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pluralisme religieux

2- Le Karma... Dialogue interreligieux...

Publié le par Perceval

Je vais aller un peu plus loin avec Fabrice MIDAL ( philosophe, bouddhiste )... Je pense ne pas le trahir par cette transcription de sa conférence, avec, en plus,  ma traduction chrétienne...!

J'entre dans sa foi, et avec la mienne je reçois son enseignement. C'est je pense, le véritable enjeu du dialogue interreligieux.


Pour le Bouddha : L'action est en rapport avec une causalité...
La première vérité c'est la réalité de la souffrance : Bouddha s'interroge : Pourquoi la souffrance ? Quelle est la cause de la souffrance ? Et comment s'en libérer ?
Le mal, la souffrance est au cœur de la question de Dieu. Elle peut être scandale pour celui qui la traverse... Jésus l'assume entièrement, la réalité de la souffrance est son premier souci.

Le bouddhisme enseigne que l'égo n'existe pas. L'égo c'est une volonté pour avoir une identité stable, réelle ... Mais, çà ne marche pas, c'est du vent !
Jésus refuse de se vêtir d'une identité que chacun veut lui faire porter : libérateur, prophète, familiale ...« Qui est ma mère.. ? »


L'égo n'existe pas ! C'est une fausse apparence de continuité... Le soi est une fausse construction qui disparait à la mort... C'est important de le savoir , parce que l'espace inconditionnel, celui ' du non-moi, du non-égo ', cet espace que l'on ne peut pas saisir ... est réél. Parce que nous avons l'habitude de ranger dans des cadres, de mettre des étiquettes, de juger , nous inventons un espace fictif...

Cet espace, je le retrouve dans le royaume qu'annonce Jésus, l'espace des béatitudes, celui des «  pauvres en esprit » . L'âme, le corps, sont des agrégats qui ne sont pas immortels ...

Savoir que le 'moi' n'existe pas, pour faire confiance à un nouvel espace , celui du ' non-égo', et ne pas considérer que c'est insurmontable à approcher... Jésus est mon maître sur ce chemin, et «  La Parole », ma nourriture...


L'égo crée le karma... Le karma est la conséquence de l'oubli , de la négation de l' espace du non-égo... Le Dharma ( la connaissance ) se doit de rappeler cet espace. Ce n'est pas confortable, parce que nous perdons nos repères, mais c'est ' heureux' parce que le ' non-égo''est une libération. Aussi est-il nécessaire de garder la fidélité ...

Le Karma c'est quand nous agissons pour restreindre cet espace... L'enseignement du karma est de comprendre qu'à chaque moment nous pouvons dire 'oui'... A tout moment je m'interroge, : Suis-je en rapport avec le présent... ?

Se libérer du Karma, c'est le sens du bouddhisme... Comment dans le 'maintenant', s'ouvrir à l'espace inconditionnel...



 

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1- Le Karma

Publié le par Perceval

Avec intérêt et attention, je regarde «  Sagesses Bouddhistes », émission religieuse sur TF2 le dimanche. L'intervention de l'Invité : lama Lhundrup (Le Bost), sur le Karma, a raisonné en moi et m'a parlé chrétien ... !
J'ai également écouté une conférence de P. Midal sur le même thème, et ... éclairait étonnamment le message de Jésus...

Je voudrais avec mes mots vous partager ce monologue interreligieux.


D'abord: Qu'est ce que le Karma, pour le bouhhisme?
1- Idée reçue: Le mot « karma » est devenu un mot familier en occident. Il répondrait à réincarnation et développerait l'idée que nous sommes déterminés, par nos actions passées. « C'est mon karma » faudra s'y faire !
Dialoguer, de manière interreligieuse sur cette base ; ce serait partir sur l'idée que Dieu, là-haut nous jugera et nous enverra en enfer ou au paradis...  « tant pis, fallait y penser avant ! »... Haïe.. !


2- J'entends les bouddhistes : Je comprends que Karma signifie acte, et action. Je construis mon karma à chaque instant, et à chaque instant je suis influencé par ce qui vient de se passer... Je ne suis pas passif, je suis en action... Mon présent est causé par mes actes, la solution est de prendre en main ces actes...

Le Karma commence maintenant. Aussi, je suis encouragé à purifier mes actes, c'est à dire, pour un bouddhiste :

- Ne plus produire d'actes négatifs

- Ne pas résister avec aversion contre ce qui se manifeste

- Aller vers le lâcher prise

Par quel moyen ? - La méditation

Ensuite..., par exemple : Gérer sa souffrance, c'est aussi ne pas renvoyer vers les autres la responsabilité de ce qui nous arrive...

Le karma, c'est le miroir... Maintenant - est le miroir de la manière dont on a vécu le passé, et l'avenir est fonction de notre façon de vivre maintenant...

Voilà ce que j'ai compris, ce dimanche matin...

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Des religions et Une Vérité

Publié le par Perceval

« Si le Christ est en dehors de la Vérité, j'aime mieux suivre le Christ que la Vérité »
Dostoïevski..!

Effrayant...?
 
Je préfère dire ceci: ( le Dalaï Lama a dit aussi quelque chose de ce genre ...)
«  Aucune religion, pas même la mienne, n’est plus grande que la Vérité »

Jésus est un maître spirituel, Jésus a enseigné la Vérité…  De plus, il a incarné la Vérité et Il incarne la Vérité.
Dans d'autres cultures, d'autres systèmes de pensée, et je pense, en particulier, à l'advaïta... Je pense au Zen... La Vérité montre un autre de ses Visages...

Je n'aime pas trop le syncrétisme. Je ne le diabolise pas, parce que au fil du temps, les religions s'inculturent... et cela est bon.

Au christianisme 'un', je préfère l'expression de chacune des sensibilités: protestante, catholique, orthodoxe...

Je trouve la diversité des religions comme une extraordinaire richesse d'expression et de culture...
J'espère que le Divin y trouve sa forme. Je pense que cette multiplicité ne diminue en rien l'Unicité du Divin... Je pense que cette expression pluraliste est dans le dessein divin...

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Mon âme a besoin de repos

Publié le par Perceval

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Les « Béatitudes », version bouddhiste

Publié le par Perceval

Les « Béatitudes », version bouddhiste avec le  Sûtra de Vimalakîrti  (Le héros, un laïc vêtu de blanc qui répond au nom de Vimalakîrti, feint d'être malade pour proclamer l'enseignement de la vacuité.

Dans ce passage extrait du chapitre "Les bodhisattvas", celui-ci explique aux filles de Mâra qui s'adonnent aux plaisirs des sens ce que signifie le plaisir pour un bodhisattva. )







Heureux d'être croyant dans le Bouddha,
Heureux d'écouter la doctrine,
Heureux de rendre hommage à la communauté.
Heureux de se libérer des désirs des cinq sens.
Heureux de suivre et de préserver la pensée de l'éveil,
Heureux de faire le bien des êtres,
Heureux de vénérer le maître,
Heureux de pratiquer l'immense générosité,
Heureux de respecter la ferme moralité,
Heureux de la patience et de la douceur,
Heureux de rassembler des racines de bien avec énergie,
Heureux de ne pas être agité pendant la méditation,
Heureux de la merveilleuse sagesse qui libère des souillures,
Heureux de déployer l'esprit d'éveil,
Heureux de soumettre tous les démons , (Les quatre sortes de démons : les démons des passions, les démons des cinq agrégats, le démon de la mort, le dieu Mâra.)
Heureux de trancher toutes les passions,
Heureux de purifier sa terre de bouddha ( Dans leur cheminement, les bodhisattvas purifient leur futur domaine de prédication.,
Heureux de cultiver toutes les vertus afin de perfectionner les marques ,
Heureux d'orner l'aire de l'éveil,
Heureux d'écouter les profondes doctrines sans aucune crainte,
Heureux dans l'enseignement de la triple libération ( La triple libération, c'est-à-dire la libération de la vacuité, la libération du sans-forme, la libération du non-faire.
Heureux de soigner et de protéger les amis de mal,
Heureux de s'attacher aux pas des amis de bien,
Heureux de goûter à la pureté en l'esprit,
Heureux de s'exercer aux innombrables rubriques de l'éveil ,
Telles sont les joies dharmiques des bodhisattvas.

 

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RYOKAN Maître Zen

Publié le par Perceval

"Dans la forêt, nul arbre que ne visite le printemps."


Dans toutes les religions, des fidèles placent leur espérance dans l’obtention de grâces proches de leur vie quotidienne.
L’un demandait au maître de lui obtenir la guérison et obtenir 10 années de vie… Ryokan, s’étonne : seulement 10 ans ? Le fidèle se risque alors à demander plus… Ryokan : c’est tout ? Peut-on recevoir 100 ans ?

Ryokan : «  Je vous propose l’éternité… » Il le prend comme disciple, et le met en assise, face au mur…

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Bouddhiste et Chrétien...?

Publié le par Perceval

Crois..!  Aime...!
C’est là une des difficultés du christianisme, qui par le commandement, n’accompagne pas le ‘ chercheur de vérité ‘ sur la voie… Il le rebute, l’exclut …

Pour ne pas m’enliser dans une culpabilité, qui loin de m’apporter le bonheur cherché, me retiendra dans le malheur.

La démarche bouddhiste m’aide à sortir d’une morale

 

Le Bouddhisme, m’aide régulièrement à comprendre et à revenir vers ma spiritualité…

Siddhârta Gautama, cet homme qui atteint l’éveil ( Bouddha) , enseigne qu’après avoir constaté, reçu, admis la ‘ souffrance’ ; il faut se mettre en marche et expérimenter l’impermanence, l’insatisfaction ( désirs …), l’illusion pour découvrir la ‘ réalité ultime ‘.

Pas d’acte de foi ! Juste l’expérience …

Nous constatons notre façon de nous identifier à nos pensées et à nos  émotions. Elles nous empêchent de vivre dans le présent et dans la clarté.

Il nous reste à expérimenter par la méditation,  (Elle consiste à s'asseoir, à fermer les yeux et à rester attentif au mouvement de la respiration et à observer le mental, ce processus de pensées et d'émotions qui ne s'arrêtent jamais. Cette technique amène détachement, sérénité et bien-être intérieur. )

 

Avant d’être une doctrine, le bouddhisme s’appuie sur l’insatisfaction de toute femme, de tout homme, face à ses désirs. Ce premier point et sa réponse : la méditation : ne reposent que sur l’expérience et surtout pas sur une morale, ou sur la croyance d’être ‘mauvais’…

 

L’esprit apaisé ( Je raccourcis et je simplifie…. ), je reviens à la rencontre fondatrice de ma foi, celle de Jésus, et je re-découvre son enseignement…

Par exemple : Le Bouddha ( VI ème siècle .A.J.C. : enseigne et console indirectement : une mère vient, en larmes, lui présenter son enfant mort pour qu'il le ressuscite. Le Bouddha accepte à condition qu'elle trouve dans la ville une maison où un malheur semblable n'est pas arrivé. Elle parcourt la ville et n'en trouve pas bien entendu. Mais quand elle revient son chagrin a commencé à s'apaiser. Elle n'était pas seule dans son malheur, et d'autres mères malheureuses ont su trouver les mots qui l'ont calmée.

 

Quand Jésus ressuscite, il le fait pour donner un ‘ signe ‘. Pas celui – d’une médecine capable de soigner tous nos petits et grands maux, et qu’ainsi s’écoule paisiblement cette vie …etc..)
Jésus souvent s’agace d’ailleurs de devoir passer par ces miracles, pour faire comprendre qu’il EST La Vie … une autre vie…. A l’image de l’eau vive qui désaltère à jamais …
Alors si ma prière consiste à demander ma guérison ( ou une bouteille d’eau minérale ), peut-être devrais-je lire les enseignements de Bouddha...
Puis, au-delà du malentendu, revenir aux Evangiles et je comprendrai que Jésus, même s'il ne guérit pas, m’offre La Vie ( l’Eau vive … )

 

Bouddha est pragmatique, il expérimente et s’appuie sur le potentiel de l’Homme. Jésus aussi, mais la pédagogie de l’Eglise au cours des siècles a élaboré un ‘ matérialisme spirituel ‘ plus proche de l’idéologie et du pouvoir que de la spiritualité …. En revenant à l’Evangile, à la tradition ( avec discernement : que d’auteurs… !) nous avons accès à la Voie, à la rencontre de La Parole et(ou) de La Présence… Bref de ‘ Jésus Vivant ‘…

 

L’esprit souffle dans tous les cœurs humains ; aussi toutes les religions expriment une partie de la ‘ Réalité Ultime ‘ : même si Jean nous dit , « Dieu personne ne l’a vu… » Jo I,18. Voir aussi : Jo VI, 46.

 

Le Bouddha, en compagnie de quelques disciples, reçoit des visiteurs. Un croyant vient lui expliquer que Dieu existe. Le Bouddha l'écoute et lui dit : « Vous avez raison. » Le croyant sort satisfait. Un incroyant vient lui expliquer que Dieu n'existe pas. Le Bouddha l'écoute et lui dit : « Vous avez raison. » L'incroyant sort satisfait. Par contre, les disciples ne le sont pas et le disent bruyamment. Et le Bouddha leur dit : « Vous aussi, vous avez raison. »

Que celui qui a des oreilles entende …. !

 

A la suite de Maître Eckhart, Jean-Yves Leloup écrit : « Dieu n’est pas quelque chose à voir, il est ce qui rend toute chose visible (Deus,dies : la claire lumière). Dieu n’existe pas, Il est. »

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l'Esprit souffle ...

Publié le par Perceval

Je mets beaucoup d’espoir dans l’œcuménisme et surtout l’acceptation réciproque de doctrines qui hier nous divisaient : ainsi la primauté de la grâce (don ), mais aussi la responsabilité de l’homme ( le personnalisme )… Aujourd’hui, les ‘indulgences’ choquent la quasi-totalité des chrétiens… Je compte beaucoup sur le protestantisme et la très grande qualité de nombreuses femmes pasteures, pour que disparaisse ce décalage sociétal de structures institutionnelles catholiques sexistes … !

 

Aujourd’hui, les sensibilités protestantes, orthodoxes ( je visite les uns et les autres ), nous enrichissent au point qu’il ne serait pas ‘ juste ‘ que chacune des trois sensibilités chrétiennes disparaissent au profit d’un syncrétisme… Nous avons plus à gagner à ce que chacun cultive et échange sa différence…

Et je transposerais ceci également à l’interreligieux… Au point de poser la question théologique fondamentale du ‘ Pluralisme religieux ‘…

 

La réaction des catholiques aux propos rétrogrades de la curie romaine est je crois une des choses parmi les plus salutaires de notre temps. Le propos ‘langue de bois’, gênés, tortueux des évêques m’attristent et indiquent qu’il existe « un mur de Berlin » ( de type idéologique ) entre ces prélats et la ‘ vie spirituelle ‘ de la plupart des catholiques français… Mon attachement à l’Evangile est de type spirituel ( « pas de ce monde » ) et non pas idéologique ( matérialisme spirituel…)

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