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O Solitude
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« O solitude, my sweetest choice » écrivait le compositeur Henry Purcell (1659-1695). O Solitude, mon choix des plus délicieux » C'est cette solitude - éprouvante quand elle donne l'impression d'être au bord d'un précipice - et qui permet d'aller au plus intime de soi-même, rejoindre la source de son être et de ses vraies joies : ... Dieu ? Cette rencontre sera peut-être la plus belle, la plus riche et sans doute la plus exigeante d'une vie, si on est capable, après l'avoir détestée, de l'aimer... |
2* Eloge d'Eve, ou du « péché originel »
Avec « In the mood for love », le film de 'Wong Kar-wai' reprend la quête dans laquelle nous entraine « l'âme », et encore une fois cette quête reste
inachevée et semble nous emplir d'une souffrance en suspend. A mon avis , seule la dimension spirituelle donne sens et justifie cette expérience, qui peut trouver ensuite sa réalisation.
Pour l'homme ( je ne peux pas parler pour la femme... !), la recherche et la rencontre de la Féminité peut susciter dans son âme, un désir d'apprentissage de la Voie.
La plupart du temps, l'homme reste fixé à cette hauteur, voire se complait à vivre de sa nostalgie... ( Loth, qui se retournant, reste figée...). Malheureusement, dans sa sagesse toute
sclérosante, certaines sociétés cachent la féminité ( le voile ), ou interdisent sa proximité ( célibat imposé des prêtres ), afin de faire l'économie de la stupeur, puis de l'hébétude qui
envelopperait l'âme ( Perceval reste ainsi plusieurs jours, devant 3 gouttes de sang rouge, déposées sur la neige, qui lui évoquent Blanchefleur... ), si, faute de connaître les aléas de la Voie,
elle se fixait là...
Bien sûr, ce passage est plus ou moins obligé, et vouloir en faire l'économie, c'est frustrer l'âme, et se priver d'une véritable réalisation de l'esprit...
Ce que l'on nomme, le péché originel, n'est que la chute apparente d'une âme, qui se limiterait à ce qu'elle croit être sa félicité. L'arbre de la connaissance est le chemin obligé, il n'est pas
sans risque... A l'image de Dieu, nous prenons le risque de notre Liberté, pour Le rejoindre au delà ...
L’Homme n’est pas fait pour le paradis de l’inconscience…
Rappelons nous ce qu'est l'un des trois joyaux du bouddhisme : la connaissance du Dharma, qui est enseignement et expérience. La connaissance de notre âme, de l'esprit, de la souffrance et des moyens à mettre en œuvre, est nécessaire... Cette connaissance est proposée à tous, elle prend appui sur le désir d'un bonheur non satisfait... C'est une quête ...

Maggie Cheung et Tony Leung évoquent les figures sublimes et langoureuses de l'amour courtois.
Nous sommes dans un roman de chevalerie médiéval, où la dame et le chevalier ont le devoir de rester en marge de la réalité, afin d'inciter chacun à la bravoure, à la conquête perpétuelle.
1* Je ne me repentirai pas ...
"Une ville rétrécie à une rue, un escalier, un couloir, une chambre. Des mots et des gestes qui se heurtent et se répètent, comme des vers inextricables ou des refrains familiers.
A deux, les versatiles Tony Leung Chiu-wai et Maggie Cheung interprètent tous les rôles, les amants fautifs et les amants éplorés, le chevalier servant, la confidente chaste, le Don Juan irrésistible et la maîtresse en peine.
Ses robes spectaculaires semblent cousues à même la peau, ce sont elles qui lui dictent sa démarche souveraine, elles qui la subliment et l’emprisonnent jusqu’au cou. Dans In the Mood for Love, une fleur ne peut pas flétrir.
Insaisissable, hors de la réalité, Su Li-zhen refuse de se laisser cueillir.
Le poids des apparences et le désir d’absolu sont autant d’obstacles à un amour irrésolu et tacite.
La proximité étouffe et bâillonne, les deux silhouettes forment une symétrie trop parfaite
pour s’embrasser. Maggie Cheung et Tony Leung ne quittent ni leurs cols ni leurs cravates. Les regards se touchent, mais les mots ne sortent pas, les mains s'effleurent mais les poings se
referment. Seul un secret enfoui dans un sanctuaire rappelle l'exquise beauté d'un amour qui ne se dit pas."
Dans ce film, la Femme n'est pas seulement ' l'objet ' insaisissable, l'homme se situe en miroir, aucun des deux ne s'impose à
l'autre.
Il est amusant de savoir que Chow Mo-wan souhaite écrire un roman de chevalerie, genre littéraire dont Li-zhen est très friande. ...
Solitude
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« Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même et ne rencontrer personne durant des heures, c'est à cela
qu'il faut parvenir. Être seul, comme l'enfant est seul... » Rainer Maria Rilke |
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Thérèse d'Avila
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« Que rien ne te trouble |
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Mina Nada te turbe |