Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

roi arthur

Sur la route du Roi Arthur - 2/3 -

Publié le par Perceval

A Wilhelmsburg, se trouve les plus anciennes peintures murales ( ci-dessous ) profanes au nord des Alpes (1225/30) relatant un épisode de la saga athurienne, avec Iwein, chevalier de la table ronde. En 1227, c’est ici que la future Sainte Elisabeth de Thuringe se sépara du Landgrave Ludwig IV.

Iwein chevalier de la table ronde
Elisabeth de thuringe

Les mosaïques de la cathédrale de Santa Maria Annunziata de Otranto ( Italie ) couvrent le sol des trois nefs et sont l'œuvre de Monaco Pantaleon , exécuté par ordre de l' évêque de Otranto , entre 1163 et 1165 Il représente un arbre de vie, avec Adam et Eve chassés de l'Eden, en haut … Également représenté, à côté du zodiaque et d’Alexandre le grand, le Roi Arthur qui combat un un félin étrange une sorte de "loup-chat"...

mosaico cattedrale senza dopo restauro Arthur (clairement identifié Rex Arturus) combattant un monstre, sur une mosaïque de l'église d'Otrante (Italie), milieu du XIIème siècle
 

Arthur (clairement identifié  Rex Arturus) combattant un monstre,

sur une mosaïque de l'église d'Otrante (Italie), milieu du XIIème siècle

Voir les commentaires

On a retrouvé la tombe du Roi Arthur.

Publié le par Perceval

En cette année 1191, l'Histoire rencontre la légende:

Giraud de Barri (chapelain du roi Henri II) , De principis instructione, vers 1193 témoigne :Peinture de la découverte des moines de la tombe du roi Arthur

« Or ce corps, dont la légende prétendait qu'il avait disparu dans un pays de rêve sans avoir été atteint par la mort, ce corps, après avoir été révélé par des signes presque miraculeux, a été retrouvé de nos jours à Glastonbury, entre deux pyramides de pierre élevées jadis dans le cimetière, gisant profondément en terre dans un tronc de chêne creusé et, solennellement transféré dans l'église, il y a été pieusement déposé dans un tombeau de marbre.

Reproduction de la croix tombe du roi_arthurUne croix de plomb placée sur une pierre, non pas à l'endroit (comme c’est notre usage), mais à l'envers (je l'ai vue et j'en ai touché l'inscription, taillée non pas en relief, mais en creux, et tournée du côté de la pierre, disait : "Ici gît l’illustre roi Arthur, enseveli avec Wenneveria, sa seconde femme, dans l’île d’Avallonie »

D’après le chroniqueur Giraldus Cambrensis, l’abbé, Henry de Sully, ordonne des fouilles, et découvre à une profondeur de 5 m un tronc creux de chêne qui contenait deux squelettes. Au-dessus, sous la pierre de couverture, se trouve une croix de plomb...

Ce serait à la demande du roi Henri II que l’on entreprend des recherches qui aboutissent en 1191, sous le règne de Richard Cœur de Lion, à la découverte des tombes d’Arthur et de Guenièvre par des moines de cette abbaye de Glastonbury.

arthurerfindung_07

Nous sommes dans le premier sanctuaire chrétien de Grande Bretagne, visité, selon la légende, par Joseph d’Arimathie et les Saints David & Patrick.

Dès le VII éme siècle, Glastonbury devient le siège d'une importante abbaye. On a bâti au sommet du Tor une église dédiée à Saint-Michel.

t94Déjà Arthur y serait venu délivrer Guenièvre, enlevée par Melwas, roi du Somerset, et retenue prisonnière dans la place forte du Tor.

Un dramatique incendie  a totalement embrasé l'abbaye en 1184, réduisant les bâtiments en cendres, abbatiale et cloître compris. Tout est à néant et le coût de la reconstruction s'annonce exorbitant.

La découverte des tombes du Roi Arthur et de la Reine Guenièvre dans le cimetière en 1191 se charge de donner un nouvel élan aux pèlerinages.

Ainsi, Glastonbury, transformé en sanctuaire de la royauté britannique, devient également la gardienne de la mémoire arthurienne.

Giraud de Barri identifie Glastonbury avec l’île d’Avallon. Située au Sud-Ouest de l’Angleterre, l’abbaye se trouvait sur un lieu marécageux, et aurait tiré son nom d’un ancien toponyme breton "Inis Avallon" signifiant "l’île aux pommes" ou de "Inis Gutrin" signifaint "l’île de verre". 

Retour de Bohort l'Essillié à Camelot où il raconte la quête du Graal au roi - Arthur interroge Gauvain sur les crimes qu'il a commis

D’autres rois vont plus tard entretenir cette légende :

- Le premier petit-fils d’Henri II et d‘Aliénor, né en 1187, il reçoit le nom d‘Arthur et est considéré comme l’héritier futur de la Bretagne jusqu’en 1203, date où il est assassiné. Quant à Richard Cœur de Lion, lors de la 3e croisade, il porte une épée que certains témoignages présentent comme "l‘épée d’Arthur, l’illustre roi breton des temps anciens, que les Bretons nomment Excalibur" [d’après Roger de Howden], épée qu’il offre au roi de Sicile Tancrède en échange de l’argent qui lui manque.

- Edouard 1er (1239-1307) visite l’abbaye en 1275... Il reçoit ce qui aurait été la « couronne » du Roi Arthur. En 1278, il ordonne l'ouverture du tombeau d'Arthur, et fait transférer les restes dans l'Eglise. Il célèbre son second mariage ( 1299) autour d'une table ronde : les convives, 'déguisés 'en chevaliers, recréent différents épisodes de la légende arthurienne.

la Table peinte, placée dans le Grand Hall du château de WinchesterSous le règne d’Henry VIII (1509-1547), la table fut ensuite peinte pour arborer en son centre la Rose des Tudors, ainsi qu’un portrait d’Henry VIII représenté en roi Arthur, entouré par 24 places portant le nom des 24 chevaliers de la Table Ronde (Parmi lesquels Galahad, Lancelot, Perceval, Pellinore, Kay, Dagonet, etc.). Cette table est actuellement placée dans le Grand Hall du château de Winchester   

- Edouard III (1312-1377) crée en 1344, un ordre de chevaliers très semblable à celui de la Table ronde. Il cherche à son tour – sans succès - la tombe de Joseph d’Arimathie.

Mythe et réalité se confondent désormais et la légende arthurienne est alors complètement assimilée par les rois d’Angleterre...  

Voir les commentaires

Sur la route du Roi Arthur - 1/3 -

Publié le par Perceval

Chateau de tintagel-banner

Arrivée d'Uterpandragon à Tintagel et Conception d'Arthur Tintagel, et Conception d'Arthur.

En Cornouailles, à l’Ouest de la Grande Bretagne, sur la côte nord de cette péninsule, se visite les ruines du château de Tintagel. Dans cette forteresse, aurait été conçu et serait né Arthur: de sa mère Ygerne, duchesse de Cornouailles, et son père Uther Pendragon, Roi de Grande Bretagne.
Ce château en ruine a été construit par Richard de Cornouailles : seigneur des Cornouailles du XIIè siècle. Il voulait ainsi se rattacher de façon tangible à Arthur, le faisant son illustre ancêtre.
 
800px-Frank_William_Warwick_Topham_Voyage_of_King_Arthur_and_Morgan_Le_Fay_to_the_Isle_of_Avalon_1888
 
 
L'île d'Avalon ou d'Avallon est, dans la littérature arthurienne, le lieu où est emmené le roi Arthur après sa dernière bataille à Camlann. C'est aussi, selon certaines sources, l'endroit où fut forgée l'épée d'Arthur, Excalibur. C'est enfin l'île où vivait supposément la fée Morgane.
 
Dans Erec et Enide, Chrétien de Troyes situe l'île dans l'actuelle Cornouaille continentale. La localisation d'Avallon à Glastonbury, dans le Somerset, à la fin du XIIe siècle est certainement due à la volonté des moines de cette abbaye d'appâter les pèlerins et de s'attirer les bonnes grâces du roi Richard Cœur de Lion en accaparant la renommée du désormais célèbre roi breton.
Great_Hall_Winchester table ronde
A Winchester, dans le grand hall de ce qui reste du château, est accrochée au mur : La table Ronde... Elle date du XIème siècle, à l’époque où la monarchie anglaise redécouvre le mythe arthurien qui parle du retour d’un grand roi pour unifier le pays et le porter vers un nouvel âge d’or. Le décor peint actuel, remonte à Henri VIII, qui est représenté dans le personnage d'Arthur. Au centre, la double rose Tudor, symbole d’Henri VIII, rassemblant la rose rouge des Lancastre (dont il est héritier par son père) et la rose blanche des York (dont il est héritier par sa mère).
 
Glastonbury Tor est une colline située à Glastonbury, dans le comté du Somerset, en Angleterre. Le « Tor » est associé au nom d'Avallon et est identifié au Roi Arthur depuis le récit de Giraud de Barri sur la prétendue découverte en 1191 de deux cercueils sur lesquels on pouvait clairement lire les noms du Roi Arthur et celui de la Reine Guenièvre. En 1278 les os furent déplacés dans une tombe en marbre au coeur de l’abbaye.

Ruines de l’abbaye de GlastonburyLa construction l'abbaye commence au VIIe siècle... Petit à petit au cours des siècles elle se verra agrandir jusqu’en 1541 où elle fut détruite par le roi Henry VIII. Certains pensent que l’abbaye serait encore plus ancienne et daterait du premier siècle et que Joseph d’Arimathie en serait à l’origine... Là, il aurait dissimulé le Graal en l’ensevelissant juste au dessous du Tor de Glastonbury à l’entrée du monde souterrain.     

Voir les commentaires

L'histoire du mythe du Roi Arthur - 4/4 -

Publié le par Perceval

En 1230, un roman anonyme La Mort le roi Artu, rajoute un élément qui deviendra par la suite emblématique de la mort du roi Arthur : alors qu'il est mourant, il demande par trois fois à Girflet de jeter Excalibur dans le lac. Une main se saisit l'épée et l'emporte. Quand Girflet revient auprès du roi, une barque l'a déjà emporté vers Avalon où réside sa demi-soeur Morgane. En Angleterre, au XVe siècle, sir Thomas Malory (1405-1471), écrivain et traducteur, reprend l’ensemble des œuvres qui l'ont précédé et entreprend une compilation en moyen français : Le Morte Darthur ou Le Morte d'Arthur.

   

 

Thomas Malory, prisonnier à la Tour de Londres, y rédige en 1469, Le Morte d'Arthur, considéré comme le premier roman arthurien moderne. Publié en 1485, le livre est divisé en huit histoires : la naissance d'Arthur, sa guerre contre les Romains, l'histoire de Lancelot, celle de Gareth puis celle de Tristan, la quête pour le Graal, la liaison entre Lancelot et Guenièvre, et enfin la mort d'Arthur et la chute de la Table Ronde (The Dethe of Arthur).  La vision de Malory sera l'une des plus propagée par la suite, avec les écrits de Chrétien de Troyes, et elle aura un fort retentissement sur la perception que la culture populaire se fait du mythe d'Arthur. Selon Sir Thomas Malory, peu de temps après le début de son règne, Arthur est conduit par Merlin au bord d'un lac d'où émerge Excalibur portée par la main de la fée Viviane (ou Niniane, Nyneve, Nimue...) la Dame du Lac. ...  Guenièvre se fait moniale et Lancelot, ermite.

Excalibur, film culte de John Boorman, 1981, est inspiré du roman de Thomas Malory

 

  

 

Voir les commentaires

L'histoire du mythe du Roi Arthur - 3/4 -

Publié le par Perceval

Le Codex Manesse ,( ou Große Heidelberger Liederhandschrift )  est un recueil de chants médiévaux compilés et illustrés vers 1310. Il contient, sur plus de 700 pages, les portraits des poètes et les textes de chansons d'amour courtois. Par exemple, Henri d'Ofterdingen (1), qui était un troubadour allemand du XIIIe siècle ( fictif) , dit avoir participé au concours des Minnesänger à la Wartburg en 1207.  Note: (1) Henri d'Ofterdingen (en allemand Heinrich von Ofterdingen) est un roman du poète romantique allemand Novalis, qui sera publié après sa mort par son ami Ludwig Tieck.  

 
 

La série d'enluminures ci-dessus est extraite du codex Manesse. Le codex Manesse est un manuscrit enluminé ayant la forme d'un codex. Il a été compilé et illustré de 1305 à 1340, à la demande de la famille Manesse, patriciens de Zurich. Le manuscrit fait partie des collections de la bibliothèque de l'université de Heidelberg. 

 

Voir les commentaires

L'histoire du mythe du Roi Arthur - 2/4 -

Publié le par Perceval

Chrétien De Troyes (1135-1185)  fréquente les cours de Marie de Champagne, Philippe d’Alsace et du Comte de Flandres. Il écrit plusieurs œuvres en langue d’Oil: Erec et Enide (1170), Cligès ou la fausse morte ( 1176), Yvain ou le Chevalier au Lion (1177), Lancelot ou le Chevalier de la Charrette (1177), et Perceval ou le Conte du Graal (1120) , un roman inachevé par l’auteur mais dont on trouve souvent des Continuations par d’autres auteurs ... Chrétien de Troyes embellit le récit avec les délices de l'amour courtois et la Recherche du Graal Dans le prologue du Chevalier de la charrette, Chrétien affirme avoir écrit sur le comandemant de ma dame de Champagne, c'est-à-dire de Marie de Champagne, fille d'Aliénor d'Aquitaine et de Louis VII.  

Perceval, ou le Conte du Graal
Trois scènes du Parsival de Wolfram d'Eschenbac

Robert de Boron (vers 1190) introduit le Graal comme étant le récipient qui a recueilli le sang du Christ, puis associe le saint sang à une sainte lance.   Wolfram d'Eschenbach ( 1170-1220) s'attache d'abord à adapter un texte français, Perceval, ou le Conte del Graal de Chrétien de Troyes, roman inachevé et, qui plus est, roman à deux personnages : Perceval, puis Gauvain. Dans son roman Parzival (  immortalisé par Richard Wagner, à la fin du siècle dernier) , il conserve la structure générale du récit, mais, de sa propre autorité, il ajoute à la matière qu'il tient de Chrétien : l'histoire des aventures orientales du père du héros, Gahmuret ; elles introduisent un monde nouveau, le monde de la chevalerie païenne... Le Graal est une pierre, à la forme d'un bétyle, la lapsît exillis.

Ce chevalier-poète, franconien, vécut un temps à la Wartburg, cour du landgrave Hermann de Thuringe.
 
 
 

A Wilhelmsburg, se trouve les plus anciennes peintures murales ( ci-dessous ) profanes au nord des Alpes (1225/30) relatant un épisode de la saga athurienne, avec Iwein, chevalier de la table ronde. En 1227, c’est ici que la future Sainte Elisabeth de Thuringe se sépara du Landgrave Ludwig IV.

Iwein chevalier de la table ronde
Elisabeth_de_thuringe
Élisabeth de Hongrie vécut de 1211 à 1228 au Château de Wartbourg auprès de son époux le Landgrave Louis IV de Thuringe et de leurs trois enfants mais aussi de sa belle-mère l'impérieuse Sophie.
Des franciscains allemands lui font découvrir l'esprit de saint François d'Assise et elle décide alors de renoncer à une vie de luxe et de frivolité pour se mettre au service des pauvres. Sa piété la fait juger extravagante voire indigne par la cour et notamment sa belle-mère, la landgravine Sophie. Ainsi entrant dans une église, la jeune souveraine dépose sa couronne au pied de la croix; Sa belle-mère la critique et lui fait remarquer publiquement que son attitude est indigne d'une princesse. Elisabeth lui rétorque qu'elle ne saurait porter une couronne d'or quand son Dieu porte une couronne d'épine... Son époux meurt de la peste en 1227 mais elle refuse d'être remariée, sa belle-famille la chasse avec ses trois enfants. Son oncle, évêque, calme la famille. Les trois enfants seront élevés par la famille ducale.
Désormais elle consacre toute sa vie et son argent aux pauvres pour qui elle fait construire un hôpital. Élisabeth revêt l'habit du Tiers-ordre franciscain et prend pour directeur spirituel Conrad de Marbourg. Celui-ci la traite sans ménagement voire avec une cruauté à laquelle elle répond par une douceur exemplaire. Elle meurt à 24 ans à Marbourg. ( Source: Wiki )

 

Voir les commentaires

L'histoire du mythe du Roi Arthur -1/4 -

Publié le par Perceval

 
*****
 
Jean de Wavrin (v. 1398-v. 1474), Chroniques d'Angleterre Geoffroi de Monmouth écrivant ; Présentation du livre - Jean de Wavrin écrivant - Hélénos, Anténor et Enée
Le couronnement d’Arthur
 Illustration de l’Histoire des Rois de Bretagne
* L'histoire du Roi Arthur, ne s'attache pas seulement à ce chef Artus ou Artorius qui aurait existé dans la seconde moitié du Ve siècle ( cette période qui voit la chute de l'empire romain d'Occident ) Face aux invasions, la résistance de la population s'organise progressivement : elle souffre au début d'un manque d'union, et c'est dans ce contexte que des chefs de guerre émergent.
A Tintagel  les ruines visibles datent des normands (Xe), certains éléments datant du VIe ont été découverts (fin de l'épopée arthurienne). Camelot, le château mythique du roi Arthur, pourrait correspondre à la ville romaine de "Camulodunum " (Colchester au nord-est de Londres)...
 
** Le Roi Arthur, est d'abord un mythe littéraire.
La légende arthurienne est alimentée dès le VIe par des récits populaires en Pays de Galle et en Irlande, puis les allusions à ce mythe se multiplient dans les textes latins dès le IXe  siècle.
Le roi d'Angleterre Henri I (1100 - 1135) désirant rallier les Celtes de son royaume et pacifier ses nouvelles conquêtes en Pays de Galle utilise à son  profit la légende arthurienne.
L'épopée arthurienne circule alors dans tout le pays sous forme de lais (conte en prose comportant un dénouement lyrique en vers), puis en Europe...
 
Geoffroy de Monmouth (vers 1100 - 1155), est un évêque et historien anglo-normand au service du roi Henri Ier. Il est l'auteur de l' Historia regum Britanniae (1135/1138), en 12 livres. Cet ouvrage, présenté par son auteur comme une traduction d'un livre très ancien, le "Liber vetustissimus",  composé en breton "dans un très bon style" et emporté en Angleterre par le Normand Gautier alias Walter, archidiacre d'Oxford, est l'un des premiers ouvrages de l'histoire britannique et sera la source principale de la légende arthurienne.
 
Roman de Brut
Quelques années plus tard, un clerc normand nommé Robert Wace, est chargé par le roi Henri II Plantagenêt de rédiger à nouveau une histoire d’Angleterre, mais cette fois en anglo-normand, langue pratiquée alors à la cour. Wace dédie son œuvre en 1155, à Aliénor d’Aquitaine, épouse du roi. 
Tout en s’inspirant de  Geoffroy de Monmouth, il développe le portrait d’Arthur et la description de sa cour et l’histoire arthurienne occupe un tiers de son récit, qu’il appelle La Geste des Bretons, mais que nous connaissons sous le nom de Roman de Brut. Arthur est désormais le modèle du souverain idéal, homme de guerre capable de soumettre les peuples d’Occident, mais aussi de réunir autour de lui les chevaliers les plus illustres.
Wace est le premier à dire que c’est Arthur qui a institué la Table Ronde afin d’éviter les querelles de préséance entre ses chevaliers et à mentionner la légende selon laquelle Arthur, après avoir été blessé par Mordred et emporté en Avallon par des fées, reviendra un jour libérer son peuple.

Voir les commentaires

Le roi Arthur a t-il existé?

Publié le par Perceval

Le roi Arthur ( Vème siècle ...) est généralement associé au Moyen-âge du XIIe, celui des chevaliers en armure étincelante …
Comment cela se fait-il ?
  • Pour les anglais, c'est grâce à Geoffrey de Monmouth  (vers 1100 - 1155) et à Sir Thomas Malory (1405-1471)
  • Pour les français, la référence est Chrétien de Troyes (1135-1185)
  • Pour les allemands, c'est Wolfram d'Eschenbach (1170-1220), repris par Wagner
chacun prêtant - de son époque - costumes, armes, habitudes et moeurs ....
*****
 
 
 
De Nennius: Historia Brittonum (8e s.) 
Pourtant, historiquement, la première mention d'un Roi Arthur, est faite au 8ème siècle par Nennius, dans l'Historia Brittonum. Ensuite, pour prolonger les investigations, il nous faut chercher le personnages au travers de plusieurs chefs guerriers, et de plusieurs hypothèses:
  • Arthur serait né vers 470/475 et serait originaire du Pays de Galles. Il serait un chef breton du nom d'Aurelius Ambrosius, il aurait arrêté les saxons au mont Bodonicus vers 496 ap.JC : Il n'aurait pas été couronné roi.
  • Arthur pourrait aussi relever de Lucius Artorius Castus. Ce préfet romain, installé à York, a commandé (l'épigraphie l'atteste) la VIe Légion Victrix, chargée de combattre les Calédoniens (peuple de l'actuelle Écosse) au-delà du mur d'Hadrien. Il a remporté contre eux (et non contre les Saxons) une suite de victoires entre 183 et 185 après J.-C.
  • Selon Geoffrey Ashe [ historien, spécialiste d'Arthur ], le légendaire Arthur est inspiré du personnage réel de Riothamus, qui aurait porté le titre de « roi des Bretons » entre 454 et 470. Il serait venu par bateau en Gaule vers 468 - 469 pour aider l'empereur romain Anthemius aux prises avec les Wizigoths d'Euric. Il aurait mené son armée jusqu'à Bourges mais aurait été vaincu peu après en 469 ap.JC
L'historique roi Arthur, et ses compagnons, ne portaient pas d'armure étincelante !
Mais, peu importe... Ce que nous retenons, et qui nous "enseigne" ( qui nous fait signe ) ... c'est la Légende...!
 
 
 

Voir les commentaires

LA LÉGENDE DU ROI ARTHUR.

Publié le par Perceval

Le cycle arthurien

La légende arthurienne, le « cycle arthurien », ou la « matière de Bretagne » … C'est ainsi que l'on nomme tout un corpus de textes, qui a connu depuis le Moyen-âge un développement considérable. Nous verrons, plus tard,  ce que l'on sait réellement d'Arthur, comme personnage historique … Pour l'instant: Arthur est un roi gallois, il vit en Grande Bretagne au Vème siècle et résiste aux envahisseurs saxons. Il périt vaincu, les armes à la main, son corps ne devait jamais être retrouvé … Chrétien de Troyes, Geoffroy de Monmouth, Wace, Robert de Boron… vont s'emparer d'anciens récits, et populariser la légende. Elle s'enrichira des aventures de multiples héros, les chevaliers Lancelot, Gauvain, Galahad, Tristan, Perceval, et bien sûr d'un personnage 'ambigu ' ( en pays de chrétienté …) : l’enchanteur Merlin. Ce qui est certain, c'est que Les Romans de la Table Ronde ont connu du XIIe au XIVe siècles une prodigieuse carrière. Traduits presque simultanément en français, en anglais, en allemand, en danois, en espagnol, voire en italien, ils eurent pour auditoire la Chrétienté tout entière. Aujourd'hui, nous pouvons admirer de magnifiques manuscrits ( Bnf ) qui ont diffusé ces mythes, à travers toute l'Europe... ( voir le site de la Bnf : ICI site ) 

La chronologie des romans de la Table ronde

  • avant 1138 – Geoffroy de Monmouth, Histoire des rois de Bretagne
  • vers 1155 – Wace, Le Roman de Brut, dédié à Aliénor d’Aquitaine
  • vers 1170-1185 – Romans de Chrétien de Troyes ; Marie de France, Lais ; Béroul, Tr istan
  • vers 1200 – Œuvres de Robert de Boron ; Gottfried de Strasbourg, Tristan ; Wolfram von Eschenbach, Parzival

Les premiers romans de la Table ronde sont apparus en français, à la fin du XII siècle. Le Roman de Brut, de Wace, les œuvres de Chrétien de Troyes, les Lais de Marie de France, les romans de Tristan de Béroul et de Thomas étaient écrits en vers de huit pieds. Cette forme s’est imposée jusqu’aux années 1280 environ.

Mais les romans en vers ont progressivement été supplantés par de grands cycles en prose : le cycle de Robert de Boron, puis l’énorme Lancelot-Graal, bientôt imité par le Tristan en prose et enfin, Guiron le Courtois et Perceforest, qui racontent la préhistoire du royaume d’Arthur. La prose semblait plus adaptée à l’histoire, réputée vraie, d’Arthur que les romans en vers, faciles à mémoriser par les saltimbanques, mais constamment interprétés et modifiés au fil des représentations

  • vers 1220-1230 – Cycle du Lancelot- Graal
  • entre 1325 et 1350 – La Tavola ritonda (en italien) et vers 1330-1340 – Perceforest
  • avant 1471 – Thomas Malory, Le Morte Darthur
  • 1605 – Miguel Cervantès, Don Quichotte
  • 1691 – John Dryden et Henry Purcell, King Arthur (opéra)
  • 1882 – Richard Wagner, Parsifal (opéra)
  • 1948 – Julien Gracq, Le Roi-Pêcheur
  • 1953 – Richard Thorpe, Les Chevaliers de la Table ronde (film)
  • 1975 – Monty Python, Sacré Graal ! (film)
  • 1978 – Eric Rohmer, Perceval le Gallois (film)
  • 1981 – John Boorman, Excalibur (film)

L’histoire du royaume d’Arthur. ( Sources: Le Roi Arthur : expo Bnf ) Il existe plusieurs versions de l’histoire du royaume d’Arthur. La plus connue est celle que donne, vers 1220, le grand cycle romanesque appelé le Lancelot-Graal. Elle est présentée ici en 16 séquences.

1 – Le Graal

Tout commence à l’époque du Christ, 500 ans avant le règne d’Arthur. Un homme pieux et bon, Joseph d’Arimathie, récupère l’écuelle dans laquelle Jésus a mangé son dernier repas :la Cène. Il y recueille un peu du sang qui s’écoule des plaies du Christ mort sur la Croix :l’écuelle devient alors le Graal. Le fils de Joseph, Joséphé, évangélise le royaume païen de Sarras, en Palestine, puis la Grande-Bretagne. C’est sur cette île qu’il invente la Table ronde, autour de laquelle les chevaliers peuvent siéger à égalité. Une seule chaise est destinée à demeurer vide : c’est le Siège Périlleux, où seul pourra prendre place le plus pur des chevaliers, élu pour achever la Quête du Graal. Ce siège est hautement symbolique puisque Jésus l’occupait lors de la Cène. La dynastie des rois du Graal se poursuit jusqu’au temps d’Arthur.

2 – Naissance de Merlin

Plusieurs siècles ont passé. La Grande-Bretagne est devenue un royaume celte et chrétien.Voyant que le Christ est descendu aux Enfers, après sa Passion, pour en délivrer les justes, les démons tiennent conseil et décident de créer un Antéchrist, en fécondant une jeune vierge qui s’est momentanément éloignée de la religion. Leur créature, Merlin, petit être difforme et poilu est doué d’une intelligence hors du commun. Les diables espèrent qu’il utilisera ses pouvoirs magiques pour entraîner les hommes à leur perte. Mais Merlin choisit d’œuvrer pour le bien.

3 – La vie de Merlin

Le Diable a doté Merlin de la connaissance du passé, tandis que Dieu lui a fait don de celle de l’avenir. L’enchanteur devient le conseiller des rois de Bretagne, en particulier d’Uter Pendragon. Grâce à ses pouvoirs magiques, il dresse les mégalithes de Stonehenge en une seule nuit, il change d’apparence, il se rend visible et invisible à son gré. Il retourne régulièrement dans les sombres forêts du nord de l’Angleterre, où il fait rédiger ses aventures par son maître, Blaise. Il finira enfermé par Viviane, la Dame du Lac, à qui il a enseigné la magie.Merlin donne au roi Uter Pendragon l’apparence du duc de Cornouailles pour qu’il puisse séduire son épouse, Ygerne. De leur union naît un fils, Arthur, que Merlin fait élever en secret loin de la cour.

4 – Arthur est désigné comme roi

Les envahisseurs Saxons viennent de remporter la victoire sur l’usurpateur Vortiger. La situation est grave et les barons se déchirent. A l’occasion d’un tournoi, à Londres, le jeune Arthur cherche une épée pour son frère de lait, Keu. Il retire par hasard et sans effort celle que Merlin avait fichée dans une enclume, et que seul l’héritier légitime du trône pourrait enlever. Arthur réitère son exploit devant les barons rassemblés, et il est couronné par l’archevêque. Cette épée sans nom n’est pas Excalibur, qu’une main merveilleuse sortie d’un lac lui remettra plus tard.

5 – Les victoires d’Arthur

Durant les premières années de son règne, le jeune Arthur doit combattre les barons rebelles. Sur les conseils de Merlin, il fait alliance avec deux rois de Petite-Bretagne, Ban de Bénoïc et Bohort de Gaunes. Puis, secondé par son neveu Gauvain, il aide le roi Léodagan de Carmélide à lutter contre les Saxons. Il part ensuite défendre les terres de Ban et de Bohort contre leurs ennemis, Claudas de Gaule, Frolle d’Allemagne et l’empereur romain Lucius. Cet activisme guerrier impose son autorité. Son mariage avec Guenièvre, la fille de Léodagan, inaugure douze années de prospérité et de paix dans le royaume.

6 – Lancelot enlevé par la Dame du Lac

Lancelot est le fils du roi Ban de Benoïc, mort de douleur lorsque son ennemi Claudas a conquis son royaume. Il est enlevé peu après sa naissance par Viviane, la Dame du Lac, une fée à qui Merlin a enseigné la magie. Elle veille à son éducation à l’écart du monde dans son château aquatique, et lui enseigne les principes de prouesse, de générosité et de charité chrétienne auxquels doivent obéir les chevaliers. Une fois jeune homme, Lancelot se rend à la cour d’Arthur et tombe amoureux de Guenièvre dès l’instant où il l’aperçoit.

7 – Lancelot conquiert la Douloureuse Garde

La première aventure de Lancelot est la conquête du château de la Douloureuse Garde, défendu par des automates qu’on croyait invincibles. Vaillant et impétueux, il triomphe des enchantements du château, désormais nommé la Joyeuse Garde. Lancelot gagne alors le titre de «meilleur chevalier du monde». Second exploit, il libère le royaume d’Arthur de la menace du géant Galehaut, le seigneur des Îles Lointaines, qui vient de débarquerpour l’envahir. Galehaut devient alors son ami le plus fidèle.

8 – Premier baiser de Lancelot et Guenièvre

Galehaut est subjugué par la vaillance de Lancelot. Mais il se rend compte également que son ami dépérit d’amour pour Guenièvre. Il organise donc un rendez-vous, et pousse la reine à donner un premier baiser à Lancelot. L’amour est plus fort que tous les serments de fidélité au roi!

9 – Le chevalier de la charrette

Un jour de Pentecôte, Arthur tient cour à Camelot. Méléagant, le fils du roi de Gorre Baudemagu, vient le défier. Si l’un de ses chevaliers le vainc, les habitants de Logres emprisonnés dans le sinistre royaume de Gorre, dont nul ne revient, seront libérés. Si Méléagant l’emporte, il emmènera la reine avec lui. Keu relève d’abord le défi. Il est battu et Méléagant enlève la reine. Lancelot attaque alors Méléagant : son cheval est tué et le ravisseur prend la fuite. Survient un nain, conduisant une charrette d’infamie, celle qui était réservée aux condamnés. Lancelot accepte d’y monter pour rejoindre la reine, malgré le déshonneur qu’il y a à voyager de la sorte. Pour pénétrer au royaume de Gorre, Lancelot se rend jusqu’au Pont de l’Epée, dont la lame tranchante le blesse profondément. L’aventure s’achève, après de nombreuses épreuves, par la victoire de Lancelot sur Méléagant et la libération de la reine.

10 – Apparition du Graal

Dans son errance, le chevalier Lancelot s’arrête au château du roi Pellès, à Corbenic, où il voit passer un cortège portant le Graal. Durant la nuit, il engendre, sans être conscient, un fils, Galaad, avec la fille du roi Pellès. Puis il est fait prisonnier par la demi-sœur d’Arthur, la fée Morgane. Il peint alors sur les murs de sa cellule des scènes évoquant ses amours avec Guenièvre. Plus tard, lors d’une fête de Pentecôte, Galaad est amené par sa mère à la cour d’Arthur. Il s’assoit au Siège Périlleux et le Graal apparaît miraculeusement au milieu de la Table ronde. Les chevaliers font alors serment de partir pour la Quête du Saint Graal.

11 – Les mystères du Graal

Seuls Perceval, Bohort et Galaad triomphent des aventures de la Quête du Saint Graal. Un soir, à Corbenic, les anges apportent le Saint Graal et la Lance qui saigne (celle qui a percé le flanc du Christ sur la Croix). Joséphé, descendu du ciel, célèbre alors les mystères du Graal. Le Christ donne lui-même la communion à Galaad. Les trois compagnons embarquent ensuite jusqu’à Sarras, en Orient. Un an plus tard, avant de mourir, Galaad contemple enfin le mystère qui se déroule dans le Graal (l’incarnation de la transsubstantiation du Christ dans l’hostie ...). Bohort revient alors raconter ces aventures à Arthur.

12 – Arthur découvre l’adultère de Lancelot et Guenièvre

Lancelot est retombé dans le péché avec la reine. Lors du tournoi de Winchester, il porte les couleurs de la demoiselle d’Escalot, ce qui éloigne les soupçons d’Arthur tout en suscitant la fureur de Guenièvre. Un peu plus tard, alors qu’Arthur séjourne chez Morgane, la fée lui fait visiter la cellule où Lancelot a représenté ses amours avec la reine. Arthur ne peut plus se cacher la vérité. Il rentre déshonoré à Camelot, où une nouvelle épreuve l’attend.

13 – Guenièvre enlevée par Lancelot

Un chevalier, Mador de la Porte, accuse Guenièvre d’avoir donné une pomme empoisonnée à son frère. En réalité, le fruit dont elle ne connaissait pas le funeste pouvoir, était destiné à tuer Gauvain. Lancelot, déguisé se porte au secours de la reine et vainc Mador. Peu après, les deux amants sont dénoncés à Arthur et Guenièvre est condamnée au bûcher. Lancelot la délivre une nouvelle fois, mais en tuant les trois frères de Gauvain, qui lui vouera désormais une haine inextinguible.

14 – Arthur en Gaule

Le pape oblige Arthur à reprendre son épouse et Lancelot doit s’exiler en Gaule. Quelques mois plus tard, le roi organise une expédition pour envahir la Gaule et confie la garde du royaume à son neveu Mordred (qui est en fait le fils qu’il a eu avec sa demi-sœur). Mais Lancelot résiste aux troupes d’Arthur et tue Gauvain. Pendant qu’Arthur poursuit la guerre sur le continent contre les Romains, Mordred, amoureux de Guenièvre, annonce qu’Arthur est mort et prend le pouvoir. La reine se réfugie alors dans la tour de Londres et appelle le roi à son secours.

15 – Mort d’Arthur et de Mordred

Arthur revient en Angleterre. La bataille décisive entre le roi et l’usurpateur Mordred se déroule dans la plaine de Salisbury. Presque tous les chevaliers de la Table ronde trouvent la mort au combat et Arthur tue Mordred d’un coup de son épée Excalibur. Cependant, le roi lui-même est blessé à mort.

16 – Girflet jette Excalibur dans le lac

Arthur, mourant, ordonne à Girflet de jeter son épée Excalibur dans un lac, d’où une main merveilleuse surgit pour la saisir. Pendant ce temps, Morgane, accompagnée de fées, emporte Arthur dans l’île d’Avalon, pour le soigner. Mais, au bout de trois jours, Girflet découvre sa tombe. Lancelot, Bohort et Lionel reviennent de Gaule et remportent la victoire de Winchester sur les fils de Mordred. Lancelot, devenu prêtre, meurt quatre ans plus tard et est enseveli auprès de Galehaut, son fidèle ami. « Messire Gautier Map cesse maintenant de raconter l’Histoire de Lancelot, et achève maintenant son livre si complètement que tout ce qu’on voudrait y ajouter ne serait que mensonge. »

***

Voir les commentaires

La Légende du Roi Arthur selon Thomas Malory, manuscrit de 1469

Publié le par Perceval

 

 

Cette page ouvre le troisième livre. Il commence, « In the begynnyng of Arthure, after he was chosen kynge by adventure and by grace…" [Au début d'Arthur, après avoir été élu roi par l'aventure et par la grâce '] La vision du chevalier Malory (1405-1471) , est écrite au travers de ce qu'il vit, et en particulier ce que l'on nomme la Guerre des Roses... Malgré les bouleversements de cette époque, il y avait un fort regain d'intérêt pour la chevalerie et le passé de la Grande-Bretagne. Les aventures des chevaliers d'Arthur semblaient représenter toutes les anciennes et nobles valeurs, érodées à présent par la guerre. La fidélité est devenue une vertu en voie de disparition. Dans son récit Malory compare le comportement des seigneurs et dames, de la cour d'Arthur, à celle de la noblesse contemporaine. Il critique la réticence actuelle à récompenser un service fidèle - une injustice qu'il ressentait particulièrement vive, alors qu'il languissait en prison.

 Les noms des personnes et des noms de lieux sont présentés avec des lettres rouges. Malory poursuit en décrivant le mariage d'Arthur et de la reine Guenièvre. Arthur dit à Merlin, "“I love Guenever the king's daughter, Leodegrance of the land of Cameliard, the which holdeth in his house the Round Table that ye told he had of my father Uther.”."

 

Malgré les bouleversements de l'époque de Malory, il y avait un fort regain d'intérêt pour la chevalerie et le passé de la Grande-Bretagne. Les aventures des chevaliers d'Arthur ont incarné les valeurs aristocratiques auto-même qui ont été érodés par l'opportunisme politique de la Guerre des Roses. 

Jusqu'en 1934, l'édition de William Caxton imprimé de 1485 a été considérée comme la plus ancienne version survivante du texte de Malory. Cette année là, le bibliothécaire de Winchester College, Walter Oakeshott, organise une exposition des livres les plus intéressants de l'université, quand il a découvre ce manuscrit dans un coffre-fort. Il détermine que le texte a été transcrit entre 1471 et 1483, par deux copistes qui travaillaient ensemble.

 

 

Pour ne pas les confondre, je cite à présent un autre texte:

La Mort du roi Arthur. Giflet jetant Excalibur dans le lac. Roman du XIIIe siècle 

" La mort le roi Artu" : Ecrit ainsi, il s'agit d'un roman du XIII°s qui, bien que formant un tout, n'est pas indépendant. Il s'inscrit dans la continuité de La Queste del Saint Graal, et se présente comme la conclusion du Lancelot en prose. Il appartient au cycle de la Vulgate, appelé également Lancelot-Graal.

Les premières lignes de ce roman déclarent que l'auteur de ce roman est Gautier Map. La dernière phrase le nomme encore, cette fois, comme l'auteur de tout le Lancelot en prose.

Cependant, cette attribution à l'archidiacre d'Oxford, auteur du De Nugis Curialium et familier du roi Henri II Plantagenet, est une supercherie, comme l'indiquerait sa date de décès, 1209. Or, la composition du Lancelot en prose est estimée être entre 1215 et 1220 et celle de La mort le roi Artu, vers 1230. Les auteurs sont inconnus, et quelques minces détails prouveraient qu'ils seraient d'origine champenoise.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5