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La mort de Lancelot de Sallembier
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Dans les dernières années de sa vie, après avoir pris sa retraite en 1963 pour s'éloigner de l'agitation politique et administrative, Lancelot de Sallembier s'était retiré au manoir de Fléchigné, situé dans le « Passais », à la croisée de la Normandie, de la Bretagne et du Maine,. Ce lieu, qu’il qualifiait de « désert » protecteur, était devenu le sanctuaire de sa vie intérieure et de sa quête spirituelle.
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Le logis est marqué par une forte symbolique familiale. Sur le linteau d'une fenêtre près de l'entrée principale, on peut voir le blason sculpté de deux trèfles, qui évoque des thèmes chers à la lignée, ( L'Histoire de Lancelot, du pays de Passais -2- - Les légendes du Graal ).
Fuyant l'intérieur de la maison lorsqu'il y avait du monde, Lancelot s'isolait dans son bureau situé hors de la maison principale,. Il s'agit d'une petite construction d'une seule pièce, que nous appelons '' la guérite '', abritée par un corps de ferme. Ce bureau est un lieu d'érudition et de bricolage. Il y travaillait, dos à la fenêtre sur une immense table très encombrée de dossiers, de manuscrits et de livres. Un fauteuil confortable et une table basse chargée de livres neufs complétaient ce décor. Dans un atelier attenant s'entassaient de vieux postes de radio et du matériel électronique dans un désordre que « personne ne devait toucher ». À l'intérieur du manoir, la bibliothèque du salon regorge de belles éditions, notamment de La Comédie Humaine de Balzac, des œuvres de Romain Rolland et de nombreux auteurs que j'ai découverts ici.
Lancelot préférait vivre seul. Lorsqu'il n'avait pas de visites, il refusait toute aide domestique et insistait pour « se débrouiller » par lui-même. Il n'hésitait pas à se montrer acerbe ou désagréable envers ceux qui le dérangeaient, ou s'il ne parvenait pas à se faire comprendre.
Sa fille Elaine était la seule dont il appréciait véritablement le soutien. Lorsqu'elle venait avec des invités, il lui déléguait entièrement l'organisation des journées et l'intendance, préférant s'isoler pour travailler. Un couple du village venait alors l'aider pour les repas et l'entretien des extérieurs.
Ses journées étaient rythmées par l'étude méthodique de la philosophie (notamment Whitehead et Simone Weil) et des mathématiques. Le soir, il pratiquait la lecture en silence ou jouait aux dominos avec ses proches présents.
Passionné de radio, il avait remplacé son vieux poste par un combiné radio-tourne-disques moderne en bois d'acajou. Il écoutait fréquemment des chants grégoriens de l’abbaye de Solesmes, comme le Miserere mei Deus, qui lui procuraient une grande émotion.
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Bien que retiré du monde, il restait fasciné par les avancées scientifiques, comme l'informatique naissante, rêvant même de construire son propre ordinateur en kit.
Lancelot envisageait sa fin de vie comme un « accomplissement ». Nourri par les écrits de Louis Lavelle et de Simone Weil, il pratiquait la méditation sur la mort, non par morbidité, mais pour accéder à une « vie surnaturelle » qui pénètre le quotidien. Pour lui, le passé et les défunts continuaient d'exister dans une « quatrième dimension » temporelle, rendant les souvenirs de Fléchigné aussi réels que les pierres du manoir.
Nous nous souvenons d'une certaine rugosité dans ses relations. Certains visiteurs vivaient mal, sans doute, que la plupart des échanges ordinaires lui paraissaient non seulement inutiles, mais presque invasifs.
Je comprenais que la solitude n’est pas chez lui un refuge occasionnel, elle était une condition de respiration. Recevoir une visite ne lui demandait pas simplement du temps, mais une dépense d’énergie mentale qu’il jugeait souvent déraisonnable. « S’occuper » de quelqu’un, converser, ajuster ses paroles, tolérer le bruit, les digressions, les banalités, lui donnait l’impression de détourner ses forces vitales de ce qu’il considérait comme l’essentiel. De là venait ce refus net, parfois abrupt, de la sociabilité ordinaire.
Dans la conversation, il ne cherchait pas la rondeur mais la justesse. Lorsqu’il sentait que ses paroles glissaient sur de l’incompréhension, son agacement montait vite. Ce n’est pas tant l’autre qu’il repoussait, que l’idée même d’être mal lu, mal entendu, mal compris. Sa parole devenait alors plus sèche, plus coupante, comme si elle se raidissait pour ne pas se dissoudre.
Son absence d’humour participait du même mouvement. Lancelot ne pratiquait ni l’esquive, ni la légèreté comme zones tampons. Il parlait droit, parfois trop droit, avec cette gravité nue qui pouvait donner le sentiment d’un homme « désagréable », alors qu’il était surtout un homme sans amortisseurs.
Elaine était l’exception qui confirme ce que j'en dis. Avec elle, il ne se protégeait plus, il partageait. Elle le comprenait. Elle ne troublait pas son silence, elle l’accompagnait. Elle devenait la seule présence humaine qu’il ne voyait pas comme une intrusion, mais comme une prolongation naturelle de sa propre vie intérieure.
Ainsi, le caractère de Lancelot n’était pas celui d’un homme dur, mais celui d’un homme densément habité, dont la richesse intérieure exigeait tant d’espace qu’elle repoussait presque tout ce qui l’approchait. Une personnalité faite de profondeur, de raideur, de pudeur et d’une fidélité absolue à ce qui, pour lui, méritait vraiment d’être vécu.
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Les derniers jours de Lancelot se déroulèrent dans un silence encore plus dense que d’ordinaire. À Fléchigné, l’air semblait retenir son souffle. La guérite restait éclairée tard, non par agitation, mais parce qu’il y restait assis, dos à la fenêtre, les mains posées à plat sur la grande table encombrée. Il ne travaillait presque plus. Il classait, il relisait, il touchait les papiers comme on touche des reliques personnelles. Chaque feuillet devenait une pierre qu’il replaçait à sa juste place dans son propre monument intérieur.
Il ne parlait presque plus, sinon à Elaine.
Elle fut présente plus longtemps que d’habitude. Elle comprenait sans qu’il eût besoin d’expliquer. Elle s’occupait de la maison, filtrait les passages, gardait la guérite comme on garde une chapelle. Elle lui apportait du thé, des livres qu’il ne lisait pas, mais qu’il ouvrait tout de même, qu'il feuilletait...
Lancelot de Sallembier est mort à Fléchigné le 1er septembre 1983.
Mais la mort n’est pas arrivée comme une surprise. Elle avait déjà commencé un mois plus tôt, le jour de l’attaque cérébrale. À l’hôpital, son corps se fermait. Il ne pouvait plus se lever. Il ne parlait plus, mais son regard restait d’une clarté presque troublante. Ce qui demeurait intact, c’était sa détermination. Il ne demandait pas à guérir. Il demandait à rentrer.
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Il suppliait Elaine de le ramener à Fléchigné.
Ce n’était pas un caprice. C’était un appel de territoire, un appel d’âme. Il voulait mourir dans ses pierres, dans le silence de ses murs, dans la géographie spirituelle qu’il avait patiemment construite toute sa vie à la suite de sa mère. Elaine a insisté auprès des médecins, négocié, tenu bon. Et cinq jours avant sa mort, les médecins acceptaient. Lancelot revenait à Fléchigné.
À Fléchigné, il parlait un peu. Quelque chose s’était détendu en lui. Il n’était plus dans la résistance, ni dans la plainte. Il était dans l’attente. Une attente claire, nue, presque lumineuse. Ceux qui l'on rencontré alors, ont senti qu’il ne subissait pas la fin. Il la reconnaissait, il l'attendait.
Il était prêt. Il semblait même attendre avec une forme de ferveur calme ce qu’il appelait, le moment de Vérité.
Je n’étais pas présent à Fléchigné pendant ces derniers jours. Mais j’étais là au cimetière.
Dans ce petit enclos du Passais, entre Normandie et Mayenne, la terre s’est ouverte sur le caveau familial. On y a retrouvé le nom d’Anne-Laure de Sallembier, sa mère. On lui a fait une place à côté d’elle, comme on referme un livre à la bonne page.
Lorsque son cercueil descendait, j'étais bouleversé. Voir ce corps disparaître sous la terre, c’était perdre soudain la forme visible d’un monde entier. Une bibliothèque, une voix, un silence, une densité humaine, tout cela s’enfonçait lentement dans la terre.
Et pourtant, après ce choc, une certitude demeure, droite, presque simple. Sa Quête est achevée. À présent, il sait.
1954 – Fin de la vie d'Anne-Laure de Sallembier
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De façon très inhabituelle, Anne-Laure de Sallembier s'est couchée avant le repas du soir ; elle avait simplement demandé à Madeleine de faire manger Elaine, et de la coucher. Elle se sentait fatiguée, et avait besoin de récupérer. Le lendemain, Madeleine appelait Lancelot à Paris, pour lui faire part de son inquiétude sur la santé de sa mère. La comtesse de Sallembier n'a plus quitté son lit ; et Lancelot vécut les semaines les plus intenses et douloureuses de sa vie.
Après la visite du médecin, et quelques analyses effectuées dans une clinique aux alentours de Paris. La mère de Lancelot exprime son impérieux souhait de revenir à Fléchigné, et de mourir nulle part ailleurs !
Pourquoi Fléchigné ? Parce que une part de soi est ici, parce que cette maison a toujours été un refuge, ce dont elle a besoin à présent. « Ici, je continue à vivre, dit-elle, ailleurs je commencerai à mourir. »
« Si je meurs, dans mon logis, ma présence continuera à vous accompagner ».
Lancelot fit déménager la plupart des meubles de sa chambre dans un petit salon du rez-de-chaussée. Ainsi, pendant la journée, Anne-Laure restait proche de chacun ; et pour la nuit il a été aménagé un coin nuit dans le grand salon pour la personne qui la veillait.
Une infirmière a secondé Madeleine pour les soins, le médecin venait régulièrement, et n'hésitait pas à proposer de la morphine pour atténuer les douleurs.
Lancelot est resté présent, le plus possible proche, frappé par l'abandon progressif de sa mère pour les soucis matériels, et la confiance qu'elle faisait à Madeleine en lui abandonnant tout.
Anne-Laure ne fut jamais irritée envers quiconque, elle semblait plutôt désolée du souci qu'elle donnait à chacun.
C'est à Elaine ( dix ans), qu'elle semblait vouloir raconter encore beaucoup de souvenirs ; la dernière semaine, elle n'en avait plus la force et priait Lancelot de continuer sur l'idée qui lui venait.
Alors, elle fermait les yeux et écoutait Lancelot évoquer certains personnages qu'elle avait connus, sa main acquiesçait ou s’agitait pour réfuter...
Lancelot savait que sa mère était rassurée de partir, entourée de ses proches, en particulier de son fils et de sa petite fille.
« Vous serez mes passeurs » leur avait-elle dit, alors qu'elle feuilletait, comme souvent, les cartes du Tarot. Elle avait devant les yeux l'arcane XIII.
« Il ne faut pas craindre cette image, disait-elle, elle peut apparaître comme la ''lavandière du gué'' annonciatrice d'un malheur, alors qu'elle n'est que l'annonce d'un passage, donc l'instructrice d'une connaissance. Dans notre tradition du Graal, la carte représente aussi la Jérusalem céleste. Elle est le but ultime du pèlerin, le terme de la croisade du templier.
Durant l'existence de nos ancêtres, le Graal avait quitté la Terre sainte pour l'Occident ; pour que la société arthurienne puisse donner à notre monde la dimension sacrée et spirituelle à laquelle nous aspirons. Aujourd'hui, ce Graal que nous cherchons, nous reconduit, par la Foi et la Raison, jusqu'à Jérusalem. »
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Elle rappelait souvent, à la petite Elaine, que son grand-père Charles-Louis lui racontait des histoires de l'Autre Monde, tous deux savaient que nous utilisons les images de ce monde, pour évoquer le Vrai Monde ; celui où elle se rendait...
« Si nous parlons en légendes, c'est qu'elles sont bien plus que ce que la plupart des gens se représentent. »
Elle confiait à sa petite fille comment Lancelot, fut le plus beau cadeau que la vie lui avait fait, et comment sa bonne fortune lui a permis de vivre intensément la fin d'une époque aristocratique mais réservée, il est vrai, à une petite partie de la population.
Anne-Laure avait raconté comment elle avait découvert ce monde avec Elisabeth de Gramont en particulier. Elaine se souvenait comment cette jolie demoiselle avait choisi un beau jeune homme, Philibert de Clermont-Tonnerre (1871-1940) comme époux. Elle s'installe alors en Bourgogne, a une petite fille Béatrix ; et elle s'ennuie, revient à Paris avenue Kléber... Anne-Laure et Elisabeth courent les salons, celui de madame Strauss, de Madeleine Lemaire où on pouvait voir Proust, de Robert de Montesquiou ; mais, Philibert est jaloux, violent, elle perd sous ses coups son deuxième bébé !
Anne-Laure a déjà raconté la comtesse Greffulhe, magnifiée par Proust, mais qu'elle ne reçut que vers 1904, quand sa fille épousa Armand de Gramont, ami de Proust. Sa fille, c'est Elaine Greffulhe.
Lancelot rappelle aussi qu'il y avait Anna de Noailles..
Anne-Laure a rencontré la théosophie, a fait tourner les tables. Elle s'est passionnée pour l'étude de la nature, elle fréquentait Camille Flammarion: elle se persuadait que l'idée de Nature, englobe le divin, l'humanité et l'univers... Tout le visible est le miroir de l'invisible ; et l'invisible devient simplement ''naturel''.
D'autres expériences vont enrichir sa représentation du réel, son passage au Figaro, puis au 'Mercure de France'.
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Jean-Baptiste de Vassy ( J.B) disciple du mathématicien Henri Poincaré, et admirateur d'Henri Bergson, était passionné d’aviation. Il fut le compagnon de sa mère et une figure paternelle pour Lancelot, il a accompagné Anne-Laure jusqu'à sa disparition au début de la grande guerre ; avec lui elle a rencontré Bertrand Russell, et indirectement Bernanos.
L'esprit, chez les officiers comme J.B, est à la communion dans des valeurs traditionnelles, ils se considèrent comme les lointains héritiers de la chevalerie ; ce que J.B. n'avait pas manqué de développer avec Lancelot ...
Anne-Laure a beaucoup voyagé, en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Ecosse; sur son chemin... le Graal. Sur le chemin, également, une rencontre essentielle, celle du couple Maritain et de tous ceux qu'ils fréquentaient.
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L'Italie, c'était avec Edith Wharton, en 1908.. Mais surtout, beaucoup l'Allemagne, et la passion des auteurs allemands.
On a parlé de Vanessa Bell, et du groupe de Bloomsbury, de son ami Paul Painlevé. Puis il y eut la Guerre et ses interventions auprès des allemands, jusqu'au retour à Fléchigné; l'accueil de réfugiés. La visite de Félix, était attendue, et ''ses fruits'', inattendus... !
A sa naissance Lancelot reçoit, par sa mère, une mission : le Graal. La légende arthurienne fournit dans sa version chrétienne, un ensemble d'images qui balisent une voie, en correspondance avec le message du Christ, qui traverse les siècles. L'origine de ces images s'inscrit dans la symbolique médiévale et se confronte, parfois avec difficulté, à la modernité. Pourtant, au XXIè siècle, le Graal reste toujours le chemin et l'objectif.
Avant toute chose, avant même le Graal ; Lancelot a reçu de sa mère et de ceux qui l'entouraient, une Tradition.
Et c'est cet héritage, d'abord reçu, puis fructifié, qu'Anne-Laure espère avoir laissé à son fils.
Effectivement, pour Lancelot, ce qui caractérise le chemin emprunté par sa mère, c'est son attachement à la Tradition.
La comtesse de Sallembier avait en horreur l’idée de Révolution ; elle impose la destruction d'une structure, d'un squelette élaboré au cours des siècles, à partir de la vie des gens.
La question du vrai et du bien, ne peut être résolu par un seul personnage qui ferait table rase du passé.
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Pour Anne-Laure :
La Tradition est une somme de ''références'' vécues.
Une Tradition se transmet, se reçoit. C'est une caractéristique de notre humanité.
Une Tradition se vit, au présent. Elle est communautaire, et ne se comprend qu'en ''disputatio''.
Une Tradition ne dépend pas forcément du même référentiel que la connaissance du moment. Il y a malentendu quand elle se confronte à elle, sans ce discernement, comme par exemple lors du procès de Galilée. La raison seule, ne suffit pas à vivre la Tradition.
La Tradition n'est pas une opinion ; elle les nourrit mais ne la fige pas.
On pourrait se demander, s'il y a des traditions erronées ? - Il y aurait plutôt des pratiques erronées.
La dernière semaine, Lancelot est revenu avec Geneviève. Il a fait une surprise à sa mère, en apportant à Fléchigné un combiné radio-tourne-disques ; une boite en bois plaqué acajou, et la façade en plastique et tissu. Le son est impeccable sur toutes les gammes, et a remplacé avantageusement le vieux poste. Quelques disques 33 tours-minutes de musique classique l'accompagnent.
Anne-Laure souhaite écouter des chants grégoriens de l’abbaye de Solesmes.
Un soir, ils écoutent le Miserere mei Deus (Psaume 50), ils pleurent ensemble ; ils se regardent et rient. Anne-Laure dit qu'elle n'a jamais été plus heureuse.
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Ces deux derniers jours, Anne-Laure n'était déjà plus là ; pourtant cette dernière nuit, elle et Lancelot ont partagé comme ils ne l'avaient plus fait depuis longtemps. Au matin, Lancelot qui la veillait, s'est réveillé, elle le regardait. Il s'est approché, elle a fermé les yeux et nous a quitté.
Elle lui avait dit : « Et si la mort, était un accomplissement.. ? » et « De quoi, de qui pourrais-je avoir peur ? »