roger de laron
Histoire et Légendes en Limousin : Roger de Laron. ( Saint-Julien-le-Petit ) - 1/.-
Les Laron font partie de ces lignées très anciennes. Ces familles, tenant un château éponyme majeur, essaiment parfois en plaçant un cadet dans un site secondaire, il faut attendre la seconde moitié du XIIe siècle pour qu’un lignage particulier n’y émerge et s’en titre. Dans les actes d’hommage de la première moitié du XIe s., les seigneurs limousins ne se titrent pas, se contentant de préciser le nom du château qu’ils reconnaissent tenir en fief. Pourtant, tous ces lignages sont maîtres de leur château parfois depuis plus de deux siècles.
En Limousin, dès le XIIe siècle, de grandes familles baronniales qui tiennent de nombreux biens, en partie non soumises aux droits seigneuriaux, figurent parmi les tout premiers témoins des familles vicomtales, mais ne portent pas de titre. On les appelle souvent "princeps de tel château", et on cite : les Lastours, les Chabanais, les Laron, les Malmort …
Je reviens en arrière, du plus loin que j'ai pu trouver :
- Adhémar de Laron; né env. 935, décédé 993. Marié avec Roscille ??; née env. 940, décédée 996.
- Roger de Laron; né env. 990, Seigneur de Laron au confins du Haut-Limousin et de la Marche, au nord-est d'Eymoutiers.
- Pierre 1er de Pierre Buffière; né après 980, décédé après 1052. Marié env. 1010, avec Pétronille de Laron; née env. 985, décédée après 1036.
- Roger de Laron est mentionné dans une charte de l'abbaye d'Uzerche, de l'année 1003. ( Cartul. de ce monast. fol. 99. Il eut pour fils , Aimar, comtor de Laron, marié, avec Aolaarz ( ou Aolaaz ou Aloarz) de Lastours (1000-1035) , fille et héritière de Gui. seigneur de Lastours (+1030, à l'âge de 50ans).
| Blason de Alooarz De Laron (née De Lastours) |
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| Bertrand de Born |
Agnès de Lastours (1105- ; mariée avec Ytier de Born) qui est la mère du troubadour Bertrand 'le troubadour' de Born … ! ( quand même …!)
Golfier 'le Grand' de Lastours ( d'Hautefort) (1080 +1135) ; marié avec Agnes d'Aubusson ; enfants Raymonde de Lastours et Olivier de Lastours...
- Gérald de Laron; né env. 1050. Marié avec Pétronille ??; née env. 1055.
- Gaucelin III de Pierre Buffière; né env. 1090, décédé après 1122. Marié env. 1110, avec une dame ?? de Laron; née env. 1085.
Sur les traces du trésor des Templiers, en Limousin. -5/.-
cité de la part du Roi de France ; le grand Maître décide de rentrer en France afin de défendre l'Ordre...
Le 13 octobre, donc, Roger de Laron est arrêté, sans doute au petit jour, avec tous les membres de l’Ordre présents dans la commanderie. Ils furent emmenés sans ménagement à Limoges, semble-t-il, par la milice du Sénéchal du Limousin et entendus par Renaud de la Porte, évêque de Limoges.Après une détention de deux ans, ils sont conduits à Clermont-Ferrand pour y être de nouveau interrogés. Certains, comme Bernard de Villars (Commandeur de localité de La Roche-Saint-Paul ( en Périgord-Limousin) ), avouent alors un certain nombre de « fautes ». Bernard sera soumis à un dernier interrogatoire en 1311 à Paris, devant une commission pontificale. Il fut du nombre de ceux qui « avouèrent » alors d’autres vices plus ou moins imaginaires, sans doute sous la torture.
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Sur les traces du trésor des Templiers, en Limousin. -4/.-
| Saint Julien-le-Petit (87) |
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| Armoiries de Laron |
On connait Adhémar ( ou Aimar) comptor de Laron, en ce qu'il était proche parent de Jourdain de Laron,évêque de Limoges mort fin 1051,et petit-fils de Adhémar de Laron et de Rocile sa femme. Adhémar était présent en 996 avec ses parents et son oncle Vivien à la donation faite à l'abbaye d'Uzerche. Le I5 juillet 1028,il était avec sa belle-famille à la consécration de St-Pardoux. Il fit des donations en 1040 et 1052.
Après son veuvage, (Aolaarz était de faible santé, elle mourut le 2 des ides de juillet 1035 et fut inhumée auprès de sa mère), il se remaria avec Damoiselle Flamenc soeur d'Ithier du Chalard, évêque de Limoges et fille d'Adhémar Flamenc prince du Chalard. Il mourut avant 1063.
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| Goulfier de Lastours et Agnès d'Aubusson pierre tombale, Le Chalard, XII-XIIIème siècle |
** Pour ce qui est des croisades ( et donc des templiers...). Rappelons que dans le nombre des héros de la première croisade, paraît avec éclat Golfier de Laron, dit de Lastours.
En 1097, Gouffier défendit le fort d’Antioche à la tête de 500 hommes. Il était en 1098, au siège de Mara … Il fut surnommé "le Chevalier au Lion", d'après la belle légende rapportée par Geoffroy de Vigeois. Dans l'abbaye du Chalard, il existe une pierre tombale que l'on dit être celle de Gouffier et d'Agnès d'Aubusson son épouse.

Les Cottet, famille noble du Limousin, ont possédé les seigneuries de Laron (paroisse de Saint-Julien-le-Petit) et des Biars (paroisse de Saint-Yrieix)
En 1446 Jehan Cottet, dit seigneur de Laron, paroisse de Saint Julien le Petit, et des Biards, paroisse de Saint Yrieix, devient commandeur des Templiers de Paulhac. La chapelle et le monastère de Sauvagnac ( Le chevalier de Meyrignac, revenu de croisade aurait fait construire une chapelle, et donnée vers 1100 aux moines grandmontains)...
Sur la Route de Roger de Laron, chevalier limousin. - 3/3-
Le ''second'' château de Saint-Julien-le-Petit, qui se compose d’un corps de bâtiment et de deux pavillons, n’est pas ancien, il date tout au plus du XVIIe siècle. Il a été construit avec les matériaux du château de Laron. Avant la Révolution il était habité par les de La Bermondie, derniers seigneurs de Laron. Les armes de la famille de La Bermondie sont de gueules à la tour d’argent maçonnée de sable et une bordure d’azur chargée de huit besants d’or.

Montlaron. — Il existait en ce lieu, en 1467, un prieuré qui avait pour patron saint Laurent. Le prieur de l’Artige y nommait les titulaires : ce fut plus tard le recteur des Jésuites du collège de Limoges. Eu égard à l’inutilité de la chapelle, et à la modicité du revenu, sa démolition fut ordonnée en 1751 et les matériaux employés aux réparations de l’église paroissiale.
Ce nom de Laron est, de nos jours encore, donné à deux montagnes placées en face l'une de l'autre et que sépare le cours rapide de la Maulde ( ou Maude). La partie de la montagne '' Mont Larron '' ( alt :624m) , possède trois villages: Conjat à l'Est, Champety au Sud et Mont-Laron au Sud-Ouest.

Sur le versant occidental, non loin de la cime, jaillit, dans un pli de terrain une fontaine, dite de Saint-Laurent, dont les eaux abondantes arrosent les prairies de Saint-Julien-le-Petit. L'église de ce bourg, dédiée à St-Julien-de-Brioude, parait avoir été édifiée vers 1150. Le Chapitre d'Eymoutiers nommait à la cure. Le bourg est souvent appelé Saint-Julien près Laron, ou même Saint-Julien-de Laron.
A peu de distance de la fontaine de Saint-Laurent, on pouvait voir une chapelle ( démolie en 1751 ) placée sous l'invocation du même saint. Saint-Laurent au Mont-Laron était un prieuré de la petite congrégation de l'Artige , qui dès son établissement posséda des droits sur ces montagnes; on lit, au cartulaire de ce prieuré, qu'un des fondateurs du monastère, le Vénitien Marc, obtint des petits seigneurs du voisinage une partie de la forêt du Mont-Laron. Les droits du monastère à Conjat et dans d'autres localités des environs sont signalés en 1184, 1188, 1192, etc.. Une communauté fut établie dans la maison du Mont-Laron ; un document des archives de la Haute- Vienne fait mention du précepteur de ce petit monastère.
On voit, en 1266, Ahélis, femme de Roger de Laron ( le père …) , fonder un anniversaire à l'Artige et faire un don à ce monastère en faveur du couvent du Mont Laron.

Aujourd'hui ; à proximité de la mairie de St-Julien le Petit, sur la gauche de l'une des rues menant au centre bourg il existe un lavoir. Il est alimenté par une source située un peu plus haut. Cette source est protégée par une construction de pierre qui fait corps avec le talus. Sur les pierres plates servant de toit, une pyramide tronquée sommée d'une croix a été posée. Cette fontaine est donc sous la protection de Saint-Laurent, ses eaux remplissaient un long abreuvoir (aujourd'hui à sec) avant d'être canalisées vers le lavoir. L'édicule est fermé par une porte en bois à claire-voie marquée par l'usure du temps.
Clédat. — Où était, en 1294, une maison des pauvres, dépendant de l’hôpital de Saint-Gérald de Limoges.

Peyrat-le-Château (Pairac lo Chasteu en occitan)
Au Moyen Âge, Peyrat-le-Fort, dominé par la baronnie poitevine des Lusignan, connaît une période d’instabilité (1150 – 1450). Richard Cœur-de-Lion, Jean sans Terre, la guerre de Cent Ans… ont détruit une grande partie du patrimoine local.
Des édifices seront reconstruits : * la tour Carrée (XVe siècle): Ancien château des Lusignans
L’ancien château des comtes de Lusignan, détruit au XIIe (1184) par les troupes de Raymond VI et des Brabançons à la solde de Richard Cœur de Lion pendant la guerre de cent ans, faisait suite à la Tour face à la motte mérovingienne. Les jardins du château dominaient la vallée de la Maulde.
* et l’église dédiée à saint Martin (XIVe siècle).

Bujaleuf
Le nom de « Bujaleuf » serait l’héritier de l’ancien « Bugialo » de l’époque gauloise, marque d’un village de défricheurs, nom que l’on pourrait traduire par « le champ de Bugius ».
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La fontaine Saint-Martin de Bujaleuf, à deux pas du Lac Sainte-Hélène Elle aurait des vertus pour guérir les enfants et aider les jeunes filles à se marier. La présence de pièces de monnaie dans sa vasque en pierre témoigne de sa fréquentation.
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Le site de Boisvert, protégé du nord, est habité par les Gallo-romains. A la fin du Moyen-Age et à l’époque moderne, le territoire actuel de la commune est sous l’autorité de plusieurs seigneuries : Boivert, Bujaleuf, Bellabre, le Mazaud, le Chalard. Le château du Chalard est édifié sur un éperon qui domine d’une quarantaine de mètres un méandre de la Vienne. Il s’agit d’un site castral ancien. Le château du Chalard fait depuis longtemps partie du Comté de la Marche, qui a été rattaché à la couronne royale dans le second quart du XVIe siècle. Ce lien ancien explique sans doute que sous l’Ancien Régime, la paroisse de Bujaleuf dépend de la généralité de Moulins, par l’intermédiaire de la sénéchaussée de Guéret, chef-lieu de la Haute-Marche, qui perçoit les impôts. Sur le plan administratif, la paroisse constitue une enclave dans la généralité de Limoges. Dans le domaine judiciaire, la cour suprême est le parlement de Paris, et c’est le droit coutumier qui est appliqué.
Au centre du bourg, l’église datée du XIIIe siècle, est bâtie sur un plan simple, rectangulaire à cinq travées - alors que la formule la plus courante en comporte trois - sans abside. Bujaleuf est l’une des vingt-trois paroisses de la Haute-Vienne placées sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours.

Masléon
Autour du 29 juin 1289, est créé un bailliage à Laron, par Philippe IV le Bel, qui fonde en même temps la bastide de Masléon. Il est qualifié de bailliage (ou prévôté) royal de Laron, mais aussi de Laron et Masléon.
Le 29 février 1324, la nouvelle bastide reçoit le visite du roi Charles IV le Bel, un des fils de Philippe IV le Bel, qui revient de Toulouse et y rédige un acte où est indiqué le nom de Villefranche en Limousin. En 1342, la bastide est dénommée « ville nove de manso leonis » (ville neuve de M.L.)43. Le 8 mai 1360 est signé le traité de Brétigny qui cède aux Anglais un territoire très important, principalement au sud de la Loire, dont le territoire du Limousin actuel. Les consuls de Masléon rendent donc hommage au roi d’Angleterre, Édouard III, le 6 septembre 1363. En 1370, la bastide, revient sous domination française après la reconquête de la majeure partie du Limousin. Avant 1398, Pierre de Masléon, prêtre et chanoine, fonda une vicairie, bénéfice attaché à certaines églises cathédrales, à celle de Limoges.
La bastide, unique en son genre en Limousin, bénéficie de la Charte de Lorris, d'où, par exemple, le fait que les paysans, vilains et serfs, y échappaient à leur condition servile, mais il fallait, à l’origine, rester un an et un jour dans ces villes franches. Les bastides sont dirigées par des Consuls, Masléon eut donc des consuls à sa tête. Elle va vite prendre, sur le plan local, une importance considérable.
Le bourg n’a gardé que la structure de ses rues parallèles et perpendiculaires.

De 1199 à 1309, le Comté de la Marche passe à la Maison de Lusignan, comté qui fait partie de l'apanage d'Alphonse, et le comte de la Marche doit l'hommage, au frère de Saint-Louis.

Hugues de Lusignan et surtout sa femme, Isabelle d'Angoulême, veuve de Jean-sans-Terre, ressentent une humiliation de cette situation...
A dater de la mort d'Alphonse (août 1271), l'hommage dû à ce prince par les seigneurs de Laron remonte au roi, dont ils deviennent les vassaux directs. Et, vingt-huit ans après la mort d'Alphonse, on trouve une juridiction royale établie à Laron même.
Sources : L'Internet, dont Wiki, les sites des communes et surtout :
LARON - Topographie, Archéologie, Histoire – de Louis GUIBERT (1893)
Dans un prochain article, après ma visite, je présenterai l'église templière de la commanderie de Paulhac ( 23, Creuse)
Sur la Route de Roger de Laron, chevalier limousin. - 2/3-
Un texte de la période mérovingienne évoque déjà le nom de « Laron ». La « chapelle de Laron » est citée dans un des diplômes de Charlemagne (811) et Charles-le-Simple (905) comme appartenant au monastère de Saint-Denis, ainsi que le bourg de Peyrat et son église, d’une part, et le château de Peyrat et son église, d’autre part. On connaît aujourd’hui davantage le Mont-Larron qui est la plus haute « montagne » de la contrée (624 m) que le village de Laron situé sur une autre colline opposée dont le point culminant n’atteint que 574 m d’altitude.

Pourtant, c’est sur cette plus petite « montagne » qu’il faut rechercher les traces d’une forteresse disparue, siège d’une des plus importantes familles du Limousin implantées ici dés l'époque carolingienne. Le site du Bois de Larron ( c’est le nom qui subsistait encore au XIXème siècle) domine les gorges de la Maulde, une rivière équipée aujourd’hui à hauteur du bourg de Saint-Julien-le-Petit (Haute-Vienne) d’un barrage hydroélectrique.

Le Château :
Ce qui n’apparaît aujourd'hui que telle une motte féodale, était connu encore au XIXème siècle sous le nom de « butte de Rochein » ou « château de Rochein » ainsi que le prouve le relevé cadastral de 1835 (Saint-Julien-le-Petit, section dite « d’Artigeas », E1).
Des vestiges d’une tour ronde, de nombreuses pierres éparpillées, des restes de murs recouverts par la mousse, et aussi, côté sud, l'entrée d'un souterrain, captent l'attention. Ce château était idéalement placé, par sa position dominante sur la vallée de la Vienne et la campagne d’Eymoutiers. Il contrôlait également la Maulde. Le nom de château Rochein n'a jamais été vraiment élucidé. Pour Louis Guibert, qui reste pratiquement l'un des seuls historiens à s'être intéressé à ce site, le toponyme « Rochein » pourrait dériver tout simplement de « Rocher ». A moins qu'il ne fasse référence à la dynastie des seigneurs de Laron où le prénom « Roger » était récurrent.
La légende selon laquelle le château de Laron aurait été pris par les Anglais , grâce à la complicité d'une servante, et détruit par eux au cours de la Guerre de Cent Ans, a circulé mais les sources écrites font défaut. Vers le milieu du XIIème siècle une notice du Cartulaire d'Aureil ( non précisément datée) parle de la "guerre de Laron": "Quidam miles de Larunt, nomine Willelmus de Gemeu" (cartulaire d'Aureil, fol.2).
Près du Château, existe une fontaine dédiée à Sainte Geneviève, le site de la légende qui s'y attache se nomme "Le Mont Sainte-Geneviève"... En effet, existe sur cette colline une source qui ne tarit jamais et dont les eaux ont des pouvoirs de guérison. Un calvaire y a été installé, outre la croix on peut y voir d'un côté Marie et de l'autre Sainte-Geneviève, à leurs pieds une représentation de la biche.
Un peu en contrebas dans une excavation sourd une eau qui lors de notre visite présentait une teinte orangée qui laisse à penser qu'elle serait peut-être ferrugineuse. Ce lieu de pèlerinage est toujours fréquenté, comme le montre les morceaux de tissus installés à proximité des représentations de Sainte-Geneviève et de Marie. Des fleurs sont également disposées le long des supports des deux statues.
Cette visite des ruines du château et de la fontaine, nous permettent de pénétrer dans l'esprit des lieux, qui n'ont d'autre histoire que celles des légendes et des traditions populaires. Ils sont transmis de bouche à oreille, avant d'avoir été, pour certaines, transcrites.
Par définition, la légende tient de faits réels ; une histoire est racontée puis est transmise par oral d'où les modifications. On peut la définir comme un récit qui mêle le vrai et le faux...
Si la légende rencontre l'histoire, nous pouvons encore aujourd'hui la voir, la toucher... L'avoir là, devant nous... ! Il suffit de nous promener sur une colline près du bourg de Saint-Julien le-Petit, de l'autre côté de la Maulde qui coule dans le vallon.
Ecoutez donc la légende :

"Le seigneur du château de Rochein avant de partir pour la seconde croisade, confia sa femme Geneviève et son fils Manuelou à son régisseur félon.
Au bout de la première année, pensant que son maître ne reviendrait pas il prit sa place, Geneviève se refusa à lui et préférât s'enfuir avec son garçon. Dans les bois la mère et son fils se nourrissent de racines mais l'enfant dépérit... Un soir une biche accompagnée de son faon s'approche d'eux en boitant, une épine piquée dans une patte. Geneviève lui retire délicatement, la bête se couche alors à ses pieds et permet à Manuelou de la téter.
Sept ans plus tard le Seigneur revenu de la croisade apprend par le régisseur la disparition tragique de son épouse et de son enfant. Quelques jours plus tard, il chasse dans la forêt et croise une biche qui le conduit vers une grotte où malgré les haillons, il reconnaît sa femme et son fils. Tout le monde revient au château en compagnie de la biche et de ses faons."
Sources : L'Internet, dont Wiki, les sites des communes et surtout :
LARON - Topographie, Archéologie, Histoire – de Louis GUIBERT (1893)
Sur la Route de Roger de Laron, chevalier limousin. - 1/3-
Cet été je commence une saga historique, qui prend appui sur Roger de Laron, originaire du Limousin. Aussi, je commence par un parcours touristique...

Ces histoires seront ancrées dans l'histoire des XI, XII, XIII et XIVe siècles du Limousin et d'ailleurs, et rencontrent la grande histoire des rois de France, des Plantagenêts, des papes et des Templiers... Elles traitent d'alchimie et de magie, d'amour et de sexe, de religion et de rites païens...
Ces histoires se réfèrent aux historiens, et aux conteurs ; elles sont attestées par les documents et les légendes … !
Je vous présente rapidement ( j'y reviendrai en détail, plus tard …) mon personnage : Roger de Laron.

Fils de Roger de Laron et d'Ahelis, sa femme, soeur de Gaucelin de Châteauneuf... - aurait 35 ans en 1307, il serait né vers 1272 et mort en 1342 ( environ …) ... Chevalier, il fut au service des templiers, et à quelques grands de ce monde. Il parcourut Chypre et ce qui restait des états latins, le Royaume de Sicile, l'Angleterre, le Comté de Toulouse et l'Aragon...
Les Laron déclinent rapidement entre le milieu du XIIe et le milieu du XIIIe siècle, perdent même leur château éponyme et finissent par disparaître après 1350, dit-on...
Le sang de la lignée continue au-travers des familles Lastours, Hautefort..etc .
Les seigneurs de Laron ont fait dans tous les temps de nombreuses fondations religieuses ( dont l'abbaye de Dalon...) , et plusieurs d'entre eux sont allés combattre les infidèles en Terre-Sainte.

La famille de Laron a joué un rôle important en Limousin dans le haut-Moyen-âge, et a fourni deux évêques de Limoges, Jourdain ( 1023-1051) et Gui (1073-1086).
''Saint-Julien-le-Petit '', est le nom de la paroisse où se trouve le château du Laron, elle appartient au bailliage crée par Philippe IV, qui est qualifié de bailliage (ou prévôté) royal de Laron, mais aussi de Laron et Masléon.
Pour atteindre à Saint-Julien le Petit ce qui devait être l'emplacement du château, on franchit – aujourd'hui - la rivière au '' Moulin de Larron '' puis on grimpe la colline, motte féodale dans la forêt, qui surplombe le barrage sur la Maulde : l'endroit était connu encore au XIXème siècle sous le nom de « butte de Rochein » ou « château de Rochein » ainsi que le prouve le relevé cadastral de 1835
Les terres du seigneur de Laron, font partie de des terres relevant du temporel de l'évêque de Limoges entre la Haute-Marche et les vicomtés de Limoges et de Bridiers (Bénévent et le Grand-Bourg de Salagnac dans la Creuse actuelle) et d’autres relevant directement du Poitou (Peyrat-le Château, Haute-Vienne) et Bourganeuf (Creuse).

Pour commencer, en Limousin , suivez moi sur la Route de Roger de Laron :
Saint-Léonard de Noblat
À partir du XIe siècle, le pèlerinage se développe ; ainsi en 1105, pour veiller sur les reliques et accueillir les pèlerins, les clercs s’organisent pour former un collège.

Dès le XIIe siècle, la ville s’entoure de fossés et d’imposants remparts. Deux quartiers distincts se forment : le quartier religieux et administratif autour de la collégiale, avec l’hôpital et la maison de ville ; le quartier des marchands autour des halles. En 1183, des bandes armées, les Paillers, la ravagent. Quelques années plus tard, elle est occupée par les Brabançons. Jean sans Terre, roi d’Angleterre, y pénètre à la tête de son armée en 1214. Au cours du XIIIe siècle, les rois de France donneront des privilèges aux habitants de la cité ; c’est ainsi qu’ils élisent, tous les ans, huit consuls.
L'existence de Léonard, qui est réputé avoir vécu au VIème siècle n'apparaît à Limoges et dans l'Occident chrétien qu'au premier tiers du XIème siècle. Les premières mentions qu'on en connaisse se trouvent dans la chronique d'Adémar de Chabannes écrite vers 1028 et dans la correspondance de l'évêque Fulbert de Chartres mort cette même année. Par l'intermédiaire du chroniqueur, c'est surtout Jourdain de Laron, évêque de Limoges de 1023 à 1051 qui semble être le véritable inventeur du culte de saint Léonard. Jourdain de Laron était en effet précédemment dévot laïc du chapitre collégial de l'église de Noblat où était conservé la dépouille de Léonard. Devenu évêque au moment où prends corps la légende de l'"apôtre" Martial et qui favorise le sanctuaire de l'abbaye de Saint-Martial, il va naturellement s'attacher à organiser le culte de saint Léonard, lieu dont il était le seigneur laïc.

L’Artige Vieille, un lieu chargé d’histoire :
La première occupation du site remonte au début du XIIème siècle : deux nobles vénitiens Marc et son neveu Sébastien venus en pèlerinage sur le tombeau de St Léonard décident eux aussi de se retirer de la vie publique tout en restant proche de son caveau.
Ils construisent alors un oratoire dans ce lieu qu’ils défrichent (en ligure, l’Artige veut dire lieu défriché). Par la suite des disciples vinrent, et ils devinrent les premiers prieurs. Le monastère prit de l'importance et connut une extension rapide. A la fin du XIIème siècle, la petite communauté quitte l’Artige Vieille, devenue trop fréquentée, pour s’installer à l’Artige aux Moines où ils purent enfin trouver la solitude. Dans les années 1300, fut ensuite construite sur le site de la maison actuelle la chapelle Ste Catherine aujourd’hui totalement disparue.

Cet ordre reçut tout au long du XIIe siècle et la première partie du XIIIe de nombreuses donations. Onze prieurés sont fondés en 1158 : Aurens, Darnet, la Faye-Sarlande, Menussac, Montlaron, la Plaigne, Chantegreu, la Mazelle, la Saulière, Septfont, et Vaux. Et au XIIIème siècle cette importance s'accrut encore, sans doute avec l'aide d'un chanoine de l'Artige devenu évêque de Limoges, Bernard de Savène. Le monastère devint alors la tête d'un ordre de chanoines réguliers qui compta au moins trente-trois maisons et qui eut des biens dans une trentaine de paroisses.
Les moines vivaient dans une observance strictement régulière et très austères. Leur habit était simple et pauvre, de couleur blanche, avec le capuce devant et derrière.
On voit, en 1266, Ahélis, femme de Roger de Laron, fonder un anniversaire à l'Artige et faire un don à ce monastère en faveur du couvent du Mont Laron.
Le style des ruines du prieuré de l'Artige le rapproche des constructions de l'ordre de Grandmont. Guillaume de Treignac, sixième prieur de Grandmont, avait patronné les débuts de l'Artige vers 1174-1175. C'est peu après qu'on avait entrepris, à l'Artige, la construction de l'église, qui, comme celle de Grandmont, ne comportait qu'un vaisseau unique, sans transept.. De Grandmont à l'Artige, la distance n'est que de sept ou huit lieues ( 25 km).

Cheissoux : On connaît peu de textes pour la période médiévale si ce n'est une donation (1130) : les terres et l'église étaient données par le prieur d'Aureil à celui de Saint Léonard. L'existence d'une paroisse est attestée en 1318. Ensuite, elle fut alternativement intégrée soit dans celle de Bujaleuf (v. 1558), puis de Champnètery [Pierre de Bruxelles, curé en 1780], et à nouveau de Bujaleuf (1825). Elle redevint autonome en 1869.
Au Moyen Age, Cheissoux avec ses trois villages ; la Texonnière, Villemonteix et Villetelle est une paroisse. Elle devient succursale de Bujaleuf au XVIè siècle, ensuite section cadastrale de Champnétery.

Cheissoux : Sa petite église romane est la preuve d'une existence très ancienne : aux environs de 1100, le noble Pierre de Cheyssou donna ses terres à Saint Gaucher, fondateur d'Aureil. Le patronyme de cet aristocrate vient du latin « Cassius », suivi du suffixe -onem, transformé en « Cheison ».« Lous cheisons » (prononcer : « chaï ») ce sont les habitants des lieux soumis à la juridiction de ce seigneur.
A Voir, sur notre route: Les Pierres ou Rochers de la Vierge ou Roches de Narfouilloux (Villemonteix). Les gens du pays disent que la Sainte Vierge les avait portées dans son tablier. Vexée, que le chantier de l’église de Saint-léonard se soit terminé sans son aide, elle laissa tomber les pierres destinées à la construction …
Sources : L'Internet, dont Wiki, les sites des communes et surtout :
LARON - Topographie, Archéologie, Histoire – de Louis GUIBERT (1893)



















