actualite
La politique, la dette... en Islande et en Argentine.
En ISLANDE :
L’action politique populaire, en Islande, a conduit ce petit pays à ne pas suivre l’orthodoxie qui guide les politiques en Europe et à
l’international…
- pétition nationale pour refuser le remboursement des dettes britannique et hollandaise;
- référendum populaire rejetant à plus de 93 % les accords relatifs au règlement de ces dettes;
- nouveau référendum rejetant à 60% un nouvel accord avec les créanciers de l’Islande.
Les islandais souhaitent à présent comprendre et l’ancien premier ministre de l’époque Geir Haarde a été déféré devant une juridiction spéciale ; non pas pour le sanctionner ( encore que .. ! ) mais pour connaître et faire connaître les vraies causes de la crise : privatisations hasardeuses des quotas de pêche, engouement pour les investissements à l’étranger, gestion catastrophique des grandes banques privées et octroi immodéré de crédits aux particuliers.
En 2009 : Les protestations citoyennes contre le Parlement font que des élections anticipées sont convoquées. Elles provoquent la démission du Premier Ministre et, en bloc, de tout le gouvernement. L’islande se trouve dans l’incapacité de rembourser sa dette.. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette par le paiement de 3.500 millions d’euros, montant que paieront mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5%.
- En mars, un référendum est organisé sur le sujet : 60% des électeurs se sont déplacés et 93% d’entre eux rejettent les modalités du remboursement de la dette aux Britanniques et Néerlandais.
Actuellement , un nouvel arrangement est trouvé avec Londres et Amsterdam. En effet, l’Islande, candidate à l’adhésion à l’Union européenne, ne veut pas se fâcher à
jamais avec deux de ses membres... L’accord porte désormais sur un prêt à environ 3%. Il doit encore être avalisé par le parlement islandais.
Lors des élections d’avril 2009, une majorité de gauche, composée de socio-démocrates et du parti ‘gauche verte’, est élue. C’est une première en Islande, pays
traditionnellement gouverné au centre droit. Une femme, Johanna Siguroardottir
,
prend la tête du gouvernement..
Mais le coup de barre est modéré : les socio-démocrates sont pro-marché et pro-Europe. Le programme discuté avec le FMI se poursuit, et le gouvernement engage en juillet des négociations pour adhérer à l’Union européenne.
- La monnaie est dévaluée pour relancer les exportations.
Au parlement, à plusieurs reprise, les ‘verts de gauche’ se sont désolidarisés d’un pouvoir jugé trop centriste sur la question européenne comme sur d’autres.
Ce n’est pas un conte de fées, et l’Islande ne vit pas une alternative harmonieuse au capitalisme, mais une suite de tâtonnements confus, douloureux et résignés... en restant dans les rails du FMI…
- Il est décidé de rédiger une nouvelle Constitution pour libérer le pays du pouvoir exagéré de la finance internationale et de l’argent virtuel, entre autres …
Depuis avril dernier, 25 « conseillers » élus sont chargés de diriger l’écriture de la nouvelle constitution du pays. Physicien, directeur de théâtre, pasteur, professeur d’économie, journaliste, avocat, étudiant, ils sont issus de la société civile. Le processus se veut collaboratif. Les projets de clause sont publiés sur le site du gouvernement chaque semaine.
En ARGENTINE : ( article de François Asselineau dans Agora Vox):
Tout au long des années 90, l’Argentine avait appliqué, sous la présidence de Carlos Menem et à la demande du FMI, une politique ultra-libérale de privatisation à
outrance de toute son économie.
Cette ultra-libéralisation de l’économie argentine a certes provoqué l’enrichissement d’une partie de la population pendant quelques années, et surtout une débauche de consommation.
Mais elle a aussi et surtout entraîné une autre partie de la population dans la pauvreté (environ 20% de chômeurs officiels vers 1998) , avant de provoquer une hyper-inflation et une crise économique et financière de très grande ampleur à la fin des années 1990 et au début des années 2000.
La crise économique et financière culmina en 2001 et conduisit à des décisions historiques :
le 6 janvier 2002, le nouveau gouvernement du président Eduardo Duhalde procédait à un gel total des avoirs bancaires et à une dévaluation officielle du peso de 28 % par rapport au dollar. La monnaie argentine continua à baisser très rapidement ensuite, jusqu’à perdre près de 50% face au dollar.
Nestor Kirchner (péroniste de centre gauche) a été président de la République argentine de 2003 à 2007.
- a) il envoie balader les banquiers, et « renégocie » la dette du pays en 2005 d’une façon expéditive : il a purement et simplement refusé le remboursement de trois quarts des 100 milliards de dollars de dette extérieure !
- b) faisant un bras d’honneur au dogme de l’ultra-libéralisme et de la prétendue « mondialisation inévitable », il a :
- gelé les tarifs de l’énergie et des transports,
- taxé très fortement les importations,
- relancé l’activité économique (+ 50 % en cinq ans !) en la soutenant de façon keynésienne par les dépenses publiques,
- provoqué une forte hausse des salaires,
- et engagé un programme tenace de réappropriation par le peuple argentin des grands services publics du pays qui avaient été bradés à des intérêts privés
américains ou européens à la demande du FMI :
- novembre 2003 : Renationalisation de la Poste argentine, qui avait été privatisée en 1997.
- janvier 2004 : Renationalisation de la concession de l’espace radioélectrique national, qui avait été attribué au groupe français Thales Spectrum, filiale de Thales (ex-Thomson) en 1997.
- mars 2006 : Renationalisation de la distribution de l’eau potable qui avait été attribuée au groupe français Suez en 1993.
- mars 2007 : Renationalisation du Chantier naval Darsena Norte, privatisé en 1999. Les employés reçoivent 10% des actions, le reste étant contrôlé par l’Etat.
C’est sa propre épouse,
Cristina Kirchner qui lui a succédé au poste de présidente de la République le 10 décembre 2007. Réélue il y a
quelques mois, en octobre 2011, elle a continué l’impressionnante œuvre libératrice de son mari :
- novembre 2008 : Renationalisation du système de retraites, qui avaient été privatisées en 1994.
- décembre 2008 : Renationalisation des compagnies aériennes Aerolineas Argentinas et Austral, privatisées et acquises en 1990 par la compagnie espagnole Iberia, puis en 2001 par le groupe espagnol Marsans.
- et enfin, ce 16 avril 2012 : Renationalisation majoritaire (à 51%) de la compagnie pétrolière YPF, qui avait été privatisée et cédée à l’Espagnol Repsol en 1992.
J’ai rêvé d’un autre monde…
BRAVO: ... à "Goshem": lieu d'accueilet d'agriculture solidaire . |
l'Ecologie... c'est pour quand ?
Ne pouvant changer les gens contre leur volonté… D’ailleurs faut-il même devoir les changer… ?
Il conviendrait
mieux, d’abord - de se changer soi-même, ce qui influencera la société ; ensuite, – de travailler collectivement pour enrayer les fantasmes de peur ou de rejet de l’autre … C’est une
manière de montrer l’interdépendance avec la nature et l’humanité. En un mot : se sentir « responsable »…
L’information, la plus argumentée possible, peut-elle suffire à la prise de conscience ? Il faut développer et explorer des modes de communication autres que basés sur des chiffres et statistiques , des modes plus pédagogiques et plus « sensibles » … Il est fondamental de penser la "transmission " .
San doute, aussi, faut-il réfléchir à, et combattre notre sentiment d’impuissance. Il repose certainement sur un réseau de croyances et de valeurs, comme la société pyramidale ( dominant-dominé, patron-salarié …etc ), ou l’attente en un salut incarné par une personnalité ou une majorité ( < 50% .. ! ) providentielle…
- Chacun de nous a plus de pouvoir qu’il n’imagine !
L’avenir ( pour plagier Bergson ) n’est pas seulement ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire ! Et pour rejoindre Einstein ( ! ) : « Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne peuvent être résolus au niveau et avec la façon de pensée qui les a engendrés. »
Aussi, nous ne ferons pas l’économie, même en changeant de « majorité » .. ! de revisiter le fonctionnement de notre psyché… et de notre spiritualité.

L’écologie au cœur de l’humain
L’écologie m’interroge aussi sur mon monde intérieur…
Il y a les mondes intérieurs des besoins légitimes : nourriture, sécurité, social .. et les mondes
intérieurs des désirs de la psyché : beauté,
reconnaissance, idéaux… mais aussi domination, mal être, peur, violence… la crise « écologique » n’est-elle pas ultimement une crise de l’esprit ?
Comment pourrait-il y avoir une humanité en bonne santé ( physique et mentale )dans un monde qui ne le serait pas ? – Le monde extérieur ne reflète t-il pas notre monde intérieur ? -
Pourquoi l’écologie politique ne fait-elle que 2% ? Pourquoi nos sociétés ne font-elles pas ce qu’il serait nécessaire de faire pour résoudre notre gravissime crise écologique ?
Quelques explications : ?
* L’impact de nos actes nous semble abstrait, ou lointain… Majoritairement, nous sommes urbains, et les impacts ( futurs.. ! ) ne sont pas vraiment
évalués… L’empreinte de nos sociétés
actuelles se fera
sentir sur plusieurs siècles au moins …
Le « monde » est mondialisé et de plus en plus complexe… trop pour notre « petit » cerveau ? Enfin, sans doute encore, nombre de désordres environnementaux sont inaccessibles à nos sens … Bref, les problèmes écologiques paraissent pour beaucoup, plus une idée qu’une réalité !
** Le second niveau d’explication, pourrait être plus psychologique. L’humain a une extraordinaire faculté mentale, pour communiquer, organiser des projets, se projeter dans le futur… au point de donner plus d’importance à ses représentations mentales qu’à la réalité ! Et, oublier que nous sommes interdépendants avec la « nature »… Nous avons perdu le contact avec la nature ! Nous vivons ( je parles des ‘occidentaux’ )dans un univers totalement « anthropisé » , voire même « virtuel » …
Citation du « laïque Eckhart Tollé » ( mais j’aurais pu citer un catho… mais ‘lui’ ne fait pas référence à « Dieu » ..): « Lorsque nous ne percevons la nature qu’à travers nos esprits et nos pensées, nous ne sentons plus la vie qui anime la nature. Nos pensées la réduisent alors à une marchandise à exploiter dans la poursuite soit de profits, soit de plus de connaissance, ou pour tout autre objectif utilitariste. La forêt ancienne est réduite à du bois sur pied, l’oiseau à un sujet de recherche, la montagne un espace à exploiter ou à conquérir. »
Nous dualisons : humanité et nature, comme nous l’avons fait pour âme ( psyché ) et corps, esprit et émotions …etc.
La crise écologique reste une « idée ».
La peur du changement : nous craignons de nous distinguer dans un environnement culturel et politique ( consensuel .. ?) Peur d’un futur difficilement concevable, et toutes nos angoisses existentielles que nous tentons de conjurer par la sur-consommation, la sur-activité, la sur-mobilité ..etc
*** L’existentiel, m’amène à une troisième explication, celle que je lierais ( rapidement …) à l’athéisme ambiant. Si mon « égo » est la seule réalité et la finalité de toute chose : chacun pour soi ! ( je fais bref ! )
Catholicisme et Controverse :
- Enzo Bianchi, fondateur et prieur de la communauté de Bosé
, est considéré par Antonio Livi, professeur émérite d'épistémologie à l'université du Latran, théologien de renom - , comme porteur
d’une « vision d'un humanisme nominalement chrétien mais substantiellement athée ». ..! ..?
- Le « Saint-Siège » refuse de recevoir le père Helmut Schüller, qui souhaitait "répondre aux questions que le Saint Père pourrait avoir à propos de l'Appel à la désobéissance". !
- L’association des supérieures de congrégations féminines américaines, qui s'est fait taper sur les doigts par la Congrégation pour la doctrine de la Foi, est soutenue par de nombreuses associations qui regrettent « l'offensive vaticane contre les femmes et les droits des minorités sexuelles », que la LCWR défend.
- Leonard Swidler, professeur de philosophie catholique et expert en dialogue interreligieux à l'université de Philadelphie, a écrit une lettre ouverte à son ancien collègue devenu pape afin de lui demander de "revenir à l'esprit du Concile": "Joe, tu étais reconnu comme l'un des théologiens de Vatican II qui ont promu l'appel du Pape Saint Jean XXIII pour l'aggiornamento par l'esprit de réforme de retour aux sources énergisantes originales du christianisme. Ces sources démocratiques et éprises de liberté de l'Église primitive étaient exactement les sources de renouveau détaillées par toi et tes collègues de Tübingen. Je te prie instamment de revenir à ce premier esprit de réforme de ta jeunesse..."
- Le père Tony Flannery est une figure bien connue en Irlande. Il y a deux ans, la fondation de l'ACP a été perçue comme un sas de décompression par de nombreux prêtres: près d'un quart d'entre eux ont adhéré à l'association afin de faire entendre leur voix dans le processus de rénovation de l'Eglise irlandaise, asphyxiée par les affaires de pédophilie et les complaisances de la hiérarchie sur ces scandales. N'hésitant pas à prendre le contre-pied des positions vaticanes - en matière de contrôle des naissances, d'ordination des femmes ou de célibat obligatoire des prêtres, Flannery allait parfois plus loin que sa propre association.
Le père Flannery s'est vu défendre par les quelques 800
prêtres de son mouvement dans un communiqué: "Nous affirmons de la manière la plus ferme qui soit notre solidarité avec le père Flannery et souhaitons exprimer notre point de vue qui est
que cette intervention est injuste, injustifiée et déraisonnable", ( … ) Nous sommes et nous voulons rester au cœur même de l'Eglise, engagés à mettre en place les réformes du Concile
Vatican II".
- La PUCP (Université catholique pontificale du Pérou), mise sur la sellette depuis plusieurs mois par le Vatican qui exige qu'elle mette ses statuts en conformité avec son titre de "pontifical" et cesse d'enseigner des matières ou des doctrines en contradiction avec la théologie catholique, a annoncé hier sur son site qu'elle n'était pas parvenue à un accord avec Rome.
- Le théologien galicien Andres Torres Queiruga, 72 ans, s'est vu attribuer un "avertissement" de la part des évêques espagnols. Au-delà de ce qui lui est reproché, la façon dont la sanction a été prise sème le malaise dans l'Eglise espagnole… Queiruga s'est dit "scandalisé" par la décision de la Commission, d'autant que le seul théologien à avoir assisté à la commission, le dominicain Martin Gelabert, l'a défendu: "la théologie de la Queiruga Torres ne viole pas la foi de l'Eglise et doit être comprise dans le légitime pluralisme théologique", a-t-il déclaré au journal Religion Digital.
Tous ces extraits, proviennent durant ce mois d’avril 2012, du journal catholique « La Vie ».
Pour une vraie obéissance à l'évangile.
« Le Monde » (05.04.2012) fait écho d’un message envoyé par des « cathos contestataires » aux évêques et au pape, et d’un « appel à la désobéissance » …
Il s’agit d’un :
Soutien à l'Appel des Prêtres Autrichiens en France (http://sapafrance.canalblog.com/) ;
en effet, des prêtres du diocèse de Rouen sont solidaires de l'appel à la désobéissance des 320 prêtres autrichiens. « Pour une vraie obéissance à l'évangile » ils veulent une Eglise qui soit à l'écoute des besoins et des attentes des hommes d'aujourd'hui.
1.Nous voulons une Eglise qui, à l’image de Jésus-Christ, soit présente aux souffrances, aux peines, aux échecs et aux espoirs de la vie des hommes. Une Eglise qui révèle que l’amour de Dieu est à l’action dans le coeur et l’intelligence de tous les hommes. Une Eglise faite de pécheurs qui avancent avec tous les autres hommes. Une Eglise qui essaie de réparer ce que les malheurs de la vie ont cassé.
C’est pour cela que nous soutenons les fidèles divorcés-remariés qui demandent à pouvoir recevoir les sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. Le sentiment d’exclusion dont ils souffrent ne fait qu’ajouter aux souffrances souvent très dures qu’ils ont endurées.
2. Nous voulons une Eglise qui ne soit pas donneuse de leçon de morale mais qui cherche avec les hommes d’aujourd’hui comment rendre le monde meilleur pour tous ; une Eglise qui montre combien l’Evangile peut être libérateur ; une Eglise présente là où les hommes sont rejetés et humiliés, qui accompagne les immigrés, les sanspapiers, les chômeurs, une Eglise qui ne les enferme pas dans leur passé mais qui participe à leur ouvrir un avenir et une espérance : l’Eglise de Joseph Cardjin, la JOC et des mouvements d’Action Catholique…l’Eglise du Père Wresinski (ATD Quart Monde), de l’Abbé Pierre, de Mère Teresa, de Soeur Emmanuelle, l’Eglise de Nelson Mandela, de Martin Luther-King, Dom Elder CAMARA et les communautés de base en Amérique Latine… Et tous ceux qui luttent partout pour un monde plus juste.
3. Nous voulons une Eglise qui fasse toute leur place aux laïcs, qui sache les écouter, qui sache leur laisser prendre des responsabilités à tous les niveaux, qui leur donne, alors que de plus en plus sont formés, la possibilité de prêcher, d’être responsables de communautés…Déjà des délégués pastoraux sont nommés pour pallier le petit nombre de prêtres. Cette situation ne peut que s’amplifier dans l’avenir. Il ne suffit pas de reconnaître une responsabilité et de les nommer si on ne leur donne pas en même temps la possibilité d’exercer ce ministère : célébrer le baptême, être témoin du mariage, et pour d’autres, pouvoir donner l’onction des malades, serait le signe d’une véritable reconnaissance.
Nous croyons que l’ordination d’hommes mariés, qui donnerait aux communautés les prêtres dont elles ont besoin, transformerait le ministère du prêtre. Ceux-ci, qui garderaient leur vie professionnelle, ne seraient plus le centre de tout, mais agiraient entourés d’une communauté de personnes partageant leurs responsabilités.
4. Nous sommes POUR une Eglise qui dialogue, qui écoute et qui parle à plusieurs voix. Notre intervention a pour but de soutenir les évêques qui depuis longtemps demandent des réformes à Rome et ne sont pas écoutés ;
5. Nous déplorons un retour en arrière par rapport au Concile Vatican II, qui définissait l’Eglise comme peuple de Dieu, avec une hiérarchie au service de ce peuple. Nous avons trop souvent l’impression d’être revenus à une Eglise pyramidale, avec le pape, puis les évêques puis les prêtres et enfin, tout en bas, les fidèles destinés à obéir passivement. Le Concile Vatican II a redonné au corps des évêques d’exercer, en union avec le Pape, le pouvoir sur toute l’Eglise (LG n°22). Ce pouvoir s’exerce notamment par les synodes des évêques. Mais il faut reconnaître qu’actuellement ces synodes sont dirigés et limités dans leurs objectifs par la curie romaine ; leur liberté d’expression est contrôlée. De même, les synodes diocésains ne peuvent transmettre à Rome les propositions des fidèles qui ne pourraient être reçues par la curie. Jean XXIII avait lutté pour que l’Eglise échappe au pouvoir de la curie ; Nous craignons fortement que ce ne soit aussi aujourd’hui la curie qui dirige l’Eglise.
6. Avec d’autres églises chrétiennes et plusieurs théologiens catholiques, nous pensons qu’il n’y a pas d’opposition à l’ordination de femmes au ministère presbytéral ; cette ordination serait le signe d’une Eglise qui entre dans la modernité et accepte de se transformer sous le souffle de l’Esprit, plutôt que celui d’une forteresse assiégée et qui cède à l’intégrisme par peur du monde d’aujourd’hui.
Il semble que « Les évêques belges ont « pris attentivement connaissance du manifeste », reconnaissant que l’Eglise n’a plus « la position sociale ni l’impact » qu’elle avait auparavant. « Nous sommes nous aussi à la recherche de renouvellement et d’une plus grande authenticité, fidèles aux Ecritures et à la tradition de l’Eglise », ont-ils précisé, alors même que les signataires de la pétition demandent une rupture dans la tradition sacerdotale. Ils ont aussi rappelé que la question du "sacerdoce et des ministères dans l'Eglise" se réglait "au niveau de l'Eglise universelle". »
Le pape, s’est aussi exprimé et évidemment conteste le fait que la désobéissance puisse renouveler l’Eglise … : « Ce qui est demandé, c'est une configuration au Christ, et en ceci nécessairement un dépassement de nous-mêmes, un renoncement à la si vantée autoréalisation." Et de prendre l'exemple de l'ordination des femmes soutenu par le mouvement autrichien : "Jean-Paul II avait déclaré de manière irrévocable que l'Eglise n'a reçu aucune autorisation de la part du Seigneur. ». Benoît XVI, par ailleurs se défend de faire de l’immobilisme, et de vouloir durcir la tradition, en se référant au Concile de Vatican II ( 1962-65).
La seule "real" politique, c'est l'Ecologie politique !
Si je prends comme définition de l'écologie politique :
C'est un mouvement de recherche permanent de la meilleure autorégulation ( autogestion …) pour gérer la diversité ( des espèces, des gens,..), nos ressources, et la finitude de nos vies … ( et si … sans réflexion sur le « sens de la vie » il manque l’essentiel .. ! )
Alors il apparait clairement que les modalités d'autorégulation ne relèvent pas seulement de décrets et de mesures, …. mais de l'implication du plus grand
nombre - donc de la chose éducative dans son aspect le plus noble au sens d' " être créateur de son existence" ( pour reprendre l'esprit du dernier livre de Jean Marc Fert sur "apprendre à penser complexe"…).
Tout est interdépendant, tout me concerne… dans l’éternité …
La seule Politique qui peut m'intéresser, situe ses objectifs dans l'avenir.
L' Ecologie politique, portée par Eva Joly et Europe Ecologie Les Verts, est cohérente et voit à long terme... Ce devrait être les seuls critères d'une "real politic " ... Amen ! :-)
La dignité de penser
L’humain se fait rare …
Ma petite entreprise est florissante, elle est à l‘image de ce qu’elle doit être : une micro-entreprise… Je suis une micro-entreprise qui ne faiblit pas, je suis en
« concurrence », mais je gère … !
J’évite de rêver… Ma religion : c’est l’Economie, le rationalisme des chiffres et de la performance.
Le monde est un ensemble de marchandises et de produits ( financiers … ). Quand je parle : j’informe ! Je mesure, je compare … J’ai des objectifs. Je technocratise, j’objectivise … !
Nous pensons nous débarrasser des mythes et de l’idéologie. Nous nous méfions quand la pensée semble être du côté de « La Parole », et préférons les chiffres. D’un côté une expérience, de l’autre une « tendance », d’un côté « un je », de l’autre un sondage.
Il n’y a pas de « pensée », sans « parole ».
Il n’y a pas d’avenir possible, sans la voix du rêve et de l’idéal…
Il faut libérer la parole pour libérer la pensée.
« Face à cette déshumanisation et à cette “réification de l’homme”, Roland Gori nous rappelle que, s’il est bon de s’indigner, “la dignité humaine provient de la pensée, de la capacité de penser”, et que celle-ci est subordonnée à la parole “sans laquelle il n’y a pas davantage de singularité que de démocratie” : “penser, c’est transgresser les frontières de l’évidence, et ne pas s’attarder à l’ornière des résultats”. Roland Gori fait tout d’abord le constat que “le cours de la parole a inexorablement chuté”, au profit de sa composante la plus technique : l’information, une langue qui “prétend faire fi de la dimension fabulatrice”. »

L'humanisme contre le "post-humain"
A l’heure où, parfois, notre vision du futur nous projette un monde « post-humain » , je crains que la prochaine idéologie totalitaire infuse encore une fois la toute puissance de l’humain, en prétendant – paradoxalement - dépasser les limites de l’humain… !
La pensée « humaniste » devient ringarde et la spiritualité : archaïque … !
"On supprimera l'Ame
Au nom de la Raison
Puis on supprimera la Raison.
On supprimera la Charité
Au nom de la Justice
Puis on supprimera la Justice.
On supprimera l'Esprit
Au nom de la Matière
Puis on supprimera la Matière.
Au nom de rien on supprimera l'Homme ;
On supprimera le nom de l'Homme ;
Il n'y aura plus de nom.
Nous y sommes."
Armand ROBIN , 1945.
Armand Robin nait en 1912 à Plougernevel, dans les Côtes d'Armor, huitième enfant
d'une famille d'agriculteurs très pauvres. Sa langue maternelle est le breton. Élève surdoué, Armand Robin obtient une bourse pour préparer l'Ecole normale supérieure à Paris. Il se lie
d'amitié avec Jean Guéhenno, Breton d'origine modeste comme lui. Fasciné très jeune par le communisme, mais désenchanté par son voyage en URSS en 1933, il dénonce le stalinisme et adhère à
la fédération anarchiste. Sa fin est tragique. Arrêté pour désordre sur la voie publique, il décède brusquement, dans des conditions suspectes, à l'infirmerie spéciale du Dépôt le 30 mars
1961, à l'âge de 49 ans.
Ce polyglotte frénétique fut un poète, un critique, mais aussi un traducteur de génie - on a retrouvé des textes traduits de vingt-deux langues - qui souhaitait que la traduction
soit création totale et fidélité totale, comme il le disait à son ami Jean Paulhan.
*
11 mars 2011: Conséquences de notre inconscience !
Le 11 mars 2011, un séisme suivi d’un tsunami et d’un accident nucléaire d’une ampleur sans précédent s’abattaient sur le nord-est du Japon.
En
lumière, par notre foi, nous apprenons de l’expérience. Les églises ne sont pas indifférentes ni des choix politiques, ni des conséquences des catastrophes … Pour redonner du sens à notre
avenir, un parole prophétique de la part des Eglises est aujourd’hui attendue.
- En janvier 2006, Benoît XVI affirme que la dissuasion nucléaire est « funeste » (terme qui évoque la mort et le malheur) et « tout à fait fallacieuse » (terme qui connote tromperie et illusion).
Aujourd’hui , « l’Eglise rappelle à l’Etat et à la société les exigences de vérité et de justice qui sont celles de Dieu à l’égard de toute communauté ».
La Bible affirme
dès la Genèse que notre rôle est de cultiver la Création comme un jardin et de veiller sur elle. Dieu demande à l’homme non pas une exploitation irraisonnée ou une destruction méthodique mais une
véritable « lieu-tenance », ce qui exige responsabilité et prévoyance vis-à-vis des plus démunis et des générations futures.
- On dit que le bouddhisme est une religion sans dieu. Les bouddhistes ne pensent pas en effet que Dieu soit la cause de cette catastrophe, ils croient en la loi de cause à effet et ils cherchent quelle est la véritable cause, selon l’approche scientifique. Mais à la lumière d’une prise de conscience de l’impermanence et de la souffrance d’autrui, ainsi que de la volonté de former une seule famille avec les autres, nous ne pouvons pas faire le choix de continuer comme nous l’avons fait, avec la légèreté qui semble être la nôtre en ce moment. Il nous a été donné une chance de réfléchir, une chance de changer notre avenir.
Les
évêques catholiques du Japon ont appelé leur gouvernement à fermer sans délai les centrales nucléaires du pays. Le 10 novembre, lors d’une conférence de presse tenue près de la cathédrale
Motoderakoji de Sendai, le diocèse le plus touché par la catastrophe de Fukushima, ils ont rendu public un document intitulé : « Mettre fin à l’énergie nucléaire aujourd’hui :
... »
Actuellement la France abandonne une partie de ses déchets nucléaires en Sibérie, elle déverse ses eaux radioactives usées -au moins 1 500 000 tonnes par an- dans la Manche près de l’usine de retraitement à La Hague, mais elle doit tout de même acheter de l’électricité à l’Allemagne car sa propre production ne suffit pas. Enfin et surtout, il n’existe pour l’instant aucun dépôt de stockage sur le territoire français pour les déchets les plus radioactifs. Qui en voudrait ?
Les plaidoyers pour un désarmement universel, progressif, simultané et contrôlé, avec leur apparence de réalisme, sont « parfaitement utopiques » et « relèvent de l’incantation pieuse » : « Pour un État, cela n’aurait aucun sens qu’il décide de renoncer progressivement à la peine de mort. » Jean-Marie Muller
Le réseau Sortir du nucléaire fédère plus de 900 associations qui défendent la volonté d'une sortie du nucléaire.
Les associations sont signataires de la Charte du Réseau
"Sortir du nucléaire".
Elles défendent que "sortir du nucléaire est possible, sans le moindre retour à la bougie. Cette sortie passe en particulier par les économies d’énergie (isolation des bâtiments, chasse au gaspi, développement d'équipements moins énergivores...) et par un recours important aux énergies renouvelables (éolien, solaire, bois, hydraulique, biomasse, cogénération...)."
