conscience
Le XVIIe siècle pour penser le XXIe s.
Pourquoi ce retour vers le XVIIe siècle ?
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Par l’opportunité de l'histoire de notre lignée, et ma rencontre avec Léonard de la Breuille ; je retrouve Pascal et Descartes, en interlocuteurs de mes questions sur la singularité humaine face à l’Intelligence Artificielle... !
L’histoire de la pensée occidentale peut être lue comme une succession de ruptures et de réappropriations, où les paradigmes anciens sont remis en question pour ouvrir de nouvelles voies. Deux grandes périodes illustrent particulièrement ce mouvement : la transition de la scolastique médiévale au rationalisme moderne au XVIIe siècle, puis le passage du matérialisme dominant des XIXe-XXe siècles à une recherche actuelle de paradigmes renouvelés
La scolastique médiévale, incarnée par Thomas d’Aquin, avait élaboré une synthèse puissante entre la foi chrétienne et la philosophie aristotélicienne. Son ambition était d’intégrer la raison et la révélation dans un système cohérent, où l’homme trouve sa place dans un cosmos ordonné par Dieu.
Or, le XVIIᵉ siècle marque une rupture radicale avec ce modèle. Descartes, souvent présenté comme le père du rationalisme moderne, refuse l’arbitrage scolastique qui mêlait foi et raison sans les différencier clairement. Sa méthode privilégie un doute systématique, une raison autonome, capable d’établir des vérités universelles indépendamment des autorités anciennes ou des dogmes. Ce tournant rationaliste conduit à fonder les sciences sur des principes mathématiques et mécaniques, ouvrant la voie à la modernité scientifique.
Toutefois, ce rationalisme n’est pas sans critiques internes. Blaise Pascal, tout en étant contemporain de Descartes, incarne une autre voie. Héritier d’une tradition plus augustinienne et sceptique, il met en garde contre l’orgueil de la raison humaine, soulignant que la connaissance rationnelle ne saurait épuiser la condition humaine ni répondre à ses questions ultimes. Pascal incarne ainsi une tension essentielle : la raison, oui, mais aussi la reconnaissance des limites de la raison, et la nécessité de la foi.
Ainsi, la scolastique n’est pas simplement abandonnée, elle se réinvente dans ces débats, où elle anticipe une dualité durable entre raison autonome et pensée du mystère, qui continue de structurer la philosophie moderne.
Au cours des XIXe et XXe siècles, la pensée dominante, notamment dans les sciences, a largement évolué vers un matérialisme scientifique. Le monde est alors conçu comme une totalité explicable par la matière, la physique, la chimie et la biologie. Cette vision a permis des avancées technologiques spectaculaires, mais a aussi contribué à réduire l’humain à un simple mécanisme biologique et neurologique.
Or, aujourd’hui, face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle, des neurosciences et des biotechnologies, ce paradigme matérialiste est remis en question. Le défi majeur est de définir ce qui fait l’essence propre de l’humain, ce qui dépasse une pure machine ou un programme.
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Aux questions que le XVIIᵉ s. se pose :
* Quel est le statut de l’esprit et de la matière ? Peut-on fonder la connaissance sur la raison seule, ou faut-il intégrer la foi ?
Comment expliquer le monde physique ? Par des lois mécaniques universelles, ou y a-t-il une part d’inconnu et de mystère ?
Qu’est-ce que l’intelligence humaine ? Peut-on réduire l’homme à une machine ?
Font écho, celles d'aujourd'hui :
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* La conscience et l’esprit peuvent-ils être entièrement expliqués par les processus physiques du cerveau ? Quelle est la nature réelle de la conscience ?
Le monde est-il fondamentalement déterminé ou probabiliste ? Quel est le rôle de l’observateur dans la réalité ?
Peut-on créer une intelligence artificielle qui soit véritablement consciente, capable de créativité et d’émotions ? Quelle place pour l’humain dans un monde partagé avec des machines intelligentes ?
Comment je situe Descartes et Pascal, sur les sujets de ces questions?
- Je positionne Descartes comme le fer de lance de la "modernité". Sa philosophie, centrée sur le « Je pense, donc je suis » (Cogito, ergo sum), a inauguré une ère de rationalisme, de subjectivité autonome et de séparation radicale entre l'esprit (res cogitans) et le corps (res extensa). Le ''Je pense'' précédant le ''Je suis'', valorise mon existence par moi-même, avant de reconnaître le don que Dieu me fait.
Descartes a jeté les bases de la science moderne en prônant une approche déductive et mathématique du monde. Sa vision de l'univers comme une vaste machine, où les corps sont régis par des lois mécaniques, a puissamment influencé le développement du matérialisme scientifique. L'idée que tout est réductible à des interactions physiques est une conséquence directe de cette pensée.
Le projet cartésien visait également à rendre l'homme « maître et possesseur de la nature » par la connaissance et la technique, annonçant l'ère industrielle et l'exploitation des ressources naturelles.
Bien que son doute vise à fonder la certitude, il ouvre aussi la voie à une remise en question systématique qui, poussée à l'extrême, peut mener à une vision désenchantée du monde...
- Pascal, contemporain de Descartes, n'est pas un anti-rationaliste, mais il souligne avec force les limites de la seule raison pour appréhender la totalité de l'existence humaine. Sa fameuse phrase « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » est emblématique de cette perspective.
Pascal met en lumière la « misère de l'homme sans Dieu », sa finitude, sa contingence, son angoisse face à l'infini des espaces et des temps. Cette conscience aiguë de la fragilité et de l'absurdité de l'existence, en l'absence de sens transcendant, résonne en moi.
Pascal ne nie pas la réalité matérielle, mais il insiste sur l'importance de la "pensée", de la spiritualité et de la quête de sens.
Le fameux "Pari" s'adresse à l'athée qui professe la rationalité. Pourtant, semble t-il, la raison seule est insuffisante pour faire le bon choix, l'athée n'est pas rationnel ! L'individu doit faire un choix existentiel face à l'incertitude métaphysique.
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- Si je m'interroge à propos de l'Intelligence Artificielle et de la Place de l'Humain dans le Cosmos :
Je me demande si l'IA n'est pas une émanation de la rationalité cartésienne poussée à son paroxysme : elle est la machine pensante ultime, capable de calculs, d'analyses et de prises de décision qui surpassent souvent nos capacités humaines. Elle incarne le rêve cartésien de la maîtrise par la connaissance.
Mais paradoxalement, l'IA nous confronte aussi à une crise postmoderne. Si une machine peut "simuler la pensée", créer, composer, diagnostiquer, voire interagir en simulant des émotions, qu'est-ce qui nous rend uniques ?
Cela remet en question la centralité de la conscience humaine telle que nous l'avons toujours conçue, et peut générer une angoisse pascalienne face à notre "place" désormais plus incertaine.
L'IA nous force à nous demander ce qui fait notre "juste place dans le Cosmos", ( et dans la Nature). Est-ce notre capacité à la créativité non algorithmique ? À l'empathie ? À la conscience de soi et de notre finitude ? À la quête de sens et de transcendance ?
Pour l'instant, l'IA excelle dans la manipulation de données ( trier, organiser, calculer ..) et la reconnaissance de patterns ( identifier des régularités, prédire, repérer...) mais elle ne possède ni conscience (au sens subjectif), ni émotions, ni capacité à formuler des questions existentielles, ni à souffrir, ni à aimer. C'est peut-être là que réside notre "juste place" : dans ce qui échappe à la mécanisation et à l'algorithme.
Comme Pascal, l'IA nous ramène à une certaine humilité. Si nous pouvons créer des intelligences qui nous dépassent sur certains aspects, cela souligne d'autant plus l'immensité du savoir et des possibles qui nous échappent. La "juste place" pourrait être celle d'un être capable de créer, d'explorer, de questionner, mais aussi de reconnaître ses limites et d'être ouvert à la transcendance (qu'elle soit spirituelle ou simplement la complexité inatteignable de l'univers).
L'IA peut nous pousser au-delà d'une vision purement matérialiste de l'existence. Si la "pensée simulée" ou des formes d'intelligence peuvent émerger de systèmes complexes (qu'ils soient biologiques ou artificiels), cela ouvre la porte à des questions sur la nature de la conscience, de l'information, et des structures qui sous-tendent la réalité, qui vont au-delà de la simple matière.
Raymond Ruyer et son temps
Avant de revenir à Raymond Ruyer, et à la vaste documentation que lui ont remise Yvain et Elaine; je vais m'intéresser aux scientifiques et philosophes qui ont participé par leur influence à ce courant que l'Université - un peu plus en France - tend à déconsidérer, parce qu'ils n'hésitent pas à faire cas de questions considérées métaphysiques.
Sur le campus de l'Université de Princeton, l'IAS ( Institute for Advanced Study ) se veut indépendant. Fondé en 1930, par des mécènes, il veut fournir un espace de recherche et de réflexion pour des chercheurs de haut niveau, indépendants des contraintes académiques traditionnelles. Albert Einstein, Alan Turing, J. Robert Oppenheimer, John Wheeler y ont travaillé; et actuellement l'IAS reste renommé pour son département de mathématiques, qui a attiré certains des plus grands mathématiciens du XXᵉ siècle, y compris John von Neumann (1903-1957) et Hermann Weyl (1885-1955).
John von Neumann est l'inventeur de l'architecture de l'ordinateur moderne. Il est aussi l'un des fondateurs de la '' théorie des jeux '', qui est maintenant une branche fondamentale de la théorie économique et de la psychologie comportementale. Hermann Weyl, a développé la géométrie riemannienne et de la topologie. Il est connu pour ses travaux sur les espaces de fibre et la géométrie des espaces de dimension supérieure. Il a cherché à relier la mathématique pure à des concepts philosophiques. Dans ses écrits, il a souvent abordé des questions concernant la nature de la réalité et la perception humaine...
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La manière dont notre cerveau produit la conscience demeure largement inexpliquée; aussi la conscience reste l'objet de l’un des plus grands mystères de la science. Une structure biologique complexe, peut-elle créer la conscience, cette expérience subjective et intangible ?
Gerald Maurice Edelman ( 1929 - 2014) est un biologiste américain. Il préconise de ne pas tomber dans le piège d’un cerveau conçu comme un ordinateur et met l’accent sur son développement dynamique et adaptatif.
Plusieurs scientifiques et penseurs remettent en question l'idée que la conscience soit un simple produit du cerveau. Ils suggèrent qu'elle pourrait avoir une dimension non locale et universelle, s'inscrivant dans une réalité plus large que le cerveau biologique.
En ces années 70, Sir John Eccles ( prix Nobel de médecine 1963) pense que l’esprit est indépendant du cerveau, mais interagit avec lui via des mécanismes subtils au niveau des synapses
Karl Pribram avec le physicien David Bohm, suggèrent que la mémoire et la conscience émergent d’un champ d’information non local. On pourrait citer encore: Roger Sperry, Francisco Varela, Wilder Penfield ...
Thomas Nagel, philosophe américain né en 1937, connu tout récemment pour son célèbre article "What is it Like to Be a Bat?" (1974), où il critique les approches matérialistes de la conscience; un réductionnisme qui tente d’expliquer la conscience uniquement par l’activité cérébrale.
Il existe, dit-il, des "vues subjectives" qui ne peuvent être entièrement comprises par des descriptions objectives. Même si nous comprenions scientifiquement son cerveau, nous ne saurons jamais ''ce que ça fait d’être une chauve-souris''.
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Je pourrais parler aussi de Arthur Koestler, dans, son livre "The Ghost in the Machine" (1967) il explorait des idées liées à la conscience et à la nature de l'esprit, influençant les discussions sur le panpsychisme. Son titre fait référence au dualisme cartésien qui sépare l'esprit et le corps.
Koestler propose le concept de "holon", il désigne une entité à double nature: à la fois un tout ( une unité) et une partie d'un ensemble plus vaste. Exemples: une cellule, un individu... Cela fait penser à la théorie des monades de Leibniz (1646-1716) et à toute organisation, dont les parties et le tout s'articulent dans une dynamique évolutive.
Charles Hartshorne (1897-2000) est un philosophe et théologien américain, influencé par Alfred North Whitehead et sa philosophie du processus. Il rejette la vision classique d’un monde composé de substances fixes. Chaque entité est un événement, une expérience, et non un simple objet figé.
La conscience elle-même est un processus dynamique, évoluant constamment. Et Dieu, est l'image d'une conscience suprême, qui intègre et ressent toutes les expériences de l’univers; et la conscience humaine participe à une réalité plus large.
Fritjof Capra (physicien américain né en 1939-) : Dans son livre Le Tao de la Physique (1975), Capra explore les liens entre la physique moderne, en particulier la physique quantique, et les anciennes traditions mystiques (comme le taoïsme, le bouddhisme, et d'autres philosophies orientales). Capra souligne des parallèles possibles entre les découvertes modernes sur la nature de la réalité et certaines conceptions spirituelles et mystiques de l’univers, selon laquelle la vérité profonde de l'univers peut être expérimentée par une forme de connaissance intuitive ou spirituelle.
La physique est en plein développement, et en reconversion.
Nous observons avec grand intérêt, les début des recherches entreprises par Stephen Hawking (1942-2018). Après avoir obtenu son doctorat, et malgré son handicap, Stephen est devenu chercheur à Gonville and Caius College de Cambridge. L'étude des singularités, concept physique et astronomique récent, lui permet de développer différentes théories, qui le mèneront plus tard du Big Bang aux trous noirs. En premier lieu, Roger Penrose (1931- ) et Stephen Hawking construisent la structure mathématique répondant à la question d'une singularité comme origine de l'Univers. Ensuite, à partir des années 1970, Hawking approfondit ses recherches sur les densités infinies locales, et ses études sur les trous noirs ont fait progresser bien d'autres domaines. Enfin, la théorie du tout, visant à unifier les quatre forces physiques, est au centre des dernières recherches de Hawking. Le but est de démontrer que l'Univers peut être décrit par un modèle mathématique stable, déterminé par les lois physiques connues, en vertu du principe de croissance finie, mais non bornée, modèle auquel Hawking a donné beaucoup de crédit.
En 1974, Hawking est l'un des plus jeunes membres élus de la Royal Society.
Penrose défend une vision platonicienne des mathématiques: « j'imagine que chaque fois que l'esprit perçoit une idée mathématique, il prend contact avec le monde platonicien des idées […] Quand nous « voyons » une idée mathématique, notre conscience pénètre dans ce monde des idées et prend directement contact avec lui. » ( dans L'Esprit, l'ordinateur et les lois de la physique)
En France, Gilbert Simondon (1924-1989) est reconnu comme un philosophe de la technique. Il insiste sur l'idée que la connaissance ne se déploie pas de manière linéaire ou stable, mais au contraire, elle est marquée par des ruptures, des transformations et des mutations.
Les techniques et les savoirs techniques se développent progressivement, selon un principe de mécanisme relationnel, qui déstabilise les approches réductrices (mécanisme, réductionnisme ou structure statique). Simondon met en avant un processus d’individuation, où les individus (qu'ils soient biologiques ou techniques) sont pris dans des relations d’émergence qui vont au-delà d’une simple mécanique déterminée. Pour lui, les formes et les concepts, ne sont pas préexistants, ils sont individuellement produits à travers un processus d’interactions et d’adaptations avec les réalités matérielles et sociales. Il propose une réflexion sur des systèmes complexes, où les éléments interagissent dans des processus de coévolution.
Gilles Deleuze (1925-1995) ajouterait que l’individuation n’est pas simplement le résultat d’un processus physique ou biologique (comme chez Simondon), mais aussi une force créatrice et transformatrice qui déstabilise et crée en permanence de nouveaux possibles.
Le Cercle de Pantemos
A leur retour de Princeton, à côté de leurs enthousiasme d'avoir rencontré John Wheeler et Jim Peebles; Yvain et Elaine restaient assez mystérieux sur la diffusion prochaine de certaines connaissances qui pourraient ''enflammer nos cerveaux''...
Avant cela, ils devaient effectuer certaines démarches dans la plus grande discrétion. En premier lieu rencontrer un universitaire, professeur de philosophie à l'université de Nancy.
En 1973, je ne savais pas beaucoup plus de cette affaire scientifique, que je vais tenter de vous raconter à l'intérieur d'une ''dystopie''....
1 - Quels en sont les protagonistes?
* Le Cercle de Pantemos ( pan qui signifie ''Tout'' et temos, âme en grec ancien) , se réfère dans ses origines à Thalès ( 600 ans avant J.C.): considéré comme le premier physicien, il est un des premiers philosophes grecs à évoquer l'idée que la conscience pourrait être une propriété fondamentale de la matière. Il plaçait l'élément ''eau'' comme principe de vie. Thalès, tentait d'argumenter une compréhension scientifique du monde.
Thalès affirme l'unité de la matière, et pensait que toute chose avait une âme et que cette âme participait de tout l’univers. Aristote ( 300 ans avant J.C.) fait de l'âme la seule force motrice.
Je rappelle qu'Aristote a développé la théorie selon laquelle toute chose est composée de matière (hylé) et de forme (morphé). La forme d'une chose inclut son essence ou son âme, mais cette forme n'est pas une entité séparée de la matière. Plutôt, elle est indissociable de la matière et lui donne son existence et sa caractéristique. Aristote voyait l'âme et le corps comme une seule entité indissociable. L'âme n'est pas une substance séparée qui habite le corps, mais plutôt la forme qui anime le corps.
Le Cercle de Pantemos n'est pas une société ou un ordre d'initiés. Il regroupe en toute discrétion, des membres cooptés pour échanger sur la part de leurs travaux qui convergent vers certains concepts, qui pourraient suggérer, par exemple, que :
- Les systèmes et leurs propriétés doivent être analysés comme des ensembles, et non simplement comme une collection de parties.
- Une étude interdisciplinaire des systèmes est nécessaire pour mettre l'accent sur l'interaction et l'interconnexion entre leurs parties.
- Des propriétés nouvelles et complexes émergent à partir de l'interaction de parties plus simples.
Et surtout, que: - L'esprit ou la conscience est omniprésent et imprègne toute la réalité.
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Le cercle de Pantenos n'existe pas de rien, Il est dans le prolongement et parfois en opposition, de sociétés dont nous avons déjà parlé, comme les Cambridge Apostles avec le Bloomsbury Group, ou le Cercle de Vienne . Beaucoup de ces personnalités ont émigré aux Etats-Unis, ainsi le physicien Ernst Mach (1838-1916) ou le philosophe des sciences Rudolf Carnap (1891-1970).
Leurs idées pouvaient s'opposer à celles défendues par les membres du Cercle de Pantemos; par exemple celles qui prônaient une philosophie empiriste et logique ; ou certaines des idées à la mode en ces années 70, comme le structuralisme, avec des figures clés tels Claude Lévi-Strauss et Roland Barthes. Il met l'accent sur l'analyse des structures sous-jacentes des systèmes sociaux et culturels, plutôt que sur les expériences individuelles ou subjectives.
De plus, des penseurs du Cercle de Pantenos, attribuent des propriétés mentales à des structures fondamentales de la réalité. Il s'agit d'une perspective radicalement différente de celle du structuralisme, qui se concentre sur les relations et les structures plutôt que sur la conscience elle-même. Ils sont en opposition également à des ''physicalistes'' qui considère la conscience comme une illusion ou une construction fonctionnelle du cerveau. Il y a débat également avec ceux qui admettent que les propriétés mentales existent, mais seulement comme des propriétés émergentes de systèmes complexes.
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Pour trouver, actuellement le cœur du Cercle de Pantemos, il faut aller à L’IAS, The Institute For Advanced Study, avec sa maison-mère, Princeton University. L’IAS ne délivre pas de diplômes, ne possède pas d’équipements techniques, mais depuis sa fondation, il a accueilli les esprits les plus féconds et les plus brillants du XXe siècle, quelle que soit leur origine ou leur nationalité : des physiciens, Alfred Einstein, Robert Oppenheimer, Wolfgang Pauli ; des mathématiciens, John Forbes Nash, John von Neumann, etc. Trente-trois prix Nobel à ce jour
La raison ultime de l'IAS, est – disent-ils - la poursuite de la connaissance pour elle-même.
De 1942 à 1951, sous la direction de von Neumann, a été élaboré l’architecture de base de l'ordinateur numérique. L’IAS est le principal centre de recherche en théorie des cordes.
( à suivre, avec les autres protagonistes...)