La Conscience, à l'époque médiévale.
20 Décembre 2025 , Rédigé par Régis Vétillard Publié dans #Moyen-âge, #Thomas d'Aquin
Le mot conscientia chez Thomas d'Aquin et les médiévaux renvoie presque exclusivement au jugement moral ( agir en conscience) . Ce que nous appelons aujourd'hui conscience de soi, perception de l'environnement, état de veille, etc., était pensé autrement. Aussi, ne vous étonnez-pas, si nous évoquons - '' L'âme et ses puissances '', dans le cadre médiéval ; et les '' sens internes ''.
L'âme et ses puissances dans le cadre médiéval :
Au lieu du cerveau, c’est l’âme (anima) qui est le siège de l’activité cognitive et perceptive. L’âme humaine est dotée de plusieurs facultés ou puissances, selon une division aristotélico-thomiste :
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La sensibilité (impliquant les cinq sens, mais aussi l’imagination, la mémoire sensible, etc.)
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L’intellect (faculté rationnelle : - l'intellect agent est le responsable de l'abstraction des formes intelligibles à partir des données sensibles. Et - l'intellect possible assimile et mémorise les concepts. C'est le rôle actif de la pensée...
Pour Thomas « La lumière de l'intellect agent n'est causée dans l'âme par aucune autre substance séparée que Dieu immédiatement » Cette fonction est une participation à l'intelligence divine, qui est purement en acte et ne dépend pas des sens.
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La volonté (faculté d’aimer, de choisir, de vouloir)
Ce que nous appelons aujourd’hui "état de conscience" était donc réfléchi en termes d’activité de l’âme sensible ou rationnelle.
Les sens internes - "Sensus interior"
Les médiévaux reconnaissaient aussi un système complexe de sens internes, entre la perception sensorielle brute et l’intellection. On y trouve :
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La sensus communis : une sorte de "centre de perception" qui unifie les données des sens.
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L’imagination : conservation des images perçues.
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La mémoire : capacité à retenir et à rappeler.
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L’estimative (chez les animaux) ou cogitative (chez l’homme) : un instinct ou une forme de jugement immédiat.
C’est probablement ici, dans ce réseau de facultés, que se logerait le plus proche équivalent médiéval de ce que nous appelons aujourd’hui "conscience cognitive", c'est à dire nos processus mentaux.
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Je reprends et j'avance: Au Moyen-âge, le cerveau n’était pas vu comme le siège de la pensée ou de la conscience, il lui était attribuait différentes fonctions cognitives, mais c’est l’âme, immatérielle, qui pensait via ses facultés, en se servant du corps.
Pour Thomas d'Aquin : l'âme est une substance spirituelle et immortelle, créée directement par Dieu. Elle est le principe vital de l'homme et le siège de l'intelligence et de la volonté.
L'intellect humain reçoit une lumière dérivée de Dieu pour comprendre les réalités universelles.
L'âme humaine est naturellement orientée vers Dieu, car Il est la cause première et la fin ultime de toute créature.
L'âme ne peut atteindre Dieu pleinement par ses propres forces. Elle a besoin de la grâce divine, qui élève l'intelligence et la volonté pour permettre une union plus profonde avec Dieu.
La fin ultime de l’âme humaine, pour Thomas, c’est la vision béatifique, c’est-à-dire voir Dieu face à face dans l’au-delà, et c’est une union directe avec Dieu, qui dépasse toute connaissance naturelle.
Dès maintenant, l’âme peut être en relation avec Dieu : - par la raison, qui peut connaître certains attributs de Dieu, - par la foi, qui donne accès à la Révélation, - par l’amour (charité), qui unit à Dieu dans la vie morale, - et surtout par la grâce sanctifiante, qui fait de l’âme un "temple du Saint-Esprit".
En reprenant les intuitions de Thomas d'Aquin, Yvain les reformule avec des notions plus scientifiques, même si cette approche remet en question le matérialisme classique.
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La ''conscience'' ne serait pas un simple produit du cerveau, mais plutôt une structure vibratoire intuitive, en lien avec un espace-temps élargi.
- La conscience participerait à une réalité supérieure: Thomas d'Aquin considère que l'intellect humain participe à la lumière divine. Nous pourrions évoquer une conscience qui interagit avec un ''sur-espace de libre arbitre'', ce qui pourrait être rapproché de l'idée d'une intelligence transcendante.
- L'âme représenterait le principe indépendant du cerveau : Pour Thomas, l'âme est une substance spirituelle qui ne dépend pas du corps pour exister. Si la conscience n'était pas seulement une émergence du cerveau, on rejoindrait cette idée d'une réalité immatérielle qui dépasse le fonctionnement biologique.
- L'intellect agent, serait agent d'une physique de l'information: Thomas d'Aquin parle de l'intellect agent, qui éclaire les formes intelligibles et permet la connaissance. Nous pourrions explorer une physique de l'information, où la conscience joue un rôle actif dans la structuration du réel. On pourrait voir ici une analogie entre l'intellect agent et une conscience qui influence la réalité quantique.
- Au sujet de la finalité de la conscience: Chez Thomas d'Aquin, la conscience humaine est orientée vers Dieu, qui est la vérité ultime. Nous pourrions proposer une conscience qui interagit avec un espace-temps élargi, ouvre la possibilité d'une connexion avec une réalité supérieure, qui pourrait être interprétée comme une forme de transcendance.
Chronologie de la Légende
Louis VII de France, (1120-1180), roi des Francs de 1137 à 1180.
Henri II d'Angleterre (5 Mars 1133 au 6 Juillet 1189)
Aliénor d'Aquitaine (1122 ou 1124 à 1 Avril 1204)
Marie , comtesse de Champagne (1145 - 1198) est la fille aînée de Louis VII de France et de sa première épouse, Aliénor d'Aquitaine .
Geoffrey de Monmouth, Historia regum Britannie 1136 (latine)
Wace (1100- 1174) Roman de Brut , c. 1155 (anglo-normande)
Chrétien de Troyes (1135-1185)
Wolfram d'Eschenbach ( 1170-1220)
- La cathédrale d'Otrante, c. 1163 Mosaique : Rex Artirus
- ''Découverte'' de la tombe d'Arthur : 1190 (latin ) rapportée par Gerald of Wales
Le cycle de la Vulgate : la Queste del Saint Graal , la Mort (le roi) Artu , le Lancelot , le Estoire del Saint Graal , et la Vulgate Merlin c. 1215-1235 (Français)
Sir Thomas Malory, Le Morte D'arthur , c. 1470
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