le scientifique Arago; ou des allemands comme Friedrich de la Motte Fouqué, qui se passionne pour l'épopée du Graal...
Il va être marqué par Walter Scott, auteur d'Ivanhoé, que Charles-Louis n'a pas vu; mais – comme beaucoup – s'est passionné pour l'Histoire à la lecture de ses récits ... On peut citer encore, pour ce qui est des lectures, celles de Germaine de Staël, Benjamin Constant, E.P. De Senancour et Alfred de Musset; et bien sûr des philosophes allemands...
Par ses frères de loge, il remonte jusqu'aux templiers, par Emmanuel Swedenborg (1688-1772), Cagliostro, et Wolfram von Eschenbach avec son '' Parzival''...

Toujours de la même lignée, mais d'une autre branche familiale - normande – c'est Anne Laure de Sallembier (1875-1951) qui prend la suite...
Anne-Laure, unique héritière d'une riche famille de négociants qui a fait fortune dans le commerce des tissus au long du XIXe siècle, épouse un vieil aristocrate qui a su monnayer son titre, le Comte de Sallembier, ''orléaniste'' proche de Victor de Broglie… Quelques années après son mariage, Georges de Sallembier, meurt subitement d’une fièvre typhoïde, à Paris...
Nous pouvons suivre le parcours intellectuel de cette femme , immergée dans la ''Belle Epoque''.. Femme du monde, elle fréquente la société aristocratique et intellectuelle... Elle est particulièrement liée avec Julia-Gabrielle Renaudot, la seconde épouse de Camille Flammarion.
En relation avec les cercles d'Albert de Mun, elle va progresser vers la République, et fréqenter des cercles bien plus libéraux... Elle devient l'une des amies d'Élisabeth de Gramont...
Elle sera marquée par la rencontre avec Judith Gautier (1845-1917), la fille de Théophile, et rejoindra les amis du '' Mercure de France''...
Elle peut échanger sur ses recherches autour du Graal, avec de nombreux wagnériens, et croise des personnalités comme Joséphin de Péladan, Huysmans, l'abbé Mugnier... Elle va rencontrer Remy de Gourmont, le philosophe Jules Gaultier avec qui elle va compléter ses notions sur Schopenhauer – auteur à la mode – et s'initier à la lecture de Friedrich Nietzsche.. Elle sera comme beaucoup de femmes du monde une habituée des cours de Bergson, au Collège de France...
Elle pratiquera une vie mondaine intense entre Paris, Dauville, et sa propriété de Fléchigné, où elle finira par s'établir, après la grande guerre, le plus souvent...
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De son mariage, elle eut un fils: Lancelot, qui signe Lancelot de Fléchigné (1900-1975); et qui tout naturellement va se passionner pour tout ce qui concerne le Graal... Pour l'heure, je ne peux vous en dire plus, n'ayant pas eu le temps de parcourir les documents, les objets et toutes sortes de vieux papiers, encore stockés dans des malles à peine explorées; mais que mon grand-père m'a léguées; et que j'ai récupérées, alors que la propriété était vendue...
Depuis..... la Lignée s'est agrandie ....
La ' Fantasy ' du Graal
Il est parfois difficile de faire la part des choses, entre l’histoire, la légende… et le contenu ‘symbolique’ – du Graal ( dans notre cas…).
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Il y a toute une ‘ Fantasy ‘, qui s’est tissée atour de ce thème : très tardive et qui relie Jésus à Marie Madeleine, les templiers, Sion, Rennes le Château, L. de Vinci, … et bien sûr le Da Vinci Code… Aujourd’hui, il est difficile d’ignorer ce contenu imaginaire, sans doute porteur de signification riche et inconsciente. Il serait malhabile d’éloigner avec dédain cette recherche …
Cependant, sauf pour m’en divertir, je désire séparer ma propre recherche, de cette tendance qui se justifie ( à tort, à mon avis ) d’être ‘ésotérique’ .
L'origine du ' graal ' appartient sans aucun doute à la "matière de Bretagne". Même chez Chrétien de Troyes, le graal est d'abord ce qu'il était: un plat creux ( le mot graal est précédé d'un article indéfini au vers 3208 ), orné de pierres précieuses, destiné à recevoir de gros poissons ( v. 6205), la demoiselle le tient de ses deux mains ( v 3208)...
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Ensuite très vite, cet étrange mot, - comme récipient et comme signe - va accepter tous les contenus...
Ainsi la scène du ' défilé ' chez le Roi Pêcheur permet à Chrétien de Troyes, en partant d'une trame celtique, d'investir une signification spirituelle nouvelle... ( Nous sommes en 1185 ).
Le symbolisme chrétien va s'emparer du conte et lui fournir une extraordinaire descendance, avec en particulier le roman cistercien " La Queste del saint Graal ".
Le graal, comme, objet dans lequel a été recueilli le sang du Christ sur la croix, commence à exister chez Robert de Boron ( 1212 ).
L’action juste. - la voie du chevalier -3.
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L’action et la réflexion… Voilà ce que nous devrions combiner harmonieusement…
Parfois, il m’arrive aussi de souhaiter être un ermite ‘ retiré du monde ‘, pourquoi ? Pour aborder la Vérité, qui ne manquerait pas d’apparaître, alors que tout ce qui n'est qu'illusion disparaîtrait … Peut-être ; et sans doute peut-être pas... car mon esprit lui-même est peuplé de ''démons''... !
Le chevalier, lui, allie : ‘ Agir et penser ‘ ; même si Gauvain – un chevalier modèle – semble fier d’être libre et spontané.
Nous avons du mal, à lier le profane et le sacré... Ignace de Loyola, dirait : « voir Dieu en toute chose ... » !
Un auteur que j’apprécie particulièrement : Louis Evely, écrit : :« Ce qui manque à la plupart d'entre nous, c'est une fierté et une joie : la conscience exaltante d'être en mission, de servir Dieu là où nous sommes du matin au soir. Ce n'est pas l'énergie qui nous manque : nous travaillons courageusement, désespérément. Souvent trop. Mais sans allégresse. Noyés dans une tâche que nous considérons comme purement profane, nous essayons d'en excuser le paganisme honteux par des efforts intermittents de prière et de retraite. … »
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La solution n’est pas à chercher du côté de l’efficacité, de la maîtrise ; mais plutôt du côté du sens … Le bien commun ? L’agir humain, peut-être inattendu, il arrive qu’il soit héroïque… !
Le chevalier n’est pas un activiste, il est disponible. Il est ‘ lui-même ‘ et non une imitation ( même d’un chevalier - aucun des chevaliers de la Table Ronde ne se ressemble -); inspiré, il se réinvente. Il est plus proche de l’artiste, que du gestionnaire qui colle au projet.
Comme dans les arts martiaux, le sens d’une action provient de la ‘ justesse ‘ du geste qui répond à la situation.
Notes en cours de lecture de " La voie du chevalier " de Fabrice Midal.
La voie du chevalier 2
La compétition, la guerre, celles que notre société promeut, consistent à éliminer l’adversaire, à supprimer la vie, comme si la Mort ne consistait qu’à recevoir notre carcasse vide.
Alors, qu’à l’occasion de cette même mort ; ce qui nous reste, dans nos cœurs, du vivant aimé, c’est non pas - sa voiture, sa profession…, mais sa sincérité, sa dignité, sa tendresse…
Tout pourrait nous apparaître selon l’usage que nous en faisons ( du fleuve, à l’animal… jusqu’à mon prochain …). Le chevalier ne peut se résoudre à perdre sa liberté, à tomber dans une idéologie où l’homme ne compte pour rien ( comme une conséquence de la lois des grands nombres …).
Le chevalier est l’homme pour lequel le monde est un espace public où se manifester. Il n’est pas un gestionnaire, comme peuvent l’être nos gouvernants.
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L’idéal chevaleresque s’exprimerait dans l’héroïsme, la sainteté … Sa voie s’emprunte avec générosité, respect et amitié ( les bouddhistes parlent de ‘gentillesse’, de compassion; les chrétiens d’’amour’ …). Il est intéressant de noter que ces valeurs chevaleresques, ont été conservées au travers des corporations de métiers. Aujourd’hui encore, les ‘ Compagnons du Tour de France ‘ s’en réclament, les francs-maçons dans un emploi plus spéculatif utilisent ces symboles pour ‘plancher’.…
Le travail, peut être l’occasion d’un accomplissement humain. Simone Weil, a relevé le défi : ayant vécu le travail comme une humiliation, elle va consacrer ses forces à penser une manière spirituelle de le vivre.
Ces quelques mots s’inspirent et résument la pensée de Fabrice Midal ( La voie du chevalier ).
La voie du chevalier. 1
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La quête du Graal a son but en soi...
Le regard porté sur les étoiles, le chevalier, ne compte pas rester sur place.
S'agit-il d'aller chercher fortune... ? Quelle est la destination … ?
C’est d’un pèlerinage, qu’il s’agit. Il prendra fin, à l’issue de la quête... Nous savons déjà, qu'alors, le chevalier délaissera monts et vallées, pour s’embarquer au-delà des mers, derrière l’horizon.
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A présent, le chevalier erre ; le pays est aride, les lacs asséchés… L’inhumanité ordinaire règne dans un pays lié aux stress quotidiens. Le royaume est aux mains d’humanoïdes qui ont rationaliser au plus fin, l’avidité de chacun : le moindre de leur projet, jusqu’au simple geste est rationnel, la moindre ressource est utilisée, marchandisée… Jusqu’à l’homme lui-même qui est soumis à la même comptabilité. Son poste, sa fonction, son habitation sont soumis aux mêmes forces de production. La connaissance a le statut de vérité, si elle se déclare scientifique, statistique. Les courbes du marché donne le sens. La pensée doit se domestiquer, elle doit ''s’orienter'', comme les enfants. Sera considéré comme tabou, l’irrationnel, d'ailleurs réservé à l’espace privé comme toutes les ‘cochonneries’. Pour les domestiquer, elles seront comme le reste soumises aux lois du marché : leur croissance et leur profit seront un gage de liberté …
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Le chevalier avance à contre courant. Il sait qu’il part en guerre. Son apprentissage se fait sur le tas, et pour ne pas succomber à la douleur et la confusion, il lui faut œuvrer sur lui-même, avant ( et parfois en même temps ) d’aider le monde… Retrouver le don, la sincérité, la joie, la bonté… C’est une guerre contre la guerre de l’utilité. Retrouver le courage, le souffle de l’indignation et l’enthousiasme du combat. Ouvrir, sans peur, sa sensibilité, présenter sa fragilité. Ne plus accepter la souffrance, mais accepter de voir ses blessures : celles que l’on se fait, et celles que l’on fait…
Î--- A l'exemple, peut-être de Lancelot – parti, lui, en quête de l'Amour courtois – lors de l'épisode de la charette de l'infamie: ( à lire...)
La chevalerie s’inspirent de figures, plus que de principes. Ainsi Perceval et le roi pêcheur. Cet exemple parle à l’humain d’aujourd’hui, parce que la voie du chevalier est un chemin ouvert à tous ceux qui croit à la destinée humaine de grandir vers le divin, ou vers l’Homme.
Le Conte du Graal et la Quête de soi.
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« Le conte et le mythe expriment des processus inconscients, et leur récit en opère chaque fois une réactivation et une évolution, et renouvelle ainsi le lien entre la conscience et l’inconscient » C.G. JUNG ( Etudes sur la phénoménologie de soi ).
Ce processus qui vise, ici, à la vision du Graal, nécessite une recherche sur soi... La spiritualité chrétienne laisse souvent penser que nous pourrions nous en affranchir, qu'il suffirait d'une ''relecture'', et, d'avouer et regretter d'avoir ''péché'' (ce péché renvoie à une morale, et quelle morale?) ...
Le processus, est appelée par Jung : ''individuation''. Ce processus est aussi en partie inconscient, il s’exprime dans les rêves sous forme de figures : représentations symboliques des différentes composantes de la personnalité d’un individu et constituent les ‘acteurs’ du drame qui se joue en lui.
Perceval ( à ce moment il n'a pas encore de nom... ) quitte sa mère, qu’il laisse évanouie ( morte ? ) : le Moi commence à vivre l’autonomie. Perceval, sans remord (semble t-il, mais inconsciemment … ? ) poursuit son chemin ( refoulement ? Il en est ainsi du ‘ péché ‘ de Perceval…). Perceval, va vivre avec un sentiment d’infériorité… Sa cousine le nomme « li cheitis » ( v 3567), la demoiselle hideuse ne le ménage pas…
Perceval désire devenir ‘ chevalier ‘ : il tente de s’approprier une ‘ Personna ‘ ( personnage social ), ce qu’exprime une aspiration à devenir quelqu’un : première étape d’individuation. Sorte d’image du Père .. ?
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A ce moment, il y a généralement, aussi, rencontre de « l’Ombre » ; représenté par le chevalier Vermeil… C’est peut-être surtout l’explication du personnage de Gauvain, sorte de double inversé. La figure d’ombre est à la fois destructrice et constructive.
Perceval sera aussi confronté au féminin… « La femme est toujours là où se trouve l’ombre de l’homme. » CG Jung ( L’âme et la vie : textes de Jung )
L’Anima est l’image archétypale de l’autre féminin, que tout homme porte en lui , et à l’aide de laquelle il appréhende l’essence féminine… L’homme n’est pas toujours capable de la reconnaître : il la rudoie avec la Demoiselle du pavillon. L’homme peut ainsi avilir la part féminine des valeurs humaines et de sa propre psyché. L’Anima se montrera encore à Perceval, sous la figure de la porteuse du Graal … La forme fantasmatique s’affiche souvent par un processus d’initiation…
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Que de choses à dire à ce propos… !
Entre le féminin, le masculin, le rituel, et l’alchimie initiatique d’une telle composition … !
Plutôt que d’intellectualiser ; la lecture du Conte du Graal permet d’intérioriser ce processus et de le rendre conscient, ensuite, par cette même reformulation que je tente ici…
Je pense à ma part masculine qui s’est trop souvent noyée dans un imaginaire fantasmatique. Le chemin spirituel permet de conscientiser ses propres problématiques.
Aujourd’hui, le christianisme a, plus que jamais, le devoir, l’obligation d’évangéliser cette connaissance de la psyché. Je pense à l’apport essentiel de Jacqueline Kelen, un ‘ maître ‘ qui ne craint pas d’être Femme… !
L' "Objet " de la Quête de Perceval
L'objet de la quête est de vivre le Chemin, sur 'son' chemin.
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Faire le chemin, à la manière de Perceval, c'est pour arriver finalement au Christ.
Faire le chemin, c'est conscientiser et intégrer l'ombre ( qui est la face adverse des l'inconscient dans ses tendances pathogènes ...), en résolvant les conflits, les épreuves, les énigmes et en triomphant du Mal.
L'idéal de l'homme spirituel, c'est le Christ.
A la fois vrai Dieu et vrai Homme: le prototype de l'Homme parfait, parfaite union entre le divin et l'humain.
Le Christ, nous révèle notre véritable identité: Fils de Dieu, c'est à dire Fils et Fille de l'Amour, si nous sommes inspirés par l'Amour... Le Christ a vécu le don entier de lui-même...