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Les légendes du Graal

roi arthur

Qui est vraiment Guenièvre ? -1/3-

8 Juin 2016 , Rédigé par Perceval Publié dans #Guenièvre, #Roi Arthur

Guinevere (Lord Alfred Tennyson) Guinevere (Lord Alfred Tennyson)

Une chose est certaine, Guenièvre est fille du seigneur Léodagan, roi de Carmélide. Sa mère (elle pourrait être la Reine Seli ...( Kaamelot) ) serait morte à sa naissance. Très vite son père, décide de l’envoyer en Gwynedd, là où vit la soeur de sa mère : un pays de forêts et de montagnes, où l'ombre de la terrible prophétie prononcée à sa naissance semble s'éloigner. Epouse de roi, qu'elle trahira; elle sera la cause de la chute du Royaume …

Selon Nancy McKenzie, qui a visité sa biographie, Guenièvre y vit avec sa cousine, Elaine, sa tante, la Reine Alise et son oncle, le Roi Pellinor. En grandissant, les deux jeunes cousines s'enflamment pour les exploits d'Arthur, le fils d'Uther Pendragon, mais le roi n'est encore qu'une figure lointaine... Elle adore monter à cheval, et prend peu de plaisir à parfaire ses points de broderie, petits et serrés...  Païenne, elle se convertit au christianisme, mais elle reste toujours et avant tout fille de Galles et de Bretagne.  

Arthur et Léodagan Arthur et Léodagan

 Léodagan était un serviteur d’Uther Pendragon, père d'Arthur et futur roi de Grande Bretagne, et gardien de la Table Ronde. Pour devenir légitime sur le trône, le roi Arthur cherche à créer des alliances avec les seigneurs. Son salut provient de Léodagan, qui livre bataille avec une troupe romaine du duc des Alémans et de Claudas de la Terre Déserte depuis plus de sept ans.

Le roi Arthur lui vient alors en aide, accompagné de quelques chevaliers mais suivant le conseil de Merlin, il ne divulgue pas son identité et met en défaite la coalition ennemie. Léodagan invite alors les chevaliers dans son château en guise de remerciement autour d’un banquet.

 

Queen Guinevere’s Maying, by John Collier, 1900

C'est à ce moment qu’Arthur rencontre Guenièvre et tombe immédiatement amoureux d’elle. Léodagan découvre que son sauveur n’est autre que le roi Arthur, il lui offre alors la main de sa fille et la Table Ronde et ses chevaliers. Celtic Art - Autumn Queen by Cristina McAllister

Guenièvre apparaît dans Historia Regum Britanniae, l'Histoire des rois de Bretagne, rédigée vers 1136 par Geoffroy de Monmouth. À la suite de cette première mention, le personnage et l'histoire de Guenièvre se sont développés et ont évolué, pas nécessairement de façon cohérente, au gré des adaptations des différents auteurs, qui se concentraient sur tel ou tel attribut pour ignorer tel ou tel autre.

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Dans l'Histoire de Geoffroy, par exemple, Guenièvre s'appelle Guenhumare. Elle est noble, d'origine romaine, elle n'est pas élevée par ses parents mais devient pupille de Cador de Cornouailles, son cousin dans le Roman de Brut ; elle est célèbre pour sa grande beauté. En revanche, dans la tradition galloise, elle est la fille du roi Ogrfan Gawr, et son nom, Gwenhwyfar en gallois, peut se traduire par « le fantôme blanc » ou « la fée blanche ». Dans les Triades galloises, les trois grandes reines d'Arthur s'appellent Gwenhwyfar, et il est dit que Gwenhwyfar est plus infidèle que les Trois Femmes Infidèles de l'île de Grande-Bretagne. Par ce nom, "Gwenhwyfar", la reine inspire la féérie, la magie, un monde mystérieux…Ce qui sous-entend, sa beauté, son éloquence, et son prestige auprès de tous... Aucun texte ne mentionne le nom de sa mère et on ne lui connaît pas d’enfant.  

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Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur

24 Mai 2016 , Rédigé par Perceval Publié dans #CRANE, #Art, #chevalier, #Roi Arthur

Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur

Walter Crane (1845-1915) était un artiste anglais et illustrateur de livres.

Avec Randolph Caldecott et Kate Greenaway, il est considéré comme un des plus forts contributeurs à l’illustration de la littérature enfantine du 19ème siècle.

Né à Liverpool, il a fait partie du mouvement Arts and Crafts. Il a produit des peintures, des illustrations, des livres pour enfants, des décors pour la céramique et autres arts décoratifs.

Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
Walter Crane - Les chevaliers du Roi Arthur
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Sur la route du Roi Arthur - 3/3 – En France.

21 Mai 2016 , Rédigé par Perceval Publié dans #Roi Arthur, #Brocéliande, #Merlin

Sur la route du Roi Arthur - 3/3 – En France.

Est-ce bien sérieux d'envisager visiter des lieux – En France - qui évoqueraient les aventures d'un roi celte, qui au Ve siècle, de son île britannique, aurait mené la lutte contre les Saxons ?

Sauf que, la cour du Roi Arthur, d’où partent et où s’achèvent les diverses aventures des chevaliers de la Table Ronde, apparaît comme le modèle d'une société du XIIe siècle, présentée et écrite à cette même époque par Chrétien de Troyes...

C’est sur une toile de fond vécue par Aliénor d'Aquitaine, Marie de France..., et racontée dans les cours entre Normandie, Bretagne et Aquitaine... que s’inscrivent les cérémonies, les tournois, les fêtes, les adoubements, les amours des preux chevaliers et de leurs damoiselles, au long de ce qu’il est convenu de nommer le cycle arthurien.

C’est avec les Plantagenêt que la légende arthurienne s’enracine dans la région bretonne. Le Roman de Rou, écrit au XIIe siècle par l’écrivain normand Robert Wace sur une commande d’Henri II Plantagenêt, évoque une forêt de Bréchéliant et une fontaine de Béranton ayant des caractères merveilleux, notamment d’obtenir de la pluie en versant de l’eau sur son perron...

Et, à côté de cette réalité médiévale, s'ouvre un ''autre'' monde, celui de la forêt de Brocéliande (1) , royaume des fées et des magiciens.

Ainsi peut-on visiter - par la clé des contes - les eaux profondes du lac de Diane (3) qui abritent l’enfance de Lancelot et retentissent de l’écho de fêtes étranges. Peut-on, rencontrer les amants de Morgane - la maléfique - qui s’égarent dans le Val-Sans-Retour (2) ; et même, Merlin l’enchanteur qui abandonne peu à peu ses pouvoirs à la fée Viviane et se laisse enfermer dans une prison d’air auprès de la fontaine de Barenton (5) . Enfin, il est possible de voir un sanglier imprenable entraîner la chasse royale dans une course éperdue depuis les étangs bleus de Paimpont jusqu’au golfe du Morbihan.

(1) La forêt de Paimpont (la Brocéliande légendaire) ne compte pas moins de 8000 hectares de landes, taillis, fougères, pinèdes, égayés de nombreux étangs fleuris de nénuphars et festonnés de joncs.

(2) On peut accéder au Val-Sans-Retour, par des sentiers depuis le village de Tréhorenteuc.

Au village de Tréhorenteuc , il faut d’abord y visiter l’étrange église de l’abbé Gillard qui, de 1942 à 1962, transforma l’édifice du culte en temple à la gloire de la légende arthurienne, abritant en son sein un prodigieux décor, vitraux et peintures murales, où trône en majesté dans le chœur de l’église un grand cerf blanc et où la fée Morgane assiste à la Passion du Christ… On peut saluer la fée Viviane en visitant son « Hôtié » (sa maison) qui s’avère être une sépulture, sous forme d’un cromlech de pierres. Et, Merlin, dont le tombeau repose près du village de Landelles, scellé par trois grosses pierres. Sur l’une, des mains ont gravé : « Ici a été enfermé Merlin l’enchanteur par la fée Viviane. »

(3) Des remparts et une porte fortifiée à demi enfouie sous la végétation sont les anciennes défenses du Château de Comper, hélas profondément remanié au XIXe, mais dont l’étang, qui se love à ses pieds, est selon la tradition celui où la fée Viviane recueillit le jeune Lancelot, fils de roi abandonné par sa mère, et l’éleva secrètement dans un palais de verre jusqu’à l’âge de 18 ans.

(4) Le pont du Secret n’est autre que celui où Lancelot osa avouer son amour à la reine Guenièvre, épouse du roi Arthur.

 

(5) L'un des hauts lieux mythiques, est la fontaine de Barenton. Bien qu’elle ne soit plus aujourd’hui qu’une maigre source au fond d’un bassin, on ne peut manquer d’évoquer les rendez-vous galants que la fée Viviane accordait en cet endroit à l’enchanteur Merlin. Ce dernier, dans sa naïveté d’amoureux, lui divulgua un jour ses secrets et se retrouva prisonnier d’un mur d’air qu’il ne put jamais franchir, symbole du génie dominé par la ruse. C’est également en ce lieu qu’apparut un cerf blanc au collier d’or, que se déroula le combat victorieux d’Yvain, un des Chevaliers de la Table Ronde contre le Chevalier noir, gardien de la fontaine et, ici encore, qu’Yvain offrit au roi Arthur et à ses six mille compagnons un repas pantagruélique qui dura trois mois.

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Sur la route du Roi Arthur - 2/3 -

15 Mai 2016 , Rédigé par Perceval Publié dans #Roi Arthur

A Wilhelmsburg, se trouve les plus anciennes peintures murales ( ci-dessous ) profanes au nord des Alpes (1225/30) relatant un épisode de la saga athurienne, avec Iwein, chevalier de la table ronde. En 1227, c’est ici que la future Sainte Elisabeth de Thuringe se sépara du Landgrave Ludwig IV.

Iwein chevalier de la table ronde
Elisabeth de thuringe

Les mosaïques de la cathédrale de Santa Maria Annunziata de Otranto ( Italie ) couvrent le sol des trois nefs et sont l'œuvre de Monaco Pantaleon , exécuté par ordre de l' évêque de Otranto , entre 1163 et 1165 Il représente un arbre de vie, avec Adam et Eve chassés de l'Eden, en haut … Également représenté, à côté du zodiaque et d’Alexandre le grand, le Roi Arthur qui combat un un félin étrange une sorte de "loup-chat"...

mosaico cattedrale senza dopo restauro Arthur (clairement identifié Rex Arturus) combattant un monstre, sur une mosaïque de l'église d'Otrante (Italie), milieu du XIIème siècle
 

Arthur (clairement identifié  Rex Arturus) combattant un monstre,

sur une mosaïque de l'église d'Otrante (Italie), milieu du XIIème siècle

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On a retrouvé la tombe du Roi Arthur.

12 Mai 2016 , Rédigé par Perceval Publié dans #Roi Arthur, #Glastonbury

En cette année 1191, l'Histoire rencontre la légende:

Giraud de Barri (chapelain du roi Henri II) , De principis instructione, vers 1193 témoigne :Peinture de la découverte des moines de la tombe du roi Arthur

« Or ce corps, dont la légende prétendait qu'il avait disparu dans un pays de rêve sans avoir été atteint par la mort, ce corps, après avoir été révélé par des signes presque miraculeux, a été retrouvé de nos jours à Glastonbury, entre deux pyramides de pierre élevées jadis dans le cimetière, gisant profondément en terre dans un tronc de chêne creusé et, solennellement transféré dans l'église, il y a été pieusement déposé dans un tombeau de marbre.

Reproduction de la croix tombe du roi_arthurUne croix de plomb placée sur une pierre, non pas à l'endroit (comme c’est notre usage), mais à l'envers (je l'ai vue et j'en ai touché l'inscription, taillée non pas en relief, mais en creux, et tournée du côté de la pierre, disait : "Ici gît l’illustre roi Arthur, enseveli avec Wenneveria, sa seconde femme, dans l’île d’Avallonie »

D’après le chroniqueur Giraldus Cambrensis, l’abbé, Henry de Sully, ordonne des fouilles, et découvre à une profondeur de 5 m un tronc creux de chêne qui contenait deux squelettes. Au-dessus, sous la pierre de couverture, se trouve une croix de plomb...

Ce serait à la demande du roi Henri II que l’on entreprend des recherches qui aboutissent en 1191, sous le règne de Richard Cœur de Lion, à la découverte des tombes d’Arthur et de Guenièvre par des moines de cette abbaye de Glastonbury.

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Nous sommes dans le premier sanctuaire chrétien de Grande Bretagne, visité, selon la légende, par Joseph d’Arimathie et les Saints David & Patrick.

Dès le VII éme siècle, Glastonbury devient le siège d'une importante abbaye. On a bâti au sommet du Tor une église dédiée à Saint-Michel.

t94Déjà Arthur y serait venu délivrer Guenièvre, enlevée par Melwas, roi du Somerset, et retenue prisonnière dans la place forte du Tor.

Un dramatique incendie  a totalement embrasé l'abbaye en 1184, réduisant les bâtiments en cendres, abbatiale et cloître compris. Tout est à néant et le coût de la reconstruction s'annonce exorbitant.

La découverte des tombes du Roi Arthur et de la Reine Guenièvre dans le cimetière en 1191 se charge de donner un nouvel élan aux pèlerinages.

Ainsi, Glastonbury, transformé en sanctuaire de la royauté britannique, devient également la gardienne de la mémoire arthurienne.

Giraud de Barri identifie Glastonbury avec l’île d’Avallon. Située au Sud-Ouest de l’Angleterre, l’abbaye se trouvait sur un lieu marécageux, et aurait tiré son nom d’un ancien toponyme breton "Inis Avallon" signifiant "l’île aux pommes" ou de "Inis Gutrin" signifaint "l’île de verre". 

Retour de Bohort l'Essillié à Camelot où il raconte la quête du Graal au roi - Arthur interroge Gauvain sur les crimes qu'il a commis

D’autres rois vont plus tard entretenir cette légende :

- Le premier petit-fils d’Henri II et d‘Aliénor, né en 1187, il reçoit le nom d‘Arthur et est considéré comme l’héritier futur de la Bretagne jusqu’en 1203, date où il est assassiné. Quant à Richard Cœur de Lion, lors de la 3e croisade, il porte une épée que certains témoignages présentent comme "l‘épée d’Arthur, l’illustre roi breton des temps anciens, que les Bretons nomment Excalibur" [d’après Roger de Howden], épée qu’il offre au roi de Sicile Tancrède en échange de l’argent qui lui manque.

- Edouard 1er (1239-1307) visite l’abbaye en 1275... Il reçoit ce qui aurait été la « couronne » du Roi Arthur. En 1278, il ordonne l'ouverture du tombeau d'Arthur, et fait transférer les restes dans l'Eglise. Il célèbre son second mariage ( 1299) autour d'une table ronde : les convives, 'déguisés 'en chevaliers, recréent différents épisodes de la légende arthurienne.

la Table peinte, placée dans le Grand Hall du château de WinchesterSous le règne d’Henry VIII (1509-1547), la table fut ensuite peinte pour arborer en son centre la Rose des Tudors, ainsi qu’un portrait d’Henry VIII représenté en roi Arthur, entouré par 24 places portant le nom des 24 chevaliers de la Table Ronde (Parmi lesquels Galahad, Lancelot, Perceval, Pellinore, Kay, Dagonet, etc.). Cette table est actuellement placée dans le Grand Hall du château de Winchester   

- Edouard III (1312-1377) crée en 1344, un ordre de chevaliers très semblable à celui de la Table ronde. Il cherche à son tour – sans succès - la tombe de Joseph d’Arimathie.

Mythe et réalité se confondent désormais et la légende arthurienne est alors complètement assimilée par les rois d’Angleterre...  

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Sur la route du Roi Arthur - 1/3 -

3 Mai 2016 , Rédigé par Perceval Publié dans #Roi Arthur, #Lieux de légende, #Tintagel, #Avalon

Chateau de tintagel-banner

Arrivée d'Uterpandragon à Tintagel et Conception d'Arthur Tintagel, et Conception d'Arthur.

En Cornouailles, à l’Ouest de la Grande Bretagne, sur la côte nord de cette péninsule, se visite les ruines du château de Tintagel. Dans cette forteresse, aurait été conçu et serait né Arthur: de sa mère Ygerne, duchesse de Cornouailles, et son père Uther Pendragon, Roi de Grande Bretagne.
Ce château en ruine a été construit par Richard de Cornouailles : seigneur des Cornouailles du XIIè siècle. Il voulait ainsi se rattacher de façon tangible à Arthur, le faisant son illustre ancêtre.
 
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L'île d'Avalon ou d'Avallon est, dans la littérature arthurienne, le lieu où est emmené le roi Arthur après sa dernière bataille à Camlann. C'est aussi, selon certaines sources, l'endroit où fut forgée l'épée d'Arthur, Excalibur. C'est enfin l'île où vivait supposément la fée Morgane.
 
Dans Erec et Enide, Chrétien de Troyes situe l'île dans l'actuelle Cornouaille continentale. La localisation d'Avallon à Glastonbury, dans le Somerset, à la fin du XIIe siècle est certainement due à la volonté des moines de cette abbaye d'appâter les pèlerins et de s'attirer les bonnes grâces du roi Richard Cœur de Lion en accaparant la renommée du désormais célèbre roi breton.
Great_Hall_Winchester table ronde
A Winchester, dans le grand hall de ce qui reste du château, est accrochée au mur : La table Ronde... Elle date du XIème siècle, à l’époque où la monarchie anglaise redécouvre le mythe arthurien qui parle du retour d’un grand roi pour unifier le pays et le porter vers un nouvel âge d’or. Le décor peint actuel, remonte à Henri VIII, qui est représenté dans le personnage d'Arthur. Au centre, la double rose Tudor, symbole d’Henri VIII, rassemblant la rose rouge des Lancastre (dont il est héritier par son père) et la rose blanche des York (dont il est héritier par sa mère).
 
Glastonbury Tor est une colline située à Glastonbury, dans le comté du Somerset, en Angleterre. Le « Tor » est associé au nom d'Avallon et est identifié au Roi Arthur depuis le récit de Giraud de Barri sur la prétendue découverte en 1191 de deux cercueils sur lesquels on pouvait clairement lire les noms du Roi Arthur et celui de la Reine Guenièvre. En 1278 les os furent déplacés dans une tombe en marbre au coeur de l’abbaye.

Ruines de l’abbaye de GlastonburyLa construction l'abbaye commence au VIIe siècle... Petit à petit au cours des siècles elle se verra agrandir jusqu’en 1541 où elle fut détruite par le roi Henry VIII. Certains pensent que l’abbaye serait encore plus ancienne et daterait du premier siècle et que Joseph d’Arimathie en serait à l’origine... Là, il aurait dissimulé le Graal en l’ensevelissant juste au dessous du Tor de Glastonbury à l’entrée du monde souterrain.     

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L'histoire du mythe du Roi Arthur - 4/4 -

24 Avril 2016 , Rédigé par Perceval Publié dans #Malory, #Roi Arthur

En 1230, un roman anonyme La Mort le roi Artu, rajoute un élément qui deviendra par la suite emblématique de la mort du roi Arthur : alors qu'il est mourant, il demande par trois fois à Girflet de jeter Excalibur dans le lac. Une main se saisit l'épée et l'emporte. Quand Girflet revient auprès du roi, une barque l'a déjà emporté vers Avalon où réside sa demi-soeur Morgane. En Angleterre, au XVe siècle, sir Thomas Malory (1405-1471), écrivain et traducteur, reprend l’ensemble des œuvres qui l'ont précédé et entreprend une compilation en moyen français : Le Morte Darthur ou Le Morte d'Arthur.

   

 

Thomas Malory, prisonnier à la Tour de Londres, y rédige en 1469, Le Morte d'Arthur, considéré comme le premier roman arthurien moderne. Publié en 1485, le livre est divisé en huit histoires : la naissance d'Arthur, sa guerre contre les Romains, l'histoire de Lancelot, celle de Gareth puis celle de Tristan, la quête pour le Graal, la liaison entre Lancelot et Guenièvre, et enfin la mort d'Arthur et la chute de la Table Ronde (The Dethe of Arthur).  La vision de Malory sera l'une des plus propagée par la suite, avec les écrits de Chrétien de Troyes, et elle aura un fort retentissement sur la perception que la culture populaire se fait du mythe d'Arthur. Selon Sir Thomas Malory, peu de temps après le début de son règne, Arthur est conduit par Merlin au bord d'un lac d'où émerge Excalibur portée par la main de la fée Viviane (ou Niniane, Nyneve, Nimue...) la Dame du Lac. ...  Guenièvre se fait moniale et Lancelot, ermite.

Excalibur, film culte de John Boorman, 1981, est inspiré du roman de Thomas Malory

 

  

 

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L'histoire du mythe du Roi Arthur - 3/4 -

20 Avril 2016 , Rédigé par Perceval Publié dans #Le Codex Manesse, #Roi Arthur, #Mythe

Le Codex Manesse ,( ou Große Heidelberger Liederhandschrift )  est un recueil de chants médiévaux compilés et illustrés vers 1310. Il contient, sur plus de 700 pages, les portraits des poètes et les textes de chansons d'amour courtois. Par exemple, Henri d'Ofterdingen (1), qui était un troubadour allemand du XIIIe siècle ( fictif) , dit avoir participé au concours des Minnesänger à la Wartburg en 1207.  Note: (1) Henri d'Ofterdingen (en allemand Heinrich von Ofterdingen) est un roman du poète romantique allemand Novalis, qui sera publié après sa mort par son ami Ludwig Tieck.  

 
 

La série d'enluminures ci-dessus est extraite du codex Manesse. Le codex Manesse est un manuscrit enluminé ayant la forme d'un codex. Il a été compilé et illustré de 1305 à 1340, à la demande de la famille Manesse, patriciens de Zurich. Le manuscrit fait partie des collections de la bibliothèque de l'université de Heidelberg. 

 
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L'histoire du mythe du Roi Arthur - 2/4 -

16 Avril 2016 , Rédigé par Perceval Publié dans #Mythe, #Roi Arthur

Chrétien De Troyes (1135-1185)  fréquente les cours de Marie de Champagne, Philippe d’Alsace et du Comte de Flandres. Il écrit plusieurs œuvres en langue d’Oil: Erec et Enide (1170), Cligès ou la fausse morte ( 1176), Yvain ou le Chevalier au Lion (1177), Lancelot ou le Chevalier de la Charrette (1177), et Perceval ou le Conte du Graal (1120) , un roman inachevé par l’auteur mais dont on trouve souvent des Continuations par d’autres auteurs ... Chrétien de Troyes embellit le récit avec les délices de l'amour courtois et la Recherche du Graal Dans le prologue du Chevalier de la charrette, Chrétien affirme avoir écrit sur le comandemant de ma dame de Champagne, c'est-à-dire de Marie de Champagne, fille d'Aliénor d'Aquitaine et de Louis VII.  

Perceval, ou le Conte du Graal
Trois scènes du Parsival de Wolfram d'Eschenbac

Robert de Boron (vers 1190) introduit le Graal comme étant le récipient qui a recueilli le sang du Christ, puis associe le saint sang à une sainte lance.   Wolfram d'Eschenbach ( 1170-1220) s'attache d'abord à adapter un texte français, Perceval, ou le Conte del Graal de Chrétien de Troyes, roman inachevé et, qui plus est, roman à deux personnages : Perceval, puis Gauvain. Dans son roman Parzival (  immortalisé par Richard Wagner, à la fin du siècle dernier) , il conserve la structure générale du récit, mais, de sa propre autorité, il ajoute à la matière qu'il tient de Chrétien : l'histoire des aventures orientales du père du héros, Gahmuret ; elles introduisent un monde nouveau, le monde de la chevalerie païenne... Le Graal est une pierre, à la forme d'un bétyle, la lapsît exillis.

Ce chevalier-poète, franconien, vécut un temps à la Wartburg, cour du landgrave Hermann de Thuringe.
 
 
 

A Wilhelmsburg, se trouve les plus anciennes peintures murales ( ci-dessous ) profanes au nord des Alpes (1225/30) relatant un épisode de la saga athurienne, avec Iwein, chevalier de la table ronde. En 1227, c’est ici que la future Sainte Elisabeth de Thuringe se sépara du Landgrave Ludwig IV.

Iwein chevalier de la table ronde
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Élisabeth de Hongrie vécut de 1211 à 1228 au Château de Wartbourg auprès de son époux le Landgrave Louis IV de Thuringe et de leurs trois enfants mais aussi de sa belle-mère l'impérieuse Sophie.
Des franciscains allemands lui font découvrir l'esprit de saint François d'Assise et elle décide alors de renoncer à une vie de luxe et de frivolité pour se mettre au service des pauvres. Sa piété la fait juger extravagante voire indigne par la cour et notamment sa belle-mère, la landgravine Sophie. Ainsi entrant dans une église, la jeune souveraine dépose sa couronne au pied de la croix; Sa belle-mère la critique et lui fait remarquer publiquement que son attitude est indigne d'une princesse. Elisabeth lui rétorque qu'elle ne saurait porter une couronne d'or quand son Dieu porte une couronne d'épine... Son époux meurt de la peste en 1227 mais elle refuse d'être remariée, sa belle-famille la chasse avec ses trois enfants. Son oncle, évêque, calme la famille. Les trois enfants seront élevés par la famille ducale.
Désormais elle consacre toute sa vie et son argent aux pauvres pour qui elle fait construire un hôpital. Élisabeth revêt l'habit du Tiers-ordre franciscain et prend pour directeur spirituel Conrad de Marbourg. Celui-ci la traite sans ménagement voire avec une cruauté à laquelle elle répond par une douceur exemplaire. Elle meurt à 24 ans à Marbourg. ( Source: Wiki )

 

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L'histoire du mythe du Roi Arthur -1/4 -

12 Avril 2016 , Rédigé par Perceval Publié dans #Roi Arthur, #Mythe

 
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Jean de Wavrin (v. 1398-v. 1474), Chroniques d'Angleterre Geoffroi de Monmouth écrivant ; Présentation du livre - Jean de Wavrin écrivant - Hélénos, Anténor et Enée
Le couronnement d’Arthur
 Illustration de l’Histoire des Rois de Bretagne
* L'histoire du Roi Arthur, ne s'attache pas seulement à ce chef Artus ou Artorius qui aurait existé dans la seconde moitié du Ve siècle ( cette période qui voit la chute de l'empire romain d'Occident ) Face aux invasions, la résistance de la population s'organise progressivement : elle souffre au début d'un manque d'union, et c'est dans ce contexte que des chefs de guerre émergent.
A Tintagel  les ruines visibles datent des normands (Xe), certains éléments datant du VIe ont été découverts (fin de l'épopée arthurienne). Camelot, le château mythique du roi Arthur, pourrait correspondre à la ville romaine de "Camulodunum " (Colchester au nord-est de Londres)...
 
** Le Roi Arthur, est d'abord un mythe littéraire.
La légende arthurienne est alimentée dès le VIe par des récits populaires en Pays de Galle et en Irlande, puis les allusions à ce mythe se multiplient dans les textes latins dès le IXe  siècle.
Le roi d'Angleterre Henri I (1100 - 1135) désirant rallier les Celtes de son royaume et pacifier ses nouvelles conquêtes en Pays de Galle utilise à son  profit la légende arthurienne.
L'épopée arthurienne circule alors dans tout le pays sous forme de lais (conte en prose comportant un dénouement lyrique en vers), puis en Europe...
 
Geoffroy de Monmouth (vers 1100 - 1155), est un évêque et historien anglo-normand au service du roi Henri Ier. Il est l'auteur de l' Historia regum Britanniae (1135/1138), en 12 livres. Cet ouvrage, présenté par son auteur comme une traduction d'un livre très ancien, le "Liber vetustissimus",  composé en breton "dans un très bon style" et emporté en Angleterre par le Normand Gautier alias Walter, archidiacre d'Oxford, est l'un des premiers ouvrages de l'histoire britannique et sera la source principale de la légende arthurienne.
 
Roman de Brut
Quelques années plus tard, un clerc normand nommé Robert Wace, est chargé par le roi Henri II Plantagenêt de rédiger à nouveau une histoire d’Angleterre, mais cette fois en anglo-normand, langue pratiquée alors à la cour. Wace dédie son œuvre en 1155, à Aliénor d’Aquitaine, épouse du roi. 
Tout en s’inspirant de  Geoffroy de Monmouth, il développe le portrait d’Arthur et la description de sa cour et l’histoire arthurienne occupe un tiers de son récit, qu’il appelle La Geste des Bretons, mais que nous connaissons sous le nom de Roman de Brut. Arthur est désormais le modèle du souverain idéal, homme de guerre capable de soumettre les peuples d’Occident, mais aussi de réunir autour de lui les chevaliers les plus illustres.
Wace est le premier à dire que c’est Arthur qui a institué la Table Ronde afin d’éviter les querelles de préséance entre ses chevaliers et à mentionner la légende selon laquelle Arthur, après avoir été blessé par Mordred et emporté en Avallon par des fées, reviendra un jour libérer son peuple.
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